FONTAINES
— HIST. xur S. Au vent les ont halles [il s'agit de corps morts qu'on fait sécher], Ch. d'Ant. v,56. Ot ambdeus (toutes deux] cousues ses manches, Kt, por garder que ses mains blanches Ne halaissent, ot uns blans gans, la Rose, 666. ||xiv* s. Regardez qu'il est fors , com les poius a quarrez, Il est fort et puissant et moult noir et hallez, Guescl. tau. Il XV* s. Si ne furent [les dames] ne noires ne halées, CHRIST. DE piSAN, Dit de Poissy.
— ÊTYM. Picard, herlé, bâlé ; wallon, aurln, dessécher. Chevallet a proposé le celtiijue : kimry, hnul, soleil; bas-breton, heol; mais la voyelle a n'est pas dans les mots celtiques. Diez le tire du flamand hael, sec. Or un pas.sage de Rutebeuf où hasle est adjectif et signifie desséché (Fors que pain noir, dur et ha-s|p,'rout muisi et tout très sale, II, 473), donne raison à Diez. En effet il prouve que dans hdU est non pas le sens de soleil ou de vent, mais le sens dcdess cher. Quant aux formes en ( ou en r, elles s'expliquent par la tendance de l'ancienne langue à intercaier ces lettres parasites : arme pour dme, usler pour uller (aujourd'hui hurler, avec une r de ce genre). L'ancienne langue avait un adjectif halleus signifiant qui est de la nature du hàle : Se li airs est mult caus et mult ses [sccj et mult halleus, alebrant, f° 22.
HALETANT, ANTE (ha-le-tan, tan-t'), adj. Qui est hors d'hsdeine. Quelques restes de feu sous la cendreépandus. D'un souffle haletant par Baucis s'allumèrent, LA FONT. Phii. et Baucis. Il s'agissait do représenter ce chien tout haletant après une longue course, et la gueule encore pleine d'écume, rollin, Hist anc. CEuv. t. vu , p. 246 , dans polge.ss. Douze palais égaux où l'entraîne le temps, Reçoivent tour à tour ses coursiers [du soleil] haletants, DELAV. Paria, i, 5. || Par extension. Le voyageur, trompé dans son attente. Redouble en vain sa marche haletante, millev. Élég. liv. i, le Boit détruit. || Fig. Qui soupire pour. Une foule haletante et cupide.
t HALÈTEMENT (ha-lè-tc-man), t. m. Action de haleter. Le halètement des chiens.
— HIST. XVI' s. Halètement, cotgrave.
HALETER (ha-le-té. Le ( se double quand la
syllabe qui suit est muette : je balette, je haletterai), V. n. \\ 1" Respirer, comme quand on est hors d'haleine. Un pauvre bûcheron , dans l'extrême vieillesse. Marchait en haletant de peine et de détresse.... BOiL. Poésies die. 28. n revint tout haletant de tendresse et de joie ; il reconnut l'Ingénu pour un vrai Huron, volt. Ingénu, i. Deux jours entiers, jetant sa nourriture, Il haleta sous un ciel embrasé, millev. le Pauvre nègre. || Fig. Sans cesse poursuivant ces fugitives fées, On voit sous les lauriers haleter les Orphées, boil. Êp. u. L'univers haletant sous son poids formidable [de Napoléon], V. HUGO, Odes, II, 4. Il 2* Fig. Soupirer pour, être désireux de. Haletant vers le gain , les honneurs, la richesse, a. chén. Élég. s.i. Craignant de fuir avec toi dans les déserts, et cependant haletant après l'ombrage des bois, chateaub. itta'a, le drame.
