DOY
DRÂ
DRA
certifie. Je vous dis et vous douze que tous Mi médecins.... MOL. Uéd. m. lui, ii, t.
— HIST. XI' s. Douze serjanz les ont bien conreez, Ch. de Uol. xi. |lxii' s. Si combalrai as [avec les] doce conpeignons, Ilonc. p. 40. |{ iiii' s. Et à cel jor seroient esleus li douze qui l'empereour dévoient eslire, VILLEH. cix.
— ÊTYM. Bourguig. doxe; provenç. dotie; catal. dolse; espagn. doce; portug. doze; ital. dodici; du latin duodecim, de duo, deux, et dceem, dix.
DOL'ZIÈME (dou-ziê-m'). || i° Adj. numér. ordinal de douze. Le douzième siècle. {| 2* Substantivement. Il est le douzième sur la liste. || Le douzième jour du mois. Je reçois votre lettre du (2*. |{ 3° La douzième partie. Il a eu pour sa part un douzième de la somme. || 4° S. f. Terme de musique. Intervalle de onze degrés conjoints; octave de la quinte. D'où naîtront deux consonnances, une douzième et une quinte, desc. Uus.
— HIST. XI* S. Il jurra [jurera] sei dudzime main [lui douzième personne] que.... lois de Guill. *. li XIII* s. Cis rois Clotaiies fu douzimes, pu. uous- KES, ms. p. 4), dans LACURNE. Il XV* s. Ainsi furent menés les Parisiens en ce temps, pour donner exemple à toutes autres bonnes villes du royaume de France, et furent mis sus les subsides, gabelles, aides, fouages, douzième, trezieme, et toutes manières de telles choses, et le plat pays avec ce. tout rifflé, FROiss. liv. m, p. 232, dans lacurne.
— ÊTYM. Douie ; provenç. doxen, dotien; catal. dotsé; espagn. doceno; portug. duodecimo; ital. dodicesimo.
DOUZIÈMEMENT (dou-ziê-me-man),odt). En doulième lieu. J'examinerai douzièmement....
— ËTYM. Dousième, et le suffixe ment.
t DOUZIL (dou-zi), s. m. l'etite cheville qui sert k boucher le trou fait à un tonneau pour en tirer du vin. Mettre un douzil. Oter le douzil.
— HIST. XIV* s. Douisil, DU CANGE, duciculus. Il Xïi* s. Il faudra tordre le douzil, et bouche close, RAB. Garg. i, 3. Ce n'estoit pasceluyqui fit couper le douzil de son vin de Gascogne, d'aub. Confess. i, 8.
— ÊTYM. Berry, doisil, duizi, duii, dui; provenç. doiil; du bas-latin duciculus, diminutif de dux, qui conduit, petit tuyau; le nom ayant été transporté du trou à la petite cheville qui le bouche.
tDOXOLOGIE (do-kso-lo-jie), *. /■. Petit verset qui se récite à la fin des psaumes et qui commence par Gloria Patri.,..
— ÊTYM. AoïoXoYia, de 8é|a, gloire, et Xôyos, discours.
DOYEN (do-iin; plusieurs disent doi-iin), t. m. Il 1* Titre rie dignité ecclésiastique. Le doyen du sacré collège. Doyen d'une église collégiale, le chef du chapitre. Doyen d'une église cathédrale, la seconde personne du cliapitre. || Doyen rural, curé de campagne qui était commis pour un certain temps, afin de terminer les différends nés entre les curés. || Par plaisanterie. Le demeurant (les rats tint chapitre en un coin Sur la nécessité présente; Dès l'abord, leur doyen, personne fort prudente, Opina qu'il fallait, et plus tôt que plus tard. Attacher un grelot au cou de Rodilart, la FONT. Fabl. Il, 2. Ce chapitre que Momiis fonde Cliez eux manquera de doyen, bérang. Âge futur. Il î" Titre du directeur d'une faculté univi rsitaire. Le doyen de la Faculté des lettres, de l'École de droit, de l'École de médecine. || Autrefois le doyen était électif. La Faculté de médecine qui se choisit tous les deux ans un chef qu'on appelle doyen.... roNTEN. Geoffroy. || 3° Le plus ancien de son corps. Il devint de bonne heure doyen de l'Académie, et le resta longtemps, condorcet, ilaurepas. || Par extension, le plus &gé. Si vous n'avez que soixante ans, je suis votre doyen. || Le doyen d'âge, celui qui , dans un corps, est le plus âgé. Dans les assemblées législatives, avant que le bureau soit formé, le doyen d'âge est président du bureau provisoire.
