LAC
CHACCN. — ÊTY.M. Âjoules : Cttacun vient du lat. quisque u nus; mais, comme on peut voir à chaque, la transformation de quisque en cha fait une certaine difficulté. 11 est bon dès lors de noter la forme cheun : xji" s. Samuel fud juges sur le pople tule sa vie, et alad clieuu an enviruu Bethel, e Galgala, e Masphat, Rois, p. 26. Cheun, où d'ailleurs on remarquera la chute du c suivant la règle antique, est uue transition de l'i latin vers l'a qui a prévalu.
t CIIAD.\N(cha-dan), s. m. En limousin, sole de terre, partie de l'assolement. Le cultivateur limousin divise ordinairement ses terres en deux chadans, l'un de céréales, l'autre de sarrasin et de pommes de terre.
t CHADEC (cha-dek), s. m. Nom donné à .la pamplemousse, aux Antilles.
t CHAGRINEMENT. Ajoutez : — HIST. ïvf s. il divers jours , Saturne, plein d'emoi, Chagrineuient nos esprits tyrannise, de bhaui, Œuv t. i, p. 46.
t CUAILLANT (chè-llan , U mouillées), s. m. Nom d'un cépage , dans les Hautes-Alpes, les Primes d'honneur, Paris, )»72, p. 44).
t CHAILLE(chl-ll', Il mouillées), s.f. || !• Terme provincial. Pierre cassée en menus morceaux pour couvrir les routes. || 2° Terme de géognosie. Rognons arrondis de calcaire siliceux, coupant, de distance en distance, des assises inférieures de marnes qui se trouvent à la base de l'étage supérieur du terrain jurassiqu», au-dessous du corallieu. || 3° Terrain calcaire pierreux. Franche- Comté : les chaillcs sont des terrains calcaires pierreux qui sont de bonne qualité, quand ils ne sont ni trop siliceux ni trop calcaires, heuzb, la France agricole, carte n° 6.
— ETYSl. Ane. franc, chaille, caillou, du lat. ralcudis (voy. caillou).
t CUAILLECX, EUSE (cha-Ueù, lleû-z', U mouillées), adj. Se dit, dans le Jura, d'une défectuosité des fromages présentant des nodosités. Suivant les circonstances, les fromages peuvent être brèches, éraillés, chailleux, mille-yeux, gercés, .CAREAU, llém. Soc. centr. d'Agric. <874, p. 94.
— ËTYM. Ane. franc, chaille, caillou (voy. caillou).
t CUAILLOT (cha-Uo, Il mouillées) ou CHAIL- I.OC (cha-IIOH, Il mouillées), s. m. Nom donné, dans l'Aisne, à des terres fortes, mêlées de roches et 4e cailloux, les Primes d'honneur, Paris, <873,
— Etym. Dérivé de chaille.
CIÎAÎSE. Il 2° Ajoutez : || La chaîne avec laquelle on attachait une bande de galériens pour la marche. Le commissaire qui doit aller prendre les révoltés qui ont été condamnés aux galères pour les conduire à Toulon, part demain de Paris avec une chaîné qu'il a fait faire, ayant ordre de presser son voyage le plus qu'il pourra, Letl. de Colbert, t. IV, p. 2, note. Il 9° Touage par chaîne noyée, appareil consistant en une chaîne en maillons de fer étendue tout le long de la rivière et sur laquelle se halo le bateau toueur, pourvu d'une machine, traînant derrière lui tout un convoi de bateaux, Rev. des Deux-Mondes, ("mars <875, p. 72. Il Nom donné, par abréviation, aux loueurs à chaîne noyée. Un des toueurs, vvilgairement appelés chaînes, arrêté par la crue, fait escale en aval du pont du Petit- Andely, avec cinq ou six péniches qu'il remorquait, Journ. ofjic. 8 mars 4876, p. 46)3, ("col. || 10"Terme de zoologie. Nom donné à des groupes d'individus agrégés, qui forment un second degré dans certaines générations alternantes.
t CHAÎMER (chè-nié)ou CHAÎNISTE (chéni-sl'), s. m. Bijoutier qui fabrique des chaînes. En 1847, il existait à Paris 5)5 bijoutiers, joailliers et chalniers, qui faisaient pour 60 688 non fr. d'affaires, teisserenc de bout, .lourn. offic. )4 juin )8"4, p. 4009, 2° col. Le nommé M... travaillait, depuis )87), dans les ateliers de M. Ch... bijoutier chatniste.... Gaz. des Trib. 25-26 janvier
)875, p. 83, »~ et 2' col.
CHA
f CHAINTRE. Il Lieu mis en réserva pour le pâturage, ^joulej ; Vous avez beau dire, mademoiselle, vous savez très-bien maintenant ce que c'est que les chaiutres [en Nivernais], tu. bentzon, Hev. des Deux-Mondes, ("juin )876,p. 5B2. || Chainlresc dit aussi d'une certaine manière do disposer les vignes traînantes dans l'Ouest. Culture de la vigne en chaiutres. || Dans l'Aunis, le chaintre est le bord d'un champ, les sillons qui eu forment la ceinture.
CUAIR. Ajoutes :\\ii' 'En chair et en âme, la personne elle-même, avec son corps et son âme. Je crois river quand je pense que je vous embrasserai dans un moment en chair et en âme, sÉv. à Mme de Grignan, )6 août )690, dans Lettres inédites, éd. Capmas, t. ii,p.45].C'estune modification merveilleuse delà locution : en chair et en os.
CHAISE. Ajoutes : || 6» Nom populaire de la constellation de Cassiopée. La Chaise.
