PARÉ, XX
— ÉTYM. 'H|ittpiTaîo;, de t(ii (voy. hémi), et TpiTaïo;, tierce.
t HÈMITROPE (é-mi-tro-p'), adj. Terme de minéralogie. Cristal bémitrope, cristal formé de deux moitiés dont l'une semble avoir fait sur l'autre une demi-révolution.
— ETYM. Hémi...., et Tpon^, tour, conversion.
+ HÉMITROPIE (é-mi-tro-pie), s. f. Terme de minéralogie. Cristallisation qui produit les cristaux hémitropes.
f HEM.MER(hè-mmé), v. n. Terme de médecine. Être all'ecté du hem. Pendant le traitement de cette affection, les malades doivent résister au besoin de hemmer.
— ÉTYM. Hem 2.
t IIÉMO.... préfixe, voy. stUÀ..
t HÉMOCHROÏNE (é-mo-kro-i-n'), ». f. Voy. hé-
MATOSINE.
— ETYM. Hémo....,el ;fpoà, couleur.
tHÉMODIE (é-mo-die), s. f. Agacement des
dents par une saveur acide, quelquefois par un bruit grinçant.
— ETYM. Al|ib)SEa, agacement des dents, de at- («aSéto, saigner dps gencives, avoir un goût de sang dans la bouche.
t HÉMODORACÉES (é-mo-do-ra-sées), ». f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes mor.ocotylédonées, dont le type est le genre hxmudorum.
— ÊTYM. At|iô3ij)oov , nom d'une plante.
+ HÉMODVNAN6Mf:TRE(é-mo-di-na-mo-mè-tr'), ». m. Terme de physiologie. Instrument manométrique destiné à mesurer la pression ou la force avec laquelle le sang circule dans les vaisseaux des animaux.
— ETYM. Hémo...., îOvaiuî, force, et («xpov, mesure.
t HÉMOPHILIE (é-mo-fi-lie), ». f. Terme de médecine. Disposition congénitale et héréditaire à des hémorrhagies difficiles à arrêter.
— ÉTYM. Hémo...., et ipi).oç, ami.
t HfiMOPHOBE (é-mo-fo-b'), ». m. Voy. héma-
TOPHOBE.
+ HÉMOPHOBIE (é-mo-fo-bie), ». f. Terme didactique. Disposition qui fait qu'on ne peut voir couler du sang sans en ressentir une vive émotion.
— ÉTYM. Hémo...., et 96605, crainte.
t HÉMOPUTOALMIE ( é-mo-ftal-mie ) , s. f. Ternie de chirurgie. Epanchement sanguin dans les chambres de l'oeil.
— ETYM. Hémo...., et J?6a>|i4(;, œil.
t HÉMOPIS (é-mo-pis'), ». f. Terme de zoologie. Nom d'un genre d'hirudinées, hémopis chevaline, hasmopis sangnisorba, savigny.
— EtYM. Hémo...., et ■nivEiv, boire.
t HÊMOPLANIE (é-mo-pla-nic), ». f. Terme de médecine. Genre de maladies embrassant les hémorrhagies supplémentaires.
— ÊTYM. Hémn.. .., et nXàvn, erreur.
t HÉMOPLASTIQUE (é-mopla-sti-k'), adj. Terme de physiologie. Aliments hémoplastiques, aliments propres à fournir rapidement à la production du sang.
— ÊTYM. Hémo. .., et plastique.
+ HÊMOPOÈSE (é-mo-po-è-z'), ». f. Terme de physiologie. Production du sang dans les vaisseaux, il II est aussi quelquefois synonyme d'hématose.
— ÉTYM. Hémo...., et «011^11;, action de faire.
t HÊMOPOÉTIQUE (é-mo-po-é-ti-k') , adj. Qui a rapport à la production du sang, qui la favorise. HÉMOPTOÏQUE, adj. Mot barbare. Voy. bého-
PTÏIOUE.
t UÉMOPTYIQCE (é-mo-pti-i-k') , adj. Terme de médecine. Oui est atteint d'hémoptysie. || Crachats hémoptyiques, ceux qui sont rejetés pendant l'hémoptysie. Il Foyer, caillot, epanchement hémoptyiques , ceux qui , formés dans le poumon par apoplexie pulmonaire, fournissent le sang des crachats hémoptyiques.
— ETYM. Al(ioxTuïxèc, de aluia, sang, et itTÛtiv, cracher (voy. pttalisme). On trouve dans les livres de médecine, et, par suite, dans le Dictionnaire de l'Académie, hémoplo^que; à la vérité, des textes d'Alexandre de Tralles portent ot(ioitTOlxi; ; mais c'est une faute de copiste , itrueiv ne pouvant jamais donner icrolxô;. Ce barbarisme médical n'est pas tellement entré dans la langue qu'il ne puisse être réformé, d'autant plus qu'on ne dit pas hémoptosie, mais hémoptysie.
HKM
ITÉIIOPTYSIE (é-mo-pti-zie),». f. Terme de médecine. Crachement de sang; hémorrhagie de la membrane muqueuse du poumon.
— ÊTYM. AW'tn-VIK; (voy. BÉMOPTYIQUE).
HÉMORRAGIE, suivant le Dictionnaire de l'Académie, mais mieux HÉMORRHAGIE (é-mo-ra-jie), ». f. Terme de médccino. Ëcouinraent du sang hors des vaisseaux qui doivent le contenir. || Hémorrhagie cérébrale, epanchement de sang dans le tissu du cerveau par suite de la rupture des potits vaisseaux; ce qui est la cause la plus fréquente de l'apoplexie. Il Hémorrhagie active, hémorrhagie passive, ancienne division des hémorrhagies alors que l'on pensait qu'il pouvait y avoir écoulement do sang par exhalaison sans déchirure des vaisseaux . on admettait que l'hémorrhagie active était due k un excès de vitalité, et la passive à une diminution de vita'.ité.
— HIST. XVI* s. Les emorogies recommcnçoient à toutes les fois que l'escarre tomboit, d'aub. Hist.
II, 473 Dont s'ensuit grande hémorrhagie ou
flux de sang, pabé, viii, 34.
— ETYM. Lat. h<emorThagia, de ai(io^jlaT{«, de aT|ia, sang, et fay, radical de t^fày-r,v, aoriste, passif (le ^r)YVuij.i, faire éruption.
t HÉ.MORRAGIQCE et mieux HÉ.MORKUAGIQCE (é-mo-ra-ji-k') , adj. Qui a rapport à l'iiéniorrhagie.
t HÉ.MORRHÉE (é-mo-rrée), ». {. Terme de médecine. Nom donné par quelques médecins aux prétendues hémorrhagies passives (voy. hémorrhagie).
t HÉ.MORRIIINIE (é-mo-rri-nie), ». {. Teimeda médecine. Saignement de nez.
— ÊTYM. Hémo...., et fiv, nez.
t HÉ.MORROÏDAIRE et mieux HÉMORRHOÏ- DAIRK (é-mo-ro-i-dé-r'), ». m. Qui est suje. aux I hémorrhoîdcs.
HEMORROÏDAL, ALE, suivant le DicUonnaire de l'Académie, et mieux HÉMORRHOÏDAL, ALE (é-mo-ro-i-dal, da-l'), adj. || 1° Terme de médecine. Oui a rapport aux hémorrhoïdes. Les (lux hémorrhoidaux. || Paquet hémorrholdal, masse de tumeurs hémorrholdales. || 2° Terme d'anatomie. 11 se dit des vaisseaux de l'extrémité anale du rectum, à cause qu'ils sont le siège des hémorrhoïdes. L'artère hémorrhoîdale. La veine hémorrhoidale. Il Substantivement. L'hémorrhoidale supérieure , inférieure. || 3" Terme de botanique. Chardon hémorrholdal, serralula arvensis, L., aujourd'hui ci'rsium arvense, cas.sini. || 4° S. f. L'hémorrlioîdale, un des noms vulgaires de la ficaire renonculoïde (renonculacées) , dite aussi ficaire, renoncule ficaire, herbe aux hémorrhoïdes , à cause de la ressemblance de ses racines tubéreuses avec un paquet hémorrhoïdal.
— HIST. zvi* s. Elle produit le plus souvent le
rameau nommé hémorrhoïdal divisé en cinq
veines hémorrholdales, paré, i, il. Le sang pur, menstruel ou hémorrhoïdal, id. vi, u.
HÉMORROÏDES, suivant le Dictionnaire de l'Académie, mais mieux HÉ.MORRHOÏDES (é-mo-roi-d'), ». f.pl.\\l' Tumeur des veines de l'anus. Il Hémorrhoïdes sèches, hémorrhoïdes qui ne fluent pas. Il II se dit au singulier. Faire l'ablation d'une hémorrholde. || 2* Il se dit aussi des tumeurs analogues qui se forment au col de la vessie, de l'utérus. Hémorrhoïdes de la vessie.
— HIST. XV* s. J'ay ou cul lez esmoroldes; Sy ne puis chler, c'est grant bides [peine, terreur], Jfir. de Ste Genev. ||ivi' s. Autour du rectum sont certaines veines nommées hémorrhoïdes, paré, i, «5. Tout ainsi qu'il se fait des hémorrhoïdes au siège, ainsi se fait-il au col de la matrice, id. xviii, 86.
— ETYM. Lat. hxmorrhois, de atuo^fet;, de aTua. sang, et ^eîv, couler.
HÉMORItOÏSSE (é-mo-ro-i-s') , s. f. Ne se dit que de la femme malade d'un flux de sang qui fut guérie en touchant la robe de Jésus-Christ. Vous enviez, dit saint Jean Chrysostome, le sort d'une hémorrolsse qui touche ses vêtements [de J. C], MAss. AveiU, Disp. à la communion.
— ETYM. Alaoffofi; (voy. HÉMORROÏDF.s).
t HÉ.MOSPASIE (é-mo-spa-zie), ». f. Terme de médecine. Moyen thérapeutique qui consiste à faire le vide sur de larges surfaces du corps, à l'aide d'appareils particuliers; ce qui y attire un afflux considérable du sang.
— ETYM. Hémo...., et oitiotc, attraction
t IIÉ.MOSPAS10UE (é-mo-spa-zi-k'J , ad/. Qui a rapport à l'hémospasie.
t HÉMOSTASE (é-mo-sta-z') , ». f. Terme de médecine. Stagnation du sang causée par la pléthore. Il Terme de chirurgie. Opération qui a pour but d'arrêter l'écoulement du sang.
'— £TYM, X\\>.o(Jta<ni, de al|ia, i>aag, et (rcâai;, stase (voy. stase).
HÉMOSTATIQUE (é-mo-sta-ti-k') , adj. Qui arrête les hémorrhagies. Remède hémostatique. Il Substantivem"nt. Un hémostatique. La saignée est souvent un très-bon hémostatique.
— ÊTYM. Al|jio<TToTixèî, de aliioffTadii; , hémostase.
fUÉMOTEXIE (é-mo-tè-ksie), s. f. Terme de médecine. Dissolution du sang.
— ÊTYM. Mémo...., et T'îiÇiç, dissolution.
t HËMOTUORAX (é-mo-to-raks') , s. m. Terme de médecine. Ëpanchement de sang dans le thorax.
— ÊTYM. H(<mo...., et thorax.
t HENDÉCAGONAL, ALE (in-dé-ka-go-nal, na-l'), adj. Quia onze angles. Champ hendécagonal. Figure hendécagonale. {| Solide hendécagonal, solide dont la base est un hendécagone. Pyramide hendécagonale. Prismes hendécagonaux.
HENDÉCAGONE (in-dé-kago-n), adj. Terme de géométrie. Qui a onze angles et onze côtés. {| S. m. Un hendécagone, un polygone de onze côtés.
— ÈTYM. "Ev5ey.x, de êv neutre de elç, un (voy. un) , Stxa, dix (voy. nix), et Ytàvo;, angle.
t- HKNDÉCAGYNE (in-dé-ka-ji-n'), odj. Terme de botanique. Oui a onze pistils.
— KTYM. 'KvSEza, onze, et v'■^■h, femme, pistil. tHENDÉCANDRE (in-dé-kan-dr'), adj. Terme
de botanique. Qui a onze étamines.
— F.TYM "EvûExa, onze, et àvrip, mâle, étamine. tHICNDÉCANDRIE (in-dé-kan-drie), s. ^.Classe
du système de Linné qui renferme les plantes à onze étamines.
t UENDÉCANDRIQCE (in-dé-kan-dri-k'), adj.
Qui appartient à l'hendécandrie.
tHENDÉCAPHYLLE ( in-dé-ka-fi-l' ) , adj. Terme de botanique. Qui a les feuilles composées de onze folioles.
— ÊTYM. "EvSexa, onze, et çO^Xov, feuille. HENDÉCASYI.LABE (in-dé-ka-sil-la-b'), adj. Qui
a onze syllabes. Un vers hemlécasyllabe. || S. m. Un hendécasyllabe. |{ Hendécasyllabe phaleuce, vers latin composé d'un spondée et d'un dactyle, suivis de trois trochées. Hendécasyllabe saphique, vers composé d'un chorée, d'un spondée, d'un dactyle et de deux autres chorées. {| Les Italiens appellent hendécasyllabes leurs vers qui sont pareils à nos vers décasyllabiques, parce qu'ils comptent la dernière syllabe après l'accent.
— ÊTYM. 'EvSexa, onze, et syllab'.
+ HENDÉCASYLLABIQCE (in-dé-ka-sil-la-bi-k'), adj Qui a onze syllabes. Vers hendécasyllabique. Pasquier, dans ses recherches, nous apprend qu'en l'année 1 565, le comte d'Alsinois [c'est-à-dire Nicolas Denisot, qui déguisait ainsi son nomj fit des vers hendécasyllabiques à la louange d'un poëme dont lui, Pasquier, était auteur, d'olivet, Prosod. franc. art. II, p. 22, dans pougens.
f HENNANT (hè-nnan), s. m. Terme rural. Variété de raisin.
f HENNÉ (hè-nné), ». m. Plantes dont une espèce sert aux femmes, en Asie et en Afrique, pour se teindre les ongles, lawsonia inermis, L. C'est avec des feuilles séchées et réduites en poudre que les femmes arabes se teignent en jaune-safran les ongles des doigts et des orteils. || On écrit aussi henneh.
— ÊTYSI. Mot arabe.
t HENNEBANNE (ha-ne-ba-n'), s. f. Autre orthographe de hanebane.
1" UENNÉHÉ.MIMËRE (è-nné-é-mi-mè-r') , adj.
Voy. SEMI-NOVÉNAIRE.
— ÊTYM. 'EvvÉa, neuf, Vj|iî (voy. nÉMi),et |Aipo{, partie.
HENNIR (ha-nir), V. n. Il se dit du cheval quand il fait son cri ordinaire. Ils .sont devenus comme des chevaux qui courent et qui hennissent après les cavales ; chacun d'eux a poursuivi de même avec une ardeur furieuse la femme de son prochain, saci, T}i.bU, Jérémie, v, 8. Les seigneurs s'etant trouvés le lendemain au rendez-vous, le cheval de Darius ne fut pas plutôt dans l'endroit où il avait senti la cavale, qu'il hennit : sur quoi Darius fut salué roi par les autres, et placé sur le trune, rollin, Hist. anc. Œuv. t. Il, p. 343, dans pougens. On prétend que les chevaux auxquels on a fondu les naseaux ne peuvent plus hennir; je n'ai pas été à portée de vérifier le fait, BUKF. Cheval. On a vu des chevaux abandonnés dans les bois hennir continuellement pour se faire entendre, id. ib. On a remarqué que les chevaux qui hennissent le plus souvent, surtout d'allégresse et de désir, sont les meilleurs et les plus généreux, id. ib. Renversée, entraînée, à ce choc qui
HÉP
l'étonne, De ses preux chevaliers la troupe lllandonne, Et son coursier, blessé, hennissant, furieux, Se cabre, se tourmente et l'emporte avec eux, masson, Helvét. m. Hennis d'orgueil, ô mon coursier fidèle. Et foule aux pieds les peuples et les rois, bê- RANO. Ch. du cotaque. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HIST. XI* S. Cil d'Ociant i braient et bénissent, Ch. de Roi. CCLVII. || xii" s. Li sors Geris le destrier pormena; Trois fois se viutre [vautre], sor les pies se leva ; Si fort heni que la terre sonna, Raoul de C. 4 33. Il xiii'Et seulement un palefroi, Qui ne hanisse par effroi, M'amenez, et sus une selle Pourchevauchieràdamoiselle, Bl. et Jeh. 1685. Son poitral li laça qui fu de cuir bolis, X une grant estache l'aresna d'un jarris, Li chevaus grate et hene ; moult fait grant pestelis [piétinement], Ch. d'Ant. iv, 49). Il xV s. Je ne hanis pour autre avoine, Que de m'en retourner à Blois ; Trouvé me suis pour une fois Assez longuement en Touraine, ch. d'ori. Rondeau. Il XVI* s. En cestuy bruyt fiffres, tabours sonnoient, Trompes, clerons, et chevaulx hanissoient, J. uarot,
— ÉTYM Berry, hannir, du latin hinnire.
t HENNISSANT, ANTE (ha-ni-san, san-t"), adj. Qui hennit. Des cavales hennissantes.
BANNISSEMENT (ha-ni-se-man), s. m. Le cri ordini.ire du cheval. list-ce vous qui donnerez au cheval sa force, qui lui ferez pousser ses hennissements? SAa, Bible, Job, xxxix, 49. Le hennissement d'allégresse, dans lequel la voix se fait entendre longuement, monte et finit à des sons plus aigus, BUFF. Quadrup.t. i, p. 4 24. Il Kig. Cette impétuosité, ces emportements, ce hennissement des cœurs lascifs est supprimé, Boss. Sermons, Résurrect. dem. 4 .
— HIST. XIV* s. La terre tremble toute des grans inissements Des fors destriers courant et des frémissements, Girart de Ross. v. 3773. || xvi* s. Vaux, qui menoit les coureurs de catholiques, aiant ouï un grand bannissement de chevaux, sentit la fricassée, n'ADB. Hist. m, 40.
— ÊTYM. Hennir.
t HÉNOTIQUE (é-no-ti-k') , s. m. Édit que Zenon, empereur d'Orient, publia en 482, à l'effet de rétablir l'unité de croyance dans l'Église et de réunir les catholiques et les eutychiens. Il publie son bénotique, c'est-à-dire son décret d'union, boss. Hist.
— ÊTYM. 'Ev(i>Tixèç, de évoûv, unir, de ëv, neutre de sic, un (voy. un).
t HENRI (an-ri). Ordre de Saint-Henri, ordre militaire institué en 4 738 par l'électeur de Saxe. La marque en est une étoile à huit pointes, au milieu de laquelle est le buste de saint Henri, empereur. Elle est attachée par tm cordon d'argent à un ruban cramoisi.
— ÊTYM. Henri, nom germanique, dont la forme dans le haut-allemand est Heimrih , de heim, maison, village, et rih, puissant: chef de village ou de maison.
f HENRIADE (an-ri-a-d'), ». /. Poëme épique de Voltaire, dont Henri IV, roi de France, est le héros.
f HENRICIENS (an-ri-siin), ». m. pi. Nom de sectaires du XII* siècle, qui ne voulaient aucune espèce de culte et proscrivaient même les chants d'église ; leur nom vient du moine Henri de Lausanne.
I HENRIOT (en-ri-o), s. m. Un desnoms vulgaires de la jeune brème.
HÊPAR (é-par), s. m. Nom que les anciens chimistes donnaient aux sulfures. Hépars alcalins, les sulfures alcalins.
— ÊTYM. 'HTtap, foie, sans doute à cause de la couleur de certains sulfures.
t UÊPATALGIE (é-pa-tal-jie), s. f. Terme de médecine. Douleur névralgique du foie.
t HÉPATALGIQDE (é-pa-tal-ji-k'),(K^'. Qui arappo.-t à l'hépatalgie.
—ÉTYM. 'Hiiap, ■iiitaTo;, foie, et i>ifOî, douleur.
t HÉPATE (é-pa-f), ». m. Terme de pêche. Poisson du genre des labres, dont la couleur approche de celle du foie.
— ÊTYM 'HTiap, TiitaTO;, foie.
HÉPATIQUE (é-pa-ti-k'), adj. Ht" Terme d'anatomie. Qui appartient au foie. Les vaisseaux hépatiques. Il Canal hépatique, canal qui emmène la bile du foie et s'anastomose avec le canal cystique. Il Terme de médecine. Oui est dans le foie. Douleur hépatique. |1 2" Terme d'histoire naturelle. Qui a la couleur du foie, ou dont l'odeur approche de celle du foie de soufre ou de l'hydrogène sulfuré. || Ancien terme de chimie. Air hépatique, le gaz hydrogène sulfuré. Il 3° 5. f. Terme de botanique. Genre
HUP
de renonculacées, où l'on distingue : l'hépatique commune ou des jardins, hepalica triloba, chaix, qui a été recommandée contre les maladies du foie, et une espèce d'anémone printanière, anémone hepalica (renonculacées). ||4* Famille de plantes acotylédones, qui renferme de petites plantes herbacées, rampantes, terrestres ou parasites, intermédiaire» entre les lichens et les mousses.
— HIST. XIV* s. Vers le coude se monstre apertement la basilique que l'en appelle la epatique, lan- FRANC, f* 30. Il XVI* s. Les patients avoient une vivs et naturelle couleur, sans aucun signe d'estre hépatiques, PARB, VIII, 12. À la constipation du ventre, n'y a meilleur remède que l'aloes hépatique, o. DS
— ÉTYM. "HTraTixèç, de fiTzaf, Jinatoç, foie.
t HÉPATIRRHÉE ». f. Mot mal fait; voy. HêPA-
TORRHÉB.
t HftPATISATION (é-pa-ti-za-sion), ». f. Terme d'anatomie pathologique. Passage d'un tissu organique à un état tel qu'il présente l'aspect du foie. L'hépatisation du poumon.
— ÊTYM. Ilépatiser.
t HÉPATISER (S') (é-pa-ti-zé) , v. rifl. Terme d'anatomie pathologiijue. Subir l'hépatisation. Le poumon s'est hépatisé rapidement. Poumon hépatisé.
— ÊTYM. "Hitap, l^ixaToç, foie, et la finale iser, comme si les Grecs avaient foimé le verbe i\rza.i\(,u>.
HÉPATITE (é-pa-ti-f), s. A. | il" Terme de médecine. Inflammation du foie. || 2° Pierre précieuse qui est de la couleur du foie.
— ÉTYM. 'HTtaTÏTi;, de :^irap, i^Traxos, foie.
t HÉPATOCÈLE (é-pa-to-sè-1'), ». (. Terme da chirurgie. Hernie du foie.
— ÊTYM. 'Hirap, {juaioc, foie, et ■*.r{k-i\. hernie.
t HfiPATO-CYSTIQUE (é-pa-to-si-sti-k') , adj. Qui appartient au foie et à la vésicule du fiel.
— ÉTYM. 'HTcao, ^iitaToç, foie, et cyslique.
• t HÉPATO-GASTRIQCE (é-pa-to-ga-stri-k'), adj. Qui a rapport au foie et à l'estomac.
t HÉP ATO- GASTRITE (é-pa-to-gas-stri-f), ». {. Terme de médecine. Inflammation du foie et de l'estomac.
— ÉTYM. 'Hnap, i(Katoi, foie, et gaitrite.
t HÉPATOGRAPHIE (é-pa-to-gra-fie), ». /■.Description du foie.
— ÊTY.M. 'Hnap, ■îiitaToç, foie, et i'pâ9£iv, décrire, t HÉPATO-INTESTINAL, ALE (é-pa-to-in-tè-sti-
nal, na-l'), adj. Qui appartient au foie et à l'intestin. Il Canal hépato-intestinal, nom donné au canal hépatique des solipèdes.
t UÉPATOLOGIE (é-pa-to-lo-jie), ». /. Traité sur le foie.
— ÊTYM. 'Hitap, JÎTtaToç, foie, et lôyoi, traité.
t HÉPATOMPHALE (é-pa-ton-fa-l'j, ». f. Terme de médecine. Hernie du foie par l'anneau ombilical. Il On dit aussi hépatomphalocèle.
