HAG
Églefln, poisson. Seiie iols sur le millier de hadoU «t seiches, Déclar. du roi, «« fév. <«»5-
— HIST. iiii' s. Hados et oltres [huîtres], Bat. de Caresme. \\ xvi* s. De chacun centpiecesde hadoux, papillons, solles, et autres tels petits poissons secs, Déclaration, io sept. «527.
t UJEMA.... II.1ÎM0.... UJEMATO.... préfixes, Toy. iiÉMA.... préfixe; voy. aussi par hém.... plusieurs mots qu'on trouve écrits à tort dans les dictionnaires techniques par ii^m; la diphthongue grecque oi se rend en français par i.
f UAFLE (ha-fl'), s. f. Un des noms vulgaires de la cnryphena hippurus, poisson acanthoptérygien.
HAGARD , ARDE (ha-gar, gar-<i') , adj. || !• Terme de fauconnerie. Faucon hagard, faucon qui a été pris après plus d'une mue et qui ne s'apprivoise pas aisément. L'on appelle les vieux faucons, hagards, qui ont beaucoup plus de blanc que les jeunes, bupp. Ois. t. ii, p. 9. || Se iJit aussi des autres oiseaux. || 2° Fig. Oui a l'air farouche et sauvage comme ces faucons. C'est [Boot, médecin anglais] un homme hagard, superbe et presque insupportable, qui se pique de grande science de chimie, de philosophie nouvelle non péripatétique et de politique, GUI PATIN, Lett. t II, p. 30. Et le barreau n'a point de monstres si hagards, Dont mon œil n'ait cent fois soutenu les regards, boil. Lutrin, m. Il II se dit, dans un sens analogue, du visage, du regard, etc. Crispin : Ce qui m'en plaît, monsieur, sa folie est gaillarde.— Albert : Elle a les yeux troublés et la mine hagarde, begnard, Folies am. ii, 7. C'était [Thyus] un grand homme, d'une haute taille, d'un visage hagard et terrible, bollin, Uist. anc. Œuv. t. iv, p. 336, dans pougens. Le tigre, trop long de corps, trop bas sur ses jambes, les yeux hagards, la langue couleur de sang, buff. Quadrup. t. m, p. 24). Tantôt d'un insensé, dans mes accts fougueux, J'imitais l'œil hagard et le sourire affreux, c. delav. Vêpres sicil. i, t.
— HlST. xiv g. Esprevier hagart est celluy qui est de mue de hayes, Uénagier, m, i . || xv s. Ne soyons point si vilains et hagards Oue de laissier ce bon vin aulx souldars Oui nous font tant d'outraige, basselin, Vau de Yire, 62. |i xvi' s. Un regard inconstant, farouche et hagard, paré, Introd. 6. Oyseaux aguars, perogrins, essors, rapineui, bab. IV, 47. Ayant les lettres d'elles mesmes ceste propriété de façonner et civiliser les hommes, tant hagards et barbares soient ils, ou verdier, Bibliolh. p. < H , dans LACURNE. L'habitude de l'air produit quand et soy les esprits plus doux ou plus hagards, PASQuiEH, Lettres, 1. 1, p. 406.
— ÊTYM. Angl. hagard. Les étymologistes anglais disent le mot anglais venu du français. Diez en propose deux étymologies : )" vieux angl. hauke, aujourd'hui hawk, faucon, avec le suffixe péjoratif ard; 2° le Scandinave hatt-r, tête chaude, avec le même suffixe. Huet avait proposé l'allemand Fng, bas-Ialin haga (d'où haie), lieu propre à rendre fier celui qui l'a pour défense ; l'explication est mauvaise, mais l'étymologie est bonne, car un auteur du XIV* siècle dit que le faucon hagard est celui qui est de mve de haie. C'est dans le sens de oiseau hagard qu'on trouve muter de haie : N'est raestiers c'om m'apaie [apaise] Par tels discours; ne sui miiiers de haie, Poésies mss. arant (300, t. II, p. 829, dans LACURNE. Le faucon hagard est le faucon qui mue de haie, c'est-à-dire dans les haies, et non en domesticité.
t HAGARDF.MENT (ha-gar-de-man), odt;. D'une manière hagarde. Je le regardai un peu hagardement et passai sans m'incUner le moins du monde,
— HIST. XVI' 8. M. le connestable arrivé, le roi lui Tadireassexhagardement telles paroles,CARLOix,v,30.
— ÉTYM. Hagorde, avec le suffixe ment.
t HAGÉE (ha-jée), t. f. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des caryophyllées. Hagée de Ténérifl"e.
— ÉTYM. Delahaye, jardinier fleuriste, dont le nom a été latinisé en Ilagea.
+ IIAGIASME (a-ji-a-sm'), *. m. Nom de toute espèce de sacrement de l'Église grecque.
— Rtym. 'Ayiainiç, consécration, de i^ioi, saint. HAGIOGRAPUE (a-ji-o-gra-r). || 1° Àdj. Oui
traite de choses saintes. Livres hagiographes, les livres de la Bible autres que ceux de Moïse et des prophètes. || l'S. m. Écrivain sacré qui a composé quelqu'un des livres hagiographes. R. Gam.ilicl leur prouve la résurrection des moiistirco de Moïse, de» prophètes et des hagiographes, diderot, Opin. des anc. phil. {Juifi). 118" Auteur quitiaite delà vie et des actions des saints.
n.Ai
— ÉTYM. 'AYiOYpôço;, de iywi, saint (que l'on rattache au radical sanscrit yaj, adorer, sacrifier), et YpàfEtv, écrire.
t HAGIOGRAPHIE (a-ji-o-gra-fie) , *. f. Traité sur les choses saintes. || Science de l'hagiographie, science de celui qui a écrit sur les saints.
t HAGIOGRAVIIIQUE (a-ji-o-gra-fl-k'), adj. Qui concerne les choses sjiintes, l'hagiographie.
t IIAGIOLOGIE (a-ji-o-lo-jic), f. /'.Discours sur les saints ou sur les choses saintes.
— ETYM. "Ayioî, saint, et ).oyo;, traité. HAGIOLOGIQUE (a-ji-0-lo-ji-k'), adj. Qui concerne l'hagiologie.
t lIAGIOItITE (a-ji-o-ri-f) , adj. Moines hagiorites, moines qui baijitent la Sainte- Laure, sur le mont Atbos.
— ÈTYM. 'A'fiOflxrK, de £t>°<i Mint, et Jpoç, montagne.
I IIAGIOSIDÉRE (a-ji-0-si-dè-r'), ». m. Instrument de fer qui tient lieu de cloche chez les chrétiens grecs, résidant en Turquie, l'usage de la cloche leur étant interdit.
— f.TYM. "Ayio;, saint, et otSripoc, fer.
t HAGLURE (ha-glu-r') , ». f. Terme de fauconnerie, qui se dit des taches que les oiseaux ont sur les pennes.
tlIAGCIGNÈTES (a-ghi-gnè-f), s. f. pi. Mot vieilli et qui signifiait petit présent, petite récompense. Donner les haguignètes, de bhikux.
— HIST. XV' s. Vous m'avez promis de me donner mes haguillennes, ne me escondissez pas, du canoe, Gloss. fr. au mot aguillanntuf. Le suppliant oyt des chalumeaux ou menestriers.... et trouva des varlets ou jeunes compaignons.... qui aloientpar illecques près querant aguillenneu le dernier jour de décembre, ID. ib.
— ÉTYM. Haguignètes est une altération de horguillenne,qu\ est aussi une altération de aguillenneu, qui enfin représente au gui l'an neuf (voy. gui).
UAHA (ha-ha), s. m. || 1° Tout obstacle interrompant brusquement un chemin. || Ouverture faite au mur d'un jardin avec un fossé en dehors pour laisser la vue libre. Du reste, rassemblant dans sa seule personne Tous les originaux qu'au thé&tre on nous donne: Misanthrope, étourdi, complaisant, glorieux. Distrait.... ce dernier-ci le désigne le mieux; Tenez, s'il est ici, je gage mes oreilles Qu'il est dans quelque allée à bayer aux corneilles, S'approohant pas à pas d'un baba qui l'attend, Et qu'il n'apercevra qu'en s'y précipitant, piron, Uétrom. I, i (Les éditions modernes et les comédiens remplacent haha par fossé en cet endroit). || 2° Terme de marine. Voile particulière, qui est placée sous le bout-dehors de beaupré, et qu'on rentre dans le bAtiment pour la serrer. |{ 3° Au fém. Une vieille haha, une vieille femme qui arrête par sa laideur comme fait un haha. Vieille haha, scarron, dans LE HOUX, Dicl. comique.
— HIST. XVI' s. Ils oseront asseurer impudemment que cette vieille haha a les trente six conditions requises par Platon en la beauté d'amour, Maladie d'amour, p. 28, dans lacurne. On n'a pas la caille pour haha crier, oudin, Curios.fr.
— ÉTYM. lia! hat
H A HÉ (ha-hé), ». n». Terme de chasse. Cri pour arrêter les chiens qui prennent le change ou qui s'emportent trop.
— HIST. XV' s. Tous les autres archers se boutèrent au hahay, et navrèrent de commencement tout pleins des garçons des Hainuyers, froiss. i, i, 32.. Si abattit tentes et logis, et en tua aucuns, par quoi le cri et le hahay monta tantost en l'ost, et cria chascun alarme, id. i, i, 1 60.
