I. — l'iâ
DIS
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DIS
faut admettre dans dupoter une infliieuce, pour ic MDS, du latin ithpmilui, de dispnnere.
4. UISHOSITIl', IVK (di-»pA-zi-tif, li-O, adi. Terme de médecine. Oui prépare, qui dispose. Peu usité.
— HIST. xiv S De» causes fde» ulrères| les unes «ont materiaulzfmaiérielles], lesautres dispositives,
B. DE MONDEVILLE, f' 72, veTtO.
— RTYM Voy. DISPOSEB.
ï. l)I.SPOSITIF((li-spô-zi-tiO. l.m. lll'Terme de
jurisprudence. Les dispositions d'une loi. |{ [.a partie du juKcnent qui contient la décision des j'igcs. Il 8* Terme de mécanique. Plan suivant lequel une chose a été fttahlie. On a fait à l'Opéra l'essai d'un nouveau dispositif de la rampe, destiné à éclairer les acteurs pendant les représentations, morin. Comptes rendtu , Acad. des se. t. lu, p. 4(4.
— HIST. XV* s. Ce i.'estoient que paroles narratives, et non disposltives ne efléctuelles, juven. di'.s UR.SIN8, Hist. de Charles VI, p. a«i, dans lacubne.
— ÈTYM. Voy. DISPOSER.
DISPOSITION (di-spA-zi-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. (■ 111" Distriliulion selon un certain ordre. La disposition des parties du corps vivant. I.a disposition des lieux était favorable à la cavalerie. La disposition d'un appartement. Je crois vous avoir déjà mandé la disposition de tout l'été, et que Mme la dauphine le passera ici, par une raison qui plaît à tout le monde, maintenon, Lell. d'Aubiçi'n! , 21 mai («83. Il Fig. Les mesures qu'il [Dieu] a prises dans la (li'-position de mon salut, boubdal. Carême, I, l'redeslin. 38». Se tirer de la disposition de Dieu [sortir de l'ordre établi par lui], flPcii. ni, 278. Il 2° Terme de rhétorique. La seconde des parties de la rliétonque, celle par laquelle on dispos* dans I» meillnur ordiece que l'on a Iruuvé par l'inveution. Il Dans lu langage commun, la diBiribiiliua des parties d'un dis ours. La dispos tiun es', iina nnr ietiBsentiellHet (pTun ne peutué^li.^er ||> Turuie de littérature. La disposition d'un ouvrage, le plan de cet ouvrage. || 4° Terme de tacticpie militaire. Arrangement des troupes pour livrer bataille. Prendre ses dispositions. Vauban a fait des dispo.sitions admirables, maintenon. Lett. Mme de St-Géran, t nov. <688. Soit qu'une première disposition échouant, leurs généraux n'en sussent pas changer. SÊOUR, flist. de Nap. vu, iC. || 6° Terme d'astrologie. État des astres et de leurs aspects. L'horoscope ou le thème n'était, dans cette prétendue science , antre chose que la disposition des astres, du ciel et des aspects des planètes au point de la naissance de quelqu'un. || 6° Au plur. Préparatifs. Il faisait ses dispositions pour partir. Il 7° Manière d'être, en parlant du tempérament, de la santé. La disposition habituelle du corps. Il est visible que l'âme se trouve assujettie par ses sensations aux dispositions corporelles, Bosg. Conn. m, a. Il Être en bonne disposition, se porter bien. Être ■en mauvaise disposition, se porter mal. Comprenezvous bien la joie que j'aurai , si je vous revois avec cet aimable visage qui me plaît, un embonpoint raisonnable, une gatté qui vient quasi toujours de la bonne disposition ?sÉv. 34t. || Fig. Nous les trouvâmes qui nous attendaient en bonne disposition, c'est-à-dire à table et mangeant. || Manière d'»tre de Pime, dos sentiments. Sonder les dispositions de quelqu'un. Il s'agit encore de l'honorer [Dieu], et pour cela de joindre à cette disposition de nécessité les dispositions de convenance, de piété, de perfection, boubdal. Dim. oct. du S. Sacrem. t. n, p. stt. Mentor profita de cette heureuse disposition, fën. Tél. XI. Steinbock profita de celte disposition des esprits qui, dans un jour de bataille, vaut autant que la discipline militaire, volt. Charles XII, 6. Cependant va chercher ta maltresse, et