GLU
— ÉTYM. Glu; wallon, glumiant; Hainaut, glimiant. Au ivj* s. on disait aussi glueux.
GLUAU (glu-4), s. m. Petite branche enduite de glu. Tendre des gluaux aux oiseaux. Aucune chasse n'en détruit [d'alouettes] autant à la fois que la chasse aux gluaux qui se pratique dans la Lorraine et ailleurs, buff. Ois. t. ix, p. 23.
— HIST. xiv* s. Quant les arbres sont descouvers de leurs feuilles, les oiseaulx se puent asseoir en pliiseurs lieux où l'on ne porroit mettre gluons,
ilodus, f° cxxxii, bis. Il xvi' s qu'il falloit sortir
en campaigne avec les cornettes hespaignolles, pour servir de gluaux à ceux de l'armée imperisJe, cab-
LOIX, v, 16.
— ETYM. Glu.
t GLUCINE, s. f. Voy. glycine.
t GLUCKISTE (glu-ki-sf), s. m. Partisan de la musique de Gluck, célèbre compositeur allemand du xviii* siècle, par opposition à picciniste, partisan de Piccini, son rival. Les gluckistes préféraient la musique qui sacrifie la beauté du chant à l'expression scénique; et les piccinistes préféraient la musique mélodique à celle qui veut être dramatique. L'opéra [des Horaces] n'a pas été plus heureux, malgré la protection marquée que les gluckistes accordaient à l'élève de Gluck, Saliéri, auteur de la monstrueuse musique des Danaïdes, la harpe, Correspondance, Lett. 238.
t GLUCOGftNlE, s. f. Voy. glycogénib.
t GLUCOSE, s. f. Voy. GLYCOSE.
t GLUCO.SURIE, ». f. Voy. glycosurie.
+ GLUCYNIUM, t. m. Voy. glycinium.
GLUÉ, ÉE (glu-é, ée), part, passé de gluer. Des branches gluées.
GLUER (glu-é), V. a. Il 1° Enduire de glu. Gluer des baguettes pour prendre des oiseaux. || 2° Salir de quelque chose de gluant. Ces confitures lui ont glué les mains.
— HIST. xiv* s. Garde que quant tu vouldras piper, que tu viengnes si matin à la pipée que tu ayes ta pipée gluée à soleil levant, Modus, f° cxxxii bis, ferso. Nous requérons nostre trèschier seigneur le roy de France que il toutes les choses et singulières contenues en ces deux piaus gluées [parchemins collés] ensemble vueiUe approuver, ducange, charta. \\ xvi" s. Votre grâce, votre maintien Me gluent en votre entretien, desper. Contes, eu.
— ÊTYM. Glu.
GLUI (glui), s. m. Grosse paille de seigle dont on couvre les toits. || On s'en sert aussi pour faire des liens, pour attacher les salades, pour attacher le bout des sarments de vigne, etc. || Terme de pêche. Glui ou glu, paille longue dont on se sert pour emballer le poisson.
— HIST. XII* s. Li liz ne fu mie de glui Ne de paille ne de viez nates [nattes], la Charrette, Wî. Il XIV* s. Un fesseau de chaume, autrement appelle glui, DU cange, gluen. Un gluy de feves où il avoit environ un boisseau de feves, m. ib. \\ xv* s. Trois bons gluys de jonchée vert, chacun gluy la charge d'ung homme, id. ib.
— ÉTYM. Berry, llotle, paille longue, llotton, petite gerbe de paille longue; prov. gJusg; du flamand geluye, gluye, paille, d'après du Cange. Chevallet le tire du celtique : kimry, cloig, glui.
t GLU.MACÉ, ÊE (glu-ma-sé, sée) , adj. Terme de botanique. Qui a la nature des glumes ou qui en porte. Il S. f. pi. Les glumacées, synonyme impropre de graminées.
GLUME (glu-m'), s. f. Terme de botanique. Bractée scarieuse, dite aussi balle, sorte d'écaillé qui enveloppe la fleur des graminées.