— ÉTYM. Ha! hél
t HAI (hè), inlerj. Exclamation, la même que Hé. Climène : Les yeux les plus hardis sont effrayés de leur nudité [des ordures de l'École des femmes). — Élise: Ahl— Climène:Hai, hai.hai, mol. Cnd'çue, 3. Bélise : Moi-même. — Ariste : Hai, ma sœur! — Bélise : Qu'est-ce donc que veut dire ce haiT id. Femmes sav. ii, S.
— ÉTYM. La même que l'exclamation hil
4 . HAÏ, ÏE (ha-i , ie) , part, passé de haïr. Qui est en butte à la haine. Qui vit hat de tous ne saurait longtemps vivre, corn. Ctnna, i. 2. Il vaut mieux être invité avec affection à manger des herbes, qu'à manger le veau gras lorsqu'on est haï, SACi,Bt6. Prov. de Sal. XV, (7. Je l'avouerai, mon cœur ne veut rien qu'ardomment; Je me croirais hai d'être aimé faiblement, VOLT. Zaïre, i, 2. Ses peuples [de la Prusse] accoururent sur notre passage pour contempler nos blessures.... il fallut repaître leurs avides regards de nos misères, et, tiainant notre infortuoe au travers
HAI
de leur odieui>e joie, marcher aous l'insupportsible poids d'un malheur bal, stxivti,Hitt. de Nap. xii, i.
t 2. HAÏ (ha-i), ». m. Terme de rivière. Retour de l'eau qui tournoie sur elle-même quand elle rencontre un obstacle.
(. HAIE (bê), ». f II !• Clôture tuile d'arbres ou d'arbustes ou d'épines entrelacées, et destinée à protéger ou à limiter un champ, un jardin. Couper une haie. Les haies de citronnier épaisses et tirées au cordeau, plus importantes et moins pénétrablcs que les clôtures de nos champs; c'est là ce qui fait la plus grande différence de pers[)ective, entre les campagnes de l'Amérique et celles de l'Europe, bat- NAL, Hist. phil. XIII, 4». Il Fig. Si elle mit une garde de prudence sur ses lèvres pour tes fermer à la médisance, elle mit aussi, selon le conseil du sage, une haie d'épines autour de ses oreilles pour arrêter et pour piquer les médisants , FLecHiER, Dauphitie. || Haie vive, haie formée d'arbustes épineux en pleine végétation. || Haie sèche ou baie morte, haie faite avec des branches de bois mort ou des morceaux de bois fendu. || Terme de sport. Course de baies, course de chevaux où il faut franchir des haies. || Fig. Trouver quelqu'un entre la haie et le blé, le trouver dans un endroit peu fréquenté. Il Anciennement, chasse à la haie, procédé de chasse dans lequel, formant entre des haies une voie qui conduisait à des filets, on forçait le gibier à l'aide de batteurs à s'engager entre ces haies. Il 8° Fig. Ce qui fait un obstacle comparé k une baie. L'inégalité du terrain, et la grande étendue du front de la bataille, ne permettant pas à l'ennemi de continuer partout cette haie de boucliers et de piques, rollin, Hitt. anc. Œuv. t. ix, p. <29, dans POUGENS. Ses frontières ne furent plus qu'une haie de places fortes, raynal, Hist. phil. xiii, 5S. Il 8° Fig. File de personnes ou de soldats, rangé» comme l'est une haie. Entre deux haies de troupe» victorieuses, flFx;h. Mar.-Thér. Il est en haie quand ils [les ambassadeurs] reviennent de leur au- (lience, la bruy. vu. Apparemment que mon histoire avait éclaté dans la maison; car j'y trouvai tous les domestiques assemblés qui me reçurent en haie sur l'escalier, Marivaux, Pays. parv. S' part. En sorte que Sémiramis éperdue et l'ombre de Ninus sortant du tombeau étaient obligées de traverser une épaisse haie de petits maîtres, marmontkl, Mém. IV. Il Border la haie et aussi former ou faire la haie, être rangé en haie, en parlant de troupes qui forment une longue ligne d'un seul côté ou de deux côtés sur le passage d'un personnage important, d'un cortège, etc. Quand le prince passe, les troupes bordent la baie. || 4" Corvée qui consistait à réparer les haies du seigneur. || B* La disposition donnée aux briques qu'on veut faire sécher. Il 6° Terme de marine. Long banc d'écueil. Une haie de rochers. || Proverbe. Plus la haie est basse, plus on y passe, c'est-à-dire une humeur trop facile encourage les gens malintentionnés.
— HIST. XIII' s. En de sa li heughes [les haies] des fossés tout entour là ù li castiaus [château] fu jadis.... TAILUAB, Recueil, p. <(♦. Les Sarrazins ont tant trait de leurs pyles [javelots] que il a aussi comme une grant haye qui vient ardant [brûlant] vers noslre chastel, jomv. 223. || xiv s. Pourra la comtesse de Roucyhaier et faire haies pour la chasse desdits bois, peignS de la court. Chaise à la haie, p. 15. Il XV' s. Comme il et ses gens chevaucho:eni entre haies et buissons, fboiss. ii, ii, 235. || xvi' s. Les hayes d'Allemaigne [sorte de danse], frisqucs. Passe pieds, bransles, tourdions, marot, i, 189. On luy dressoit des sentiers au travers des hayes de leurs bois, mort, i, 247. On est surprins entre la haie et le fossé; il fault tenter fortune.... m. m, (0. L'esquadron ne pourra au plus renverser que quinze ou seize chevaux de la troupe qui est en haye, lanoue, 288. Il n'y avoit ni haye ni buisson qui donnast empeschement, id. 669. Tout le monde estoit logé à l'estoille, et campoit à la haye, à faulte de trouver villaiges, carloix, iv, 25. Par le moien d'une haie morte faite auprès de la vifve, on préservera les aubespins de la morsure des bestes, o. oi
— ÉTYM. 'Wallon, hdie: bas-lat. haia, haga, de l'anc. h. allem. haga, haie; allem. Hag; angl. hedge; flamand, haeghe. Ce mot n'a pas pénétré dans les autres langues romanes.
2. HAIE (hê), I. f. Terme de laboureur. Synonyme d'âge, c'est-à-dire la pièce de bois arrondie qui reçoit l'attelage à son bout et les élançons soutenant le sep.
— ÉTYM. Bas-lat. haia carruex, haie de chat^ rette, ainsi dit par une assimilation quelconque,
HAÏ
OAl
HAÏ
dans la charrette, avec la haie d'un champ. Au mot âge il a été fait sur l'étymologie une conjecture qu'il faut remplacer par celle-ci plus probable : âge peut être une altération, aussi bien pour la forme que pour le sens, du bas-lat. haga, haie; haie, ayant le sens de âge, montre un rapport entre ces deux mots.
f- 3. HAIE (ha-ye)! in(er;. Kxprime la douleur physique. Un enfant à qui on tire les cheveux dit liaiel haie! || Elle exprime aussi le cliagrin. Célie : Avoir ainsi traité Et la même innocence et la même bonté! — Sganarelle : Haie I mol. Sgan. 18.
HAÏE (ha-ie) ! {| 1° Cri que font les charretiers pour animer leurs chevaux. || 2° Fig. Et haïe au bout, et quelque chose par-dessus. Son emploi lui vaut par ans mille francs, et haïe au bout. Aimable comtesse pour qui tout le monde a partout du respect et haïe au bout, scabron, dans bichelet
— ÊTYM. Haie nest sans doute qu'un cri. Cependant, notez l'anglais to hie, se hâter.
HAILLON (ha-llon, Il mouillées, et non ha-yon), ï. m. Il 1° Vieux lambeau de toile ou d'étoffe. Quittez à cette heure ces vieux haillons, valgelas, Q. C. IV, I. C'est Timon qui cultive un champ pierreux ; dieux! comme il est fait, au prix de ce qu'il était autrefois! le voilà tout crasseux et lout couvert de haillons, n'ABLANCOURT, Lucien, Timon. La pirtsse toujours endormie sera vêtue de haillonj, saci, Prov. de Salom. xxiii, 20. 11 [le Tasse] alla à pied, couvert de haillons, depuis Ferrare jusqu'à Sorrento, dans le royaume de Naples, trouver une sœur qu'il y avait et dont il espérait quelque secours, VOLT. Ess. poés. ép. ch. 7. 11 secouait sous son manteau Un haillon de pourpre en lambeau, Sur sa tête un myrte stérile, a. de kvsskt, Poés. nouv. Nuit de décembre. || Par extension. Les pompes du monde que saint Augustin appelle avec raison les haillons du diable, nicole. Essais, t. m, p. 3Î4, dans pouGENS. Il Fig. Des expressions ignobles dans la bouche d'un grand personnage sont des haillons qui couvrent un roi, la harpe, Cours de littér. t. vu, p. 87, dans pocgens. || 2° Terme d'ardoisière. Petite hutte où travaillent les ouvriers.
— HIST. XV' s. Les prisonniers estoient sans chapperoii tous nuds testes, chascung ung poure haillon vestus, tous sans chausses ne souliers la plus grande partie. Journal de Paris sous Charles VI et VII, p. 191, dans lacurne. || xvi" s. 11 fault rebrosser ce sot haillon qui cache nos mœurs ; ils envoyent leur conscience au bordel et tiennent leur contenance en règle, mont, m, 3t4.
— Rtym. Ane. haut-allem. hadil, lambeau. Coquillarl. Droits nouveaux, a dit haillonnerie.
t HAILLONNEUX, ECSE (ha-llo-neû, neû-z' , Il mouillées), adj. Terme vieilli. Couvert de haillons.
