HEB
— HIST. ivi* 8. Cerise heaumee ou cœur, et heaumier, cerisier de cœur, o. de serbes.
t UltAUTOGSOSK (é-4-togh-nA-z') , M. f. Tenat de philosophie. La connaissance de soi-même.
— Etym. 'Eoutoù, de soi-même, et T»<««n<i '^^ naissance (voy. gkose).
HEBDOMADAIRE (é-bdo-ma-dê-r'). adj. || 1* Qui appartient à la semaine. C'est lui [Bacchus] qui voulut consacrer Le dernier Jour hubdomadaire X boire, à rire, à ne rien faire, volt. Filles de Uinie. Il 2* Qui se renouvelle chaque semaine. Journal hebdomadaire. J'apprends que l'on a inséré, dans des papiers hebdomadaires, des letties aussi outragéantes que mal écrites du poète Rousseau, au sujet de la tragédie de Zaïre, volt. Mél. litt. aux aut. de la Hiblioth. rais. \\ Chroniqueur hebdomadaire, celui qui, dans un journal, fait toutes les semaines une revue ou chronique. || Dans les écoles, collèges et lycées , notes hebdomadaires , notes que l'on donne, à la fin de chaque semaine, aux écoliers pour leur travail et leurconduite || Substantivement. I.'n hebdomadaire, un Journal heMomadaire. Je m'engageai par l'espoir d'un salaire A travailler à son hebdomadaire, volt. P. Diable.
— ETYM. Lat. hebdomadarius (quichebat, addenda), de éei5o|ii{, semaine, lequel vient de iitrà, sept (voy. SEPT).
t HEBDOMADAIREMENT (è-bdo-ma-dê-re-man), adv. Toutes les semaines. Envoyer hebdomadairement des rapports circonstanciés sur la marche de la fabrication.
HKBDOMADIER (è-l>do-ma-dié), s. m. || 1* Celui qui est de semaine dans un chapitre ou dans un couvent, pour y faire l'oflice et y présider. || Adj. Chanoine hebdomadier. || l' Au fém. Hebdomadière, religieuse qui est de semaine pour dire l'ofQce et présider la communauté.
— ETYM. Voy. hebdomadaire.
t UÉBÉ (é-bé), ». f. Il 1° Terme de mythologie. La déesse de la jeunesse, qui était chargée de verser le nectar i la table de Jupiter. || Kig. Une jeune et jolie femme, particulièrement celle qui offre à boire dans un repas. C'est une Hébé, une véritable ilébé. Il i' Terme d'astronomie. Astéroïde découvert en
I «47. Il 3° Terme de botanique. Genre de plante» voisines des véroniques. || 4" Terme de zoologie. Espèce de couleuvre. || Espèce de papillon.
— ETYM. "HSri, jeunesse.
t HËBÉCHET (hé-bé-chè), ». m. Sorte de grand panier fait, d'après Dutertre, dans son Histoire des Antilles, avec l'écorce tissée d'une plante qui serait an ni«nin(a.
HÉBERGE (é-bèr-j'), ». f. Endroit où deux bâtiments établis sur un même mur commencent à se séparer, étant d'inégale hauteur. Tout mur servant de séparation entre bâtiments est présumé mitoyen jusqu'à l'héberge, Code Nap. art. 863.
— HlST. XVI' s. Aussi est il loisible au voisin les estouper [fenêtres de l'autre voisin] en se servant du mur, et remboursant son voisin de la moitié d'icelui, selon son héberge, loisel, 28B.
— ETYM. Voy. héberger. Héberge, dans l'ancienne langue signifiait logis, demeure (xm* s. Et noslre gent relornerent arieres en leur herberges, villeh. Lxxxiii); de là, particulièrement, le sens de mur commun entre deux logis.
HÉBERGÉ, ÉE (é-bèr-jé, jée), part, passé d'héberger. Des soldats hébergés chez l'habitant.
t HÉBERGEMENT (é-bèr-je-man), ». m. Action d'hebergor.
— HlST. XV* S. Or me convient porter hébergement. Pour reposer quant »eray endormi. Draps à couvrir, chars et vaissellement, Harnois entier contre mon ennemi, e. DFScn. Poésies mss. {° 22i.
II xvi* s. Terre sans hébergement [où le maître n'a point de logement) n'est que de demi-revenu, lotsel, 226.
— ETYM. Héberger i Berry, abergement, abrègement.
HÉBERGER (é-bèr-jé. Le g prend tin < devant a et o; j'hébergeais, nous hébergeons),», a. || 1* Loger, recevoir chez soi. Notre petit chitcau espère toujours d'avoir l'honneur de vous héberger, quand vous prendrez le chemin de la France, volt. Leit. Chauvelin, (4 févr. (763. Présentez-vous chez le docteur en habit de cavalier, avec un billet de logement; il faudra bien qu'il vous héberge, Beaumarchais, Barb. de Sér. i, 4. || Par extension. Chez les loups qu'hébergeait ce lieu peu fréquenté, la FONT. Pet. chien. || Fig ...d'où vient qti'aussi Je ne puis héberger cette capricieuse [U Fortune 1? la FONT. Fabl vu, «2. Il 2* Terme de «alines. Héberger U maire, charger d'eau le poêle. U •* V. n.
HÊB
HÈC
HÉD
(emploi qui est peu usité). Nous avons passé plus de dix ponts qui n'étaient gardés de personne, et, partout où nous avons hébergé, nos hôtes n'ont poi nt fait de difficulté de prendre de l'argent de nous, voit. Lett. 85. li 4° S'héberger, v. réft. En termes d'architecture, s'adosser sur et contre un mur mitoyen. - HiST. XI* s. Franc se herbergent par tute la contrée, Ch. de Roi. lit. Dist l'emperere : tens est de l'herberger, 16. clxxvii. Desuz la rive sont Franceis hébergiez, 16. cxcvi. || xii' s. Chez un hoste [ils] herbergent, qui moult estoit prudhon, Sax. xxii. Il xin" s. Kt quant il furent hebregié, si arint, au tiers jor, une grant mésaventure illuec, entour l'eure de vespres, villeh. xlix. Li quens [le comte] les heberja moût honorablement, Berte, ix. Saint Juliens, fait-ele, veuillez moi hebergier, ib. xxxix. Ne purquant jo sui enveiez Pur vus herberger e servir, Lai del désiré. Car li leus [le lieu] d'oisiaus herbergier N'estoit ne dangereus ne chiohes, One mes ne fu nus leus si riches D'arbres, ne d'oisillons chantans, la Rose, 472. Travail et dolor là herbergent, ib. 4639. Et en tex [telles] manières de cuers [cœurs] ne se pot loiatés herbegier, beaum. 1, 7. Il XVI* s. 11 délibéra en ycelle ville se héberger soy et ses gens, bab. Garg. 1, 38. Et plus cent lois me plaisoit d'ouyr dire: Pan, fais bon oeil à Robin le berger, Que venir chez nous trois cents bœufz héberger, MAEOT, I, 222.
— ÊTYM. Berry, auberger, aberger et héberger, couvrir, abriter; bourguig. eborgé ; génev. aberger ; provenç. alberguar ; espagn. et portug. albergar; ital. aiberjore; du germanique :anc. h.allem. heriberga, campement militaire, de heri, armée, et berge, logement : proprement logement des gens de guerre, puis, par extension du sens, logis en général et même auberge {voy. ce mot).
f HÉBERTISTE (é-bèr-ti-sf), s. m. Terme d'histoire de la révolution française. Partisan du membre de la commune Hébert, ultra-révolutionnaire qui rédigeait le journal intitulé : le Père Duchesne.
\ HEBÉTANT, ANTE (é-bé-tan, tan-t'), ad;. Qui hébète. Une occupation, une habitude hébétante.
I HÉBÉTATION (é-bé-ta-sion) , s. f. Etatd'émoussement des sens. La grossièreté de ses appétits [du cochon] dépend de l'hébétation des sens du goût et du toucher, buff. Cochon.
— ÊTYM. Lat. hebetalionem, de hebetare, hébéter.
HÉBÉTÉ, ÉE {é-bé-té. tée), part, pas»^ d' hébéter. J'en ai l'esprit tout hébété, Régnier, Stances rel. Mais il est devenu comme un homme hébété, mol. Tart. I, 2. Je laisse aux doucereux ce langage affecté, Où s'endort un esprit de moUesse hébété, eoiL. Sat. IX. Il [Socrate] était fort laid, et, outre sa laideur, il avait dans sa physionomie quelque chose d'hébété et de stupide, rollin, Hist. anc. CEuv. t. iv, p. 387, dans pot-'GENS. Être heureux comme un roi, dit le peuple hébété, volt. Disc. < . Les nations hébétées demeuraient dans le silence, m. Mœurs, «10. Tout le monde se regardait avec des yeux hébétés,iD. Aventuredelamrmoire.W Substantivement. On institue îles prêtres, on brûle de l'encens, on présente des sacrifices à l'âme d'un hébété [l'empereur Claude], balz. le Prince, B. Écrire en sage et Tivre en h6l)été.... Muses, gardez vos faveurs pour quelque autre, J. b. rouss. Épît. 1, *.