— HIST. xiii* S. Etj'ol [entends] l'aloete X la matinée Qui saut et haleté.... Li cuers mi haleté En joliveté, cité dans coussemaker, l'Art harmonique, p. 23». Dex doint bon jor m'amiete ; Li cuer por li me haleté. Poésies (r. arant i30o, t. ii, p. 643, dans lacubne. || xvi' s. Hz demeurent tousjouri vuides de biens et pleins d'espérances, halet;ins tousjours après l'advenir, et laissans cependant aller le présent, amtot, Marius, 88. Père, fesbahis-tu de quoy je suis tremblante, De quoy j'ay de frayeur la poitrine haletante.... bon». 87i. Agardex comment ce cerf là hallette. Il n'en peult .gayres plu», PAL80BAVK, p. «4 4. Sergent de bande qui
nAL
«uoit, poussoit et haletoit pour mettre chacun en son rang et ordonnance, Sat. Mén. Abrégé des états. Venus n'est pas si belle toute nue et vifve et haletante comme elle est icy chez Virgile.... mont. m, 318.
— ÉTYM. Lat. halitare, fréquentatif de halare, souffler.
HALEDR, EUSE (ha-leur, leû-z'), s. m. et f. Hommes ou femmes qui, moyennant une faible rétribution, s'attellent à la corde des navires ou des bateaux qu'on veut faire entrer dans le port, changer de place ou remonter un fleuve.
— ETYM. Haler 1.
■)■ HALI... HALO.... élément qui entre en composition dans certains mots scientifiques, signifie sel, mer, et est le grec SXç, àlbi, lat. sal (voy. sel). Les deux formes â),i.... et àXo.... sont usitées dans le grec en composition, avec cette distinction que àU.... se rapporte à l'eau de mer, à l'eau salée, et &Xo au sel.
t HALICHÉLIDONES (a-li-ké-li-do-n') , *. m. pi. Terme de zoologie. Famille d'oiseaux comprenant les hirondelles de mer.
— ETYM. "AXç, à).o;, mer, et xeXiSwv , hirondelle, t HALICHÉLONES (a-li-ké-lo-n') , *. m. pi.
Terme de zoologie. Famille de reptiles chéloniens comprenant les tortues marines.
— ETYM. "AX;, àXo;, mer, et xsXcôvii, tortue.
+ HALICOLYMBES (a-li-ko-Iin-b'), ». m. pi. Terme de zoologie. Famille d'oiseaux qui ont l'habitude de plonger dans la mer.
— ÉTYM. 'AXi;, âXo;, mer, et xoXuixSâv, plonger, t IIALICORACES (a-li-ko-ra-s') , s. ni. pi. Terme
de zoologie. Famille d'oiseaux comprenant les corbeaux de mer, c'est-à-dire les pélicans et les frégates.
— ÉTYM. 'AXç, àXàç, mer, et xôpaÇ, corbeau.
t HALIÈTE (a-Ii-è-t'), s. m. Terme d'ornithologie. Genre de rapaces, dans lequel on distingue l'haliète albicille, qui est l'haliète ossifragc de certains auteurs, et pour d'autres l'aigle pygargue.
— ETYM. 'AXiaieTo;, de SXç, oXè;, mer. et aietèi;, aigle.
t HALIECTIQCE (a-li-eu-ti-k") , adj. Terme didactique. Qui concerne la pêche. {| S. m. pi. Les Halieutiques, nom d'un poêrae d'Oppien sur la pêche. Il S. f. L'halieutique, l'art de la pèche.
— ETYM. 'AXieuTixoç, de ôXieù.-, pêcheur.
f UALIME (a-li-m'), s. m. Terme de botanique. Nom vulgaire et spécifique de l'arroche halime (chénopodiacées).
— ÉTYM. Lat. halimus ou alimus, du grec àXi- |jio; ou fiXt[Aoc.
^ HALLMÊTRIE, HALIMÉTRIQDE, voy. HALO- MÉTRIE, HALOMÉïRiQUE, qui valent mieux, le préfixe Jiali étant pour la mer, et le préfixe halo pour le sel.
t HALINS (ha-lin), s. m. pi. Terme de marine. Jets et halins, voy. fune.
— ÉTYM. Haler t.
+ HALIOTIDE (a-li-o-ti-d'), s. f. Genre de coquilles, où l'on distingue l'haliotlde luherculée, dite absolument l'haliotide, et appelée aussi oreille de mer et oreille de Vénus, vulgairement ormet ou ormeau.
