‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 377 sur 388 · HOUER (hou-é), r. a. Labourer une tr^e yac · texte numérisé non relu

HOUER (hou-é), r. a. Labourer une tr^e yac

nou

HOU

HOU

la houe. 1| Absolument Tantôt fendre du hois,

Tantôt fouir, houer..., la font. Fabl. m, 8.

— HIST. xiii' s. Car ele ert [était] aussi blanche comme croie [craie] qu'on hoe, Berte, xxiii. || xv* s. Et là [les Anglois] houoient et picquoient de pics et de boyaux à leur pouvoir, fboiss. ii, ii, (3(. il XVI* s. Le marrer ou houer par ces divisions, en est aussi rendu plus aisé, o. de serbes, (64.

— ÉTYM. /loue; namur. houver; pic. heuer.

1 2. HOUER (hou-é), v. a. Terme de foulon. Lâcher un drap à l'eau et l'en retirer plusieurs fois à petits plis, etc.

t nOUERIE (hoû-rie) , s. f. Terme d'agriculture. Labour à la houe. Le vigneron se sert pour cette opération de la houe plutôt que de !a bêche; ce premier labour s'appelle houerie, Dict. des arts et met. Vigneron.

— lîTYM. Houer t .

t HOUETTE (hou-è-f), ». f. Terme d'agriculture. Petite houe.

— HIST. xiv s. Jehan Laisné envoia querre une houete pour esrachier et oster une pierre, du CANGE, hoellus.

— Étym. Diminutif de houe.

f HOCEUR (hou-eur), s. m. Celui qui houe.

— HIST. XV" s. Et furent mineurs et bouilleurs mis en besogne [il s'agit d'ouvriers qui se servent de la houe pour creuser la terre], froiss. ii, u, 32.

— ÉTYM. Ilouer t.

+ t. HOUHOU ihou-bou), s. f. Terme burlesque. Vieille hpuhou, personne décrépite et grondeuse. Vieille boubou, vieille baba, scarron, Poésies, cité dans BictiELET. Elles sont plus noires que des taupes, plus laides que des guenons, plus sottes que des houhous, CHAPELAIN, Trod. de Gu2m. d'Alfar. cité dans scHELER. Voudrais-tu que je prisse une vieille boubou ?Parttïandu/)^, dans le roux, Dict. comique.

— HIST. XVI' s. Houbou [vieille sorcière], oudin, Dict.

— ÉTYM. Sans doute l'interjection hou, répété. Cependant Scheler incline à penser que c'est le Uhu des Allemands, qui signifie hibou.

f 2. HOCHOD (bou-hou), s. m. Espèce de coucou d'Afrique.

t UOCILLAGE (bou-Ua-j', Il mouillées) , s. m. Action de la houille sur les fers.

— ÉTYM. Houille.

HOCILLE (hou-ir, H mouillées , et non hou-ye), ». f. Il 1° Anciennement, sorte de terre considérée comme un mauvais charbon de terre et annonçant le bon. Nous n'adoptons avec M. de Gensanne le nom de houille que pour les terres noires et combustibles qui se trouvent souvent au-dessus et quelquefois au-dessous des veines de charbon, et qui sont l'un des plus sûrs indices de la présence de ce fossile, buff. Min. t. ii, p. 21 8. || 2° Aujourd'hui, nom générique de tous les fossiles appelés improprement charbon de terre. Les houilles sont formées de débris de végétaux, surtout des prêles, fougères et lycopodes de grande taille, qui paraissent avoir subi l'action de la chaleur sous une forte pression. Ces fameux amas de charbons de terre ou «le houille, ressource de l'âge présent et reste des premières richesses végétales qui aient orné la face du globe..., cuv. Révol. 293. |{ Houille comp:!Cte, nom donné à une variété de houille très-hydrogénée. Il Houille d'engrais, sorte de lignite terreux, renfermant du fer sulfuré.

— ETYM. Wall, hoie; bas-lat. hull;e, dans des textes de la fin du xii* siècle. L'origine de ce mot est inconnue. Hullœ se trouve en des textes du pays de Liège; est-il germanique? et, s'il l'est, peut-on le rapprocher du gothique haurja, charbon? On ne sait ce que signifie charbon de terre en houille dans le texte suivant: Charbon de pierre, la banne payera 4 sols; charbon de terre, le cent de barils payera 8 livres; charbon de terre en houille, la charretée chargée de cinq poinçons 2/3 payera 22 sols. Tarif

du 18 sept. 1664.

UOUILLER, ÈRE (hou-Ué, Uè-r' , Il mouillées, et non hou-yé, yè-r'), adj. Terme de géologie. Qui renferme des couches de houille. Terrains houil- 1ers. Il Formation houillère, ensemble des couches qui renferment la houille.

HOUILLÈRE (bou-Uè-r', Il mouillées, et non hou-yè-r'), s. f. Mine de houille.

— ÉTYM. Houiller.

BOUILLEUR (hou-Ueur, Il mouillées, et non hou- ^ur), s. m. Ouvrier qui travaille aux mines de houille.

HOCILLEUX, EUSE (hou-lleù, lleû-z", Il mouillées, et non hou-yeû, yeû-z') , adj. Terme de géologie. Qui contient de la bouille.