HÉBÉTER (é-bé-té. La syllabe bé prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : il hébété, excepté au futur et au conditionnel: j'hébéterai, j'hébéterais),«. a. \\ 1° Rendre obtus, «moussé, en parlant de l'esprit, des sens, par comparaison à un tranchant qu'on émousse. Les esprits ont dégénéré dans l'Inde; probablement le gouvernement tai-tare les a hébétés, volt. Uamrs, 3. La fade galanterie n'a point hébété ta raison, i. j. rouss. Hél. 11, H. Il î° S'hébétcr, v. réfl. Devenir hébété. Le remède est de s'hébétcr, de ne point penser, sÉv. 543.
— HIST. XVI' s. L'accoustumance hebete nos sens, MONT. I, 100. Il est un sot, son goust est mousse et hebesté, jd. i, 329. La vieillesse, ou bien la grandeur de ses malheurs, luy avoient troublé le sens et hebeté le sentiment de douleur, amtot, les Gracques, ss.
— Rtym. Lat. hebetare, de hebes, émoussé.
t HÉBÉTUDE (é bé-tu-d'), s. f. Terme de médecine. Apparence hébétée que présente un malade dans certaines affections cérébrales.
— ÉTYM. Lat. hebetudinem, état de ce qui est émoussé, de hehes, émoussé.
HÉBRAÏQUE (è-bra-i-k') , adj. |] !• Qui appartient aux Hébreux. La langue hébraïque. || la vérité hébraïque, nom donné par saint Jérôme au texte hébreu de l'Ancien Testament. || 2° Terme d'histoire naturelle. Dont le corps offre des dessins qu'on a
comparés à des lettres hébraïques. || S. m. Espèce d'insecte. ]] Petit poisson du genre labre.
— EtYM. 'Cêpaïxoi;, de éêpaîo;, hébreu.
t UÉBRAÏQUEMENT (é-bra-i-ke-man), adv. X la manière des Hébreux.
HÉBRAÏSANT (é-bra-i-zan), s. m. |] !• Savant qui s'attache à l'étude de la langue hébraïque. Il i° En un autre sens, observateur trop scrupuleux des préceptes de la Bible.
— ÊTYM. Hébraïser.
t HÉBRAÏSER (é-bra-i-zé) , c. n. Se servir d'hébraïsmes. || Connaître, étudier l'hébreu. |] Adopter les opinions des Hébreux. Kircher dit qu'on croirait que les Hébreux ont tout imité des Égyptiens, ou que les Égyptiens ont hébralsé, volt. Philos. Bible expl. Nombres, note m.
— ÊTYM. 'EëpatÇeiv, faire à la mode des Hébreux, de éêpaîoç, hébreu.
HÊBRAÏSME (é-bra-i-sm'), s. m. Locution particulière à la langue hébraïque. Il se firent un grec mêlé d'hébraïsmes, boss. Hist. i, 8.
— ÉTYM. Hébraïser.
t HÉBRAÏSTE (é-bra-i-sf), s. m. Synonyme peu usité d'hébralsant, au sens de attaché à l'étude de l'hébreu.
HÉBREU (é-breu), s. m. j] 1° Nom du peuple juif. Les Hébreux. Un Hébreu. {] Ce mot n'a pas de féminin ; on ne dit pas les Hébreues, mais les Juives. Il 2° Langue hébraïque. L'hébreu est une des langues sémitiques. On verra qu'il s'est ébloui lui-même, ou qu'il veut éblouir les autres par son grec et par son hébreu, boss. < '• inslr. sur la version du Nouv. Test, xxvii, T passage, B. |] Fig. et familièrement. C'est de l'hébreu, on n'y peut rien comprendre. C'est de l'hébreu pour moi, je n'y puis rien comprendre, mol. l'Ét. m, 3. Il renvoya le valet après avoir dit quelques paroles italiennes qui furent de l'hébreu pour moi, le sage, Gtizm. d'A Ifar. m, 1. Parler de faire le point eût été de l'hébreu pour nos marins, CHATEAUB. Itinér. partie 3». {| 3° Hébreu carré, les caractères hébraïques modernes. || 4° Adj. m. Le texte hébreu, le texte en langue hébraïque. Citer des passages hébreux. || Cet adjectif est inusité au féminin; en ce cas on le remplace par hébraïque: la langue hébraïque, une bible hébraïque.
— HIST. XIII* s. De ci m'en vois : Or soiez vers moi plus cortois; Ne me traveillez mes de mois, Va, Salatin, Ne en ebrieu ne en latin, ruteb. ii, 87. Il XV* s. Car selon loy hebrée et en latin, Tuit sommes faiz trespassans par ce monde, e. desch. Poésies mss. t° 105. Il XVI* s. Parler en hebrieu [parler une langue qu'on ne comprend pas], j. marot, p. 204, dans lacorne.
— ÊTYM. Lat. hebrseus, du grec êSpaïoç, de Heber, arrière-petit-fils de Sem. Selon Renan, Langues sémitiques, p. 29, t" édit. il vient de heber, passage, et hébreux veut dire ot itspdtTai, ceux d'au delà du fleuve, par souvenir du temps où une partie de la population sémitique habitait en deçà de l'Euphrate, et une partie au delà.
f HEC (hèk) , s. m. Forte planche qu'on pose sur la vendange avant de la soumettre à l'aciion d u pressoir.
— HlST. XIV* s. Le suppliant estoit à son huis appoié sur son hec, qui fait aussi que demi closture d'un huis, nu cange, heket. Hz alerent ensemble heurter au hec de l'uis de l'ostel du dit Obery. duquel hec ilz rompirent un ais ou deux, id. th.
— ETYM. Origine inconnue. Dans le xiv* siècle, le hec est une demi-porte.
t HÉCATE (é-ka-f), s. f.\\l' Terme du polythéisme. Déesse des enfers. Elle invoque à grands cris tous les dieux du Ténare Et l'inflexible Hécate et l'horrible Alecton, j. b. rouss. Cantate, Circé. Il La triple Hécate, la même déesse, ainsi nommée parce qu'elle était Diane sur la terre, la Lune au ciel, et Proserpine dans les enfers, j] 8° Terme de zoologie. Espèce de tortue d'Amérique. ]| Espèce de papillon.
— ÊTYM. 'Exàni.
HÉCATOMBE (é-ka-ton-b'), s. f. j] 1» Sacrifice de cent bœufs ou d'un grand nombre de victimes. Vous tiendrez mal parole, ou bientôt, sur ma tombe. Tout le sang de vos rois servira d'hécatombe, corn. Nicom. y, 7. ô homme, ne cherchez plus l'expiation de vos crimes dans le sang des animaux égorgés ; dussiez-vous dépeupler tous vos troupeaux par vos hécatombes, la vie des bêtes ne peut point payer pour la vie des hommes, boss. 2* sermon. Divinité de la relig. 3. On dit que Pythagore immola aux Muses une hécatombe pour les remercier de la découverte de ce dernier théorème [celui du carré de l'hypoténuse], ce qui prouve qu'il en connut la fécondité, niDEROT, Opin. des anc. philos, {pythagorisme). || 2" Fig. Massacre, effusion de sang hu-
main. Fais périr ou péris, préviens, lâche, ou succombe, Venge toute la terre ou grossis l'hécatombe, COHN. Attila, V, 5. Il Par plaisanterie. Comment va la santé de Pollion ? vous savez si je m'y intéresse; il y a peu d'hommes comme lui; je ferais une hé« catombe de sots pour sauver un rhumatisme à un homme aimable, volt. Lett. Thiriot,2i octobre 1736.
— ÊTYM. 'ExoTOfiêri, de ixarôv, cent (voy.CENT), et poùc, bœuf (voy. bœuf).
t HÉCATOMBÉON (é-ka-ton-bé-on), t. m. Le septième mois des Athéniens, jusqu'à l'an 45U av. J. C. où il devint le premier du calendrier olympique. Il correspondait à partie de juillet et d'août.
— Etym. "ExaTonêaiùv, le mois OÙ l'on sacrifiait les hécatombes.
t HÉCATONSTYLE (é-ka-ton-sti-l'), *. m. Terme d'architecture. Portique, édifice à cent colonnes. Il se disait particulièrement du grand portique du théâtre de Pompée à Rome.
