DAI
chute des rois funeste avant-coureur, id. Alhal.i, 2 Hélène fut la seule de son sexe, parmi tant d'enfants de Jupiter, dont ce dieu daigna se déclarer le père, p. l. cour, i, 24. || Ce verbe est d'un fréquent usage à la fin des lettres, quand on écrit h un supérieur, à une personne tieaucoup plus élevée en dignité. Daignez agréer mes respeclueui hommages. Daignez croire à ma sincère et cordiale aiïection.
— HIST. X' s. Tuit oram [prions] que por nos [elle] degnet preier, Bulalie. || xi' s. Vostre olifant soner vousnedcignastes, Ch. de Roi. lxxxv.|| xii's. Se [vous] ne la faites douloir, Tant que [elle] desgnastde moi avoirmerci.... Couct.iv, Puisque merci ne m'i daigne valoir, [je] Ne sai où nul confort Ijc" pregne, ib. ix. Aumosne aurez, se'l [si vous le] (mon coeur] daigniez retenir, ib. Danie,coinmfnt qu'il m'en preingne, [je] Mercie amour de cequ'elemedeingne Tenir àsien....ift.Se vous daigniez ma prière escouler, i6. XIII. Je doi avoir grant joie en mon courage, S'ele me doigne à son oes [service] retenir, ib. xix. Certes, nenil; ne me vint en penser Ou'onipies nul jour je vous dnignasse aimer, quesnes. Romancero, p. 108. Il XIII' s. Et li rois lui otrie. nel [ne le] daigna refuser, Bcrle, xcvii || xiv s. Etafi:iqueil fasse les gens rire, il dit teles choses que un home gracieux et vertueux ne daigneroit dire, oreshe, Kth. 178. Quant le chevalier ot [ ouit J Bertran qu'ainsi parla, Il ne dist o ne non, ne parler ne daigna,^ 6"ue*cl. 4782.
— ÉTYM. Bourguig. daignai; provenç. denhar, deingnar, deinar ; espagn. dignar ; ital. dej/nare; du laiin dignari, de diguus, digne.
t DAIL (dair, {( mouillées), ». m. || 1' Ancien nom de la faux, encore usité dans certaines provinces. Pierres à faucheur, pierres à affiler et pierres de faux ou dail. Tarif, 4 8 sept. i604. || 2' Terme de zoologie. Nom de la pholade, sorte de coquillage.
— HIST. xv s. Il venoit d'un sieu pré avec un dail à son col, nu cange, dalha. Le suppliant d'une faux ou daille frappa icellui Pierre environ le genoil, id. ih. Il XVI' s. La mort avec son daiU'eust fauché el cerclé de ce monde, Rabelais, iv, Nouieau prol. Les huitres, les mondes, les dailles [pholades], PALi.ssY, 116. Les dailles sont longs comme manche de couteaux, armez de deux coquilles, m ::66.
— ÉTYM. Génov. daille, faux; provenç. dalh, dayll; calai. do/Ia; espagn. da(/e; du germanique: island. deila; danois, deele; allem. theikn, partager, séparer.
D'AILLEURS (da-Ueur, Il mouillées), loe. adr.
Voy. AILLEURS.
t DAILLOT (da-llo, H mouillées), ». m. Terni'' de marine. Anneau pour enverguer des voiles. Oi; dit aussi andaillot.
DAIM (din), s. m. Bête fauve plus petite que le cerf. Il La peau du daim. Des gants de daim.
— HIST. xv s. Ecervelez comme bcaulx dains, coQUiLLART, dans LACURNE. || xvi" S. Par leur agilité sembloient un beau troupeau de dames. Pérégrination d'amour, !° 35, dans lacurne.
— ETYM. Provenç. dam; espagn. dama; ital. diimma; du latin dama.
DAINE (dè-n'), s. f. La femelle d'un daim || Les chasseurs disent dine.
— ETYM. Daim.
t DAINTIERS (din-tié), ». m. plur. Terme de vénerie. Les testicules du cerf.
— HIST. XIII' s. Lors li a el giron boutée : Tenez, fet-il, et si mengiez; Char de vilain si est daintiez; F.le vaut plus que je n'apel, ilcn. 4584. li f.ni si bien que c'est daintiez; Mais Parlenopex le fait mielz, Partonopex, dansLACLRNE. Il fut norriz en Lombardio. Où l'en en fait daintiez et seignorie. Roman d'Audigier, dans lacurne. Poons pevrés et capons et daintiés, aubbi, dan» le Glvss. français de du Cakge. X tant vindrent riche deintiez; Lardez de cerf et de sangler Ot li chevaliers au soper, Renart, t. m, p. 87, v. 224 38. || xiV S. La nuit [il] les aubergea, et leur donna pain d'orge; N'uront autres doincies [friandises], burent de l'aiguë froide, 6'trarl de Ho»s. v. 2283. C'estoient leur doincies, c'estoient leur espices, ib. v. 2328. Les deytiés ce sont les coudions, Ménagier, ii, 6.
— ÉTYM. Angl. dainty; du celtique: pays de Galles, danlaeth, morceau de choix : morceau de choix, chose délicate à manger, est en effet le principal sens de ce mot dans nos textes français.
t DAÏRI (da-i-ri) ou DAÏRO'(da-i-ro), ». m. Titre du souverain spirituel au Japon. Les daîris étaient des personnes sacrées, les descendants, les représentants de« dieux, ratnal, Hist. phil. i, **. Ce»