— ÉTYM. Houille

t HOUILLITE (bou-lli-f, Il mouillées), ». f. Un des noms de l'anthracite.

t HOUKA (bou-ka), s. m. Pipe turque ou persane, peu différente du nargbileh.

UOULAN (bou-lan), ». m. Voy. uhlan.

I. HOULE (bou-1'), s. f. j! 1° Mouvement d'ondulation que la mer conserve après une tempête. Il y a de la boule. La houle est proprement le creux, la vallée large et quelquefois profonde qui existe entre les crêtes de deux lames que le calme n'a pas encore aplanies, jal. Une grossehoule venait du couchant, bien que le vent soufflât de l'est, chaieaub. Génie, i, vi, 12. || 2' Grosses ondes formées par la houle. Les houles secouaient la frêle embarcation.

— HIST. XVI' s. Souvent mis sur le cousté par la première houUe, et par la seconde relevé, d'aub. Bist. I, Préf. 6.

— ÉTYM. Espag. oia;portug. folla; afolladomar era tanta, dans jal. Origine incertaine. Scheler le tire du celtique : kimry, hueval, mouvement de l'eau; bas-breton, houl, vague. Mais Jal avec vraisemblance le tire du holl. hoUe, creux, à quoi on peut ajouter le danois huul, creux, huulsee, mer houleuse, de huul, et see, mer.

t 2. HOULE (hou-l'), ». f. Nom, à Harfleur, d'une espèce de cliien de mer.

t HOUL'EAU (hou-lol, mierj. Terme de chasse. Cri employé par les veneurs pour faire boire les chiens.

HOULETTE (bou-lè-f), s. f. \\ 1° Bâton que porte le berger, et au bout duquel est une plaque de fer en forme de gouttière, qui sert pour lancer des mottes de terre aux moutons qui s'écartent, et de la sorte les faire revenir. Il [le loup] s'habille en berger, endosse un hoqueton. Fait sa boule' ^ d'un bâton, Sans oublier la cornemuse, la font. Fabl. III, 3. Il Fig. Que je vous regrette I Mais il faut céder; Sans chien, sans houlette Puis-je vous garder? deshouliêres, à ses fUles. Vous êtes appelés aujourd'hui à la défense de la patrie céleste ; troupeau chéri que le ciel a confié à mes soins, c'est peut-être la dernière fois que votre pasteur vous rassemble sous sa houlette, chateaub. Mort. xiv. Du bercail ils chassaient les loups. Sans abuser de la houlette, bérang. Pet. fée. || Fig. Poétiquement, l'état, la condition de berger. Pour prendre le fer j'ai quitté la boulette, botrou, St-Cenest. i, 4. Et le sort prend plaisir, d'une chaîne secrète. D'allier quelquefois He sceptre et la boulette, begnard, Démncrite, m, 2. || Depuis le sceptre jusqu'à la houlette, depuis les rois jusqu'aux bergers. || 2° Terme de jardinage. Ustensile dont on se sert pour lever de terre les oignons de fleurs. || 3» Outil de fer avec lequel le chandelier hache le suif. || Cuiller avec laquelle le glacier prépare les sorbets et les glaces. Il Pelle dont les fondeurs de monnaies se servent pour porter la cuiller pleine de métal fondu. || 4° Coquille bivalve de la mer Rouge.

— HIST. XIII' s Robinet Donné m'a ceste panetière. Cette houlette et ce couteau, ADAM le bossu, dans le Dict. de dochez. || xV s. Et pasn'oublions nos bolettes, Ne nos panetières bien fettes, froiss. Pastourelle. || xvi' s. Taschoient l'un l'autre à se rendre défaits X coups de goy, de houlette et de fonde, MABOT, m, 302.

— ÉTYM. Wallon, holète. Origine incertaine. Grangagnage le rattache au verbe wallon holer, se nmuer, s'agiter. Scheler, qui d'abord y avait vu un diminutif de houe {houe-ielte, contracté en houieMe) , revient au latin agolum, houlette, d'où un diminutif ouietfe, muni de l'ft par assimilationavec houe.

HOULEUX, EUSE (hou-leû, leû-z'), adj. Terme de marine. Agité par la boule, en parlant de la mer. Les courants de l'Eubée rendaient encore la mer plus houleuse, chateaub. Itin. part. 2*.

— ÉTYM. Houle 4.

t HOULQUE (houl-k'), s. f. Terme de botanique. Genre de plantes graminées dont plusieurs espèces sont alimentaires; on y distingue : ia boulque sorgho [holcus sorghum, t.), grand millet d'Inde, gros millet dura dura; la boulque saccharine (holcus saccharatus, L.), millet de cafrerie, gros mil dont la tige peut fournir du sucre; la boulque en épi (holcus spicatus, L.), couscou, millet à chandelle, à panicule serrée presque en épi ; et la boulque d'Alep (holcus halepensis, L), qui croît spontanément dans le midi de l'Europe, en Syrie, à Cuba; la boulque laineuse, holcus lanatus, L. qui est l'espèce la plus commune dans notre pays. {{ On dit aussi bouque.

— ÉTYM. Lat. holcus, orge sauvage, du grec n),x6c, qui tient à ëXxi», tirer.

f UOUP (boup), interj. Sert pour appeler ou bouper quelqu'un, ou pour exciter un cheval.