— ÊTYM. 'Hitap,'i5TtaToî, foie, et6(ieaXà;, ombilic, t HÉPATORRHÉE (é-pa-to-rrée) , ». f. Terme da
médecine. Déjection abondante de matières en grande partie formées deiile presque pure.
— ÊTYM. 'Hnap, fÎTiaxoc, foie, et psîv, couler.
t HÉPATOSCOPIE (é-pa-to-sko-pie), ». f. Terme d'antiquité. Art de deviner l'avenir par l'inspectioa du foie des victimes; cette inspection elle-même.
— ÉTYM. 'Hnap, <^itoTOî, foie, et o-xotoîv, examiner.
t HÉPATOTOMIE (é-pa-to-lo-mie), ». f. Dissection du foie.
— ÊTYM.'Huap, f^Ttonoi, foie, et Tojjiri, dissection. fHEPHTHÉMIMÈRE (è-fté-mi-mè-r'), adj.Terme
d'ancienne métrique. Qui a la moitié de sept parties, c'est-à-dire trois mesures et demie. Ce terme de prosodie grecque s'appliquait : 4* aux vers de sept syllabes, comme ceux d'Anacréon; 2° aux césures de trois pieds et demi. || On dit aussi semisepténaire.
— ÊTYM. 'Eirrà, sept, :^iil (voy. hémi), et (lipo;, partie.
f HEPSET (è-psè), ». m. Nom vulgaire d'un poisson qui est Vathérine hepsète (acanthoptérygiens).
t HEPT.... ou HEPTA.... préfi.xe qui signifie sept, et vient du grec iniâ (voy. sept).
fUEPTACANTHE (è-pta-kan-f), adj. Terme de zoologie. Qui porte sept épines ou aiguillons.
— ÊTYM. Hept...., et âxavSa, épine.
HEPTACORDE (è-pta-kor-d') , ». m. jj 1° Terme
de musique. Lyre ou cithare à sept cordes des anciens. Il 2° Système de sons composé de sept notes, tel que 1? gamme. || 3° Adj. Qui a sept cordes. Lyre heptacorje.
— ÉTYM. "EirrôxopSoi;, de i«Tà, septj et x^pS^i corde.
nEP
f- HEPTADACTYLE (è-pU-<la-kli-n , adj. Tenne de zoologie. Oui a sept doigts.
— ÊTYM. //cpra....,i't «ântuXoc, doigt.
t HEPTADE (è-pU-d), #. f. Groupe de sept choies ou de sept personnes. || La réunion des sept sages de la Grèce.
— RTYM. "Eirtà, sept.
t IIEPTAÈDRK (c-ptarè-dr'), t. m. Terme de géométrie. Solide à sept faces.
— f.TYM. Ilepta...., et ISpa, face. '
•f HEPTAfinniOUE (è-pta-é-dri-k'), adj. Qui appartifiiit.i l'heptaidro.
t UEPTAGONAL, ALE (è-pta-go-nal, na-l'), adj. Terme didactii|ue. Oui appartient à l'heptagone. ;| Solides heptagonaux, solides dont la base est un heptagone. Pyi'amide heptagonale. Prismes heptagonaux.
HEPTAGONE (è-pta-go-n') , adj. || f Terme de géométrie. Oui a sept angles et sept côtés, il Substantivement. Un heptagone, un polygone de sept cdtés. Il 2° Terme de fortiScation. Ouvrage composé de sept bastions.
— ÉTYM. Ilepta...., et yùvoî, angle.
t HEPTAGYNE (è-pta-ji-n'), adj. Terme de botanique. Oui a sept pistils.
— ÉTYM. Ilepta...., et fv^ii, femme, pistil.
■^ HEPTAGYNIE (è-pta-ji-n le), s. f. Terme de botanique. Classe renfermant les plantes à sept pi.stils.
t HEPTAMÈTRE (fe-pta-mè-tr'), ad}. Terme d'ancienne métrique. Vers heptamètre, ou, substantivement, un heptimètre, vers qui a sept pieds.
— ÊTVM. Ilepta...., et (jitpov, mesure.
HEPTAMÊRON (è-pta-mé-ron) , s. m. Ouvrage
composé de parties distribuées en sept journées. L'Heptaméron de la reine de Navarre.
— ETYM. Mot consacré par l'usage, mais mal formé ; il devrait être heptaémeron, de iTtTarifjiEpo;, de éitTà, sept {voy. sept), et i\\i.iç,a, jour.
t HEPTANDRE (è-ptan-dr'), adj. Terme de botanique. Oui a sept étamines.
— ÉTYM. llept...., et «vi^p, m*le, étamine.
HEPTANDRIE (ù-ptan-drie), s. f. Terme de botanique Classe du système se.xuol de Linné, qui renferme les plantes dont la fleur a sept étamines.
t UEPTANÈME ( è-pta-nfe-m') , adj. Terme de zoologie. Qui a sept tentacules.
— ÉTYM. Ilepta...., et vTJuia, filament.
+ IIEPTANTUÊRE, ÉE (è-ptan-té-ré, rée), adj. Terme de botanique. Qui a sept anthères ou étamines.
— ÉTYM. Hept...., et anthère.
t HEPTAPÉTALE (è-pta-pé-ta-r), adj. Terme de botanique. Dont la corolle se compose de sept pétales. Il On dit aussi heptapéta'.é.
— ÉTYM. Ilepta...., et pétale.
t UEPTAPUONE (è-pta-fo-n"), adj. Écho heptaphone, écho qui répète sept fois.
— ÊTYM. //cpfa...., et fiati], voii.
t HEPTAPHYLLE (è-pta-fi-l'), adj. Terme de botanique. Feuille heptaphylle, feuille pennée qui est formée de sept folioles.
— ÉTYM. Ilepta.... et (piiXXov, feuille.
+ HEPTARCHIE (è-ptar-chie) , s. f. Les sept royaumes fondés par les Angles et les Saxons en Bretagne, au v et au vi' siècle. || Gouvernement de sept individus.
— ÊTYM. Ilepta...., et àpxTi, domination.
t HEPTARCHIQUE (è-ptar-chi-k') , adj. Qui a rapport à l'heptarchie.
i HEPTARQUK {hë-ptar-k'), s. m. Chacun des rois d'une heptarchie.
t HEPTASÉPALE (è-pU-sé-pa-l') , od;. Terme de botanique. Qui est formé de sept sépales.
— ÊTYM. Ilepta...., et sépale.
■f HEPTASTADE (è-pta-sU-d'), t. m. Nom d'une digue à Alexandrie d'Egypte, du temps des rois grecs. César, pour en profiter, entreprit d'emporter 111e de Pharos, où il fit débarquer ses troupes après le combat, et de se rendre maître de la digue qu'on appelait l'heptastade, qui la joignait au continent, ROLLlN, Hist. anc. OEuv. t. x, p. 326, dans poii-
QENS.
— ÉTYM. Hepta et staJu.
t UEPTASYLLABE (è-pta-siMa-b) , adj. Qui a sept syllabes. Incanslitulionnel e&.' un mot heptasyllaho. La cigale ayant chanté est u. vers heptasyllabe.
— ÊTYM. Hepta...., et tyllabe.
+ HEPT.\TEUQUE (è-pU-teu-k'), ». m. Les sept Hrcmiers livres de l'Ancien Testament, c'est-à-dire le Pentateuque, le livre de Josué et la livre des Juge*. Il Ouvraêe divisé en sept livres.
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— ÉTYM. "EnTâT'Uxo?, 'le énTà, sept, et TtO- Xoc, instrument, livre, volume.
t HEPTATOMK (è-pU-to-m') , adj. Terme de zoologie. Qui est divisé en sept articles.
— ÊTYM. Hepta...., et to|it|, section.
t HÉRACLÉES (é-ra-klée), ». f. pi. Terme d'antiquité greciue. Fêtes en l'honneur d'Hercule.
— ÊTYM. 'Hpax/f.^, Hercule.
t Hf.RACLIDE (é-ra-kli-<l') , ». m. Descendant d'Hercule. Les Héraclides s'ét-iblirent dans le Péloponnèse. Il Nom d'une tache de la lune.
— ÊTYM. 'HpaxXei^Ti;, de 'HpaxX-iiî, Hercule. HÉRALDIQUE (é-ral-di-k') , adj. Qui a rapport
au blason. L'art héraldique. || Colonne héraldique, colonne qui porte sur son fût des écussons blasonnés. || Science héraldique, celle qui traite des armoiries et des anciennes fêtes de chevalerie. Il S. f. L'héraldique, la science héraldique, et aussi l'ensemble des emblèmes de blason. L'orange est encore usité dans l'héraldique anglaise.
— ÉTYM. Héraut, anciennement h«ra«.
fHÊRATULE (éra-tu-l"), ». f. Espèce d'huître
fossile petite et oblongue.
HÉRAUT (hé-rô; let se lie dans la prononciation soutenue : un hé-rô-t envoyé...; au pluriel, 1'» se lie : des hé-riVz envoyés....), ». m. ||1° Dans l'antiquité , officier chargé de publications solennelles, et de diverses fonctions dans les cérémonies jiibliques. Le caducée d'un héraut. La personne de» hérauts était sacrée. On envoya un héraut pour sommer les habitants de se rendre, vauoel. Q. C. m, t . Malheureux, j'ai servi de héraut à sa gloire! hac. Esth. ni, <. Il Fig. Celui qui annonce. Je suis le médecin de l'âme et le héraut de la liberté et de la vérité, n'ABLANCOtiRT, Lucien, Philosophes à l'encan. Un rossignol tomba dans ses mains [du milan] par malheur, Le héraut du printemps lui demande la vie, la font. Fabl. ix, )8. Iji" Dans le moyen âge, officier qui faisait diverses proclamations ou messages, et dont une des fonctions était de régler les fêtes de chevalerie et de tenir registre des noms et des blasons des chevaliers. Le héraut faisait les défis publics, les trêves et les traités de paix, et annonçait les tournois, abbB de CHOISI, Hist. de Phil. de Valois, dans bichelet. Louis XII envoya un héraut d'jrmes annoncer la guerre au doge ; il redemandait le Crémonais, qu'il avait cédé lui-même aux Vénitiens, quand ils l'avaient aidé à prendre le Milanais, volt. Mœurs, < < 3. Il Du temps de l'ancienne monarchie, officiers qui servaient pour les cérémonies des mariages et des sacres des rois, des publications de paix, etc. Us étaient au nombre de vingt-huit, dont le premier, qui était roi d'armes, se nommait Montjoie Saint- Denis, ancien cri de guerre des Français.
— HIST. XIV* s. Li heraux est entrez en la cité antie, Gttfscl. )B67. || xv* s. Si furent ordonnés deux moult vaillans chevaliers pour aller là, et en leur compagnie trois hérauts pour reconnoistre leurs armes [des seigneurs morts], et deux clercs pour escrire et enregistrer les noms de ceux qu'ils trouveroiont, pboiss. i, i, 29B. Je n'ai mais bon seneschaut, Ne pour moi louer herault, e. desch. Poésies mss. f* 79. Il XVI' s. Mandant à vostre sœur, par ung roi d'armes, aultremenl le herault Valois, si.... CARLOix , vtii, 32. Hérault ou messager ne doivent estre en danger, leroux de lincy, Prov. t. ii,
— ÉTYM. Espagn. haraldo, heraldo; anc. espagn. haraute; portug. arauto et aussi fàraute; ital. araldo; angl. herald; allem. Herold; bas-latin, heraldus, haraldus. Ce mot paraît germanique ; et Diez remarque qu'il répondrait à un terme de l'ancien haut-allemand /lart'owait, officier d'armée, mais qu'on ne trouve ce hariowall que comme nom propre: Chariovaldus; saxon, llariolt; scandin. Haraldr.
UERDACË, ÉE (èr-ba-sé, sée), adj. Terme de botanique. Oui a le caractère, l'apparence de l'herbe. Il Plantes herbacées, celles dont la tige et les branches, ne produisant pas de bois, périssent après quelques mois de végétation. || Se dit aussi, par opposition à ligneux, de toute partie des végétaux qui est d'un tissu vert comparable à celui des feuilles. Un gland qu'on jette en terre au printemps, produit, au bout de quelques semaines, un petit jet tendre et herbacé, buff. Expér. sur les tég. t" mém.
— ÉTYM. Lat. herbaceus, de lierba, herbe.
i. HERBAGE (èr-ba-j'), ». m. || !• Toute sorte d'herbes. Le plus souvent une ciuronne de feuilles de chêne ou de laurier, ou de quelque herbage plus vil encore, devenait inestimaljle parmi les soldats [romains], qui ne connaissaient point de plus belles marques que celles de la rertu ni de plus noble
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distinction que celle qui vpnalt des actions glorieuses, Boss. Hist. m, «. Quelques fruits dédaignés de la brute sauvage, L'herbage impur vomi par le Ilot écumant, De nos corps épuisés sont l'unique aliment, HiLLEV. Élég. Il, Homère. ]| V L'herbe des prés, des pâturages. La biche [qui a perdu son faon] dissipe son chagrin en cherchant d'autres héritages et d'autres forêts, p. l. cour. Utt. ii, )«». j| 8" Par ticulièrement. Pré destiné à l'engrais des bœufs et des vache». Cet herbage est d'un très-grand revenu. I! 4* Terrain en friche sur lequel tout propriétaire de bestiaux a droit -e les envoyer.
— HIST. XII' s. Sanc et cervelle [il] fait voler et l'erbage, Ronc. p. «6. || xiir s. Prestres Martin» estoit moult sages De bien norrir par ces erliages Brebis dont il ot maint fromage, Ren. 73ii«. N'el [les Heurs] ne sunl point, sachiés de certes, Ne trop closes, ne trop overtes, Ains flamboient par les herbages El meillor point de lor aages, la llose, 201 «7. Il XVI' s. J'apprins au.ssi, allant aux pasturagcs, k éviter les dangereux héritages, uarot, i, 22a. Et est dit vif herbage [sorte de droit qu'on pajait au seigneur pour pâture] quand le nombre des bestes est de dix et au dessus, et mort herbage quand il est de neuf et au dessous, Cou»(. gén. 1. i, p. eio.
— ÊTYM. Wallon, yerbage; bourguig. arbrige; provenç. erbalge; espagn. herbage; ital. erbaggio ; du bas-lat. herbaticum, de herba, herbe. Herbaticum s'employait surtout au sens de droit de pâturage.
f 2. HERBAGE (cr-ba-j'),f. m. Ancien terme de marine. Étofi'e de laine grossière et de couleur brune, sorte de camelot dont on faisait des tentes pour les navires, des cabans et des chaussures pour les gens de mer, jal.
— ÉTYM. D'après Jal, bas-lat. arba»u», de l'ital. arbascio, de Arba, lie appartenant aux Vénitien», où l'on fabriquait l'arboicfo.
t HERBAGER (êr-ba-jé), ». m. || !• Celui qui s'adonne à l'engrais des bœufs. {{ i' Terme de féodalité. Franc herbager, exempt du droit d'herbage.
— ÉTYM. Herbage.
t HERBAGEUX, EUSE (èr-ba-jeû, jeû-z'), adj. Couvert d'herbages.Tandis que je tenais les yeux fixés sur l'Asie, soudain du côté du nord des tourbillons de flamme et de fumée attirèrent mon attention ; ils coururent le long du lac fangeux d'Azof, et furent se perdre dans les plaines herbageuses du Kouban, VOLNEY, Ruines, 12.
— HIST. XVI' s. Herbageux, cotoravb.
t UERBAILLE (èr-bft-ll' , Il mouillées), ». f. Nom donné, par plaisanterie, i des plantes classées dans un herbier. Voici, monsieur, mes misérables lierbailles, 1. 1. bouss. dans le Dict. de beschekelle.
t UERBAUT (èr-bô), ». m. Terme de vénerie. Nom que l'on donne souvent aux chiens de chass* qui se jettent durement sur le gibier.
HERBE (èr-b'),». /■. || 1' Toute plante qui, n'étant point arbre, arbrisseau ou arbuste, est privée de bourgeons, soit qu'elle ne vive qu'un an, ou moins, soit que ses racines vivaces émettent chaque année de nouvelles tiges herbacées. Potage aux herbes. Le plonge en un bain d'eaux et d'iierbcs inconnues , cjhn. Xédée , 1 , 4 . Ils sont devenus comme le foin qui est dans les champs, et comme l'herbe verte qui croît sur les toits, saci, BibU, Rois, IV, XIX, 26. Dieu dit encore : Que la terre produise do l'herbe verte qui porte de la graine et des arbres fruitiers qui portent du fruit, id. 16. Genèse, 1, n . Il Bouillon d'herbes ou aux herbes, sorte de bouillon qu'on prend quand on se purge. || Jus d'herbes, suc de persil, de cerfeuil et autres herbes extrait par pression, et que le vulgaire recommande pour la dépuration du sang. || Fines herbes, celles qui servent pour les assaisonnements, telles que cerfeuil, persil, etc. Omelette aux fines herlics. Il Herbes médicinales, herbes qui sont employées par la pharmacie. || Herbes potagères, herbes qui se cultivent dans les jardins et sont bonnes à manger. Il Herbes vulnéraires , herbes qui, prises intérieurement ou appliquées en topique, passent pour propres à la gucrison des coups et des blessures. Il Mauvaise herbe, les herbes qui ne sont pas utiles à l'homme ou aux animaux et que la culture tend constamment à extirper. Ils avaient observé sans étude que la décomposition de ce que nous appelons mauvaises herbes, était néces.saire à la reproduction des plantes qui leur éLiient utiles, rat- NAL, Hist. phil. X, 3. Il Fig. U a marché sur une mauvaise herbe, il lui est arrivé quelque chose qui l'a mis de mauvaise humeur (locution tirée d'une superstition commune à la France et aux pays germaniques sur l'herbe qui égare et qui a été semée par la foudre; c'est «n vertu de cette superstitioa
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qu'on dit dans les campagnes normandes que celui qui a perdu son chemin dans les bois a marché sur ime mauvaise herbe). || Fig. et familièrement. Sur quelle herbe avez-vous marché (locution qui dérive de la précédente) ? se dit, en plaisanterie, à un homme, pour lui reprocher la mauvaise humeur où il est , et aussi pour s'étonner de sa gaieté extraordinaire ou de sa tristesse, etc. Quel transport? sur quelle herbe est-ce qu'il a marchéî DANCOURT, Trahis, punie, iv, u. Mme d'Epinay se tenait les côtés de rire ; je ne savais sur quelle herbe ils avaient marché, J. J. Rouss. Confess. ix. Il Herbes de la Saint-Jean, herbes odoriférantes qu'on vend le jour de la Saint-Jean pour en joncher les planchers, et, primitivement, herbes magiques que l'on cueillait le jour de la Saint-Jean, telles que l'hypéricum et la racine de fougère. Il Fig. Employer toutes les herbes de la Saint- Jean (par allusion aux herbes magiques de la Saint- Jean), employer dans unr affaire tous les moyens dont on peut s'aviser pour réussir. || 2° Collectivement. Toutes les espèces d'herbes qui forment les prés, qui croissent dans les lieux peu fréquentés, et qu'on coupe d'ordinaire pour la nourriture dos bestiaux. Mettre un cheval à l'herbe. On blanchit les toiles sur l'herbe. Se coucher sur l'herbe. Un certain loup, dans la saison Que les tièdes zéphyrs ont l'herbe rajeunie, la font. Fabt. V, 8. Elle approche : elle voit l'herbe rouge et fumante |de sang], rac. Phèdre, y, 6. Et de Jérusalem l'herbe cache les murs, lo. Eslh. i, 1. Ne
sais-tu pas Que l'insecte insensible enseveli sous
l'herbe. Et l'aigle impérieux qui plane au haut du ciel. Rentrent dans le néant, aux yeux de l'Éternel,
VOLT. Fanât, i, 4 Ces chanteurs divins, dont
les doctes prestiges Ont aux fleuves charmés fait oublier leur cours. Aux troupeaux l'herbe tendre, au pasteur ses amours, A. chên. Idylles, Épil. Toute herbe aux cliamps est glanée; Ainsi finit une année, Ainsi finissent nos jours, lamakt. Uarm. u, 4. Quel bras jette les tours sous l'herbe, i.hange la pourpre en vil lambeau? v. hugo, Odes, m, 3. Il Faire de l'herbe, couper de l'herbe. Faire de l'herbe pour les lapins. || Ce cheval aura, prendra quatre ans, cinq ans, aux herbes, c'est-à-dire au printemps il aura quatre ans, cinq ans. |j Fig. et familièrement. L'herbe croit chez eux, c'est-à-dire personne n'y vient, ils sont ab indonnés (locution tirée de ce que l'herbe croît dans la cour d'une maison où personne ne vient). Peu de gens avaient affaire chez lui [Châteauneufj, et l'herbe croissait chez eux [lui et sa femme], st-sim. 77, 2B9. Vendôme se retira à Anet, où l'herbe commença à croître, m. 228, 58. || Fig. L'herbe prise comme comparaison avec ce qui passe vite. Dans la plupart des hommes les changements se font peu à peu, et la mort les prépare ordinairement à son dernier coup ; Madame cependant a passé du matin au soir, ainsi que l'herbe des champs, boss. Vuch. d'Oii. Leur gloire sèche comme l'herbe, flécu. Uar.-Thér. Il Fig. et familièrement. Couper l'herbe sous le pied à quelqu'un, le supplanter; locution prise de l'animal qui paît et à qui l'on ferait tort si on lui coupait l'herbe sous le pied. Tandis que le fils de 'Vénus Sous le pied te va couper l'herbe. Comme dit l'antique proverbe, scARRON, Kt'rg. VII. J'emmène Marie pour l'empêcher de couper l'herbe sous le pied de sa mère : ces pauvres mères! sév. 144. La duchesse d'Hanovre prétendit que M. le prince lui avait coupé l'herbe sous le pied, st-sim. 4, as. || 3» En herbe, se dit des céréales lorsque, encore vertes, elles s'élèvent peu au-dessus des sillons et que l'épi n'est pas encore sorti. Blé en herbe. Avoine, orge en herbe. Où en serais-je, si chacun de ceux à qui ji^ puis devoir s'en venaient cueillir avant le temps mes fruits ou ma vendange, et couper mon , blé en herbe? p. L. cour, d messieurs les juges. ; Il Fig. Manger son blé en herbe, dépenser son revenu d'avance. Achetant cher, vendant à bon mar- I ché, et mangeant son blé en herbe, mol. l'Avare, ' II, i. Il Fig. En herbe, se dit de ceux qui, jeunes encore, étudient pour obtenir quelque titre, ou qui sont en passe d'être élevés à quelque dignité, à quelque emploi. Avocat eu herbe. Docteur en , herbe. C'est un ministre en herbe. || Être cocu en ■ herbe, avoir tout ce qu'il faut pour le devenir. Au | sort d'être cocu son ascendant l'expose; Et ne l'être qu'en herbe est pour lui douce chose, mol. Éc. des I mar. m, <o. || En herbe et en gerbe, se dit pour ex- i primer d'un côté l'espérance, de l'autre la jouissance, i Bel exemple pour les vivants D'amasser leur froment en gerbe, Au lieu de le manger en herbe, scabr. yirg. IV. Il 4° Herbe entre dans plusieurs noms vul-