— ÉTYM. Lat. gluma, glume, de glubere, ôter l'écorce; grec, v'^ûçeiv, tailler (voy. glyptique).
t GLUMÉ, ÉE (glu-mé, mée), adj. Terme de botanique. Qui est muni d'une glume. Les graminées ont des fleurs glumées.
fGLUMELLE (glu-mè-l') , S. ^. Terme de botanique. Enveloppe florale intérieure des graminées, opposée à la glume et formée comme elle de deux bractées.
— ÉTYM. Diminutif de glume,
t GLUMELLULE (glu-mèl-lu-l'), s. f. Terme de botanique. Corolle intérieure des graminées, composée de petites écailles charnues et entourant immédiatement les organes de la reproduction.
ÉTYM. Diminutif de glumelle.
t GLUTÉINE (glu-té-i-n') , s. f. Terme de chimie. Matière jaune entrant dans la composition de la graisse de la salamandre aquatique {triton cristatus) .
— ÉTYM. Gluten.
GLUTEN (glu-tèn'), s. m. || 1° Terme d'histoire naturelle. Matière qui lie ensemble les parties d'un corps solide. Les ciments bitumineux, sulfureux at
GLY
salins ne peuvent guère être considérés que comme des colles ou glutens qui réunissent par interposition les parties de toute matière, sans néanmoins en pénétrer la substance intime, B'jkf. Jfiii. t. vi, p. 80. Il i" Terme de chimie. Matière organique vis(|ueuse et riche en azote qui reste lorsqu'on a enlevé de la farine des céréales l'amidon i|u'elle contenait, dite aussi triticine, fibrine végétale, colle végétale. || 8" Terme de cuisine. Espèce de pâte faite avec du froment. Le gluten est ce qui reste quand les diverses formes de pâtes tels que ronds, étoiles, etc. sont finies; on lui donne la forme de petits coins.
— UIST. XVI* s. Le quatriesme humeur de nourrissement est appelle gluten, qui est la propre humidité substantifique et parl^ait nourrissement des parties similaires, paré, Introd. 6.
— ÉTYM. Lat. gluten, colle.
t GLUTIER (glu-tié), s. m. Nom de plusieurs arbres de la famille des euphorblacées , qui fournissent de la glu.
— ÉTYM. Glu.
GI.UTINATIF, IVE (glu-ti-na-tif, ti-v"), od/. Terme de médecine. Synonyme d'agglutinatif.
— HIST. XVI* s. La ligature glutinalive ou incarnative appartient aux plaies récentes et est faits avec deux chefs, paré, vii, 5.
— ÉTYM. Provenç. glutinatiu; du lat. glutinativuit, de gluten, colle.
t GLUTINE (glu-ti-n"), s. f. Ternie de chimie. Ancien nom de l'albumine végétale.
— ÉTYM. Voy. CLUTINEUX.
GLUTINEUX, EUSE (glu-ti-neù, neû-z') , adj.
i° Qui ressemble au gluten, qui contient du gluten. Il 8° Qui est collant, visfiueux comme le gluten. Matière glutineuse. || 3* Terme de minéralogie. Qui acquiert de la viscosité à une certaine température.
— HIST. XVI* s. L'autre excrément est gras el glulineux , qu'on voit ordinairement sortir des playes des jointures, paré, xi, 4.
— ÊTYM. Provenç. glutinos; catal. glolinos; esp. et ils^. glutinoso : du \îI. gbuinosus , de gluten, coWe.
t GLUTINOSITÉ (glu-li-nô-zi-té), s. f. Terme didactique. Qualité de ce qui est gluant, visqueux. Son écorce, plus épaisse et plus rouge, a moins de saveur, et se dislingue surtout par une glulinosité que l'on sent en la mâcliant, raynal, Hist. phil. m, (6.
— HIST. XVI* s. Il ne resteroit humidité ot glulinosité compétente pour estre agglutinée aux parties, paré, Introd. IB.
