DIT
t DITfiTRAftrtRE (di-té-tra -è-dr^ , adj. Terme de minéralogie. Cristaux diiétraédres, cristaux qui présentent deux tétraèdres.
— ÊTYM Ai;, deux, et tétraèdre.
t nrnifilSME (di-té-i-sm'i, ». m. Système religieux d.ins lequel on reconnaît deux premiers principes, dont l'un est le principe du bien, l'autre celui du mal. La religion de Zoronstie est un dithéisme.
— ÊTYM. Ai;, deux, et théisme.
f DITIIIONIOUE (dl-ti-o-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acides dithioniques, acides du soufre qui renferment 2 équivalents de radical. Tels sont l'acide hyposulfureux, l'acide hyposulfurique.
— ETYM. Aie. deux, et 6eiov, soufre.
DITHYRAMBE (di-ti-ran-b'), s. m. || 1° Terme
d'antiiiuité. l'oëme lyrique en l'honneur de Bacchus et du vin. || Danse accompagnée de chant et de musique instrumentale en l'honneur de Bacchus. Ilî-Aiijourd'hui, poëme qui se rapproche de l'ode par le mouvement et l'enthousiasme et qui en diffère par l'irrégularité des stances. ||3°Fig. et familièrement. Grandes louanges. Il entonna un dithyrambe en son honneur. || Kn ce sens, dithyrambe a souvent un sens moqueur, qui vient de la nnture même de ce poème : le dithyrambe étant consacré au dieu du vin, les poêles essayaient de peindre leur ivresse par un style et des pensées décousues.
— ÉTYM. Ai6ûpoi|j.êo;, surnom de Bacchus. DITHYRAMBIQUE (di-ti-ran-bi-k') , adj. || 1" Qui
appartient au dithyrambe l'oésie dithyrambique. J'entonne sur les trouliadours Un chant dithyrambique, BÉRANG. Troubad. || 2° Fig. et familièrement. Des louangfs dithyrambiques. || Même remarque que pour dithyrambe.
— HlST. xvi* S. Pean dithyrambique à la santé, BAïp. Passe-temps, II.
— ÉTYM Dithyrambe.
t DITIIYRK (di-ti-r'), adj. Terme de zoologie. Qui est formé de deux valves.
— ÉTYM. AiOupo;, de Si;, deux, et 9ûpa, porte.
t DITION di-sion), s. f. Em|iire, autorité De
voir cette femme [Mme du Maine] . qui avait tant osé assurer qu'elle renverserait l'État, de la voir rager entre quatre murailles de la dition de M. le duc, ST-SIM. 523. Il Inusité.
— ÉTYM. Lat. ditionem, autorité, de dare, donner (voy. datif).
DITO (di-to). Mot invariable Terme de commerce. Déjà dit, énoncé. On l'emploie pour éviter la répé lition d'un objet déjà désigné. Vingt sacs de café à tant; trente dito à tant.
— ÉTYM. Mot qui semble formé de dit (voy. dit t), comme secundo l'est de secundut.
t DITOME (di-to-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui est fendu en deux, bivalve.
— ETYM. Ai«, deux, et Teiiveiv, couper (voy. tome).
DITON (di-ton), s. m. \\ 1" Terme de musique ancienne. Espace de deux tons considérés d'ensemble et sans les diviser. || 2"'Termede musique moderne. Intervalle qui comprend deux tons dans la proportion de quatre àcinq(tierce majeure). La proportion du semi-diton est de cinq à six. Ceux qui ont l'oreille la plus délicate ne sont pas encore assez sensibles pour reconnaîtra la différence qu'il y a entre certains sons.... il y en a qui ne mettent point de différence entre une octave et trois ditons, malebr. Recherche, vi, 4.
— ÊTYM. AÎTOvoi;, de 8t;, deux, et tôvoç, ton.
t DITRIGLYPUE (di-tri-gli-f), ». m. Terme d'architecture. Espace compris entre deux triglyphes.
-^ ÉTYM. Ai;, deux, et triglyphe.
t DITRINOME (di-tri-no-m'), adj. Terme de minéralogie. Cristal ditrinome, cristal produit par trois lois de décroissement qui agissent chacune sur deux points différents.
— ETYM. Ai:, deux, Tp!<, trois, et v6(i.o;, loi.
t DITROCIIÉE (di tro-chée) , ». m. Terme de métrique ancienne. Pied grec ou latin composé de deux trochées, comme flùctaôsà. On l'appelle aussi dichorée.
— ÊTYM. Aî«, deux, et trochée.
t DITROPE (di-tro-p') , adj. Terme de botanique. Ovule ditrope, ovule réfléchi, dont le funicule décrit un tour de spire venant placer l'ovule dans la position d'un ovule droit.
— ÊTYM. Ai;, deux, ettpÉiteiv, tourner.
t DITTIKR (di-lié), ». m. Nom, dans la poésie du moyen âge, d'une sorte de composition analogue au dit (voy. dît 2).
— HlST. xv s. Et je ai esté bien de toutes les parties el des hostels des rois, el par especial de la noble reine Mme Philippe de Uaynaut.... et la ser-
DIV
vois de beaux dittiés et traités afBoureux, froiss. 111, IV, t.llxvrg. Mais ceste vierge en voix mieux accordée Que orgues ne luz, chanta ce beau dicté,
MABOT, II, 263.
— ÉTYM. Dicter, qui avait pris la signification de compi>ser en vers ou en prose.
t DlTTOLOr.IE (di-tto-lo-jit), ». f. Terme de grammaire. Nom donne quelquefois à la synonymie.
— ÊTYM. AiTToc, double, et Xo^oc, traité: traité des sens doubles.
t DIURÈSE (di-u-rè-z'),*.^. Terme de médecine. Excrétion abondante d'urine.
— ÉTYM. AloOpT,(TH (voy. lllUBÉTIOUE).
DIURÉTIQUE (di-u-ré-ti-k') . adj. || 1° Terme de médecine. Qui augmente la sécrétion de l'urine. Le vin lilanc est diurétique. Remède diurétique. Quelque bon lavement fort et diurétique; Voilà ce qu'il vous faut, BEGNARD, Légat, u, ii.||S. m. Un bon diurétique. Les diurétiques. || 2° Oui urine fréquemment. Et je ne voudrais pas jurer que quelques-uns de ces maudits chiens.... ne pissassent contre les orgues renversées, ces animaux étant fort diurétiques de leur nature, scarron, iiom. com. ch. 46. I] Inusité en ce sens.
— HlST. xvi* s. Galien recommande fort le miel et les diurétiques.... d'autant qu'ils provoquent et esmeuvent les urines, paré, xi, t9.
— ÊTYM. AioupTiTixô?, de 8ià, à travers, et oùpeïv, pisser.
t . DIlîRNAL (di-ur-nal). ». m. Nom d'une sorte de bréviaire, oii l'on a recueilli les prières qui sont chaque jour à l'usage des gens d'Église. || Au plur. Des diurnaux.
