GOT
— ÉTYM. Cotier, par l'ancienne forme gosillier : passer comme par un gosier.
GOSSAMPIff (go-ssan-pin), ». m. Terme de botanique. Espèce de fromager, grand arbre de la famille des malvacées, qui croit dans les Indes, en Amérique et en Afrique, bomhax pentandrum, l
— ETYM. Lat. gossimpinot, de gossypium, coton, parce que le fruit renferme un duvet analogue à celui du cotonnier.
t GOSSB (go-s*), ». f. Terme de marine. Anneau de fer, que les matelots garnissent de petits cordages, pour la conservation des gros cordages qui passent au travers.
+ GOSSVPINE (go-ssi-pi-n'), t. f. Terme de chimie. Substance que l'on retire du coton ordinaire.
— ÊTYM. Lat. gossypium, coton.
t GOTH (go), ». m. Nom d'une nation germanique divisée en Ostrogoth» ou Goths orientaux, et Visigoths ou Gotha occidentaux. || Fig. Barbare, sans goiit. Car la critique, à l'œil sévère et juste, Gardant les clefs de cette porte auguste. D'un bras d'airain fièrement repoussait Le peuple goth qui sans cesse avançait, volt. Temple du goût.
t GOTHICITÉ (go-ti-si-té), ». {. Qualité de ce qui est gothique.
GOTHIQUE (go-ti-k'), adj. \\ 1* Qui appartient aux Ooihs. lA. langue gothique, ou, au masculin, le gothique, langue parlée par les Goths. C'est en gothique que fut traduite la Bible par Ulphilas. || Alphabet gothique, alphabet qui fut formé au iv* siècle, en grande partie d'apris celui des Grecs et celui des Romains, par Ulphilas. Ulphilas leur évèque, premier inventeur des lettres gothiques, et traducteur de l'Écriture sainte en sa langue, fléch. Ilist. de Théodose, i, 47. || Terme d'histoire romaine. Vainqueur des Goths. M. AuréliusClaudiusleGothique. Il 2* Par extension et par abus. Qui appartient au moyen âge. Les siècles gothiques nous ont laissé des monuments où la hardiesse et la majesté respirent à travers les ruines du goût et de l'élcgance, RAYNAL, Hist. phil. XIX, )2. On vous voyail [mei odes].... Demander aux temps gothiques Leur» vieux contes toujours nouveaux, v. hlgo. Odes, ii, ). Il 3* Terme de diplomatique. Écriture gothique récente, ou, substantivement et au masculin, le gothique récent, nom donné i l'écriture du XIV* siècle, hérissée d'angles, de pans, de pointes et de crochets. || 11 se dit d'anciens caractères d'imprimerie qui ont de la ressemblance à ce modèle. X ces mots il saisit un vieil infortiat, Inutile ramas de gothique écriture, boil. Lutr. v. || Il sa dit aussi du caractère d'imprimerie que le» Allemands emploient encore aujourd'hui. || S. f. La gothique, l'écriture gothique. || 4* Architecture gothique, architecture dite plus proprement ogivale , (]ui , malgré son nom , ne provient pi* des Goths, et qui, dérivant de l'architecture romane , a été créée dans le xi* et la xu* siècle par les architectes du nord de la France; c'est en ce style que sont bâties une foule d'admirables cathédrales. On a entièrement abandonné l'ordre gothique, que la barbarie avait introduit pour le* palais et pour les temples, la bbuy. i. Ma campagne de la Brede, où vous trouverez un château gothique à la vérité, mais orné de dehors charmants dont j'ai pris l'idée en Angleterre, montesq. Correspondance, ». X la vue de ce palais [le Kremlin], à la fois gothique et moderne, des Romanof etdes Rurick, de leur trône encore debout, de cette croix du grand ïwan, et de la plus belle partie de la ville que le Kremlin domine et que les flammes encore renfermées dans le bazar semblent devoir respecter, séour, Hist. de Nap. viii, ». K Fronton gothique, dans l'architecture moderne, un pignon à jour, en cercle ou en triangle, avec des roses en trèfle et d'autres sculptures. || S. m. Le style gothique, en parlant d'architecture et de sculpture. Le gothique domine dans cette architecture. Il B* Par extension et par mépris, il se dit de ce qui est trop ancien ou hors de mode. On dirait que Ronsard sur ses pipeaux rustiques Vient encor fredonner ses idylles gothiques, boil. Art p. ii. 11 a rendu ce mot gothique, l» brut. ijv. Le génie des Fnnçais a été pres(]ue toujours rétréci sous un gouvernement gothique, volt, tout» JIV, Inlroduct. Ces entraves gothiques, ces multitudes de ligatures, j. J. Rouss. Ém. V. Vous traversiez des ruines gothiques ; Nos défenseurs se pressaient »ur vos pas, »É- RANO. Déesse de la liberté. J'aime i fronder les préjugés gothiques, Et les cordonsde toutes les couleurs, ID. iVoup. Diog. Il 6* Qui dévaste en barbare. L'élève de Barbin Veut en vain s'opposer à leur fureur gothique, Bou.. Iu«r. V. Il 7* Locul. ad». X la gotW-
GOU
que, d'une façon gothique. Un sermon plein d'antithèses et d'autres semblablesornements est fait comme une éfïlise bâtie à la gothique, fén. t. xxi, p. 77.