— HIST. XVI* S. II le faudra d'un habit haillonneux Vestir ton corps, rons. 948.
t HAIM ou HAIN (in), s. m. Terme de pêche. Hameçon; ce terme est beaucoup employé par les pêcheurs maritimes sur les côtes de Normandie; il l'est aussi dans d'autres provinces.
— HIST. xiii* s. Uns peschierres geta iluec son hain, et quand il cuida avoir pris un grand poisson.... DU CANGE, hamatores. || xvi's. Ce sont de beaux attraits despourveus d'hameçon, Où les grâces ne sont et ne font compagnie ; C'est ainsi qu'un appas qui seulement convie, Et par faute de l'haim ne retient le poisson, amad. jamin, Poés.
p. (61, dans LACURNE.
— ÊTYM. Lat. hamus , hameçon, qui se rapporte sans doute au grec /atièç, recourbé.
HAINE (hê-n'), s. f. \\ 1° Action de haïr. Au lieu de répondre par la haine à la haine que me portent mes rivaux, je sens que je dois me venger d'eux en leur faisant du bien et du plaisir, poussin, Lett. t juin 164-2. La haine que les cœurs conservent au dedans Nourrit des feux cachés, mais d'autant plus ardents, corn. Cid, n, 3. Je n'ai reçu de vous que mépris et que haine, m. Pomp. i, 3. La haine entre les grands se calme rarement, m. iiodog. i, 7. La haine confond tout, et, quoiqu'on lui propose. En son propre aliment convertit toute chose, rotr. Bélis. IV, t . L'absence est aussi bien un remède à la haine Qu'un appareil contre l'amour, LA FONT. Fabl. X, <2. Mais pour vingt mille francs j'aurai droit de pester Contre l'iniquité de la nature humaine, Et de nourrir pour elle une immortelle haine, mol. Mis. v, <. Us ont en cette ville une haine effroyable pour les gens de votre pays, id. Pourc. m, 2. Ces haines vigoureuses Que doit donner le vice aux âmes vertueuses, iD. Mis. i, i . 11 concevait une haine implacable contre les Romains, Boss. Hist. I, 8. Une haine se mit entre les deux peuples , m. ib. La haine irréconciliable qu'ont
les hommes vicieux contre ceux qui déclarent la guerre aux vices, pléch. Panég, ii, p. 3to. Nous avons l'un et l'autre une haine obstinée, rac. Théb. IV, 4. Combien je vais sur moi faire éclater de haines! ID. /4ndr. m, 7. Quoi? vous le soupçonnez d'une haine couverte! id. Brit. v, <. N'allons point nous charger d'une haine immortelle,
iD. Bmn. ni, 2 Quelle haine endurcie Pourrait
en vous voyaut n'être pas aiioucieî id. Phèdre, ii, 2. L'envie et la haine s'unissent toujours, et se fortifient l'une l'autre dans un même sujet; et elles ne sont reconnaissables entre elles qu'en ce que l'une s'attache à la personne, l'autre à l'état et à la condition, la bruy. xi. L'amitié dort, la haine veille, FAVAHT, Soliman II, u, 3. La colère est une haine ouverte et passagère ; la haine, une colère retenue et suivie, nuctos, Consid. mœurs, 14. Soleil si doux au déclin de l'automne, Arbres jaunis, je viens vous voir encor , N'espérant pas que la haine pardonne X mes chansons leur trop rapide essor, uÉRANG. Adieu. L'avant-garde laissa au corps qui la suivait le soin de les ramasser [des soldats russes restés à Mo.scou] ; ceux-là à d'autres, et ainsi de suite; de sorte qu'ils restèrent libres au milieu de nous, jusqu'à ce que, l'incendie et le pillage leur ayant marqué leur devoir et les ayant tous ralliés dans une même haine, ils allèrent rejoindre Kutusof, sÉoua, Hist. de Nap. via. B. || Famihèrement. Haine de prêtre, haine implacable. Ils [Calvin et Servet] disputèrent par lettres; de la dispute, Calvin passa aux injures, et des injures à cette haine théologique, la plus implacable de toutes les haines, volt. Moeurs, (34. ||La Haine est quelquefois personnifiée, et alors le mot prend une majuscule. Venez, venez, Haine implacahle, Sortez du gouffre épouvantable Où vous faites régner une éternelle horreur, quinault, Armide, m, 3. || Objet de la haine. Vous êtes son amour, craignez d'être sa haine, corn. Tite et Bérén. || Activement. La haine de..., sentiment éprouvé contre. La haine des tyrans. Cette vie de foi, de violence, de renoncement, de haine de soi-même, qui fait comme le fonds de la pénitence et de la piété chrétienne, ils ne la connaissent pas, mass. Carême, D. prosp. tempor. \\ Passivement. Haine de..., sentiment éprouvé par. Je dois plus à leur haine [de mes ennemis], il faut que je l'avoue. Qu'au faible et vain talent dont la France me loue , boil. Épttre vu. Mais sa haine sur vous autrefois attachée Ou s'est évanouie, ou s'est bien relâchée, rac. Phèdre, i, (. Si la haine peut seule attirer votre haine, id. ib. II, 5. Qu'il est aisé de supposer de nouveaux crimes à ceux qui sont chargés de la haine d'un parti ! VOLT. Mœurs, Rem. xiv. || Haines nationales, inimitiés des peuples entre eux. Tel est donc un des effets de la haine nationale : on aime mieux se priver d'un bien que de le devoir à des étrangers, HAVNAL, Hist. phil. IX, 3. On ne connaît pas de haine nationale plus profonde et plus active que celle des Portugais pour l'Espagne, id. ib. ix, 3 Il Terme de théologie. Haine d'abomination, l'horreur pour le péché, sans aversion néanmoins pour la personne du pécheur. || 2° Sentiment d'aversion qu'on éprouve pour certaines choses. La haine du changement. Ce sont là toutes choses que j'ai en haine, dit le Seigneur, SAa, Bible, Zachar. vin, (9. Une doctrine qui les engageait à la haine du monde, fléch. Serm.t.i, p. (94. Je vous demande la haine du péché, une horreur éternelle de l'impiété et du libertinage, bourdaloue, Instruct. sur la communion, Exhort. t. ii, p. 469. J'ai pris la vie en haine et ma flamme en horreur, rac. Phèdre,
i, 3 Je crois surtout avoir fait éclater La haine
des forfaits qu'on ose m'imputer, id. ib. iv, 2. Rome à ce nom [de roi], si noble et si saint autrefois. Attacha pour jamais une haine puissante, id. Bérén. Mon cœur en belle haine A pris la liberté, bêrang. Liberté. || Quand il s'agit de choses, tandis que haïr se dit même des répugnances physiques, par ex. haïr le froid, haine ne se dit que des grandes aversions morales, et l'on ne dirait pas la haine du froid. Il 3° Ce qu'il y a d'odieux, l'odieux. S'il y avait quelque bataille perdue, s'il arrivait quelque inondation ou quelque sécheresse, on les chargeait Pes chrétiens] de la haine de toutes les calamités publiques, boss. Précis d'un 2* pancg. de saint Gorgon. Pour se donner la gloire de la réussite, et pour détourner sur les autres la haine d'un mauvais succès, LA BRUY. II. || 4° En haine de, loc. prép. En haïssant, par animosité contre. En haine de ce que son mari avait épousé Rodogune, corn. Ex. de Rodog. En haine do cet empereur, Dèce, qui le tua, renouvela la persécution avec plus de violence que Ja-
mais, BOSS, Hist. I, (0. C'est en haine des Juifs et d'Ksdra-s, et en haine du premier et du second temple qu'ils [les Samaritains] ont inventé leur chimère da Garizim, m. ib. ii, (3.
— HIST. xiu* s. Bien lui monstra Constance qu'i lui n'a pas haine [qu'elle n'a pas de haine contre elle], Berte, lvi. Se li parrastres ou le [la] marrastre mainent malvese vie as enfans, ou qu'il lor monstre sanllant de hayne, beauh. xxi, (6. || iiv*», Adès [toujours] ha vielle haine novele mort portée, Girart de Ross. v. 885. || xv s. Si s'engendrercnl et nourrirent en Gascogne, pour ces besognes, plusieurs haines couvertes, dont plusieurs me.«'-.heft depuis en naquirent, fhoiss. n, li, 2. Long conseil orgueil et envie, Grant haïne, et petit confort, E. DEScii. Du noble royaume de France. Pour la grant hayne qu'ilz avoient audit connestable, couH. IV, ( 2. Il xvi' s. La haine n'est qu'ire curacinùe , calv. Instit. 302. Je n'eusse rapporté du collège que la haine des livres, mont, i, (U7. Nous ne hayssons rien de ce que nous debvons; car, s'il y a quelque chose à hayr en ce monde, c'est la hayne mesme, cuAiiRON, Sagesse, i, 27. Haine de prince signifie mort d'homme, cotobave. Nul bien sans haine, ip.
— ÉTYM. Wall. Aaime, héïme (voy. haïr). L'ancien français avait haûr et haenge à cêté de haine. Haïne, d'où par contraction haine, vient de hair, comme saisirte de saisir. Quant au wallon haîme, Vm y est sans doute pour n, comme dans rancuine et rancune. L'ancien haenge représente une forme fictive hademia; enge équivalant au latin emia, comme on le voit dans vendange de tindemia.
t HAINEUSEMENT (hê-neù-ze-man) , adv. D'une manière haineuse, avec haine.
— HIST. XV' s. Prince, parler senestrement D'autrui et haineusement X juif, sarrasin, chrestien Est grant folie et grant tourment, e. descb. Poés. mss. 1° 447. Il XVI' s. De quoy sert une antique race. De quoy un gouffre qui embrasse Mille trésors deiicieux, Si, ne voulant à nessun plaire. Presque i soy mesme on veut desplaire, Haineusement ambicieux? J. tahureau, Po&iei, p. (32, dans lacurne.
