‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 112 sur 638 · CHE · texte numérisé non relu

CHE

dans la banlieue, Joiirn. nffir.(< msr isT.ï, ]i. I7I7, 2° col.

t CHEVANNE. Ajoute: : — HIST. xV s. Chcvenne, mantellier, Giossai'rc, Paris, 186», p. 20.

fCUEVÉ,ÈE(i'he-vé,vée),ad/. Verres ihcvés, verres de montre bombés, que par un façonnage on a transformés en verres plats.

■(■ CllEVELAGE (che-vc-la-j"), s. m. Opération qui a pour but d'ouvrir cl d'entretenir, à l'étiage, des passes dans les hauts-fonds, E. changez, Voies navigables de France, p. 315.

CHEVET. Aj'iuiei : Il 8» Bout de tringle que le cloutier emprunte pour y souder le bout de sa propre tringle, quand ce bout est devenu trop court pour être saisi facilement avec la pince, l'Opinion nationale, 30 mai <876, 3' p. 4* col.

CHEVEU. Ajoute! : || S* Cheveu d'or, terme de décoration de la porcelaine. Services à thé ou à café, formes Sèvres, pclile bande couleur et cheveu d'or, Prospectus.

t CHEVEUR (che-veur), s. m. Ouvrier qui pratique le chevage des verres de montre.

t CHEVILL.VGE. Ajoute: :\\a' Action de cheviller, de tordre la soie pour qu'elle se décolle. Après la torsion, la soie est disposée en écheveaux, puis soumise à l'opération de la cuite, qui a pour objet do dissoudre la matière gélatineuse qu'elle renferme, et ensuite lavée, teinte et chevillée, c'està-dire rendue aussi brillante que possible au moyen de la traction ; le chevillage se l'ait généralement à la mécanique, mais il se fait aussi à la main, Journ. offic. 21 nov. IS76 , p. 8485, <"col.

CHEVILLE. Ajoutez : || 11° Nom donné à une apophyse osseuse du frontal, qui supporte la corne, chez les animaux cornus.

CHEVILLÉ. Il 5" Ajoute: : Les derniers sonnets que j'ai vus de notre très-cher [le président Mainardj, ne me semblent pas extrêmement bons; ils sont chevillés en plusieurs endroits, Balzac, Lett. inédites, cxviii (éd. Tamizey-Larroquc).

CHEVILLER. Ajoute:: — REM. Bien avant A. de Musset, Malherbe a employé cheviller au sens de faire entrer des chevilles, des mots inutiles dans les vers: Quelle subtile distinction peut-il alléguer entre le sort et le destin "? les poêles n'y en font point, s'ils ne veulent cheviller. Lexique, éd. L. Lahinne.

t CUEVILLEUR. Ajoute: : j| ï* Celui qui apprête les scies écrues pour les fabricants et marchands, 2'arifdes patentes, (858.

t CHEVIOT(che-vi-o),s.m. || l°Moutondes monts Cheviots en Ecosse. On a fait de même pour les southdowns, moutons de plateau , tt pour les 'cheviots, moutons de montagne, bien que le croisement se fasse mieux parmi les moulons de plaine; lecheviot est la race de montagne la plus estimée, Journ. offic. 21 fév. 1876, p. 1323, I" col. Il 2" Se dit aussi de la laine du mouton cheviot. Jupes en cachemire toutes nuances, ou en cheviot pure laine, Journ. oflic. 9 nov. 1875, p. 8581, 2' col.

t CHEVIOTE (che-vi-o-f), s f. || 1" Laine d'apneau d'Ecosse ou cheviot. Nous faisons entrer dans nos étoffes de la 'soie, du cachemire, de l'alpaga, de la cheviote et du poil de chèvre, Entiuéte, Traité de comm. avec l'.lmjlet. t. m, p. 97. || 2°Êtofl'e faite avec la cheviote. Nous citerons comme exemple, occasion unique, 2000 pièces cheviote croisée, mélange vigogne, nouveauté de la saison.... Journ. offic. 2 oct. 1872, f. 6304, Annonces.

CHÈVRE. Ajoute: : || 1' Arbalète à pied de chèvre, VOy. ARBALÈTE.

fCUEVRELLE (che vrè-1'), s. f. Jeune chèvre; c'est le féminin de chevreau; ce mot se trouve dans la traduction en vers de Théocrite par Firmin Didot. Il n'est pas en usage.

CHEVRETTE. Ajoute: : || 7» Nom, dans la Haute- Marne , de la chanterelle. Ce champignon d'un jaune d'or, au cliapcau coquettement retroussé et frisé, est la chanterelle, connue vulgairement sous le nom de chevrette, a.tuëuhiet, Rev. des Deux- Kondes, i" oct. (874, p. 580.

— SVN. CHEVRETTE, POT X CANON (en pharmacie). On nomme pots à canon ceux qui servent à conserver les électuaires. On nomme chevrettes ceux qui ont un bec au-dessus du ventre; ils servaient autrefois, chez les apothicaires, à conserver les sirops et les huiles, m.iis aujourd'hui il n'y a que certains épiciers qui s'en servent, Dict. des arts et métiers, Amsterdam, J767, Apothicaire.

t CHEVRETTIÈRE (che-vrè-tiè-r'), s. f. Femme employée à piler la chevrette ou crevette grise, pour en faire un applt.

cm

t CUEVRIX. Ajoute: : Les différents procédés de pêche qui devront être prohibés, tels que la pêche au feu, au harpon et à la fouanne, en bouillant avec bouilles et rabots, sous les chevrins et saules, en rompant la glace.... Cire, des forets, 28 juin J829, n° 221.

4. CHEVRON. Ajottte: : — REM. 1. Dans le commerce de bois de sciage de Paris et dans la région qui alimente les chantiers de la capitale, le chevron a d'épaisseur 0'",08 et autant de largeur. Il 2. Dans les Vosges, lo chevron a de dianu-tre au gros bout 0",I6 à 0",22; au milieu 0",I8; de longueur, 9 mètres. Annuaire des eaux et forêts, 1873, p. 23.

— HIST. xiii" s. Ajoute: : Car repren garde à ta maison; Ke li postel, li kieviron Paient à poi do mescstanche, gui de cambrai, Barl. et Jos. p. 2G1.

— ETVM. Ajoute: : Bas-lat. capro, Gloses de Cassel.

3. CHEVRON (che-vron), s. m. Terme de commerce pour désigner les poils de chevreaux. Poils d'animaux: ("poils ou laines de chevreaux, dits chevrons, Tableau annexé à la loi du I3 juin (ses concernant les usages commerciaux. Fils de poils de chèvre, de chevron et de chameau, Journ. offic. 7 févr. (872, p. 1)28, 3° col.

— ÊTVM. Chevron, chevreau (voy. chevron (). CHEVROTIN. Ajoute: :\\i° Nom d'un fromage

de chèvre. Le fromage cbevrotin est assez estimé; on le fabrique dans la Savoie, heuzé, la France agricole, carte n* 44.

t CHEVRIIE (che-vrue), adj. f. Terme de marchand de laine. Laine chevrue, laine ayant quelque rapport avec le poil de la chèvre.

CHEZ. — REM. Ajoute:: || 3. Vaugelas note et condamne la prononciation cheuz vous, cheuz moi, cheuz lui, dont la cour usait.

t CUI (chi), s. m. Nom, dans le Soudan, do l'arbre à beurre, cortambert, Cours de géographie, 10» éd. Paris, (873, p. 635.

I CHIC. Il 2°Tern]e d'atelier. Ajoute: : || Dessiner ou peindre de chic, dessiner ou peindre de mémoire. Voilà un cheval au galop, une draperie flottante que j'ai été obligé de faire de chic. || Faire de chic se prend toujours en mauvaise part, signifiant : dessiner ou peindre d'une manière fausse ou conventionnelle. Lorsqu'un peintre dit d'une œuvre d'art, c'est du chic, cela équivaut toujours à ; c'est faux, c'est mauvais. || Chic ne signifie beauté élégante et rapidité que dans le langage familier des gens du monde, et jamais dans celui de l'atelier.

— ETYM. Ajoute: : On assure que chic est le nom d'un jeune élève do David, pour lequel le maître avait beaucoup d'affection , et qu'il citait ,^ tout propos à ses autres élèves; le nom de c( jeune homme mort à dix-huit ans s'écrivait Chicnue. 11 faut toujours se défier des étymologies anccdotiques, et, jusqu'à preuve contraire, l'éty mologic allemande, qui est au Dictionnaire, reste la plus vraisemblable.

f CIIICA (chi-ka), s. f. Sorte de breuvage usité au Chili, que les femmes de l'Araucanie préparent en mâchant du maïs, R. radau, Rev. des Deux- Mondes, (5 nov. (876, p. 433.

CHICANE. Il T Ajoute: : Nous y arrivâmes à travers mille boules de mail; car on joue là, le long des chemins, à la chicane , l'oi/. de liachau mnnl et Chapelle, p. 4(, La Haye, (714.

CHICANERIE.'— IIIST. Ajoute: : \] x\i' s. Plai dans en cour laye, ils [les ecclésiastiquesl ne sont subjets à infinité de chicaneries qui sont un style de cour d'église, guy coquille. Œuvres, édit. de

1660, t. Il, p.H(.

CHICORÉE. Ajoute:: |j 3» Pièce de toilette, ruche faite avec une bande à dents qui ressemble un peu aux bords de la chicorée (voy. huche, n° 8).

t 2. CHICOT (chi-ko), s. m. Le chicot du Canada, arbre à café, gymnocladus dioica, le coffeetree des Américains, bâillon, Dict. de bot. p. 247.

CHIEN. Ajoute: : |i 11° Chiens verts, chiens ainsi nommés, parce que lespiqueurs étaient habillés de vert; ils formaient un équipage pour la chasse du daim, qui était payé sur la cassette du roi et que commandaient M. de Dampierre et lo valet do chambre Lebel, luynes, vi, (53. || la- Populairement, chien do commissaire, secrétaire. Une table couverte d'un tapis vert oii écrivait le chien du commissaire, un grand di-ible à tète de pion, à redingote râpée, alph. daudet, Fromont jeune et Rislcr aine, m, 5. || 13° Â la chien, se dit d'une coiffure de femme dans laquelle les cheveux seul-

cm

blent ébouriffés et en désordre sur lo front. X force de voyager en wagon avec des filles bizarrement accoutrées, les cheveux sur les yeux à la chien, ou flottants dans le dos à la Geneviève de Brabanl, elle finit par leur ressembler, alph. DAUDET, Fromont jeune et Risler aine, m, 2. Il li" Fig. et populairement. Avoir du chien, avoir do la verve (dégénérescence de la locution avoir une colère de chien, une peur de chien). || 15° Fig. À tuer chiens, locution qui n'est plus usitée et qui désigne des prétextes comme quand on veut tuer son chien. Quand j'ai dû aller en Portugal , j'ai trouvé des objections à tuer chiens, mais que j'ai enfin vaincues pour ce même arrangement si convenable, d'ahgenson, Mémoires, (S60, t. u, p. 299. il IS" Chien de mine, nom donné à un petit chariot à quatre roues qui sert dans les mines. 17° Chien deBIenheim, voy. blenheim au Supplément.

Ajoute: : — REM. 1. Mme de Sévigné a dit par une singulière ellipse : On soupe pendant le chien et le loup, i«(t. 29 juin (689; c'est-à-dire pendant le temps dit entre chien et loup. || Mme de Sévigné connaissait le proverbe du chien du jardinier : Jamais il n'y eut un véritable chien de jardinier comme lui, ic((. (3 sept. (677.

t CHIEN-LOUI'(chiin-lou),s.m.Variété de chiens très -commune, qui est de bonne garde. || Au plur. Des chiens-loups.

CHIFFE. Il 1° .Ijoute: : Manuscrit du Vatican en papier de chiffes, halma, Almageste de Ptolémie, Préface, p. lu .

— ÊTYM. Ajoute: : M. Defrémery, Mém. d'hist. orient. 2* part. p. 334, appuyé par M. Devic, Dict. étym., propose l'arabe chiff, vêtement mince. Sans doute ce mot est, par sa forme et par son sens, très-plausible. Pourtant il faut noter que ni l'espagnol ni l'italien n'ont l'équivalent de chiffe; qu'on ne voit pas dès lors comment le mot arabe aurait passé dans le français ; enfin, que la forme la plus ancienne est chipe. Des doutes restent donc attachés à cette étymologie.

-| CIIIFPLE (chi-fl'), s. f. Siffict. Patenôtres do bois, moules de boutons, rhiftlcs, peignes, cuillers et ouvrages de bois, Décl. du roi, nov. (640, Tarif. Il On disait autrefois chifflcr.

t CHIFFLER, voy. siiFLEn.

CHIFFON. Il 4° Ajoute: : On dit aussi rameau chiffon, Rev. horticole, le fév. (875,p. 79. || 5° Tissu chiffon, tissu sans apprêt. On devra ajouter trois catégories : les tissus écrus, les ti.ssus blancs chiffon, les tissus a.fiivi\,és. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv. p. 607.

t CHIFFONNAGÉ. Ajoute: : ||3° État d'une personne enchiffrenée. Un violent mal de tète, mon cher Pcrsée [Klinglin], et tout lo chifl'onnage d'un gros rhume m'obligera malgré moi d'être laconique aujourd'hui, klinglin, Corresp. 1, p. ï8.

CHIFFONNER. || 4° Ajoute: : Le voyage do Poinsinet IPichegru] me chifl'onne.... à l'excès, klinglin, Corresp. Paris, pluv. anvi, t. i,p. 245. Il 5°E.icercer la profession de chiffonnier. Considérant qu'un certain nombre d'individus chiffonnent sans autorisation, Ordonn. de police, I5 août (872.

CHIFFONNIER. Ajoute: : || 3° Nom donné à des colporteurs qui vont dans les campagnes acheter des chiffons et des peaux. Les chasseurs et les colporteurs dits chiffonniers mettent aussi le feu dans les bois, Enquête sur les incendies des Landes, p. 95, (873. Les chiffonniers colporteurs achètent les peaux dans les campagnes; ils ont donc intérêt à ce que l'élève du bétail soit prospère, ib. p. 96,

t CHIFFRABLE (chi-fra-bl'), adj. Qui peut étro chiffré, calculé. Le droit éventuel ré.scrvé à vos héritiers [par les compagnies d'assurances sur la vie] est une valeur chiffrable, grâce aux tables de mortalité, achille mehcier. Reconstruction du patrimoine nation.el de la. famille, Pa.ris^ tsia, p. 27.

t CHIFFRAGE (chi-fra-j'), s. m. Action do chilfrer, de fixer un chiffre, un nombre, d'évaluer. Je vous faisais observer qu'il existait des lois sur les retraites; qu'il y avait lieu d'en examiner l'ensemble, qu'en cette matière la difficulté consistait dans le chiffrage de la loi, qu'il y avait des charges dont on devait bien se rendre compte, LÉON SAY. Journ. offie. 9 déc. (876, p. «152, 3° col.

CHIFFRE. — lllsT. Il XVI' s. Ajoute: : Le prince ne serait plus qu'un chifre [zéro]; et le subject commanderoitau seigneur, bodin, fl^pub/ique, I, 8.

t CHIFFRE-TAXE (chi-fre-ta-ks'), s. m. Terme de l'administration des postes. Petites étiquettes imprimées représentant chacune une valeur de 25 centimes à percevoir. Toute lettre non affr,xn ■

70 an

cliio. née et distribuable dans la clrconscriplion d'un bureau de poste, doit itrc rev6tuc d"uii nombre de cIiilTres-tases équivalent à la laïc exigible ; les chiffres-taies sont toujours apposés d'avance par les agents des postes , Insiruclions imprimées (i 11 mite de l'Àlmanach des Postes. || Au plur. Dos cbilTrcs-taxes.

t CUIGXARD (chi-gnar), t. m. Terme populaire. Celui oui chignc, qui grogne constamment. Taistoi, petit chignard.

t CUIG.VER (chi-gné) , r.. n. Terme populaire. Avoir constamment l'humeur et la parole grogneuses. Et toi, toujours proyuant, toujours cbignant. quelle source de pleurs et de jérémiades pour ton génie larmoyant 1 i. du P. Duchcne, 73" lettre, p. 3.

— ETYM. C'est le simple, avec une signification nn peu différente, du composé rechigner.

t CUII.IARCHIE (kili-ar-chie) , i. f. Division de la phalange grecque ; elle étaùt composée de 1024 hommes et commandée par un chiliarque. Quatre chiliarchies formaient la petite phalange, huit la demi-phalange, et seize la phalange entière.

ETYM. Voy. CIIILIAHQLE.

t CHILIASME (ki-li-asra'), s. m. Nom grec du millénium, ou doctrine de ceux qui pensaient qu'après le jugement universel, les prédestinés demeureraient mille ans sur la terre et y jouiraient de toutes sortes de plaisirs.

— ETYM. X'.'iïïuo:, de X''^"»i mille.

+ CHILIASTlQCE(ki-li-à-sti-k'), ad;. Qui a rapport au chiliasme.

t CHI.UER (chimé), V. n. Terme populaire vieilli. Avoir du dépit et l'exhaler; c'est ce qu'on rend aujourd'hui par fumer (voy. fumer, n" :i). Jl est bien étonnant de voir tous ces gens-là se plaindre et chimer, clabauder et calomnier, L. du P. Duchcne, 2* i€l(rc, p. 2. Tout change de face et l'on s'arrache les cheveux qu'on avait ornés de fleurs et l'on pleura et l'on chima et l'on chime encore jusqu'à ce que Bouille ramène toutes ces âmes abîmées de désespoir at de rage, ib. 126' lettre, p. 6.

— ETYM. Normand, himer, pleurer, crier: angl. lo chime, carillonner.

t CHIMËRISER. Ajoute; : Ceux qui, après avoir longtemps chimérisc sur l'impossibilité de leurs promesses [desrcsecroix].... naldé, flosecroii, viu, 3. il ne faut pas tant chimériser, et encore moins faire consister la piété dans ces chimères , boss. Réponse à quatre lettres, s.

t CUIMICO-LÉGAL, ALE (chi-mi-ko-Ié-gal, ga I'), adj. Qui a rapport aux opérations chimiques ordonnées par la justice. La recherche chimicolégale de l'arsenic, brame, Acad. des se. Comptes rendus, t. liixii, p. 986.

CHIMIE. — ETV.M. Ajoutes : Cham, Kem, Kemi est un nom qui se lit plusieurs fois sur les monuments hiéroglyphiques; il signifie proprement la terre noire, et est le nom de l'Égj-pte.

t CHIMIFICATION (chi-mi-fi-ka-sion), s. f. Action de faire au moyen de la chimie. Les fines et dispendieuses chimilications culinaires, leooyt, .Article sur l'Auvergnat, dans les Français peints par eux-mêmes, t. n, p. 221.(11 ne faudrait pas confondre cp mot avec chymificalion.)

CHIMI.sTe. Ajoutez : |l 2" S'est dit pour vendeur de drogues, k'aulre [saur de Psyché) avait des réparations à faire de tous les côtés; le bain y futcmployé. les chimistes, les atourneuses, la font. Psijché, II", p. <5l.

t 2. CIIINAGE (chi-na-j"), t. m. Terme d'argot. Action de faire la chine (voy. chineur au Supplément).

t CeiXA-GRASS (chi-nagras'). s. m. \o\. »a- MIE. On a amené ces eaux (d'égout] sur des prairies, sur des cultures de china-grass, et les eflcls ont été remarquables, h. de parville, Journ. o/pc.

20 nOV. <8"4, p. 7718, 3'col.

— ETYM. China, Chine, et angl. grass, ga/on : gazon de Chine.

t CUI.VCHARD (chin-char), s. m. Nom, sur les cites du Morbihan, d'un poisson de mer, gouezel, kt Oiseaux de mer, Nantes, i»7r., p. H.

t CHI.NF. (chi-n'), ». f. Terme d'argot. Voy. ciii- KEUR au Supplément.

t CUI.Vfi. Ajoutez : Contrairement à ce qui a été dit en Europe, il est à peu près certain que les Chinois sont les inventeurs des soieries dites chinées, et si appréciées de nos dames, Extr. des Annales du commerce extér. dans Journ. offic. t9 nov. <«7), p. 405», 2- c<l. Il !• s. f. La chinée, espèce de papillon, CAKTEBON. Premières chasses. Papillons e< oilcauj,p. 61, Iktzel. i:<i,r.

cm

t 2.CUI>'ER (chi-né), r. a. Terme d'argot. Voy. CHINEUB 2 au Supplément.

*. CHINEUR (chi-ncur), s. m. Celui qui applique la couleur sur la chaîne des étoffes.

t 2. CHIXEtTR (chi-neur), s. m. Terme d'argot. Filou qui vole en augmentant frauduleusement la valeur apparente des objeUî. Le Mont-de-Hiélé n'a guère à se défendre que contre deux variétés de filous parfaiteincnt catégorisées : les chineurs et les piqueurs d'once.... faire la chine consiste à augmenter frauduleusement la valeur apparente des objets.... on a gardé le souvenir d'un coup de chinage sur do faux galons d'or qui coula aux commissaires -priscurs plus de 30 ouo francs, MAXIME Bf CAMP, Rei\ des Deux-Mondes. (5 janv. <87a,p. 332. Il ne faut pas croire que celle fraude s'arrête aux objets précieux, on chine tout, ID. «6. p. 333.

t CULNT. — ÊTVM. Ajoutes .-Angl. chints, chints, du persan c/iinî,hindoustani chhinl, toile de coton bigarrée, petilleaux.

■f I. CHIPER. Ajoutez .-Treize sols sur la douzaine de moutons, bouc et chèvre chipés, Déclar. du roi,

<6 fév. 4 635.

— ETYM. Ajoutez : M. Devic, Dicl. étijm., demande si noire mot chiper ne provient pas du turc sep. tan, réservoir où se fait le tannage, sepni/î, tanner. 11 faudrait au moins quelque intermédiaire montrant comment ce mot turc a pu s'introduire en français.

tCUiyL'fi, ÉE (chi-ké-kée), o(f/. Terme d'atelier. Fait avec chic.

t CII1R.\S (chi-râ), s. m. Nom donné à des entassements de grosses pierres, au sommet du Pilai, non loin de Saint-Étienne, hichalowski, Vestiges des invasions orientales, p. H, (876. || Dans l'Aunis, chiron ou chirat, tas de pierres accumulées dans les champs. Gloss. aunisien, p. 88.

tCUlROGRAPHAIREMENT(ki-rogra-fè-re-man), adv. En qualité chirographaire. Que les héritiers F... seront admis.... au passif de la faillite N... )° par privilège.... 2* chirographairement, pour les sommes de.... Cas. des Trib. 2) oct. (875, p. <oi.'>, i" col.

t CHIROMYS (ki-ro-mis'), s. m. Terme de zoologie. Espèce de paresseux. Le chiromys ou ayeaye de Madagascar, avec l'ongle long qu'il porte à chacun de ses pieds de devant, va chercher jusqu'au fond des crevasses des arbres les insectes dont il se nourrit, a. mangin , Journ. offic. lo oct. (872, p. 6424, 3' col. || On écrit à tort cheiromys.

— KTYM. Xecp, main, et (lûî, rat.

t CHIRON. Ajoutez : \\ 2» Nom des larves xylophages. en Dauphiné.

t CUIRONNAGE (chi-ro-na-j'), s. m. Nom, dans le Dauphiné, d'une sorte de sciure laissée dans le bois par les larves xylophages dites chirons. Les femmes de la campagne font usage, pour leurs enfants, delà poudre de chironnage au lieu de lycopode.

t CH1R0N\É,ÉE (chi-ro-né, née), adj. Attaqué par les chirons (Dauphiné). Ce bois est tout chironné.

t CHIRONOME (ki-ro-no-m'), s. m. Terme d'entomologie. Petit diptère, appartenant aux tipules, trè.ç-abondant dans les eaux stagnantes, E. Blanchard, Bev. des Deux-Mondes, t" oct. 1874, p. 606.

CHIRURGIEN. Xjoufc;: || Chirurgien-major, voy. MAJOR, n" 5. Il 3° Au féminin, chirurgienne, femme qui connaît la chirurgie. Je ne sais que la mort de la pauvre chirurgienne qui s'est tuée parce qu'on lui avait ôté son amant. Lettre du chevalier de Grignan, 1674, dansieK. inéd. de Mme deSévigné, éd. Capmas, t. I, p. 329.

t CIIITE. Ajoutez:— ÉTVM. Chite vient du malais (sc/ii( (voy. CANNEMAN, Disscrtatio.... de Batavorum mercatura levanlica, llagx comitis, (839, p. 2u) ou plutôt du persan Ichyt.

t CHITINE (ki-ti-n'), s. f. Terme d'histoire naturelle. Matière analogue à la cellulose, constituant les téguments des insectes.

— ETYM. Xnwv, tunique.

t CHITINEUX, EUSE (ki-li-neù, nea-/,'),nrfj. Qui appartient à la chitine. Lorsqu'on examine au micro-icope la patte d'une araignée, on voit très-bien, à travers la carapace chilineuse, la contraction des fibres musculaires se montrer sous forme d'un gonflement local, Kuss et duval. Cours de physiologie, 3' édit. (876, p. (07.

t ClIITON(ki-ton), s. m. Terme d'antiquité. Chez les Grecs, proprement le vêtement qui se portait en dp,ssous, pour les hommes et pour les femmes. De l'autre ccjlé, sur un piédestal, se trouve une

cno

statue de bronze représentant limchns chaussé de bottines et revêtu du chilon et de la nébride, Journ. oflic. (8 sept. (872, p. 6084, 3° col. Il Plus tard, le chilon fut une chemise de laine, ordinairement sans manches, avec des boucles pour la fixer aux épaules.

— ETYM. XlTMV.

t CUIYTE (chi-i-f), s. m. Voy. schiite au Dictionnaire.

t CHIZEROTS (chize-ro), s. m. pi. Habitants du déparlement de l'Ain semblables aux cagots des Pyrénées.

t CHLAMYS (kla-mis'), s. m. Terme d'entomologie. Sorte de coléoptère. Certains coléoptères, les chiamys, se font remarquer par des ciselures et des sculptures d'un caractère singulier, E. blancuAiiU, Bev. des Deux-Mondes, ("août (874, p. 69&.

— ETYM. X),aui;, ehlamyde.

t CHLORECX. