‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 376 sur 388 · HOT · texte numérisé non relu

HOT

étymoTogistes l'ont aussi rattaché à un radical qui se trouve dans les langues slaves: lithuanien, gasjtada, hôtellerie; mais voy. i hospodar ce qui fait objection. UOTKL (6-tel), ». m. Il 1° Demeure somptueuse d'une personne êminente ou riche. Avoir un hôtel. !| Petit hôtel, s'est dit d'un petit bâtiment contigu à un hôtel et destiné au logement des officiers et à quelques usages subalternes. || Aujourd'hui , petit hôtel, hôtel qui n'est pas grand. A louer un petit hôtel entre cour et jardin || 2" Absolument. L'hôtel signifiait la maison du roi. Grand prévôtde l'hôtel. Maître des requêtes de l'hôtel. Comptes de l'hôtel des rois de France aux xiv" et xv* siècles, publics par M. Douët d'Arcq. || Autrefois, l'hôtel de la Comédie française, à cause que l'hôtel de Bourgogne servit longtemps aux représentations du Théâtre-Français. || 3° Maître d'hôtel, officier qui dirige le service de table d'un prince, d'un seigneur, d'un riche particulier. Premier maître d'hôtel du roi. Maltro d'hôtel ordinaire du roi, de chez le roi. Il En parlant du premier maître d'hôtel du roi, on disait le premier maître de l'hôtel. || 4" Terme de pratique et de procès-verbal. Demeure d'un conseiller ou d'un autre officier de justice. || 5° Autre- I fois, hôtel abbatial, la maison destinée au logement I de l'abbé. || 6° Grand édifice destiné à des établissei ments publics. Hôtel du ministère des finances. : Il Hôtel des monnaies, l'établissement où l'on fa- I brique les monnaies. || 7° Hôtel de ville, l'édifice où I siège l'autorité municipale. Socrate dit qu'il croyait mériter d'être nourri le reste de sa vie dans l'hôtel de ville [prytanéej, fén. Socr. Il [Félihien] est lo premier qui, dans les inscriptions de l'hôtel de ville, ait donné à Louis XIV le nom de grand, volt. Louis XIV, Écrivains, Félibien. Le conseil général des dieux se tenait dans une grande salle à laquelle on allait par la voie lactée ; car il fallait bien que les dieux eussent une salle en l'air, puisque les hommes avaient des hôtels de ville sur la terre, id. Dict. phil. Ciel des anciens. || Dans la révolution française. L'hôtel de ville, le pouvoir municipal. Il X Paris, hôtel de ville, siège de la préfecture du département de la Seine. || 8° Hôtel-Dieu, nom du principal hôpital d'une loealité (avec une H majuscule). La vertu n'a ni feu ni lieu Autre part que dans l'Hôtel -Dieu, mainard, Épigr. dans richelet. Que la noblesse coure en poste à l'Hôtel- Dieu, IIIÎGNIER, Sat. vi. J'ai bien peur, si le temps dure , qu'on n'en trouve [des gens de lettres] à l'Hôtel-Dieu de quoi faire une académie complète, SCAHRON, Épit. dédie. (Euv. t. i, p. 4 69. Vous avez dans Paris un Hôtel-Dieu où règne une contagion éternelle, où des malades entassés les uns sur les autres, se donnent réciproquement la peste et la mort, volt. Lett. Paulet, 22 avr. 4768. Le roi lègue cent livres de compte à deux cents Hôtels-Dieu, iD. Mœurs, 64. Paris s'accroît, l'Hôteli Dieu est son infirmerie naturelle, il n'est plus de proportion entre la ville, ses environs et leur infir- \ merie, teno.-j, Mém. sur les hôp. Préf. p. m. Nous I citerons Desgodets, architecte des bâtiments du roi ! sous Louis XIV, le premier qui produisit un plan d'Hôtel-Dieu en rayons, id. ib. || Fig. L'amitié seule y donne place [dans une maison d'ami] ; Moi j'en ai fait mon Hôtel-Dieu , bérang. M. de santé. Il 9" Maison garnie, auberge. Il est descendu à l'hôte^u Grand-Cerf. Un hôtel bien tenu. L'hôtel du Louvre.