— ÊTYM. Glulineux.
t GLYCÉRINE (gli-sé-ri-n*), s. f. Terme de chimie. Liquide sirupeux, d'une saveur sucrée, miscible à l'eau, à l'alcool et à l'éther, que la saponification sépare de toutes les graisses.
— ÉTYM rXuxepo?, doux, dérivé de yXvxvi, doux. + GLVCP.niNlEN, ENNE (gli-sé-ri-niin, niè-n')
ou GLYCÉIUQUE (gli-sé-ri-k'), adj. Qui se rapporta à la glycérine ou à ses préparations. || Acide glycérique, produit de l'action de l'acide azotique sur la glycérine.
t GLVCÉROLÉ (gli-sé-ro-lé), ». m. Terme de pharmacie. Médicament obtenu avec la glycérine comme excipient.
t I. GLYCINE (gli-si-n'), s. f. Genre de la famille des légumineuses, oil l'on distingue un bel arbuste sarmenleux, à grappes de fleurs bleues, glycine sinensis, i.
— ÉTYM. rXuxùç, doux, à cause du principe mucilagineux que cette plante contient.
t 2. GLYCINE (gli-si-n"), s. f. Terme de chimie. Matière cristalline sucrée trouvée dans le liquide que renferme la noix de coco.
— ÉTYM. Pauxù;, doux.
f 3. GLYCIXE (gli-si-n') et non GLUCINE (glusi-n'), s. f. Terme de chimie. Oxyde mélallique découvert dans l'émeraude et l'aigue-marine, et ayant la propriété de faire des sels sucrés avec les acides.
— ÉTYM. D'jxOs, doux.
t GLYCISIUiM (gli-si-ni-om") ou GLYCIU.M (glisi-om'), s. m. Terme de chimie. Métal obtenu de la glycine et isolé du chlorure de glycinium au moyen du potassium.
— ÉTYM. Glycine S.
t GLYCIQUE (gli-si-k'), adj. Terme de chimie. Acide glycique, acide obtenu en faisant agir les alcalis sur le sucre de fécule ou glycose.
t GLYCOCllOLATE (gli-ko-ko-la-f), ». m. Termp de chimie. Genre de sels formés avec l'acide glycocholique
t GLYCOCHOLIQUE (gli-ko-ko-li-k"), adj. Terme de chimie. Acide glycocholique , synonyme d'acide «holique.
r.NA
— ÊTYM rXuxO,, doux, et yolii, liile.
t OLVCOCOLLE (gli-ko-ko-l'),ï. f. Terme de chimie Corp» crUullisable, bl.inc, doué d'une saveur jucrée, qu'on obtient en faisant agir l'acide sulfuriquo sur la gélatine.
RTYM, nuxùi, douj, et colle.
+ GLYCOGRNE (gli-ko-jfc-n'), adj. Terme de chimie. Oui engendre du sucre. || Matière ou principe glycogène, principe immédiat non azoté qui existe dans les cellules épithéliales du foie, et qui passe à l'état de sucre du foie.
— ETYM. nu^ùç, doux, et le suffixe gène.
tGLVCOfiftiME (Kli-ko-jé-nie), s. f. Terme de chimie organique. Production du sucre. La glycogénie est un des nombreux actes moléculaires de la nutrition, et, en particulier, de la désassimilatiou.
— ETYM. Chirogène.
t GI.V('.or.f;NI(.»UE (gli-ko-jé-ni-k'), odj. Qui a rapport à la glycogénie.
t GLVCOL (gli-kol), ». m. Terme de chimie. Composé inlerm(''diairo entre l'alcool et la glycérine non-senlenient par ses propricti's chimiques, nuis encore pir ses propriétés physiciues.
t GLYCO.MÈTRE (gli-ko-mè-tr') , *. m. Synonyme de glê'ucomflre, (|ui pst meilleur.