HOUPÉ, ÉE (hou-pé, pée),part. po»»^ de houper. Un chasseur boupé par les piqueurs.

t HODPEMENT (hou-pe-man), ». m. Action de bouper.

— HIST. XVI' s. Vous entendistes un gi.ind bruit de plusieurs voix confuses, divers cris et houpemens de personnes qui sembloient s'entreappeler les unes les autres, hannissemens de chevaux, et ensuite des bourdonn<?mens de tambours et retentissemens de trompettes, sully, Mém. t. 11, p. 235.

HOUPER (hou-pé). V. a. Terme de chasse. Appeler son compagnon par un boup. || Se bouper, »• réft. S'appeler réciproquement.

— ÉTYM. Hoiip.

t HOUPERON (bou-pe-ron), ». m. Un des noms du requin.

t IIOUPETTE (bou-pè-f), ». f. Tangara noir huppé (le Cayenne (oiseau).

HOUPPE (hou-p'), ». f. Il 1° Assemblage de fils de laine, de soie, formant un bouquet, une touffe. La houppe d'une ceinture. Une houppe à poudrer. Il Terme de blason. Touffe de soie qui termine un cordon de soie entrelacé et pendant du chapeau; elle sert de timbre au chapeau des cardinaux, arche vêques, évêques et protonotaires. |{ 2" Terme de zoologie. Flocon de plumes que certains oiseaux portent sur la tête. || Petite touffe étalée de poils en quelque partie du corps d'un animal. || Terme de botanique. Petite touffe de poils étalés à l'extrémité d'une graine. || 3° Par extension, chez les liommes, touffe de cheveux sur le devant de la tête. Riquet à la houppe. Conte de Perrault. \\ 4° La houppe d'un arbre, sa tête, son faite, sa cime. || 5" Terme d'anatomie. Houppes nerveuses, les terminaisons des nerfs formant les papilles. || Houppe du menton, petit muscle épais situé au menton. ||6° Toison lavée et préparée pour être filée. || 7" Bout de fil d'or, d'argent ou de ruban effilé qui déborde le fer de l'aiguillette. || 8* Houppe blanche, houppe des arbres, divers champignons.

— HIST. XV* s. Une troussouere d'or faicteà cordelières, où il y a au bout une houppe d'or et à l'autre bout un crochet, Itibl. des ch. 6* série, t. i, p. 428. Il XVI* s. Et les picques de Byscaye, aux poignées le velours, houppes de franges de soye, car- Loix, V, 32. Il est nécessaire que toutes alouettes aient la houppe sur la teste, comme dit Simonides, AMYOT, Timol. 48. Arbres montans en boupe [s'élevant], Nouv. coust. gén. t. i, p. 694.

— ÉTYM. Le même que huppe; wallon, hope, houpe, sorte de houppe qui vient à l'extrémité des fèves; norm. choupe, houppe.

HOUPPE, ÉE (hou-pé, pée), port, possède boupper. De la soie houppée. || Terme de botanique. Grain« houppée, graine surmontée d'une houppe de poils. Il Terme d'histoire naturelle. Qui est disposé en façon de houppe.

t HOUPPÉE (hou-pée), ». f. Terme de marine. Écume légère qui jaillit de vagues se heurtant l'une contre l'autre. || Prendre la houppée, saisir le moment où la vague est haute, pour approcher d'un vaisseau, ou pour descendre d'un bâtiment dans une embarcation.

— ÉTYM. Houppe, l'écume qui couronne la vague étant com|iarée à une houppe.

HOUPPELANDE (hou-pe-lan-d'), s. f. Espèce de douillette ou vêtement long, ouaté, non ajusté, à manches, à col plat, que les hommes mettaient pardessus leur habit, et que les prêtres portent encore l'hiver par-dessus leur soutane. Sous sa houppelande Logeait le cœur d'un dangereux paillard, LA FONT. Herm. Le sire Jean de Montagu fut conduit du petit château aux halles, haut assis sur une charrette, vêtu de sa livrée, à savoir d'une houppelande mi-partie de rouge et de blanc, le chaperon de même, une chausse rouge et l'autre blanche, des éperons dorés, les mains liées, deux trompettes devant lui, saint-foix, Ess. Paris, OEur. t. iv, p. H 3, dans pouGENS. || En général, vêtement large qui se met par-dessus l'habit.

— HIST. XIV" s. Deux ceintures d'or de broderie qui sont assises sur l'espaulle senestre de deux houppelandes, db laborde, Émaux, p. <96. L'autre porte une boupelande. L'autre un pourpoint, l'autre un lodier, mâcha ux, p. <<». || xv* s. Le comte se tourna en une ruelle, et là se fit desarmer par un sien varlet; et jeter toutes ses armures à val, et vestit la houppelande de son varlet, froiss. ii, ii, 156. Il XVI' s. La dicte dame esloit vestue de grant robbe de veloux cramoisy, et sa hopelande de drap d'or, p. CHOQUE, dans leboux de lincy, Bibl. des chartes, 5' série, t. 11, p. I67. C'est assavoir de houpelandes plaines de drap de laine et de soye .