— ÉTYM. Lat. diumalis, de diurnus, diurne, fî. DIURNAL, ALE (di-ur-nal, na-1'), adj. Terme
d'antiquité romaine. Les actes diurnaux, sorte de journal qui paraissait dans l'ancienne Rome et infor-Tiait le public des actes du gouvernement et des principales nouvelles. Les actes diurnaux, ces journaux profanes qui succédèrent aux annales consacrées.... LE CLERC, des Journuux chex les Romains, p. <34. Il On dit aussi actes diurnes.
— ÉTYM. Diurnal i.
DIURNE (di-nr-n'), ad;. Il !• Oui se fait dans un jour. Tous les astres participent au mouvement diurne de la sphère céleste, la place, Expos, l , 2. || Mouvement diurne de la terre, sa rotation sur elle-même. Il Mouvement diurne d'une planète, se dit du nomlire de degrés que parcourt la planète dans l'espace de 24 heures. || Cercle diurne, cercle, parallèle à l'équalftiir, qu'un astre semble parcourir dans un jour par l'effet delà rotation de la terre. || Terme de physique. Variations diurnes, mouvements réguliers et périodiques que l'aiguille de déclinaison éprouve en un jour à l'est ou à l'oupst du méridien magnétique. || 2° Terme de botanique. Qui s'ouvre et se ferme pendant le jour. Fleur diurne. || Terme de zoologie. Oiseaux diurnes, ou, substantivement, les diurnes, les oiseaux de proie qui volent le jour, le vautour, le faucon, par opposition aux rapaces nocturnes, comme la chouette, le duc. || Substantivement. Le diurne, sorte de papillon de jour. Il Terme de médecine. Se dit des maladies, et particulièrement des fièvres dont les paroxysmes reviennent pendant le jour. Fièvre diurne. Névralgie diurne. || 3° Actes diurnes, voy. diurnal 2.
— SYN. DIURNE, QUOTIDIEN, JOURNALIER. Diurne
se dit de ce qui occupe un jour entier : le mouvement diurne de la terre. Quotidien se dit de ce qui revient régulièrement chaque jour : notre pain quotidien. Journalier se dit de ce qui se présente tous les jours mais sans les remplir comme dans le cas de diurne, et sans être régulier, comme dans la cas de quotidien : l'expérience journalière.
— ËTYH. Lat. dius, conservé dans la locution tub dio. Comparez l'allem. Tag, l'augl. day, jour,
t DIV (div), ». m. Voy. dive 2.
j DIVA (diva), adj. f. Mol italien qui signifia divine et se dit quelquefois en parlant des cantatrices en renom. La diva Malibran.
t DIVAGATEUR, TRICE (di-va-ga-teur, tri-s'), adj. Néologisme. Qui divague, qui aime à divaguer. Un esprit divagateur.
— ÉTYM. Divaguer.
DIVAGATION (di-va-ga-sion; en vers, de cinq syllabes), s. f. || 1° Terme de jurisprudence. Action de vauuer ou de laisser va^iuer çà et là (.a divagation des animaux malfaisHuts est interdite. Il Sortie hors du lit, en parlant d'une rivière. Une couplede pii-'iions établie sur une rivière non encaissée el luO endiguée.... met une limite aux divagations possibles de celle-ci en amont, dausse. Comptes ren^ dus, Acad. des se. t. Lv, p. 750. || 2° Fig. Action de
DlV
DIV
DIV
divaguer, de s'écarter de son sujet, en parlant ou en écrivant. Se jeter, se perdre dans des divagations intHroiiuables. || Par extension, les divagations d'un aliéné.
— HiST. zvi* a. Dieu, qui donne cette paix, ne l'oate pas pour tels mouvements nécessaires ni pour les distractions et divagations de l'esprit, quand elles sont involontaires, ST rRANÇOis de sales, dans le Dict. de dochez.
— ÊTYM. Voy. DIVAGDRR.
DIVAGUER (di-vaghé), v. n. || !• Errer çà et là. Qu'il est dur au contraire et scandaleux d'en voir [des religieux] S'égarer chaque jour du cloître et du devoir. Divaguer en dfeordre et s'empresser d'affaires.... CORN. Iinit. I. 25. Le monde et ses plaisirs s'écoulent et nous gênent; FA quand & divaguer nos désirs nous entraînent. Ce temps qu'on aime à perdre est aussitôt passé, ID. ib. i, ïo. {| Cet emploi a vieilli; mais on pourrait, imitant Corneille, le rajeunir comme a fait M. de Lamartine : Je n'étais plus qu'une &me errante qui divaguait çà et là dans la campagne pour user les jours, Graxiella, iv, 2. Il 2" Sortir de son lit.enparlantd'une rivière. || Terme de jurisprudence. Errer à ral)andon, en parlant des animaux malfaisants ou des fous. Laisser divaguer un fou. Ces bestiaux diiaguent. || 8* Fig. S'écarter sans raison de son sujet. Cet homme ne suit aucun raisonnement, il ne fait que divaguer. Il On dit dans ce sens qu'un aliéné divague. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir,
— HIST. XVI* s. Se dissipent et divaguent par ci par là, MONT. t. II, p. 3'J», dans LACUR.NE.
— ËTYM. Lat. divagari, de dt, préfixe, et vagari
(voy. VAGUER).
t DIVAGUECR, EUSE (di-va-gheur, gheii-z'),*. m. et f. Néologisme. Celui, celle qui divague.
— ETYM. Divaguer.
DIVAN (di-van), ». m. || 1* Chambre du conseil d'État de Turquie, qui est dans la seconde cour du sérail. || L'assemblée même de ce conseil, présidée par le sultan ouïe grand vizir. Le grand vizir est le chef du divan. Le sultan indigné fit assembler un divan extraordinaire, et y parla lui-même, ce qu'il ne fait que très-rarement, volt. Charles XII, 6. Il Audience donnée par le grand seigneur. || Tribunal de justice. Un troisième vous déférera au petit divan d'une petite province, et vous serez légalement empalé, VOLT. Diet. phil. Sens commun. |{ Chancellerie de la Porte. || Ministère ottoman. Pour engager le divan à déclarer la guerre au czar, volt. Uussie, 1, ^9. Il 3' Par extension et par plaisanterie. Quand on fut sûr de la conversion, Le vieux divan [les vieilles nonnes] , désarmant sa vengeance. De l'exilé borna la pénitence, gresset, Vert-Vert, IV. Il 3° Sorte de sofa. Je me couchai sur un divan dans l'angle de la salle, cuateaub. Ilin. 72. || Salon garni de coussins. || 4* Se dit d'une collection de poésies arabes dontchacune s'appelle ghazel. Goethe a composé un recueil de poésies orientales qu'il a nommé divan.
— ËTYM. Arabe, dtoudn, conseil, recueil de poésies.
I DIVAN! (di-va-ni), s. m. Nom d'une écriture particulièrement usitée dans les divans ou bureaux de la chancellerie à Constantinople.
— ÉTYM. Divan.
I DIVARICATION (di-va-ri-ka-sion), t. f. Terme didactii|ue. Action d'écarter deux parties qui se joignent à leur origine; état des parties divariquées.