— ETYM. Lat. golhicus, de gothus, goth.
+ 1.G0T0N (go-ton), s. /".Diminutif populaire de Margoton ou Marguerite, signifiant le plus souvent une fille de campagne, une servante. Deux vieilles disaient tout bas : Belzébuth prend ses ébats; Voyez en robe, en manteau, Goton servante au château, BÉBANG. Goton. Il Populairement. Fille, femme de mœurs dissolues.
2. GOTOî* (go-ton), s. m. Terme de marine. Anneau de fer plat qui a des dents d'un côté, et qui sert a accrocher le timon.
GOUACHE (goua-ch'), s. f. \\ l" Sorte de peinture pour laquelle on emploie des couleurs délayées avec do l'eau et de la gomme, que l'on rend assez pâteuses avec du miel ou autrement, pour supporter Hon-seulement les laques, mais encore les terres ; ce qui la distingue de l'aquarelle. Dans la gouaclie les couleurs sont couchées à plat, en traînant le pinceau comme pour peindre ou laver; en quoi la gouache diffère de la miniature, qui se fait eu pointillant. 11 est à la gouache, mais les tons en sont si lumineux qu'on le croirait à l'huile, diderot. Salon de ("67, ÛEuB. t. XIV, p. 343, dans pougens. || 2° Petit tableau en ce genre de peinture. Voilà une jolie gouache.
— ÉTYM. Ital. guai:o, gouache, proprement lavage, et aussi gué; du latin vadum, gué. par l'intermédiaire du germanique (anc. haut-allem. wolun, guéer) pour la syllabe gu; et par l'intermédiaire du provençal guasar [Gloss. occitanien de Rochegude) pour l'explication du changement du d latin en Si. Telle est l'opinion de Diez qui parait véritable.
t GOUAILLER (gou-â-llé. Il mouillées), v. a. Terme populaire. Railler, plaisanter. Tu veux toujours gouailler les autres, vadé. Pipe cassée, ii. C'est que vous me fassiez le plaisir de ne plus me gouailler, e. AUGiKRetj. SANDEAU, le Gendre de M. Poirier, m, 2. Il Y.n. Il s entend à gouailler. 11 ne fait que gouailler. Il Y. réfl. Se gouailler, se moquer les uns des autres. Ils passent des heures entières à se gouailler.
— ÉTYM. Origine inconnue. Wallon, gïiaii.
t GOUAILLKRIE (gou-â-Ue-rie, i( mouillées), s. f. Terme populaire. Plaisanterie, raillerie, persiflage.
t GOUAILLEUR, EUSE (gou-â-Ueur, lleù-z', {{ mouillées), s. m. et f. Terme populaire. Celui, celle qui gouaille.
t GOU.AIS (gou-ê), s. m. Variété de raisin médiocre. Il Cépage de l'arrondissement de Sens. ||0n dit aussi gouet.
— HlS T. xiii* s. Li vins de gros noirs ou de goet, BEAUM. xxvn, 26. || XV" S. Le bon plant ne fait que changier ; Gouais devient le morillon, e. nESCH. Poésies mss. i° I H .
t GOUALETTE (gou-a-lè-f), s. f. Un des noms vulgaires de la mouette tachetée [lare tridactyle).
— ÉTYM. Le radical paraît être le même que dans goéland.
t GOUAZOUPITA (goua-zou-pi-ta), ï. m. Nom indigène du cerf roux (ruminants de Frédéric Cuvier, Amérique méridionale, surtout Paraguay), appelé aussi cerf des grands bois de Cayenne, legoarant.
— ÉTYM. Mot caraïbe, d'après d'Azara, signifiant cerf roux.
t GOUDRAN (gou-dran), s. m. Se dit, dans les ports de mer, pour goudron. || Petite fascine trempée dans la poix noire et servant à mettre le feu aux traverses, aux galeries de l'ennemi.
— ÉTY!rt. Voy. goudron.
t GOUDRELLE (gou-drè-l'), *. f. Nom, en Saintonge, d'un mauvais couteau.
GOUDRON (gou-dron), s. m.\\l' Matière visqueuse à demi fluide, d'une odeur forte et pénétrante et d'une saveur amère, qui est le produit de la combustion et de la distillation des différentes parties des pins et des sapins lorsqu'ils sont trop vieux pour donner de la térébenthine par incision. Le goudron est très-employé en vétérinaire pour le traitement des maladies cutanées. || Boire sur le goudron, boire du goudron, boire de l'eau goudronnée. Il 2° Dans la marine, goudron mêlé d'huile de poisson, de suif, etc. qui est d'un grand usage pour enduire les bâtiments, les cordages, etc. à l'effet de les préserver de l'humidité, et qu'on ne peut employer qu'en le faisant chauffer. ||3° Gou- Iron minéral, sorte de bitume ou d'asphalte. Il 4° Goudron de houille, ou goudron minéral, ou goudron des gaz, produit ayant l'aspect et les principales propriétés du goudron proprement dit, mais une odeur très-différente , repoussante ; c'est un résidu de la distillation de la houille dans la fabrication du gaz de l'éclairage.
DICT. DE LA LAN0U8 FRANgAHB.