— ÉTYM. "AXc, àXo;, mer, et o5;, wtô;, oreille.
t IIALIPLES (a-ll-pl') , s. m. plur. Genre d'insectes coléoptères, famille des nectopodes.
— ETYM. 'A/:, àXôî, mer, et uXéw, naviguer.
t HALIPTÈNIiS (a-li-ptè-n'), s. m. plur. Famille d'oiseaux de mer.
— ETYM. "AXç, àXà;, mer, et irmvôt, qui vole. tHAUSAURIEN, (a-li-s6-riin), s. m. Terme de
zoologie. Saurien qui vit dans la mer.
— ETYM. "AX;, àXè;, mer, et saurien.
HALITUEUX, EUSE (a-li-tu-eû, eû-z'), adj.
Terme de médecine. Couvert d'une douce vapeur comparée à l'haleine qui se condense. Peau halitueuse. Il Chaleur halitueuse, chaleur accompagnée d'une douce moiteur.
— HlST. XVI* s. Telle acrimonie peut estre modérée par la vapeur halitueuse et douce, laquelle est mesiée parmy la sueur, pare, i, 35. Chaleur douce, halitueuse et suave à l'attouchement, m. xx, 7.
— ÉTYM. Lat. halitus, souffle, haleine.
HALLAGE (ha-la-j'), s. m. Droit levé dans les
halles et dans les foires sur les marchandises qu'on y étale. La ferma du droit de minage, hallage, langueyage et place du marché de Rebois en Brie, Arrêt du conseil d'État, to avril (783.
— HIST. xm" s. Quiconques est toisserans à Paris.... il doit chascun an , de chascun estai, cinq sois de halage, à paier au roy, Liv. des met. in.
— tT^li. Halle.
HAL
t HALLAGER (ha-la-jé), (. m. Ancien nom de celui qui percevait le hallage. Les marchands qui fréquentent aux dites halles emportent et divertissent souvent les boisseaux des hallagers après la halle finie. Arrêt du conseil d'État, )0 avril 1783.
— ÉTYM. Hallage.
HALLALI (ha-la-li). Cri de chasse qui annonce que le cerf est sur ses fins. || S. m. Air de chasse que les trompes exécutent quand le cerf est rendu. Il On l'emploie aussi à. la chasse du daim, du chevreuil et du sanglier.
— ÉTYM. Il y a dans le grec àXoX:^, cri de guerre; mais comment ce mot grec se serait-il introduit dans le français? Tout renseignement historique faisant défaut, il faut suspendre son jugement, à moins qu'on n'y voie une série d'interjections: bal làl lil
HALLE (ha-l'), s. f. ||1° Place publique ordinairement couverte, où se tient le marché. Halle aux blés, aux cuirs, aux huîtres. M. de Nevers allait très-souvent acheter lui-même à la halle et ailleurs ce qu'il voulait manger, st-sim. (73, 58. Il Les dames de la halle, les femmes qui vendent à la halle. || Â Paris, absolument, les Halles, celles où l'on vend les denrées alimentaires. || Langage des halles , langage bas et grossier. Le Parnasse parla le langage des halles, boil. Art p. i. Ma mère, finissez vos proverbes des halles, lesrand, Famille extravag. se. 2. || 8° Magasin public où les gens d'un même commerce tiennent leurs produits. La halle aux draps de Paris. La halle aux vins. Faire construire et édifier halle, bancs, étaux et autres choses nécessaires pour loger les marchands et leurs marchandises, Lett. patentes, juillet <6(o. Il 8° Fig. Bâtiment ouvert à tous les vents. Ce salon est une halle, une grande halle. || 4° Dans un arsenal, certains ateliersou locaux spéciaux. || 5° Atelier dont le four de cuisson occupe le centre, dans une fabrique de glacps.