— HIST. XV" s. Ajoutez : Une vieille chaeze do laiton à quatre testes de lieppart, Ilist. lill. de la France, t. xxiv, p. 6)3.
t CHALALVE (cha-lê-n'), s. f. Nom, en Lorraine, de terres calcaires. Lorraine : les chalaines sont dos terres calcaires, heuzé, la France agricole, carte n° 6.
). CHALAND, ANDE. — ÉTYM. Ajoutez : Quelque difficile, à cause du sens, qu'il soit d'assimiler chaland, chalande à chaland, sorte de navire, néanmoins celte étymologie reste la plus plausible. M. Bovet, dans un article de M. Berthoud, Journal de Genève, 3 déc. )874, propose chalanl, participe de chaloir: le chaland, celui qui Uûsire, qui est amateur de tel ou tel objet; mais chaloir est impersonnel, du moins dans tous les exemples connus, et ne se construit qu'avec la négation ou l'interrogation : Ne vous chaut, que voui chaut? Il me chaut d'une chose, et non je chau d'une chose. Cet obstacle grammatical parait difficile à surmonter.
2. CHALAND. — Etym. Ajoutez : On a aussi proposé l'arabe chalandl, bateau plat; mais M. Dévie, Dict. étxjm., objecte que chaland s» disait en normand calant, et qu'un ch arabe peut difficilement devenir un c dur.
t ) . CHALCIDE (kal-si-d'), s. m. || 1» Genre de sauriens. Dans les reptiles, les lézards ont quatre pattes, les bimanes les deux antérieures seulement, les bipèdes et leschalcides lesdeux postérieures... CH. MARTiNS, Rev. des Deux-Mondes, )5 fév. )87G, p. 762. Il i' S. f. Genre d'insectes hyménoptères. Ce savant observateur a dernièrement présenté à la commission la petite chalcide {chalcis minuta) de Linné; il n'y aurait qu'à aider à la multiplication de la petite chalcide pour ajouter un moyen puissantà ceux de... (contre le pliylloxéra], Trav. de la comm. départ, contre le phylloxéra, Perpignan, )874, p. )52.
— éyym. XaXxoç, cuivre, à cause de la couleur cuivrée de ces sauriens et de ces insectes.
t CUALCIDÎQUE. Ajoutez : M. Mowat conclut que le chalcidique était une annexe complémentaire, une partie accessoire de la basilique ou de la curie, c'est-à-dire qu'il n'y avait point de chalcidique sans basilique et sans curie, ferd. delau- NAY, Journ. offic. )) mars )873, p. )69o, 2" col.
CU.iLE.— ETYM. Ajoutez -.a. Devic, Dict. éttjm., dit : « Bien que le mot se trouve dans la langue arabe moderne, ce n'est pas là que nous l'avons pris ; d'introduction peu ancienne en Europe, il a été apporté d'Orient par le commerce anglais: c'est le persan châl, sorte de drap grossier en poil de chèvre ou de brebis que les derviches jettent sur leurs épaules en guise de manteau ; le mot s'est ensuite spécialement appliqué au tissu de cachemire. » L'exemple suivant prouve qu'en effet, au commencement de ce siècle, l'usage du châle était récent, puisque le mot en était encore incertain : Vous me tendriez la main, ou bien un bout do votre châle (est-ce le mot?), sachant que je suis et serai toute ma vie, madame, p. L. COURIER, ie((re du )5 avril )806, à Madame '*".
CHALET. Ajoutez : — REM. J. J. Rousseau, Héloise. i, 36, dit : « Autour de l'habitation principale sont épars assez loin quelques chalets. » Et en note : « Chalet, sorte do maisons de bois oîi se font les fromages et diverses espèces de laitage, dans la montagne. » Cette note montre que J. J. Rous.seau est le premier qui ait introduit ce mot suisse dans le français.
— ETYM. Ajoutez: Contre la dérivation par tasa ou castelletum, M. Berthoud écrit : « L'étymologie latine aurait donné chdlel; cette faute de pro-
CHA
nonciation était insupportable à Rousseau ; jamais on ne dit chalet en pays romand ; il n'y a des chalets proprement dits que dans les Alpes. » Cette observation écarte les conjectures latines sur l'origine do chalet ; et l'on ignore d'oit vient ce mol.
CHALECR. Ajoutez : \\ 7* X la chaleur des enchères et à l'extinction des feux, même sens que à l'extinction des feux (voy. extinction).
t CHALIN (cha-lin), s. m. Dans l'Aunis, éclairs sans tonnerre, CJoss. aunùicn, p. 85.
— ETYM. Ane. franc, chaliiie, le fort de la chaleur, du lat. cakre, être chaud.
t CUALlNOPTiSRK (ka-li nu-ptè-r"), s. m. Nom d'une espèce de papillons. t:he/. les [lépidoptères] nocturnes, elles [les ailes] sont maintenues horizontalement par un frein qui a fait donner à ces papillons le nom de chalinoptères, a. mangin, Journ. ofjic. )9 sept. )872, p. 6087, 2" col.
— ÉTYM. XaXivo;, frein, et TtiEfov, aile.
t CIIALLIS (cha-li) , s. m. Voy. chaly au Supplément.
t CHALON (cha-lon), s. m. Dans l'Aunis, banc d'argile, terrain argileux, Closs. aunisien, p. 85.
t CHALOSSE (chalû-s'), s. f. Nom, dans Tarnet-Garonne, d'un cépage blanc, les Primes d'Iionneur, Paris, )872, p. 466. || Même nom dans l'Ariége, ib. Paris, )873, p. 506.
