DIAMANTAIRE (dia-man-tê-r") , s. m. Celui
DIA
DIA
DIA
qui vend Ou qui taille des diamanU. On dit plus souvent lapidaire.
— ÉTYM. Diamant.
t 2. DIAMANTAIRE (dla-man-tô-r') , adj. Terme didactique. Qui a un éclat approchant de celui du diamant.
t DIAMANTÉ, ÉE (dia-man-té, tée), par», posté. Couvert de diamants. || Qui a le reflet du diamant. Fleurs diamantées, fleurs artificielles tamisées avec le verre broyé ou avec de la poudre d'acier.
f DIAMANTER (dia-man-té; en vers, de quatre syllabes), v. a. Orner, couvrir de diamants. || Faire briller comme un diamant.
— ÉTYM. Dinmant.
t DIAMANTIFÈRE (diaman-ti-fô-r') , adj. Qui contient du diamant. Terrain diamantifère.
— ÉTYM. Diamant, et le latin !erre, porter.
t DIAMANTIN, INE (dia-man-tin, tin', en vers, de quatre syllabes), adj. Qui a la dureté du diamant.
— HIST. XVI" s. Si vous saviez de quelles fortes et diamantines chaînes... yver, p. 530.
— ETYM. Diamant.
DIAMÉTRAL, ALE (di-a-mé-tral, tra-1'), adj. Il !• Oui appartient au diamètre. Ligne diamétrale. Iia-Termede géométrie. Plan diamétral, plan partageant les surfaces en deux portions équivalentes. Les plans diamétraux d'un ellipsoïde. || 8' Terme de marine. Plan diamétral, plan vertical passant parle milieu de la quille, de l'étrave et de létambot.
— HIST. XIV s. Une ligne dyametral ou biese [en biais], onESME, Thèse de meunier.
— ÉTYM. Diamètre.
DIAMÉTRALEMENT (di-a-mé-tra-le-man) , adv.
D'une extrémité du diamètre à l'autre. Les deux pôles sont diamétralement oppo.sés. || Fig. L'esprit du monde, bien différent de celui du chrétien, renferme quatre sortes d'esprits diamétralement opposés k la charité, Boss. Pensées chrét. xii. Je crois voir ' toutes choses diamétralement opposées au bon esprit, LA BRUï. m. Il est impossible que ces philosophes, quoique diamétralement opposés, se trompent dans leurs calculs, volt. Nevoton, i, to. La vérité est diamétralement opposée au ton de la bonne compagnie, p. l. cour, ii, »93.
— HIST. xvr s. On ne m'y appelle gueres [aux choses d'ambition] , et je m'y convie aussi peu ; la liberté et l'oysifveté, qui sont mes maislresses qualitez, sont qualités diamétralement contraires à ce mestier-là, mont, m, ».
— ETYM. Diamétrale, et le suffixe ment. DIAMÈTRE (di-a-mMr'), ». m. || !• Terme de
géométrie. Ligne droite qui va d'un point de la circonférence d'un cercle au point opposé, en passant par le centre. Nous plierons parle-diamètre lus deux demi-cercles, J. i. aouss. Ém. II. || Terme d'astronomie. Diamt^ire apparent, angle .sous lequel les rayons lumineux venus de deux points diamétralement 0|)posés du disque d'un astre se croisent dans l'œil. Il Demi-diamètre, le rayon d'un cercle. |1 î" Dimension transversale de divers objets. Le diamètre de la tête. Combien comptez-vous d'ici à la lune? — Soixante demi-diamètres de la terre en nombres ronds, VOLT. Uicromégas, 7. || Diamf'tre d'une colonne, ligne droite que l'on tire d'un des points de la circonférence à l'autre en passant par le centre. Une colonne, pour être régulière, doit avoir au moins sept diamètres de hauteur. || Lediamètre d'un pilastre est la largeur de sa face.
— HIST. XIII* s. Se tu vous trover le dyametre du cercle escrit en l'octogone.... Comput, fi?. || xivs. La moitié du dyametre qui part du centre est appelée semi-dyametre, ohesme, Thèse de meunier. n xvr s. Diamètre du cercle est une certaine ligne droicte passant par le centre, finie d'une part et d'auire à la circonférence, forcadel, Éléments d'EucUde, p. 3.
— ETYM. Aià|i«pog, de 8ià, et (lÉTpov, mesure, t DIANDRE (di-an-dr'), adj. Terme de botanique.
Qui a deux étamines.
— ETYM. Di.... préfixe, et iv^p, mftle, étamine.
DIANDRIE (di-an-drie) , s. f. Terme de botanique. Classe du système de Linné, qui renferme les plantes à deux étamines.
— ETYM. Diandre.
t DIANURIQUE (di-an-dri-k'), adj. Terme de botanique. Qui appartient k la diandrie. || Qui est pourvu de deux étamines. Fleur diandrique.