— lilST. xu' s. Li evesques de Lundres i ala dreit clamer; Ses deiens est, ço dit: par dreit la deit porter [la croix]; Des mains la li voleit par vive force ester, Th. le mari. 38. |lxiii*s. Et qui veut, il puet appeler de degré en degré, si corne du diun à l'evesque, et de l'evesque à l'arcevesque, beaum. lxi, «6. Lors je ramentu le légat comment le dien de Malrut nous avoit fait trois processions en la mer par trois samedis, et le tiers samedi nous arrivâmes en Cypre, jomv. 218. || xiv* s. Comme en icellui mestier de boucherie soit accoustumé chascun an esliie un certain officier appelle le doyen du dit mestier, DU GANGE, (Jccanus 7. Il XV* s. Jacques la Jaschere, qui avoit esté souverain doyen des mestiers, moks-
TRELET, t. U, f 463, dans LACURNE. || ZVI* S. Ser-
gens ou doyens de justice ne peuvent estre gardes ni achepteurs de gages par eux pris par exécution, directement ou autrement, Nouv. coulum. génér. t. u, p. 4093.
— ÊTYM. Provenç. dega, degua; catal. degd; espagn. decano; portug. deâo; ital. decano; du latin decanus, doyen, proprement supérieur de dix, de decem, dix.
t DOYENNE (do-iè-n"), t. f. La plus ?.gée de deux ou plusieurs femmes. || La supérieure dans certains chapitres, dans certaines abbayes de filles.
— ÊTYM. noyen.
DOYENNÉ (do-iè-né; plusieurs disent doi-iè-né), s. ni. Il 1* Dignité de doyen dans une église. || L'habitation du doyen. Aller au doyenné. || Une des divisions du diocèse dans l'ancienne juridiction ecclésiastique. Il ï° Terme de jardinage. Poire de doyenné ou, simplement, un doyenné, une poire d'automne très-fondante, ordinairement peu parfumée. Doyenné gris, de meilleure qualité. Doyenné crotté, espace demi-fondante, quelquefois un peu pierreuse, mais excellente au goùU Doyenné du comice, doyenné d'iiiver, excellente poiie qui mûrit de décembre en mai.
— ÊTYM. Doyen.
t DOYENNETÉ (do-iS-ns-té), t. f. Qualité do doyen lorsqu'il s'agit d'âge.
f DRABAN (dra-ban), s. m. Sorte de garde du corps chez les rois du nord de l'Europe. Une seconde volée mit le brancard en pièces et renversa le roi; de vingt-quatre drabans qui se relayaient pour le porter, vingt et un furent tués, volt. Charles XII, 4. Charles [XII] dit qu'il s'appelait Cari et qu'il était draban, ID. t6. 3.|| Voy. traban.
t DRACÉNACÉ, ÉE (dra-sé-na-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au dragonnier (draciena).
fDRACÊNE (dra-sê-n'), t. f. Terme d'antiquité. La femelle de l'animal fabuleux qu'on appelait dragon.
— ÊTYM. Lat. dracsena (voy. dbagon).
t ). DRACUE (dra-ch'), s. f. Voy. drèche.
j 3. DRACHE (dra-ch'), s. f. Terme de pècneurs de Terre-Neuve. Huile de morue non encore épurée.