l'instruis Des dispositions oil tu vois que je suis, piron, hlétrom. IV, 3. Il 8* Tendance. La taille de cet enfant a quelque disposition à se contourner. || Fig. Il se sent une grande disposition à être votre amj. J'avais déjà quelque disposition à cette crainte, voit. Lett. aa. Il 9' Aptitude, en bonne ou en mauvaise part. )l a de grandes dispositions à l'étude. Les mauvaises dispositions de ce jeune homme. Le choix des études doit être subordonné aux dispositions naturelles de l'esprit, bonnet, Œuvres milées, t. xvui, p. t7«, dans pouGKNS. || Absolument et alors toujours pris en bonne part. Uabeaucoup de dispositions. ||10*Inteniion, des.sein. Sa disposition à vous servir est manifeste. Il était en disposition de tout révéler, Boss. l)éf. lA honte du pénitent, jointe au peu de disposition de s'examiner, fléch. Serm. il, 26». Il 11* Terme de philosophie scolastiquc. Disposition prochaine, état prochain où est une chose pour re-
cevoir une nouvelle qualité, une nouveUe forme ; en sens contraire . dis|)08ition éloignée. || U* Pouvoir, faciilié de disposer. Ce ministre a la disposition de t>eaucoup d'emplois. Tout est ici à ma disposition. Il laissa la place à la disposition des alliés, n'ABLANCOURT, .4Tn>n . liv. IV, dans bichklp.t. Ma santé n'ayant pas encore été telle qu'elle me puisse laisser la libre disposition de moi-même, balz. liv. i, lelt. 6. K.lle laisse à la seule disposition de sa volonté les suites de sa destinée, mars. Car. Prière 2. Avoir en sa disposition de grands biens, id. Confer. Us. d. reren. eccUs. Il Je serai, je me mets à votre disposition, c'est-à-dire selon le cas, je vous obligerai si vous en avez be.soin , j'attendrai que vous veniez me parler, je vous donnerai satisfaction, etc. Il IS* Manière d'employer, de disposer de. Hendons justice à l'esprit de sagesse et d'équité qui a fait concourir M. le comte de Maurepas à une disposition si utile des fnnds publics, condobckt, Maurepas. Il Action dérégler par testament, par volonté dernière. Les dispositions les plus sages des princes mourants sont souvent peu respectées après leur mort et rarement exécutées, hollin, llist. anc. Œuvres, t. X ,p, 43, dans pouGENS. || Terme de jurisprudence. Action de disposer de son bien. Disposition à titre gratuit. Cette disposition que Jésus-Christ a faite en notre faveur [dans son testament], BOss. m, Pass. \. Il Rn ce sens, il se dit souvent au pluriel. Dispositions testamentaires. (| 14* Chaque point réglé par une loi, par ur arrêt. Se conformer aux dispositions d'une loi. d'une ordonnance. La loi des douze tables e'it pleine de dispositions très-cruelles, mon- TKSQ. Espr. VI, <5. Mais vous n'avez pas voulu donner à cette disposition un effet rétroactif. Décret du 23 floréal, an ii, rapport Cambon, p. »2. Vous ne ferez que généraliser une disposition dont le despotisme avait senti quelquefois la nécessité, ib. \\ Absolument. La disposition de la loi, ce que la loi ordonne, prescrit. Cela est de la disposition du droit, PATBU, Plaidouer 3. dans bichelet. || Kt par opi'Osition, la disposition de l'hooame, ce qu'une personne peut prescrire par acte entre-vifs. C'est une maxime que la disposition de l'homme fait cesser la disposition de laloi.|| Dispositions d'un jugement, le dispositif d'un jugement par opposition au préambule et aux motifs. I| 16' État d'un corps qui est dispos. La fête des jeux isthmiens était proche; c'est un spectacle où de tout temps il aborde un nombre infini de monde pour deux raisons: l'une, que, s'y faisant toutes sortes de combats d'adresse, de force et de disposition.... malh. U xxxiii" livre de Tite Live, chap. 32. Il a toujours servi le roi à genoux, avec cette disposition que les gens de quatre-vingts ans n'ont jamais, sÉv. Lett. du t7 juin t687. Il Vieilli en cette acception.
— HIST. XII' s. De ces ténèbres soi vit avironneit Il prophètes, qui ne pout trespercier les deventraineteiz [choses intérieures] de la divine disposition, Jnb, 48». Ilxiv's. Tu n'es pas toutes heures en une disposition, ains trouveras que ce qui aucune fois te semblera bon de faire, l'autre fois te semblera mauvais, Uénagier, i, ». || xv s. Les choses en ce royaume estoient en bonne disposition, et avoit faict plusieurs notables conquesles, juvén. des ubsins, Charles Yl, 4380. Et allégua la disposition du temps et la saison, comm. iv, 8. || xvi* s. Il appert que le tout advient par son ordonnance et disposition [de Dieu], CALv. Instit. 763. Madame a fort bien reposé ceste nuict; je continueray à vous escripre de sa disposition [santé], marg. Lett. 68. La bienséance extérieure, la disposition de la personne se doibt façonner quand et quand l'ame, mont, i, 182. la disposition [l'ordre] de cette armée n'est aulcunement barbare, id. i. 230. D'addresse et de disposition, je n'en ai point eu, et suis fils d'un père très dispos, id.iii, 43. Les devis [projets], dit-il, sont en ma pleine disposition, et les effects en celle de fortune et du roy, amyot, Préf. xx, 48. Ce fut le premier qui attribua la disposition et le gouvernement du monde à une pure et simple intelligence, id. Péric. 8. Ce qui avoit esté ordonné par le testament ou autre disposition de dernière volonté. P. pithou, 25. Et en ung bal royal, il avoit, par sa disposition et bonne grâce, la principale vogue, cahl. vi, 36.
— ÊTYM. Provenç. dispositio, detposition, desposeein ; e.spagn. disposition; ital. disposiiione ; du latin disposiiionem , de dit.... préflza, et potitio, action de metire (voy. position).
DLSPHOPORTION (di-.spro-por-sion ; en vers, do cinq syllabes), ». /. ||1* Défaut de proportion entre deux ou plusieurs choses. U y avait trop de disproportion entre la corruption at la baauté, acas. i, Prof. 2. Toute la nature rat pleine de convanances
et de disconvenances, de proportions et de disproportions selon les(|uelles les choses s'ajustent ensemble ou se repoussent l'une l'autre, m. Connaiu. v 3. Si l'on ne le voyait de ses propres yeui, pour rait-on jamais s'imaginer l'étrange disproportion qu le plus ou le moins de pièces de monnaie met entr. les hommes? la bruy. vi. C'est dans la dispropor. tion de nos désirs et de nos facultés que consiste notre misère, ]. ;. rouss. Ém. 11. || 2* Disproportion se dit aussi dans le même sens en n'énonçant qu'un seul terme de la comparaison et en omettant l'autre ou les autres. Une disproportion de fortune. La grande disproportion d'ige et l'extrême répugnance de la jeune personne me firent concourir avec la mère à détourner ce mariage, j. j. boi ss. Cottfess. XII. Je ne reconnais point de disproportion; La nature et l'amour ne l'ont jamais admise, la CHAussâK, Gouvem. v, i«. || Disproportion du corps, se ditdu corps d'une personne, d'un animal dont toutes les parties n'ont pas entre elles la proportioo convenable.