HOU

lei une» longues, les autres A my jambes, les autres au-dessus du gnnouil et les autres corte»; et aussi de semblables houpelandes entaillées menuement ou grossement, Orrfonn. 5 fév. 1S9«.

ÊTYM. Bourg.rtperande. Huetletirede Vpland,

province suédoise; mais il n'indique rien qui dé- I montre cette étymologie, peu vraisemblable en soi. M. J. Ouicherat, rappelant que les Italiens se servaient d'un habit dit palando, se demande si houppelnnrlr n'en serait pas venu.

HOUPPER (hou-pé), V. a. Mettre en houppes. Houpper de la soie. || Houpper de la laine, la peiKner.

— HIST. XVI* s. Linge blanc, ceinture houppée, Ub chapperon fait en poupée, karot, i, S02.

— f.TYM. Iliiupper.

t HOUPPETTE (hou-pè-f), ». f. Petite houppe. ||Esp("ce de petite houppe qui se plaçait sur le chapeau militaire pour désigner le bataillon ou la compagnie. || Oiseau de Cayenne.

— HIST. XV s. Chapeau do bievre gris fourré de satin vermeil avec une houppette dessus de fil d'or et de soye, Mathieu ue coucï, llist. de Charles Yll,

p. 684, dans LACURNE.

— ÊTYM. Diminutif de houppe.

t t . HOUPPIEB (hou-pié), ». m. Ouvrier qui houppe. Il Celui qui vend, prépare ou emploie les toisons appelées houppes.

— ETX;n. Houppe.

t 2. IIOCPPIER (hou-pié), ». m. || 1° Terme rural. Arbre éliranché auquel on n'a laissé que sa houppe. Il 8° La houppe même de l'arbre, son faite. Les jeunes sapins croissent et prospèrent tant qu'ils ne sont point parvenus à la hauteur où commence le houppier des anciens arbres, dralet, Traité des forêts d'arbres résineux, p. <05. || 8° Maladie des arbres qui attaque la cime.

— iiiST. XV' s. Là où je regardoye croistre aucun arbre plus hault que ceuli d'entour, il me fut advis que je veisse les houppiers muez en chair d'homme, et, après, les branches en bras et en Jambes, Perceforest, t. V, f» 96.

— ÉTYM. Houppe.

f nOUPPIFËBE (hou-ppi-tè-r*), adj. Terme de loologie. Qui porte une huppe ou des houppes de poils.

-- ÉTVM. Houppe, et ferre, porter.

i IIOCODE (hou-k'), ». f. Voy. hoolqde.

t IIOUR (hour), ». m. Espèce de hangar ou d'atelier destiné à travailler le bois pour le sabotage, etc.

— HIST. XIV* s. Hour de cloe, du cange, craticulatum. Il XV* s. Quant ilz vindrent près, ilz trouvèrent que on y avoit fait graml nombre de loges et hours sur la praerie, Perce forest, t. i, V (07.

— ÊTYM. Voy. HOURDER ; wall. koûr, échafaudage dont se servent les scieurs de long.

UOURA (hou-ra), ». m. Voy. uoubba.

HOURAILLER (hou-ri-Ilé, Il mouillées, et non hou-râ-yé), e. n. Chasser avec des hourets.

— ÊTYM. Voy. HOURET.

t UOORAILLERIE (bou-râ-Ue-rie, U mouillées) , .. f. Action de chasser avec des hourets, avec de mauvais chiens.

UOITRAILLIS (hou-ri-lli, Il mouillées, et non hou-râ-yi), ». m. Terme de cha.sse. Meute qui dépérit, parce qu'il s'y trouve quantité de mauvais chiens.

— ÉTYM. Hourailler.

UOURDAGE (hour-da-j'), t. m. || 1° Maçonnage grossier de moellons et de plâtras. || On dit aussi hourdis. Il 2° La couche de gros pUtre qu'on met »ur uu lattis pour former l'aire d'un plancher.

— ÊTYM. Hourder.

HODRDÉ, ÉE (hour-dè, dée), part, passé de bourder. Plancher hourdé.

UDURDER (hour-dé),e. o. || 1* Terme de maçonnerie. Faire un ouvrage grossier et sans enduit, en plfttre comme en mortier. || 8° Hourder un plancher, en faire l'aira avec des lattes. || 3° Relier, avec le mortier, des moellons, des briques, etc. pour donner plus de solidité aux murs. || Hourder à bain, employer le plitre ou le mortier en plus grande quantité qu'à l'ordinaire.

— HIST. xm* s. Et quant li Grieu [les Grecs] sorent ce, si recommencèrent la vile à bourder [fortifierj par devers els, vitLEH. ci. Moy et mes chevaliers nous meismes ensemble et acordames, quant d seroit anuile, que nous enporterions les pierres dont il se hourdoient, lomv. 331. Cesl cortil fut moult très bien clos De piez [pieux] de chesne agus et gros, Hordez estoit d'aubes espines, Renart, nn. Il XV s. Si fut envoyé en la cité de Pamiers, lui bien bourde de cent lances et de bonnes gens d'armes, messire Espaing de Lyon, nous, ii, ui, 68.

HOU

Nostre bon chevalier, voyant cette meunière trèsbelle et en bon point, mais de sens assez escbarsement hourdée, se pensa de bonnes, louis xi, Nouv. m. Par la morbieut dit-il, J'en suis si hourdé [bourré] que plus n'en puis; il me semble que je ne vois que pastés, ID. ib. x.