— ETY.M. Chalosse, petit pays, dont la capitale est Saint-Sever ; il est aujourd'hui compris dans le département des Landes.
t CH.\LOT (cha-lo), s. m. Nom d'un poisson du Danube. Les espèces de poissons les plus communes sont l'esturgeon, le brochet, la truite, le chalot... Journ. offic. 6 juil. )874, p. 4C7), 2» col
t CHALOUPIER. Ajoutez : || 2° Ouvrier chaloupier, ouvrier qui travaille aux chaloupes, Bultet. des Ixiis, part, suppl. 2« sem. n°72), p. )ou8.
t CHALUC (cha-luk), s. m. Nom d'un poisson, le gade merlus.
t CHALUTIER (cha-lu-tié), s. m. || l" Pêcheur au chalut. 25 ou 30 chalutiers du port de Trouville se ionl déterminés à remonter au nord et à chaluler entre Calais, Dunkerque cl Ostende pendant la saison du hareng.... Journ. offic. 8 févr. )»75, p. )048, S- col. 112° Adj. Chalutier, chalutière, qui appartient au chalut. Les calmes ont empêché les bateaux chalutiers, qui ne peuvent pêcher qu'à Ui voile, de sortir aussi souvent qu'en )873, Statistique des pêches marit. 4874, p. 47. Il Pêche chalutière, pêche au chalut, Journ. offic.
9 aur. 4872, p. 2449.
t CHALY (cha-li), s. m. Rtoffe de poil de chèvre. Il On dit aussi chaJys. Étoffes légères : chalys nouveauté, garanti indéchirable. Journal officiel, 9mars)872, p. )694, 4" col. Il Et encore challi.s. En 4 838, le même fabricant [M. Jourdain, de Trois-Villes] créa le challisà chaîne de soie orj^ansia et à trame de fine laine, joh.n l. hayes, dans Mém. d'Agric. 4870-7), p. 326.
t CHAM^DORÉE (ka-mè-do-rée), s. f. Genre de palmiers. Les chamadorées sont dioïques, Revue horticole, )6 sept. 4 876, p. 35).
— ETYM. XïiJi»!, à terre, et Sopu, lance.
t CHAMAILLERIE (cha-mâ-Ile-rie, J/ mouillées), s. f. Querelle de gens qui se chamaillent. Ce prince [le duc d'Orléan.s] dit à la reine sa strur [Anne d'Autriche], en riant, que le prince [Condé] et le coadjutcur [Retz] étaient fort mal ensemble, et qu'il allait avoir bien du plaisir de leur chamaillerie; voilà ses propres mots, W' de motievillk. Mém. p. 405.
t CHAMBONNAGE (chan-bo-na-j'), s. m. Les terres sablonneuses dites chambonnages des environs de Moulins, HEUZÉ, Ja France agricole, p. )ii.
t CIIAMItO.VNIN (chan-bo-nin), s. m. Nom, dans l'Indre, d'un cépage rouge, les Primes d'honneur, Paris, )873, p. 224.
CHAMBRE. Ajoutez :\\ii° Chambre d'emprunt, tranchée que l'on pratique dan^ un champ pour en retirer la partie sous-jacente à la terre végétale, et faire quelque renjblai. Des concavités dites chambres d'emprunt, d'oii ont été extraites les terres employées à la construction des chaussées du chemin de fer. Gaz. des Trib. ) ) avr. )874, p. 360, I" col. Que les fièvres d'accès dont.... le requérant a subi les atteintes ont été en partie causées par les eaux stagnantes réunies dans les chambre» d'emprunt creu.sées à peu de dislance de son habitation pour y prendre les terres destinées aux remblais du chemin de fer de Lyon à la Méditerranée, ib. 3" col. Il 15° Teime d'arljllerie. Chambre du projectile, partie de r*me d'un canon dans laquelle se place le projectile au moment du char-
CBA
gement ; chambre de culasse, partie dans laquelle est engagée la culasse.
CHAMBRÉE. Ajoutez : \\ i° Tout ce que contient de vers à soie une pièce oii on les élève. Voilà une bonne chambrée.
CHAMBRER. Ajoutez : || 8* Chambrer une arme à feu, y former une chambre. On a pris le parti de chambrer ces fusils [chassepot] de façon qu'ils puissent utiliser la cartouche Mauser, Joum. offic. 5 sept. (873, p. 5734, 4™ col. || 8* X Neuchitel (Suisse), chambrer le vin, le garder dans la chamire, pendant quelques heures, pour le mettre à une bonne température, avant de le servir à table. Il 9" Se chambrer, se confiner dans une chambre. Mlle de Varandeuil se chambra avec elle tous les jours, de midi à si.x heures, pendant quatre ans, MM. DE GONCOL-RT, Germinie Lacerleiix, ch. ii.
CHAMBRIÈRE. Ajoutez : 1| fi-Dans l'Aunis, morceau de bois avec une entaille qui sert à maintenir la première douvelle sur le moule d'une futaille, Closs. aunisien, p. 85.
CiI.\MEAr. Ajoutez :\\i° Sorte de papillon, lombui camelina.
t CHAMELET (cha-me-lè), î. m. Jeune chameau, LAHGEAU, le Sahara, i" voyage.
t CHAMERO\ (cha-me-ron), s. m. Nom, dans l'Allier, de l'oxyde de fer, qui s'y trouve par bancs, les Primes d'honneur. Paris, <872, p. 262.
t Cn.AMI.\RD (châ-mi-ar), s. m. Nom de l'hydromel, en Bretagne (Cc'ites-du-Nord), où la plupart des enseignes de cabaret portent : cidre, chamiard.
t CHAMITIQCE (ka-mi-ti-k'), adj. Qui a rapport à la descendance de Cham, aux Chamites. Les nations chamitiqncs. || Langues chamitiques, langues comprenant le groupe égyptien, le groupe libyen et le groupe éthiopien. 11 est à peine besoin de dire que ce terme de langues chamitiques est tout aussi défectueux que celui de langues sémitiques ; l'usage pourtant parait le consacrer.... les langues chamitiques ont couvert la plus grande partie de l'Egypte et tonte la rive africaine de la Méditerranée, A. BOVELACQLE, Linguist. p. (99, Paris, <876.