— ÉTYM. Haineuse, et le suffixe ment.
HAINEUX, EUSE (hê-neû, neù-z'), adj. || i' Qui
est naturellement porté à la haine. Une âme haineuse. Haineux comme un faux dévot, dès qu'on vous résiste, st-foix, Ess. Paris, OEuv. t. rv, p. 358, dans POUGENS. M. de Saint-Yves est un homme violent, impétueux, haineux, imprudent et inconsidéré, GENLis, Tliéât. d'éduc. te Magistrat, i, 7. || Substantivement. Et si tout au rebours nos haineux nous en piquent, régnier, Sat. v. Voilà.... la véritable raison qui m'empêchera de jamais me retirer à Genève ; un seul haineux empoisonnerait tout le plaisir d'y trouver quelques amis, j. j. bouss. Lett. à MouUou, 25 avr. (762. || 2'' Qui a le caractère de la haine. Corinne, en lisant cette lettre, fut offensée des préjugés haineux qu'Oswald exprimait contre sa nation, stael, Corinne, vi, 3.
— REM. 1. De Caillières, (690, dit que haineux est un mot nouveau et du bel usage. C'est une erreur, quant à la nouveauté ; l'historique en fait foi. || 2. On lit dans Desportes, poète du xvi' siècle : Vous serez par les dieux en astre transformée, Haineux, rouge de sang.... Sur quoi Malherbe remarque : « Que veut dire un astre haineux? car haineux ne se dit point simplement, mais mon haineux, son haineux, etc. » Comment, sur Desportes, Œuvres, t. rv, p. 34 (. Malherbe se trompe et ne constate qu'un emploi très-particulier; haineux s'est dit comme adjectif dans tout le cours de la langue.
— HIST. xiu' s. Amors ce est paix haineuse, Amors est haïne amoreuse, la Rose, 4307. Serganterie de penre [prendre] autrui biens por fere detes paier est un offices haineus, beaum. liv. Li aucun sunt si haineux et si félon qu'il vourroient bien fer€ damace à eus meismes por fere damace à autrui, lu. XX.XVIII, (0. Il XIV" s. Une chose est haineuse i un home et delettableâ un autre, obesme, fc(/i. (37 Il xv« s. François Acreman fut grandement blasmé, et par especial du seigneur de Harselles, et tant que François s'en courrouça au chevalier, et en pril paroles dures et haineuses, froiss. ii, ii, 22(. Petis enfans fait doubteus doctriner ; Car doctrine leui est trop haineuse, e. tiesch. Femme et enfans.\\ xvi's, ....Qui de tous maus seul la souslagera, De ses hai neux aussi la vengera, marot, i, 30o. Pour toy je suis aux libyques provinces Faite hayneuse, et aux nomades princes, du bellat, iv, (5, recto. D'un haineux estranger l'envieuse malice Exerce contre luy son courage odieux, id. vi, (6, recto. Puis de haineux devenus bons amis..., bons. 648.
— ÊTYM. Haine, avec le suffixe eu*. On trouva
HAÏ
dan» les ancien» texte» haineur, celui qui hait {haine, avec le suffixe eur).
HAÏR (ha-ir), je liais, tu hai», 11 hait, nous haïssons, vous haïssez, ils liaïsscnt; je haïssais; je hais, tu hais, il hait, nous haïmes, vous haltes, il» haïrent (plusieurs grammairiens disent, que l6 tféma ne dispense pas de l'accent : haïmes , haltes) ; je haïrai; je haïrais ; hais, haïssons, haïssez; prés, du subjonctif : que je haïsse, que tu haïsses, que nous haïssions; imparf. du subjonctif : que je baisse, i|ue tu haïsses, qu'il haït, que nous haïssions, que vous haïssiez, qu'ils haïssent; haïssant ;haï,». a. || l'Avoir poui quelqu'un un sentiment qui fait que nous iui voulons du mal. Rodrigue : Ton malheureux amant aura bien moins de peine X mourir de ta main qu'à vivre avec ta haine. — Chimène : Va, je ne te hais point, conu. Cid, m, ♦. Fais-toi des ennemis que je
puisse haïr, ID. Hor. i , i Je hais tous les hommes.
Les uns parce qu'ils sont méchants et malfaisants, Et les autres pour être aux méchants complaisants , bol. Mis. 1, 1. Et jusqu'à je vous hais, tout s'y dit tendrement (dans les pièces de Ouinault], boil. SoMil Vous me hal.ssez trop pour ne me plus aimer, boursault, Ésope à la cour, ii, <.Etjo souhaiterais, dans ma juste colf-re. Que chacun le haït, comme le hait son père, BAC. Théb. I, 5. L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère, id. ib. m, «. Ah I je l'ai trop aimé, pour ne point le haïr, id. Andr. ii, (. Si je la haïssais, je ne la fuirais pas, id. Phèdre, i, l. Quand vous mehalriez,jene m'en plaindrais pas, ID. th. ii, B. Mais le roi quile hait, veut que je le haïsse, w.Iphig. V, 1. Je l'aime [Mme de MontespanJ, et ne puis me persuader qu'elle me haïsse, maintenon, Lett. à Mme de Sl-Géran, 14 juin <879, Regretter ce qu'on aime est un bien , en comparaison de vivre avec ce qu'on hait, la bruy. iv. Tel vous aime, dit-il, n'en croyez rien, il ment; Vous dit-on qu'on vous hait, croyez-le aveuglément, dufhény, Réconc. norm. II, 7. All)ert: Vous ne m'aimez donc pas? — Agathe : Non , mais, en récompense, Je vous hais à la mort, RF.GNARD, Fol. omour. II, 2. Il y a des hommes dont il est glorieux d'être haï, dider. Claude et Nér.u,2. On ne hait pas toujours ceux qu'on rend malheureux, LA CHAUSSÉE, Mélanide, v, 2. Et, pour se rassurer, en vain il [Louis XI] sacrifie Ceux qu'il hait, ceux qu'il craint, ceux dont il se défie, masson. Helv. u. Il Haïr quelqu'un ou quelque chose comme la peste, comme la mort, le haïr extrêmement. ||En un sens particulier, haïr quelqu'un de, lui en vouloir à cause de. Mais je hais vos messieurs de leurs honteux délais, MOL. Amph. m, 8. || Absolument. Je hais quelquefois Et moins que je ne veux el moins que je ne dois, corn. Sertor. m, 4. Dire qu'on ne saurait haïr, N'est-ce pas dire qu'on pardonne? mol. Amph. II, «. Quand il hait une fois, il veut haïr
toujours, RAC. Théb. il, 3 il faut désormais que
mon cœur, S'il n'aime avec transport, haïsse avec fureur, id. Andr. i, 4. On a dit en latin qu'il coûte moins cher de haïr que d'aimer, la bruy. iv. Vous qui croyez que ne pas perdre vos ennemis, c'est leur pardonner, et qui bornez la loi qui vous ordonne d'aimer, k ne haïr qu'avec mesure, mass. Or. fun. Yillars. Haïr est le tourment le plus affreux de tous, LA CHAUSSÉE, Gourem. 11, 6. Et pourquoi, monsieur, voulez-vous haïr quelqu'un? la peine est toute du côté de celui qui hait, leorand, le Philanthrope, se. <4. || Faire haïr, rendre odieux; se faire haïr, se rendre odieux. Cela le fit haïr de ses voisins. Ce roi s'est fait haïr de ses sujets. Vous lui faites haïr ceux qu'il devrait aimer. || Faire haïr se construit aussi avec la préposition à. Quel horrible péché me fait haïr des cieux, desportes; je dirais plutôt haïr aux cieux; et, de fait, on dit : Vous me l'avez fait haïr; or, qui doute que me ne soit datif, comme : Vous me donnez; on dit : Cette action l'a fait haïr au roi; cela l'a fait haïr à tous ceux qui l'aimaient, «alh. Comment, sur Desportes, Œuvres, t. iv, p. 347.112° En parlant c'es choses, avoir de l'aversion, de la répugnance. Il n'aimait que la chasse et haïssait fort l'étude, BCABHON, Rom. eum. 1, <3. Je hais ce qui est faux, sÉv. B07. Haïr mon âme, dit saint Augustin, c'est, dans le sens de l'Ëvungile, haïr mes propres haines et mes propres affections, boordaloue, 3' dim. après la Pentecôte, Dominic. t. 11, p. 370. Je ne peux pas savoir auparavant .si j'aimerai le mariage ; Mais je sais bien que je hais le couvent, imbkrt, Jaloux sans amour, n, B. || Il se dit quelquefois des choses dont on reçoit quelque incommodité. Haïr le froid, le chaud. || Haïr que, avec le subjonctif. M. de la Vallière est mort je ne sais comment; je hais toujours que les hommes aient mal au derrière; on lui a fait plusieurs opérations.... stv. 4« oct. ttl».
hâ!