— ÊTYM. Wall, horder, échafauder; du germanique : gothique haurds, porte ; allem. Hûrde, claie ; flam. horde; angl. hurdle. On voit dans l'historique que /lourdiT a aussi le sens de garnir, fournir; en ce sens, Grandgagnage le rattache au moyen haut-allcm. horden, entasser, accumuler; hort, amas, provision.

•f UOURDI (hour-di), ». m. Terme de marine. Le dernier banc ou la dernière pièce de bois de l'arrière d'un vaisseau, qui sert à affermir la poupe.

— ÊTYM. Hourder.

HOURDIS (hour-dl),». m. Synonyme de hourdage.

— HIST. xiii* s. De celle bataille de Turs i cheval estoient descendus à pié VIII de leur chievetains moult bien armés, qui avoient fait un bourdeis [retranchement] de pierres taillées, pource que nos arbalestriers ne les bleçassent, joinv. 234. || xiv* s. Y faire guérites et ourdeys, DO canoë, hurdidutn. Il XV* s. Là où vous voyez ce pavillon, avoit ung hourdis de pieux, Lancelot du lac, t. u, f* 42», dans

LACORNE

— ÊTYM. Hourder.

t UOURE (hou-r'), ». f. Échafaud d'ardoisier.

— ÉTYM. Autre forme de hour.

UOCRET (hou-rè; le ( ne se lie pas; au pluriel, r» se lie : des hou-rè-z éclopés; hourets rime avec traits, succès, paix, etc.), ». m. Mauvais petit chien de chasse. De ces gens qui, suivis de dix hourets galeux. Disent ma meute et font les chasseurs merveilleux, MOL. Fâcheux, ii, 8.

— ÉTYM. Diez en rapproche l'anglo-saxon horadr, maigre. Cela est fort douteux.

BOURI (hou-ri), ». f. Nom de beautés célestes qui, selon l'Alcoran, seront dans le paradis les épouses des musulmans fidèles. Ils [les Turcs] se voient dans le neuvième ciel entre les bras de leurs houris, VOLT. Babyl. 3. || Fig. Femme très-attrayante. Mon paradis s'arrange. Dieux I et l'oiseau se change Kn piquante boiiri, bérang. Colibri.

ÊTYM. Arabe, hour el aîn, vierge aux yeux dont le blanc et le noir sont très-marqués, de là le persan houry, d'où le français est tinS directement, d'après Pihan. »

HOURQUE (hour-k'), ». f. Ancien navire hollandais de transport à fond plat, dont l'avant et l'arrière sont arrondis. || Par dénigrement. Navire mal construit et mauvais marcheur.

— HIST. XVI* s. Et pourtant furent cent de la ville qui fournirent chacun foo escus, ce qui fut le premier emploie à mettre en guerre quelques hourgues fiamendes qui estoient en Brouage, n'ALS. Hist. II, 276. Ils quittèrent une grande hourque de 600, qui devoit servir d'amiral, m. ib. 4«7.

— ÉTYM. Holl. hulk.

HOCRRA (hou-ra), ». m. || 1° Cri des troupes russes, et particulièrement des cosaques, marchant à l'ennemi. Ce qui augmenta lo péril, c'est qu'on prit d'abord ces clameurs pour des acclamations, et ces hourras pour des cris de vive l'empereur ; c'était Platof et six mille cosaques..., sEgur, Hist. de Nap. IX, 3. Il Attaque imprévue que font des cosaques, et, en général, des troupes légères en poussant des cris. Nous eûmes à essuyer trois hourras de cosaques. || 2° Cri de joie que poussent les marins anglais en l'honneur de leurs commandants ou de quelque grand personnage qui visite le vaisseau. US" Par extension, imprécations, malédictions. Un hourra général s'éleva contre lui. || En un sens contraire, cris d'acclamation. Il fut salué par des hourras. || 4° Terme de marine. Cri pour agir ensemble lorsque plusieurs marins font force sur un cordage. || Plusieurs écrivent houra.

— ÉTYM. Allem. hurroA; angl. horrah, hurrau! ; du slave hu-raj, au paradis, d'après l'idée que tout homme qui meurt en combattant vaillamment va en paradis.

t HOURS (hour), ». m. pJ. Chevalets qui soutiennent l'arbre sur lequel travaillent des scieurs de long.

— ÉTYM. Le même que hour, hour».

HOURVARI (hour-va-ri), ». m. || 1* Cri de» chasseurs pour ramener les chiens qui sont tombés en défaut. Ce n'est pas là le cerf de meute, hounari, hourvari, legrand, la Chasse du cerf, u, H. |12°Par extension , ruse des bètes qui, après avoir longé quelque cent pas, reviennent à l'endroit d'où elles sont parties et mettent ainsi les chiens en défaut fort souvent. La b6t« a fait un hourvari. || 8* Fig. et

HOU

familièrement. Grand bruit, grand tapage. H y aeu un étrange hourvari. || Contre-temps. Hier on [Louis XIV et Mme de Montespanj alla ensemble à Versaillei, accompagnés de quelque» dames; on fut bien aise de le visiter avant que la cour y vienne; ce sen dans peu de jours, pourvu qu'il n'y ait point de hourvari, stv. <o juillet <«78. ||4* Nom d'uo vent de terre, qui se lève tous les jours au soir dans quelques Iles de l'Amérique, et qui est ordinairement accompagné de tonnerre et de pluie.

— HIST. XVI* s. Que j'embousche le cor, quelque hourvary qu'il fasse, La soif mourra bientost, ou quittera la place, Prens, prens, Boy, boy. Happe, happe, ;ean le houx. Tau de vire, 23. On ne sçeit encores laquelle des deux, au vray, l'empereur vouldra attacquer, pour les ruses fainctes et hourvaris, dont il a coustume d'user en toutes ses entreprises, carloix, v, ».

— ^TYM. Origine inconnue. Il semble qu'une mCme finale tari se trouve dans ce mot et dans charivari.

UOl'SARD (bou-zar), ». m. Voy. hussard.

UODSË, ËE (hou-zé, zée),ad;'. Vieux mot qui signifie botté. Il Fig. Crotté. Il est arrivé tout housé.

— HIST. xiii* ». Li ménestrel trestuit huczé S'en vinrent droitàl'espousé, ruteb. a»2. ||xv* s. Je veiz un homme houzé et prestà partir qui jà avoit plusieurs lettres, comm. ii, ».

— ÊTYM. Voy. II lUSEAUX.

UOUSEAOX (hou-zô), ». m. pi. Sorte de chaussure de jambes contre la pluie et la crotte. || Fig. Laisser ses bouseaux quelque part, y mourir. Mais le pauvret, ce coup, y laissa ses bouseaux, la font. fabl. xii, 23.

— HIST. XIII* s. Et fu de bons bousiaus chaucie, Et de robe à homme vcstue, ruteb. 2es. ||xv s. Durant lequel temps il y eut un noble chevalier de Picardie qui dit à son poursuivant une joyeuseté, par manière de gaberie, touchant la mort du roi d'Angleterre (Henri V]; ce fut messire Sarrazin d'Arly.... Messire Sarrazin lui demanda [i son poursuivant], par sa foi, s'il l'avoit bien avisé [le corps exposé de Henri V], et il repondit qu'oui. Or me dis, par ton serment, s'il n'avoit point ses housseaux chaussés. — Ahl monseigneur, dit-il, nenni, par ma foi. — Lors, lui dit messire Sarra/in, beau ami jamais ne me crois s'il ne les a laissés en France, uoNSïrelet, I, 27*. Que ces Allemands estoient ords et qu'ils jetoient leurs houseaulx sur les hts richement parés, COMM. Il, 8. Il zvi* s. Quant aulcun se vouldra passer maistre du dict mestier de cordonnier, sera tenu de faire une botte ou bouzeau, deux paires de souliers à usage d'homme..., 6'la(ul» des cordonniers de Coulommiers, Bulletin du comité de la langue, t. m, p. 67t .

— ÉTYM. Diminutif de l'ancien français hase, botte ; du germanique : anc. b. allem. hosa, chausse ; allem. mod. Hose. Le celtique a aussi ce motkimry, ho» ; bas-breton, heûx.

HOUSPILLE, EE (hou-spi-llé, liée. Il mouillées), part, passé de houspiller. || 1* Vous paraissez bien houspillé; vous est-il arrivé quelque chose de fiicheui, monsieur Moufllard? dancourt, Cur. Compiègne , se. <4. Il Fig. Il ne faut pas s'étonner, si un pauvre homme houspillé par quatre-vingt-deux ans, par quatre-vingt-deux maladies, et par autant d'affaires desagréables, a tant tardé à vous répondre, volt. Letl. Villevieille , 40 nov. 1776. || 2" Attaqué parla parole, par la satire. Pour moi je m'intéresse plus aux Sirven qu'aux Scythes: je n'avais fait cette pièce que pour mon petit théâtre et pour mes Genevois qui y sont un peu houspillés, volt. Lett. Florian, 4 mars (767.

t HOUSPILLEMENT (hou-spi-lle-man, (( mouillées), ». m. Action de houspiller.

— HIST. XVI* s. Houssepillement ou bouspiliement, cotgrave.

HOUSPILLER (bou-spi-llé, U mouillées, et non hou-spi-yé), t). o. || 1* Tirailler et secouer quelqu'un pour le maltraiter, pour le tourmenter. En remarquez-vous cinq ou six qui houspillent une espèce da manœuvre qui a été emprisonné aujourd'hui ? lk- SAOE, Diable boiteux, cb. 7, dans poucens. On ne pouvait entrer aux spectacles sans être bourré par ses soldats [du roi de Prusse], à moins qu'on n'eilt quelque pauvre marque qui mit à l'abri ; demandez à Darget comme il fut un jour repoussé et Douspillé ; il avait beau crier : je suis secrétaire ; on la bourrait toujours, volt. Lett. d'Argmial, 3 déc. 1757. Il Fig. Un malheur continuel [au jeu] pique e( offense; 00 hait d'être ainsi houspillé par la fortune, sfiv. 126. Il 2° Fig. Maltraiter quelqu'un de paroles, le réprimander avec aigreur, avec malice II

HOC

»e trouva là le marquis de Conilorcot, qui l'a surtout houspillé de la bonne sorte, bachaumont, Uém. secrets, t. XXXII, p. -iO. Il 3' Se houspiller, v. n'ft. Se tourmenter l'un l'autre. Ils se sont houspillés vivement.

