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sorlc de panier, dans le dipartemcnt de la Meuse. Au dos lui bat une charpagne d'où s'échappent des herbages et les glanes des champs, mjj. de eos- CODRT, Garami, V Homme et lŒvvre, p. 354, cités par e. bekoerat, Joum. offie. 23 déc. 1875,
CUARPE-NTERre. Ajoutes : || 4' Dans rartillorie des xiv et XV' siècles, affût taillé grossiiroment, en forme d'auge en bois, portant à la partie antérieure un encastrement circulaire recevant la bombarde, dont la culasse s'appuyait sur le madrier formant la partie postérieure de l'auge.
t CHARPE-XTECR (char-pan-teur), s. m. Celui qui charpente, dispose les parties d'un drame, d'un roman, etc. Ce charpenteur du drame si émou- Tant.... /* A'od'onal, 29 janv. <873, s» col. || On dit aussi en ce sens charpentier.
4. CU.\RRÉE. — ETYM. Ajoute: : Comme la dérivalion par cendre n'est pas tout à fait sûre, il convient de rapprocher à tout hasard l'anglais to char, réduire en charbon, bien qu'on ne voie pas comment ce mot anglais se serait introduit.
t. CH.VRRETrER. Ajoute: : || 3" Cheval de charrette. La première [race] est composée des chevaux de gros trait.... le charretier, le camionneur y dominent, BOCHER, Rapp. à CAssemhl. nat. n" <9I0, p. 65.
2. CH.\RRETIER. Ajoute: : \\ Population charretière, hommes occupés à conduire les charrois. Les chemins [en Pensylvanie , pour l'exploitation du pétrole), mal entretenus , fatigués par un parcours incessant, étaient presque impraticables en hiver; et la population charretière était la plus mauvaise, la plus ignoble, la plus dangereuse qu'on pût voir, Joum. oflic. 25 sept. (876, p. 7)70, «'• col.
t CHARRIÈRE. — HIST. Ajoutez : || XVT s. La charriere [bac] du travers de Loire, mantellier, Clossatrf, Paris, (869, p. ta.
CHARRONXAGE. Ajoute:: — HIST. ivi« s. Droit de péage dit charonnage [transport par eau], à prendre en la rivière de Loire, à l'endroit du chasteau dudit Saint-Florentin-le-Vieil, sur chacun bateau ou chalan chargé de diz muids de sel, mantellier. Glossaire, Paris, 4 869, p. )8.
t CHARRONNERIE (cha-ro-ne-rie), s. f. Nom de l'industrie qui fabrique les chariots, les voitures, les roues, etc. Le charronnage est l'œuvre, le produit de la cbarronnerie.
CHARTE. Ajoute: : || *• Charte lapidaire, titre inscrit sur la pierre. Bibl. des ch. 2' série, t. ni,
2. CHARTRK. .iljouteî : — REM. Bien que chartre soit féminin même dans de très-anciens textes, cependant on le trouve masculin aussi à l'origine de la langue conformément à l'étymologie (lat. corcf r) : m' siècle. Et quant il encore ensi ne pot pas «molir la vcrtut de sa pense, dunkes enclost celui en un estroit chartre, et si loiat de fer lo col et les mains de celui, li Dialoge Grégoire lo pape, 4876, p. 468.
fCHARTRERIE (char-tre-rie), s. f. Nom, dans le moyen âge, d'un corps d'administrateurs qui gouvernaient les biens et revenus appartenant aux pauvres dans une ville, varin, Archiv. administr. de la ville de Reims, t. u, 2' part. p. 937.
tClIARTRIER.Aj'oulfj.-lli'Dans le moyen âge, nom donné à des administrateurs qui géraient les biens des chartreries ou fondations pieuses, vahin, Archiva administr. de la ville de Reims, t. u, î* part. p. 937.
•} 3. CHAS, s. m. En Franche-Comté, nom donné, dans une grange ou un hangar, à la portion qui s'étend d'une poutre à l'autre.
— HIST. xiv s. A Jehan Cossart donnons un chas de maison avec la place derrières, du cange, chastum. Et après se ala coucher.... en une petite chambre tenant audit chas ou cuisine, id. ib.
— ETYM. Les exemples de l'historique ont été mis à chas, trou d'aiguille; mais ils n'y ont aucun rapport, il faut les rapprocher de chai et de l'essai d'étymologie qui est donné à ce mot.
t CHASM.\. (ka-sma), s. m. Terme d'antiquité grecque. Le trou sacré par lequel les émanations fatidiques parvenaient à la pythie, Joum. offic.