Il 8* Halrl, aveo un infinitif. Avoir de la répugnance pour. Je hais mortellement à vous parler de tout cola; pourquoi m'en parlez-vous? ma plume va comme une étourdie, sév. 440. Tel qui hait à se voir peint en de faux portraits, Sans chagrin voit tracer ses véritables traits, boil. Éptt. ix. Ils haïssent autant aies voir [les femmes] avec de la céruse sur le visage, qu'avec de fausses dents, la bruy. m. || 4° Haïr avec la négation s'emploie familièrement dans le sens d'aimer assez, et alors il prend à ou de quand il est suivi d'un infinitif. Elles no haïssent pas de primer dans ce nouveau genre do vie, la bruy. m. Des défauts dont nous ne haïssons pas II être raillés, id. v. La bonne dame no haïss.iit pas le vin d'Espagne, HAMiLT. Gramm. 9. l'eut-être ne haïssezvous pas des abus qui vous laissent tranquilles, MASS. Car. Mélange. Mais à quoi jugez-vous que la comtesse ne le hait pas? Marivaux, le Legs, i. Si je n'étais pas canusi [prêtre du JajKh], je ne haïrais pas d'être quaker, volt. Dial. (8. Je ne hais pas à garder les dindons, m. iMlre Thihomille, 22 mai 1768. Le bon vin me paraît une excellente chose, et je na hais point à m'en égayer, j. 3. bobss. Ilél. î, 23. Il B" Se haïr, v. réfl. Avoir de la haine pour soi. Je me hais de te voir ainsi mésestimét', RÉGNIER, Élégie il. Excuse un malheureux qui perd tout ce qu'il aime, Que tout le monde hait et qui se hait lui-même, dac. Andr. ui, 8. || En termes de religion, se haïr soi-même, haïr en soi la nature humaine. Nulle autre religion [que la chrétienne] n'a proposé de se haïr; nulle autre religion ne peut donc plaire à ceux qui se haïssent et qui cherchent un être véritablement aimable, pascal, Pensées, XI, 4, édit. HA VET. Ils [ceux qui croient] ne veulent aimer que Dieu, ils ne veulent haïr qu'eux-mêmes, ID. ib. xiu, 7. Il Avoir une haine réciproque. Cessez de vous haïr.
— REM. 1. c€ Ce fut Joachim du Bellay, au xvi» « siècle, qui se permit l'un des premiers de dire je « hais \iouT je hais. 11 en fut repris par Cliarles « Fontaine, l'un de ses contemporains, » génin, Variations du langage. C'est une erreur de Génin ; on peut voir à l'historique que la contraction remonte aux temps les plus anciens, le présent étant écrit je hi ou il hait. |{ 2. Voltaire a deux fois manqué à aspirer \'h : Je meurs au moins sans être haï de vous, Enf. prod. iv, 3. Et : Aurait rendu comme eux leur dieu même haïssable, Al%. 1, 2. C'est une grosse faute.
— HIST. XI* s. Sous ciel n'a home que tant [il] voille haïr, Ch. de Roi. xciii. || xjr s. Dient Paien : cist moût fait à hahir, Ronc. p. 74. Paien s'en fuient, qui heent la meslée, tft. p. li«. En lui [elle] [il y] a tant de vigor Qu'el bée sa deshonor. Coud, 1. Que vivre irez (irrité] et m'amie haïr, ib. ix. Pour ce [je] me hé et sui mes malveiUanz, ib. xx. Mais cil quatre felun e li Deu enemi [les ennemis de Dieu], Pur lur malvaise vie furent de Deu haï. Th. le mort. 1 36. Tus cens ijui cest conseil li dunerent harra [il haïra], ib. 29. Biai niés[beau neveu], dist-il, molt par les de haut pris [tu es de très-haut prix). Bien hez de cuer trestoz tes anemis, Raoul de C. 209. E il avoit coraige de hayr le mal, Machnb. 11, 3. Il XIII* s. Et se vos me laissiés, li Grieu me heent durement pour vos, et je reperdrai la terre, villeh. Lxxxviii. Tant [elle] fist que mortalment partout se fist haïr, Berle, LXiii. Isabel et Aiglente que Berte ne het mie, ib. cixviii. Ainsi cstoit sa fille au royaume haïe, ib. lzxii. Ne sai beste fors que Brun l'ors Que je tant hace conme vos, .Mais vos bai-ge de fine mort, Ren. 204(9. Et cil qui povres apparront, Lor propres frères les harront, la Rose, 82(8. Li guerredons soit tels qu'ele me die : Amis, bien sai que [vous] ne me haez mie, lerowean de briknne, Romane, p. 14). Haï me vous [me haissez-vousj que tant vous travailliez. Qu'aie mari et de ci me chassiez? Tiomanc. p. 74. Désormais haie je ceste vie. Quant j'ai perdu ma douce amie, FI. et Bl. 784. .... Ce estoit la femme que vous plus haies, et vous en portez tel duel [deuil], joinv. 281. || iiv s. De moi [il] ne prenderoit ne or fin ne argent ; Car il me het à mort, il a jà longuement, Guescl. U236. Et j'ay bien oï dire quatorze ans accomplis. Que d'un enfant haï n'a biau jeu ne biaus ris, Raud. de Seb. XI, 80. Il XV* s. Et quand il rencontroit un homme qu'il heoit ou qu'il avoit en soupçon, il estoit tantost tué.... FROiss. 1, 1, 6B. La chose du monde que plus il hayoit en son cueur, c'cstoit la maison d'Yorth, COMM. 1, B. Il xvi* s. Amy de paix, zélateur de justice, Hayint debatz, inventeur de concorde, j. MAROT, V, (B.!. Pour CBSte foy serez persécutez, Hays du monde, à mort exécutez, id. i, i7i . Ainsi cbascun, quelque part que tu.soU, Hait et bairra
HAL
ta faosse progenie, id. iv, ib9. Je hay U flnesie, HONT. I, 96. Aimez le ll'ami] comme ayant quelque jour i le haïr; haïssez le [l'ennemi] comme ayant à l'aimer, id. i, 21 6. Je hais à mort de sentir au flatteur, id. i, 292. Les Gaulois haîssoient ces arme* traistresses, m. i, 363. Les médecins bayent lea hommes sains. Car rien par eux ne leur est présenté, st-celais, 407. Quiconque soit celuy qu'en vivant il languisse. Et de chacun hay luy mesme se haysse, bons. )9I. Oncques n'ayma bien qui pour si peu haït, cotoravr.
— ÊTVM. Wall, hère, hère; du germanique : gothique, hatan, haïr; anglo-sax. halian; anc. sax. helian; allem. mod. hatsen; angl. to hâte. La forme en ir indique que le mot vient plus particulièrement de l'anglo-saion hatian; le ( est tombé comme tombe le t ou le d dans meiir, du latin motuTus, ou(r du latin audire, etc.
UAIRR (hê-r'), s.f. Il 1* Petite chemise de crin ou de poil de chèvre portée sur la peau par esprit de moitification et de pénitence. Laurent, serrez ma bairo avec ma discipline, mol. Tart. m, 2. Le moine secoua le cilice et la baire, boil. Lutr. vi. Vicieux, pénitent, courtisan, solitaire. Il [le duc de Joyeuse] prit, quitta, reprit la cuirasse el la haire, volt. llenr. iv. || 2" Grosse étoffe pour les brasseurs. || Drap en haire, drap qui n'a point encore été foulé.
— HIST. X* s, [Ils] vesteient haires, Fragm. de Val. p. 467. Il XII' s. E aspre haire aveit de picl de chievre gros. Th. le mari. (02. Une dame Kespha la fille Aia estendid une haire sur une pierre, pur les cors guarder.... Rois, p. 202. ||iin*s. Hesjabe.ste qui leans aille^ N'i portera toison qui vaille. Ne dont l'en puist i»is [même] drap faire. Se n'est aucune omble haire, la Rose, 20424. En l'abeie du Lis sont les hères que saint Loys portoit, une fête à manière de gardecors, longue jusfjue desouz la ceinture, et l'autre fête à manière de ceinture; trois ou quatre desquelles les unes sont lées [larges] à manière de la paume d'une main, et les autres i manière de la leesse [largeur] de trois dois ou de quatre, Miracles St Loys, p. (47. Et si estoit la haire mise Emprès la char soz la chemise, hoteb. 11, (70
I XV* s. Mes je di Et affi Que sus mi N'a fors que doel, painne et haire, fhoiss. Poésies mis. p. 20, dans LACURNE. Marie toy donc et me croy. Qu'à mener vie solitaire A l'en plus de mal et de haire [affliction, peine]. Mil fois plus que mariés n'ont, E. TiEScn. Poésies mss. f 360.
— ÉTYM. Anc. haut-allem. hdra; scandin. hjcra, tissu de poil ; allem. Haar, cheveu, poil. On en rapproche avec vraisemblance le sanscrit kéçara, et le latin cxsaries, chevelure.
t HAIREMENT (liê-re-man),». m. Terme des drapiers de Sedan. Tondre en hairement, tondre un drap pour va première fois.
— ËTVM. Voy. HAIBE.
UAÏSSABLE (ha-i-sa-bl'), adj. Qui mérite d'être haï, qui inspire la haine, en parlant soit des personnes, soit des choses. Voyez comme un rival est soudain haïssable. Comme vers notre amour ce nom le rend coupable, CORM. Attila, iv, 4. Il m'est plus indifférent que haïssable, scarbon, Rom. com. 11, (0. Les effets en sont trop cruels et trop h.alssables, sRv. BO. Il s'est avisé mal à propos de rendre la vice haïssable, lesage. Critique de Turcaret. Que vous êtes haïssable 1 n'est-on pas bien récompensée de l'intérêt qu'on prend à vous? Marivaux, Préj. vaincu, se. 9.
— ÊTVM. ffair, par le participe haUsant.
t UAÏSSEUR (ha-i-seur), s. m. Celui qui hait. Et d'un grand haïsseur qui fut défunt son père, DU FRÉNT, Reconc. norm. iii, ((. Que les liaisseur» de lÉternel tremblent devant sa face, brusto:(, Trad. des psaumes, Paris, (866.