— HIST. xm* s. Se il sont demorant es terres devant dites, et il aportent leur pain es haies, Liv. des met. 0. Tele aie [foule] avoit en ma meson.... la Rose, (2979. Le roy tint celé feste es haies de Saumur, joinv. 205. || xiv" s. Nostre dit habitans seront tenus de maintenir les aules du dit lieu, du GANGE, aula. Il XV* s. Jean Lyon et aulcuns capitaines de ses gens montèrent haut en la halle, PROiss. u, II, 86. Sans tenir ici halle de néant [disputer pour rien], je vous conseille que me baillez ma part, loois xi, Nouv. xcii. ||xvi" s. A chasque fort y avoit une haie pour voir la compagnie entière et à couvert, d'aub. Hist. n, f48. La recherche des phrases nouvelles et des mots peu cogneus vient d'une ambition puérile et pedantesque ; peusse je ne me servir que de ceulx qui servent aux haies à Paris! mont, i, 19j. Par la coustume l'on tient siège sous la halle d'icelle ville trois jours en chacune sepmaine et à l'heure accoustumée, SI comme les lundy , les jeudy et samedy, où sont deux eschevins de la dite ville, Cotise, génér. t. u, p. 927.
— ÉTYM. Ital. alla, de l'anc. haut-allem. halla, temple ; ail. mod. flalle, sale; angl. hall. Il paraît y avoir eu dans l'ancien français confusion entre halle, et le latin aula, cour.
HALLEBARDE (ba-le-bar-d'),»./". || l*Arme d'hast, garnie par en haut d'un fer long, large et pointu, traversé d'un autre fer en forme de croissant. Les suissesd'église portent la hallebarde. [Pour la marine] les hallebardes et pertuisanes seront montées sur du bois de frêne ; les lames seront d'un bon fer, net et point pailleux ; celle de la hallebarde sera de neuf à dix pouces de long, et celle de la pertuisane de dix-huit à dix-neuf, Ordonn. de 4 689, xvn, titre 3. Des barreaux, des fossés, d'inexorables gardes, L'airain tonnmt, les traits, le fer des hallebardes En défendent l'approche, en repoussent l'accès [de la demeure de Louis XI], masson, Helvét. n. Sur leur robuste bras [des Suisses] la longue hallebarde Et la lourde massue, et l'épée à deux mains Semblent teintes encor du sang des fiers Germains, id. ib. m. J'y vois de gros gardes. Cuirassés de bardes. Portant hallebardes De sucre candi, bérang. Cocag. Il On lui a donné une hallebarde, signifiait autrefois : on l'a fait sergent dans une compagnie de gens de pied. Si la hallebarde Je peux mériter, Près du corps de garde .le te fais planter. Ayant la dentelle, le soulier brodé, La blouque | boucle] à l'oreille. Le chignon cardé, Adieux de la Tulipe, vers attribués à volt, mais qui sont de mangenot. Il Cela est vrai comme les Suisses portent la hallebarde par-dessus l'épaule, se disait d'une chose fausse. Il Fig. Quand il tomberait des hallebardes, c'est-à-dire quand même il pleuvrait à verse ; les
HAL
grosses gouttes d'eau étant, par exagération, comparées à des fers de hallebarde. Il va tomber des hal'ebardes, se dit quand un gros nuage arrive tout plein d'eau. Il On dit d'une mauvaise rime : Ces mots riment comme hallebarde et miséricorde. || 2° Hallebarde de Suisse , nom vulgaire sous lequel les marchands désignent quelques espèces de rostellaires, et, particulièrement, le pes pelicnni.
— HIST. XV s. Ung baslon appelle une hallebarde ou guisarme, nu cange , alabarda. jj xvi* s. Sept ou huict sergeans firent jouer la pertuisane et l'halebarde, d'auh. Hist. n, 269. Le halebardier tienne au poing sa halebarde, La pique le piquicr, et le haquebutier. Couché plat sur le ventre, exerce son mcsticr, pons. 934.
— ÉTYM. Bourg, aulebnde; esp. et port alabarda; ital. alabarda, labarda; pays de Coire, halumbart. Sousa le tire de l'arabe al harba, composé de at, le, et harba, pointe de lance. Mais la forme du mot s'accorde mieux avec l'étymologie germanique : ancien allemand, helmparte ou helmbarte, sorte de hache, de helm, manche, et parte ou barte, hache. Hallebarde dans l'allemand moderne, hallcbard dans le suédois, halberd dans l'anglais, ont été pris aux langues romanes.
