‹ Dictionnaire de la langue françaiseChapitre 4 sur 388 · DAGUET · texte numérisé non relu

DAGUET

t DAGON (da-gon) , *. m. Nom de l'idole des Philistins, qui avait en haut une forme humaine et en bas une forme de poisson.

t DAGORiVE (da-gor-n'), t. f. Vache à qui il ne reste qu'une corne. || Fig. Une vieille femme laide et chagrine. || Mot vieilli.

— ÉTYM. Dague et com« : la corne unique étant «wmparée à une dague.

DAGUE (da-gh'),t./'. || l'Espèce de poignard, qui se porte dans plusieurs pays, pendu à la ceinture du côté droit. Aod se lit faire une dague à deux tranchants, qui avait une garde de la longueur de la paume de lamain,SACY,Bi6(e,/u9e.ï,Jii,(8. Je la vis [Cléopalre] l'autre jour aiguiser une dague, la font. Ragotin, IV, ». Cambyse tire sa dague, dont lui voulant donner dans le ventre [au bœuf Apis], il l'atteint à la cuisse, p. L. cour, ii, t62. || Fig. Il est lin comme une dague de ploml),sedit d'un homme qui, ayant l'esprit grossier, veut faire le fin. || i' Terme de vénerie. Les dagues du cerf sont la première tête qu'il porte à sa seconde année, où, étant encore sans andouillers et sans chevillures, il n'a que deux petites cornes pointues. || S. f. pi. Se dit quelquefois des défenses du sanglier. || 8° Lame de fer garnied'un manche qui sert, dans la reliure, à ratisser les peaux de veau. || 4* Ancien terme de marine. Bout de cordage avec lequel on frappait les matelots condamnés au fouet.

— HIST. XIII* s. Un de nos gendarmes gecta sa dague à un de ces Turcs, lOiNV. dans lacurne. Il XIV' s. Les cousteaulx que on porte maintenant, que on nomme dagues, Jfodut, ^ LXiv, rerso. Et pour ce qu'il sembla au dit 'Touse qu'il deist ce par manière de raffardo ou moquerie, lui dist : Je te prie, ne me baille point de dague [raillerie], j'en ai assez d'une [poignard à mon côté], docange, dagyer. Se icello dague n'eust encontre une armiole pleine de vin, lu. armillum. |{ xv s. En ce temps le roi fit casser et abatre tous les francs archiers du royaulme de France, et en leur place y vouit estre et demeurer, pour servir en ses guerres, les Souisses et picquiers, et fit faire par tous cousteliers grant quantité de picques, hallebardes et grans dagues à larges rouelles, Chron. scandai, de Louis II, an 4 480, p. 3t», dans LACURNE. || XVI' S. Avec leurs belles halebardcs à longues dagues et de nouvelle façon, CARL. VI, 2. i leur costé l'espée longue et large, La courte dague pour son homme aborder, OCTAVIEN DE ST-GELAis, dans DU CANOË, doggcT. 11 s'est trouvé qu'à la descente du sel, qui .se faisoiten nus greniers, les mesureurs ont fait.... les mesures

DAl

plus grandes qu'à la vente..., tant au moyen de dagues et basions qu'ils mestoient sur le minot à la descente, et rasoyent sur iceluy, en façon qu'il y avoit grande et excessive quantité de sel plus receu que vendu; car à la vente estoit délivré au peuple le grain sur le bord sans dague ne baslon.... Ordonn. H nov. 4608. Panurge.... fin à dorer comme une dague de plomb, bien galant homme de sa personne, RAB. Pant. II, 46.

— ÉTYM. Espagn. daga; portug. daga et adaga) ital. daga; angl. dagger ; bas-bret. dag, dager; baslat. daca dans la Philippide de Guillaume Breton (XIII' siècle). D'après Diez, l'allemand Degen, épée, est un mol introduit au xv* siècle et formé de dague, dont l'origine reste douteuse. Dans le celtique vient-il du français; ou le mot français vienl-il du celtique? La forme portugaise a-daga pourrait indiquer une origine arabe.

DAGUÉ, ÉE (da-ghé, ghée), part, passé. Percé de coups de dague. H Terme de vénerie. Biche daguée, biche saillie par le cerf.