— KTYM. Cham, fils de Noé.
CHAMOIS. Ajouie: : — HIST. xn* S. Chevax [ils] poignent et lances beissent. Un petit les ont aloigniées. Tant que par les quamois [feutres en peau de chamois] les tiennent, crestien de troies, Chev. au lion, v. 2246. |{ xui* s. Dusqu'el chamois brise sa lance, cilles de chin, v. 224.
t CHAMOISER. Ajoute: : — HIST. xrv' s. Que nulz ne puist camoisser basane (f390), Ord. des Tois de France, t. vn, p. 565.
t CHAMOISITE (cha-moi-zi-t'), s. f. Sorte de minerai. Parmi les séries de minerais variés de la région pyrénéenne se trouve la chamoisite de Rabat (Ariége), etc., l'hématite rouge, qui l'accompagne au mur du gîte, Joum. olfic. it août (876, p. 6212, i" col.
). CHAMP. Ajoutez : jj IB" Terme de turf. L'ensemble des chevaux qui se présentent pour figurer dans la même épreuve. Parier pour un cheval contre le champ, c'est parier pour un cheval contre tous ses concurrents.
•} CHAMPAC (chan-pak), s. m. Arbre des Indes orientales, cultivé dans les jardins pour ses fleurs odoriférantes {michelia champaca, L). || On dit aussi sampac.
— ÉTVM. Malais, tehampaka.
t ♦. CHAMPAOXE (cham-pa-gn'), s.f. Usité dans cette locution : fine Champagne, eau-de-vie fine de Cognac.
— ETYM. Champagne, nom d'un village de la Charente-Inférieure.
t CHAMPAG>'ISI!, ÊE (chan-pa-gni-zé, zéè), adj. Se dit des vins auxquels on donne qaclquesuns des caractères du vin de Champagne. La fabrication de ce qu'on appelle les vins champagnisés, Monit. unie. 22 juil. 1868, p. (098, 2 col. || On dit aussi champanisé. On fabrique à Saumur, à Angers et à Chalonnes, depuis (834, des vins champanisés, tel Primes d'honneur, Paris, (872, p. (66.
t CHAMPANA (chan-pa-na), s. f. Sorte de navire chinois. Nous primes le parti de retourner à Macao dans les embarcations dont nous disposions et dans une champana que les Chinois purent nous louer, Joum. o^/ie. 28 déc. (874, p. 8624, 3* col.
CHAMPART. Ajoutez : || 2* Nom, dans le département d'Eure-ct-Loir, d'un mélange de froment et de seigle ou d'orge, le* Primes d'honneur, Paris, (872, p. 29.
t CHAMPAYE (chan-pê), ». f. Nom donné, en Dombcs. à des bois ruinés par le pâturage du bétail, ou à des cham; s qui, par suite d'inculture,
CHA
se couvrent de bouleaux, d'aulnes, de genêts ou de bruyères. Chronique agricole, févr. th69.
— Er\M. Dérivé de champ.
t CH.\MPIGXONNEl'X, EUSE (chan-pi-gnoneù, neù-z'), adj. jj !• Garni de champignons, de moisissures. Ah I cette auberge, quelle tanière ! enfumée, humide, champignonneusc I l'Opinion na'.ionale, (8 mai (876, p .2, (" col. || 2° Qui appartient au champignon. La matière champignonneusc [de la teigne], lallieb, le Progrés médical, 20 janv. (877, p. 45.
t CHAMPIGNONNISTE (chan-pi-gno-ni-st'), s. m. Celui qui cultive, exploite une champignonnière. Un champignonniste doit être considéré comme un jardinier ou cultivateur. Gaz. desTrib. 30nov. (87(.
t CHAMPLEVÉE (chan-le-vée), s. f. Dans les émaux, action de creuser les intervalles laissés par les traits, et de remplir les cavités de matière vitrifiable, Journ. offic. 2 juill. (872, p. 4498, ("col.
t CHAMPTOURNE (chan-tour-n'), s. f. Nom, dans l'Isère, d'un canal d'assèchement. Attendu que le syndicat [de Saint-Ismier, à Grenoble] a fait exécutÊr un large canal, appelé champtournc.... en ce qui touche seulement les dépenses d'exécution et d'entretien de la champtourne construite par ledit syndicat.... Arr. du cons. d'Étal, 8 août (873.
t CHANANÉEN, ENNE (ka-na-né-in, è-n'), adj. Qui appartient au pays de Chanaan. Les tribus chananéennes. Les habitants de Sodome et de Gomorrhe étaient de sang chananéen.
t CHANCELARIAT (chan-se-la-ri-a), s. m. Fonction de chancelier. Il [Le Brun] abdiqua en bonne forme les fonctions du chancelariat, et en remit les marques entre les mains de M. Ratabou, de MONTAiGLON, Hist. de l'Acad. de peint. [Mém. attribués à n. Testelin), t. u, p. 37.
CHANCELLEMENT. — HIST. Ajoutes : xrv' S. Tilubatio, canceilemens, escallier, Yoeàb. lat.franç. 2499.
t CHANDELAGE (chan-de-la-j'), s. m. Se dit, dans le département de la Manche, de l'action de mirer à la chandelle les œufs un à un, pour s'assurer de leur fraîcheur, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. 25,
2. CHANDELIER || 10° Chandelier d'eau. Ajoutex: Il ne resta plus qu'un chandelier à rétablir dans la grotte et quelque chose aux corniches de rocaille, Lett. etc. à Colbert, t. v, p. 329. || 11» Dans les chablis, la partie de l'arbre brisé restée debout; on dit aussi quille ou tronc, bagneris, Manuel de sylviculture, p. 6, Nancy, (873. || 12° Nom donné, dans la Loire-Inférieure, à des tas pyramidaux de mottes de tourbe, ainsi dits parce que, vus à distance, ils ressemblent à d'énormes candélabres d'église.