— ÊTYM. Divariqué.
t DIVARIQUÉ, ÊE(di-va-ri-ké, kée), adj. Terme de botanique. Hameaux divariqués, rameaux qui s'écartent brusquement les uns des autres dés leur origine. Pédoncules divariqués, pédoncules dont les ramifications s'écartent les unes des autres sans former des angles très-ouverts.
— ËTYH. Lat. divaricatus, de di.... préfixe, et varicare. écarter les jambes.
(. DIVË (di-v') , adj. f. Divine. Vieux mot qui ne se dit plus guère que dans cette phrase de Rabelais : Ladive boutedie.
— ÊTYM. Lat. divut; grec, £to(; sanscrit, deva, dieu, de div, ciel.
2. DlVE (di-v'), (. f. Sorte de déesse subalterne dans la mythologie persane. Les dives et les péris. Il On le trouve aussi au masculin et écrit div comme nom de démons dans la mythologie persane.
— ËTYM. Persan, dtu, le même que le latin dtt'iM, le grec Jio;, le sanscrit deta, divin, dieu.
tDlVELLENT, ENTE (di-vèl-lan, lan-f), adj. Terme didactique. Qui arrache, qui sépare. || Terme d'ancienot chimie. Affinité divellente, celle à laquelle on attribuait la double décomposition de deux
solutions salines mises en présence, et qui semblait arracher les bases aux acides.
— ETYM. Lat. dti!«((ere, de di.... préfixe, et vellere, arracher.
DIVERGENCE (di-vèr-jan-»T,«. /. || 1* Terme de géométrie. Situation de deux lignes qui vont en s'écartant. || Terme d'optique. Divergence des rayotis lumineux. || Terme de minéralogie. Disposition d'aiguilles, de cristaux ou de tissus filamenteux ou capilliformes, en manière de rayons qui s'écartent d'un même centre. || i' Fig. La divergence des opinions, des idées.
— ÊTYM. Divergent.
DIVERGENT, ENTE (di-vèr-jan, jan-t*), adj. Il !• Terme de géométrie. Qui va en s'écartant l'un de l'autre, en parlant des lignes, des rayons. Lignes divergentes. || Terme d'algèbre. Série divergente, celle dont les termes croissent continuellement et qui est impropre au calcul. Il Terme d'optique. Hayons divergents, ceux qui, partant d'un même point, vont toujours en s'éloignant l'un de l'autre, comme les deux côtés d'un angle rectiligne.|| Terme de botanique. Qui s'écarte d'un centre commun. Il Terme de jardinage. Rameau divergent, rameau très-écarté de la tige. || Terme de grammaire. Allérations divergentes, changement» successifs qui ont produit des mots différents, quoique le primitif soit le même : tels sont article et orteil, venus l'un et l'autre d'articulus. || i' Fig. Qui ne s'accorde pas. Ces deux hommes ont des idées fort divergentes. Les opinions divergentes qui se forment dans le public.
— ETYM. Diverger.
t DIVERGENTIFLORE (di-vèr-jan-ti-llo-r'), adj. Terme de botanique. Qui a des fleurs divergentes.
— ËTYM. Divergent, et 1« latin flos, (loris, fleur. DIVERGER (di-vèr-jé. Le g prend une muet quand
il est suivi d'un a ou d'un o : nous divergeons, je divergeais), v. n. S'écarter de plus en plus l'un de l'autre, en parlant des lignes, des rayons. Ces deux lignes divergent. Quand le soleil était descendu à l'horizon, ses rayons, brisés par les troncs des arbres, divergeaient dans les ombres de la forêt, en longues gerbes lumineuses, bern. de st-p. Paul et Virg. Il Par extension. Les autres [poissons] se balancent mollement sur les vagues, ou divergent d'un centre commun, comme d'innombrables traits d'or, chateaub. Génie, l, v, 4. L'obscurité, le doute, ont brisé sa boussole [de la foi] , Et laissent diverger au vent de la parole L'encens des nations, lamart. Ilarm. i, 6. || Fig. Des opinions qui divergent beaucoup l'une de l'autre.
— REM. Diverger ne se trouve dans le Dictionnaire de l'Académie qu'à partir de l'édition de 4 «35, et divergence, et divergent, à partir de l'édition de 1762.
— ÊTYM. Lat. divergere, de di.... préfixe, etvergere, s'incliner.
t DIVERGI-NERVÉ, ÉE (di-vèr-ji-ner-vé, vée), adj. Terme de botanique. Qui a des nervures divergentes.
— ËTYM. Diverger, et nerrure.
DIVERS, ERSE (di-vêr, vèr-s'; l'f se lie: di-verz ouvrages), adj. || 1" Qui présente plusieurs faces, plusieurs côtés, plusieurs apparences. Un objet divers. On continua la campagne avec aes succès divers. Ah! Dieul qu'un divers mal diversement me point I RÉGNIER, Dial. Selon l'objet divers le goût est différent, corn. Olhon,lv, 4. On voit d'un œil divers des nœuds si différents, lo. Uor. m, 4. Je sais leur divers ordre [des vertus] , et de quelle nature Sont les devoirs d'un prince en cette conjoncture, ID. Cinna, IV, 4. Où vous eûtes trois ans la fortune diverse, id. Héracl iv, 4. Tout eu tout est divers; ôtez-vous de l'esprit Qu'aucun être ait été composé sur le vôtre, la font. Fabl. a, I2. Du reste, en quoi répond au sort toujours divers Ce train toujours égal dont marche l'univers? lu. ib. ii, (3. Il 11 se dit, dans le même senj, des personnes. C'est ce qui m'oblige d'avouer, à la honte de la nature humaine, que l'homme est un animal bien divers et bien bigarré, balz. Socr. chrét. Disc. to. ô combien l'homme est inconstant, divers, Faible, Idger, tenant mal sa parole 1 la font. Clo'h. || 8* Différent. Les divers sens d'un mot. Mille astres divers. Les opinions diverses La fable offre à re>prit mille agréments divers, BOIL. i4ri p. m. De tant d'objets divers le bizarre assemblage Peut-être du hasard vous paraît un ouvrage, rac. Àthal. n, 6. La nature féconde, ingénieuse et sage. Par ses dons partagés ornant cet univers, Parle à tous les humains, mais sur des tons divers, volt. Templt du goAt. \\ 8* .^lu plur. Quelques, plusieurs. 11 a parlé à diverses per-
sonnes. Il envoie à diverses fois ses serviteun, BOSI. Ilisl. II, 13. La ville est partagée en diverses sociétés qui sont comme autautde petites républiques, LA BRU Y. vu.