gaires de plantes usuelles, jj Herbe aux abeilles, l'ulmaire (spirasa ulmaria, L.).|| Herbe d'admiration, la phlomide zeylanique (labiées) de Linné (!nde) ; le nom vient de ce que dans le pays les femmes envoient cette plante aux persoimes qui sont l'olijet do leur admiration. || Herbe aigrelette, un des noms vulgaires du rumex acetosa (polygonées) de Linné, lequel est notre oseille ordinaire. || Herbe à l'ambassadeur, herbe à la reine, le tabac. || Herbe d'amour, reseda odorata, L. (résédacées). |1 Herbe aux ânes,œno!/iero î>iennis,L. (onagrariées). |{ Herbe antiépileptique, plante de la Guiane, ageraton conyzoïdes (synanthérées), dit aussi herbe de bouc. Il Herbe à l'araignée, phalangium, ramosum , L. (liliacées). Il Herbe blanche, diolis candidissima, Desfont, (composées). || Herbe aux blessures, le plantain. Il Herbe à la bosse, dite en Normandie contre-bosse. Il Herbe aux boucs, chelidonium majus, L. (papavéracées) . || Herbe caniculaire, hyoscyamus niger, i. (solanées). || Herbe de capucin, la nigelle bleue. Il Herbe à la capucine, la petite pervenche. Il Herbe au cancer, herniaria glabra, L. (paronychiées). || Herbe du cardinal, symphylum officinale, L. (borraginées). Il Herbe à cent goûts, artemisia vulgaris, L. (composées). || Herbe au chantre, sysimbrium officinale, Scop. (crucifères). || Herbe aux charpentiers, achillea millefolium, L. (composées). Il Herbe aux chats, nom vulgaire de la népète cataire (labiées) , dite aussi cataire, et de la germandrée maritime (labiées), appelée encore marum. Il Herbe à chique , nom (aux Antilles) donné à la lournefortie brillante (borraginées). || Herbe à cloque, physalis alkekengi , L. (solanées). || Herbe de Saint-Christophe, Vactœa spic-ata. \\ Herbe du cocher, la mille-feuille. || Herbe à cochon , la renouée dos oiseaux. || Herbe cœur, pulmonaria officinalis, L. (borraginées). {| Herbe du cœur, la menthe des jardins. || Herbe de consoude, nom donné dans les Antilles, d'après Jussieu, à une espace de cnrmmHine (justicia). |1 Herbe de la corneille, herbe aux corneilles, nom vulgaire du fragonhippoglosse. || Herbe de lacouaille,la t;from'5«e chaméfdrys de Linné. || Herbe aux coupures, la grande consoude , et aussi le sedum telephium, L. (crassulacées) . || Herbe à cousin, le conyza odorata. Il Herbe aux cinq coutures, plantago lanceolala, L. (plantaginées). Il Herbe aux cuillères, cochlearia officinalis , L. (crucifères). || Herbe aux cure-dents, ammi visnaga, Lamk. (ombellifères). Il Herbe à dartres, nom, en Amérique, de la casse ailée. || Herbe à deux bouts, le chiendent. || H erbe du diable, dfflluro strnmonium, L. (solanées). || Herbe à réclaire, la grande chélidoine. || Herbe à écurer,cftaro fœlida, L.(characées). || Herbe à éternuer, achillea ptarmica, L. (composées). i| Herbe aux écus, lysimachia nummularia, L. (primulacées). |[ Herbe empoisonnée, atropa belladona, L. (solanées). Il Herbe àl'esquinancie, a.sperula cynanchica, L. (rubiacées), et aussi le géranium robertianum,L. (géraniacées) . || Herbe aux femmes battues, tnmus communis, L. (asparaginées). || Herbe à la fièvre, petite centaurée. Il Herbe flottante, une fucacée, le sargasse vulgaire. || Herbe à Gérard, asgopodium podagraria, L. (ombellifères). || Herbe du foie, hepatica triloba, Chaix. || Herbe aux goutteux, xgopodium podagraria, L. (ombellifères). || Herbe aux gueux, la clématite (clematis vitalba, L.). Il Herbe de Guinée, le panic de la Guiane souvent confondu avec la fléole géante, laquelle vient de l'Afrique occidentale, et doit porter particulièrement le nom d'herbe de Guinée, legoakant. || Herbe à l'hirondelle, stellera passerina , L. (thymélées). |i Herlie de l'hirondelle, chelidonium majus , L. (papavéracées). || Herbe du bon Henri, blitum bontis llenricus, Rchb. (chènopodées). || Herbe à jaunir, le réséda jaunissant, dit au.ssi gaude; le genêt des teinturiers. || Herbe du javart, un des noms vulgaires du géranium bec de grue. || Herbe au lait de Notre-Dame, pulmonaria officinalis, L. (borraginées). Il Herbe des magiciens, datura stramonium, L. (solanées). || Herbe aux mamelles, lampsana communis , L. (composées) . 1 1 Herbe aux massues, lycopodium clavatum, L. (lycopodiacées). || Herbe aux mites, verbascum blattaria , L. (solanées). Il Herbe à la manne, glyceria fluitans, Ehrbr. (graminées), dite aussi manne de Pologne, parce que dans ce pays on en prépare les semences à la manière de la semoule ou du riz, et qu'elle est ainsi regardée comme une grande ressource, legoarant. Il Herbe aux mille florins, erythrxa cenlaurium, L. (gentianées) . || Herbe aux cent miracles, ophioglossum vulgatum, L. (fougères). || Herbe more (et non herbe morte), nom vulgaire de la borée yer-
vamore (chénopodiacées), dont le nom spécifique veut dire herbe more, legoarant. {| Herbe au nombril, cynoglossum linifolium, L. (borraginées). Il Herbe à la ouate, asclepias syriaca, L. (asclépiadées). Il Herbe du Paraguay, le houx maté. La plus riche production qui sorte des trois provinces, c'est l'herbe du Paraguay; c'est la feuille d'un arbre de grandeur moyenne qui n'a été déciit ni observé par aucun botaniste; son goût approche de celui de la mauve, et sa figure de celle de l'oranger, raïnal, Ilist. phil. viii, )(. Il Herbe à Paris, ou raisin de renard, ou parisette, paris quadrifolia, L. (asparaginées). || Herbe à pauvre homme, la gratiole. il Herbe aux perles, nom vulgaire du lithospermun officinale (borraginées), dit aussi grémil, et dont les semences sont appelées graine perlée. |i Herbe pied de cl;at, Vantennaire dioiqne (synanthérées), plus spécialement nommée pied de chat. Il Herbe à pisser, la pyrole ombellée (éricacérs), qui croît au Canada. || Herbe aux poumons, pulmonaria officinalis, L. (borraginées). || Herbe aux poux, la dauphinelle staphysaigre (renonculacées), dite vulgairement staphysaigre, et aussi herbe pédiculaire. || Herbe à printemps, chenopodium botrys, L. (chènopodées). || Herbe du grand prieur, tabac. Il Herbe à la rate, scolopendrium officinale, Sm. (fougères). || Herbe à la reine, tabac ; dite aussi herbe sacrée. || Herbe à Robert, géranium robertianum, L. (géraniacées). || Herbe de la sagesse, le sisymbre Sophie. \\ Herbe Sainte-Apolline, hyoscyamus niger. L. (solanées). || Herbe de Saint-Étienne, circea lutetiana, L. (circéacées). || Herbe de Saint- Félix, la scrofulaire noueuse, dite absolument la scrofulaire. || Herbe Saint-Fiacre, heliotropium europœum, L. (borraginées). || Herbe de Saint-Jacques, le séneçon jacobée. || Herbe de Saint-Jean : )• le gléchome hfidéracé (labiées), dit lierre terrestre ; 2" l'hypericon perforé (hypéricacées), appelé mille-pertuis; 3° l'armoise vulgaire (synanthérées), dite armoise; 4° le leucantlième vulgaire (synantliérées), qui est pour certains auteurs le chrysanthème des prés; 6° la sauge sclarée (labiées), nommée aussi orvale, legoarant. {| Herbe de Saint- Innocent, polygonum hydropiper, L. (polygonées). Il Herbe rie la Saint-Jean, hypericum perforalum, L. (hypcricinées). || Herbe de Saint-Julien, satureia hortensis, L. || Herbe de Saint-Roch, pulicaria dysenterica, L. (composées). || Herbe sanguine, le rumex sanguin (polygonacées). || Herbe sans couture, ophioglossum vulgatum, L. (fougères). || Herbe du siège, scrophulariaaquatica, i.(scrophularinées). \'' Herbe aux sonnettes, fritillaria imperialis, L. (liliacées). Il Herbe aux sorcières, la même que l'herbe aux magiciens. || Herbe stellaire , le plantain coronope. || Herbe à la taupe, datura stramonium, L. (solanées). Il Herbe aux teigneux, tusstlago petasiles, L. (composées). || Herbe de la Trinité, anémone hepatica, L. (renonculacées). || Herbe du vent, anémone pulsatilla, L. (renonculacées). Il Herbe aux vipères, echium vulgare, L. (borraginées). Il Herbe aux verrues, un des noms vulgaires de l'héliotrope d'Europe (borraginées), dit absolument l'héliotrope comme l'héliotrope du Pérou. li Herbe aux vers, tanaisie. || Herbe à la vierge, narcissus poetictis, L. (amaryllidées). || 5' Fête des Herbes, nom par lequel d'anciennes chartes désignent l'Assomption. || 6° Oiseau des herbes, le tangara bleu. {| 7"Terme d'alchimie. Herbe médicinale, le mercure hermétique. || 8° Herbes filées, espèce d'étoffe ou de toile lustrée que l'on fait de diverses sortes d'herbes. Herbes lâches , étoffes des Indes, moitié herbe et moitié coton. Herbes de soie, lé-gères étoffes faites avec une espèce de chanvre de Virginie. Taffetas d'herbes, taffetas des Indes fabriqué avec une matière soyeuse qu'on tire de différentes plantes. || Proverbes. Il a bien fait, il aura de l'herbe. Ce poète Malherbe Qu'on tient si parfait, Il aura de l'herbe, Car il a bien fait, Théophile, dans LEROUX de lincy, Prov. t. i, p. 77. || .\ chemin battu il ne croît pas d'herbe, c'est-à-dire il n'y a point de profit à faire en un négoce dont trop de gens se mêlent. || L'herbe sera bien courte s'il ne trouve de quoi brouter, se dit d'un homme industrieux qui sait se créer des ressources là où d'autres ne trouvent rien. || .Méchante herbe, mau vaise herbe croît toujours, se dit, par plaisanterie, d'un enfant qui grandit. Vous voyez qu'elle est grande; mais mauvaise herbe croit toujours, mol. l'Avare, m, *o. || Avalez, ce sont herbes, se disait autrefois lorsqu'on engageait un malade à prendre une potion médicinale.
— iilST. XI' s. Sur l'erbe verte estut devant son trel [tente], Ch. de Roi. uu. || xu* s. [Au temps] Qu« >mi
HER
et prés sont de mainte semblance, Vert et vermeil, couvert (l'erbe et de nor, Couci, xvi. || xiii* s. Qui aloient jouant sur l'erbe qui verdie, Berte, ii. En ctoi sur l'herbe drue doucement se couchoit, 16. xxviii. 11 puet ouvrer et faire ouvrer de jours et de nuiï de fleurs et do herbes, /.te. dei met. 24«. La digneté de l'herbe [une herbe magique] ens u fons la portai Or est u fons de l'eve, si com l'en dit, piecha, Et le jour saint Jehen, ne le mescrcés jà. Vient tous jours dessus l'eve, toute coie estera, Gaufrey, v. 3»66.||xiv' s. Pour telle médecine il tault telle herbe, oresme, Eth. 6». || xv s. Pour herbe vert à parer la sale [à manger] , Bibl. des chartes, »• série, t. i, p. 225. Qui ne point [pique] en herbe ne point en espic, leroux de lincv, Prov. t. I, p. 77. Il XVI» s Et l'odorant amome d'Assyrie Sera commun comme herbe de prairie, ma- ROT, I, 228. Elle y avoit mis toutes les herbes de la Saint-Jean, dkspeu. Contes, lxvi. Lequel, faisant doucement ses approches, lui coupoit l'herbe sous le pied, yvER, p. 6S8. Nicotiane ou herbe à la rojne qu'aucuns maintenant appellent petum, dou- CHKT, Serées, liv. m, p. (6, dans lacurne D'aucuns des dits prez sont à deux herbes , on n'y peut aller qu'ils ne soient fauchez deux fois, Coust. génér. t. 1, p. »I3. L'herbe qu'on cognoist, on la doit lier à son doigt , cotgrave. En four chaud ne croist herbe, id.
— ÊTYM. Berry, harbe; wallon, ièbe; Hainaut, hi'erbe; provenç. erto, fterfca ; espagn. j/eruo; port. herva; ital. erba; du lat. herba. Herba paraît tenir au grec 9£p6eiv, paître, répondant au sanscrit ft/iore, qui se trouve dans le véda : bharvati, il mange, et dans l'expression sUbharvaLS gavas, eûçopêoi pôe;, boeufs bien nourris.
UKRBË, ÉE (èr-bé, bée), part, passé d'herber. Toiles herbées. || Les perruquiers nomment cheveux herbes , des cheveux châtains qu'on a fait devenir blonds en les mettant sur l'herbe, exposés au soleil, après plusieurs lessives d'eau limoneuse.