— ETYM Duxùç, doux, et [jisTpov, mesure. GLYCONIEN (gli-ko-niiii) ou GLYCOMQUE (gli-
ko-ni-k'), adj. m. Terme de prosodie grecque et latine. Oui est composé d'un ;pondée et de deux dactyles. || Vers glyconien, sorte de vers ancien.
— ETYM. DOxwv, nom de l'inventeur de ce mètre, t GLYCOSE (gli-kô-z'), s. f. Terme de chimie.
Sucre de raisin ou d'amidon.
— REM. On écrit souvent ce mot glucose, ce qui est une faute contre l'étymologie ; et on le fait masculin, ce qui est une faute contre l'analogie, les noms chimiques en o.s« étant féminins.
— ÊTYM. T/uxù;, doux.
+ GLYCOSUIUE (gli-ko-zu-rie), ». f. Terme de pathologie. Pissement de matière sucrée, dit aussi diabète.
— ETYM. Clycnse, et oOpeiv, pisser.
t GLYCY.MfitRE (gli-si-mfe-tr'), s. m. Terme de physique. Instrument pour mesurer la quantité de sucre dans une liqueur.
— ÊTYM. rX'Jxùç, doux, ei mètre, mesure.
t GLYCYHRUIZE (gli-si-rri-z'), ». f. Terme de botanique. Glycyrrhize glabre et glycytrhize à fruits liérissés, dites vulgairement réglisse.
— ETYM. rXuxù^f'.Ça, de Y^"»";, doux, et fiÇa, racine.
+ GLYCYRRUIZINE (gli-si-rri-zi-n'), ». f. Terme de chimie. Matière sucrée découverte dans la réglisse et depuis dans le pohjpodium vulgare, L.
— ETYM. Glijcyrrhixe, et la finale ine, qui est affectée aux principes.
t GLYCYRRIIIZITE (gli-si-rri-zi-f) , ». f. Terme de botanique. Nom de Vabrus precalorius (légumineuses), dit aussi réglisse d'Amérique, dont les graines sont appelées graines d'Amérique.
— ÊTYM. (âycyrrhixe.
t GLYPUË (gli-r) , ». m. Terme d'architecture. Tout trait gravé en creux, tout canal creusé dans les ornements.
— ÊTYM. r),uçT), ciselure, gravure.
GLYPTIQUE (gli-pti-k'), ». (. L'art de graver sur
les pierres fines.
— ETY.M. r).uircoc, gravé, de fXûiutv, entailler.
t GLYPTOGRAPUIE (gli-pto-gra-fie), ». f. Ëtude qui a pour cbjet la connaissance des gravures en creux et en relief, sur des cornalines, desjaspes, des agates et d'autres pierres précieuses qu'on emploie pour lies bagues, des cachets et d'autres ornements.
— ÉTYM. rXuTTcô;, gravé, et Ypâçn", décrire.
t GLYPTOLOGIE (gli-pto-lo-jie), ». {. Traité sur les pierres gravées antiques.
— ÊTYM. rXuirco:, gravé, et X6yo«, traité.
t GLYPTOTUÈQUE (gli-pto-tè-k'), ». f. Collection de pierres gravées. On dit plus souvent dactyliothèque.
— ÉTYM. rXuitT4«, gravé, et 6^xyi, loge
t GMELIN (ghmé-lin), ». m., ou GMKLINIE (ghmé-li-nie), ». f. Terme de botanique. Genre de verbénacées où l'on trouve le gmelin asiatiijue de Linne, et le gmelin & petites (leurs de Roxburg, arbre qui est très-épineux.
— ETYM. Lat. botanique, gmelina, gem'e dédié •u botaniste allemanil Gmelin.
t G.NACARE (gnn-ka-r), ». f. Sorte de cymbale. Douze Égyptiens, dont quatre jouent de la guitare, quatre des castagnettes, quatre des gnacares, mol. Pastorale comique, se. < 6.
— ' KTYM. Ancien franc, nacatre (voy. ce mot).