— HIST. XI* 8. Et Hongre et Boulgre et tante gent diverse, Ch. de Roi ccvi. || xii* s. Pierres! s de diverse color,flonc. p.7s. Il xiit* s. Mainte diverse gent leur convint trespasser, Berte, m. Moutfu la faussa vieille et diverse [fourbe] et renoite [renégate], tb. cxxxvi. Se li tens fu.st un poi divers [mauvais], la Rose, 448. Virgiles meisrne tesmoigne Quejà famé n'iert tant estable Qu'el ne soit diverse et muable, ib. 4C63<. Le Nil est divers de toutes autres rivières. lOiNV. ai». SenescbaL fist-elle, vraiement je le feroie volentiers; mez le roy est si divers que, si il le sa voit que je l'eusse promis sanz li, il ne me lerolt jamez aler, id. 284. || xiv* s. F:stoil Fredegonde diverse et de grant cruauté, Chron. de St-Denis, t. I, f* 58, dansLACURNE. || xvs. Se une femme aVoit mauvais mari , rude et divers, elle veuoit au remède vers ce bon maistre, louis xi, Nouv. lxxiz. Il xvi* s. Jecroisayséementd'un aultre descbosesdiverscsàmoy, mont, i, 262. Nosamessontsouventagltées de diverses passions, id. i , 269. Certes c'est un subject merveilleusement vain, divers et ondoyant, que l'homme; il est malaysé d'y fonder jugement constante! uniforme, iD.i, 4.Tou.sjours l'eau va dans l'eau et toujours est-ce Mesme ruisseau . et tousjours eau diverse, la boétie, 480. Contemplant divers t^ bleaux , diverses tapisseries , divers aiiimauli , poissons, oyseaulx, et autres marchandises qui estoient par les halles du port, rabel. Pant. iv, *■
— ËTYM. Bourguig. divers; provenç. divers; e»pagn. et portug. diverse ; du latin diversus, de dt.. . préfixe, et versus, tourné (voy. version).
DIVKRSEMK.NT (di-vèr-se-man), adv. De diverse manière. On parle diversement de sa mort Chacun selon son sens en croit diversement, botb. St-Gen. II, 8. Chacun diversement soupçonne quelque chose, corn. Cinna, iv, i. Là nous n'avons rien su que de la renommée. Qui par un bruit confus diversement semée.... u>. Rodug. i, 4. La même erreur les fait errer diversement, boil. Sat. iv. Ainsi, pour Voltaire et pour lui, la vie avait été perpétuellement mais diversement agitée, maruontel, If^m. i. Les Russes parlent diversement de leur général et de leur empereur: pour nous, comme ennemis, nous ne pouvons juger nos ennemis que par les faits; or telles furent leurs paroles, et leurs sictions y répondirent, SÉOUR, Hist. de Nap. vui, ».
— HIST. XIII* s. Ki divers cuntes veut traitier. Diversement deit comencier, marie, Uilon. De fortune me tourne diversement la roe, Berte, zxxiu. Il xiv* s. Toute vertu est faite etcorrumpuepar unes meismes choses faites di versement, oresme, EtK. 34.
— ËTYM. Diverse, et le suffixe ment.
tDlVERSICOLORE(di-vèr-si-ko-lo-r'), ad;'. Terme
d'histoire naturelle. Dont Ut couleur varie d'un individu à un autre.
— ËTYM. Latin fictif, diversicolor , de diversus, divers, et color, couleur.
t DIVERSIF, IVE (di-vèr-sif, si-v'), adj. Néologisme. Qui opère une diversion. Mouvement diversif.
— ÊTYM. Voy. DIVERSION.
t DIVERSIFIABLE (di-vèr-si-fi-a-W), adj. Néologisme. Que l'on peut diversifier.
— ÊTYM. Diversifier.
t DIVERSIFICATION (di-vèr-si-fi-ka-sion) , s. f. Action de diversifier.
— HIST. XIV* s. Selon la diversification de la réflexion de lumière causée de l'.ier ou d'aucunes Vkpeurs, 0RESMB, rh^e de meuniei.
— ÊTYM. Voy. DIVERSIFIER.
DIVERSIFIÉ. ÉE (di vèr-si-fi-é, ée), part, passé. Rendu divers. Des nuances diversifiées. Et elle [la lui de Dieu] n'exigerait rien de pénible de ceux dont les jours ne sont diversifiésque par la diversité des plaisirsl MASS. Car. Immut. de la loi. Toute notre vie n'est qu'un art diversifié d'éviter l'ennui, ID. Car. Temps.
DIVERSIFIER (di-vèr-si-fi-é), je diversifiais, nous diversifiions, vous diversifiiez; que je diversifie, que nous diversifiions, que vous diversifiiez, v. a. Il 1* Rendre divers. Il faut diversifier les choses si l'on veut qu'elles plaisent Diversifier les attitudes en un tableau. En diversifiant nos passions nous ne faisons que diversifier nos amertumes, mass. Car. Dégnûlt. Comme il [Richardson] a diversifié le remords et le repentirl comme il a diversifié le regret du mécompte et la douleur de la faute commise I villemain. Littérature franc, xvitr siècle, 2* part <** leçon. Il Absolument. Eh bien! dit Xantus, qui
DIV
prétendait l'attraper, achète-moi demain [pour un repas] ce qu'il y a de pire; ces mêmes personnes Tiendront chez moi, elje veux diversifier [faire servir d'autres mets), LA FONT. ri> d'/i'sope. Il 2° Se diversifier, v.r^fl. Devenir divers. Des nuances qui se divt-rsifient à l'infini. Les passions se diversifient à la présence ou à l'iibsence des objets et par la facilité ou par la difficulté de les acquérir, Boss. Connaiss. m , h .
— HIST. un* s. Nuls ne porroit trover en terre Dous [deux] homes, tant seûst enquerre, Qu'insin par tôt se ressemblassent, Oii'il ne se diversifiassent, Tmage du monde, i, de nature, cornent ele orrc. Les mesures se diversifient seloncla coustume de cascune vile, beaiim. xxvi, ) Amours me tarie [tourmente]. Et tant me diversefie Qu'on en diroit articles plus de cent, Ane. poés. (r. Vatican, dans LACURNE. || xv s. Elle [la chair de brebis] diverseffie son nourrissement selon l'aage; car tous aiftneaux, quant ils allaitent, sont mauvais à man-
gier. Us de Turin . f» B6. || xvf s En meslant et
diversifiant la vie de l'homme du sentiment de bien et de mal, à fin qu'il n'y en ait pas un qui la passe entièrement pure et nette de tout malheur, amyot, P. jEm. 67. Notre guerre a beau se multiplier et diversifier en nouveaux partis, mont, ni, 9. L'église peult estendre et diversifier les prières selon le besoin de notre instruction, id. I, 395. Nulnesepourroit dire asseuré-, ayant affaire avec un prince infiniement diversifié [inconstant], pasquier, Lettres,
t. 1, p. (6«, dans LACKHNE.
— ÈTYM. Provenç. diïersi/iar, diversificaT ; espagn. diversificar; ital. dirersificare ; latin fictif, dirersificare, de diversus, divers, et le suffixe p.care, faire.
t DIVERSIFLORE (di-vèr-si-llo-r'), adj. Terme de botanique. Dont les fleurs ne se ressemblent pas toutes, les unes régulières, les autres irrégulières.
— ËTYM. Latin fictif, diversiftorus , de diversus, divers, et ftos, fleur.
t DrVERSlFOLlÉ, ÉE (di-vèr-si-fo-li-é, ée), odj. Terme de botanique. Qui a des feuilles à formes dissemblables entre elles.
— ÉTYM. Latin fictif, diversifoiiits , de diversus, divers, et foHum, feuille.
t DIVERSIFORME (di-vèr-si-for-m'), adj. Terme, d'histoire naturelle. Dont la forme est sujette à varier.