HALLEOARDIER (ha-le-bar-dié ; \'r ne se lie jamais ; au pluriel, I'* se lie : des ba-le-bar-dié-z en fiction), s. m. \\ 1* Garde à pied qui portait la hallebarde. Il 8° Il s'est dit de l'homme qui, à l'aide de leviers et de rouleaux, fait arriver les lourdes masses sur le chantier, Dict. des arts et métiers, Architecte.
— HIST, XV* s. Hallebardier», andré de la vigne, Vcy. de Naples de Charles VIII, p. us, dans la- CURNE. Il XVI* s. Le premier fut achevé [tué] par quel lues hallebardiers, d'aub. Uist. u, i87.
— ÉTYM. Hallebarde.
HALLEBRKDA (ha-le-bre-da), s. m. et f. Se dit d'une personne grande et mal bâtie. C'est un* grande hallebreda. C'est un grand hallebreda. || On écrivait aussi balbreda. Entre autres, un grand halbreda. Nommé Mars, Mavors ou Mavos, Les dents grinça, jura, gronda, Et dit rage contre d'Avaux, VOIT. Poésies, Œuvres, t. ii, p. 166.
— HIST. XVI* s. Une halebreda [une grande femme mal faite], OUDIN, Curios. fr.
— ETYM. Ce semble être, comme l'a dit Ménage, une altération plaisante de hallebarde.
fHALLÉUlE (hal-lé-iie), s. /". Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des scrofulariées.
— ÉTYM. Haller, homme éminent dans la plupart des sciences naturelles, mort en (777.
1 . UALLIER (ha-lié ; \'r ne se lie jamais; au pluriel, Vs se lie : les ha-lié-z aux halles), f. m. || 1" Celui qui garde les marchandises déposées dans une halle. Il a° Marchand qui étale aux halles.
— HIST. xm* s. Se il se comportoit qu'il i eust estai vuit, qu'il ne fust à cens ou à louage, li halier porroient les choses au comporteeur mètre à estai, Liv. des met. (86.
— ÉTYM. Halle.
2. HALLIER {ha-lié ; l'r ne se lie jamais; au pluriel , Vs se lie : des ha-lié-z épais) , s. m. Il 1° Réunion de buissons fort épais. Us ne pourront manier leurs piques parmi des halliers et des troncs d'arbres, d'ablanc. Tacite. Ann. liv. ii, dans RICHELET. Les halliers, c'est-à-dire les lieux anciennement défrichés et qui ne sont couverts que de petites broussailles, bcfp. Ois. t. via, p. 297. J'ai vu le Gaulois devenu sénateur embarrasser sa toge romaine dans les hallierl de ses bois, chateadb. Mart. IX. Il 2° Terme de uSasse. Filet dit aussi traraail que l'on tend perpendiculairement pour que le gibier donne dedans.
— HIST. XVI* s. X cause des bois, halliers et grosses houssieres qui nous couvroient au sortir de la ville, CARLOix, v, 6.
— ÉTYM. Normand, hasier; picard, hallo; anc. franc, halol, branche, arbre en buisson (xiv* s. La moitié de tous les aunois, sauchois, halos, prez et rentes, du cange, halolus). Ce mot a été rattaché au bas-latin hallus ou halla, branche : aut de romis aut de hallis super cooperuerit, Lex Sal. xu, 4; mais on a rejeté cette étymologie parce que hallis était une leçon douteuse, et que la plupart des manuscrits portaient ca/ii>, pierres; ce qui a induit Diez à proposer le bas-latin hasla, branche qui est dans la Loi des Uipuaires : in hasla hoi est ramo. Le normand hasier vient en confirmation de l'opinion de Diez.
t UALLOPE (ha-lû-p') , ». m. Vaste filet de pécha qui traîne sur le fond. L'usage des filets appelés