— HIST. XVI* s. Timon cet insigne et beau haïsseur d'hommes, Contes d'Eutrapel, dans le Dict. de DOC11EZ.
— ETYM. Hair, iiarle participe htt\ssant.
f IIAJE (ha-j'), s. m. Nom scientifique de l'aspie des anciens (ripera haje, L.).
UALAGE (ha-la-j'), s. m. || 1* L'action de haler, de tirer un bateau. Chemin de halage, chemin sur lequel se fait le halage. Halage à bras d'hommes. Halage par chevaux. {| Chevaux de halage, chevaux employés à haler. || 2* Terme de conlerie. Cheville de halage, barre de fer qui sert d'axe de rotation aux rouets et aux dévidoirs.
— HIST. XIII* s. En la seconde partie entendons nous à trelier des chaucies.... des rivages, des balages, Liv. des mit. 2.
— ÊTYM. Haler t.
t HALBOUBG (hal-bour), (. m. Hareng que les
IIAL
pêcheurs prennent hors de la saison de la pffche pénérale. Le liai bourg sa pêche après la disparition des harengs proprement dits; il n'a jamais ni œufs, ni laite, et l'on ignore si c'est une espèce particulière ou un vieil individu de l'espèce commune,
LEGOARANT
— ÊTYM. Le mot signifie, dit-on, hareng bourgeois, ainsi nommé figurément à cause qu'il semble un bourgeois et non un individu de la foule commune; de hal pour har (hareng), et bourg.
HALBRaN (hal-bran), s. m. Jeune canard sauvage. Ragoût de halbrans.
— HIST. XIV' s. Halebrans sont les petits canets qui ne peuvent voler, jusques à tant qu'ils ont eu de la pluye d'aoust, Minagier, ii, 6. || xvi* s. I.es poules d'eau, le héron, l'otarde, le hallebran, l'aigrette, 0. DE SERRES, 346.
— ÉTYM. Espagn. albran ; de l'allem. Ilalbente, Vanas querquedula, de halb, demi, et Ente, canard : demi-canard.
HALBRENÉ, ÉE (hal-bre-né, née), part, passé de halbrener. Terme de fauconnerie. Se dit d'un oiseau de proie qui a des plumes rompues. |{ Fig. et familièrement. Fatigué, harassé, en mauvais équipage. Vieilli en ce sens.
— HIST. xvT s. Le crocheteur et le savetier tous harassez et halbrenez qu'ils sont de travail et de faim, MONT, m, 5.
— ÉTYM. Ilalbran. Le faucon halebrené est celui qui s'est cassé des plumes en chassant le halbran ; puis vient le sens figuré.
t HALBRENER (lial-bre-né), V. n. \\ 1» Chasser aut canards sauvages. || 2° Terme de fauconnerie. Rompre quelques pennes à un oiseau de proie.
— ÉTYM. Halbran.
t HALCITON (al-si-on) , voy. alcyon.
t HALDE (haW), s. f. Tei-me de métallurgie. Masse de matières qui provient de la gangue ou des minerais rebutés.
IIÂLE (hâ-l') , ». m. Il 1° Certaine constitution d'air sec qui dessèche et flétrit. Il avait femme, et belle et jeune encor, Ferme surtout; le hâle avait fait tort X son visage, et non à sa personne, la font. Jument. Et le teint plus jauni que de vingt ans de hâle, BoiL. Épttre xi. Il [d'Antin] était d'un fort beau blond, il avait le visage fort rouge de hâle, ST-siM. 294, 2. Il 2» Terme rural. Vent sec de l'est ou du nord, qui dessèche la terre et les plantes, et qui est fort nuisible. Les abris, les paillassons, les arrosages préviennent les effets du hâle.
— HIST. XII' s. Tozjorz la fit garder en chambre Plus por peor que porle hasle, chhestien de troies, Cliget, dans holland, Chrestien, p. 48. ||xm's. [La femme] Ore veut l'ombre, or veut le halle, Or veut repos, or veut labeur, Contenance des femmes. Il xiv's. Cler fu le jour, greveus le halle, G. guiart, t. I, p. (08, V. 2172. Il XV' s. Tant par la mauvaise garde du dit Guillaume, comme pour le harle et air du temps, la dite playe porroit estre engiinée, du cange, incarceratus. Levez ces cuevreschiefs plus hault. Oui trop cuevrent ces beauli visaiges ; De riens ne servent telz ombraiges. Quant '1 ric fait haie, ne chault, en. d'ohl. Chanson, H03. || xvi' s. Je suis bruslé, le Gast, d'une double chaleur, L'une hasle mon front, l'autre enflamme mon cœur: Le hasle de mon front se refraichit sans peine, bons. 6)4. La luzerne, en son commencement, est sujete au haie du soleil, o. de serres, 272.
— ÉTYM. Voy. hAler.
t. HALÉ, ÉE (ha-lé, lée), part, passé de haler. Bateau halé. || Terme de marine. Se dit d'une manoeuvre bien tendue.
HXLÉ, ÉE (hâ-lé, lée), part, passé de hâler. Atteint, affecté par le hâle. Visage, teint hâlé. Est-il vrai qu'il n'y a que quatre ou cinq mois que vous arrivez de campagne? on ne le croirait point à vous voir, vous n'êtes point hâlé, vous, vous n'avez point l'air campagnard, mahivaux, Pays.parv. 3' part.
f HALE-À-BORD (ha-la-bor), s. m. Terme de marine. Petit cordage employé momentanément à haler à bord un objet quelconque auquel ce cordage est fixé. Il Au plur. Des hale-à-bord.
fHALE-AVANT (ha-la-van), s. m. Terme de pê- :he. Mitaines de grosse étoffe dont se servent les pêcheurs. \\Au plur. Des haie-avant.
t HALE-BAS (ha-le-bâ), s. m. Terme de marine. Cordage sur lequel halent les matelots pour faire descendre une vergue, un foc, une voile d'étai, etc. Il Au plur. Des haie-bas.
t HALE-BOULINES (ha-le-bou-Ii-n'), s. m. Mauvais matelot (parce qu'il ne faut que de la force, sans habileté, pour haler les boulines). On trouve fort peu d« bons mariniers, et on ne trouve que trop
HAL
de kale-boulincs, c'est-à-dire de ceux qui tirent sur les cordes, le p. nKNé fbançois (1021), dans jal. Il Au plur. Des haie-boulines.
t HALE-BHEU (ha-le-breu), s. m. Terme de marine. Petit cordage employé en sens inverse du haiebas. Il /lu pitjr. Des hale-breu.
t HALECRET (ha-le-krè) , t. m. Ancien terme de guerre. Espèce de corselet, do fer battu, composé de deux pièces, pour le devant et le derrière.
— HIST. rvi' s. Le halecret sur le dos, le casque en la teste, le pistolet au poing, sullt, Mém. t. 11, p. 20, dans LAciiRNE.
t HALE-CIIOC (ha-le-kro),». m. Terme de pêche. Croc pour haler à bord le gros poisson. || Au plur. Des haie-croc.
tUALE-nEDANS (ha-le-de-dan), *. m. Terme de marine. Cordage de moyenne grosseur, fixé sur le rocambeau d'un foc pour le haler. jjiu ptur. Des haie-dedans.
t HALE-DEHORS (ha-le-dc-hor), s. m. Terme de marine. Amure ou cordage pour haler le foc en dehors, pour donner une certaine inclinaison à la voile par rapport au vent. || Au plur. Des halo-dehors.