— ETYM. Diandre.
f 4. DIANE (di-a-n'), t.f. || 1* Déesse de la chasse etaussidéessedelalune, chez les Latins. || Poétiquement La lune. || 2° Dans le langage des alchimistes, l'argent, qui M disait aussi la lune. H Terme d'an-
cienne chimie. Arbre de Diane, assemblage de cristaux produit par une dissolution de nitrate d'argent et de mercure. Un peu de mercure jeté dans une solution d'argent par l'isprildu sel ammoniac procure celte végétation, en attirant l'argent et le divisant en très-peu de temps dans des rameaux et des feuillages qui représentent cet arbre chimique, Mém.dela toe. royale de Berlin, p. «2, dans bicuelet. || 3" Espèce de guenon d'Afrique. || Espèce de papillon diurne.
— ÉTYM. Lat. Diana, contraction de Djàna, déesse femelle répondant à Janui (voy. ianus).
î. DIANE (di-a-n"), t. f. Batterie de tambour qui se fait à la pointe du jour. Battre la diane. Ce n'était pas Madrid, le Kremlin et le Phare, La diane au matin fredonnant sa fanfare, v. iiuoo, Crép. 5.
— HIST. XVI' s. Faire un grande diligence la nuict, et arriver à la diane, indubitablement on les surprendroit, lanouk, 567. Us firent partie pour aller à une diane attaquer deux compagnies françoises, d'aub. Hist. I, 327. Aller en embuscade et bailler la diane, bouchet, 5er^et,liv. i,p. 403, dans lacubne. ô fortuné celui qui bien loin de la guerre.... Qui ne sçait quel mot c'est que cargue, camisâde, Sentinelle, diane, escarmouche, embuscade, bons. sae.
— ÉTYM. Espafrn. diano, diane; ital. stelladiana, étoile du matin ; d'un ancien adjectif diano, dérivé de dm, jour; dia vient du latin dies, jour (voy. diurne).
t DIANGIÉ, ÊE (di-an-ji-é, ée), adj. Terme de botanique. Dont les fruits sont doubles ou à deux loges.
— ÉTYM. Di.... préfixe, etàyTeiov, loge.
t DIANTHE (di-an-f), adj. Terme de botanique. Oui porte deux fleurs; qui se compose de deux fleurs. Synonyme de biflore, qui est plus usité.
— ÉTYM. Di.... préfixe, etàv9o«, fleur.
t DIANTHÈRE (di-an-tê-r'), adj. Terme de botanique. Dont les étamines portent deux anthères.
— ÉTYM. Di.... préfixe, et anthère.
DIANTRE (dian-tr'), *. m. \\ i' Mot qu'on emploie
par euphémisme pour diable. Mais quand il faut payer, au diantre le teston, Régnier, Sat. xiii.|| Diantre soit de.... se dit pour envoyer au diable la personne ou la chose qui importune. Que le diantre vous emporte I sBv. 3*3. Encor! diantre soit fait de vousl Si.... je le veux, mol. Tart. n, 4. Diantre soit de la folle avec ses visions 1 m. F. sav. i, b. Diantre soit des femmes qui fourrent des épingles partout I BKAUM. Ifor. de Fig. iv, ». || On peut supprimer la préposition de. Holàl ho! doucement; diantre soit la coquinel mol. Bourg, gent. m, 3. Il Celanevaut pas le diantre, cela est très-mauvais. Ahlahl ceci ne vaut pas le diantre pour M. Mignard, dancourt, Cheval, à la mode, i, 3. || 2' 11 s'emploie comme une sorte d'exclamation ou de jurement. D'où diantre a-t-il sitôt appris cette aventure? MOL. Ée, des femmes, m, ♦. Et qui diantre vous pousse à vous faire imprimer? ID. Misanlhr. I, 2. C'est une chose sacrée que l'argent du jeu; diantre, ce sont des fonds pour le plaisir, où l'on ne touche point pour le nécessaire, dancouht, Bourg, à la mode, i, n. Et que diantre voulez-vous que je vous dise, mesdames? ID. ib. v, 8. Qui diantre me poussait à vouloir être de l'Académie V p. L. cour, i , 4 20. Il 3* Diantre suivi d'un complément a le même sens que diable en un même emploi, et signifie .singulier, mauvais, diabolique. Qu'on est aisément amadoué par ces diantresd'animauxlà! mol. Bourg, gent. m, to. Quelle diantre decérémonie est-ce là? ID. Avare, m, b. Il me sera aisé de lui faire des plaintes de ces diantres de chemins, sÉv. 3a4. Le Rhône, ce iliantre de Rhône, m. 3». Je voudrais que vous fussiez étranglé par votre gorge avec votre diantre de collier, reonard, Sérén. se. i.
— HIST. xvi's. Il couroit à travers pays, comme si le diantre l'eust emporté, despéb. Contes, xxix.
— ÉTYM. Euphémisme pour déguiser le motdiii6/e, comme bleu pour Dieu dans corbleu (corps de Dieu).
DIAPALME (di-a-pal-m'), «. m. Terme de pharmacie. Sorte d'emplitre siccatif composé essentiellementde litbarge, de sulfate de zinc, et decorpsgras.
ÉTYM Atà, et palme; à cause qu'on y faisait
entrer autrefois une décoction de feuilles de palmier, et qu'on remuait le mélange avec une spatule de bois du même arbre.
t DIAPASME (di-a-pa-sm'), t. r«. Terme de pharmacie. Poudre propre A parfumer le corps, dont on saupoudrait soit les vêtements, soit la peau.