— ÊTYM. 'ExaTÔv, cent, et (ttûXo;, colonne.
t HÈCHE (hè-ch'), s. f. Espèce de ridelle qui garnit les côtés d'une charrette.
— ÊTYM. Le même que hec.
t HECT... ou HECTO... préfixe du nouveau système métrique qui signifie cent, et est une contraction incorrecte du grec éxaiov, cent.
HECTARE (6-kta-r'), s. m. Mesure agraire d'une superficie de )00 ares.
— ETYM. Hecl.... préfixe, e» are.
t HECTARER (è-kta-ré), ». a. Mesurer à l'hectare.
HECTIQUE (è-kti-k'l, adj. Terme de médecine. Oui consume. Fièvre hectique, fièvre ordinairement continue, avec des exacerbations le soir, ou rémittente, et accompagnée d'amaigrissement progressif.
— HIST. XVI" s. L'affluence de sang défaut aux hectiques et phthisiques, paré, viii, io. La fièvre hectique survient assez souvent aux plaies et maladies du poulmon, in. viu, 33.
— ÉTYM. 'ExTixo;, de ê^eiv, avoir, tenir. Dans hectique Vh vient de l'esprit rude.
HECTISIE (è-kti-zie), s. f. Terme de médecine. État de ceux qui ont la fièvre hectique.
— ETYM. Voy. hectique.
t HECTO (è-kto), s. m. Abréviation usuelle d'hectogramme. Trois hejtos de viande.
— ETYM. Voy. hectogramme.
t HECTOÉDKIE (è-kto-é-drie) , s. f. Terme de minéralogie. Etat d'un cristal hectoédrique.
t HECTOÉliRlQUE (è-kto-é-dri-k'), adj. Terme de minéralogie. Qui a six faces.
— ÊTYM "E5, six, et lêoa, face.
HECTOGRA.MME (è-kto-gra-m'), s. m. Poids de
uio grammes, dans le système métrique.
— ETYM. Hect.... ou hecto....,e\. gramme. HECTOLITRE (è-kto-li-tr'), s. m. Mesure de cent
litres, dans le système métrique.
— ÉTYM. Hect.... ou hecto...., et litre.
t HECTO.MÈTRE (è-kto-mè-tr'), s. m. Mesure de longueur égale à (OC mètres.
— ETYM. Hect.... ou hecto...., el mètre.
t HECTOMÉTRIQUE (è-kto-mé-tri-k'), adj. Qui appartientà l'hectomètre. Cote kilométrique et hectométrique.
\ HECTOSTÈRE (è-kto-stè-r'), s. m. Mesure de 100 stères.
— ÉTYM. Hect.... ou hecto...., et stère.
t HÉDÉRACÉ, ÉE (é-dé-ra-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au lierre. i| S. f. pi. Les hédéracées, famille de plan tes dont le lierre est le type.
— ÊTYM. Lat. hedera, lierre (voy. ce mot).
t HÉDÉRIFORME ( é-dé-ri-for-m' ) , adj. En forme de lierre.
— ÊTYM. Lat. hedera, lierre, et forme.
t HÉDÉRINE (é-dé-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Suc gommo-résineux, dit improprement gomme de lierre, qui découle du tronc des vieux lierres.
— ÉTYM. Lat. hedera, lierre (voy. lierre).
t HEDWIGIE (hèd-vi-jie), s. f. Terme de botanique. Genre de térébinthacées con tenant l'hedwigif balsamifêre qui porte le nom de bois à la baraque à Haïti et à la Jamaïque, legoarant. || Nom d'un genre de mousses.
— ÉTYM. Hedwig, botaniste allemand du siècle dernier.
fHÉDYSARÉES (é-di-za-rée), s. f. pi. Terme de botanique. Tribu des légumineuses papilionacées dans laquelle se trouve le sainfoin.
— ÉTYM. Hédysaron.
I HÉDYSARON (é-di-za-ron) ou HÉDYSARUM (é-di-za-rom'), s. m. Terme de botanique. Genre de la famille des papilionacées qui contient beaucoup d'espèces.
— ÊTYM. 'HôOirapov, sainfolOi
nEL
t llftCfiMOfflE (é-jé-mo-nie), ». f. Suprématie qui apparlcnail à un peuple dans les fédérations de l'antiquité grecque. L'hégémonie appartenait primitivement à Sparte. || Il s'applique aussi aux Etats modernes. L'Autriche et la Prusse se disputent l'hégéraoni'" de l'Allemagne.
— KTYM. 'HyiiiovIo, dérivé du verbe i?iYti(j6ai, diriger, conduire.
t IIÊGÉSUOtlE (é-jé-ïi-a-k*), *. m. Disciple d'Hégesias, philosophe cyrénalque, qui enseignait à Alexandrie vers 3io avant Jésus-Christ et qui approuvait le suicide.
IlEGtRE (é-ji-r"), ». f. L'ère des Mahométans, qui commence à l'époque où Mahomet s'enfuit de la Mecdue. La première année de l'hégire correspond i. l'an 622 de Jésus-Christ. & sa fuite commença la fameuse hégire, B0.ss. llist. i, n.
— ETYM. Arabe, hejirelh, fuite.
HEIDCOCE (fc-du-k'), s. m. || !• Nom d'une milice de gens de pied qui, occupant quelques districts de la Hongrie, voisins de la frontière, est chargée de les défendre. Il faudrait.... tout braver pour me voir. Le sabre nu de l'heiduque Et l'eunuque, V. Huoo, Orient. )9. 112"" Domestique vêtu à la hongroise. Le roi étant informé qu'au mépris des ordonnances qui défendent à tous domestiques de porter aucunes armes, épées, cannes, etc. on en voit tous les jours derrière les voitures, ou à pied, connus sous le nom de chasseurs, heiduques, portant un grand couteau de chasse ou sabre pendu à leur côté; que d'autres ont des épauletles sur leurs habits, ce qui est la marque distinctive de l'état militaire...., Ord. durai, l.i juin (779.
— insT. xvr s. Les hidouques, qui sont gens de pied de la Croacie, emportèrent par surprise Clissa, d'aub. llisl. m, 426.
— ÉTYM. Tchèque ou bohème, hayduk, forme slave du vieux hongrois hadju, signifiant un fantassin, un garde à pied.
IIEIM ou HEIN (bin), interj. familière qui t'emploie en guise d'interrogation, et signifie : n'esl-ce pas? qu'en dites-vous? Nous irons ce soir, hein? Cela est bien écrit, hein? Et mes lettres les as-tu portées à la poste, heim?BRUEYs, Grondextr, I, 8. Il Sert aussi à exptiracr l'étonnement. Il Sert enfin à exprimer le bruit qui accompagne chaque effort de l'ouvrier dans plusieurs professions.
— ÊTYM. Lat. hem, qui avait le même sens et qui se prononçait peut-être de même : Non, hercle, inlelliijo. — Non? hemt — Son, TÊRENCE,ilndr. I, se. 2, V. 167.
UÉLAS (é-lâ; l's se lie : é-lS-z il est mort; quelques personnes font entendre i's : é-las' ; cette prononciation n'est pas à recommander; las n'étant, dans ce mot, que l'adjectif las, qui ne se prononce jamais las'), tnJer;. qui exprime la douleur. Alors le roi d'Israël dit: hélas, hélas, hélas I le Soigneur nous a ici joints trois rois ensemble pour nous livrer entre les mains de Moab, saci, Bible, Rois, iv, m, (0. Alors [en recevant le saint viatique] il se souvint des irrévérences dont, hélas! on déshonore ce divin mystère, boss. toui» de Bourbon. Après l'Agésilas, Hélas! Mais après l'Attila, Holà! boil. Épiyr VII. Il Substantivement. Que cet hélas a de peine à sortiri cohn. Poly. iv, 3. Traîtres, ces feints nélas ne sauraient m'abuser, ID. Veuve, iv, 3. Il fit d'une mourante voix Deux grands hélas, les bras en croix, sCARRiiN, Yirg. v. Un jour se passe et deux «ans d'autre nourriture Que ses profonds soupirs, que ses fréquents hélas, la font. Matr.
— UlST. XIII* s. Helas! se nus [nul] se doit sauver dolans [en allant à la croisade]. Donc doit par droit ma mérite estre grans, Car plus dolans ne s'en part nus [nul] deFrance, quksnes, Tiomancero, p. »o. Halas! quel damage! car il onques puis ne chevaucha que celé fois, villeii. xxii. Helas ! or n'osetai-je mais devant lui aler, Berte, cxxxix. || xvi' s. Je tresime de grant ahan; zalas, les voles [voiles] sont rompues, bab. Garg. iv, )8.