DRACHME (dra-gm*. Quelques-uns écrivent dragme, dit l'Académie), t. f. || 1° Terme d'antiquité. Poids grec qui était de 3 grammes 24 centigrammes. Il Monnaie grecque d'argent, valante» centimes. Chaque homme de mer recevait une drachme de paye, sans ce que les capitaines de navire donnaient en particulier aux rameurs du premier rang, ROLLiN, Hist. anc. ÛButres, t. m, p. 632, dans pougens. Il 2° Dans les anciennes mesures de pharmacie, synonyme du gros ou huitième partie de l'once.
— HIST. XIII* s. Drame, alebbant, f» ts. || xiv* s. .... je tien pour le meilleur Qu'à tout compter et bien penser [peser] à drame, Je voi assez puisque je voi ma dame, machaot, p. <32. ||xv*s. Car telz a hui bien de quoy, Qui n'ara vaillant une drame, EUST. DESCH. Poésies mss. f* 8», dans lacukne. H XVI* s. One Hecuba, Andromache ou Priam D'ennui et peur ne gousterent tel dragme, Voyant Hector saillir contre les Grecz, j. marot, y, 87.
— ÊTYM. Provenç. dragma ; espagn. dracma ; ital. dramma; du latin drachma;àa grec Spa/iif), de 6pà$, une pincée, de Jpâaoeiv, prendre, saisir.
t DRACINE (dra-si-n'), t.f. Sâbstance organique trouvée dans le sang-dragon (dracëcna).
t DRACOCÉPUALE (dra-ko-sé-fa-1'), s. m. Plante d'ornement à grandes fleurs bleues et pourprées. Dracocéphale de Moldavie (dracoce'phalum nwldaetcum), dite aussi tête de dragon, moldavic, mélisse des Canaries. Dracocéphale virginien, dit vulgairement fausse digitale.
— ÊTYM. 4(/d/.wv , dragon, et xeçaÀ:^, tête. fDRACONCULE (dra-kon-ku-1') .'s. m.jjl» Terme
de zoologie. Poi.sson du genre callionyme dit aussi dragonneau. || 2° Terme de botanique. Nom spécifique d'un gouet et d'une armoise. || Nom donné par d'anciens auteurs aux deux plantes précédentes, à la ptarmique vulgaire et au polygonum historié,
LEGOARANT
— ÊTYM. Lai. dracunculus, diminutif de draco, dragon.
t 4. DRACONIEN, lENNE (dra-ko-niin, niè-n'), adj. D'une excessive sévérité, en parlant de lois. Code draconien. Lois draconiennes.
— ETYM. Dracon, législateur d'Athènes qui avait prononcé la peine de mort pour tous les délits.
t 2. DRACONIEN, lENNE (dra-ko-niin, niè-n), adj. Terme de zoologie. Qui ressemble à un dragon.
— ÊTYM. Apàxuv, dragon
t DRACONINE (dra-ko-ni-n'), s. f. Terme de chimie. Le même que dracine. Voy. ce mot.
i DRACONITE (dra-ko ni-l') , t. f. Terme de géologie. Pierre roulée; polypier fossile.
— ÊTYM. ApxAwv, dragon, et la finale t'ie qui , en géologie, indique un fossile.
t DRACON TE (dra-kon-f) , t. m. ou DRACONTIE (dra-kontie), s. f. Voy. dracontion.
t DRACO.VTIASE (dra kou-ti-a-z'), t. f. Terme de médecine. Maladie fréquente en Afrique, en Asie, en Amérique, surtout parmi les esclaves, et causée par le dragonneau.
— ÊTYM. ApâxMv, nom qui a été donné au dragonneau, avec la finale médicale ase.
t DRACONTION (dra-kon-ti-on), i. m. Terme de botanique. Genre de typhacées, dans lequel on distingue le dracontion ptrforé (Antilles) de Linné, dit liane franche, liane percée et feuile percée, legoa- RANT. Il On trouve aussi dracnniie et draconte.