— ÉTYM. Aidiicouiiia, de Sut, et icâaauv, saupoudrer.
DIAPASON (di-«-pa-ion) , i. m. || 1* Terme de musique. Nom de l'octave chez les Grecs et les Latins. Il 3* L'étendue des notes d'une voix ou d'un instrument, du son le plu* grave au plus aigu. Le diapa-
son de la clarinette a cinq ou six notes de plus qua celui de la (lûte. || Fig. La manitre d'être générale, en parlant des mcEurs, des opinions. Joignez le diapason des mœurs nationales, et vous entendrez le vieil Horace dire de «on fils : Qu'U mourût ! Diderot, Sur les caract. || Fig. Se mettre au diapason de quelqu'un, se conformer à s^ manière de voir, de sentir. || On lui fera baisser le diapason, on lui fera baisser le ton. || Hausser le diapason , élever la voix, élever ses prétentions. || 3* Petit instrument d'acier à deux branches qui donne le la, ou, plus généralement, une note déterminée. L'invention du diapa.son, t''l qu'il est aujourd'hui connu de tout le monde, peut être approximativement fixée au premier quart du XVIII» siècle, lapaoe. De iunilé tonique et de la fixation d'un diapason universel , Sx. || Lediapason, appliqué vibrant au vertex ousur les dents, [>roduit, pour celui qui l'écoute ainsi, un son très-intense, surtout quand on bouche le conduit auditif externe; il sert k faire distinguer les surdités qui dépendent d'une lésion de l'oreille, de celles qui proviennent du nerf auditif ou du cerveau. |j Sorte de petit instrument à vent qui sert au même usage qua le diapason. Le sifflet-diapason était un véritable sifflet, ayant le bec et la lumière disposés comme ceux de nos flageolets, lafaoe, ib. $ vu. || Diapason normal uu officiel, celui qui a été arrêté le tt février 485», par le ministre d'Etat, comme devant régler le conservatoire et tous les théâtres subventionnés. I.« la y fait 870 vibrations par seconde, à la température de 4 5*. || 4* Echelle dont les fondeurs se servent pour connaître la grandeur l'épaisseur et le poids des cloches.
— HIST. xni* s. Li doux ton diàtesalon, Diapante, diapason , Bataille des 7 arts.
— ÉTYM. Latin, diapason, octave; de Sii, par, etnaoûv, toutes (les notes) : en parcourant toutes les notes.
t DIAPASONNER (di-a-pa-zo-né), c. a. Terme de musique. Mettre au diapason, à un diapason. Il Se diapasonner, ». réfl. Se régler sur le diapason. La fltkte proprement dite se diapasonne en ré, c'està-dire qu'elle doit rendre le ré du diapason quand elle n'a encore aucune autre ouverture latérale qiie l'embouchure, leooaraiit.
— ÉTYM. Diapason.
DIAPÉDËSE (di-a-pé-d^-ï"), ». f. Terme de médecine. Eruption du sang à travers les tissus.
— HIST. ivi* s. Les aneurismes se font par anastomose et diapedese, ruption, érosion et plaie,
PARÉ, v, 30.
— ÉTYM. AianTiSr,(ii;,deiià, à travers, etmiSâv, jaillir.
t DIAPENTE (di-a-pin-V), ». f. Terme de musique grecque. Quinte.
— HIST. XIV* s. Les uns font semithon mineur, Les autres font semithon majeur, Diapenthe, diapazon, GACE iTE LA BuiGNE, daos Uist. litt. de la France, t. xxiv, p. 75 1.
— ETYM. Aià, par, et TiévTt, cinq.
DIAPHANE (di-a-fa-n'), adj. Qui, tout en n'étant percé d'aucun pertuis visible, donne passage à la lumière. Un milieu diaphane agit d'une manière différente sur les rayons de diverses couleurs: c'est en vertu de cette dilTérence qu'un rayon de lumière blanche, en traversant un prisme transparent, sa décompose dans une infinité de couleurs, laplace, Expos. IV, 17. Combien de fois le palais diaphane Eût éclairé nos jeux aériensi muxev. Charlrm. à Pavie, ch. i. L'allégorie habite un palais diaphane, LEMIERRB. || Par exagération. Mais Harpagon aride et presque diaphane Par les jeûnes cruels auxquels il se condamne, regnard, Sat. contre les maris.
— SYN. DIAPHANE, TRANSPARENT. Diaphane est un terme du langage didactique, qui pourtant est entré dans le langage commun, mais qui est réservé pour les substances laissant passer, sans qu'elles aient d'interstice apparent , la lumière. Transparent, qui est du langage usuel, est plus général : il s'applique même aux tissus qui, n'étant point serrés, n'interceptent pas le jour: cette gaze est transparente.
— HIST. XV* s. Le brouillas du temps bruineux «e se peult parfaiclement esclaircir ny restablir à s* diaphanique luminosité, que grande altération ne soit faicte, al. chart. (Juadrilogue tneecu'/. ||ivi's. Le saphir a un corps diafane, et la turquoise et le lapis ont un corps ténébreux, pausst, 288. En vaisseaux de verre diaphanes et transparens, paré, Mumie, 3.