— ÉTYM. Lat. fictif, diversiformit , de diversus, divers, et forma, forme.
DIVERSION (di-vèr-sion; envers, de quatre syllabes), s. f. Il l'Opération par laquelle on détourne l'ennemi ou on le force à se détourner. La diversion qu'il voulait faire en Syrie, boss. Hist. i, 9. Il ordonna aux cavaliers de se disposer pour faire diversion, HAMILT. Gramm. 5. Si Darius eût fait une puissante diversion dans la Macédoine, comme le lui conseillait Memnon,run de ses généraux.... bollin, Hist. anc. Œuvres, t. xi, 2' part. p. 300, dans pouGENS. Le général Amherst, qui devait faire une diversion du côté des lacs, ne paraissait point, rav- NAL, Hist. phil. XVI, 2). Il Par extension et familièrement, diversion se dit d'une maladie attaquant une autre partie que celle où elle était d'abord fixée. La diversion que la goutte fait aux entrailles de M. de Grignan , SÉV. 586. |1 2° Fig. Action d'agir sur l'esprit ou le cœur comme fait une diversion militaire sur l'ennemi. Des diversions agréables. Des diversions honnêtes. Cette diversion rompit à propos l'entretien. Je ne trouve pas que nulle chose puisse faire diversion à l'application que j'ai pour vous, SÉV. 385. Peut-on voir un spectacle plus digne de faire de grandes diversions? id. 605. Cela me fait une diversion, sans m'éloigner de mon sujet, id. 24. Je comprends que, n'ayant nulle diversion et n'étant entourée que de cette affaire, vous n'avez aucun repos; vous ne dormez point, vous tomberez malade, m. ielt. ta nov. (673. Elle ne cherchait qu'à faire diversion à sa douleur, le comtb de bussi, dans RicHELET.
— HIST. xiv* s. Saigniée faite pour la diversion des humours qui courent encore, h. de mondeville, f" 43, verso. Il xvi* s. Lequel renfort serviroit beaucoup, mesmement pour reposer aux Tartares, si les Turcs les faisoyent donner dans les païs des chrestiens, pour faire diversion, lanode, 440. Les pensionnaires estoient trompez Si tous coups pour la diversion des deniers au cabinet, d'aub. Hist. m, <8». Je me sauve de telles trahisons en mon propre giron, non par une inquiète et tumultuaire curiosité, maispar diversion plus tost et résolution, mont. n, 82.
— ÉTYM. Lat. diversus, écarté, détourné, de divertere (voy. divertir).
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t BIVERS1SP0R15, î!E(di-Tèr-si-spo-ré, rée),adj. Terme de botanique. Qui contient des graines de formes diverses.
— ÉTYM. Divers, et spore.
DIVERSITÉ (di-vèr-si-té), s. f. État de ce qui est divers. Des diversités manifestes. Telle est la loi du ciel dont la sage équité Sème dans l'univers cette diversité, cohn. Cinna, ii, t. El la diversité soit des temps soit des lieux Demande à notre ardeur de difl'érents offices, m. Imit. i, I9. Diversité c'est ma devise, la font. Pâté Ce n'est pas sur l'habit Que la diversité me plaît, c'est dans l'esprit, ID. Fabt. IX, 3. Je vous plains de ne pas aimer les histoires; il y en a de si belles; on est si aise de .se transporter un peu en d'autres siècles; cette diversité donne des connaissances et des lumières, SÉV. 612. Patariens, Poplicains, Toulousains, Albigeois, Cathares, c'était, sous des noms divers et souvent avec quelque diversité, des sectes de Manichéens venus de la Bulgarie, boss. Var. xi, § 56. La diversité du terroir dont toutes les provinces du royaume sont composées, vauban, Dime, p. t64. Quelque diversité qui se trouve dans les complexions ou dans les mœurs, le commerce du monde et la politique donnent les mêmes apparences, la brut. xi. Chaque jour le génie et la diversité Viennent nous enrichir de quelque nouveauté, gresset, Méch. II, 7. Eh! la diversité Des forces, des talents, des esprits, des courages Aurait avant trente ans coufondu vos partages, h. j. chén. Gracques, ii, 3.
— HIST. xiii* s. La diversité des frères ne croist pas le numlire [des degrés] ; car il n'a [n'y a] nulle différence de par qui aucun soit mon frère, Liv. de jost. 226. Tels esteit la diversetez De cels qu'en cel champ ad trovez, marie. Purgatoire , 987. Ge haï les diversitez de péchiez. Psautier, f° H9.||xiv's. L'empereur esta Seguin le comte, de leur terre, pour son méfait, et pour ses maulvaises meurs, et pour la diversité [méchanceté] qui en luy estoit, et si cruelle que à peine le povoit on souffrir, Chron. de St-Denis, t. i, f° teo, dans lacurne. Granl diversité de langage, Ménagier, ii, 6. || xv* s. [Une grosse tempête vint interrompre la bataille sur mer de messire Robert d'Artois à l'encontre de messire Louis d'E<pagne] si n'en sait on à qui bonnement donner l'fionneur, car ils se partirent tous maugré eux et par la diversité du temps, froiss. i, i, t»7. En ce temps que je empris à faire mon chemin et de aller devers le comte deFoix, pourtant que je ressoignois [craignais] la diversité du pays où je n'avois oncques esté ni entré, id. ii, m, 6.
— ÉTYM. Provenç. diBers«(a(;espagn. diversidad; ital. diversité; du latin diiersitatem, de diversus, divers.
DIVERTI, lE (di-vèr-ti, tie), part, passé de divertir. Il l''Tourné d'un autre côté, distrait. Une douleur si forte et si peu divertie, malh. v, (6. Je l'écoutais avec une attention si peu divertie, qu'il ne m'échappait pas un seul mot de ce qu'il disait, balz. Arist. ou de la cour, avant-propos. Alors la puissance du royaume n'était point divertie ailleurs; toutes nos forces furent jointes ensemble pour cet eftet [le siège d'Amiens], et toute la France se trouva devant une place, voit. Lett. 74. Si l'homme était heureux, il le serait d'autant plus qu'il serait moins diverti, comme les saints et Dieu, pasc. Pensées, t. i, p. 275, édit.
Lahure Hé quoi! toujours ma flamme divertie!
MOL. Fâch. Il, 2. Il 2° Amusé, récréé. Diverti par le spectacle. || 3° Dilapidé par malversation. De l'argent diverti. Les levées se trouvaient retardées, les deniers divertis ou mal appliqués; on fatiguait mal à propos le soldat, anquet. Lig. m, 364. L'un vient secrètement implorer mes avis Sur les fonds d'une caisse un peu trop divertis, poisson. Procureur arbitre, se. 2.
t DIVERTICULE ( di-vèr-ti-ku-1' ) , s. m. Terme d'anatomie. Appendice creux et en forme de cul de sac, comme ceux que présente quelquefois l'intestin grêle.
— ÉTYM. Lat. diverliculum , de divertere (voy. divertir).
