HUE
ners en un moslor, en une uicho qu'il apoila, uns clers embla ces ileniurs ,et s'enfol, Liv. dcjusl. <6*. Ses anemis ne prise paires, Qu'aie a bailli», provos et maires, Et si a juges Et de deniers plaine» ses huges, «UTEB. 20*. Si lost comme je fu avalé là où le trésor estoit, je demandé au trosorior du Temple, qui là estoit, que il mebaillast le» clefs d'une huche qui estoit devant moy, jdinv. 250. || xiv s. Qu'il [l'estomacj soit huche de la viande de tout le cors, u. iiE MONDEViLLE, f 26, verso. En la chapelle, emprès l'estude du roy, fut trouvé en une husche les bijoux qui ensuivent, de labobde, Émaux, p. 342. Il XV* s. Rompre nos huches, effondrer nos tonneaux de vin, fhoiss. ii, m, )». Si tout l'avoir qui est dossoubz le firmament, estoit dedans leurs huches, Pereeforest, t. iv, f° 20. || xvi' s. Poissons mis en huches, sauvouers ou reservouers, sont meubles, loïsel, 2(6.
— ÉTYM. Maine, uge; wallon, bouche; du baslatin hulica; angl. hutch; là s'arrête l'étymologie certaine. Diez demande si hulica n'est pas un dérivé de l'ail. IluUe, hotte. O'autres y voient le mol anglosaxon hvdcca, armoire; mais ou ne pourrait y trouver le t de hutica. llutica explique les deux formes huche et htige.
HUCUÉ, ÉE (hu-ché, chée), part, passé de bûcher. Longtemps huche, il répondit enfin.
t UUCUEMENT (hu-cbe-man), ». m. Action de bûcher.
— HIST. XVI" s. Il sera procédé contre eux par proclamation et huchement, Coust. génér. t. i, p. 4(63.
UUCUEIt (hu-ché), u a. 111" Appeler. La prêtresse en voix de fausset Devant la porte de l'église Ilucha les gens du fils d'Anchise, scarh. Virg. vi. Il 2° Particulièrement , en termes de chasse, appeler en criant ou en sifflant. || 8" Se hucher, v. réfl. S'appeler l'un l'autre.
— HlST. xii" s. X haute voix commençai à huchier, ïlonc. p. 164. Que que li felun l'unt féru et detrenchié, E delferir se sunt durement esforcié, N'aveit brait, ne groni, ne crié, ne buchié, Ne pié ne main n'aveit à sei trait ne sachié, Th. le mart. ibo. Il xui" s. Symons huche sa femme, Constance o le cors gent, Berte, xlvii. Li mestre qui prent aprentiz, il doit buchier au convenances du marché deux des mestres et deus des vallés por oïr les convenances faites entre le mestre et l'aprentiz, Liv. des met. 62. Quant chascuns a chape forrée, Et de denier la grant borsée. Les plains coffres, la plaine huche. Ne li chaut qui por Dieu le huche, Ne qui riens par Dieu li demande, buteb. 22<. ||xv" s.. Il commence à buchier : portier, avalle ton pont, laisse moy entrer dedans, Perce forest, t. i, f° 4». || xvi" s. Je me tiendray prez, buschant en paulme, je me rcndray à vous, BAS. Garg. i, a.
— ÊTYM. Wallon, houkt; Hainaut, /tufcer ; picard, huquer; Berry, hucher, appeler, crier; provenç. huchar,uchar, ucar; bas-latin, hucms, uccus (qui ad ipsos uccos cucurrerunt). Diez le tire de l'adverbe latin hue, ici ; de sorte que hucher serait appeler ici, faire venir ici. Le bas-latin huccus, cri d'appel, donne grand crédit à cette étymologie. Ce mot se trouve aussi dans le germanique : ancien flamand, hune ; et dans le celtique : kimry, Itwchic.
UDCIIËT (hu-cbè; le ( ne se lie pas ; au pluriel, lîse lie : leshu-chÈ-z et...;huchets rime avec traits, Buccès, paix, etc.) , s. m. Cornet pour avertir de loin. Dieu préserve, en chassant, toute sage pereonne D'un porteur de huchet qui mal à propos sonne, MOL. les Fdch. II, 8. Il Terme de blason. Représentation d'un cor de chasse dans les armoiries.
— IIIST. XVI" s. L'un [chien] engraissé à la cuisine, l'autre accoustumé par les champs au »on de la trompe et du huchet, l/l boetie, Servitude volontaire. Les enfans perclus commençoient à accommoder le poulevrin, quand un courrier arrivant entre les deux armées fit donner deux mots du huchet à son postillon à fin qu'on ne le tirast pas, d'aub.
HÙ(. II, 313.
— f-TYM. Hucher.
t HCCIIIER (bu-chié),». m. Nom, dans le moyen 8ge, de celui qui travaillait le bois, qui faisait les huches : et, comme tous les meubles étaient ornés de sculpture, le buchier représentait le sculpteur en bois.
— ÊTYM. Huche.
UUE (hue;, motdont se servent les charretiers pour faire avancer les chevaux. || Ils s'en servent aussi pour les faire tourner à droite ; mais en ce sens ils emploient bien plus souvent huhaut ou hurhaut. Il Proverbe. L'un tire à bue et l'autre à dia (voy. m*).
— HIST. xvi" s. A dy ay et hori ho, wkl dufail, Co/tiu li'Eutrap. ch. u.