— ÉTYM. Provenç. diafan; espagu. et itol. diafano; de ôiaçavf,;, de Sià, k traver», et çaiv»o»ai, paraître (voy. puÏnoh&ne)
DTA
DIA
DIA
DIAPHANÉITÉ (di-a-fa-né-i-té), s. f. Propriété qu'ont les corps d'être diaphanes.
— HlST. XVI' s. Sadiafanité ou transparence nous Qonne bien à connoislre que la plus grand part de son essence n'est autre chose que de l'eau, palissy,
— ÉTVM. Diaphane, et la terminaison ité, qui, étant toute latine, s'applique assez mal à un mot grec.
i DIAPHANIPENNE (di-a-fa-ni-pè-n') , odj. Terme de zoologie. Oui a des ailes transparentes.
— ÊTYM. Diaphane, et le latin penna, aile.
t DIAPHANOMËTRE (di-a-fa-no-mè-tr'), s. m. Terme de physique. Appareil pour apprécier les variations de dia[ihanéité de l'atmosphère.
— ÊTYM. Din-phnue, et nièfre, mesure.
I DlAPllANOMÉTRIE (di-a-fa-no-mé-trie), s.f. Mesure de la diaphanéité.
t DIAPHANOMÉTUIQUE (di-a-fa-no-mé-tri-k') , adj. Qui a rappu:' à la diaphanométrie.
t DIAPHANORAMA (di-a-fa-no-ra-ma) , s. m. Tableau d'une ville ou d'un pays représenté en perspective et convenablement éclairé.
— ÉTYM. Diaphane, et 8pï|ia, vue.
t DIAPHÊNIC (di-a-fé-nik) ou DIAPHOENIX (dia-fé-niks'), i. m. Terme de pharmacie. Électuaire drastique dont la substance active est la scammonée.
— ÉTYM. Ali, et çoîviî, datte, à cause que la pulpe de dattes en fait la base.
f 4 . DI APUORE (di-a-fo-r') , s. f. Figure de rhétorique où l'on répète un mot déjà employé en lui donnant une nouvelle nuance de signification.
— ÉTYM. Aiaçopà, différence, de Sià, etçÉpeiv, porter.
+ 2. DIAPHORE(di-a-fo-r') s. m. Termede zoologie. Genre de lépidoptères nocturnes. || Genre de diptSres.
DIAPHORÈSE (di-a-fo-rè-z') , s. f. Terme de médecine. Transpiration plus abondante que la transpiration naturelle et moins que la sueur.
— ÉTYM. Aiaç6pri(7H, de 8ià, à travers, et fopô;, qui porte, de çépeiv, porter.
BIAPHORÉTIQUE (di-a-fo-ré-li-k') , adj. Terme de médecine. Qui excite la diaphorèse. || Substantivement. Un diaphorétique.
— HlST. XVI* s. Des médicaments résolutifs, le diaphorétique, par chaleur plus grande que le rarefactif, dissipe insensiblement ce qui est arresté et impacte en une partie, paré, xxv, 4(. Les diaphoretiques ou digestifs sont simples ou composés, ID. ti>.
— ÉTYM. Aiaç opuiTixô; (voy. diaphobêse). BUPHRAGMATIQUE (di-a-fra-gma-ti-k'), adj.
Il !• Terme d'anatomie. Qui a rapport ou appartient au diaphragme. || Anneau diaphragmatique, nom de l'ouverture irrégulièrement quadrilatère par laquelle la veine cave inférieure traverse le diaphragme. Il 2° Terme de botanique. Gousse diaphragmatique, gousse divisée en loges par des cloisons transversales.
— HlST. XVI' s. La seconde ramification, estant double, va au diaphragme tant d'un cosié que d'autre, et pour ce nous la pouvons appeler diaphragmatique, PARÉ, 1, 22.
— ÉTYM. Diaphragme.
t DIAPHRAGMATOCÈLE (di-a-fra-gma-to-sè-1'), ». f. Terme de médecine. Hernie des viscères abdominaux à travers le diaphragme.
— ETYM. Diaphragme, et xiî),ri, tumeur.
DUPHRAGME (di-a-fra-gm'), s. m. || 1' Terme
d'anatomie. Muscle très-large et fort mince qui sépare la poitrine de l'abdomen. Les poumons que les muscles du diaphragme peuvent presser , uesc. Pass. t07. Il Par extension, toute espèce de cloison. Il 2° Terme d'histoire naturelle. Cloison transversale qui sépare un fruit capsulaire. || Lame droite qui partage la cavité de certaines coquilles uniloculaires. || 3° Terme de physique. Cloison qui coupe transversalement les tubes de divers instruments. Il Cloison qui divise l'intérieur d'un soufflet, d'un récipient, etc.
— HlST. XIV' s. La 2t rebriche [rubrique] de l'anaiomie du dyaffragme, h. de mondeville, f- t. Il XVI' s. le dyaphragme est comme une baye ou palis.sade pour faire séparation des parties vilale.s d'avec les naturelles;au moyen de qiioy estditdiaphragme,
mme un mur mittoyen, paré, il, 8.
— ÉTYM. Atàîpaviia,de 8io, en travers, et fpàaoeiv, obstruer, boucher.
t DIAPHRAG.MITË (di-a-fra-gmi-f), j. ^. Terme je médecine. Inflammation du diaphragme.