3 janv. 4877, p. 32, 4" col.
— ETYM. Voy. CHASME.
t CHASME (ka-sm'), s. m. Néologisme. Entr'ouvcrture béante, gouflre. Il y a des auberges sur la rive américaine et sur la rive anglaise, des moulins et des manufactures au-dessous du chasme, CHATEAUBR. Mém. d'outre-tombe (édit.,dc Bruxelles), 1. 1, Cataracte de Niagara, etc. Je me serais bien
arrangé de finir mes jours dans le ca-stel qui domine le chasme, id. ib. t. v, Bords du Rhin.
— ETY.M. Angl. chasm, du lat. chctsma, qui est le grec x.é.ayjx, ouverture béante, de x"'"") '*■'* béant.
t CHASSAGE (cha-s.vj'), s. m. Terme d'exploitation houillère. Galerie d'allongement tracée suivant la direction des couches.
CU.ASSE. Ajoute: : [) 15" Ancienne locution : faire chasse, se sauver, s'en aller. Le pauvre gars.... puis après il fit chasse, la font, ilazet. Il Les marins disent prendre chasse, pour fuir. Malherbe a dit, en ce sens, prendre la chasse. Quand nous sommes suivis, le moyen de nous garantir c'est de faire ferme; ceux qui prennent la chasse ne faillent jamais désire abattus, malh. Lexique, édit. L. Lalanne. Aujourd'hui il ne faudrait pas modifier la phrase des marins, et dire prendre la chasse, comme on faisait au xvir siècle. Il 16' On dit d'un cheval qu'il a de la chasse, lorsque les membres postérieurs sont vigoureux. Il 17" Dans l'Aunis, chasse, bout de douvelle sur lequel les tonneliers frappent pourchasser les cercles, c'est-à-dire les mettre en place, Gtoss. aunisien, 4870, p. 86.
t CHASSE-BOSSE. Ajoutez : — HEM. Le Dictionnaire de Trévoux fait ce mot du masculin.
— HIST. XVI" s. La chasse-bosse esteint la ficre inimitié Des acharnez genêts, si leur provoyant maistre Durant leur chaud combat l'attache à leur chevestre, do bartas, Œuvres, i, 4 36 (éd. do 4 6)4, la page par erreur porto 4 22).
f CHASSE-DERRIÈRE (cha-sc-dè-riè-r'), s. m. Homme qui pousse par derrière. Il leur faut un aide, ou, par manière de dire, un chasse-derrière, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t CHASSE-GUEUX (cha-se-gheù), s. m. Officier établi, dans quelques villes, durant le xvii' siècle, en temps de peste, pour empêcher les vagabonds d'entrer.
t CHASSEMENT (cha-se-man) , s. m. Action de chasser, d'expulser. Aussitôt qu'il [le roi] aura la nouvelle qu'il espère du chassement des ennemis de la ville de Turin, Richelieu, Lettres, etc.
t. VI, p. 466 ()639).
t CHASSE-NEIGE (cha-se-nè-j'), s. m. Nom, dans le Nord, de vents impétueux qui soulèvent des tourbillons de neige. Des gelées, des chasse-neige, des vents violents, voire même des tempêtes qui duraient quelquefois trois jours sans interruption, me mettaient dans l'impossibilité d'avancer rapidement, Joum. offic. 4 fév. 4 873, p. 820, 3' Col.
CHASSER. Ajoute: : \\ 14" Chasser au poids, chasser de manière à rapporter un poids considérable de gibier. Le chasseur qui chasse au poids pour faire bouillir la marmite et couvrir tout doucement ses dépenses, carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 34, Hetzel, 4866. || 15" Se chasser, être chassé, expulsé, La pauvreté est un méchant diable qui ne se chasse que malaisément, GUI PATIN, Letl. t. n, p. 49).
f CHASSE-ROUE. Ajoutez :l\i° Pièces de fer qui empêchent que les roues ne dégradent les murailles. D..., camionneur, pour réparation d'un dommage occasionné aux chasse-roues et à la voûte et porte cochère par une voiture qui, sous la conduite de D..., a introduit dans la maison des marchandises destinées à F..., Gax. des Trib. 26 juin 4874, p. 607, 4" col.