CHANDELLE. Ajoute: : || 7° Terme d'ébénisterie. Pied cannelé. Une corbeille que soutiennent des chandelles ou pieds cannelés, E. bergerat, Joum. Ofjic. 29 déc. (874, p. 8640, 2° COl.
Ajoutez : — REM. Les -Mémoires de Miraulmont citent cette fameuse ordonnance royale qui obligeait le chancelier de France à rendre au trésorier les tronchons de la cire qui avait servi à son éclairage. L'ordonnance, comme toutes les autres, passa sans remédier au mal, mais elle eut l'honneur de créer un proverbe. C'est de là que date le mot si célèbre : les économies de bouts de chandelle, ED. texier, leSiècle du 3( janvier (864.
CHANFREIN. Ajoutez : || 6° Nom, dans l'Aunis, de l'extrémité des douvelles taillées en biseau, Gloss. aunisien, p. 85.
CHANGÉ. Ajoutez : — REM. Changé de, comme on disait en latin mutatus ah (quantum mutatus ab illo Hectore). Les choses sont bien changées de ce que vous les avez vues, volt. Lett. à CoUini, 29 déc. (760. (Voy. au n° 5 un exemple analogue de Molière.)
f CHANGFJVBLE. — HIST. Ajoutez : xn° s. Une li suens quers ne fu chanjahle ; Ce qu'il diseit esteit cstable, benoît. Chronique, t. ii, p. 369, v. 26134.
CHANGEANT. Ajoutez : |'| 2° S. m. Nom de deux papillons de jour, dont les ailes jettent une lueur bleue, suivant qu'elles occupent telle ou telle position.
CHANGER. — ETVM. Ajoutez : M. d'Arbois de Juhainville {Revue celtique, t. ii, p. (28) remarque qu'il pourrait être à propos de dire que, suivant le glossaire gaulois publié par Endlicher, famiit'are est gaulois, et que cette assertion du glos- ,sateur inconnu parait justifiée par le verbe breton armoricain kemma, qui équivaut à cambiam.
•t CHAXQUE (chank'), s. f. Nom, dans la Gironde, d'une échelle à un seul montant que le rési-
CHA
nier appuie contre l'arbre, quand il e.st gêné dans son travail, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 434.
CHANSON. Il Proverbe. Ajoutez: |{ C'estletonqui fait la chanson, c'est ainsi qu'on dit à Genève, au lieu de : c'est le ton qui fait la musique, voy. 2 T0N,n° 8.
CHANTANT. Ajoutez : || 5» Flammes chantantes, becs de gaz enfermés dans des tubes de verre do longueur différente, qui produisent, par leurs vibrations, des sons distincts.
t CHANTERIJi (chan-te-rie), s. f. Terme de dénigrement. Mauvais chants, chants ennuyeux.
— HIST. xvi's. On peut bien faire doute, si leurs chanteries et prières |des prêtres catholiques] sont plaisantes à Dieu, sleihan, llist. de l'estat de la religion et republique soux Charles V, p. 67.
2. CHANTIER. Ajoutez :l\b° Nom donné, dans les pures d'huitres, à une levée de terre sur laquelle les amareilieurs circulent.
CHANTRERIE. Ajoutez : — HIST. xiV S. La chanlrerie en juridicion et autres choses temporelles peut valoir xx livres ((384), varin. Archives administr. de Reims, t. m, p. 596.
CHANVRE. Ajoutez : || 3° Chanvre de Manille ou abaca (voy. abaca au' Supplément). Sur les pentes basses des collines et des montagnes [àZébou, une des Philippines] croit le musa textilis, qui donne le chanvre de Manille, Joum. offic. 23 sept. (875, p. 8259, 3° col.
t CHANVREOX. Ajoutez : || 2° Tourbe chanvreuse, tourbe formée de racines entrelacées, extrêmement poreuse et de qualité très-inférieure (dép. de l'Oise). Acad. des se. Comptes rendus,
t. LXXVII, p. (328.
t CHÀNVRIER. Ajoutes : \\ 2° Adj. Chanvrier, chanvrière, qui est relatif au chanvre. L'industrie de la filature et du tissage du jute se rattache à l'industrie linière et chanvrière. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. (oo.
CHAOS. Ajoutes : || 4° Chaos végétal, ancien nom du protococcus ou matière verte de Priestley.
t CHAOOCH. — ÉTYM. Ajoutez : C'est le mot turc tchâouch, huissier, conducteur de caravane.
t CHAPARDAGE (cha-par-da-j'), s. m. Action de chaparder. Le chapardage est une des habitudes les plus détestables pour la discipline; on riait des exploits du troupier en ce genre ; on avait grand tort, le vol est toujours le vol, l'Opinion nationale, (7 sept. (875, p. 2, 6" col.
i CHAPARDER (cha-par-dé), v. n. Terme de bivouac. Aller au lourrage, en maraude.
— ETYM. On pense que c'est un mot formé de chat-pard.
t CHAPARDEUR (cha-par-deur), s. m. Terme de bivouac. Celui qui va au fourrage, en maraude.
CHAPE. Ajoutes : || 9° Matière textile faite avec les frisons et la bourre de soie, dite aussi fleuret.