HERBEILLER (èr-bè-Ué, il mouillées, et non èrbè-yé), V. n. Terme de chasse. Brouter l'herbe, en parlant du sanglier.
— HlST. XVI* s. Faire paistre et herbeyer leur bestail, Coust. génér. t. h, p. 887.
— ÊTYM. Herbe.
t QERBELINE (èr-be-li-n') , ». f. Brebis étique qu'on met a l'herbe.
— ETYM. Herbe.
DEKBER (èr-bé), c. a. \\ 1* Exposer, étendre sur l'herbe. Herber de la toile. || 2° Terme d'ancienne marcchalerie. Appliquer un morceau de racine d'ellébore au poitrail ou dans d'autres endroits de certains animaux tels que les chevaux, les bœufs et les vaches, pour les guérir de divers maux, en faisant suppurer la partie.
— HIST. XV* s. La place où jouster on devoit, estoit belle, ample et unie, verte et tierbée, fboiss. m, IV, t2.
— RTYM. Herbe.
t HERBERIE (èr-be-rie), t. f. Marché aux herbes. Il Lieu où l'on fait blanchir les cires.
— HIST. XVI* s. La plus grande gabelle qui fust lors à Rome estoit imposée sur l'herberic [plantes potagères] qui s'y vendoit, o. de serres, 4t».
— ÈTYM. Herbe; provenç. erbaria.
HEHBETTE (èr-bè-f), s. f. L'herbe courte et
menue des champs (usité surtout en poésie et dans le style pastoral). [Troupeau] Vous qui, gras et beau, Me donniez sans cesse, Sur l'iierbette épaisse. Un plaisir nouveau, deshouuères, t. u, p. 88. Vos pieds dans le satin N'osent fouler l'herbette, bé- BANO. Ce n'est plus Lisette.
— HIST. xiii* S. Que erbelete peignent et pré sont raverdi, Berte, 1. 1| xv* s. Pour quoi fait dont dame ne pucelctte Si grant dangier de s'amour à ami, Oui séchera soubz le pié com l'erbotte? C'est grant foleur..., E. descii. Bail. ProfMeî de la jeunesse. Il XVI* s. Semblablement sur les menues herbettes , Vit pastoureaux garder leurs brebiettcs, Marot, V, 6).
— ETYM. Diminutif d'herbe; bourguign. arbôtte. HERBEUX, EDSE (èr-beû, beiVz'), adj. Où il
oroit de l'herbe. Champs herbeux. Contrée herbeuse.
— HIST. XI* s. Garde [il regarde] suz destre parmi un val herbus, Ch. de Roi. Lxxviii. || xiii* s. Isnelement courant toute une voie herbeuse, AU- DKFH. LE BAST. Romancero, p. M || xvi* s. Si que paif«sant par les campagnes Les troupeaux dans les champs berbuux, rons. 366.
— ETYM. Provenç. erbo»; esp. h«r6oîO ; port, hercoio ■ ital. erboso; du lat. herbosus, de herba, herbe.
UKR
tHERBICOLE (èr-bi-ko-1') , adj. Terme de zoologie. Oui vit parmi les herbes des prés.
— ETYM. Lat. herba, herbe, et colère, habiter.
HERBIER (èr-liié; l'r ne se lie jamais; au pluriel, \'s se lie : des èr-bié-z en ordre), *. m. || 1* Lieu couvert d'herbes, sens qui ne se dit qu'au pluriel et en termes de p^clie : bancs d'herbes qui se forment au milieu des eaux , et dans lesquels le poisson se réfugie. || 2° Terme rural. Lieu où l'on conserve l'herbe pour la nourriture des bestiaux. Il 3° Dans le langage des botanistes, collection de plantes desséchées et mises entre des feuilles de papier. Un herbier de trente gros volumes in-folio qu'il a laissés, maiban, tlng. de Petit. || Par extension. Conservé en herbier, conservé entre deux feuilles de papier. La peau de l'oiseau [guêpier du Sénégal] desséchée et conservée en herbier, BUFF. Ois. t. XII, p. 209. || Herbier vivant, expression inexacte, par laquelle on désigne un échantillon de plantes conservées avec soin et dont on se sert pour démontrer certaines choses difficiles. Il 4° Herbier artificiel, ou, simplement, herbier, collection de dessins qui représentent des plantes. Il Livre qui traite des plantes, qui en contient la description et la figure. Nous eûmes des herbiers chinois, des géographies chinoises, chateaubb. Génie, iv, iv, ( . || 6° Le premier ventricule des animaux ruminants, dit plus ordinairement pause. Il 6° Terme de fauconnerie. Tuyau ou canal qui sert à la respiration chez le faucon.
— HIST. xirs. Parmi le cors le fist l'espieu baignier; Plaine sa lance l'abati en l'erbier [l'herbe], Raoul de C. i07.||xiii* s. Il sont tout descendu à terre sur l'erbier, Berte, xix.
— ETYM. 'Wallon, yerbi; du lat. herbarium, livre où les herbes sont notées et décrites, de herba, herbe. Herbier, dans l'ancien français, signifie lieu couvert d'herbe.
UERBIÊRE (èr-biè-r'), s. f. Vendeuse d'herbes. Herbière des halles. || Petite fille qui recueille de l'herbe pour la nourriture des bestiaux.
— ETYM. Herbe.
t HERBIFÈRE (èr-bi-fè-r'), adj. Terme didactique. Qui produit de l'herbe.
— ETYM. Herbe, et le lat. ferre, porter.
t HERBIFORME (èr-bi-for-m') , adj. Terme de zoologie. Poils berbiformes, poils qui ressemblent à de l'herbe sèche.
— ETYM. Herbe, et forme.
HERBIVORE (èr-bi-vo-r'), adj. \] 1° Qui se nourrit d'herbes. Le cheval et le boeuf sont herbivores. Le lait des femelles herbivores est très-doux, 1. 3. Ronss. Ém. i. || 2* S. m. Les herbivores. Il Terme d'entomologie. Famille de coléoptères létramères.
— ETYM Lat. herba, herbe, et vorare, manger, t HERBON (èr-bon) , s. m. Terme de tanneur.
Couteau non tranchant pour débourrer les cuirs.
t HERBORISATEUR, TRICE (èr-bo-ri-za-teur, tri-s'), s. m. et f. Celui, celle qui herborise, qui fait des herborisations. Un bon herborisateur. Une excellente herborisatrice.
— ETYM. Herboriser.
HERBORISATION (èr-bo-ri-za-sion : en vers, de six syllabes), s. f.\\ 1* Action d'herboriser. || Promenade faite pour étudier sur place et recueillir des plantes. J'ai suivi M. de Jussieu dans sa dernière herborisation, et je la trouvai si tumultueuse et si peu utile pour moi.... J. 1. rouss. Deux lettres à M. de Jf' ** sur les herbiers. \\ Les personnes qui font partie lie cette promenade. L'herborisation parcourut la forêt de Fontainebleau. || 2° Le dessin d'une pierre herborisée (en ce sens on dit bien plutôt arborisation). Il se trouve des cailloux dans toutes les parties du monde; on en distingue quelquesuns, comme ceux d'Egypte, par leurs zones alternatives de jaune et de brun et par la singularité de leurs herborisations, bupf. Ifin. t. vu, p. 27.
— ETYM. Herboriser.
HERBORISÉ, ÉE (6r-bo-ri-zé, zée), adj. Synonyme, présentement inusité, d'arborisé. Le docteur Shaw parle du marbre herborisé du mont Sinaï, BUPF. Min. t. Il, p. 36.
HERBORISER (èr-bo-ri-zé), v. n. Aller dans les champs recueillir des plantes. Il manquait à sa classe pour aller herboriser à la campagne et pour étudier la nature au lieu de la langue des anciens Romains, fonten. Toumefort. Qui peut se rc.soudre à passer des mon^gnes sans herboriser? J. i. Rouss. Ém. V. Il Activement. J'ai fait à Mme la duchesse douairière de Portland un envoi de plantes que j'avais été herboriser pour elle au mont Pila, ). J. ROUSS. Lett. à MouUou, as mars <77o.
liËR
— HIST. XVI* 8. Ensemble des pioches, serfouettes, bêches, et autres instruments requis à bien arbijriser, rab. Garg. i, 23.
— ETYM. Génev. arboriser Ce mot est barbare : il parait être formé par une confusion de formes et de sens entre herba, herbe, et orbor, arbre.
HERBOKISEOR (èr-bo-ri-zeur), t. m. Terme familier. Celui qui s'amuse à herboriser. Une troupe d'herhoriseurs.
— ETYM. Herboriser.
HERBORISTE (èr-bo-ri-sf), i. m. || 1* Celui qui vend des herbes employées comme médicaments. Il est délivré à l'herboriste un certificat d'examen signé dans les écoles par trois examinateurs et dans les jurys par tous les membres. Ceux qui exercent la profession d'herboriste-botaniste, lesquels sont de tous temps en possession de vendre des herbes ou plantes, seront soumis à la visite et inspeciioo des gardes desapolhicaires,ilrré(^ du Conseil d'État, 30 oct. 1767. Il 11 se dit aussi au féminin. Une herboriste. Il 2* Celui qui connaît les simples (peu usité en ce sens).
— KEH. On a dit pendant une bonne partie du XVII* siècle arboriste : Mais las 1 étant pris à la piste. Il jure qu'il est arboriste, le Songe, itaiùes écrites en 48(6. Tu veux faire ici l'arboriste. Et ne fus jamais que boucher, la font, l'abl. v, 8 (dans toutes les éditions données par lui). Vespasien Robin, arboriste du roi Louis XIII, planta en <636 le premier cicacia ou robinier introduit de l'Amérique septentrionale en France, /ourn. des Débats, i*'mai
— HIST. zvi* 8. Médecin, arboriste, anatomiste,
— ËTYH. Voy. bbrboriser, la même confusion ayant eu lieu pour herboriste que pour herboriser. On a dit herbeur : Soit que tu sois pasteur, Ou herbeur, entens-moi, bons. 638. On a dit aussi herbier: En lieu d'arboriser, visitoient les boutiques des drogueurs, herbiers et apothicaires, eabel. Garg. i,
t HERBORISTERIE (èr-bo-ri-ste-rie), s. f. Toute» qui concerne le commerce de l'herboriste. || Boutique d'herboriste.
HERBU, UE (èr-bu, bue), odj.|| 1* Couvert d'herbe. Le patient Tourville nourri dans les vallées herbues où dansent des paysannes à la haute coiffure, chateaubb. Natch. 1. Il 2" S. f. Terme rural. Herbue, terre végétale qui, levée dans les pâturages, est employée à améliorer le sol d'un vignoble. Il Terre légère et peu profonde qui n'est bonne qu'à faire des pâturages. || Herbue froide, nom donné, dans la Bresse, à un certain sol qui, pour produire, demande des aménagements particuliers. || 3* S. f. Terme de fondeur. Herbue, fondant argileux employé dans le traitement des minerais de fer au haut fourneau.
— HIST. XIII* s. Diex vos i verra volentiers, Car toz est herbuz li sentiers Qu'on suet [on a coutume de] batre por penitance, ruteb. et. || zvt* s. Petits ruisseaux y furent oiidoyans, Tousjoun faisant autour des prez herbus Un doux murmure,
— ETYM. Herbe; provenç. herbut.
t HERCHECR, EUSE (hèr-cheur, cheû-z"), ». m. et f. Ouvrier, ouvrière qtii fait circuler les vagons chargés de minerai.
— ETYM. Herque.
t HERCLAN (h^r-klan), t. m. La tadorne.
UERCOTECrONIQUE ( èr-ko-tè-kto-ni-k') , ». f. Art de fortifier les places, de faire des retranchements, etc.
— ETYM. 'Epxo«, enceinte, et xexiovixii, art de construire.