CHASSEUR. Ajoute: : || 9" Morceaux du chasseur, morceaux que le chasseur préfère dans le gibier. Dans le lièvre, le levraut et le lapin, les morceaux les plus estimés, et que l'on appelle, par rareté, morceaux du chasseur, se prennent aux côtés de la queue ; le rable, les cuisses et les épaules vont après, de couhtin, la Civilité française, p. 409, Paris, )695.
t CHASSE- VASE (cha-se-va-z') , s. m.' Appareil destiné à faire sortir des ports la vase qui les encombre. Le chasse-vase automoteur, guéraud, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 75S.
CHÂSSIS. Ajoute: : || lî° Terme d'artillerie. Grand châssis, ensemble des pièces sur lesquollos recule l'affût de place et de cote. Petit chàsiis, celui qui porte en son milieu une cheville ouvrière, et sur lequel repose la partie antérieure du grand châssis.
t CHÂSSISSIER (châ-si-sié), ». m. Ancien terme qui désignait les faiscuis de châssis. L'Encyclopédie nous apprend qu'il y a moins d'un siècle, il existait encore en province et à Paris mémo une corporation des châssissiers, dont la profession consistait à garnir les fenêtres, non de verre, mais
eux
seulement de morceaux de papier huilé, Joum.
offic. 9 août 4 875, p. 617), 2" col.
CHASTE. Ajoute: : || 4" Il se dit aussi de la pureté morale. La question est si.... on peut s'empêcher de nourrir dans son cœur le chaste amour de la récompense, boss. Rem. sur la réponse (de Fénelon) à la Relation sur le quiélisme.
t CHASTRE (cha-str'), s. m. Nom, dans la Provence, du merle à plastron. Le merle à plastron... c'est le fameux chaslre d'Alexandre Dumas et des Marseillais, carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 79, Hetzel )866.
CHAT. Ajoute: : || 13° Familièrement. Fait comme les quatre chats, avec une toilette toute en désordre. J'aime mieux être dans ces bois faite comme les quatre chats (hélas ! vous en souvientil?), que d'être à Vitré avec l'air d'une madame, sÉv. 25 déc. 4 675. Il H n'y avait que le chat, il n'y avait aucun témoin. J'ai dans la tète que s'ils [le duc de la Rochefoucault et Mme de Longueville) .s'étaient rencontrés tous deux dans ces premiers moments [à la mort du jeune duc de Longueville tué au passage du Rhin] et qu'il n'y eût eu que le chat avec eux, je crois que tous les autres sentiments auraient fait place à des cris et à des larmes, SÉV. 20 juin 4 672.
— REM. Aujourd'hui on dit : éveiller le chat qui dort; et, à l'historique, on en peut voir uu exemple du xv" siècle. Mais, au xm" s., on disait éveiller le chien qui dort. 11 y en a un exemple à chien; en voici un autre du xiii" aussi : .sire vnl- Ict, vos avez tort. Qui esveilliez le chien qui dort. Théâtre franc, au moijen âge, Paris, 4 834, p. 35. Le chat mis en place du chien doit être une méprise; car c'est le chien qui est le gardien et qu'il ne faut pas éveiller,
t CHATAIG\.\L (cha-tè-gnal), s. m. Nom, en Guyenne, de terres granitiques. Guyenne : les ségalas sont des terres granitiques graveleuses, et les chataignals des terres granitiques, heuzé, la France agricole, carte n" 5.
— ÉTYM. Châtaignier.
t CHAT-CERVIER, voy. lvnx.
t CHÂTE (châ-t'), s. f. Nom, à Marseille, des chalands, sorte de grands bateaux. Les châtes sont de grands bateaux impropres d'ordinaire à une vraie navigation, et que l'en conserve dans le port, à l'état de docks llottants , pour remiser des marchandises,./ourn.o/'/îc. 47 juiU. 4 875, p. 5472, 3" col.
t CHAT -EN-JAMBES (cha-tan-jan-b'), s. m. Embarras que l'on suscite à quelqu'un. Ou l'a accusé [Benjamin Constant] d'avoir rédigé la proclamation du dac de Brunswick; ce sont là de ces inventions de parti comme celle de l'assassinat d'.indré Chénier contre Marie-Joseph; c'est ce qu'on appelle jeter à son adversaire un chat-enjambes, saiSte-bedve, Portraits littéraires, 4864, t. m, p. 267. L'expression est de Michaud l'académicien, très-bon journaliste, mais qui aussi, comme tel, savait employer au besoin contre l'adversaire l'arme de la calomnie; il appliqua un jour ce mot de chat-en-jambes, précisément à propos de l'accusation forgée par lui et par les autres écrivains royalistes sous le Dire'ctoire contre Marie-Joseph : Ah! disait-il en souriant et s'applaudissanl, nous lui avions lâché là un fameux chaten-jambes, ID. ib. en note. || Voy. à cBat, n" I, la locution : jeter le chat aux jambes.