DIVERTIR (di-vèr-tir), v. a. || 1' Tourner d'un autre côté, détourner, écarter. À ce coup vainement j'ai voulu résister; Je ne l'ai diverti ni n'ai pu l'éviter, rotrou, Aniig. v, 3. Après de si beaux coups qu'il a su divertir, mol. l'Étùur. m, t. Votre feinte douceur forge un amusement Pour divertir l'efl"et de mon ressentiment, !d. D. Garde, iv, 8. || 2° Fig. Divertir quelqu'un, détourner son esprit vers un autre côté. Divertir quelqu'un de ses occupations. Elle n'a plus d'attraits pour autre que pour lui; Qui l'en veut divertir perd son temps et sa peine, hacan, Berg. i, 2, Licidas. Dans les -"-andes affaires que
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vous traitez maintenant, je croyais que c'eût été êfre perturbateur du repos public, que de vous divertir, par une mauvaise lettre, de la moindre de vos pensées, voit. Lett. 2. Quand de sa folle erreur vous l'aurez diverti, cobn. Othon, i, (. Je pense qu'à la fin je pourrai bien .sortir; Viendra-t-il point encor quelqu'un me divertir? mol. Fdch. m, 3. Le dessein était de découvrir les intentions de ce prince, de le divertir de son entreprise, flbch. Hîst. de Théodose, m, 7). Quoi de plus digne de son ministère et de plus respectable même aux yeux du monde, de ne pouvoir être diverti par toutes les sollicitations humaines ni de la sainteté de ses fonctions, ni du service de ses frères? mass. Confér. Fuite. Un esprit.... qui, sans beaucoup d'elTort, retrouve en un instant la pensée et le souvenir des vérités éternelles dont on l'avait diverti , id. ib. Je ne prétends pas amuser la victime pour la divertir de la pen.sée du glaive et du bilcher, in. Prof, relig. IV. Il Détourner, en parlant de l'esprit, des idées, etc. Les autres ne feraient que divertir votre attention, desc. Diopt. 3. Quelle heure de repos a diverti mes craintes? malh. v, 24. Pour divertir un peu son esprit de cette tristesse, vaugel. Q. C. 693. Cherchant à divertir cette tristesse, nous sommes allés nous promener sur le port, mol. Scapin, ii, tt. Comme il faudrait des exemples et entrer dans un détail qui pourrait divertir notre idée de l'objet principal de ce traité, boullainvilliehs, Réfut. de Spinosa, p. 153. || 3° Amuser, récréer. Il faut le divertir. Le bal la divertit beaucoup. L'ayant cherché longtemps, afin de divertir L'ennui que de sa \>i..'a il pouvait ressentir, corn. Rodng. v, 4. Encore une lettre, direz-vous, mon cher maître! oui vraiment, et c'est pour vous divertir d'une idée qui m'a passé par la tête, d'alemb. Lett. à Volt. t2 janv. 4776. Il Absolument. Cléante: J'ai cru vous divertir. — Argan : Les sottises ne divertissent point, mol. Mal. imag. n, 6. || i' Dilapider par fraude ou malversation. On l'accuse d'avoir diverti des titres qui lui avaient été confiés. Divertir des efTets d'une succession. Divertir les fonds de l'Étal. (| 5° Se divertir, V. re'fl. S'écarter, se détourner. Tu ne t'es jamais diverti De suivre le juste parti, malh. iv, 5. || Se distraire, se récréer. Il faut vous divertir par un autre entretien, rotrou, Antig. ni, 2. Tout est couvert d'un air gai [à la cour], et vous diriez qu'on ne songe qu'à se divertir, boss. Anne de Gon%. Mettez-vous donc en tête que je ne me divertis pas si bien que vous pensez, mol. Mis. v, 4. La médisance, pour se divertir, disait que le roi de Pologne, pour se divertir aussi, avait eu quelques légères dispositions à ne pas haïr la mère, et que ce petit garçon était son fils, sév. Lett. 25 sept. t678. || Se divertir à. Se divertir au jeu, à la chasse. Elles se divertissaient à danser. {| Se moquer, se rire de. Tous ces Normands voulaient se divertir de nous; On apprend à hurler, dit l'autre, avec les loups, bac. Plaid. I, I. Cela sera plus sûr que de .se divertir de lui; car, à la fin, il pourrait bien se divertir de vous, MARIVAUX, Paysan parv. t" part. p. 29, dans
POUGENS
— HIST. XV* S. Or povez vous bien voir comment mon songe est diverti à ma grant perle, Perceforest, t. Il, f° 19. Il XVI* s. Lui qui les eaux profondes En désert convertit. Et les sources des ondes Assèche et divertit, marot, iv, 3i9. Nos courages s'amollis.sent et divertissent par l'accouplage des femmes, mont, ii, 75. Combien de fois m'a cette besongne diverti de cogitations ennuyeuses? id. m, 7fl. L'argent provenu des amendes, es quelles avoient esté condemnez ceulx qui desroboient et divertissoient l'eau publique à Athènes, amtot, Thém. 65. Tout ce que les devins ordonnèrent estre fait pour divertir les menaces des sinistres prodiges, fut fait, ID. Fab. 37.
— ÉTYM. Lat. divertere, de di.... préfixe, et vertere, tourner (voy. version).
t DIVERTISSAHLE (di-vèr-ti-sa-bl'), adj. Néologisme. Qu'on peut divertir. Cet homme n'est pas facilement divertissable.
— ÉTYM. Divertir.
DIVERTISSANT, ANTE (di-vèr-ti-san, san-f), adj. Il l°Qui divertit, récrée. C'est un homme divertissant. Spectacle tout à fait divertissant. Bannissant la tristesse, ordonnez à vos sens De vous entretenir d'objets divertissants, TRISTAN, Panthée,i\,ï. \\ 2" Qui plaît, qui excite l'intérêt. Après tout on verra bien que cette histoire [des Variations] est d'un genre tout particulier; qu'elle a dû paraître avec toutes .ses preuves et munie, pour ainsi dire, de tous côtés; et qu'il a fallu hasarder de la rendre moins divertissante, pour la rendre plus convaincante et plus utile, boss. Var,
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Prifaee. Plus le poète dans l'épopée garde un juste milieu entre les choses divines et les choses humaines, plus il devient divertissant, pour parler comme Despréaui, CHATEABB. GMie, ii , i, 2. || Vieilli en ce sens. BIVERTISSEMKNT (di- vèr- li-se-man ), t. m. Il 1* Action de divertir, de récréer. Les divertissements du carnaval. Se livrer aux divertissements. Ils ont pris leur plaisir et leur divertissement de toutes les actions de la vie humaine, balz. liv. vi, lett. 6. Hors des fonctions d'amliassa'leur et aux heures de divertissement, il s'entretenait avec les bons livres, iD. Socr. ehrit. Dite. <o. Je me prépare désormais i me donner du divertissement et à réparer comme il faut le temps que j'ai perdu, mol. Jfar. forcé, i. Il ne manque jamais d'y avoir auprès des personnes des rois un grand nombre de gens qui veillent à faire succéder le divertissement à leurs affaires, et qui observent tout le temps de leur loisir pour leur fournir des plaisirs et des jeux, pasg. Pensées, iv, t, éd. Lahure, «880. La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères, car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous et qui nous fait perdre insensiblement, iD. i6. On change, cela fait du divertissement, EÉV. Mi. Un lecteur sage fuit un vain amusement, Et veut mettre à profit son divertissement, BOIL. Art p. IV. On se gâte le goût pour les divertissements comme pour les viandes; on s'accoutume tellement aux choses de haut golît, que les viandes communes et simplement assaisonnées deviennent fades et insipides, fën. Éduc. filtet, ch v. Pour moi, j'aurais craint que vous ne vous fussiez donné le divertissement de me prendre par mes propres paroles, ponten. Auguste. Arélin. |{ i' Terme de théâtre. .Nom d'intermèdes de danse et de chant dans un opéra. Pièce à divertissements. J'eus le temps, dans cet intervalle, de faire l'ouverture et te divertissement; ce divertissement, tel qu'il est gravé, devait être en action d'un bout à l'autre, I. }. Rouss. Confess. viii. || Terme de musique. Morceau d'un genre facile et léger, composé pour un ou plusieurs instruments. Passages de la fugue d'école qui servent de transitions pour promener le sujet principal dans différents tons. || 3° Action de détourner, par fraude ou malversation, des effets, des fonds. Le divertissement des deniers publics.