HERCULE (èr-ku-r), ». m. || 1* Terme du polythéisme. Nom d'un demi-dieu, fils de Jupiter, et célèbre par sa force et par ses travaux. Je ne sais point au ciel placer un ridicule. D'un nain faire UD Atlas, ou d'un lâche un Hercule, boil. Disc, au roi Tel Hercule filant rompait tous les fuseaux , m. Lutr. v. Hercule à désarmer coûtait moins qu'Hippolyte, RAC. Phidre, 11, >. || 2* FamiUèrement Homme fort et robuste. C'est un Hercule. Il y a des hommes beaucoup plus robustes que les autres ; il y a aussi des Hercules en fait de pensées ; mais, au fond, cette supériorité est fort peu de chose, volt. Philos, ignor. Quesl. ». || Personnage des spectacles forains, remarquable par sa force. L'Hercule de la troupe. || 3" Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère boréal.
— HIST. XVI* s Sembloit Hercule ayant cueur
de lyepart, j. marot, v, »7. Jamais HercuUe n'en combattit deux, comme dit le proverbe, qui pour-.
HER
HER
HËR
tant est pedantesque, brant. Sur les duelt, p. S04,
daOS LACURNE.
— ÊTYM. Lat. Hercules, qu'on tire ordinairement de 'Hpax)-n;; mais les étymologistes doutent de cette assimilation, et croient qu'^ercuiei est un nom d'origine latine.
t UKRCUI.fiE (èr-ku-lée), s. f. Variété de tulipe.
t HEKCULÉKN, E>NE (èr-ku-lé-in, lé-è-n'), adj. Néologisme. Digne d'Hercule. 11 est d'une force herculéenne. Taille herculéenne. Une entreprise herculéenne.
— ÊTYM. Hercule. On trouve dans Marot, v, 53, herculique.
t HERD-BOOK (hérd'-bouk), t. m. Livre qui constate pour les bestiaux d'une manière officielle l'origine des individus de bonne race.
— ÊTYM. Angl. herd-book, de herd, troupeau, et hook, livre.
t. HÈRE (hè-r'), s. m. || 1° Terme de mépris. Homme sans considération, sans fortune. Vos pareils y sont misérables, Cancres, hères et pauvres diables, la font. Fabl. i, 5. Un villageois, un hère, un pauvre diable, m. Faucon. Valère vient à nous. — Je plains le pauvre hère, Sachant ce qui se passe, MOL. le Dép. I, 2. Le comte : Quel est donc ce Basile qui se mêle de son mariage? — Figaro : Un pauvre hère qui montre la musique à sa pupille, BEAUMABCH. Barb. de Sév. i, «. || 2" Espèce de jeu de cartes qui se joue entre plusieurs personnes et où il n'y a qu'un seul des joueurs qui gagne, dit aussi l'as qui court. .le voudrais qu'il mit les échecs à la place du hère, sBv. ino. Le )9 janvier )68a, le soir il y eut appartement; Monseigneur y joua au hère et ensuite au lansquenet, dangeau, i, 283.
— mST IV* s. Gros nez, qui te regarde à travers un graiit verre Te juge encor plus beau; Tu ne ressembles point au nez de quelque herre Qui ne boit que de l'eau, basselin, vi. ||xvi* s. Les haires ne rendent pas tousjours hères [continents] ceulx qui les portent, «ont. m, (57. Un renard, qu'il avoit fait nourrir petit; et lui avoit-on fait couper la queue, et pour ce on l'appeloit le hère, oesper. Contes, XXXI. Je voy que les généraux des finances et des vi":es ont eu beau loisir d'y jouer dis le matin au hère et au malcontent, d'aub. Cnnf. iv. Je ne m'esbahy pas, si vous avez tant délayé, et tant fait troter de pauvres hères de députés après vous, Sal. Uén. p. <85.
— ÊTYM. Haute-Normandie, la hère, la dame, la maîtresse. Origine douteuse. Diez pense qu'il vient de l'allemand Herr, maître, seigneur. Il est silr que certains mots étrangers ont passé dans le français a^ec un sens péjoratif; par exemple, l'allemand Hoss, cheval de guerre, coursier, qui a donné rosse. On peut mettre en avant le latin herus, maître; il faudrait aussi y admettre un sens péjoratif. Si le mot est récent, il vient plutôt de l'allemand que du latin ; c'est l'inverse s'il est ancien ; et sa présence en Normandie avec un' sens honorable fait croire qu'il est plus ancien qu'il ne paraît d'après les textes.
2. HÈRE (hè-r'), s. m. Terme de chasse. Lejeune cerf depuis dix-huit mois jusqu'à deux ans. Le faon de cerf ne porte ce nom que jusqu'à six mois environ; alors les bosses commencent à paraître, et il prend le nom de hère jus'|uà ce que ces bosses, allongées en dagues, lui fassent prendre le nom de daguet, BUFF. Cerf.
— ÊTYM. Origine inconnue. Est-ce, dit M. Sche- 1er, une expression métaphorique [hère, pauvre diable) 7 Ou plutôt n'y aurait-il pas là le même radical qui a donné l'ancien haut-allemand hirut, allem. mod. Ilirsch, cerf.
HÉRÉDITAIRE (é-ré-d i-tè-r") , adj || !• Oui se transmet, qui vient par droit d'hérédité. Rien n'est héréilitaire en Pologne que les terres et le rang de noble, VOLT. Charles XII, 2. Le système de quelques spéculateurs hardis, qui ont regardé les propriétés héréditaires comme des usurpations de quelques membres de la société sur d'autre^, se trouve réfuté par le sort de toutes les institutions où l'on a réduit leurs principes en pratique, baynal, Hist phil. vu, 6. Un champ héréditaire. Trempé de ses sueurs, l'arrache à la misère, m. j. ciiiiN. Gracqnes, ii, 3. Il 2° Il se dit des charges, des offices, des titres, etc. passant aux héritiers de ceux qui en sont pourvus. Charge héréditaire. L'empire était chez nous un bien héréditaire, cohn. Hérncl. i, 2. Le sacerdoce est rendu héréditaire dans sa famille, boss Wi'st. II, 3. Dans un pays où la noblesse n'est pas un souvenir héréditaire, mais une récompense personnelle, baynal, Hist. phil. t, 20. Il Comme héréditaire, en parlant de charges, d'offices qui restent longtemps
dans une même famille. Le b&ton de maréchal est comme héréditaire dans cette maison. || Se dit aussi par opposition à électif. Une royauté héréditaire. Les premiers successeurs de Mahomet sont élus; les soudans d'Egypte, les premiers miramolins ne régnent que par ce droit, et ce n'est qu'avec le temps qu'un Etat devient héréditaire , volt. Mœurs, <8. || Prince héréditaire, celui qui doithériterdupouvoir. || Chambre héréditaire, pendant la Restauration, la chambre des pairs, par opposition à la chambre élective ou chambre des députés. || Se dit de ceux qui sont revêtus de certaines grandes charges, dont le titre est conservé, sans aucune fonction. Connétable héréditaire de Castille. || 8° Oui se transmet des parents aux enfants, aux descendants, en parlant de dispotitions physiques ou mentales. Les maladies hérédi'aires souffrent moins de difficultés; on conçoit facil- Tient que des sucs viciés doivent altérer la constitu' :on du germe, bonnet, Consid. corps org. OEuv. t. v, p. 1 35, dans POUGENs. [Le centaure] Riphée Qui portait sur ses crins, de taches colorés. L'héréditaire éclat des nuages dorés, A. chén. Idylles, l'Aveugle. Il Folie héréditaire, voy. folie. || Fig. Il se dit des vertus, des vices, des passions qui se transmettent dans le sein des familles. Des haines héréditaires. C'est une sagesse héréditaire dans votre maison, EÉv. 489. Vous dont l'esprit héréditaire. Et par les grâces même orné, Aux talents d'un illustre père Joint l'agrément de Sévigné, gkbsset, Vers d M. l'évéqxie de Luçon.
— HIST. XV s. Comme eux disans héréditaires du dit lieu, p. defrex, à la suite de monstrelet, p. H 4, dans LACL'BNE. ||xvi' s. La France est une monarchie héréditaire tempérée par les lois, lotsel, *. Ceulx qui naissent roys.... font estât des peuples qui sont soubs eulx comme de leurs serfs héréditaires, laboétie, Servit, volontaire.
— ÊTYM. Provenç. heredttarx ; espagn. hereditario; ital. rredilario ; du lat. hereditariiu , de hereditas, hérédité.
HÉRÉDITAIREMENT (é-ré-di-tê-re-man), adv.
D'une façon héréditaire. Posséder héréditairement une charjîe, une terre.
— HIST. XVI* s. La surdité vient aussi de première conformation, et héréditairement, pabé, xvi, 20. Vous en voyez l'espreuve au champ de Moncontour; Héréditairement ils ont depuis ce jour La rage naturelle ; et leur rage ennyvrée Du sang des vrais François, se sent de la curée, d'aub. Tragiques, i.
— ÊTYM. Héréditaire, et le suffixe ment. Dans l'ancienne langue on disait heritablement, de l'adjectif heritable.
HÉRÉDITÉ (é-ré-di-té), t. f. || 1° Terme de jurisprudence. Qualité d'héritier. || Droit de recueillir la totalité ou une partie des biens qu'une personne laisse à son décès. Accepter l'hérédité. Renoncer à l'hérédité. || 2° En parlant de la succession au trône, le droit d'hérédité. Attaquer, défendre le principe d'hérédité. || On disait aussi : l'hérédité de la pairie. || 3° Il s'est dit du privilège accordé à un office rendu héréditaire par le roi, sans qu'on fût assujetti à payer le droit de prêt et d'annuel. Il 4° Tous les biens qu'une personne laisse en mourant (sens qui a vieilli). La loi des Saxons veut que le père et la mère laissent leur hérédité à leur fils, MONTESQ. Esp. vri, 22. C'était une bonne loi que celle qui défendait d'avoir deux hérédités, lo. ib. v, 5. Il Hérédité jacente, héritage qui n'a point encore été accepté. || 5° Terme de physiologie. Condition organique qui fait que les manières d'être corporelles et mentales passent des ascendants aux descendants. Il Hérédité originelle ou d'incarnation, celle où les premières cellules génératrices de l'ovule sont modifiées en bien ou en mal , selon l'état que cet ovule offre lui-même. || Hérédité directe, celle qui provient soit du père, soit de la mrre de l'enfant. || Hérédité indirecte, celle où, le type du père ou de la mère n'apparaissant pas, la ressemblance avec d'autres parents de la ligne collatérale vient en prendre la place. || Hérédité en retour, celle où, un degré étant sau'é, l'enfant ressemble non à son père ou à sa mère, mais à son grand-père ou à sa grand'mère , et même plus haut. Il Hérédité d'influence, celle où il y a rejirésentation des conjoints antérieurs dans la nature physique et morale des produits, c'est-à-dire que, si une femme devient veuve et se remarie, il peut arriver que les enfants du second mariage reproduisent de^ traits et des caractères Hu premier mari mort avant la conception. || Hérédité d'évolution, celle dans laquelle la mère, servant d'intermédiaire entre le milieu extérieur et le nouvel être, on de milieu pour celui-ci modifie ce dernier pendant
son évolution eu lournissant pour son développement des principes modifiés.
— SYN HÉRÉDITÉ, HÉBiTAGE. L'hérédité est proprement la qualité d'héritier; l'héritage est proprement le bien laisse par le défunt.
— HIST. XI* s. 0 filz, cui erent [à qui seront] mes granz créditez. Mes granz palais de Rome la citetl St-Alexis, lxxx. ||xii* Salf fai tun pople, et beneisà latuehereditet, Liber psalm. p. 34. || xvi* s RufusqueCicero accuse pour avoir recueilli une hérédité contre sa conscience, mont, iii, I4.
— ETYM. Provenç. heretat; espagn, heredad; ital. crédita; du lat. hereditatem, de hères, hoir (voy. ce mot). On trouve, très-souvent, dans les anciens textes, hérité.
HÉRÉSIARQUE (é-ré-zi-ar-k'), ». m. Auteur d'une hérésie, chef d'une secte hérétique. Comme les hérésiarques sont punis en l'autre vie des péchés auxquels ils ont engagé leurs sectateurs dans lesquels leur venin vit encore, pasc. Letl. à Perier, 17 oct. 1851. Saint Grégoire de Nazianze ne nous représente pas les hérésiarques comme des hommes sans religion, mais comme des hommes qui prennent la religion de travers, boss. Var. v, § l . Nous savons en quels abîmes celte dangereuse présomption et cet orgueil a précipité tant d'hérésiarques et leurs sectateurs, bourdal. Instruct. Humilité de la foi, Exhort. Le supplice de cet hérésiarque ne fit que fortifier son hérésie, fléch. Hist. de Théodose, m, 44. Heureux les hommes, si tous les disputeurs de ce monde, si les hérésiarques s'étaient soumis avec autant de modération, avec une douceur si magnanime que le grand archevêque de Cambrai, qui n'avait nulle envie d'être hérésiarque! \olt. Dict. phil. Sottise des deux parts.