CHAPFjiU. Ajoutez : || 16° Chapeau ferré, nom du chapeau à cornes des officiers gé'néraHX, garni d'un galon d'or. || 17° Fig. Homme de paille, remplaçant sans titre sérieux. Ce ne sont pas des chapeaux que j'ai laissés sur mon siège d'administrateur [de compagnies financières], mais bien des titulaires réels : j'ai bien, j« crois, droit au repos, et ce repos j'y aspire, malou, minist. des fin. à la chambre belge, dans Joum. offic. du 30 mars (874, p. 2450, 2° col. (Cet emploi vient de l'habitude, dans les bals, de marquer sa place en y laissant son chapeau.)
— HIST. xvi° s. Ajoutes : Elle a commencé de si bonne heure d'imiter les deux savantes reines de Navarre.... ses aieule et mère.... à produire les fieurs et le fruit tout ensemble dont les Muses donnent la semence, qu'elle en a composé des chapeaux aux couleurs de bien dire qui y sauraient estre les plus acquises ayant à peine attaint l'agc de douze ans, du verdier, cité par baïle, article Jeanne d'Albret, au mot Navarre.
CHAPE-CHUTE. Ajoutes : On parle ici de la mort du pape; si elle arrive, ce sera une bonne chape-chute pour son successeur, qui n'en sera point marri, gui patin. Lettres, t. n, p. B9i.
Ajoutes : — HiST. xiii° s. Ains a trouvé kape keiie Pinchedé, jel sai par mes iex. Théâtre au moyen âge, Paris, (S34, p. (84.
CHAPELET. Ajoutez ; 1| 11° Nom donné à des liens en bois tordus, qui servent dans le flottage des bois.
— HIST. xiv s. Ajoutes : Tous ceulx de vostre compaignie s'y acordent [à vous louer de votre prouesse], et vous en donnent le prix et le chappellet, se vous le voulez porter, j. le bel, les Vray es Chroniques, t. u, p. 20(.
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CHAPELLE. Il 5' Jouer à la chapelle. Ajoutez: Cette confédération où vous avez fait serment d'affermir votre liberté.... a presque l'air maintenant d'une farce où vous êtes tous accourus pour jouer à la chapelle, L. du P. Duchéne, 86* lettre, p. 2. Il 10° Fig. Faire petite chapelle, se mettre à part. Le jeune peintre [Fortuny].... n'a pas voulu se hasarder dans ce grand tumulte de peintures [l'expositionl, non par orgueil et, comme on dit, pour faire petite chapelle, mais par vraie modestie et susceptibilité nerveuse d'artiste, th. Gautier, Journ. offic. feuilleton, (9 mai J870. || 11» En typographie, chapelle, exemplaires de livres imprimés retenus par le typographe.
CU.VPITEAU. — HIST. Àjoutex: xa' S. N'i ot bretesche ne danjon , Ne lors do marbre granz et lées, Forz, espesses, et bien ovrées. Tôt de gros marbre à or listé ; Ne se home de mère né Qui eu ostast un des quarrials, Ne le mener des capilials, BENOIT DE SAINTE-MORE, Romun de Troie, v. 7648.
CHAPITRE. Ajoute:;: || S" Fig. Réprimande , à cause que c'est en plein chapitre qu'on réprimande les religieux. Je serais plus sévère et tiens qu'à juste titre Vous lui pouvez tantôt en faire un bon chapitre, corn. Lexique, éd. Marty-Laveaux. Je veux avoir le chapitre, Si j'en dispute avec toi, ID. ib.
— REM. Bonheurs {Entretiens d'Arisle et d'Eugène, 2' entrelien) signale comme nouvelle la signification de sujet donnée à chapitre: 11 m'a parlé longtemps sur votre chapitre; il est savant sur le chapitre de la guerre ; je ne vous dis rien sur ce chapitre. Barbier d'Aucour lui reproche durement de l'avoir employé {Sentiments de Cléante, p. 352, édit. de (738) : « On a tort de nous reprocher notre inconstance sur le chapitre du langage : à quoi sert là ce chapitre, si ce n'est à brouiller une expression et la rendre très basse ? Être inconstant sur un chapitre ! y a-t-il là du sens ? point du tout, mais c'est assez pour le P. Bouhours qu'il y ait de la nouveauté. ■>
CII.VPON.NER. — HIST. A/'oute^.-xiV s. Bien savez, li cox chaponez Est as gelines mal venus,
J. DE CONDÉ, t. UI, p. 302.
t CHAPUT. Ajoutes :\\2' Dans l'Aunis, billot des tonneliers, Gloss. aunisien, p. 85.
CH.VQUE. — HIST. Ajoute; : xm« S. Chasqu'an l'amie au roi de gloire. Au haut jor de l'Ascension, Portons à grant procession Par le chastel et par la ville, GAUTIER de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. (Oo (l'abbé Poquet).
CHAR. Ajoutez : \\ 6° Char de c6té, char franccomtois, char suisse, voiture à quatre roues, portant une seule banquette placée dans le sens de la longueur de la voiture ; on y est assis, même le conducteur, de côté.
t CILVRABIA. — ÉTVM. Espagn. algarabia, algaravia, baragouin, galimatias; portug. algravia, arabia, même sens; de l'arabe al-arabiya, la langue arabe, qui semblait à ceux qui ne la comprenaient pas un galimatias, un bruit confus (dozï).
CHARADE. — ETVM. Ajoute: : Le provençal chorrada est mal interprété. M. Emile Durand fait remarquer que charrada signifie aussi longue causerie, et a une tout autre origine : le verbe charrà, causer, jaser.
CHARBO.V. Il 8» Ajoutez :Au pays de Liège, on fait une distinction entre la houille et le charbon : la houille, ce sont les gros morceaux; le charbon, c'est le tout venant. Enquête, Traité de commerce avecl'Anglet. t.i, p. 640.