— ÊTYM. Diaphragme, et la finale médicale »(e qui exprime inflammation, maladie.
tDUPHYSE (di-a-fi-z'), *. f. Terme d'histoire
naturelle. Séparation, cloison. || Terme d'anatomie. Corps des os longs.
— ÈTYM. Atâçudi;, de 8ià, et çûoiç, nature.
t DIAPNOÏQUE (di-a-pno-i-k'), adj. Qui excite une légère transpiration. || Substantivement. Un diapnoîque.
— ÉTYM. Atâirvoia, de 8tà, à travers, et irvtïv, souffler.
DIAPRÉ, ÉE (di-a-pré, prée), part, passé. Marqué de couleurs diverses. Un pré Tout bordé de ruisseaux et de fleurs diapré, la font. Fabl. iv, t2. Quatre lutins à l'aile diaprée Sont les coursiers de son char nébuleux, millev. Charlem. à Pavie, ch. i. Si quelque zéphyr se glisse dans la forêt diaprée, li'abord les plus frêles épis courbent leurs têtes, CHATEAUB. ilart. Il, t09. Souvent sa robe diaprée [de la demoiselle, insecte]. Souvent son aile est déchirée Aux mille dards des buissons verts, v. hugo, Odes, IV, te. Il Terme de blason. Se dit des pièces bigarrées de diverses couleurs. || Prune diaprée, espèce de petite prune d'un noir violet qui est plus sucrée que la prune de monsieur.
DIAPRER (di-a-pré), V. a. Varier de vives couleurs. L'écorce variée des pastèques diapraitagréableraentla campagne, ciuteaub. Ilin. ii, 3t. || Par extension. Comme ungredinquela maindeThémis A diapré de nobles fleurs de lis, volt. Pauvre diable. Il Se diaprer, v. réfl. Prendre diverses couleurs.
— HlST. xiii' s. D'azur, mes que [si ce n'est que] de blanc un peu les [armes] dyaspra Li maistres qui les fit.... Berte, cxxxi. || xiv s. Un autre chasuble, dalmatique et tunique de dyapre blanc à mollettes d'or, DO GANGE, dtfappré. || xvi' s. Et voyant l'espée et fourreau tantdiaspré, rab. Gar. i, 47. Ils pensent que la vertu n'aparoit sinon lors qu'elle est bien diaprée, et avec grosse suite, langue, 206. Celui qui cuide estre assis dessus [le trône] comme une image diaprée sur un autel, à fin qu'on l'admire et magnifie, ID. 540. Elle n'espargne aulcune despence pour décorer et diaprer sa maison et ses couches, CARL. II, t2. Trois bons grands balteaulx bien couverts et diaprez des armoiries de M. de VieilleviUe, id. vin, 8. De ce mois de may la face diaprée, am. jamin. Poésies, 1° 2i, dans lacurne. .... Les jardins et les prez. Quand ils sont revestus d'ornemens diaprez, id. ib.
— ETYM. Ane. franc, diaspre, sorte de drap à fleur (Un covertor de deus diaspres Ot estendu desor la couche, la Charrette, v. I200, xii' siècle); provenç. di'ajpe, diaspre, même sens; ital. dt'ospro, jaspe; espagn. dt'oîpero, même sens; du latin jospt's, jaspe, par le changement, comme le remarque Diez, du ; en di, ce qui arrive dans quelques patois italiens, dtacere, de jacere, et ce qui sans doute indique que le mot provient de l'italien dans les autres langues romanes. L'italien, disant effectivement diaspro, pour le jaspe, ne laisse point de doute sur l'étymologie de diaprer.
DIAPRUN (di-a-prun), s. m. Terme de pharmacie. Sorte d'éiectuaire où l'on incorpore les ingrédients à l'aide de la pulpe de pruneau.
— ÉTYM. Aià, avec, ei prune.
DIAPRURE (di-a-pru-r'), s. f. État de ce qui est diapré. La diaprure des prés.
— HlST. XVI' s. Tant pour les beautez, que pour toutes aultres dyapreures, dont les dames se sçavent embellir, carl. vi, 39.
— ÉTYM. Diaprer.
■j- DIAPTOSE (di-a-ptô-z'), s f. Terme de musique. Interoideuce ou petite chute. C'estdansle plainchant une sorte de périélèse ou de passage qui se fait sur la dernière note d'un chant, ordinairement après un grand intervalle en montant; alors pour assurer la justesse de celte finale, on la marque deux fois, en séparant cette répétition par une troisième note, que l'on baisse d'un degré en maniùie de note sensible, comme utsi u(, miré mi, j.j. rouss. Dict. de mus.
— ÉTYM. AiâitTuiîiî, intercidence, de 8io, et itTÛoit, chute.
t DlAPVlÔriQCE (di-a-pi-é-ti-k'), adj. Terme de médecine. Qui mène à suppuration. || Substantivement. Un diapyétique.
— ÉTYM. AianviTiTixo;, de 6ià, et TtOov, pus (voy. pus).
DIARRUÉE (di-a-rée), s. f. Terme de médecine. Flux de ventre, évacuation fréquente de matières alvines.
— HIST. xvi* s. Ils sont subjets aux flux de ventre appelles diarrhées et dysenteries, pare, Inlrod. 6.