— ÉTYM. Hé, interjection, et l'adjectif las (voy. ce mot), qui avait le sens de malheureux, affligé ; provenç. atlas, hailas; anc. ital. ahi lasso.
j IIELCOLOGIE (cl-ko-lo-jie), s. f. Terme de chirurgie. Traité sur les ulcères.
— ETYM. 'EXxoc ulcère (le même que le latin ulcus), et Xoyo;, traité.
I UELCOSB (èl-kô-z'), ». f. Terme de médecine. Ulcération.
— ETYM. "EXxtoTi;, ulcération.
+ HELCTIQUE (èl-kti-k'), adj. Terme de médecine. Synonyme d'attractif, d'épispastique.
— ÈTÏM. "EXxTixà;, de Cixtw, attirer.
HÈL
t HELCYDRION (èl-si-dri-on) , ». m. Terme de chimie. Ulcération superficielle de la cornée.
— ETYM. 'EXxjîf.iov, diminutif de !),xo;, ulcère. HÉLÉ, ÉE (hé-lé, lée) , part, passé de héler. Le
vaisseau hélé mit en panne.
t HÉLËNE (é-lè-n'), s. f. || 1° Nom de la femme de Ménélas, enlevée par P&ris, qui fut la cause de la guerre de Troie, et dont la beauté égalait celle des déesses. Elle fut la seule de son sexe, parmi tant d'enfants de Jupiter, dont ce dieu daigna se déclarer le père; quelque tendresse qu'il eût pour le fils d'Alcmène, Hélène lui fut encore plus chère; et, dans les dons qu'il leur fit, les plus précieuses faveurs furent d'aliord pour sa fille ; car Hercule eut en partage la force à qui rien ne résiste, Hélène la beauté qui triomphe de la force même, P. L. codb. Éloge d'Hélène. || 2° Sert à désigner une beauté qui attire les vœux d'un grand nombre de prétendants. La gent qui porte crête au spectacle [le combat des deux coqs] accourut; Plus d'une Hélène au beau plumage Fut le prix du vainqueur.... i.a font. Fabl. VII, )3. Il 3" Nom d'une espèce de papillon, de couleuvre et de murène. || Variété de tulipe. || t" Nom donné anciennement à une variété de feu Saint- Elme. Castor et Pollux, en météorologie, est un météore igné, qui parait quelquefois en mer s'attacher à UD des cÂtés du vaisseau, sous la forme d'une, de deux, ou même de trois ou quatre boules de feu ; lorsqu'on n'en voit qu'une, on l'appelle plus proprement Hélène, mi'Sschenbboek, dans jal.
— ETYM. 'E).évii , que Max Maller a identifiée avec la Saramd védique, la déesse de l'aurore, et que Curtius au contraire rapproche de iXâvii , torche.
t HÉLÊNIE (é-lé-nie), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des composées où l'on distingue l'hélénie d'automne, plante d'Amérique, helenium antumnale, L.
— ÉTYM. Lat. helenium, du grec êXéviov, ainsi dite parce que, suivant les Grecs, elle était née des pleurs d'Hélène.
t UfiLÉNINE (é-lé-ni-n'),». /'.Terme de chimie. Nom qui a été donné à l'inuline.
t HÉLÉPOLE (é-lé-po-l'), ». ^ Terme d'antiquité. Machine en forme de tour qui s'employait aux sièges des villes.
— ÉTYM. 'EXénoXtç, de iXiîv, prendre, et itô- Xiç, ville.
IIÉLER (hé-lé. la syllabe hé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je hèle; excepté au futur et au conditionnel : je hélerai, je hélerais), 13. a. || 1° Terme de marine. Appeler un navire avec un porte-voix. || 2° Par extension, appeler de fort loin. On nous héla d'une des portes de la ville, ciiATE.'.unn. Itinér. t" part 113" Se héler, V. réfl. S'appeler l'un l'autre on mer ou de loin. Les marins des deux bâtiments se hélaient. On se hélait, on se saluait.
— HlST. xvi's. Haudelanef, hola hau, qui nous belle? J. PARMENTiER, Chant royal, dans jal.
— ÉTYM. Norm. hélera de l'angl. lohail, héler, proprement saluer; le sens primitif de (o hail est souhaiter la santé, health, santé; allem. heil, sain. Desroches, (687, écrit heuler, dit jal.
t UÉLEDX (hé-leû), ». m. Espèce de héron de Saint-Domingue.
UÉyANTHE (é-li-an-f), ». m. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des composées. || Hélianthe tubéreux, le topinambour.
— ÊTYM. "H/.'.ot, soleil, et lï'.ôo;, (leur. IIÊLIANTHÈME (é-li-an-tè-m'), ». m. Terme de
botanique. Genre de plantes (famille des cistinées) dont la plus connue porte des fleurs d'un jaune luisant disposées en épi, et est dite vulgairement herbe d'or, hysope des garigues.
— ÉTYM. Voy. HÉLIANTHE.
HËLIAQCE (é-li-a-k'), adj. || !• Terme d'astronomie. Lever héliaque, coucher héliaque, se disent d'un astre qui se lève ou qui se couche au moment oii, le soleil allant se lever ou venant de se coucher, il n'y a pas assez de lumière pour que l'astre en question ne soit pas visible. || %' S. f. pi. Terme d'antiquité grecque. Les héliaques, fête en l'honneur du soleil.
— ÉTYM. 'HXit/ç, soleil. 'Hé>io; est une autre forme que les hellénistes regardent comme équivalant à oKé/io;, Cretois dêtXio:. Curtius a rap|>roché ces formes du mot sabin ausel, soleil, radical sanscrit ush, brûler, & quoi tiennent aurora, aurore, et le nom propre /lurfii'u». Mais cette élymologie ne rend compte ni de l'esprit rude, ni de ce que deviennent l's do ausel et sh de u»A; il vaut donc mieux suivre l'avis de Beafey, qui voit dans {j^iXio;,
HÈL
dCeliot, lettre pour lettre, le sanscnl sdvarya forme développée de tûrya, soleil.
t HÉLUOUEHENT (é-li-a-ke-man), ad». D'une manière héliaque.
HÉLIASTES (é-lia-st^,». m. pi. Terme d'antiquité. Nom que portaient à Athènes, les membres d'un tribunal nombreux, dont les assemblées aimmençaient au lever du soleil.
— ÉTYM. 'H)ia<jTTi<, de liXlâCoiiai, s'exposer au soleil et être juge ; i^X-.aia, place ou galerie où se tenait le tribunal, de ijXioc, soleil.
HÉLICE (é-li-s*), s.f. \\l' Ligne tracée en forme de vis autour d'un cylindre. Il y a dans l'organe de l'ouïe un artifice bien sensible, c'est une hélice à toursanfraclucux, qui détermine les ondulations de l'air vers une coquille formée en entonnoir...., VOLT. Philosophie, Comm. sur Malebr. Mécanique des sens || Escalier en hélice, escalier composé de marches gironnées attachées les unes sur les autres autour d'une colonne de bois ou de pierre. Il 2" Petites volutes qui entrent dans la composition du chapiteau corinthien. || 3° Terme de mécanique. Tout appareil en forme de vis ou de tire-bouchon. Il Hélice propulsive, ou, simplement, hélice, appareil qui remplace avec avantage les roues i aubes dans les bateaux à vapeur. Le Napoléon.... est le premier bâtiment français au(|uel est appliqué le nouveau système de propulsion consistant en une vis ou hélice mue par la vapeur, et qui, placée à l'arrière et immergéu, tourne dans l'eau avec une vitesse considérable, de manière à faire filer au navire dix à onze nœuds en temps favorable.... cet homme était simplement Sauvage, l'inventeur des hélices; Sauvage, qui, depuis treize ans, travaille et lutte.... ALPH. KARR, les Guêpes, juil. 1843. Il 4° Genre de coquillages en forme de spirale; ce sont les mollusques gastéropodes puLuonés à coquille, vulgairement escargots. || 6* Nom quon donne i la Grande Ourse parce qu'on la voit toujours tourner autour du pôle dans un petit cercle.
— H1ST. XVI* s C'est l'avant-vendangeur [constellation] De lumière pareille et pareille grandeur Que celle qui se voit par la noire carrière Sur la queue d'hélice espandant sa lumière ; Geste estoille est ardante.... R. belleid , Poésies, t. i, p. 479.
— ÉTYM. 'EXiÇ, de 0.iaatiy, enrouler, primitif éXOu, tourner, courber; l'esprit doux suppose un digamma Fe).Ou>, d'où le rapprochement naturel avec le latin volvo , sanscrit var, envelopper.