— KEM. Les textes suivants expliquent la dénomination de charbon de Paris. Attendu qu'il appert des débats, qu'en (845, le sieur Popelin Ducarre a inventé un combustible qui avait pour principe l'agglomération de diverses matières; qu'il a donné à ce produit le nom de charbon de Paris, Gaz. des Trib. 28 oct. (874, p. (03i, (~ col. Ces industriels, respectant la dénomination de son inventeur, ont pris soin de présenter leurs produits à la consommation sous les titres distinctifs de : charbon des ménages ; charbon de Montreuil ; charbon de la ville ; charbon de Bordeaux; charbon économique; charbon nouveau, ib. 3" col.
— HIST. Ilxvf s. Ajoutez : TonneB.n de charbon de pierre [houille], mantellier, Glossaire, Paris
t CHARBONNETTE (char-bo-nè-f), s. f. Terme de forestier. Nom donné au bois débité pour faire du charbon, aux résidus de la bûche marchande susceptibles d'être transformés en charbon, nan- OUETTE, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy,
CÛARBONNUt». Ajoutex :\\1' Nom, dans la
CIIA
Haute-Marne, du cep, ainsi dit à cause de son grand chapeau, par comparaison au grand chapeau des charbonniers. Ainsi le cep, ce délicieux bolet qu'on nomme chez nous le charbonnier, a pour cousin germain le bolet meurtrier.... a. theu- RiET, Rev. des Deux-itondes, ^" oct. (874, p. 57».
tCHARDENAlou CUARDENEr{char-denè), s. m.
Nom, dans le Rhône, d'un cépage qui donne un vin blanc, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 38u.
CHARDO.N'NERET. Ajoutez :\\2' Nom que quelques-uns donnent au papillon du chardon, la belle dame, vanessa cardui.
t CHARDON.VERKrrE (char-do-ne-rè-f), s. f. Nom, dans l'Aunis, d'une plante dont les graines servent à faire cailler le lait, cxjnara cardoncellus, Gloss. aunisien, p. 86.
CHARGE. Il 15° Ajoutez : Restait-il |J. Duvivier] rêveur auprès du feu, sa vue se fixant sur un charbon y apercevoit des traces de figures qui frappaient son imagination; aussitôt, prenant le crayon, il les dessinait ; il en faisait autant d'après des morceaux de pain, des fruits à moitié mangés, des plis de serviette et des bois veinés ; rien ne lui plaisait tant que de découvrir dans ces objets des caractères que l'on inventerait difficilement et qui, rendus sur le papier, paraissaient naturels ou possibles ; il est inconcevable combien il a laissé de ces charges, sans celles qu'il a dessinées sur les murailles de son logement, l. gou- GENOT, dans Mém. in/id. sur l'Acad. de peint, publ. par Dussieux, etc. t. tii, p. 324. || 20° Parler sans charge, s'est dit pour parler sans en être chargé, sans y être autorisé. Vous dites des merveilles de mon mariage avecques la gloire.... mais j'ai peur que vous parliez sans charge ; êtes-vous bien avoué de la dam» de la part de qui vous parlez ? il y a apparence que non, Balzac, Lett. irtéd. cliu (édit. Tamizey-Larroque).
CHARGÉ. Il 12° Ajoutez : Il [Callot] y avait trouvé [à Florence] une manière dominante qui était trop chargée, mais qui convenait pour des sujets burlesques, P. 1. Mariette, dans t. dumes- NiL, Hist. des amateurs franc, t. i, p. 277.
t CUARGEAGE (char-ja-j'j, s. m. jj 1° Action de charger. || 2° Terme d'exploitation houillère. Excavation servant à recevoir les produits des tailles et à les expédier à la surface. Plusieurs ouvriers ont été blessés à l'intérieur du puits, près du chargeage, par le choc de l'air, Extr. de la Meuse, dans Journ. offic. (5 nov. (875, f. 9343, 2° col.
— HIST. xiV s. Pour autres menus frais, comme tonlieus, kerkage et coletage (courtage) ((358), la Cloche des ouvriers (communiqué par M. Caffiaux).
CHARGER. Il 14° Ajoutez ; Il fallait, pour avoir de la réputation, outrer les caractères, charger inconsidérément les muscles, donner à ses figures des contorsions et des attitudes aussi fausses que bizarres, p. j. Mariette, dans j. dduesnil, Hist. des amateurs franc, t. i, p. 267.
t CHARGETTE (char-jè-f), s. f. Instrument servant à charger les armes à feu portatives, lorsqu'on les éprouve. L'éprouveur mesure la poudre avec une chargette et la ver.se lui-même dans le canon. Décret du 1 9 juin (865, portant règlement sur l'épreuve des armes à feu portatives, sect. iv, art. 22.
CH.iRGEUR. Ajoutez : — HIST. xiv" s. Manouvriers de bras, fossieurs, cargueurs, Rec. des monujn. inéd. del'hist. du tiers état, t. iv, p. (60.
CHARIOT. Ajoutes :\\ 8' Pièce du métier à tisser, dite au.ssi charivari (voy. ce mot au Supplément). Il 9° Dans les chemins de fer, appareil en forme de chariot circulant dans une fosse en contre-bas de la voie, et destiné à tenir lieu de la plaque tournante.
t CHARIOTÉE (cha-ri-o-tée), s. f. Plein un chariot. Une chariotée de blé. de bois, delboulle, Glo3s.de la vallée d'Ycres, le Havre, (876, p. 73.
CHARITABLE. Ajoutez .— REM. J. J. Rousseau a dit charitable à : Dieu voue donne un mari : vous lui ssrez charitable, Lett. à Mlle Galley, (4 mai (764. Rien ne s'oppose à cet emploi.