— HIST. XVI' s. S'ils consideroyent bien la disproportion qu'il y a de la vertu antique à la moderne, ilsseroyent plus retenus, langue, 364. Ma haulteur [d'un roi] m'a mis hors du commerce des hommes; il y a trop de disparité et de disproportion, hont. i, »34.
— P.tym. Dis.... préfixe, dans le sens négatif, et' proportion.
DISPROPORTIONNÉ, ÉE (di-spro-por-sio-n4, née), adj. Qui n'est pas proportionné, qui manque de proportion, en parlant d'objets que l'on compare. Les jambes et le buste de ce bossu sont disproportionnés. Leurs Ages sont trop disproportionnés. || U se dit dans le même sens, en n'énonçant qu'un seul termede la comparaison. Une taille disproportionnée. Il Oui n'est pas en proportion, en rapport. Des liaisons disproportionnées. || Il se construit avec la préposition d. Tout ce qui lui est disproportionné, pasc. dans COUSIN. Des louanges disproportionnées à vos actions, fEn. Tél. iv. Pour que le prince-puisse lever un droit si disproportionné à la valeur de la chose , MONTESO. Espr. xiu, 8. IlSt-Simonl'a construit avec la préposition de ; ce qui, bien que moins usité, ne paraît pas fautif. Lorsqu'une fille [en Espagne] s'est mise en tête d'épouser un homme, quelque disproportionné qu'il soit d'elle, elle et le galant le font savoir au vicaire de la paroisse delà fille, st-sim. »o, iM.
— HIST. XVI' s. La gravité et perfection de sa vertu estoit trop disproportionnée à la corruption de ce siècle là, amyot, Phocion, 4. Il avoit un peu la teste longue et desproportionnée en gros,seur au reste de sa personne, to. Péricl. 3. Ces belles âmes si disconvenables et disproportionnées à nostre corruption, MONT, tv, 82. L'orgueil rend l'ame aussi disproportionnée, que l'hydropisie fait les corps, langue, 328.
— ETYM. Disproportion.
t DISPROPORTIONNEL, ELLE (di-spro-por-sionèl, nè-l'), adj. Terme didactique. Qui n'est point proportionnel. Des quantités disproportionnelles.
— STYM. Dis.... préfixe, dans le sens négatif el proportionnel.
t DISPROPORTIONNELLEMENT (di-spro-porsio-né-le-man ) , adv. D'ime manière qui n'est pa> proportionnelle.
— ÊTYM. Disproportionné!.
t DISPROPORTlONXfi.MENT (di-spro-por-sio-néman), adv. D'une manière disproportionnée.
— ETYM. Disproportionné , et le suffixe ment.
t DlSPROPORTkONNKR (di-spro-por-sio-né), v, a. Rendre disproportionné, détruire les proportions. U en est de même des répartitions qui se font pai feux ou fouages, comme en Bretagne, Provence e' Dauphine, où, quelque soin qu'on ait pris de lei bien égaler, la suite des temps les a dérangées et disproportionnées comme les autres, vauban, Dime,
— ÊTYM. Disproportion.
DISPUTABLE (di-spu-ta-W), adj. Oui peut être disputé, contesté. Chez les philosophes, tout ce qu' n'est point de la foi ni des principes est disputable, CORN, la Suivante, h'pitre. Prétendez-vous être un docteur grave? cela .serait fort disputable, pascal, Ré fui. de la rép. à la *i' Iftt.
— HIST. xvi* s. Cesie partie de la vie de (^ton, est disputable et mal aisée à soudre, ahtot, Cat. d'Utiq. 36. Les advanlages, que l'homme preteno sur les bestes, mais qui sont disputables, et qui peust-estre sont au rebours pour les bestes contre les hommes.... charron. Sagesse, i, 35.
— BTYM. Lat. di'itiitnbilis, de dispulari, dis» puter.
DIS
t DISprTAlLLER (di-spu-ta-llé, (I mouillées, et non di-spu-la-ié), v. n. Terme familier. Disputer fréquemment et longtemps.