1 nfXICÉ, ÉE (é-li-sé, sée), adj. Terme de cenchyliologie. Oui est contourné en spirale.
— ÉTYM. Hélice.
t UÉLICIEN, IF.NNE (é-li-siin, siè-n') , adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'hélix.
t HÉLICIER (é-li-sié), ». m. Terme de zoologie. Mollu.sque qui habite les hélices.
t UÊLICIN, INE (é-li-sin, si-n"), adj. Terme d anatomie. Qui est en forme de vrille ou de spire. Artères hclicines, petites franges appendues aux artériolcs du tissu érectile.
t HÉI.ICINE (é-li-si-n'), ». f. Mucilage provenant des limaçons.
— ÉTYM. 'E),i{, limaçon.
t HÉLICITE (é-li-si-f), ». f. Coquille fossile turbinée en vis.
I HÉLICOÏDAL, ALE (é-li-ko-i-dal, da-I'), adj. Terme d'anatomie. Disposé en hélice. Oi:ganes hélicoïdaux.
t HÉLICOÏDE (é-li-ko-i-d'),ad';. ||1* Terme didactique. Qui ressemble à une hélice. || Terme de géométrie. Parabole hélicoide, courbe que produit la parabcleordinaire, quand on enroule son axe autour de la circonférence d'un cercle. || Terme d'anatomie. Synonyme d'hélicoïdal. || S* 5. m. Un hélicoide, surface engendrée par une droite horizontale qui s'appuie constamment sur une hélice cl sur l'axe vertical du cylindre droit où est tracée cette courbe.
— ÉTYM. Hélice, et ei5o;, forme.
UÉLICON (é-li-kon), ». m. l| 1* Montagne de Béolie, voisine du Parnasse, et fameuse parmi les poètes, qui la regardaient comme un des séjours ordinaires d'Apollon et des Muses. || Fig. Le sommet, le haut de l'Hélicon, la grande, la haute poésie. Sur le haut Hélicon leur veine méprisée Fut toujours des neuf sœurs la fable et la risée, boil. iJi»c. ou roi.
I II est au bas de l'Hélicon, c'est un mauvais poêle.
II La poésie en général. Connai.ssez-vous sur l'Hélicon L'une et l'autre Tbalie jles deux genres de comédie]? L'une est chaussée [le comique larmoyant! et l'autre non [le comique ortiinaire]. Mais c'est la plus jolie, piaoN, Épigramint ctuUre Lerl-"""**.
HEL
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HEL
Il 8* Terme d'astronomie ancienne. Une des taches de la lune.
t UÉHCONIADES (é-Ii-ko-ni-a-d'), ». f. pi. Les
.Muses, qui habitaient l'Hélicon.
t HÉLICONIEN, ENNE (é-li-ko-niln, niè-n'), adj. Oui appartient h l'Hélicon.
t HÉLICOSTÈGUES (é-li-ko-stè-gh"), s. m. pi. Terme de conchyliologie. Famille de mollusques, comprenant ceux dont la coquille se compose de loges assemblées sur un ou deux axes distincts, mais formant une spirale régulière.
— ETYM. Hélice, et oTs-fEiv, couvrir.
t HÉLICOTRÈME (é-li-ko-trê-m'), s. m. Terme d'anatomie. Petite ouverture située au sommet du limaçon de l'oreille interne, et établissant une communication entre les deux rampes.
— ETYM. "EXiÇ, limaçon, et Tpîiiia, pertuis.
t IIÉLICCLE (é-li-cu-1'), s. f. Terme de botanique. Nom de certains vaisseaux des plantes qui sont disposés en spirale.
— ETYM. Diminutif d'WKce.
t HÉLINGUE (é-lin-gh'), s. f. Terme de marine. Bout de grosse corde, qui est retenue d'un côté, aux manivelles dans une corderie, et de l'autre, à l'extrémité des torons pour les tordre.
f HÉLIO.... préfixe qui signifie soleil et vient du grec<i).io(; (voy. héliaque).
HÉLIOCENTRIQDE (é-li-o-san-tri-k") , od/. Terme d'astronomie. Rapporté au soleil comme centre. Lieu, point héliocentrique d'une planète , lieu, point de l'écliptique où paraîtrait cette planète, vue du soleil. La différence des mouvements de Mars et de la terre fait correspondre la planète à divers points du ciel, dans des oppositions successives ; en comparant donc entre elles un grand nombre d'oppositions observées, on pourra découvrir la loi qui existe entre le temps et le mouvement angulaire de Mars autour du soleil, mouvement que l'on nomme héliocentrique, la place, Expos. II, 4. Il Coordonnées héliocentriques, celles qui ont pour point d'origine le centre du soleil.
— ETYM. Hélio..., et centre.
t HÉLIOCHROMIE (é-li-o-kro-mie), ï. f. Sorte de coloration que l'on obtient à l'aide du soleil sur une couche de chlorure d'argent que porte une plaque métallique. La reproduction des couleurs en hélioshromie.
— ETYM. Hélio..., et XP^V-"^-, couleur.
+ HÉLIOCBROMIQPE(é-li-o-kro-mi-k'),od;'. Qui a rapport à l'héliochromie. Couleurs héliochromiques.
t HÉLIOCOMÈTE (é-li-o-ko-mè-f) , s. /'.Terme de météorologie. Phénomène que présente quelquefois le soleil couchant ; il consiste en une bande lumineuse, semblable à la queue d'une comète.
— ETYM. Hélio..-, et comète.
t HÉLIOGRAPHIE (é-li-o-gra-fie), *. f. Terme d'astronomie. Description du soleil. || Sorte do photographie.
— ÊTYM. Hélio..., et Ypâ9eiv, décrire.
t HÉLIOGRAPHIQHE (é-li-o-gra-fi-k'), adj. Gravure héliographique, mode de gravure dans lequel on s'aide de la photographie pour tracer le dessin 6ur la planche. Appareil héliographique.
t HELIOMÈTRE (é-li-0-mè-tr'), s. m. Terme de physique. Instrument pour mesurer le diamètre apparent du soleil.
— ETYM. Hélio..., et (iÉTpov, mesure.
t HÉLIOM ETRIQUE (é-li-o-mé-tri-k'), adj. Qui appartient à l'héliomètre.
t HÊLIOPHUGE (é-ïï-c-fu-j'), adj. Terme de botanique. Qui fuit le soleil. La lame héliophuge des feuilles de l'héliotrope.
— ETYM. Hélio..., et çvi'rt, fuite.
flIÉLIOPOLITE (é-li-o-po-li-f), adj. Dynasties
héliopolites, dynasties égyptiennes qui, dans le tableau de Manéthon, sont la 9' et la 4 0', ainsi dites parce que leur siège était à Héliopolis.
- ÉTYM. Héliopolis, nom grec d'une ville d'É-
sypte-
HÊLIOSCOPE (é-li-o-sko-p'), s. m. || !• Terme d'astronomie. Lunette destinée à regarder le soleil. I' 2° Instrument à l'aide duquel on peut diriger l'image du soleil dans une chambre obscure.
— ETYM. Hélio..., et <reoneîv, examiner.
t HÉLIOSCOPIE (é-li-o-sko-pie), s. /•. || 1° Observation du soleil à l'aide de l'héliObCope. || 2'" Prétendue divination à l'aide du soleil. La chiromancie, métoposcopie, héhoscopie, g.naudé. Apologie, p. 44.
t IlÉLIOSCOPIQUE (é-li-o-sko-pi-k"), adj. Terme d'astronomie. Qui appartient à l'hélioscope, i l'hélioscopie.
t UËLIOSE (é-li-6-z'), *. f. Terme de médecine.
IJICI. l)ii LA LANGUE FRANi;».lSE.
Nom donné quelquefois i la maladie appelée coup de soleil.
— ETYM. 'nXiaiCTi;, exposition au soleil, de li^ios, soleil (voy. héliaque) .
I HÉLIOSTAT (é-li-o-sta), s. m. Appareil d'optique par lequel un mouvement d'horlogerie maintient dans une direction constante, malgré le mouvement du soleil, un rayon introduit dans une chambre obscure.
— ETYM. Hélio..., et irtaxii, arrêté.
t HÉLIOSTATIQDE (é-li-o-sta-ti-k').|| i'Adj. Qui appartient à l'héliostat. || 2° S. f. Doctrine des mouvements des planètes, d'après la position du soleil au centre du système planétaire.