— ÉTYM. AiôfpQia, de 8ià, et ^eïv, couler (voy.
RHUHE).
t DIARRllÉIQUE (di-a-ré-i-k") , (k(;. Qui a rapport
à la diarrhée. Flux diarrhéique. || S. m. Un diarrhéique, un malade affecté de diarrhée.
— ÉTYM. Diarrhée.
t DIARRIIODON (di-a-rro-don), i. m. Terme de pharmacie, ('réparation tonique et astringente (poudre, trochisques, électuaire) dans laquelle les roses rouges entraient en quantité notable.
— ÉTYM. Aià, avec, et fô8ov, rose.
t DIARTHUOI)IAL,ALE (di-ar-tro-di-al,a-l'), od/, Terme d'anatomie. Qui a rapport âi la diarthrosej qui a lieu par diarthrose. Articulation diarthrodiale. Ligaments diarthrodiaux.
— ÉTYM. Voy. DIARTIIROSB.
t DIARTHROSE (di-ar-trôz') , s. f. Terme d'anatomie. Articulation qui permet aux os des mouvements en tous sens. L'articulation de l'humérus aveo l'os de l'omoplate est une diarthrose.
— HlST. XVI' s. Diarthrose est une conjonction d'os, en la quelle le mouvement est manifeste et apperceu à veue d'oeil; diarthrose a sous soy enartlirose, arthrodie et ginglyme, paré, iv, 43.
— ÉTYM. Aià, et âp6pov, articulation (voy. abthiute).
t DUSCÉVASTE (di-a-ssé-va-sf), s. m. Terme de philologie. Critique qui arrange et corrige; s'est dit descritiquesgrecSjparticulièrementde ceux d'Alexandrie, qui se sont occupés des poèmes d'Homère, de l'arrangement des chants, de l'authenticité de certains vers, et de la correction du texte.
— ÉTYM. AiadxeuaiiTr)!;, de îiaoxeuàîsiv, arranger, de Stà, et oxeûo;, ustensile.
DIASCORDIUM (di-a-skor-di-om') , s. m. Terme de pharmacie. Électuaire dans lequel entrent, en assez grande quantité, les feuiUes de scordium, et qui a des propriétés astringentes et sédatives.
— ÉTYM. Aià, et oxopôiov, scordium.
t DIASÉBESTE (di-a-sé-bè-sf), s. m. Terme de pharmacie. Électuaire purgatif dont les sébestes font la base.
— ÉTYM. Aià, et sébeste.
t DIASÈNE ou DIASENNE (di-a-sè-n') , s. m. Terme de pliarmacie. Électuaire purgatif dont le sénâ fait la base.
— HlST. XVI' s. Les purgations seront de catholicum, de hiera, diasene, polypode.... paré, v, 23.
— ETYM. A.à, et séné.
t DIASOSTIQUE (di-a-so-sti-k'), s. f. Partie de la médecine qui a pour objet la conservation de la santé. Il Àdj. Qui contribue à entretenir la santé, hygiénique. Régime diasostique. || Mot très-peu usité.
— ÊTYM. Aiasû^eiv, sauver, de 6ià, et oiiîjEiv. tDIASPIDE (di-a-spi-d'), s. /■. Nom d'un genre
d'hémiptères, renfermant des insectes qui semblent placés dans une espèce de bouclier.
— ÊTYM. Aià, dans, par, età<jitU, bouclier.
t DIASPORE (di-a-spo-r'), s. m. Terme de minéralogie. Minéral fort rare qui se disperse en paillettes brillantes lorsqu'on le chauffe et qui est un hydrate d'alumine.
— ÉTYM. Aiaffnopà, dispersion, de 8ià, et mtipeiv, semer.
t DIASPOROMÈTRE (di-a-spo-ro-mè-tr'), s. m. Terme de physique Instrument qui mesure l'angle nécessaire pour établir l'achromatisme de deux prismes d'un verre difi'érent.
— ÉTYM. AiaoTiopà, dissémination, et mètre, mesure.
t DIASPORO.METRIE (di-a-spo-ro-mé-trie), s. f. Emploi du diaspoiomètre.
t DIASTALTIQUE (di-a-stal-ti-k' ), adj. Terme d'anatomie. Arcs diastaltiques, nom donné à un ensemble de nerfs considérés à la fois comme sortant de la moello épinière (moteurs), comme y entrant (sensitifs), et comme s'unissant à travers la moelle épinière pour finalement faire contracter les muscles. Il Action diastaltique, ensemble d'actes comprenant la sensibilité dans les nerfs sensibles, la réaction de la part des centres nerveux et la transmission motrice ou excito-motrice aux muscles (lorsque cette transmission n'est pas accompagnée de sensation, elle correspond à l'action réflexe).
— ÉTYM. AiaoTa).Tixot, propre à séparer, de 8ia- (tceXXsiv, de 6io, et «jxeàXsiv, poser, liispo.-ier.
DIASTASE (di-a-sta-z'), s. f. \\ l' Terme de chirurgie. Espèce de luxation qui consiste dans la séparation ou écartement de deux os qui étaient contigus, par exemple du tibia et du péroné. || 2° Terme de chimie. Matière blanche, azotée, que l'on extrait de l'orge, de l'avoine, du blé, des pommes de terre, et qui possède la propriété de faire subir à l'amidon une espèce de fermentation qui le gonfle, le distend et sépare la partie gommeuse de la partis tégumentaire; d'où le nom.