— HIST. xvr s. Disputailler, cotgbave.
— ÉTYM. Disputer.
+ DISPUTAILLERIE (di-spu-ta-lle-rie, Il mouil- I(5es, et non di-spu-ta-ye-rie), *. f. Terme familier. Disputes longues et fréquentes.
— ETYM. Disputailler.
t DISPUTAILLEUR, EtJSE (di-spu-ta-lleur, Ueûz', JZ mouillées) , s. m. et f. Terme familier. Celui, ■ celle qui disputaille, qui aime à disputer.
— ÉTYM. Disputailler.
f DISPUTANT (di-spu-tan) , ». m. Celui qni dispute. Il ne fut plus question des trois hypostases enlre les disputants, volt. Phil. Ii, 387. Je distinguai toujours de la religion Les malheurs qu'apporta la superstition.... J'ai dit aux disputants, l'un sur l'autre acharnés : Assez, impertinents, assez, infortunés, Très-sots enfants de Dieu, chérissez-vous en frfres, Et ne vous mordez point pour d'absurdes chimères, m. Êp. 97.
■f DISPDTATION (di-spu-ta-slon), s. f. Discussion régulière entre deux ou plusieurs personnes. X bas les disputations cardinales et quodlibétaires, v. HUGO, dans le Dict. de poitevin. || Ecrit en forme de discussion.
— HIST. xiii* s. Il me conta que il [y] ot une grand disputoison ou moustier de Clugni, joinv. 198. Il XV' s. Avant l'entreprise duquel voyage il eut mainte disputation, sçavoir s'il iroit ou non, COMM. VII, Prol. Il XVI* s. Je n'emploierai pas grand peine à polir ceste disputation, calv. .12.
— ETYM. Provenç. dispulatio; ital. dispulazione ; du latin disputationem , de disputare , disputer. Disputoison est la forme ancienne et régulière; disputation est refait et calqué sur le latin.
DISPUTE (di-spu-f), s. f. Il i° Discussion entre deux ou plusieurs personnes sur un point de théologie, de philosophie ou de science. De quoi sert une longue et subtile dispute Sur mille obscurités où l'esprit est déçu? corn. Imitation, i, 3. Ceux qui ont voulu entrer en dispute.... pasc. Prov. 4. C'est ouvrir une nouvelle dispute, boss. <" écrit. Cet ouvrage, qui d'abord pourrait paraître contentieux, se trouvera, dans le fond, beaucoup plus tourné à la paix qu'à la dispute, id. Var. Préface. Leurs disputes, leurs contradictions et leurs équivoques rendront témoignage à la vérité catholique, m. «7). Combien de nos adversaires me diront, quoique sans sujet, que je suis sorti de mon caractère et de mes maximes en abandonnant la modération qu'ils ont eux-mêmes louée et en tournant les disputes de religion à des accusations personnelles et particulières! id. ib. Kn sorte que l'ardeur de leurs disputes insensées et leur religion arbitraire est devenue la plus dangereuse de leurs maladies, ID. Reine dAnglet. Ces disputes [sur l'épiscopat et la liturgie] n'étaient encore que de faibles commencements par où ces esprits turbulents faisaient comme un essai de leur liberté, id. ib. Quanta la méthode de cet ouvrage, on y verra marcher les disputes et les décisions dans l'ordre qu'elles ont paru, sans distinction des matières, id. Var. Préf. On ne sait point précisément dans quel temps Quinte Curce a vécu; c'est le sujet d'une grande dispute parmi les savants, hollin, Rist. anc. liv. xxv, ch. 11, art. 2. Les disputes métaphysiques ressemblent à des ballons remplis de vent que les combat- tants se renvoient; les vessies crèvent, l'air en sort, Ine reste rien, volt. Jenni, 7. || Elre en dispute, Ivoir une discussion. En quoi êtes-vous en dispute Ikvec les jansénistes? pasc. Prov. *. || Être en disfpute, être l'objet d'une discussion. Elle n'explique rien de ce qui pouvait être en