— HIST. xiii* s. Onques nus bons, tant fust chaitis, N'en terre de sarrazins pris, Ne fu si bien hou-

'ccpirigniez Con Renart fu et laidongiez, Ren. 7761. Li lous le prent par grant aïr ; À dans le houcepaingne et mort, ib. 21488. ||xiv* s. Ils vinrent courir sus au dit Raguetet tellement le houspignerent par le chaperon, qu'il perdist leans sondit chaperon, dd- CANGK, housia. Il XV" s. Jacques le Leu dist aux supplians que se il les avoit houssepillié, encores les houssepiUeroit il, ID. ib.

— ÉTYM. Norra. gouspiller. Diez conjecture qu'il dérive de l'anglo-saxon Ivjspan, injurier; Chevallet, de l'anglo-saxon xitspilien, maltraiter, de «( , ute, hors, et spillen, spillan, gAter, détruire. Scheler croit que gouspiller est la forme primitive, et est disposé à le rattacher au latin cuspicula, pointe, aiguillon , de sorte que gouspiller, houspiller serait aiguillopner. Mais il est possible d'arriver à quelque chose de plus plausible. La forme ancienne est lioucepigner ; la forme subséquente est houssepil- Icr; on doit donc y voir le mot hoxisse, houce, composé avec pigner ou piller; et le tout signifiera peigner ou piller [saisir] la housse, le vêtement de dessus, et, flgurément, battre, tourmenter, secouer; c'est ainsi qu'on dit populairement tomber sur le casaquin de quelqu'un.

+ HOUSPILLON (bou-spi-Uon, Il mouilées), s. m. Mot tombé en désuétude et qui signifiait un petit coup de vin ou de liqueur versé dans le verre de celui qui vient de boire un grand coup. Il ne refuse pas le houspillon, hiciielet.

— ETYM. Houspiller. C'est à peu prés l'équivalent de ce qu'on nomme populairement la rincette, nouveau coup qu'on se fait verser, soi-disant pour rincer le verre,

HOUSSAGE (hou-sa-j'),ï.m. || 1° Action de housscr. Il 2° Nitre de houssage, voy. niïre. || 3° Nom qu'on donne à la clôture d'un moulin à vent.

— ÉTYM. Ilousser.

IIOUSSAIE (bou-sê) , s. f. Lieu où il croît beaucoup de houx.

— ÉTYM. llovx.

HODSSARD (hou-sar), s. m. Voy. hussard.

HOUSSE (hou-s'), s. /■. Il 1° Sorte de couverture attachée à. la selle et couvrant les parties postérieures et latérales du ventre ducheval. Housse de drap. Housse de veloui-s. || Housse de pied, ou housse en souliers, housse qui non-seulecent couvre en partie la croupe ducheval, mais dont les côtés descendent plus bas que la jambe du cavalier. || Housse en bottes, housse qui ne couvre que la croupe du cheval. Il Housse traînante, housse de cheval qui pend presque jusqu'à terre par les côtés. Chevaux demain ornés de brides à plaques et clous d'argent.... d'étrierî dorés et quelquefois d'argent massif, avec de grandes housses traînantes, à la manière des Turcs, VOLT. Charles XU, 2. || Housse du collier, la peau de mouton ou autre qui couvre souvent cette partie du harnachement des chevaux de trait. || En housse, à cheval. Le vice qui, pompeux, tout mérite repousse Et va, comme un banquier, en carrosse et en housse, RÉGNIER, Sat. II, 7. Que dit-il [l'âne] quand il voit, avec la mort en trousse. Courir chez un malade un assassin en housse? boil. Sat. viu. |{ La couverture du «iége du cocher. Il Housse de carrosse, cou\erture de velours ou d'écarlate que les princesses et les duchesses faisaient mettre, quand il leur plaisait, sur l'impériale de leur carrosse. || 3° Couverture d'étoffe légère dont on se sert pour garantir les meubles de prix. L'::? houH;= de fauteuil. || 4° Anciennement, couverture que les paysannes se mettaient sur la tête et les épaules pour se garantir de la pluie et du froid. || 5° Anciennement, lit en housse, lit qui avait des pentes descendant jusqu'en bas, et non des rideaux se tirant sur des tringles. On tira les housses de son lit [du roi] et de celui du maréchal de Villeroy, st-sim. 613, 39. 116° Enveloppe qui couvrait le bouclier des chevaliers. Si le chevalier voulait rester inconnu, il couvrait son écu d'une housse, CHATEAUB. Génie, iv, v, 4.

— HIST. xii* s. Riches bliaux, riches manteaux, Riches huches, riches anoaux. Mainte pelice vaire et grise, Brut, f" 79, dans lacuhne. || xiii» s. Et furent ostcps les housées des escus, et furent pendus au bort des nefs, villeh. lxii. S'en fist faire cote et sorcot Et une houce grant et large Korrée d'une noire sargc, buteb. ii, 74. Et me ccnla le roy que il estoit monté sur un petit roncin, une houce de

DICT. Dn LA LANGUE FRANÇAISE.