DIA
— ÉTYM. AiioTaiiK, écartement, de 8tà, et atimç (voy. stasr).
t DIASTASIMÈTRE (di-a-sU-zi-mè-tr*), t. m. Nom d'un instrument proposé pour mesurer les distances dans les opérations Béoilésique».
— ÉTYM Atliinafftc, distance (voy. diastase), et mètre, mesure.
t UIASTATOMME (di-a-sta-lo-m'), ». m. Terme de zoologie, (ienre de névroptères formé par des insectes qui habitent la Chine.
— ETYM. Aio(rra-tè;, séparé, et 8n(ia, œil.
t UIASTÉMATIE (di-a-slé-ma-tie), s./'. Terme de tératologie. Déviation organique ayant pour caractère la présence d'une fissure ou Tente sur la ligne médiane du corps.
— ÉTYM. Voy. DIASTÈME.
t DIASTÉMATIQUB (di-a-sté-ma-ti-k*), adj.
Terme de musique ancienne. Voix diastématique ou discrète, nom que les anciens donnaient à la voix chantante, par opposition à la voix parlante, qu'ils nommaient voix continue.
— ÉTYM. Diastème.
t DIASTÉMATO...., préfixe employé en anatomie et qui indique séparation, par exemple : diastématorhilie, fente anormale d'une lèvre, etc.
t DIASTËMB (di-a-stè-m'),s.m. || 1° Terme didactique. Espace qui, chez le plus grand nombre des mamraifùres, existe entre les dents canines et les molaires: on l'appelle vulgairement barre.|| 2° Terme de physique. Nom donné aux pores qui, dans les corps, ne peuvent être démontrés que par la pénétration des liquides. || 8° Terme de musique. Inter- Talle simple, savoir le ton et le demi-ton dans le genre diatonique ; le demi-ton et le ton et demi dans le genre chromatique; le quart de ton et le diton (double ton) dans le genre enharmonique.
— ÉTYM. Aiix<rrT,|j.a, intervalle, de Sià, et <rziu>, être debout (voy. stable).
DIASTOLE (di-a-sto-1'), s. f. || 1" Terme de physiologie. Dilatation active du coeur qui fait pénétrer le sang dans les oreillettes et de là dans les ventricules. Y étant poussé par la diastole, il passe dans les veines, desc. Fœtus, *. || Dilatation pa.ssive des artères au moment où le sang y entre, projeté par le cœur. |1 2" Terme de philologie. Sorte de virgule par laquelle les grammairiens grecs séparaient deux syllabes susceptibles de se confondre en un seul mot.
— HIST. xvi" s. Diphtongue est une contraction de deux voyelles en une syllabe, comme en ceste diction naistre; a et t ne sont qu'une syllabe, et a la diphtongue son contraire qui est diastole, car en deux voyelles elle retient deux syllabes, comme hais, ici n et « sont deux syllabes, Poétique de Boissière, p. 232, dans lacurnb.
— ÉTYM. AtaoToXi?!, distension, de 8ià, et <rcÉX- ).«iv, tirer (voy. étole).
t DIASTOLiqUE (di-a-sto-li-k'), adj. Terme de physiologie. Oui a rapport à la dia.stole.
tDIASTROPHIE (di-a-stro-fie), j. ^. Terme de médecine. Nom générique comprenant les luxations des os, le déplacement des muscles, des tendons, etc.
— ÉTYM. AiauTpocpr), distortion, de 6ià, et oTpéftiv, tourner (voy. sthopue).
DIA.STYLE (di-a-sti-P), s. m. Terme d'architecture. Ëdifice dont les colonnes sont éloignées l'une de l'autre & la distance de trois diamètres de leur grosseur.
— ÉTYM. Aw, et <TTi5),o;, colonne (voy. style).
t DIATESSARON (di-a-tè-ssa-ron), s. m.\\ i' Terme de pharmacie. Ëlectuaire composé de quatre médicaments: racines de gentiane et d'aristoloche ronde, baies de laurier et myrrhe. ||2* Terme de musique grecque. Quarte.
— HIST. xiv* s. Les uns font semithon mineur. Les autres semithon majeur, Diapenthe, diapazon. Les autres diathessaron, gage de la buigne, dans llist. Un. de la France, t. xxiv, p. 762.
— ÉTYM. AtaTeoaâpuv, de 6ià, et Téoaapt;, quatre.
t DIATIIERMAîfE (di-a-tèr-ma-n'), adj. Terme de physique. Oui laisse passer librement le calorique, comme un corps diaphane laisse passer la lumière.
— ÉTYM. Ami, et 6cp|ii(, chaud. La finale ane est barbare; elle a été forgée pour mettre diathermane «n parallélisme avec diaphaw; mais an«, dans diaphane, e>t radical et non suffixe. Le vrai mot aurait été dialhnme.
t DIATUERMANfilTÊ (di-a-tèr-ma-né-i-té), s. f. ferme de physique. Qualité de ce qui est diathermane. La diathermanéité d'un corps.