UALEDTE (a-lè-n'), s. f. || 1» L'air qui sort des poumons, pendant l'expiration. Une douce haleine. Une haleine forte, une haleine qui a une odeur désagréable. Il y avait beaucoup de monde et les haleines échauffaient la salle. X grand'peine ose-t-il son haleine tirer, hégnier, Élég. v. Embaumé d'une haleine Plus douce que l'œillet, id. Dial. Un homme remue la langue, pousse son haleine, desc. Monde, \ . ^eurs yeux [de dragons] sont tout de flamme, et leur brûlante haleine D'un long embrasement couvre toute la plaine, corn. Tois. d'or, i, 4. Ma femme a eu horreur de mon haleine, SACi, Bible, Job, XIX, (7. La fraîcheur de ses chairs, l'éclat de son coloris, la blancheur de ses dents, la douceur do son haleine, j. j. rouss. Confess. vu. || Retenir son haleine, suspendre momentanément sa respiration ; et fig. ne faire aucun bruit. Ne soufflez mot, retenez votre haleine; Tremblez, enfants, vous qui jurez parfois, bérang. Préf. || Par plaisanterie. Cet homme serait bon trompette, il a l'haleine forte, se dit, par un jeu de mot sur haleine, de celui dont l'haleine sent mauvais. H 2» La faculté de respirer. Ce cheval a beaucoup d'haleine et de vigueur, l'out hors d'haleine il prend pourtant sa place, corn. Horace , iv, 2. Enfin, perdant haleine après ces grandseflbrts, id. Pomp. v, 3. Dorante, arrêtons-nous, le trop de promenade Me mettrait hors d'haleine, et me ferait malade, id, le Ment. 11, 5. Je me suis à courir presque mis hors d'haleine, mol. Fàch. 11, 3. Où courez-vous ainsi tout pâle et hors d'haleine? RAC. Alhal. II, 2. Il Sans haleine, succombant à la fatigue, presque évanoui. Malheureux, laisse en paix ton cheval veillissant. De peur que tout à coup, efflanqué, sans haleine. Il ne laisse en tombant son maître sur l'arène, boil. Épitre x. Le vieillard, accalilé de l'horrible Artamène, Tombe aux pieds du prélat sans pouls et sans haleine, id. Lutr. v. || A perdre haleine, à perte d'haleine, en allant jusqu'à s'essouffler, en faisant de grands efforts. Riez si vous voulez jusqu'à perte d'haleine. Vous pouvez en crever, sans que j'en sois en peine, hauterociie, les Appar. tromp. m, 8. La grandeur humaine Est une ombre vaine Qui fuit ; Une âme mondaine X perte d'haleine La suit , Et pour cette reine Trop souvent se gêne Sans fruit, Ancien lai, cité dans quelques traités de versification. Dans le bachique transport, Chacun à perte d'haleine Voudra faire un rouge bord, la fahi'. Ode 8. Sois gai pour tromper l'ennemi, El chante à perdre haleine.... bérang. Faridond. || Fig. Faire des discours, tenir des discours à perte d'haleine, faire des discours vains et interminables. || Prendre haleine , respirer à son aise. Rodrigue a pris haleine en vous la racontant, CORN. Cid, IV, 5. Ma foi, prenons haleine après tant de fatigues, mol. l'Ét. m, 5. Mais c'est assez parlé ; prenons un peu d'haleine, foil. Sat. vu. Il laissa prendre un peu d'haleine à son cheval, bamilt. Gramm. B. || Fig. Prendre haleine, prendre repos et forces. Laisse-moi prendre haleine, afin de te louer, CORN. Cid, m, 6. Au sortir de Pharsale un si grand capitaine Saurait mal son métier s'il laissait prendre baleine, id. Pomp. 11, ♦. Souffrez que nous prenions haleine parmi le beau monde de Paris, MOL. les Préc. 5. |{ Reprendre son haleine, recommencer à respirer après une interruption accidentelle plus ou moins longue. || Fig. Reprendre haleine, se reposer, reprendre des forces. J'ai pu reprendre haleine, et, sous de faux apprêts.... COHN. Rodog. n, a. C'est le seul lieu où vous pou-
HAL
vet reprenri-e haleine, sev. 404. En voilà assez pour reprendre haleine, boss. /.«»«. abb. 127. || Donner haleine à son cheval, le mener quelque temps au pas, après l'avoir fait galoper. || 3" La faculté d'être un certain temps sans respirer. Il faut qu'un plongeur ait beaucoup d'haleine. Avoir l'haleine longue, l'haleine courte. || Fig. Quand on demande des grâces aux puissants de ce monde, et qu'on aie cœur bien placé, on a toujours l'haleine courte, MARIVAUX, dans desfontaines. Il Tout d'une haleine, sans reprendre If.ileine. Boire un grand coup tout d'une haleine. \\ F g. Ne me grondez point sur la longueur de mes lettres, je no les écris point tout d'une haleine, je les reprends, et, bien loin do me donner de la peine, c'est mon unique plaisir, s(!v. 334. Il Débiter, réciter un discours tout d'une haleine, sans s'arri'ter. {| Fig. D'une haleine, de suite , sans interruption. [Eléphant de pierre] le porter, d'une haleine, au sommet de ce mont Qui menace les cieux de son superbe front , la PONT. Fabl. X, )4. Voilà la carrière que vous parcouriez d'une haleine, j. j. ROUss. Em. m. jj Période de longue haleine, phrase longue à prononcer. Il Fig. De longue haleine, qui exige temps et efforts. Un ouvrage de longue haleine. Je crains fort de vous voir un procès de longue haleine contre M. de CIteaux, maintenon, Lett. à Mme de la Viefville, 18 juin «707. Les Italiens réussirent surtout dans les grands poèmes de longue haleine; genre d'autant plus difficile que l'uniformité de la rime et des stances, à laquelle ils s'asservirent, semblait devoir étouffer le génie, volt. Ifœurs, 1 21. || D'haleine, s'est dit pour de longue haleine. Je suis toujours le même, haïssant les ouvrages d'haleine, la CHAPELLE, les Am. de Catulle, i, 2. C'est lors qu'il court d'haleine et qu'en pleine carrière, Quittant souvent la terre en quittant la barrière. Puis d'un vol élevé se cachant dans les cieux. Il rit du désespoir de tous ses envieux, corn. Excuses à Àritte. il Courte haleine, essoufflement, respiration difficile et fréquente. Je suis quitte de la fièvre, mais non de la courte haleine ou asthme, nicole, Essais, t. vu, p. 300, dans pougens. L'auteur n'a pas la courte haleine, s'il prononce, sans respirer, ses périodes, volt. leK. d'Argenson, 8 fév. <74B. ||Fig. et familièrement. Cet auteur a la courte haleine ou l'haleine courte, il a peu de facilité et d'abondance. Il Terme de manège. Cheval gros d'haleine, ou court d'haleine, cheval qui souffle extraordinairement quand il galope, quoiqu'il ne soit pas poussif, il 4" Il se dit (les vents. Les vents retenaient leurs haleines, fén. Tél. 11. Sitôt.... Que des zéphyrs nouveaux les fécondes haleines.... regnard. Satire contre les maris. Quand des vents du midi les funestes haleines De semences de mort ont inondé nos plaines, volt. £01 natur. 2' part. Quand la douce haleine du printemps a tapissé les forêts de verdure, BUFP. Morceaux choisis, p. 293. Chaque saison lui [au soleil] doit les attraits qu'elle étale; Le printemps, les parfums que son haleine exhale, c. de- LAV. Paria, I, 6. Oii vont ces rapides nuages. Que roule à flocons d'or l'haleine des autans? lamart. Harm. i, to. || Dans le langage ordinaire, haleine de vent, un léger souffle. Il ne fait pas une haleine de vent. Il B" Fig. Force, capacité. On doit selon sa force entreprendre la peine. Et se donner de ton autant qu'on a d'haleine, Régnier, Sal. vi. Moi qui n'ai ni l'esprit, ni l'haleine assez forte. Pour te suivre de près, id. Sal. rx. Je n'eus assez d'haleine à si grand exercice, id. Élég. iv. Au bout d'une carrière et si longue et si rude. On a trop peu d'haleine et trop de lassitude, corn. Au roi, sur son retour de Flandre. || 6 • En haleine , loc. adv En exercice, en habitude de travailler soit de corps, soit d'esprit. Pour me remettre en haleine, mol. Amph. I, 2. Son dessein est de les [ses disciples] tenir toujours en haleine, et de les empêcher d'être jamais satisfaits d'eux-mêmes, quelque fidélité qu'ils puissent avoir eue pour les pratiques de leur règle, BOSs. Panig. Si Benoit, 3. Mes chevaux s'animèrent et se mirent peu à peu en haleine, fénel. Tél. v. Cei petitesaflaires-là tiennent la vieillesse en haleine, et repoussent l'ennui qui cherche toujours à s'emparer des derniers jours d'un pauvre homme, volt. Lett. Itichelieu, 20 juin I77i. Un de mes centurions se battait tous les matins contre son singe pour se tenir en haleine, m. Memmitts, ix. Je crois qu'un ordre exprès des cieux Tient en haleine la sagesse, BÉRANG. Deo gralias. \\ Fig. Tenir quelqu'un en haleine, signifie quelquefois tenir dans un état d'incertitude mêlé d'espérance et de crainte. Détruire tout l'etrioir qui les tient en haleine, C'est les perdre.... CORN. Sertor. iv, ». Toutes ces considéra-
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lions tenaient tout le monde en haleine, pour apprendre en quoi consistait donc cette diversité, pascal, iVoc. III. Il Être en haleine, être entrain de faire quelijuo chose. Achevons, puisque nous somme» encore en haleine. || Être en haleine, signifie aussi être en bonne disposition pour faire quelque chose. Il faut que j'interrompe mon travail, je ne suis pas en haleine, je n'avance pas. Il ne faut d'ordinaire pour ces expéditions que trouver les postes bien fournies, être en haleine, ou s'être pourvu de relais, hamilt. Gramm. f>. \\ Terme do manège. N'être pas en haleine, se dit d'un cheval qui est demeuré longtemps à l'écurie. || 7" Haleine de Jupiter, le diosme.