DAGUER (da-ghé), v. a. || 1' Frapper à coups de dague. Uobrias au.ssitdt repart : Dague, dusses-tu tuer les deux [moi et Smerdis], p. l. cour, ii, toi. Il 2° Terme de vénerie. S'accoupler avec sa femelle, en parlant du cerf. || 3* Terme de fauconnerie. Voler à tire-d'ailes et de toute sa force, en parlant de l'oiseau de chasse. ||4*Se dit des coups de tête que donnent les chèvres. Prends garde, ce biquet te daguera.

— HlST. xvi' s. Un lioniiosle homme de ma cognoissance, estanttumbù en combattant eneslacade, et se sentant daguer à terre par son ennemy de neuf

ou dix coups, MONT, m, 29((.

— ÊTVM. Dague; génev. dnguer, pester, enrajçer. f DAGUERRÉOTYPAGE (da-ghé-réo-ti-pa-j'), î.

m. Action de daguerréolypcr.

t DAGUERRÉOTIfPE (da-ghé-ré-o-ti-p'), ». m. Art de fixer les images de la chambre obscure sur une plaque de métal préparée. Il L'instrumentemployé pour ces sortes de reproductions.

— ÉTYM. Daguerre, nom de celui qui, avec Nicéphoro Nii'iico, fut l'inventeur de la dagucrrêotypie en 4 830, et type.

t DAGUERREOTYPE, ÉE (da-ghé-ré-o-ti-pé, pée), part, passé. Reproduit par le daguerréotype.

f DAGUERRÊOTYPER (da-ghé-ré-o-ti-pé) , ti. a. Reproduire une image au moyen du daguerréo-lype. Il On dit aujourd'hui plutôt photographier.

— ÉTYM. Daguerréotype.

t DAGUERUÉOTYPIE (da-ghé-ré-o-ti-pie), s. f. Art de daguerréotyper. || Atelieroù l'on confectionne des daguerréotypes. || On dit aujourd'hui plutôt photographie.

t DAGUERRIEN, lENNE (da-ghé-riin, riè-n'), adj. Qui est obtenu par le daguerréotype.

— ÉTYM. Daguerre (voy. daguerréotype).

DAGUES, s. f. plur. Voy. dague.

DAGUET (da-ghè; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire; au pluriel, l's se lie: les da-gliè-z agiles; daguets rime avec traits, succès, paix, etc.), s. m. Terme de chasse. Nom du jeune cerf depuis un an jusqu'à dix-huit mois.

— ETYM. Dague, à cause de la ressemblance du premier bois avec une dague.

t DAGUETTE (da-ghè-f), ». f. Dague de la plus petite dimension.

— ÉTYM. Diminutif de dague.

DAHLIA (da-li-a), s. m. Plante qui porte de trèsbelles lleurs, et qui est recherchée comme plante d'ornement {dahlia rariabilis, L.). Les plantes à fieurs sont sans nombre [en Amérique]; l'achillée rose, le dahlia, l'hellénie d'automne, etc. chateaub. Amer. 26.

— ÉTYM. Dahl, botaniste suédois, qui l'apporla du Mexique en Europe, en 4789.

f DAULINE (da-li-n'), ». f. Terme de chimie. Inuline extraite des tubercules du dahha.

f DAI (de), s. m. Titre honorifique au Japon.

I DAIGNÉE (dè-gnée) , ». f. Veine de charbon de terre de quatre pieds d'épaisseur.

DAIGNER (dè-gné), e. n. Condescendre à, en regardant la chose comme digne de soi ou comme n'étant pas indigne. Hoi, je ne puis; prince, je ne daigne; Rohan suis. Devise des Ilohan. C'est beaucoup qu'il sorte quelquefois de ses méditations et de sa taciturnité et que, même pour critiquer, il daigne une fois le jour avoir de l'esprit, la brut. v. Calliope jamais ne daigna leur parler, boil. Disc. au roi. Daigne-t-elle sur nous au moins tourner les youx? Quel orgueil! rac. Àndrom. m, «. Heureux que sa bonté daignAt tout oublier, m. Brit. iv, 4. Daigne, daigne, mon Dieu, sur Mathan et sur elle Répandre cet esprit d'imprudence et d'erreur, DeU

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