— ÉTYM. Diathermane, avec la fina'.e latine ité. Le vrai mot aurait été diathermie.
t DIATHERMANSIE (di-a-tèr-man-sie) , *. f. Terme de physique. Faculté qu'ont certains rayons de chaleur de traverser plus facilement que d'autres un milieu donné, comme certains rayons lumineux traversent avec plus de facilité quelques milieux. La diathermansie des rayoni les plus Toisins du rouge ou du violet.
— ETYM. Formé irrégulièrement de diathermane, ou représentant, comme parotyit* représente itapâXu'Jic, le mot îiaSépiAavoti;, mais qui a un autre sens, puisqu'il signifie grand échaufTement.
t DIATIIÉSATION (di-a-té-za-sion) , ». f. Terme de médecine. Généralisation d'une aiïeclion d'abord locale. C'est par dialhésalion qu'une suppuration locale devient diathèse purulente. Diatbésation de la syphilis.
— ÉTYM. Diathèse.
DIATEIËSE (di-a-tè-z*), ». f. Disposition générale en vertu de laquelle un individu est atteint de plusieurs affections locales de même nature.
— HIST. xvi* s. Et font que les esprits s'altèrent, et acquièrent une mauvaise diathèse ou qualité et corruption, pabé, t. m, p. 728.
— ÉTYM. Aiôeeaic, disposition, de 8ià, et 6t<jtç, position (voy. thèse).
t DIATllESIQUE (di-a-té-zi-k"), od/. Terme de médecine. Qui dépend d'une diathèse antécédente. Maladies diathésiques.
t DIATON (di-a-ton) , ». m. Terme de musique proposé par Choron pour distinguer l'intervalle qui sépare les sons des sons eux-mêmes. Ainsi ut est un ton; ré est un autre ton; mais nous disons aussi qu'il y a un ton i'ut à ré. Dans cette phrase (on signifie l'intervalle, tandis que dans les précédentes il indique les sous eux-mêmes. C'était pour ce son d'intervalle que Choron réservait le mot diaton; il disait de même que de mi à /b il y a un semi-dialon, quand nous disons qu'il y a un demi-ton.
— ÉTYM. Aià, entre, cttôvo;, ton.
DIATONIQUE (di-a-to-ni-k') , adj. Terme de musique. Qui procède par tons et demi-tons. Chant diatonique. || Genre diatonique, chez les anciens, façon particulière de diviser la quarte en un demiton et un ton, comme si, ut, ré, mi. Le chant de l'Eglise est dans le genre diatonique, qui est le plus grave et qui convient le mieux au culte divin, BOLLiN, Hist. anc. Œuvres, t. xi, <" part, p. 245, dans pouGENS. Macrobe dit que l'enharmonique n'est plus en usage à cause de sa difficulté, que le chromatique est décrié parce que la musique en ce genre est tropmolleet trop efféminée, et que le diatonique tient le milieu entre les deux, ID. ib. p. 24». Il Chez nous, le genre diatonique s'entend de la succession des notes par deux ou trois tons de suite suivis d'un demi-ton. Telle est la gamme naturelle majeure; dans le mode mineur il peut y avoir jusqu'à quatre tons de suite, mt'bémol, fa, sol, la et si naturel.
— ÉTYM. Aià, et TÔvo;, ton.
DIATONIQDEMENT (di-a-to-ni-ke-man), ad».
Terme de musique. Par degrés diatoniques.
— ÉTYM. Diatonique, et le suffixe nwnl. DIATRAGACASTE (di-a-tra-ga-kan-f), s. m.
Terme de pharmacie. Poudre dont le principal ingrédient est la gomme adraganteetquiestadoucissante.
— ETYM. Aià, par, etTpaYÔxavOoç (voy.ADBAGANT).
DIATRIBE (di-a-tri-b'), ». f. || 1» Dissertation critique : sens ancien et à peu près tombé en désuétude. || 2'' Par extension, écrit, discours violent et injurieux; critique amére. L'Anli-Caton de César était un libelle ; mais César fit plus de mal à Caton par la bataille de Pharsale et par celle de Thapsa que par ses diatribes, volt. Dict. phil. Libelle. Si quand la diatribe autour d'un nom s'élance, Vous voyez une femme écouter en silence, Et douter.... y. HUGO, Crép. 39.
— ÉTYM. Atatptg'^, leçon, étude, et aussi amusement, proprement actiçn de broyer, d'où perte de temps et de là les autres sens; de 8ià, et Tpi- 6tiv, broyer.
t DIATRITAIRE (di-a-tri-tê-r'), ». m. Terme d'histoire de la médecine. Médecin de la secte des méthodistes, qui traitaient tous les malades en ne leur donnant des aliments que le quatrième jour de la maladie, puis le sixième, le huitième et le dixième, c'est-à-dire chaque troisième jour.
— ÉTYM. Asi, et ipiio;, troisième, de Tpeî; (voy. TROIS).
t DIATRYPÈSE (di-a-tri-pè-z"), ». f. Terme d'anatomie. Sorte de suture du crâne.
— ÉTYM. Aià, et tpuitôrv, percer, perforer.
t DI.<TYPOSB (di-a-ti-pfl-z'), ». f. Terme de littérature. Représentation, imag*.