— mST. XVI" s. Eux feroyent une saillie, de la ville, avec cinq ou six mille chevaux et quelques harquebusiers, pour troubler et faire un divertis.soment [diversion], langue, *h. Jusques à ce que, par ce fourvoyement et divertissement [les pommes d'or jetées à Atalante] , l'advantage de la course luy demeura [à Hippoméne], uont. m, 99*.
— ÉTYM. Divertir.
DIVIDENDE (di-vi-dand'), t. m. \> f Terme d'arithmétique. Nombre k diviser dans l'opération appelée division. Le quotient exprime combien de fois le dividende contient le diviseur. || Adj. La fraction dividende, la fraction qui est à diviser par une autre. Il 2' Terme de commerce. Part qui revient, dans la liquidation, à chaque créancier ou associé. Il Intérêt qui revient & chaque associé ou actionnaire dans le revenu d'une compagnie. Ledividende est de tant par action. Toucher un dividende. Malgré l'autorité de la Sorbonne qui avait déclaré le dividende des actions usuraire, batnàl, Hist. phil.
— ÊTYM. Lat. dividendus, devant être divisé, de dt'tit'dere, diviser (voy. ce mot).
t DIVIDIVI (di-vi di-vi), t. m. Nom indigène du crsalpinia coriaria, légumineuse de la Colombie lont les gousses comprimées renferment une pulpe astringente et amère.
DIVIN, INE (ili-vin, vi-n'; devant une voyelle, la syllabe m garde le son nasal comme dans indigne, et l'n se lie: di-vin-n amour; d'autres ôteiit la nasalilé: di-vi-n amour), adj. || !• Oui est de Dieu, qui appartient, qui est propre à Dieu. La divine Providence. La justice divine. Aucun n'est digne ici de ces grâces divines, Qui parmi tant de maux et parmi tant d'épines Versent du haut du ciel la consolation, CORN, fmt'r. I, 30. La volonté divine étant elle-même sa règle, Boss. tôt de Dieu. Les mœurs antiques qu'ils (Homère et Hésiode] nous représentent, et les vestiges qu'ils gardent encore, avec beaucoup de grandeur, de l'ancienne simplicité, ne servent pas peu & nous faire entendre les antiquités beaucoup plus reculée!' et la divine simplicité de l'Ecriture, ID. Hist. I, «. Après cela, docteur, va pâlir sur la Bible, Perce la sainte horreur de ce livre divin. Confonds dans un ouvrage et Luther et Calvin, BOU.. Sot. viu. Ksl-ce l'esprit divin qui s'empare de
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moiT BAC. Âlhal. in, 7. ô divine, A charmante loil ô justice! A bonté suprêmel Que de raisons, quelle douceur extrême D'engager à ce Dieu son amour et sa foil ID. «6. 1,4. Un caractère divin qui perdrait son existence au delà d'une circonférence donnée serait un caractère chimérique et illusoire, mihabeao, Colteclion, t. iv, p. 34). Leur tombe est sur la colline; Mon pied lésait, la voilà; Mais leur essence divine, Mais eux, Seigneur, sont-ils lAT lamart. Ilarm. ii, ». || Les personnes divines, les trois personnesde la Trinité. Le Verbe divin, le Fils de Dieu. Il L'Etre divin. Dieu. Comme il ne se peut rien Oter de ce qui fait la perfection de l'Etre divin, il ne se peut aussi rien AtHràlaci'éaturedece qui fait la dépendance de l'être créé, BOSs. Libre arb. m. \\i' Qui est dû à Dieu. Le service divin. Le culte divin, ô qu'il est doux de voir une ferveur divine Dans lei, religieux nourrir la sainteté! corn. Imit. i, 26. Il II s'applique aussi aux dieux du paganisme et à ce qui s'y rapporte. Les êtres divins. Les oracles divins. Les Romains décernaient les honneurs divins à leurs empereurs. || Mis au nombre des dieux. Le divin Auguste. Il 3* Kig. Oui est au-dessus de la nature. I y a là quelque chose de divin. || 4* Excellent, parfait en son genre. Une divine poé.sie. Tant, selon leurs discours, leurs œuvres sont divines, bëcnihr, Sat. II. J'oserais bien juger que vos divins appas.... CORN. Pomp. II, I. Mille pierresde prix sur ses bords éialées D'un mélange divin éulouissent les yeux, lu. Uédée, II. 6. Je chante bien ses airs, il en fait de divins, sÉv. 444. Le divin Cicéron, dont le nom glo rieux.... volt. Triumv. ii, •. || Dans le même sens, mais familièrement. Vous êtes divine. Cela e.st divin. Il 6* On donne quelquefois à divin les degrés de comparaison, delà même façon qu'on les donne à humain. || Dans le sens propre. Et des pleurs de la nuit le sillon boit la pluie. Et les lèvres des fleurs distillent leur encens. Et d'un sein plus léger l'homme aspire la vie, Et l'esprit plus divin se dégage des sens, lamart. Ilarm. u, ». || Dans le sens figuré, bon par excellence. Et le plus adorable et plus divin objet, rotrou, Vencesl. ii, 2. Il faut que je revienne encore à vous pour vous dire la joie que j'ai de l'estime que je vous vois pour le second tome d'Aliadie; vous savez de quelle manière je vous en ai parlé; c'est le plus divin de tous les livres, sSv. Lett. 4 3 août 4 688. Sans la langue en un mot, l'auteur le plus divin Est toujours, quoi qu'il fasse, un méchant écrivain, boil. Art p. i. Il 6" S. m. Le divin, ce qu'il y a de divin, de dû à des causes occultes, supérieures. Le divin dans les maladies, selon Hippocrate.
— HIST. xrv* s. Non mye comme luy, mais comme très sage divin [théologien], Chron. de St Denis, t. i, f" 320, dans LACDHNE. De toutes les choses qui sont en nous c'est la très plus divine, oresme, Eth. 34 7. Et semblablement des hommes, nous béatifions ceulx qui sont très parfects et comme divins et très bons excellemment, ID. ib. 28.