CHATIÈRE. Ajoute: ;||4° 11 s'est dit, par plaisanterie, pour refuge, demeure d'un chat. Raton [Voltaire travaillant à une réponse à Guénée] joue actuellement avec la souris nommée Guénée; mais ses pattes sont bien faibles ; je ne sais si ce combat du chat et du rat d'église pourra amuser les spectateurs; le parti du rat est bien fort, il est toujours prêt à étrangler Raton ; et on voudrait le prendre dans sa chatière, si on ne disait pas quelquefois que ce n'est pas la peine, et que Raton est mort ou autant vaut, volt. Lett. à d'Alembert, 48 nov, 4776,
t CHÂTIEUR. Ajoute: : — REM, Le Dictionnaire n'a de châtieur qu'un exemple de Saint-Simcn, Longtemps auparavant, Balzac s'était servi de ce mot : Vous êtes le plus galant châtieur qui fut jamais, Lett. inédites, xxxvu éd, Tamizey-Larroque,
t CHATIRONNER (cha-ti-ro-né), V. a. Terme de céramique. Cerner d'un trait foncé ou nuir une figure quelconque, un ornement par exemple, afin d'en prononcer le contour lorsqu'il est vague ou baveux.
t CH.\TOUILLE. Ajoute: : — ÉTYM. Corruption de septœil (voy. ce mot au Dictionnaire).
en A
CHATOUILLER. — KTYM. Ajoutez : M. Ascoli, Àrchh'io, t. ii, p. 322, pense que le français chatouiller et autres formes romanes (elles sont nombreuses) qui commencent par cal ou gat, peuvent provenir du lut. catus , chat, mais par l'intermédiaire de termes dérivés, catnilus, catriculus , catuculiis, catruccius, etc.
t CHATOIILLEUSE (cha-tou-lleû-z'), s. f. Un des noms vulgaires de la chique. Sous l'influence des pluies venait de naître un nouvel ennemi dont les attaques étaient invisibles, une sorte de ohiron que les indigènes ont nommé chique ou chatouilleuse , A. DE DniMONT , Une colonie framaise [la Guyane] sows Louis XV, p. l«. Une .seule chatouilleuse peut ainsi produire des désordres incalculables, et comme conséquence la gangrène et la mort, lu. ib.
CHATOUILLEUX. Ajoute: ; xiV s. Ne me touchez point, car je sui bien chatoilleus, Rev. critique, 5* année, 2* semestre, p. 403.
CHÂTHÉ. Ajoute: :\\ 3' Fig. Privé de, manquant de. Certes, ces femmes-là, pour mener cette vie, Portent un cœur chilré do toute noble euvie, A. DE MUSSET, Don Paez.
t CH.\TrE. Ajoutez : |1 3° Espèce de grappin sans empattement qui, attaché H l'extrémité du filet, sert à en fixer la tête en se piquant au fond de la mer. Souvent il arrivait que des bateaux do seine, pour avoir un droit de priorité sur leurs rivaux, jetaient à la mer la chatte de leur filet et prétendaient avoir commencé à déborder la seine, bien qu'ils stationnassent longtemps dans cette position ; le § 3 déclare que le fait de stationner sur la chatte ne constituée un bateau aucun droit de priorité, hautekeuille, Code de la pêche maritime, p. 351.
t CU.\TTEPELOUSE (cha-te-pe-lou-z') , s. f. Nom du la chenille en Normandie. || Dans certaines parties de la Normandie, on prononce cattepeleuse.
— Etv.m. Chatte poilue. C'est de ce mot normand que l'anglais a fait son calerpillar.
t CUAUCHfi. Ajoute: : || 2" Nom d'un cépage de l'Aunis. Il y a le chauché noir et le chauché gris. Le vin d'Aunis, célèbre au moyen âge, se faisait avec le chauché, Gloss. aunisien, p. 86.
CHAUD. Il 1" Fig. Avoir les pieds chauds (voy. rinu, n' i). Ajoutez : || 11" Populairement. Il fera chaud, se dit ironiquement pour exprimer qu'on ne sera pas repris à faire quelque chose. Quand je reviendrai ici, il fera chaud.
— REM. Ajoutez : Il 2. La remarque 1 condamne il fait plus de chaud comme populaire; cependant Malherbe a dit : Le muletier est nu-pieds, et si, ce n'est point qu'il ait trop de cha.nd. Lexique, édh.
■ L. Lalannc ; et Mme de Sévigné écrit à sa fille le 8 avril (67) : Je reviens, après m'étre promenée aux Tuileries, avec une chaleur à mourir et dont ji< suis triste, parce qu'il me semble que vous avez encore plus de chaud....
t CHAUDE-PISSE. — HIST. Ajoutez : xiii» s. Si un,chival eut beu de celle eave par aventure [une eau noire ou jaune ou vermeille], si averoit la chaude pisse, Ilibl. des ch. 4* série, t. ii. p. 373.
t CHAUD-FROID (chô-froi), s. m. Mayonnaise. Il On écrit aussi chaufrois.
CHAUniËRE. Ajoutez : || 6° Terme de géologie. Chaudières des géants, cavités plus ou moins larges, creusées dans le roc vif, et dont la coupe intérieure rappelle plus ou moins celle d'un chaudron. L'exploration d'une chaudière de géant, que l'auteur [professeur Sexe] a découverte, en 1865.... cette chaudière a (23 pieds norvégiens de hauteur totale au-dessus du niveau de la mer, eug. MOUTON, Jouru. offic. H mai <874, p. 320, 2* col.
t CHAUDRf:E(ch6-drée), s. f. Dans l'Aunis, portion de la pèche prélevée pour la consommation des marins ou du patron d'un bateau, par suite, menu fretin, Oloss. aunisien, JS7o, p. «7
CHAUDRON. Ajoutez : \\ 6* Maladie du sapin qui consiste en un renftement de la tige, très-souvent en partie dépouillée de son écorce, siège d'un écoulement séveux, ii. flicue. Manuel de bot. forest. p. 28(1, Nancy, 1873.
CHAUDRONNÉE. Ajoute: : — HIST. ïvi' s. Chauderonnée,MANTEr.i.iEn, t^lossaire, Paris, (869, p. la.
CHAUDRON.VIER. —KTYM. J;ou(ei! : L'ancienne forme picarde était caudrelier : zi' s. Lo fait du mesticr *t marchandise des caudrcliera et fondeurs, Rec. des monum. inédit» de l'hist. du tiers état, t. IV, p. sor..
t CHADFAUD (ohô-fû), ». m. Terme de pèche maritime. Espèce do plateforme couverte, construite sur le bord de la mer, et s'y avançant aslilCT. IIV. lA LANUbE FRANÇAISE.
rii.A
sez pour que les embarcations puissent y venir décharger le poisson, hautefeuille, Code de la pèche maritime, p. 248.
— EtïM. Le même que échafaud. Le mot chaufaud est nouveau, il a été adopté par l'assemblée des armateurs réunis à Saint-Servan, le 5 janvier 1842. Les anciennes ordonnances désignaient celte espèce de construction sous le nom à'échnfaud.
(.CHAUFFE. Ajoutez: \\ Plantes chaufl'ées, celles qui sont produites par les cultures forcées, Jouni. o/Z/ic. 3( mai 1876, p. 3869, 2" col.
CHAUFFER. Aj»ute: : || S" Chauffer des plantes, en hdter la végétation par la chaleur artificielle. Il Fig.Chauffer des élèves, leur apiiliquer des moyens d'instruction qui hâtent leurs acquisitions aux dépens du développement total. Dans une classe composée en moyenne do 60 élèves, le professeur o«i soigne attentivement, en chauffe sept ou huit qui ont chance do réussir dans les compositions solennelles, MAXIME DU CAMP, Rcv. des VeuM-Mondes,
16 fév. (873, p. 809.
CHAUFFERIE. Ajotitej : \\ 3' Lieu, dans un navire à vapeur, où se produit la chaleur. L'eau entrait dans la machine avec une rapidité telle, qu'on n'eut pas le temps de fermer la porte de la cloison étancho qui séparait la machine des chaufferies; d'ailleurs la cloison de la soute au charbon ayant été enfoncée da».s la machine, l'eau entrait en masse par là dans la chaufferie, Journ. offic.