— REM. Hôtel-Dieu est un archaïsme pour hôtel de Dieu : dans l'ancien français, le rapport de possession se marquait, sans de, par le cas régime; dieu était au sujet diex, et au régime dieu; delà sorte hôtel-dieu représentait ce que nous dirions maintenant hôtel de Dieu.

— SYN. maison, hôtel, palais, chAteau. Les bourgeois occupent des maisons; les grands, les riches, à la ville, occupent des hôtels ; les rois, les princes, lesévèques y ont des palais; les seigneurs, les riches ont des châteaux dans leurs terres.

— HIST. XI" s. Tut te durrai [donnerai], boens hom, quanque m'as quis, Lit et ostel e pain e carn e vin, S. Alexis, xlv. Guenes li quens [le comte] s'en vait à son ostel, Ch. de Roi. xxvi. || xii" s. Il avoit à hostel [chez lui] les messages [messagers] Carlon, Sax, xxii. Pesé moi [il me pèse, je suis affligé] quant fje] fui onques en son ostel nourris, Puis qu'estre me convient [il faut] ses mortex enemis, ib. XXVI Par c'iiascun ostel est cil deniers par an pris. Où il a decincsolz de vif aveir le pris, Th. lemart. 68. Li reis mandad Semeï, si vint devant lui, e il li dist : hostels te fai en Jérusalem, Rois, p. 232.11 XIII" s. Chascuns prist ostel tel come lui plot, car assés i en avoit, villeh. cvji. Lors assemblèrent

HÔT

li baron et li dus de Venise en un palais où li du» estoitàostPl,vii.i.Rii.u. Iln'ontpas hostel en maison, Ains l'ont en un bpl pavellon. Partnnop. v. 7866. X lor osticx (ib| s'en vont, chascuns est descendus, Berte, xxiv. Povre liostol ot la dame [Berte abandonnée dans la forft] , quant vint à l'anuilier, tb. xxxvin. Ouanque chascuns en vousist fere [du chevalier], En peûst fere entor ostel [dans la maison, dans la paix]; M!-» aus armes autre que tel Le trorissiez queje ne dl, Estout et ireus et hardi. Lai de l'ombre. Ainz (|ue part un an et demi, M'aurez vousfet si prcu et tel Et aux armpsetâ l'ostel, t'ft. Nus [nul], s'iln'egt moinps ou hermites, Ne [wetcpenz avoir ostel. Tien. ii)j(.S'ilsuntàl'Ostel-Dieuporté,to/)oie, H44l.Puis que li sergant dient qu'il firentie[la| semonse à lor pci-sone mcisme ou à lor ostel, bp.auh. ii,4 2. {|xiv' s. Oun nul ne nulle nesoustlenne mauvais hostel [mauvais lieu], ne hourieur, ne houriere, jeu de dez, sur l'amende de soixante sols, boutkilleii, Sommerural, titre ss. || xv« s. Ainsi comme ils (des gens de guerre) passoient et qu'ils venoient prendre hostel en la ville de Vilvort..., pboiss. i, i, 7«. Si entrèrent le» gens dedans [la ville de Haspre], et trouveront les gens, hommes et femmes, en leurs hostels (car n'estoienl les gens en aucun doute, et on ne les avoit point avisés ni escriés de nulle guerre), m. i, I, (00. Et si vous bien y advi»ez, Nous cuidons que appercevrez Et que vous voirrez par vos yeux Le l'eu bien près de vos hosleux, monstrf.l. i, 274. 'Vous qui estes encore ung paige, bien que soyez de bon hostel, Petit J. de Saintré, t. i, p. 127. Boucicaut, retenu de l'hostel du duc de Bourbon, cousin du roy, est fait depuis de la cour du roy, llist. de J. de ■ Boude, liv. I, p. 68. Il XVI» s. La belle chère amende beaucoup l'hostel, cotgrave. Qui tost vient à son hostel, mieux luy en est à son souper, m.

— Ktym. Bourguig. hnlé, fitau, maison; franctomlois, outeau; wallon, os/^, hosté; provenç. hnstal, oslal, oslau; espagn. hoslal; ital. ostello ; du latin hospitalis, pris neutralement dans les langues romanes, au sens de demeure. Hospitalis vient de hospes (voy. hôte). L'italien nstello paraît plutôt venir d'une forme hospitallum. L'ancien français disait quelquefois hoste pour hôtel : Le seigneur de l'hoste, Lancelot du lac, t. m, î° h». C'est à hoste pris en ce sens que répond le genevois outa, cuisine ; vaudois, nuto, oito ; valais, oudo.

t HÔTELER (ô-te-lé), V. a. Loger, recevoir chez soi, LEROUX, Dict. comique.