HÉLIOTROPE (é-li-o-tro-p'), s. m. \\ i° Genre de plantes de la famille des borraginées, où l'on distingue l'héliotrope, heliolropium europseum, L., dit aussi herbe aux verrues, et Vheliolropium perutianum, t., cultivé pour la beauté et surtout pour la bonne odeur de ses fleurs. || 2° Nom de quelques plantes qui se tournent vers le soleil tant qu'il est sur l'horizon. Comme les naturalistes remarquent que la fleur nommée héliotrope tourne sans cesse vers cet astre du jour..., mol. Hal. imag. ii, 6. Il Adjectivement. Plantes héliotropes. Lame héliotrope, la lame supérieure de la feuille des héliotropes. 113" Pierre précieuse qui est verdâtre et rayée de veines rouges; c'est une espèce de jaspe oriental. Quelques-uns de nos collaborateurs, qui cependant ne craignent pas de multiplier les espèces et les sortes, n'en ont fait qu'une du jaspe sanguin et du jaspe héliotrope, quoique Boen de Boot les eût avertis d'avance que le jaspe sanguin ne prend le nom d'héliotrope que quand il est à demi transparent, BDFF. Min. t. VII, p. 7. Il 4° Terme de physique. Instrument qui, renvoyant le rayon solaire à un observateur éloigné, peut remplacer les signaux ordinaires dans les grandes opérations géodésiques. Il S° Terme d'antiquité. Espèce de cadran solaire.
— HIST. XVI' s. Une espèce de heliotrophon, appellée aussi vire soli, d'autant que sa fleur regarde tous-joiu's le soleil, se tournant comme lui, o. de
— ÉTYM. Hélio..., et xpoi^, tour, action de tourner t HÉLIOTROPIE (é-li-o-tro-pie), s. f. Terme de
botanique. Acte par lequel une plante se tourne pour suivre le soleil.
— ÉTYM. Héliotrope.
t HfiLIOTROPIQUE (é-li-o-tro-pi-k') , adj. Terme didactique. Qui a rapport à l'héliotrope, à l'héliotropisme.
t HÉLIOTROPISME (é-li-0-tro-pi-sm') , s. m. Terme de botanique. Propriété qu'ont certaines plantes de tourner constamment leurs fleurs vers le soleil.
— ÉTYM. Héliotrope.
HÉLIX (é-liks'),î. m. Terme d'anatomie. Le grand bord replié de l'oreille externe.
— ÉTYM. 'EXiî, hélice (voy. hélice).
HELLANODICES (èl-la-no-di-s') ou HELLANO-
DIQUES (licl-la-uo-di-k'), s. m. pi. Terme d'antiquité. Officiers qui présidaient aux jeux olym(iiques.
— ÉTYM. 'EXXavo5C)tai , de ëXXav, forme dorique de SXXtiv (voy. hellénique), et Stxri, justice.
HELLÉBORE (èl-lé-bo-r'), voy. eliRbohe.
f HELLEBORÉES (èl-Ié-bo-rée), «. f. pi. Terme de botanique. Nom d'une tribu des renonculacées. HELLÉBORINE (èl-lé-bo-ri-n'), t. f. Voy. EL-
LÉBORINE.
f HELLEBOT (hè-Ie-bu), t. m. Terme de pêche. Un des noms vulgaires du flet, poisson du genre pleuroneote.
t HELLÈNE (èl-lè-n'), ï. m. || 1° Nom que les anciens Grecs se donnaient et que les Grecs d'aujourd'hui se donnent encore. || 2° Il signifie quelquefois païen dans les Pères de l'Église, parce que toute la Grèce était païenne. Ils appliquaient aux gentils le nom d'Hellènes, qui signifie proprement les Grecs, d'où vient que, dans saint Paul, Grec et gentil est la même chose, fleury, Mœurs des Israélites, lit. XXX, 3« part, dans pougens.
— ÉTYM. 'EXXitivec, Grecs, ainsi dits de 'EXXriv, fils de Deucalion, et père supposé de la race greciiue.
t HELLÊNIE (èl-lé-nie), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes de la famille des amomacées. Helléuie de Chine, hellenia chinensis, Wildenow, plante qui fournit 'le petit galanga.
HELLÉNIQUE (èl-lé-ni-k'), adj. || 1" Terme d'antiquité grecque. Qui appartient à la Grèce. Corps hellénique, la confédération que formaient les cités grecquesqui avaient droitd'amphictyonie. || Langue hellénique, la langue grecque ancienne par opposition au grec moderne. || 2° S. m. L'hellénique, le grec ancien. |1 3° S. f. pi. Titre que portaient plu-
sieurs histoires de la Grèce. Les Helléniques de Xénopbon.
— ÉTYM. "EXXrivtxis, de 'EXXiiveç, les Grecs (voy. hellène) .
t HELLÉNISER (èl-lé-ni-zé). jl 1° F. n. Se livrer à l'étude du grec. || Suivre les opinions des Grecs. Il 2" V. a. Rendre conforme au caractère grec. Il S'helléniser, v. réfl. Prendre le caractère grec. Aujourd'hui les nouveaux Pélasges [les Albanais] établis en Grèce vont s'hellénisant de plus en plus, H"* DORA n'isTRiA, dans Revue des Deux-Mondes, mai 1866, p. 384.
— ÉTYM 'EXXrivtÇeiv, de 'EXXt)v, Grec.
HELLÉNISME (èl-lé-ni-sm'), s. m. || l' Tour, expression qui tient au génie de la langue grecque. 112" L'ensemble des idées et des mœurs de la Grèce. Ij 3" Nom donné par l'empereur Julien au paganisme renouvelé dans le iv* siècle au contact des idées chrétiennes.
-— ÉTYM. 'EXXtivKriAà; , de iXXrjvîCeiv.
HELLÉNISTE (èl-lé-ni-sf), s. m. || 1° Nom donné aux Juifs qui étaient dispersés parmi les Grecs, surtout à ceux qui habitaient Alexandrie et qui parlaient la langue grecque. || Adjectivement. Scaliger a raison de dire que ce furent ces gens-là qui composèrent en partie les synagogues nombreuses îles Juifs hellénistes, niDEROT, Opin. des anc. philos. {Juifs). Il 2° Érudit versé dans l'étude de la l.mgue grecque. Je ne suis point non plus helléniste, ou je ne me connais guère; si j'entends bien ce mot, qui, je vous l'avoue, m'est nouveau, vous dites un helléniste, comme on dit un dentiste, un dioguiste, un ébéniste, p. l. cour. Lett. à M. Renouard libraire (20 sept. 1810). Nous y vîmes [dans une bibliothèque de Florence] de quoi ravir en extase tous les hellénistes du monde, pour me servir de vos termes, m. ib.
— ÉTYM, 'EXXïiviCTT^i;, de éXXrivtCsiv, helléniser.
t HELLÉNISTIQUE (èl-lé-ni-sti-k') , adj. Qui appartient aux hellénistes, c'est-à-dire aux .luifs grécisés. Il Grec hellénistique, le grec alexandrin et, particulièrement, celui des Septante. Ils [les Juifs d'Alexandrie] se firent un grec mêlé d'héhraïsmes, qu'on appelle le langage hellénistique; les Septante et tout le Nouveau Testament sont écrits en ca langage, boss. Hist. i, 8.
— ÉTYM. Helléniste.
t HELMINTHAGOGDE (èl-min-ta-go-gh') , ad}. Terme de médecine. Synonyme de vermifuge. || S. m. Un bon helminthagogue.
— ÉTYM. Helminthe, et iitisyà:;, qui expulse.
t HELMINTHE (èl-min-f), s. m. Terme de zoologie. Nom donné aux entozoaires ou vers intestinaux, classe d'animaux qui est la troisième et dernière du sous-embranchement des vers.
— ÉTYM. "EXiiiv;, ëXiiiv6o;, ver, rattaché au latin verrais (voy. ver).
t HELMINTHIASE (èl-min-ti-a-z') , s. f. Terme de médecine. Nom générique des maladies causées par la présence d'entozoaires.
— ÉTYM. Helminthe, et le suffixe grec a<n;, qui signifie réunion.
t UELMINTHIQUE (èl-min-ti-k'), adj. Terme de zoologie. Qui ressemble aux helminthes.
t HELMINTUOCORTON et mieux UELMINTHO- CUOaxON (èl-min-to-kor-ton) , s. m. Mousse de Corse, qui est un bon vermifuge, gigartina helminthocorton, lamouroux, famille des algues.
— ÉTYM. Helminthe, et yopToc, herbe.
t HELMINTUOGÉNfiSIE (èl-min-t(,-jé-né-zie) , s. f. Terme de médecine. Diathèse vermineuse.
— ÉTYM. Helminthe, et •(iytmç, engendrement. t HELMINTUOGÉS ( èl-m in-to-jé ) , s. m. y'.
Terme de zoologie. Les helminthogés, classe d'an;- ; maux sans vertèbres, comprenant les hirudinées et les lombricinés.