— ÊTYM. Apaxôvtiov, nom de l'ai'ui» dracuncu' lus, deôpixuv, dragon.
t DRACONTIQUE(dra-kon-ti-k'), oifj. Terme d'astronomie. Qui a rapport au nœud de la lune. Mois dracontique, temps de la révolution de la lune, par rapport à son nœud. Voy. dragon.
tDIiACONTISOME(dra-kon-tiso-m'),s.m.Terme d'anatomie. Genre de monstres, nommé ainsi parce qu'il présente de l'analngle avec la disposition des petits reptiles iguaniens appelés dragons.
— ÊTYM. Apàxwv, dragon, et owjxa, corps. tDRACONTOCÉPHALE(drakon-tosé-fa-l'),ad;.
Terme de zoologie. Qui a une tête de dragon,
— ÊTYM. ApàxMv, SpâxovTo;, dragon, et xsçaXil, tête.
t DRAGAGE (dra-ga-j'), t. m. Voy. dragdage.
t DRAOAN (dra-gan), s. m. Terme d'ancienne marine. Extrémité de la poupe d'une galère, où est inscrite la devise.
t DRAGANTE (dra-gan-f), ». f. Un des noms vulgaires de l'astragale tragacanthe.
— ÊTYM. Voy. adragante.
t DRAGE (dra-j') , s. f. Nom, chez les brasseurs , de la farine ou du grain bruisiné, après qu'il est brassé.
— ÊTY.M. Autre forme de drache t .
DRAGÉE (dra-jée), s. f. || 1» Amandes diverses recouvertes de sucre très-fin et durci. Un cornet de dragées. Bourré de sucre et brùlô de liqueurs. Vert- Vert, tombant sur un tas de dragées. En noir cyprès vit .ses roses changées, gresset, Vert-Vert,iY. Il Dragées de baptême, boites de dragées que le parrain est dans l'usage de donner à sa commère et à l'accouchée. || Fig. et par plaisanterie. Oui d'un baptême de cour Voyez en nous [jésuites] les dragées, BÉR*NG.il^ii. pères. Il Dragées d'attrape, dragées fort amères. || Fig. et familièrement. Avaler la dragée, avoir quelque déboire. || La dragée est amère, cela est difficile à supporter. || Terme de pharmacie. Dragées vermifuges, dragées préparées en substituant aux amandes le semen-contra. Dragées purgatives, dragées faites avec le jalap. Dragées de Saint- Roch, baies de genièvre recouvertes de sucre et qui sont diurétiques. || 2* Menu plomb de chasse. Petite, grosse dragée. Il Ce fusil écarte la dragée, les grains de plomb qu'il lance s'écartent trop les uns des autres. || Fig. et populairement. Écarter la dragée, laisser échapper de petites parties de salive en parlant. |{ 3* "Terme d'agriculture. Mélange de grains qu'on laisse croître en herbe pour les chevaux. Il Dragée de cheval, blé sarrasin. {| Fig. Tenir la dragée haute à quelqu'un, lui faire bien payer ce qu'il désire, ou le lui faire beaucoup attendre; locution tirée de cette dragée qu'on met plus ou moins haut pour les bêtes. || 4° Terme de minéralogie. Dragées de Tivoli, petites concrétions calcaires qu'on trouve dans un ruisseau sortant du lac de Tivoli (Italie). || 5* Cocon renfermant uu ver à soie qui n'a pu se transformer en nymphe.
— HIST. xiii* s. Nus cervoisiers ne puet [peut] ne ne deit faire cervoise fors de yaue et de grain, c'est à savoir d'orge de mestuel et de dragie, /.te. des met. 30. |{ xiv* s. [Philippe le Bel et le pape Clément] .... Deceste maie dragée [les juifs] Ontchrestienté desrengée, Hist. de France à la suite du roman de Fauvel, m», dans lacurne. Dragée, sucre rosat, noisettes confites, Uénagier, ii, 4. || xv* s. Il n'y a jà point bonne dragée. S'elle ne sent sa confiture, martial. Vigiles de Charles VU, t. n, p. 41 , dans LACURNE. Six livres de dragées pour servir en un drageoir, de laborde. Émaux, p. 256, Il xvi* s. Une boite de dragées.... Le chevalier présenta sa dragée en une boete d'argent, yver, p. 6U. Monsieur se poiirmenant avec son frère et le roi de Navarre faillit à estre tué dans le fossé d une
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mcschante pièce chargée de draffée, d'adb. Il M. II, 6î. Le duc fail boire un salve de 4(io coups àl'escadron du roi, qui, aiant avalé celte dragée, donne dans cette forest de lances, ID. ib. m, 231. Dragées estraiiges et de toutes conlleurs, les unes estans en façon de bcsle, les autres en façon d'hommes, femmes et oyseauli, P. choque, dans leboui de UNCY, BM. des Ch. 6' série, t. n, p. «e».