HOU

soye vestue, Jomv. 2:i9. || xv s. Quant elle vint prèset elle voit les escus dont les housses estoient deschirécs par les coups qu'il?, avoiont recouz, elle perccut l'aigle noirqueleroyportoit, i'wce/'oresf, 1. 1, f H4.

— ÉTY4I. Bas-lat. housia, houcia, hucia, hussia. Diez le tire du has-lalin htilcia, huUitum, qu'il rattache à l'anc. haut-allem. hulst, fourreau. On ne trouve pas hulcia, hukitum, dans du C.inge ; néanmoins la conjecture de Diez est probable; à côté on peut aussi mentionner le kimry hws, couverture.

t. HOUSSE, ÉE (hou se, sée), part, passé de housser. Des habits housses et brossés.

2. UOUSSC, ÉE(hou-sé, sée), odj. Couvert d'une housse. Monsieur se mit à sa fenêtre et toute sa cour, pour voir celte belle voiture [de Mme d'Aiguillon) houssée, st-sim. (42, 72. || Terme de blason. Cheval housse, cheval qui a sa housse.

— mST. xiv s. En laquelle besongne, pour housser ladite chappclle et armoierie dessus dicte, a esté mis et employé par ledit Colart de Laon, paintre, sept pièces de cendaulx, de labohde, hmaux, p. 34t. Il XV' s. Housse de sa robe longne, louis xi,

JVOUD. LXXVIl.

— ÉTYM. Housse.

f HOUSSEAU (hou-s6), s. m. Nom de grosses épingles propres à attacher ensemble plusieurs doubles d'étofl'e.

f HOUSSÉE (hoii-sée), s. f. Peau de mouton que le mégissier travaille en laine, et qui sert à faire des housses.

— ÉTYM. Housse.

HOUSSER (hou-sé), v. a. Nettoyer avec un boussoir. Housser une tapisserie, un meuble. || Absolument. A-t-on housse partout? || Se housser, v. réfl. Étro housse. Ces meubles se houssent tous les jours.

— HIST. xm' s. S'ele est preus et bien enseignip Ne lestentor nule iraignie [toile d'araignée], Qa'û n'arde ou rée, errache ou housse, la Rose, I35'.3. Il xvi* s. On luy a housse le derrière, oudin, Cuit'os. fr. add.

— ÉTYM. Houx; normand, housser, maltraiter; dans le Berry, housser signifie plier en faisant ressort : Une verge de houx housse bien.

t HOUSSETTE (hou-sè-f), s. f. Serrure de coffre qui se ferme quand on laisse retomber le couvercle.

HOUSSINE (hou-si-n'), s. f. Baguette flexible de houx ou de tout autre arbre, qui sert à faire aller un cheval ou à battre des habits, des meubles, etc. II se fit apporter une houssine d'ébène, balz. le Barbon. M. de St-Louis avait eu un œil crevé du bout d'une houssine en châtiant son cheval, st-sim. 169, )32. On a dit que ces ailss avaient été données au casoar pour l'aider à aller plus vite; d'autres, qu'il pouvait s'en servir pour frapper comme avec des houssines, bufp. Ois. t. ii, p. 3)4. J'ai commencé par les croquignoles, je continuerai par les coups de houssine, ensuite viendront les coups de gaule, et je finirai par les coups de bâton, d'alemb. Leit. à Voltaire, 27 avril <765.

— HIST. XVI' s. Et tout incontinent, il laisse sa limande et print une houssine en la main, qui n'estoit pas plus grosse que le doigt, longue d'une aune ou environ, desper. Contes, xx.

— ÉTYM. Houx.

HOUSSINE, ÉE (hou-si-né, née), part, passé de houssiner. Ce polisson houssine par son père.

HOUSSINER (hou-si-né), v. a. Battre avec une houssine. Houssiner des meubles. || Fig. et familièrement. Battre quelqu'un avec violence. Il a été vigoureusement houssine.

— HIST. XVI' s. Houssiner, oudin, Dict.

— ÉTYM. Houssine.

HOUSSOIR (hou-soir.),s.m. Balai de houx ou autres branchages, et, le plus souvent, de plumes. Ils [les brossiers] vendent aussi.... des raquettes, qu'il leur est loisible de faire eux-mêmes; toutes espèces de balais et houssoirs de soie ou de plume.... doroirs à pâtissiers.... goupillons à laveries brocs.... Dict. des arts etmét. Brossier. || Houssoirde plumes, espèce de pissenlit.

— ÉTYM. Hausser.

UOUSSON (hou-son), s. m. Voy. iioux.

t UOUSTONE (hou-sto-n') , s. f. Terme de botanique. Genre de gentianées renfermant plusieurs espi'ces des Etats-Unis. Houstone à fleurs bleues.

t UOUVET (hou-vè), s. m. Nom du crabe tourteau, à Granville et aux environs.

HOUX(hoi'i),^. m.jl 1° Arbre toujours vertdont les feuilles sont luisantes et armées de piquants.!) Houx panaché, espèce de houx dont la feuille est tachetée de jaune. || Il se dit anssi d'une canne de houx. Vous avez là un joli houx. || Terme de botanique. Genre houx, ilcx, type de la famille des ilicinées.

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