— ÉTYM. 'EXmv;, ver, et 1^1, terre. Le mot est mal fait; il faudrait géohelminthes.
t HELMINTHOÏDE (èl-min-to-i-d') , adj. Ternir de zoologie. Qui ressemble à un helminthe. ||S. m pi. Les helmintlioïdes, ordre de la classe des pois ■ sons comprenant ceux qui se rapprochent des vers d'après leur mode de respiration.
— ÉTYM. "EXaiv;, IXii-.veo;, ver, et e'.So;, forme, t HELMINI'ÙOLITUE (èl-min-to-li-f) , i. m
Terme de minéralogie. Ver de terre ou de mer pétrifié.
— ETYM. "EXiitvs, ?X|iiv6oî, ver, et XÎ6o;, pierre, t HELMINTUOLOGIE (èl-min-to-lo-jie) , s. f.
Branche de la zoologie qui traite spécialement des vers, et surtout des vers intestinaux.
— ÉTYM. Helminthe, et Xô-foç, traité.
t HELMINTUOLOGIQUE (èl-min-to-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport & l'holminiholoi-i".
HÊM
t lIEIJtflNTUOLOOISTE (èl-min-to-lo-ji-ïf), t. m. Naturaliste qui s'occupe d'heliuinthologie. |{ On dit auiji. bien que plus rarement, helminthologue.
t III^.LOCORE (é-lo-sê-r*), adj. Terme de zoologie. iJont les antennes sont en forme de clou. || S. m pi. Les hélocères, famille de coléoptères.
— Ktym. 'II/oç, clou, et xépai;, corne. •flIfiLODE (é-lo-d'), adj. Oui tient des marais.
Fi(;vre3 lii^lodes, fièvres qui régnent dans les contrées marécageuses.
— ÊTYM. 'K/wÎTic, marécageux, de IXo(, marais. t uRLOI'ITlIÈyUES (é-lo-pi-tê-k') , ». m. pi.
Terme de zoologie. Famille de singes qui a la queue prenante.
— ÊTYM. 'E)eï', prendre, et itiOrixoc, singe.
HÊI.OSE (l'-lô-z'), s. f. Mot médical donné par l'Académie, mais qui est barbare et doit être eiïacé; il n'existe pas dans le langage médical ; il est supposé signifier renversement des paupières avec convulsion des muscles de l'œil ; mais SXukti; n'est pas grec, et il faudrait dire illose, d'U>.i<>(n(; illose d'ailleurs n'est pas usité.
t HELVÉTIEN, lENNE (èl-vé-si-in , si-è-n'), t. m. et f. Se dit en poésie pour les Suisses. Le jeune Helvétien, sans cas(|ue et sans armure. Épuisé par le sang qu'a rendu sa blessure, massom, Helvét. III. IMdj. Les campagnes helvétiennes J'apprends qu'en tes discours, Du peuple helvétien eml)rassant la querelle, Tu brigues la faveur de combattre pour elle, MAssoN, Helvét. il.
— ÉTVM. ndvelia, ancien nom latin de la Suisse. HELVÉTIQUE (èl-vé-ti-k'), odj. Quianpartientàla
nation suisse. Là, le peuple assemblé dans les jours solennels. De la liberté sainte entoure les autels; Dans un ordre sacré les tribus helvétiques Y règlent, de concert, les alTaiies i)uh!iques , masson, Ilelvél. I. Il Corps ou ligue helvétique, la confédération de tous les cantons suisses. || République helvétique, celle qui fut proclamée en 4798 et que formèrent la plupart dos cantons suisses.
— ETYM. Voy. HKLVÉTIEN.
t HELVfiTIS.ME (M-vé-ti-sm'), s. m. Locution en usage chez les Suisses de la Suisse française.
— ÉTYM. Voy. IIFXVÉTIEN.
+ HELVIDIEN (èl-vi-diin), s. m. Membre d'une secte clirétienne qui pensait que Marie avait eu des enfants de saint Joseph.
— ÉTYM. Ilelvidius, auteur de cette secte, mentionné par Épiphane et saint Augustin.
fHELXINE (cl-ksi-n'), s. f. Nom ancien de la car- Une officinale, carlina subacaulis, DC. composées.
— ÊTYM. 'EXÇÎVY).
t, UEM (hèm'), interj. || 1° On s'en sert pour appeler. Hem, hem, venez çà. I| 2° On s'en sert aussi pour interroger. As-tu l'effronterie de m'assurer que tu n'as rien vu? hem! réponds, parle, hauteroche, le Coch. 3. Beau-père, ainsi je crois que je suis gentilhomme; Hera? th. cobn. CouU. d'Orgueil, II, «. On me parlait, je n'entendais pas : hem 1 quoi, que voulez-vousf voilà tout ce qu'on pouvait tirer de moi, Marivaux, Marianne, i' part. Il 3" On l'emploie pour se débarrasser la gorge. La, la.... hem, hem, écoute avec soin, je te prie, mol. Fdch. I, 5. Damis : Hem, hem, hem. — Lavigne : Voilà une mauvaise espèce de rhume, dancourt, la Parisienne, se. 1. 1| S. m. Sa façon de tousser, rwn hem, j'attrape tout, hauteroche, Bourg, de qualiti, ii, 2. j] 4° Hem, hem, se dit queli|uefois pour faire comprendre, sans l'exprimer, une pensée, et surtout une pensée défavorable. Cette Rainiond est assurément hem, hem, avec cette coiffe que vous connaissez, sbv. 6 nov. (676.
t 2. HEM (hèm'), j. m. Terme de médecine. Sensation d'embarras qui, se faisant sentir dans l'arnèrc-gorge, porte à faire une expiration courte et rauque, et qui est un des symptômes fréquents de l'angine glanduleuse.
t IIEMA.... HÉMO.... HÉMATC... préfixes, signifiant sang, et venant du grec alaa, gén. aïao- T0«, sang. L'orthographe de ce préfixe varie; on l'écrit parfois par x; mais la règle est de représenter l'oi grec par » simple en français.
t HCMACHROÏNE (é-ma-kro-i-n') , t. f. Synonyme d'hématosine.
t IIEMADUO.MOMÈTRE (é-ma-dro-mo-mè-tr'), ». m. Terme de physique. Instrument inventé pounvaluer la rapidité du sangdans les gros troncs artériels.
— ÊTYM. lléma..., S(>6(io;, course, et iiixpov, mesure.
t HÊMADVNAMIQUE (é-ma di-na-mi-k'), ». (. Terme de physiologie. Théorie mécanique de la circulation du sang.
— ÊTYM. lléma...., et dynamique.
FIÉM
t HÉMAGOGOE (é-ma-gogh") , adj. Terme de médecine. Oui provoque le fiux menstruel ou le flux bémorrhoïdal.
— ÊTYM. Héma et à^uY*?» <V" etnmène.
t HÉMALOPIE (é-ma-lo-pie), ». f. Terme de médecine. Épanchcment de S£uig dans le globe de l'oeil.
— ÊTYM. AliiàXwij/, épanchement de sang, tumeur sanguine.
t HÉMANTUE (é-man-f), ». m. Genre de plantes du cap de Bonne-Espérance, de la famille des narcissoides.
— ÊTYM. iï^mo...., et (Sv9oc, fleur, ainsi nommée parce qu'on dit que, appliquée sur la peau, elle en fait sortir du sang.
t HÉSIA.STATIQUE (é-ma-sU-ti-k*) , ». f. Terme de physiologie. Doctrine des lois d'équilibre du ssng dans les vaisseaux.
— ÊTYM. Héma...., et statique.
t HÉMATAPORIE(é-ma-ta-po-rie),»./'. Terme de médecine.Cachexie qui a pour cause le défaut de sang.
— ÊTYM. Jlémato...., et ànopia, manque, de a privatif, et itooecv, fournir.
t HÉMATÉIXE (é-mi-té-i-n"), ». f. Terme do chimie. Corps obtenu par l'action de l'ammoniaque sur l'hématino ou hématoxyline.
t UÉMATÉ.UÈSE (é-ma-té-mè-z'), ». f. Terme de médecine. Vomissement de sang exhalé à la surface de la membrane muqueuse de l'estomac.
— ÊTYM. Ilémato...., et l\ixa:i, vomissement.
t HÉMATEUX, ECSE (é-ma-teû, teû-z'), adj. Terme de médecine. Dermatoses hémateuses, maladies'des vaisseaux sanguins de la peau.
— ÊTYM. Alu.a, aïuaTo:, sang.
t HÉMATIDROSE (é-ma-ti drô-z'), ». f. Terme de médecine. Sueur de sang.
— ETYM. Hémato...., el iSpuaic, sueur.
t HÉiMATlE (é-ma-tie), s. f. Terme de physiologie. N'om donné aux globules ou disques rouges du sang.