6 déc. (873, p. 75(2, (" COl.
t CHAUFFIÎUSE (chô-feù-z'), S. f. Chaise bass» pour s'apcrocher du feu et se chauffer.
t CIIAÙFOURAGE (chô-fOH-ra-j') , s. m. Nom, dans l'Oise, du ehaulage, les Primes d'honneur,
CHAULAGE. Ajoutes : 1| 4° Opération qui consiste à marquer à la chaux les wagons chargés de houille, pour empêcher ou Constater les détournements en cours de transport. Un arrêté royal de Belgique, du 9 juin (874, dispose que les indications de la lettre de voilure, en ce qui coneer«e certaines expéditions de charbons, « ne sont acceptées que comme hase de perception des taxes, •t que les tran.sporteurs n'ont pas à répondre du poids si les wagons arrivent à destination avec leur ehaulage iiitaet, » Gaï. des Trib. 30 nov. (876, p. ((69, 2' col.
t CHAUMAT (chô-ma), adj. m. Dans le département du Cher, pris chaumats, prés situés sur les collines, les Primes d'honneur, p. 363, Paris, 1874.
— ÊTVM. Chaume 2.
t 2. CHAUME (chô-m'), s. m. || 1° Nom , dans la Charente et la Saintonge, de terres calcaires pierreuses, presque infécondes, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 3(2. Saintonge : les terres calcaires pierreuses, appelées chaumes, sont peu productives, HEUZÉ, La France agricole, carte n" 5. 112° Nom donné, dans la Basse-Bourgogne, au sommet dénudé et pierreux des collines (on l'y fait féminin).
t CUAUMERET. Ajoutez : — ÊTYM. Le nom do cet oiseau est formé do chaume, comme chardonneret de chardon.
t CHAUMIS (chô-mi), s. m. Dans l'Aunis, champ couvert de chaume, Gloss. aunisien, (87u, p. 87.
t CHAU.SSAGE(chi'>-sa-j'), s. m. || l"Miseà neuf dos bassins d'un marais salant, Enquête sur les sels, (868, t. I, p. 609. Il 2° Action de chausser, d'entourer de terre le pied d'une plante. On coaltare.... la tige.... à partir des racines, ju.squ'à plusieurs centimètres au-dessus du- point oii le chaussage devra ramener la terre.... ii. de parville, Journ. offic. 7 avril («76, p. 25(o, 2° col.
CHAUSSEE. Il 5" Ponts et chaussées.... Ajoutez : C'est à mes dépens qu'elle [la terrasse de Fontainebleau] a été faite et sur les fonds des ponts et chaussées de ces pays-là, ST-siM. 399, 205.
CHAUSSER. — HIST. || xvi° s. Ajoutez : Estant né dans une autre ville.... les manières de ce pays ne me chau.ssent [conviennent] pas trop. Lettre de Lionne, 23 mars (54(, à l'Art'lm, dans J. dumesnil, Hisl. des amateurs liai. p. 259.
CHAUSSETTE. — HIST. Ajoutez : xii" .s. Et por l'amor de cel meisme honorable Honorcit, il ke il unkcs aloit, avoit il acoustumcit à porteir toz tens en son sain une chalcette do .son maistro Honorcit, il Dialoge Grégoire lopape, (870, p. (2. ■ CHAUSSON. — HIST. Ajoutez ; HxiV s. Pour six paires do chauçoas que il [un chapelier] a livrées pour nous, six franc» huit soulz parisis. Mandements de Charles V, (376, Paris, (874, p. 678.
CHAUVE-SOURIS. — ÊTYM. Ajoutez : Comme cel animal est dit dans la langue d'oïl chauve iouris ou
CIJE
souris chauve et dans le wallon souris-chouette, notons qu'en Bretagne il est nomme souris-chaude. Cette dernière altération est inintelligible. On voit que deux considérations ont déterminé le nom do cel animal. Suivant l'une, on l'a dit chauve, parce qu'il n'a ni poils ni plumes; suivant l'autre, oh l'a assimilé à la chouette, probablement à cause de ses habitudes nocturnes
t CHAUVINISTE (ch6-vi-ni-st') , adj. Qui a rapport au chauvinisme. Les Américains qui n'ont pas encore visité l'Europe, seront bien forcés, après une promenade dans les sections étrangères (de l'exposition de Philadelphie], de revenir de leur idée chauviniste, à savoir que le Yankee est un être universel, supérieur à tous les autres, Journ. offic. 2 juin (876, p. 3788, 2° col.