— ETYM. Bourguig. draigée; proTenç. dragea; ■ catal. drageya; espagn. gragm; portug. granriea; I ital. Ireggea; bas-latin, dragata, trageinala, ilesjsert, fruit, du pluriel grec TpaYT||Mito, friandises,
de Tpafeïv ou rpii^tw, manger (voy. truite). ' i. DRAGEOIR ((lra-joir),î. m. Sorte de soucoupe dans laquelle on servait des dragées sur la fin du repas. |{ Sorte de cornet dans lequel on portait sur soi des dragées.
— HIST. XIV* s. Aiguières, hanaps k pié, deux draffouers, Ki'nagier, ii, 4. Un drageoir d'or, à deux cuillorsd'or, à donner espices, de i.abobde. Émaux, p. 265. Un Rrand dragoer d'argent doré, esmaillé dedeiis et dehors à tournois de seigneurs et de dames, ID. ih. Il XVI' s. Un grand dr.njoiier qui chemine [c'est-à-dire roulant], garny de lapiz et de cristal, au bas du drajouer il y a une tortue, ID. ib. p. 368,
— ÊTYM. Draqée.
t 2. DRAGEOIR (dra-joir), t. m. Petit creux fait avec le tour dans l'intérieur d'un cercle. || Filet pratiqué avec le tour sur l'extérieur d'un cercle.
DRAGEON (dra-jon), «. m. Nouvelle pousse qui naît de la racine d'un végétal, tout près de sa tige ou même de la portion souterraine de celle-ci, et qu'on peut détacher pour la replanter ailleurs, legoarakt.
— HIST. xvi's De peur que, les vents rompans
les bons drageons de la vigne, n'eussiés paraprès moien de la remettre par bas, o. de serbes, (70.
— ETYSI. Ménage propose le latin tradux qui a en effet le sens de drageon; mais comment de tradux former drageon f Diez, avec plus de raison, recourt à l'allemand : gothique, draibjan, pousser; anc. h. allem treibjan, par l'intermédiaire d'un mot fictif treibjo.
DRAGEONNER (dra-jo-né), e. n. Pousser des drageons. Cette plante a drageonné. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÊTYM. Drage.(m; Berry, drageasse.
DRAGOMAN (dra-go-man), i. m. Voy. DROGMAn. DRAGON (dragon), ». m. || !• Animal fabuleux
qu'on représente avec des griffes, des ailes et une queue de serpent. Mais que me servira cette vaine poursuite, 8i toujours les dragons sont prêts à t'enlever? corn. Uédée, v, 8. Quand un autre drapon, qui n'avait qu'un seul chef Kt bien plusd'une queue.... LA FONT. Fabl. I, 4 2. Indomptable taureau, dragon impétueux, Sa croupe se recourbe en replis tortueux, BAC. Phèd. V, 8. Il Terme de blason. Reptile qu'on représente avec deux pieds et une longue queue, sans ailes. Dragon monstrueux, se dit d'un dragon ailé. || Fig. Un dragon de vertu, femme d'une vertu austère et farouche, et le plus souvent affectée, car dragon de vertu se prend moins en bonne qu'en mauvaise part. Ces dragons de vertu, ces honnêtes diablesses, Se retranchent toujours sur leurs sages prouesses, mol. Éc. des (. iv, 8. || Fig. Faire le dragon, montrer une vertu farouche. Mais toi, ne peux-tu rien tirer de ta boutique; J'ai fait le diable à quatre. — Et j'ai fait le dragon, regnard, le Bal, 3. Tu ne feras plus le dragon, belle brunette, FAVART, Cherch. d'etprit, se. <2. || Endormir le dragon, tromper la surveillance d'un gardien sévère, locution prise du dragon de la mythologie qui, ne dormant jamais, gardait la toison d'or. Il fallait commencer par endormir le dragon , hamilt. Gramm. 