— ÊTYM. Allia, at|iaTo«, sang.
t Hr.HATINE (é-ma-ti-n'), ». f. || !• Terme de physiologie. La matière colorante du sang. || a°Terme de chimie. Voy. hématoxyline.
— ÉTYM. Aljia, ot|xaTo;, sang.
t HÉMATIQUE (é-ma-ti-k') , adj. T«rme de chimie. Acide hématiqiie, matière que l'on obtient en faisant rougir du charbon de sang avec de la soude, et traitant ensuite le tout par l'alcool.
HÉMATITE (é-ma-ti-f), s. f. Minerai de fer qui est un peroxyde de ce métal. || Hématite brune, nom donné à l'hydroxyde de fer. || Adj. Pierre hématite.
— HIST. XVI' s. Terre scellée, bol fin, pierre hsematiste, coral, paré, xviii, 06.
— ÊTYM. AlpiaTÎTriC, de alua, sang.
t HÉMATOCARPE (é-ma-to-kar-p'), adj. Terme de botanique. Oui a les fruits tachetés de rouge, comme le phascole hématocarpe.
— ETYM. Ilémato...., et xopni;, fruit.
HÉMATOCÉLE (é-ma-to-sè-1'), ». /'.Terme de
chirurgie. Tumeur sanguine.
— ETYM. Hémato...., et xTJXri, tumeur.
t HÉMATOCÉPHALE (é-ma-to-sé-fa-l*) , ». m. Terme de tératologie. Nom des monstres chez lesquels un épanchement au cerveau a causé des déformations de la tète.
— ETYM. Hémato...., et xeçaX:^, tête.
t HÉMATODE (é-ma-to-d'), adj. Terme de physiologie. Oui est de la nature du sang, qui ressemble à du sang. || Terme de chirurgie Fongus hématode, variétés de cancer dans lesquelles le tissu est mou, fongueux, et produit des hémorrhagies. Il Terme d'histoire naturelle. Oui est marqué de taches rouges, semblables à des gouttes de sang.
— ÉTYM. AluaTtiêTi;, dealpia, sang.
t HÉMATOGRAPUE (é-ma-to-gra-f) , ». m. Auteur d'une hèmatographie ; celui qui a écrit sur le sang.
t HÉMATOGRAPHIE (é-ma-to-gra-fie) , ». f. Terme de physiologie. Description du sang.
— ÊTYM. Hémato... ,et yp«?eiv, décrire.
t HÊMATOÏDE (é-ma-lo-i-d'), adj. Terme de minéralogie. Ouartz hématoide, variété de quartz d'un rouge sombre.
— ÉTYM. Hémato et etSo;, forme.
t HÉMATOÏDINE (é-ma-to-i-di-n'), ». f. Terme de chimie. Principe d'un beau rouge de sang qui n'a encore été rencontré dans l'éconumie qu'au milieu ou ilans le voisinage d'épanchements sanguins.
t Hf.MATOLOtilE (é-ma-to-lo-jie), ». f. Terme didactii|ue. Traité, description du sang.
— ETYM. Hémato...., et Xo^o;, traité.
t HÉMA rOLOGIOUE (é-ma-to-lo-ji-k'), adj. Oui a rapport à l'hématologie.
HÉM
t HÉMATOME (é-matô-m*), ». m. Terme de chirurgie. Tumeur sanguine, suite de contusion, de rupture de varices, etc.
— ÊTYM. Allia, aî[iato«, sang.
t HÉMATOMPHALE (é-ma-ton-fa 1'), ». m. Her. nie ombilicale dont le sac renferme de la sérwilé et du sang épanché, ou qui présenleàsa surface de* veines variijucuses.
— ÉTYM. Hémato...., et iiiçaXoç, ombilic.
t UÊMATOMYZII)ES(é-m3-to-mi-zi-d'), ». m.pl. Terme d'entomologie. Famille de diptères comprenant ceux de ces insectes qui, comme les oestres, sucent le sang des animaux.
— ETY.\l. Ilémato...., et (ivCtiv, sucer.
t HÉMATONCIB (é-ma-ton-sie), ». f. Terme de chirurgie. Synonyme d'hématome.
— ETYM. Ilémato...., et i-p.''? tumeur.
tHÉMATOPHAGE (é-ma-to-fa-j'), odj. Terme
de zoologie. Oui vit de sang. La puce et la punaise sont hématophages.
— ÉTYM. Hémato...., et çoYeiv, manger.
+ HÉMATOPHOBE (é-ma-to-fo-b'), odj. Terme didactique. Oui a horreur de la saignée. Médecin héo^atophobe. Il Substantivement, un hématophobe. Il On dit aus.si hémophobe. Le premier [Sarrazin, médecin], qui est un hémopbolje recuit, gui fatih, Lett. t. II, p. 17».
— ÊTYM. ff^mato...., et fo6o(, crainte.
t HÉMATOPHOBIE (é-ma-to-fo-bie), ». f. Horreur du sang, de la saignée. L'hématophobie est une dangereuse hérésie, et laquelle laisse bien mourir du monde qui en pourrait échapper, eiii pati*i, UU.
t. il, p. 309.
t HÉMATOPHVLLE (é-ma-to-fi-1'), adj. Terme de botanique. Oui a les feuilles teintes d'un rouge de sang, comme l'iris hématophylle.
— ETYM. W'*ma<o...., et çOXXov, feuille.
t nÉ.\IATORRHACHIS (é-ma-lo-ra-chis'), ». m. Terme île médecine. Hémorrhagio intra-rachidienne.
— ÊTYM. Ilémato , etrachis.
HÉMATOSE (é-ma-tô-z"), ». f. Terme de physiologie. Conversion du chyle en sang et du sang veineux en sang artériel, double opération qui constitue l'hématose ou sanguification et qui se passe dans le poumon au contact de l'air inspiré.
— ÊTYM. AliiâTtoffiç, de aijia, sang.
t HÉMATOSER (S') (é-ma tû-zé), V. réfi. Terme de phy.siologie. Subir l'hématose.
t HÉMATOSINE (é-ma-to-zi-n') , ». f. Terme de chimie. Matière colorante, rouge du sang.
— ÉTYM. Al|ia, aî|iaio;, San),'.
t HÉMATOXYLINE (é-ma-to-ksi -li-n"), ». f. Terme de chimie. Principe colorant du bois de campêche [ho'maloxylon campeckianum, L). On dit aussi hématine.
— ÉTYM. Hémato...., et ÇûXov, bois.
t HÉMATOZOAIRE (é-ma-to-zo-ê-r'), ». m. Terme de zoologie. Animal vivant dans le sang.
— ÉTYM. Hémato...., et Çwdpiov, diminutif de Cûov, animal.
HÉMATURIE (é-ma-tu-rie), ». f. Terme de médecine. Pissement de sang.
— ÊTYM. Al|iaTOvipîa, de oliia, sang, et oSpov, urine (voy. ubine).
t HÉMATURIQOB (é-ma-tu-ri-k'), adj. Qui concerne l'hématurie.
+ 11É.MÉLYTRE (é-mé-li-tr") , adj. Terme de zoologie. Insectes hémélytres, insectes dont le* élytres ne sont cornés ou coriaces qu'à la base.
I — r.TYM. Hémi et élytre.
1 t HÉMÉRALOPE (é-mé-ra-lo-p'), ». m. et/. Terme de médecine. Celui, celle qui est atteinte d'héméralopie. Il .Substantivement. Un licméralope.
tHÉMÉRALOPIE(é-mé-ra-lo-pie),»./. Terme de médecine. Cécité nocturne, c'est-à-dire inaptitude! percevoir les faibles quantités de lumière qui existent la nuit ou pendant le crépuscule, ainsi que de jour dans l'obscurité artificiellement établie.
— REM. Le sens de ce mot a varié, et il a été pris pour cécité diurne.
— HIST. XVI' S. Le contraire est quand on voit mieux de nuit que de jour, et se peut dire hemeralopia en grec, œil de chat en françois, paré, xv, s.
— ÊTYM. "HuepoXwTtCa, composition irrégulière de *,|itp», jour, el û>^, o>iiè;, opil.
t HÉMEROBES (é-mé-ro-b') , ». m. pi. Terme d'entomologie. Genre de névroptèresqiii ont de longues anteiiues et des yeux fort brillants.
— ÊTYM. 'H|upa, jour, et pio<, vie : qui ne vit qu'un jour ou du moins peu de temps.
HÉ.MÉROCALLE (é-mé-ro-ka-l'), ». /.Terme de bolauique. Genre de plantes liliacécs remarquables par leur élégance, où l'on distingue : l'/iem;roca({i'i