CHAUVIR. Ajoute: ; — REM. LeDictionnaira de l'Académie définit chauvir des oreilles par dresser les oreilles. Pourtant dans lo vers de Régnier : D'un fardeau si pesant ayant l'âme grevée. Je chauvis de l'oreille, cliauvir de l'oreille parait bien représenter le demitto auriculas d'Horace (Sat, I, 9) ; et en effet Oudin, dans son Dictionnaire français-italien, interprète chauvir par chinare dimenando le orecchie. D'un autre c6lé, si on examine l'historique, on voit des exemples oii chauvir a lo sens do dresser. Ces contradictions sont tranchées par l'étymologie qui, montrant d'une façon très-probable que ce mot dérive de chowe, chouette, indique que lo sons propre est agiter les oreilles et par conséquent tantôt les dresser, tantôt les abaisser.
t CHAVIRAGE (cba-vi-ra-j'), s.m. Action de faire chavirer. Le canot do sauvetage de la société de Brume a été soumis à l'épreuve du chaviragc. et s'est relevé avec rapidité, Monit. univ. du (6 juin
(867, p. 753, 5" col.
t CIIAYOTK (cha-io-t'), s. f. Plante cucurbitacée (voy. skchion).
t CHAZAL (cha-zai), s. m. Petite grange (Dauphiné). Inventaire de (7(7.
. — ÉTYM. Bas-lat. casale, du lat. casa, mai.son.
CHEBEC. — ETYM. Ajoutez : Jal, montrant quo c'était autrefois une barque de pécheur, pense que chebec vient do l'arabe c^tabefca, filet. M.Devic, Diction, étym., remarque que chebec existe dans l'arabe moderne sous la forme chabbâk ou chobbdk, mais qu'on en a une forme plus ancienne dans la première édition du Thésaurus do Meninski, (680, sounbekt, espèce de navire, et que la nasale de sounbeki se retrouve dans l'italien zambecco. C'est en effet cette forme zambecco et surtout ceUe de stambecco, encore plus inexplicable par l'arabe, qui a suggéré une tout autre étymologie. Selon M. Emile Durand, « l'origine de stambecco (et par conséquent de chebec) est l'allemand Steinbeck, bouquetin; dans le Tyrol, on dit Steitibok : d'oii l'italien stambecco, sciabecco, bouquetin, puis chebec, le nom de l'animal passant à un vaisseau , c'est ensuite de l'italien que toutes les formes sont venues, en espagnol, en portugais, en français. •
f CUEBLI (che-bli), s. m. Sorte de tabac. La production du tabac existait autrefois chez les indigènes d'Algérie, pour laquelle quelques tiibus avaient acquis un grand renom, comme, par exemple, dans la Motidja, les Krachcna et les Ouled Chebel, qui ont donné leur nom à des qualités aujourd'hui trèsestimées (le krachena tl lo chebli), Journ. offic. ("• mai («74, p. 3(i:.M, 3" col. Ces derniers [les colons] se livrant exclusivement à la production des tabacs fins, chebli, krachena, etc. ib. p. 3032, ('" col.
t CHÉnULE (ché-bu-l'), s. m. Terme de pharmacie. Fruit desséché qui ressemble à une prune et ([ui provient du terminalia chebjtla, arbro de l'Inde; c'est une substance astringente.
— ETYM. M. Devic, Dict. étym., pense qu'il vient de l'arabe-persan kabouli, du pays de Kaboul, attendu qu'un auteur asiatique dit que Kaboul est une province et ville de la Per.se qui produit le coco, lo safran et le myrobolan. Le chebule est en en effet une e.spèce de myrobolan.
t CHÉCIIER (ché-ché), s. m. En Normandie, merisier des bois; la chèche, fruit de cet arbre, del- BOULLE, Gloss. de la vallée d'Yi'res, (876, p. 74.
t CHÉCHIA (ché-chi-a), s. f. Bonnet rougo fabriqué dans la Tunisie. Quant à l'industrie [do la Tunisie], elle ne fournit guère à l'exportation d'autre article digne d'être cité quo les chéchias, dont la qualité est renommée, Journ. offic. 22 sept.
CUEP.AjoutdZ ; Il B° Le commandant d'un csca- SUHI'L. -- 10
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dron est un capitaine en premier; le chef d'osca drons commande deux escadrons.
t CHÉFESSE (clié-fè-s"), s. f. Nom formé de chef pour indiquer la dignité de certaines femmes aux lies Marquises. La grande cbifesse ou reine de Nnhiva. Jaurn. alpc. 25 janv. )877, p. B64, 3' col.
t CIIEF-M.\G1STRAT (chif-ma-ji-stra), s. m. X Jersey et à Gucrnesey, le bailli, lieutenant-bailli ou juge délégué, président de la cour royale et des états.
t CIIEFS-PL.\lDS(chèf-plé),î. m. pJ. X Gucrnesey, .\urigny et Serk, et autrefois à Jersey, nom de certaines audiences solennelles des cours de justice, tenues deux ou trois fois par an. |{ X Jersey, les chefs-plaids ont pris au lieu de ce nom celui d'assise d'héritage (voy. assise au Supplément).
i CHEIK-UL-ISLAM (cheyk-oul-i-slam'), s. m. Clii/ les mahométans, le chaf de la religion.