CHARITÉ. Ajoutes : || 6° Nom, en Normandie, de confréries établies pour rendre les derniers devoirs aux morts. Les charités, d'origine fort ancienne, sont encore en plein exercice dans tout le Lieuvin, U. MOisY, Noms de famille normands, p. (45.
CHARIVARI. jl;outei; Il 7° En Picardie, pièce du métier à tisser que fait aller la main gauche de l'ouvrier par un va-et-vient continuel, et dans le bas de laquelle il lance, do la main droite et dans une coulisse, la navette qui marche avec fracas sur deux petites roulettes comme un petit char. Il 8° Terme do costume. Pantalon de grosse toile
CHA
bleue rayée, garni de boutons de haut en bas à la couture longitudinale; on le mettait, au besoin. Comme la cotte, par-dessus le pantalon ordinaire. Les palefreniers [des haras] porteront : pantalon, forme de charivari, en drap gris, av'ec une bande écarlate en dehors, et ouvert, par le bas, jusqu'au mollet. Arrêté du ministre de l'intér. (5 mars (856.
i CH.\RIVARI1ÎUR. Ajoutes:— RKyi. Dans le Dauphiné, charivarieur se dit d'un homme d'humeur taquine, avec tendance à laplaisanterie ot au rire.
t CHARIVARIQUE. Ajoutez : — rem. On dit aussi charivaresque. C'est drôle, c'est charivaresque, c'est digne des légèretés écrites par le même auteur pour amuser des coulisses, cité d'après la Rev. de l'enseign. chrét. d'oct. (872par Laboulaye, Journ. offic. (6 juin (87s, p. 4329, 3' col.
CHARLATAN. — HIST. XVI' s. .• Ajoutez : Comment est-ce que ce sarlatan d'Eleazarpouvoit dire cela sans rire î le loyer. Discours et histoire des spectres, Paris, (605, p. 82(. '
t CHARLATANE. Ajoutes : Ces charlatanes nouvellement arrivées à Paris, Anti-menagiana,
t CHARLOT. Ajoutes :\\2' Nom anciennement donné au bourreau par le peuple de Paris.
CHARJLVNT. Ajoutes : —REM. 1. On a dit charmant à : Tout cela, sans me plaire en soi, m'amusait pourtant, parce qu'il faisait partie d'une manière d'être qui m'était charmante, j. j. Houss. Confess. m.
(. CHARME. Ajoutez :\\B' Aimer comme un charme, s'est dit pour aimer beaucoup, être ensorcelé par la passion, vadé, lEucr. compl. t. u, p. 3U3, dans en. nisard, Parisianismes, Paris, (876, p. 45. Il On dit se porter comme un charme, pour se porter bien, par une fausse analogie avec aimer comme un charme, cii. nisard, ib.
— REM. Ajoutes : || 3. Charmes, au pluriel, ne se dit qu'en parlant des femmes. Cependant Racine l'a dit, non malheureusement, d'un humme. Je plaignis Bajazet, je lui vantai ses charmes. Qui, par un soin jaloux dans l'ombre retenus. Si voisins de ses yeux, leur étaient inconnus, Baj. i, ( .
t CHARME-HOUBLON (chai-me-hou-blon), ,v. m. Arbre dit aussi charme d'Italie, ostrya carpinifolia, Scop., répandu sur la partie littorale des Alpes Maritimes , MATHIEU, Reboisement des Alpes, Paris, (875, p. 77.
t CHARMEUR. —REM. On l'a employé adjectivement : une grâce charmeresse. Ce n'est point un néologisme , car ce féminin se trouve dans Montaigne : X l'encontre des immodérées et charmeresses blandices de la volupté, iv, 300.
t CHARNALITÉ. Ajoutes ; Pour tant plus l'émouvoir [Catherine de Sienne], venant avec ses compagnons en forme d'hommes et de femmes, il [Satan] faisait mille et mille sortes de charnalités et lubricités à sa vue, saint François de sales, Introd. à la vie dévote, iv, 4.
CHARNEL. Ajoutez : — REM. Avant Pascal, Corneille avait employé charnel substantivement pour homme dont le cœur est attaché à la chair. Que je vois de charnels porter haut leurs desseins! Imit. V. 3607.
CHARNELLE.MENT. — HiST. Ajoutez : XII" s. Quant la pense |Ia pensée] est charneilment ravie en alcun délit [délectation], li DialogeGreyoire lo pape, (876, p. 3(5.
t 3. CHARMER (char-nié), s. m. Nom, dans quelques provinces, de l'échalas. L'accusé nie ce fait, et prétend que c'est au contraire M.... [un vigneron qui voulait empichcr l'accusé de cha.sser dans sa vigne] qui l'a frappé d'un coup de charnier. Gaz. des Trib. (cour d'assises du Loiret), f" nov. 1874, p. (048, i' col.
— F.tvm. Le bas-lat. a carratium, d'où vient échalas (voy. ce mot). Mais charnier en vient-il aussi tCarratium n'explique pas l'n. Peut-être fautil recourir au bas-lat. quarnellus, objet taillé en cari-é (voy. créneau).
t CHARNIOT (char-ni-o), s. m. Nom, dans lo Loiret, des échalas, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. (96.
— ÊTVM. Le même que charnier 3.
tCHAROGNlER, 1ÈRE (cha-ro-gnié, gniè-r'),
odj. Oui vit de charogne (mot forgé par Restifde laliretonne). Je suis un animal multiple, quelquefois rusé comme Je renard.... parfois fugace etcharognier comme lo loup, iiestif de la bretonne. dans Journ. des Débats, 28 févr. (875. p. 3, i' coi. t CUARPAO.NE (char-pa-gn'), s. f. Nom d'une