— HiST. X." s. Ce dist li reis : cel cor a longue aleine, Ch. de Roi. cxxxiil. || xii* s. Forz fu l'alêne [du cor], la voix en fut moult granz, ttonc. p. 84. Il XIII' s. Et quant l'aleine douce vente Qui vient de cpI douz pals Où cil est qui m'atalente.... Z^a?ne de Faiete, dans Couci. X cest mot [elle] chet pasmée sans vois et sans aleine, audefr. le bast. Homanciro, p. 18. Mais li vilains s'est efTorciez, Si a repris cucr et alaine, Ren. •2i!tO. Tant qu'il est à la grosse alaine, la Rose, 0431. S'el set qu'ele ait mauvese alaine. Ne li doislcslre grief ne paineDe garder que janp jeUne,Nequ'el neparole jeûne, Etgart s'el puet si bien sa bouche, Que près du nez as gens ne louche, ib. 13540. Douce alêne ot et savor6e,tb.53B il
(Narcisso] ot soif por l'aspreté Du chault, et por la lasselé Qui li ot tolue [ûtéj l'alaine, ib. 1485. Li lox |loupl li ala demander De s'aleiie, s'ele ert [était] puaiiz. Ou s'ele esloit souef oulanz [ayant odeur suavel, MARIE, Fable 37. || xv« s. Là put-on voir grand foison de beaux faits d'armes et de durs rencontres.... et en avoient le meilleur ceux qui pouvoient bien porter longuement haleine, proiss. ii, III, 33. Et poussoient de leurs glaives si roidement là où ils se atteignoient que ils se mettoient jusques à la grosse alaine [combat des Anglais et des Français à la Rochelle], lo. ii, ii, 43. Plusieurs ont perdu la journée, Mains barons, ducs, contes et roys, De n'avoir alaine gardée; Que, quant ce vient à la meslée. Et que ung bons est hors d'alaine, Sa vertu si est demourée, Et nen est sa force certaine, Myst. du siège d'Orléans, p. 766. Le Turq fisl sa bataille ariester pour veoir l'ordonnance des chresliens et pour tenir eulx et tous leurs chevaulx en alaine, J. de Sainlri, ch. 8«. Puis autrefois couroit ou alloit longuement à pied, pour s'accoutumer à avoir longue haleine et souffrir longuement travail, Rouciq. I, 3. Alors le roy, qui l'avoit souffert parler tout à son ayse et d'une alayne, chastelain, C/iron. 1,28. Le dit comte marcha tout d'une boutée, sans donner aleyne à ses archiers, cohm. i, 3. Il XVI* s. Quelqu'ung l'admonesta à demye alaine d'ung grand hanap plain de vin, rab. Pont, ii, t4. Je me recouppe si souvent à faulte de haleine, mont. I, 103. Nul loisir de se reposer et prendre haleine, ID. I, S57. Il faut reserver d'embesongnement et d'occupation autant seulement qu'il en est besoin pour nous tenir en haleine, ID. i, 384. Se volant pressé par les Suisses et n'ayant plus d'haleine, il tourna, lui dixiesme, aux coups d'hallebarde, d'aub. Hist. II, 306. Ils ne prirent haleine de leur fuitte que quand leurs chevaux la perdirent, ID. ib. m, 56. Ils contoient les amorces sans ouirun seul coup, quoiqu'il ne fit aucune haleine de vent, ID. ib. m, 240. Le marquis lui vint au devant un peu en forte halaine, pour lui aprendie qu'il venoit d'cstre pressé par 400 chevaux, id. ib. 353. ...si aussi elle a les dents gastées, et si elle a l'haleine forte, paré, xvni, Î3. 11 avoit la langue empeschée et l'haleine courte, AMYOT, Démosth. 9. Il [Démosthfcne] renforça sa voix à courir contre mont des cousteaux qui estoient droits et roides, en prononceant quant et quant à la grosse haleine quehjues harengues, ID. ib. <8.
— ÊTYM. Voy. iialkner; Berry, halein, s. m.; provenç. aUn, s. m. et aXena, s. f.; anc. ital. alerta; ital. mod. lena.
t UALEMENT (ha-le-man), i.m. Terme de charpentier. Nœud qu'on fait avec le câble à une pièce de bois qu'on veut élever.
— ÊTYM. llaler i.
IIALENÊ, ÉE (a-le-né, née), part, patsé de halcner. Un lièvre halené par les chiens.
liAI.ENËE (a-le-née), s. f. Une bouff.e d'air qu'on souffle par la bouche. || Particulièrement, cette bouffée d'air accompagnée d'odeur. Une ba- Innée de vin.
— IIIST. XII' s. Il sonne un cor à molt grant alenée , Raoul de C. 7). || xiv s. Et dit ung charreton à moult baulte alenée : Sire, par celui Dieu.... Cuescl. 4 614. U XVI' s Car les hautbois l'ont bien
HÂL
chanté anuict. Et d'un accord et tout d'une aliénée Ont appelé la bien heureuse nuict, marot, n, 287. ....Courant tout d'une halenée, desper. Conlet, LJ.y. Bien tost après, les Parisiens sceurent l'arrivée des Espagnols au mesme pais, desquels nous parlerons à une autre alenée, d'aub. Uist. m, 4 70.
— ÉTYM. Halené.
IIALKN'KR (a-le-né. L'Académie prétend que \'h est aspirée ; cependant haleine n'a point Vh aspirée: bien plus à halenée, l'Académie, ne disant rien, paraît ne pas aspirer l'h; il n'y a donc aucune raison de l'aspirer dans halener; on verra par un exemple que Hégnicr ne l'aspirait pas. La syllabe le prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : halène, halJnerai), v. n. || 1" Pousser son haleine. Une grande difficulté d'halener. || Activement. Exhaler (emploi qui a vieilli). Or moi, qui suis tout fiamme et de nuit et de jour, Qui n'halène que feu, ne respire qu'amour, hégnier, Sat. vu. || 2" K. a. Sentir l'haleine de quelqu'un. En les halenant, je reconnus qu'ils avaient bu de l'eau-de-vie (vieilli en cet emploi). i| 3° Terme de chasse. En parlant des chiens de chasse , prendre l'odeur d'une bête. Il 4° Fig. Découvrir comme en halenant (emploi qui vieillit; on dit plutôt flairer). Te garder des flatteurs, qui ne t'abandonneront point depuis qu'ils auront halené une fois ton trésor, d'abi.an COURT, Lucien, Timon. || Découvrir ce qu'une personne a dans l'âme, reconnaître son faible. Dès que ces fripons eurent halené ce jeune homme, ils dressèrent leurs pièges.
— HIST. xv s. Ils perdoient le temps pour néant, et alenoient à demeurer là, et ne veoient ni tour ni voie par quoi ils pussent rien conquester, froids, i,
I, 178. Il xvi* s et prochain il est De ses talons,
que ji (le son alaine Ses beaux cheveux tous espars il aleine, marot, iv, 4i. Et lors [ce vent] halena souefvement tout le long du jour refreschissant les barbares et leur bestail aussi, amyot, Sertor. 23. Le fleuve estoit bien près de là, ce qu'il conjecturoit par un doulx vent humide qui les halenoit, id. An- Ion. 62. Le prince accusé d'avoir halené [flairé] les filles de la roine, comme il parut depuis, d'aub. Uist. I, <9(. Le conseil de France n'eut pas plus tost halené ce prince, qu'il lui osta tous ses désirs
pacifiques, id. ib. u, <33 Mais en aians veu cinq
ou six par terre, ils n'hallenerent point lespicques, et se sauvèrent comme ils purent, id. ib. n, <70. Grande difficulté d'halener, paré, viii, 32. Je ne vy jamais grand seigneur accompagné de plus grande prud' hommie que luy , et en ay halené plusieurs, pasquier. Recherches, liv. vi, p. 485. Nous asseura que pour descouvrir le fard, qu'il ne falloit que tenir en sa bouche du saffran, et que veniez à halener une fenltae fardée, son fard n'aura pas si tost senty ce saffran qu'il tombera de luy mesme, bouchet, Serées, liv. i, p. tel, dans la-
CORNE
— ÉTYM. Provenç. et catal. alenar; ital. alenare. D'après Diez, il vient du lat. anhelare, par métathèse, alener pour aneler. Mais, les métathèses n'étant pas communes, on peut voir dans ce mot le lat. halare, souffler, avec le suffixe ena, ina, qui n'est pas aussi rare que Dicz le croit; c'est cette rareté prétendue qui l'avait conduit à proposer la métalhèse.
i. HALER (ha-lé), e. o. || 1" Terme de marine. Faire effort sur une corde attachée à un objet pour produire un effet voulu. Haler une bouée à bord. Il Haler s'emploie pour tirer dans toutes les directions, excepté de haut en bas ; auquel cas les marins disent peser. {| Haie à courir I haie ensemble I haie main 1 commandements préparatoires que l'on fait entendre avant de commencer la manœuvre. ;| 8° Terme de métier. Attacher avec une corde quelque objet embarrassant que l'on veut élever. Il Terme de batelier. Haler à la cordelle, faire avancer un bateau le long d'une rivière ou d'un canal, au moyen d'une corde tirée à force de bras ou par des chevaux. Haler un bateau. || 3° Terme de marine. Haler le vent ou se haler dans le vent, s'approcher de la direction du vent. || 4" V. n. Le vent halo de l'avant, le vent change en prenant la direction de l'avant, jj Haler sur une manœuvre, sur la bouline, faire force dessus pour la tendre et la tirer. Il B° Se haler, v. réfl. Être halé. Ce bateau a de la peine à se haler.
— HIST. XII' s. Bœlines [ils] sachent et baient ; Au vent gardent et aux estoiles, Brut, ms. f" 85, dans LACURNK. || xiv s. Là où François font au haler Leur nés [nefs] vers Flamens dévaler, o. guiart, Royaua lig. v. 940o. || xv s. Icellui varlet se ferma une corde au cou en manière d'une vercoUe [bri-
HAL
rôle] pour soutenir le limond du dit demi char ; pendant qu'ils tiraient et halloient à la vercolle, do CAMOE, vercolenum.
— ËTYM. E.spagn. halar; de l'anc. b. allem. Ha- Mn, tirer, haler: anc. scand. hala; angl. (o haie.
i. HALER (ha-lé), v. a. En parlant des chiens, exciter. Haler des chiens après quelqu'un.
— HIST. XVI' s. Je haslay mon mastin après U larronneau, Oui si près le suivit qu'il le prist au manteau, rons. 743,
— f.TYM. Angl. «o halloo , exciter par des cri». IIALER (hâ-lé), V. a. \\ t' Rendre le teint brun
et rougcàtre, en parlant du soleil et du grand air. Le soleil h&le le teint. |{ 2* Faire éprouver aux plantes le hâle. Voilà un temps qui hàle tout. {| 3" So hâler, V. réjl. Être noirci par le hâle. Il s'est beaucoup bfilé au bord de la mer. || Fig. Un ouvrage se h.lle au grand jour, ls p. do cerceau, dans des-