— ETYM. Cheik. et islam (voy. ces mots).
i CHEl.NTRE (chin-tr"), s. m. Nom donné, dans la Luire-lnférieure, aux parties des champs sur lesquelles les charrues et les attelages opèrent les tournées, les Primes d'/ioiiiieur, l'aris, 4873, p. 129.
— ETYM. C'est le même que chaintre (voy. ce mot au Supplément).
t CUEMICAGE (chc-mi-ka-j'), s. m. Action de rheniiquer.
t2. (;HEMlXEAC(chemi-n(l),s. m.Nom, àRouen, d'un petit pain lourd en forme de turban que l'on mange dans le carême avec du beurre salé, Rev. cril. l"janv. 1876, p. 12.
— Hisr. inr s. L'autres crie : Gastiaus rastes, Je lesaportctoz fetis; Chaudes tarteset siminiaus. GLiLL. DE LK VILLENEUVE, Ifs Cricries de Paris, dans les Fabliau-Z de Barbazan, t. ii, p. 276. (Méon dit en note que siminel est encore le nom d'un gÂteau en Picardie.)
— ETYM. C'est une autre forme de l'anc. franc, semi'nel, sorte de giteau, bas-lat. .fimenellMS, du lat. simi'lo, fleur de farine.
CnEMI.NÉE. Il S* Au théâtre, la cheminée, sorte de tuyau, de puits, oii passent les cordages supportant les contre-poids nécessaires aux manœuvres des décors.
t CHEMIQUER (che-mi-ké), t'. o. Dans la fabrication des allumettes chimiques, appliquer au bout des allumettes la pâte phosphorée, par opposition à la taille du bois et autres manipulations.
— ETYM. C'est faire l'opération chimique, avec altération populaire du mot.
CHEMISE. Il 3" Ajoute; : Petit» estampe sans inscription. Grdaneur d'un volume in-8 pour chemise à la tète des oeuvres du sieur Prior, Mém. inédits sur VAcad. de peinture, publ. par Dussieux, t. II, p. J8I. Il 15° Chemise de vapeur, couche de vapeur qu'on interpose autour du cylindre des machines. L'éminent académicien [M. Resal] s'est proposé de se rendre compte de l'économie unanimement accordée aujourd'hui à l'emploi des chemises de vapeur.... il a comparé deux machines fonctionnant à même pression, même degré d'humidité de la vapeur admise et égale détente, mais n'ayant l'une qu'une enveloppe sèche, tandis que la seconde possède en outre une chemise de vapeur, LEDiEV, A Cad. des se. Comptes rendus, i. lxxxii, p. 599. ll'Proverbes. Ajoutez :\\1\ est dans sa chemise, et la tête et les pieds lui passent, se dit ironiquement quand on refuse de répondre à la demande : oii est un tel?
CHÊXAIE. — HIST. Ajoutez: xiV s. Quercetum, kaisnois, escallieb, Vocab. lal.-fratiç. 2129.
CHÊNE. Ajoutez : Chêne liège, quercus suher ,\,.
— ETYM. Ajoutez : X c6té de la forme provençale casser, mettez la forme béarnaise quasso : qui abaterà 16 frunt de quasso.... Fors et coutumes de Béarn, Pau, )7).5, p. <03, et la forme de l'Armagnac casse, bladé. Contes recueillis en Armagnac.
CHF.VET. Ajoutez : — REM. Un chenet se di» dans le patois normand un quenot. qui signifie aussi un petit chien, a. moisï, Xoms de famille normands, p. 383.
— HIST. Ajoutez : \\ xn's. Si vit que on li ot fortrait, La damoisele, son ciennet [petit chien, au propre], l'erceval le Gallois, v. 23172. || xv" s. Ajoutez : Deux chiennes de fer, l'une à croche, et l'autre à pommeaux, BuUel. du Bibiioph. mai t8C3, p. 233.
t CUEÎîfeTTE (che-nè-f), s. f. En Normandie, fruit de l'aubépine, drlboull:;, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, 1876, p. 74.
tCllÊ.Ml;RE(chè-niè-r'), adj. f.loue chênière, ou, substantivement, une chênière,sorle de bateau.