— HIST. XI* s. Les diz messages [messagers] a fait enz hosteler, Ch. de Roi. xi. ||xn« s. Chiés dan Jacob s'esteit od [avec] les suens [siens] ostelez. Th. mort. 60. Il XIII' s. Ennuit [ce soir] i ai esté povrementostelée, Berte, xlvi. || xV Vertu est reposte et celée, Nulz ne veult honour hosteler, e. uesch. Poésies mss. f. 283.

— ÈTYM. Hôtel; provenç. ostalar.

HÔTELIER, 1ÈRE (ô-te-lié, liè-r"), s. m. et f.

Il 1° Celui, celle qui tient une hôtellerie. Tous ceux qui logent des étrangers sont réputés hôteliers, et par conséquent sujets aux droits. Arrêt du conseil d'État, (8 mars 17)0. || 1' Dans quelques abbayes, hôtelier, religieux chargé de recevoir et de nourrir les hôtes, les passagers.

— HlST. XIII" s. Et se li couratier [courtier] est hoslelier, il puet avoir deux tonniaux de vin en son hostel pour SOS hostes, tir. des mit. 357. || xv* s. étires accordées par frère Jehan Chertier [J. Chartier l'historien], commandeur et hostellier de l'abbaye de St-Denis, à Guillaume Ganneron et sa femme pour exercer le menu mestier de la ville de Saint-Denis (voy. menu), Bibl. des ch. 4* série, t. m, p. 482. Il XVI' s. Luy dist en riant, mais c'estoit ris d'hostelier, besper. Contes, t. n, p. *\7 , dans laciirne.

— ÉTYM. Hôtel; provenç. hostalier, ostelier ; ca.tal. hoslaler; anc. espagn. hostalero. On disait aussi hostelain.

UÔTELLERIE (ô-tè-lerie), s. ^. || 1» Maison où les voyageurs sont logés et nourris pour leur argent. 11 y trouva une a.ssez bonne hôtellerie, parce qu'elle était sur le grand chemin, scarr. Rom. com. ii, 4. iJFig. Tout cela n'est rien encore, si l'âme ne revient dans l'hôtellerie [son corps], volt. Mcturs, Uir. Il 8° Dans les grosses abbayes, corps de logis destiné à recevoir les étrangers.

— HIST. XIII' s. Et autel [semblable] doit on fere le [la] garde des osteleries qui sunt fêtes et estaulies por herbegier les povres, beaom. lvi, 6. || xjv* s. Tant qu'au logis en nostre hostellerie Feusmes venus en une gallerie, christ, de pisan, Dit dePoissy. Toutes personnes tenans et exerçans hostellerie et logeons en leurs hostels gens estrangers et survecaos ; lesquels s'ils vendent vin en détail, durant le

Hou

temps qu'ils hostelleront et logeront gens, il sera tenu et réputé vendre en assiette et taverne, DM. du roi, 46 sioùt H<I8.

— Rtym. Hôtelier; provenç. oitaîano.

UOtE.SSE (ô-té-s'), ». f. Voy. hôte.

HOTTE (ho-f), ». f. Il 1° Ouvrage de vannier, sorte de panier qui a des bretelles et qu'on porte sur le dos. Porter la hotte. Hotte d'un chiffonnier. Il portait son petit neveu. Et tous nos dieux en une hotte, SCARR. rt'rgi. ii. || Il n'e.st l<on qu'à porter la hotte, c'est un homme incapable. || Fig. Les délices dont M. et Mme de Marsan jouissent présentement, méritent bien que vous les voyiez quelquefois, et que vous les mettiez dans votre hotte; et moi je mérite d'être dans celle où vous mettez ceux qui vous aiment; mais je crains que vous n'ayez point de hotte pour ces derniers, s6v. lett. du 29 mnrs 1690. Il Hottes battues, ou bottes poissées, les hottes qui servent à porter le vin du pressoir dans les tonneaux , elles sont battues , ou serrées , ou pois.sée» de manière que le vin ne coule pas au travers. Il 8" Cuvette recevant les eaux des cuisines et des combles. || 3" Louchel d'un in.>trument à draguer. Il 4° Nom qu'on donne à la pente intérieure d'une cheminée, en forme de hotte renversée, dans les cheminées des cuisines. || Partie inférieure et évasée d'une cheminée, qui recouvre un fourneau de laboratoire, une forge, et qui doit faciliter l'élévation des principe-- volatils ou gazeux (|ui s'en échappent. Il Fau.sse hotte, hotte sans issue, élevée perpendiculairement sur le manteau d'une cheminée. || 5" En Normandie, nom d'un petit tombereau à porterie fumier sur les terres.

— HIST. xiii* s. Le roy meismes y vis-je mainte foiz porter la hotte aus fosses, pour avoir le pardon, joiNV. 269. Or voil ge que tu m'ensaignes comment ge porrai la terre oster. Et Merlins dist : à chevax et à charretes, et à homçs à cox, et porter loig à hôtes, Merlin, ^ 37, verso. \\ xV s. X ung portefays qui porta en une bote le dict chien es grèves et l'enterra.... Comptes de l'hôtel de ville de Tours, Bibl. des chart. 4' série, t. i, p. 169. H xvi' s. Là il arriva qu'une femme en deschargeant sa hotte eut le col couppé d'une coulevrine, et pour ce que sa charge tomba sur sa teste séparée, on disoit qu'elle avoit enterré sa teste, d'aub. Hist. i, 174.

— ÉTYM. Génev. lotie (par fusion de l'article T) ; du suisse hutte, hotte; allemand provincial, Hotze, corbeille.

HOTTÉE (ho-tée), s. f. Ce que contient une hotte. Une bottée de terre, de légumes.

— HIST. XVI' s. Il faut corriger là ce qui est dit de la hottée de poudre..., d'aub. Hist. m, (44.

— ÉTYM. Hotte.

■f HOTTENTOT (ho-ttan-to) , s. m. Langue des Hottentots, remarquable par une grande quantité d'articulations singulières plus ou moins voisines de notre T.

t HOTTER (ho-té), V. a. Porter avec une hotte. Il y avait dix vendangeurs, neuf qui coupaient, un qui bottait.

— HIST. XVI' s. Botter, cotgrave.

t HOTTEREAU (ho-te-rô), ». m. Espèce de hotte grossière.

— ÉTYM. Diminutif de hotte.

HOTTEUR, ECSE (ho-teur, teû-z'), ». m. et / Celui, celle qui porte la hotte. En vendanges, le hotteur gagne le double des coupeurs. Les hotteuses de la halle.

— HIST. XV* s. Entre les autres vendengeurs et vendengeresses et hotteurs, du cange, vindemiator. Il XVI* s. I« lieutenant de Vachonniere, aiant donné à la contr'esoarpe, et reconnu que par le chemin des hotteurs qui faisoient un esperon, on pouvoit aller mesler, en donne incontinent advis à Lanoue, d'aub. Hist. II, 258.

— ÉTYM. Hotte.

t HOTTONK (o-tto-n) ou HOTTONIE (o-tto-nie), ». f. Terme de botanique. Genre de la tamille des primulacées.

— ÉTYM. Hottnnn, botaniste hollandais.

■j- HOU (hou), interj. Exprime que l'on poursuit quelqu'un ou qu'on se moque de lui. Je te ferai partout hou, hou, Je te ferai devenir fou, scariiON, Virg. iv. vEnéas en rit comme un fou. Et fit après eux, hou, hou, hou, ID. ib. vi. || 11 se dit aussi pour faire honte. Hou, le vilain! || Terme de manège. Exclamation dont le cavalier se sert quelquefois pour faire arrêter son cheval sans tirer la bride. || Terme de chas.se. Hou, hou, après l'ami, cri que fait entendre le valet de limier pour exciter son chien quand celui-ci détourne les bétes fauves.

t HOOACHE (ou-a-ch') et HOOAICHE (ou-è-ch').

HOU

». f. Il 1* Terme de marine. Trace bouillonnante qui le navire laisse derrière lui pendant sa marche, et qui en indique la vraie direction. || Tirer un vaisseau en houache, le remorquer avec un autre vaisseau. Il Traîner un pavillon ennemi en houache, le traîner pendant à l'arrière d'un vaisseau. || 1* Petit morceau d'étamine passé dans les trous de la ligne de loch, à une distance du bateau du loch (voj. LOCH) égale i la longueur du bâtiment.

— REM. L'Académie écrit ouaiche saai h, et n'a pas la forme houache. Les livres techniques mettent ï'/i.

— ÉTYM. Angl. wake, houache, de l'anglo-sax. v>xcan, être animé, excité, poussé.

t t. HOCAGE (hou-a-j'), ». m. Terme d'agriculture. Action de houer, de travailler à la houe. Ce houage est bien fait.

— ÉTYM. Houer «.

t 2. HOUAGE (hou-a-j'), ». m. Dans les mines de charbon minéral, longueur du terrain que parcourent les veines en superficie et en profondeur.

— ETYM. Serait-ce le même que houache, terme de mer?

t 3. HOCAGE (hou-a-j'), ». m. Action de houer le» draps.

— ÉTYM. Houer 2.

HOUBLON (hou-blon), ». m. Plante grimpante de la famille des urticées, dite aussi vigne du nord, humutut lupulus, L. Dans le houblon c'est le cône et non la plante, qu'emploie la fabrication de la bière. || Houblon de montagne, omithogale des Pyrénées.

— HIST. XV* s. Lesdits brasseurs seront tenuz faire bonnes et loyalles senoises et bierres, sans y mectre que bon grain, eau et houbillon, réservé bley, dont ils ne pourront user sans l'autorité de justice, Ordonn. févr. U95. || ivi* s. Chicorée, houbelon, violette de mars, paré, v, 26. Du houblon, outre le plaisir de la rameure pour ombrage, tire-on ce profit, que d'en manger en la primevère les tendres cimes des jettons en divers appareils; sa fleur et sa semence sont aussi utiles à la bière, 0. DE SERRES, 662. Un houbelou rampant, à bras longs et retors, bons. 74 9.

— ETYM. Génev. obelons; wallon, hoûbion; anc wallon, hubillon; du hollandais hop, houblon, à l'aide d'une formation diminutive : liop-e-lon, hubi-llon, etc. d'après Grandgagnage. Quant au liaslatin humulo, humulus, il tient au flamand /lommel ; anc. .scand. humall, houlilon.

HOUBLONNÉ, ÉE (hou-blo-né, née), part paai de houblonner. Cette bière est trop houbloonée.

HOUBLONNER (hou-blo-né), v. a. Mettre du houblon dans une boisson.

HOCBLONMÈRE (hou-blo-niè-rO, ». f. Champ planté de houblon. Chaque escadron défila par où il put, à travers les haies, les jardins, les houblonnières, st-sim. i2, (37.

— F.TYM. //ou&2on; wallon, hoûbire; namur. houbionêre.

HOUE (houe), ». f. Il 1° Instrument de petite culture, composé d'un manche en bois long d'environ un mètre et d'une lame de fer fixée au manche par une douille, et faisant avec lui un angle plus ou moins aigu; quelquefois la lame est divisée en deux parties. || Houe à cheval, petite charrue à un ou plusieurs socs triangulaires employée surtout à de» binages. || Houe bident ou tranche, outil pour le défrichement des terrains forts de l'Anjou et de la Bretagne. || 2° Terme de charpentier. Espèce de chevalet sur lequel on place les pièces de bois pour les débiter en long. || 8" Instrument pour corroyer le mortier. || 4' Nom de ferrements, dits aussi houilles, avec lesquels les faïenciers remuent la couverte dans les baquets.

— HIST. xii* s. E ces de Israël veneient as Philistiens pur aguiser e adrecier e le soc e le picois e la cuignée e la houe, «où, p. «4. ||xiV s. Et des marteaux de fer [ils] vont le mur depecier ; X pique» et à houes fièrent li soudoier, Guetcl. 6261 . 1| xV s. Et le frappa d'une hoe, du cange, ayssada.

— ÉTYM. Wall, hawe; namur. haute; du germanique : anc. haut-allem. houwa; allem. Haue, boue, primitivement hache, de hauen, frapper.

HOirÉ, ÉE (hou-é, ée), part, passé de houer 4. Une vigne bouée.

t HOUEMENT (hoû-man), ». m. Terme d'agriculture. Action de houer.

— HIST. XVI* s. Et tant fouilla »a Vigne par profonds et réitérés beschemcns et houcmens, que, dans quelques années, elle se rendit très fertile, o.

— ÉTYM. //ou<r ».

Page 1