— HIST. XVI* s. On m'a dit qu'un vieux hérésiarque a leu ce traité avec beaucoup de plaisir, d'aob. Conf. II, 6.
— ÊTYM. Atps(Ti«pxTiî, de atpeai^, hérésie, et (ip/Eiv, être chef.
HÉRÉSIE (é-ré-zie), ». /. || 1° Opinion fausse, en matière de foi, condamnée dans les formes prescrites par l'Église. Je craignais, mon père, quo votre dessein ne fût de rendre ces personnes hérétiques, sans qu'ils le fussent, comme parle le même pape [saint Grégoire] sur une dispute pareille de son temps, parce, dit-il, que ce n'est pas s'opposer aux hérésies, mais c'est faire une hérésie que de refuser de croire ceux qui, par leur confession, témoignent d'être dans la véritable foi, pasc. ProD. 17. N'est-il pas vrai que, si l'on demande en quoi consiste l'hérésie de ceux que vous appelez jansénistes, on répondra incontinent que c'est en ce que ces gens-là disent : que les commandements de Dieu sont impossibles, qu'on ne peut résister à la grftce...., ID. i6. <7. Dieu, qui permet les hérésies pour éprouver la foi de ses serviteurs, boss. Prem. avertiss. i. Ce n'a pas été seulement les ariens qui ont varié de cette sorte : toutes les hérésies, dès l'origine du christianisme, ont eu le même caractère, ID. Variât, préface. L'hérésie retient toujours sa propre nature, en ne cessant d'innover, et le progrès de la chose est semblable à son origine, m. ib- Il ne faut pas croire que les hérésies aient toujours pour auteurs des impies ou des libertins • qui, de propos déhbéré, fassent servir la religion à leurs passions, lu. Var. v, § ) . Nous avons des catalogues des hérésies dressés par saint Épiphane, par saint Augustin, et par plusieurs autres auteurs ecclésiastiques, in. ib. xi, g s. Quand Dieu laisse sortir du puits de l'abîme la fumée qui obscurcit le soleil, selon l'expression de l'Apocalypse, c'est-àdire l'erreur et l'hérésie, ID. Reine d'Anglet Je n'entreprends pas, chrétiens, de vous dire la destinée des hérésies de ces derniers siècles, ni de marquer le terme fatal dans lequel Dieu a résolu de bornar leur cours, ID. tb. Quoique cet esprit d'indocilité et d'indépendance soit également répandu dans toutes les hérésies des derniers siècles, il n'a pas produit universellement les mêmes effets, id. ib. Nos pères n'avaient pas vu, comme nous, une hérésie invétérée tomber tout à coup [par suite de la ^ révocation de l'édit de Nantes], les troupeaux égarés [ revenir en foule, et nos églises tiop étroites pour les recevoir, in. le Tellier. Quand le sage chancelier reçut l'ordre de dresser ce pieux édit qui donne
le dernier coup à l'hérésie, id. ib S'unissant
contre toi pour l'affreuse hérésie, bac. Esth. Prologue. On ne peut que regretter la perte d'une relation que Strategius écrivit sur les hérésies par ordre de Constantin, volt. Dicl.phil. Hén'sie, S. Il Cet homme ne fera point d'hérésie, locution proverbiale qui se dit d'un homme de peu d'esprit.
i. — asa
UËR
Itt'Par extensiun et famiHAremsnt, doctrine, maxime fn opposition avec les Uiém reçues. Une h/irésie en litlératiire, en inddocinp. Ce que vous dites là est une hérésie. || Hérésie en amour, locution dont on se sert pour exprimer honnêtement des habitudes honteuses ou la péd'Tastie.
— '1I8T xii* s. Daiiientiores que firent li fil A l'»- .ersler ' pes fils du diable] Céle grant hérésie [le meurtre de Thomas] dedenz le saint mustier, Th. le mart. 15». ||xiu' s. Pour ce, dame, vous loe [je vous conseille] h escuser, Que cil ne soient atains de l'iresie [suspects d'hérésie en amour], Qui désormais ne Tou? verront [voudront] amer, ODf^'NF.s, Itomaneero , p. 109. Kspccialemenl vilains seremon» et horesie fal abatre à ton pooir, joinv. 301. {| xv* s. George Vernoys fut accusé de crime de hérésie [sorcellerie] et de faire mourir et languir par sort et art magique plusieurs gens et bestail , du canok, lurresit || xri' s. Ce mot d'herraie, grec, depuis transplanté dedans Rome, qui signifloit opinion, et par succession de temps nous l'avons tourné en si mauvaise part, que nous n'en usons que contre ceux qui nous contreviennent à la foy et religion catholique, pasquieh, Rech liv. vin, p. 688, dans LACiBNE. En la comté de Boulonnois confiscation de meuMes et héritages a lieu en crime d'heresie et de leze majesté, Cousl. génér. t. i, p. «m.
— RTYM. Provenç. heregia, eretgia; esp. heregia; ital. «resta; mot formé sur le modMe des noms en le, ta, et dérivé du lat. hsnresis, qui vient du grec oiloeTiç, choix, opinion, de «Ipeïv, prendre.
t llfiRÉSIOGHAPUE (é-ré-zi-o-gra-f) , *. m. Historien des liérésies.
t UIÎIIIÎSIOGRAPUIE (é-ré-zi-o-gra-fie), t. f. Histoire des hérésies.
— ÉTYM. Hérésie, elypi^Hv, écrire.
UfiRfiTICrrÉ (é-ré-ti-si-té), s. f. Terme dogmatique. Qualité de ce qui est entaché d'hérésie. L'héréticité d'une proposition. || Qualité d'une personne qui sst dans l'hérôsie. C'est, en un sens, dire ou croire que nos sacrements changent de nature, selon la foi ou l'héréticité du ministre, Trévoux, Mém. 1726, t. I, p. 22.
— REH. Ce mot est attribué par Richelet à Fénelon.
— ÊTYM. HMlique.
nftRÊTIQUE (é ré-ti-k"), adj. \\ !• Qui appartient & l'hércsie. Une proposition hérétique. || Fig. Ft, sans distinction, dans tout sein hérétique. Pleins de joie enfoncer un poignard catholique, boIl. Sat. xii. Il 2* Qui professe, qui soutient quelque hérésie. C'est un grand mal d'être héri'tique ; mais est-ce un grand bien de soutenir l'orthodoxie par des soldats et par des bourreaux T volt. Oict. phil. Hérésie, I. Il Fig. [Le faux honneur] Lui dit [à Claude, ministre protestant de Charenton] : si tu te rends, sais-tu ce qu'on va dire? Dans son heureux retour lui montre un faux malheur. Lui peint de Charenton l'hérétique douleur, boil. Éptl. m. || Substantivement. Un hérétique. Cette jeune hérétique. Tertullion avait dit : Les hérétiques varient dans leurs règles, c'est-à-dire dans leurs confessions de foi; chacun parmi eux se croit en droit de changer et de modifier par son propre esprit ce qu'il a reçu, comme c'est par son propre esprit que l'auteur de la secte l'a composé, boss. For. Préface. Théodose, seul empereur, fut la joie et l'admiration de tout l'univers; il appuya la religion, il fit taire les hérétiques, il abolit les sacrifices impurs des païens, m. Jlist. I, B. Ceux qui vous ont précédés.. , racontent qu'avant qu'il y eût eu des empereurs dont les lois eussent flté les assemblées aux hérétiques, les sectes demeuraient unies, et s'entretenaient longtemps; mais, poursuit Sozomène, depuis que Dieu suscita des princes chrétiens et qu'ils eurent défendu ces conventicules, la loi ne permettait pas aux héré<iquP3 de s'assembler en public, 10. le Tellier. Personns ne doute, dit Pegna, scolie 47, qu'il ne [aille faire mourir les hérétiques; mais on peut demander quel genre de supplice il convient d'employer.. . le supplice du feu est la peine due à '.'hérésie, VOLT. /)!>( phil. Inquisition, 1. 1| 3" Par extension et familipremenl, il se dit de ceux qui ne sont pas d'accord avec le plus grand nombre sur certaines théories. Voilà [l'arrêt au septième vera dans les sunices de dir] la plus grande contestation qu'il [Racaii] a eue contre M. de Malherbe et ses écolirrs. et pourquoi on a été près de le déclarer hérétiiiue en poésie, pellisson, Wijt. de l'Acad. tv, Hnynard. Contre ce docteur authentique, Si du jeûne [Bourdaloue] il prend l'intérêt, Bacchus le déclare hérétique. Et janséniste qui pis est, boil. Poés. dn. IV. U Suostantivement. Vous verrez bientôt
HËR
à Paris un de vos affectionnés qui va quitter cette ville; il est de ces hérétiques qui croient que votre serviteur Poussin a , dan» la peinture, quel^iue talent qui n'est pas commun, poussin, lelt. î juin («47. I! Il se dit quelquefois, dans le langage familier, pour incrédule, esprit fort. {| Hérétique en amour, se ditde celui Mui a des habitudes honteuses, d'un pédéraste.
— 8YN. 1. nÉRÉTi0UE,i"tT*BoDOXE. L'hérétique est celui qui. différant dogmatiquement d'opinion avec une Eglise, s'en sépare et n'en reconnaît plus l'autorité. L'hétéro<loxe est celui qui a, sur un point, une opinion différente de l'opinion de l'Église, sans pour cela vouloir ne plus y appartenir. L'hérétique est nécessairement hétérodoxe ; mais l'hétérodoxe n'est pas nécessairement hérétique. || 1. hébétiqi/R , SCHISMATIQUE. L'hérélique est nécessairement schismatique, mais le schismatique n'est pas nécessairement hérétique; il suffit qu'il se sépare de la communion d'une Église. Ainsi, par rapport à l'Église romaine, les Grecs sont schismatiques, les protestants sont schismatiques et hérétiques.
— HiST. XI* s. Cel Sarazins me semble moût hérite, Ch. de Roi. cxii. || xiu' s. Il n'a en tout cest mont [ce monde] ne bougre ne hérite. Ne fort popelican, vaudois ne sodomite, Se il vestoit l'abit oij papelars s'abite. Qu'on ne le tenist jà à saint ou à
ermite, rdteb. 178 Li hérite cuident que Diei
fist le bien, et li deables le mal, brun, latini, Très. p. (6. Et lors fu la crestienne loi confermée, et fu dampnée la créance des hercges, id. ib. p. 83. Vous, noble roi [Philippe le Bel] sur tous autres princes, povez et devez et estes tenu requerre et procurer que ledit Boniface soit jugiez pour hcrege, Requeste, dans Uist. litt. de la Fr. t. niv, p. 233. Il XV* s. Le dit frère Thomas fut mené devers notre saint père le pape, lequel chargea pour l'examiner les cardinaux de Rouen et de Navarre, lesquels enfin le trouvèrent herese et coupable,
MONSTREL. II, 127.
— ÊTYM. Provenç. heretge; esp. herege; ital. eretico; du lat. h.rreticus, de hxresit (voy. hérésie). L'ancienne forme est hérite, herese ou herege, formé d'après l'accentuation latine hxritictu; au contraire, héréliqite a été calqué sur le latin.
t HERIDELLE (hé-ri-dè-l'), t. f. Espèce d'ardoise qui a peu de largeur, ne pouvant guère servir que pour la couverture des clochers.
t HÉRIGOTfi, ÉE (hé-ri-go-té, tée), adj. Terme de chasse. Chien hérigoté, chien qui a une hérigoture.
— HlST. XVI* s. Hérigoté, cotgbave.
t HÉRIGOTURE (hé-ri-go-tu-r'), s. f. Terme de chasse. Marque qui se présente quelquefois aux jambes de derrière des chiens.
— HiST. ivi* s. Herigoteure, cotgbave.
— ÉTYM. Origine inconnue; cependant voy. ha-