4. jj C'est un vrai dragon, un petit dragon, se dit familièrement d'une femme vive et acariâtre, et d'un enfant mutin. Pour peu que l'on s'oppose à ce que veut sa tète. On en a pour huit jours d'effroyable lempète ; Elle me fait trembler dèsqu'elle prend son ton; Je ne sais où me mettre, et c'est un vrai dragon, mol. Fem. tav. n, ». || ï'Nom d'un ancien étendard sur lequel était figuré un dragon. Il S° Dans le style de l'Écriture, le dragon infernal, ou, simplement, le dragon, le démon. Des abominations suggérées par le Dragon à ceux qui sui- Tent son parti, pasc. /'rot). «4. || Le dragon renversé, ancien ordre de chevalerie, institué par l'empereur Sigi^mond à l'occasion du concile de Constance et de la condamnation de Jean Husset de Jérôme de Prague. Il i" Fig. Souci, inquiétude, remords, chimère. Hélasl de quoi ne me souviens-je point? les moindres choses me sont chères; j'ai miUe dragons, SKv. 4 9. Ce m'eOt élé un dragon perpétuel de n'avoir pas rendu les derniers devoirs à ma tante, lo. 4 4». Je
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me sens coupable d'une partie de tos dragons, id. 333. Je suis assurée que deux ou trois mois tous ont quelquefois défiguré vos dragons.... que tous ne les avez pas reconnus, id. ib. || Ce mol, trèsusité dans ce sens au xvii* siècle, du moins chez Mme de Sévigné, ne l'est plus guère auj<iurd'hui. Il S* Dans l'ancienne armée, nom d'une cavalerie légère qui comliattait lantAt à cheval, et tantôt à pied, et qui a-ait des colonels et des sergents comme l'infanterie, et des cornettes comme la cavalerie. BienlAt vole après eux ce corps fier et rapide, Oui, semblable au dragon qu'il eut jadis pour guide. Toujours prêl, toujours prompt, de pied ferme, en courant. Donne de deux combats le spectacle effrayant, VOLT. Fiintenny. M. de LouTois nous envoie do tous côtés des jésuites et des dragons, id. l'Iit-
ginxi, 8 Les dragons, race assez peu dérote, Ne
parlaient là que langue de gargote; Charmant aux mieux les ennuis du chemin, Ils ne fêtaient que le patron du vin, ORESSET, Verl-Vert ,w. \\ Aujourd'hui, dragon, espèce de soldat de cavalerie qui appartient à la cavalerie do ligne. Un régiment de dragons. Il [l'Empereur] sentait des bandes de Cosaques rôder sur les flancs et derrière lui ; cent cinquante dragons de sa vieille garde ne venaient- ils pas d'être rencontrés, assaillis, écrasés par une foule de ces barliaresT sÉoun. Ilist. de Nap. viii, 40. || Les dragons sont souvent pris, comme les grenadiers, les hussards, pour le type de la licence et de la brusquerie militaire. N'est-il pas à craindre que, loin de votre surveillance, il n'abuse de sa liberté et ne commette quelqu'une de ces étourderies qui malgré l'fcicuse de l'âge ont parfois des résultat» fort gravesT — Cela est à craindre en effet, mais qu'y faire? un apprenti dragon ne peut pas être cloîtré comme une religieu.se, ch. de Bernard, la Peau du lion, § X. Il 6° Espèce de lé/.ard de l'Inde, muni d'ailes membraneuses. || Poisson du genre pégase. Il Ancien nom de lavive.H Oiseau d'Amérique. || Sang de dragon, Toy. sang-dragon. || 7" Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère boréal. || La tête et la queue du dragon, les deux points où l'orbite de la lune coupe le plan de l'écliptique, et auprès desquels, la lune se rencontrant en conjonction ou en opposition, se font les éclipses de soleil ou de lune. Ces deux points se nomment aussi les nœuds. \\S° Nom, dans l'ancienne hippi,itrique, de la tache blanchâtre qui se dessine dans le cristallin du cheval, lorsque la cataracte commence à s'y former. || Par extension. Sorte de tache dans l'œil rie l'homme (ce mot n'a point d'usage dans le langage médical). Argus et ses cent luminaires, Non pas tous aux prunelles claires, Les uns mauvais, les autres bons. Et plusieurs ayant des dragons, scar- EON, Virg. trav. vu. Koux, mal fait, borgne, et un dragon dans l'œil, marhont. ift^m. viii.|| S. m. plur. Points ou taches qui se rencontrent dans le diamant. Il 9° Terme de marine. Voile d'étai de hune d'un lougre. Il Dragon d'eau, ancien nom de la trombe. C'est un de ces gros tourbillons que les mariniers appellent trompes, pompes ou dragons d'eau; ce sont comme de longs tubes ou cylindres formés da vafieurs épaisses, lesquelles toucheiit les nues d'une de leurs extrémités et de l'autre la mer qui parait bouillonner tout autour. Voyage deSiam, liv.i (I. i, p. 37). Il Dragon de vent, ancien nom de l'ouragan. Il 10° Anciennement, dragon volant, pièce d'artillerie de 32 livres de balles. || 11° Nom donné par les anciens chimistes au salpêtre. || Dragon mitigé, le mercure doux.
— HIST. XI' s. Serpenz et guivres, dragon et aversier, Ch. de Roi. clxxxi. Le dragon [il] porte, à qui la gent s'alie [.se rallie] , ib. cxu. || xn' s. À une part est au roi avisé Por le dragon que il voit venloler. Et l'orillambe esgarda par delez, Garin, dans du cange, draco. Ge sui frères des dragons et compains des ostrusce.s. Job, p. 441 . || xiil* s. Tu freinsis [brisas], sire Dieux, l's chiés [tètes] del dragon. Psautier, ^8«. Ne sai ijiiel gent nous trouverons; En leurs enseignes ont dragons; Ce souloient Romains porter; Ce nous fait moult à redouter. Roman d'Àlhis, dans DU cange, driico. Mes li autres vint au devant. Tôt autres! cum un dragon, Kenart sesi au peliçon, Reii. 24831. Dragons volans et estenceles Font-il par l'air sembler esteles. Qui des ciex en cheant descendent, Si cum les foies gens entendent, la Rose, 4tH&. Jà tornassent aus Krans li Sarrasin félon. Quant li dus i sorvient, qui portoit le dragon, Ch. d'Ant. u, 823. Il XIV' s. Et fu fait serment les uns aux autres que, se aulcun d'eux estoit pour ce pris, se assembleroient à Saint Innocent,... et après ce se par aulcun d'iceulx eust esté fail vouler le dragon [si quelqu'un d'entre eux se fût mis en campagne], du
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cange, draco.]] xv's. Monseigneur Bertran tient son fié de noMrc sire le roy par baronnie, et doit à nostre sire le roy son service, c'est à sçavoir de cinq chevalier», et doit porter le dragon du duc de Normandie, DU CANGK, draco. || xvi' s. Ces politiq:ies ont des dragons [arquebusiers à cheval ainsi nommés dès <6H6] sur les champs, qui prennent tous vos pacquets, Sat. Jf^n. p. »o. II faut tirer hors la veine peu à peu.... tous les auteurs luy ont donné le nom devina.... si le dragon |dragonneau] Tient à sui>purer.... paré, vi, 23. Six jours après, je la tro'ivai hors la porte Montmartre, sur un cheval de bast, qui noit à gprge desployiSe et s'en alloit avec le» chassemarées, pour avec eux faire voler son dragon [se mettre en campagne] , et retourner en son pays,