dispute, pasc. Prov. 3. Ce sont des bibliothèques vivantes, prêtes à fournir diverses recherches sur tout ce qui peut tomber en dispute; mais ces richesses semées sur un fonds qui ne produit rien de soi, les laissent souvent dans l'indigence, th. cohn. Disc, de récept. à l'Académ. Il L'esprit de dispute, l'inclination à disputer sur des questions subtiles. L'esprit de dispute et d'abstraction qui gftta pendant tant de siècles la philosophie de nos écoles, baynal, Hist. phil. i, g. || Uisputede mots, discussion qui roulesur unedistinction de mois. Les disputes de mots sont toujours des disputes de choses; car tous les gens de bonne foi conviendront qu'ils ne tiennent à tel ou tel mot que par préférence pour telle ou telle idée, stael, Allem. m, (2. Il Horsde ilispule, sans dispute, incontestable. Il est hors de dispute que le religieux qui a pour soi une opinion probable n'est point tenu d'obéir.... PASC. Prov. e. La justice est sujette à dispu-
DIS
tes; laforce esttrès-reconnaissableetsansdispute, id. Pensées, 1. 1, p. 27'l,édit, Lahure. LeducLanti, beaufrère du duc de Bracciano, le premier laïque de Rome sans dispute d'aucun, .st-sim. 63, Ht. || i' Dispute, actes ou discussions publiques, qui se faisaient dans les écoles sur des questions de théologie ou de philosophie. Il 3' Débat où l'on a querelle. Il y a eu une dispute entre eux. Je n'étais pas fort satisfait de sa conduite, etno\is avions le plus souvent dispute ensemble, MOL. Am. Méd. I, t. Entrer en dispute avec un bourru, hamilt. Gramm. 4. Nous venons d'avoir une dispute, le bon abbé et moi, sÈv. 259. || Être en dispute, se disputer. || Querelle. 11 y a une dispute dans la me. || Chercher dispute. 11 cherche dispute à ses voisins. || 4° Action de disputer une chose. Va-t'en, et ne rends pins la victoire douteuse, La dispute déjà m'en est assez honteuse, corn. Hor. II, 6. L'àme regarde ces honneurs que le monde vante : et aussitôt elle en voit le fond, elle voit l'orgueil qu'ils inspirent, et découvre, dans cet orgueil , et les disputes et les jalousies et tous les maux qu'il entraîne, BOSS. la Vallière. || Mettre une chaire à la dispute (la mettre au concours], gui patin, Letf. nccxcii. Locution tombée en désuétude.
— SYN. 1. DISPUTE, DÉBAT. La dispute est une conversation entre deux ou plusieurs personnes à l'occasion d'un point de théologie, de philosophie ou même de science, sur lequel elles sontd'avis différent. Le débat est un échange de discours entre deux ou plusieurs personnes sur un objet soumis soit à une assemtdée soit à un tribunal. |{a. dispute, discussion, VOy. DISPUTEB. ||3. dispute de mots, DISCUS- SION de mots. Dispute de mots, débat dans lequel on croit disputer des choses, et où l'on ne dispute en réalité que sur les mots; discussion de mots, examen du sens exact et rigoureux des mots.
— HIST. XVI' s. Au reste, en laissant la dispute des mots, je commenceray à traiter de la chose, CALV. Instit. 74. La doctrine de Platon, venant à estre publiquement receue, osta la mauvaise opinion que la commune avoit de toutes telles disputes, amtot, Nicias, 42.
— ETYM. Voy. disputer; provenç. e.spagn. et ital. disputa.
DISPUTÉ, ÉE (di-spn-té, tée), part, passé. Mis en dispute, en discussion. Ces neuf années s'écoulèrent avant que j'eusse pris aucun parti touchant les difficultés qui ont coutume d'être disputées entre les doctes, desc. lUéth. m, 7.||Fig. Qui est l'objet d'une lutte. Victoire longtemps disputée.
DISPUTER (di-spu-té), v. n. || 1° Avoir une dispute sur un point de théologie, de philosophie, de morale, de science, etc. Je ne dispute jamais du nom, PASC. Prov. t. Quand je croyais que vous disputiez de la vérité ou de la fausseté des propositions, je vous écoutais avec attention, car cela touchait à la foi, id. xb. n. De quoi disputiez-vous, sinon du sens de cet auteur? id. ib. 18. Disputez, me dit-il, contre le P. Bauny, je vous fais un récit et vous contestez contre moi; il ne faut jamais disputer sur un fait, iD. tb. 6. Le libertinage d'esprit, la fureur de di.sputer des choses divines sans fin, sans règle, sans soumission, boss. Heine d'Anyl. Une autre fois je mettrai mes raisonnements par écrit pour disputer avec vous, mol. D.Juan, i, 2. Je me sens en humeur de disputer contre vous, id. ib. m, 4. Le chemin étant long et partant ennuyeux, Pour raccourcir ils disputèrent, la font. Fabl.iK, 14. Nous disséquons des mouches, dit le philosophe, nous mesurons des lignes, nous assemblons des nombres, nous sommes d'accord sur deux ou trois points que nous entendons, et nous disputons sur deux ou trois mille que nous n'entendons pas, volt. Hicrnm. 7. || Disputer si, débattre la question de savoir si. On dispute dans l'école si la logique est une science ou un art. || Ne pas disputer que, avec le subjonctif, ne pas contester. On ne dis[iute pas qu'il ne .soit écrit.... BOss. Hist. n, 13. || 2° Avoir sur une chose quelconque une vive discussion. Nous disputons en vain et ce n'e.st que folie De vouloir par sa perte acquérir Emilie, corn. Cinna, m, l. Mon nom seul est coupable, et, sans plus disputer. Pour te faire innocent tu n'as qu'à le quitter, m. Héracl. IV, 4. Quoi qu'en votre faveur Marcelle lui dispute. Il mande Théodore, et la veut proraptement Faire conduire au lieu de .son bannissement, id. Théod. IV, 2. 11 eut contentement : non-seulement on disputa, mais on se querella, et on se sépara sans avoir trop envie de se revoir de plus de huit jours, BAC. Lettres à Boileau, B. Ah! vous deviez du moins plus longtemps disputer, tn. Brit. m, 7. Eh bien! régnez, cruel, contentez votre gloire; Je ne dispute plus.... ID. Bérén. iv, 5. Je viens pour vous
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combattre et non pour disputer, volt. D. Pèdre, IV, 2. Je dispute toujours le plus tard que je puis, COLLIN d'harlev. Optimiste, iv, 7. || Disputer sur la pointe d'une aiguille, avoir une dispute pour des choses sans valeur. || Disputer de la chape àl'évêque, disputer à qui appartiendra une chose qui ne peut être à aucun de ceux qui se la disputen ;. || Poétiquement. Nous étions contraints de disputer contra les flots pour rattraper le dessus de ce mit, fénel. Tél. VI. Il 3° Fig. Rivaliser. Ne voudriez-vous point disputer de la gloire, de la bonté, avec la femme d'Auguste? BALZ. Disc, à la régente. Je crois que c'est principalement en ceci (être content de son sort] que consistait le secret de ces philosophes qui ont pu autrefois se soustraire à l'empiré de la fortune, et, malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux, desc. Méth III, 4. Quoiqu'elles soient filles du soleil et de l'aurore et qu'elles disputent de l'éclat avec les perles et les diamants, voit. Lett. 73. Ce jeu où les peuples ont disputé de la puissance, boss. Hist. m, 2. Un peu de prospérité fait disputer de faste le publicain avec les princes du peuple, mass. Car. Rich. Dans la corruption une cour endormie. Avec son empereur disputant d'infamie, legouvé, Épich. et Néron, i, 2. Il Fig. Ce n'est pas que le mensonge ne se glorifie souvent des mêmes titres, et qu'il n'y ait parmi les hommes de vieilles erreurs qui semblent disputer avec la vérité de l'ancienneté de leur origine, MASS. Car. Vérité de la religion. || Disputer à. Je suis un pauvre pStre, et ce m'est trop de gloire Que deux nymphes d'un sang le plus haut du pays Disputent à .se faire un époux de mon fils, mol. Uélicerle, i, 4. Le peuple disputait avec la noblesse à qui agirait le plus par ces maximes, boss. Hist. lu, o. Il 4° V. a. Faire de quelque chose l'objet d'une lutte contre quelqu'un. Cet écolier a disputé la première place. Le régiment, bien commandé, disputa longtemps le terrain contre des forces supérieures. Et que serait heureux qui pourrait aujourd'hui Disputer cette place et l'emporter sur luil œBN. Nicam. I, 2. Une troupe hardie M'a voulu de nos murs disputer la sortie, bac. Théb. i, 3. Mais par de vrais combats, par de nobles dangers, Leur disputer les cœurs du peuple et de l'armée, id. Baj. m, 4. C'est ainsi que Néron sait disputer un cœur, id. Brit. m, 8. Quand de Britannicus la mère condamnée Laissa de Claudius disputer l'hyménée, ID. ib. iv, 2. Il excelle à conduire un char dans la carrière, X disputer des prix indignes de ses mains, id. ib. iv, 4. Que ces rois, qui pouvaient vous disputer ce rang, Sont prêts pour vous servir de verser tout leur -sang, ID. Iphig. I, 3. Ouoil vous ne savez pas Que le rhinocéros me dispute le pas? la font. Fabl. xii, SI. Ils n'avaient rien à lui disputer sur l'équipage et la magnificence, hamilt. Gramm. 6. Pendant que nos soldats luttaient encore avec l'incendie et que l'armée disputait au feu cette proie [Moscou], séguh, Hist. de Napol. vin, 8. Les femmes de Livie. celles qui, consacrées jadis aux soins de sa beauté, luttaient pour elle contre le temps et disputaient aux années quelques-uns de ses charmes, sont placées à côté d'elle en de petites urnes, stael, Corinne, v, 2. Il Fig. Disputer le terrain, soutenir vivement ses opinions, ses intérêts dans un débat. |) Terme de marine. Disputer le vent, courir des bordées pour gagner le vent sur d'autres bâtiments. || Le disputer à quelqu'un , prétendre l'égaler. Thèbes le pouvait disputer aux plus belles villes de l'univers, boss. Hist. m, 3. Il Se disputer une personne, une cho.se, c'est-à-dire disputer entre soi une personne, une chose, se dit de plusieurs personnes qui veulent la posséder. Ces deux femmes se sont longtemps disputé un amant. Chacun se disputait la gloire de l'abattre, HAC. Andr. v, 3. Entre Sénèque et vous disputez-vous la gloire, X qui m'efl'ace,'a plus tôt de sa mémoire, id. Brtt. i, 2. Des lambeaux pieins de sang et des membres affreux Que des chiens dévorants se dispiiiaient entre eux, id. Alhal. ii, B. Plusieurs villes se disputent l'honneur d'avoir donné le jour à Homère, babthél. Anach. Introd. impartie. il Fig. Mille objets se disputaient nos regards, Acad. Il 5° Familièrement. Disputer quelqu'un, lui faire querelle. Mme de Pontchartrain le disputa fie baron de Breleuil], et pour fin lui dit qu'elle pari.dt qu'il ne savait pas qui avait fait le Pater, st-sim.
— REM. I. Disputer quelqu'un, pour dire lui faire querelle, n'est pas dans le Dictionnaire de l'Académie; mais il est du langage familier et autorisé par quelques écrivains. || 2. Se disputer, t). réfl. Avoir une querelle : ils se sont longtemps disputés en.sembte; il se disputa avec son portier. Cette locution