— ÊTYM. Provenç. devin, divin; espagn. et ilal. diftno; du latin divinut, du radical div (voy. mv). Divin a eu le sens de théologien, sens qui, passé de France en Angleterre, est resté dans ce dernier pays.
t DIVINATEUR, TRICE (di-vi-na-teur, tri-s"), s. m. el f. Celui, celle qui pratique la divination. Il Adj. Qui devine, qui prévoit. Sens divinateur.
— ÊTYM. Voy. DIVINATION.
DIVINATION (di-vi-na-sion; en vers, de cinq syllabes), t. f. || i* Art chimérique de savoir et de prédire l'avenir par des sortilèges ou de fausses sciences, telles que l'astrologie, la chiromancie, l'interprétation des songes, etc. Monsieur, des gens m'ont dit que vous étiez fort savant en médecine et surtout en l'art de divination, uauterochb, Crispinméd. ii, 8. Si un homme ou une femme a un esprit de Python, ou un esprit de divination, qu'ils soient punis de mort, saci. Bible, Léxii. xx, 27. Les plus sensés d'entre les païens savaient bien ce qu'il fallait penser de tout ce qui regarde l'art de la divination, rolun, Hist.anc. Œuvres, t. v, p. 27, dans poucENS. M Par extension. Ce fut par une sorte de divination que Champollion pénétra le sens de maint hiéroglyphe. J'admets dans ce travail [l'histoire conjecturale] de hautes qualités de l'esprit, la sagacité, la divination du bon sens et celle de l'érudition, viLLEH. Litt. franc. 48* tièclt, 2* part. 4* leçon. Il S* Pratiques divinatoires. Les Romains avaient plusieurs sortes de divinations.
— ÊTYM. Provenç. dtt'inacio; ital. dirtnazion; ; du latin diri'natt'onpm, de divinare (voy. deviner).
DIVINATOIIIE (di-vi-na-toi-r'), odj. Oui appartient à la divination. Les arts divinatoires. Sa lasse
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divinatoire [de Joseph] dans laquelle il prend ses augures, voLT. Phil. iv, 4 40. || Baguette divinatuire, baguette qui est faite en forme de fourche et qui, tournant dans les mains de celui qui en tient les deux fourchons au moment où il [lasse au-dessui d'une source, d'une mine, est supposée lui indiquer que là est une source, une mine. || Dans le langage de l'école, interprétation divinatoire, interprétation conjecturale, arbitraire.
— HIST. xvi" s. Par cette voye se gaigne le crédit des fables divinatoires, mont, u, 363.
— ETYM. VOV. DIVINATION.
DIVINE.MEN't (di-vi-ne-man), adr. || 1* Par la vertu divine. Noé, ayant été divinement averti de ce qui devait arriver.... mass. Panég. St Benoit. Il 2* Par extension, excellemment, parfaitement. Elle s'habille divinement. Bourdaloue prêche divinement bien aux Tuileries, siv. 7. Tout est meublé divinement, tout est magnifique, ID. ï»». Je l'ai vu, il est divinement bien logé à ce faubourg, ID. 322. Aristote a parlé divinement, quand il a dit de l'entendement et de sa séparation d'avec les organes ce que nous venons de rapporter, boss. Connniti. I, 47. Esther est divinement écrite, et ne peut être jouée. VOLT. Lett. Chnhanon, 4 3janv. 4 7««.
— REM. Ce mot diiin'menl, soit seul, soit suivi du mot bien, est blâmé par Henri Eslienne {Souv. long. p. 427, 430), comme une profanation, dans ces phrases : il parle divinement bieii, il chante divinement bien, il joue du luth divinement, etc. L'usage en a prévalu malgré cet anathëme ou pédantisme qui dénonce comme profanation les hyperboles les plus naturelles à l'homme.
— HIST. xvi* s. Il se trouva divinement remis dès la première nuictd'aprèz ses oblations et sacrifices, MONT. I, M.
— ËTYM. Divine, et le suffixe ment.
t DIVINISATION (di-vi-ni-za-sion), t. f. Action de diviniser. La mythologie est la divinisation continue des phénomènes de la nature et, subsidiairement, des vertus el des passions humaines, r£ville, Itev. germ. l" févr. 1863, p. 442.
— ETYM. Diviniser.
DIVINISÉ, ÉK (di-vi-ni-zé, zée), part.patsé. Kit au rang des dieux. Les empereurs romains divinisés après leur mort.
DIVINISER (di-vi-ni-zé), e. o. || 1° Attribuer le caractère divin, mettre au rang des dieux. Les anciens divinisaient les héros. || Par extension. PlatOD divinisa le monde en lui donnant une âme, volt. Dial. XXIX, 6. Les païens ont divinisé la vie, et les chrétiens ont divinisé la mort, stael, Corinne, iv, 2. Il 2*Fig. Exalter au-dessus de tout. Non-seulement de les permettre [certaines actions] et de les tolérer, mais de les approuver, mais de les canoniser, mais, si j'ose me servir de ce terme, de les diviniser, bourdal. «• dim. après l'Épiph. Dominie. t. i, p. 289. Les cruels dont la rage, au nom de ta justice Divinise le meurtre.... D'AVRiGNT,/fanned'.irc. IV, 4. Il Absolument. U honore ou flétrit, accuse ou divinise; X sa voix la vertu triomphe et s'éternise, «iLLEV. Plaisirs du poète.
— HIST. XVI* s. Sainte et sacrée ivresse, qui, au contraire de la corporelle, nous aliène non du sens spirituel, mais des sens corporels, qui ne nous hebeste ni abestit pas, ains nous angelise et, par manière de dire, divinise, st fbamcois de salxs, dans le Dict. de dochez.
— ETYM. Dit; in.
DIVINITÉ (di-vi-ni-fé), /. f. Il 1* Qualité de ce qui est divin. Les oracles deviennent galimatias par la mauvaise disposition de l'organe qui les rend; ils perdent l'opinion de leur première divinité, et n'acquièrent point les grâces de l'éloquence humaine, BALZ. Socr. chrél. Disc. lo. || Divinité de Jésus- Christ, nature divine par laquelle il est une des personnes de la Trinité et qui avait été niée par les Ariens. Arius et ses partisans y furent appelés [au concile]; on les ouït, on les convainquit, on les condamna; la divinité de Jésus-Christ fut reconnue, FLECH. Hist. de Théod. Il, «. || 2* Parla méionymiedu concret pour l'abstrait, l'être divin lui-même, dieu' ou déesse. Les divinités du Styx. Sombres divinités, les dieux infernaux. Divinité favorable. Divinité terrible. Avant qu'un culte impie se fûl taillé des divinités de bois, mass. Carême, Vérité. On peut réduire à trois points et k trois questions principales les sentiments des anciens philosophes sur la divinité : l*si la divinité existe; 2" quelle est sa nature; 3° si elle préside au gouvernement du monde et si elle prend soin des alTaires du genre humain, BOLLIN, //isl. ant. liv. ixiii, ch. m, art. <. [ Dans le poème épique] Chaque vertu devient luie divinité.
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