DUA
DU (du), art. mase. contracté pour de 1». Les bouches du Rhône. C'est un étrange fait du soin que TOUS prenez A me venir toujours jeter mon Age an nez, MOL. Éc. des maris, i, l . || Du, c'est-à-dire par le. avec le. Oui n'apaisaient les dieux que du sang des mortels, BAC. Andr, ii, 2. C'est acheter la paix du sang d'un malheureux, id. 16. 11, *. Tu lui parles du cœur, tu la cherches des yeux, id. 16. iv, 6. Et notre dernier roi courbé du faix des ans, volt. Zaïre, II, (.
— HIST. XI* s. X la grant feste St. Martin del péril, Ch. de Itol. X. Il XII" s. Et del mostier tous les huis desferma [ouvrit], Rnnc. p. 174. Ces [ceux-là] conduit Murgalez do règne [royaume] d'Alfanie, Sax. vii. Qu'à tous les biens doumont [monde] [je" doie faillir, Couci, xx. || iiii* s. Dou duel [deuil' qui y fu fais ne convient il mie parler, car trop fu merveillement grant, villeh. xxiii. Seigneur, ce dist Pépins, [il] n'i a fors du haster, Berte, m. Je n'ai de quoi do pain avoir, buteb. 3. || xV s. C'est dommage du gentilhomme, quand il est ainsi mort, FROiss. I, I, 30. Il XVI' s. J'en arracheray au moins du gémissement, mont, i, 5.
— ÉTYM. Del, pour de le, écritet sans doute prononcé suivant les temps et les lieux, dou, do, du.
i. dO, due (du, due), part, passé de devoir. Il !• Oui fait l'objet d'une dette. Argent dû depuis longtemps. || 2° Fig. Une réprimande due à son impertinence. Tu sais ce qui t'est dil, tu vois que je sais tout, conN. Cinna, v, t. Rien n'est plus dû à la vanité que la risée, pasc. Proo. u. Ils s'imaginent que tout leur est dû, boss. Serm. Sept. Par cette fin terrible et due à ses forfaits, rac. Athal. V, 8. Le sentiment se plaît surtout à donner ce qui n'est pas dû, stael, Corinne, xx, 4. || 3° Terme de pratique. Un acte en due forme, acte rédigé conformément à la loi et revêtu de toutes les formalités voulues. Il Jusqu'à due concurrence, jusqu'à la concurrence de la somme, de la quantité.
— ÊTYM. Part, passif barbare dehûius, de deiere (voy. DEVOIB, verbe), formé comme ievulus, bu, anciennement beû, de bibere, boire.
s. dO (du), s. m. Il 1° Ce qui est dû à quelqu'un. Demander son dû. Je ne réclame que mon dû. Peutêtre qu'il eut peur De perdre, outre son dû, le gré de sa louange, la font. Fabl. 1, <4. Ah! faute irréparable 1 moi, domestique renvoyé, lui demander mon dû! p. L. cour, i, <46. |{ 2° Kig. Ce à quoi on
est obligé vous avez fait le dû de votre office,
CORN. Suite du Ment, l, 4. Et qu'au dû de ma charge on ne me trouble en rien, mol. Tart. v, 4. Allons, monsieur, faites le dû de votre charge, et dressez-lui-moi son procès comme larron et comme suborneur, id. l'Av. v, 3.
— HIST. XIV* s. Quant le duc ot congié eu, Et au roi ot fait son deû, A son pays s'en va venir, ii'ti. du bon Jeh. t098. || xvi* s. Comme le deub de vostre charge vous obligeoit, Lelt. de Uenri IV, 8 mars
4696, t. IV, p. 522.
— ÊTYM. Dll I.
t DUALISME (du-a-li-sm'), t. m. \\ l' Système religieux ou philosophique, suivant lequel l'univers a été formé et continue d'exister par le concours de deux principes également nécessaires, également éternels, et, par conséquent, indépendants l'un de l'autre. Le manichéisme est un dualisme. Si l'on réfléchit bien sur le dualisme, je crois qu'on le trouvera encore plus absurde que l'idolâtrie, st-foix, Ets. Paris, Œuvres, t. iv, p, 304, dans pougens. Il 2" Système chimique qui suppose que, les sels étant des composés bmaires formés par la combinaison d'un acide et d'une base, tout autre composé a une disposition moléculaire semblable.
— ÊTYM. Lat. dualis (voy. duel 2).
t DUALISTE (du-a-li-sf), adj. Oui a le caractère du dualisme. Le système dualiste. || S. m. Celui qui admet le dualisme.
tDUALlSTIQUE(du-a-li-sti-k'), adj. || !• Terme de philosophie religieuse. Oui a rapport au dualisme, qui a les caractères du dualisme. || 2' Terme de chimie. Oui a rapport au dualisme ou supposition que tous les composés sont binaires.
■f DUALITÉ (du-a-li-té), s. f. Il !• Terme de métaphysique. Caractère de ce qui est double eu soi. La dualité de l'être humain. Le nombre trois était dit parfait, parce qu'il est composé de l'unité et de la dualité. Il 2' Terme de grammaire. Le caractère, l'usage du duel.
— HIST. xiv* s. Philosophes de monts et vaulx, Considerans son unité, Qui sortoit de dualité Retroicissans le double type.... L'ont appelé dragon volant. Traité d'alch. 92.
— ÊTYM. Lat. dualis (voy. duel »); provenc. iuaUtat.
DICT. DE LA LANaUB FRANÇAISS.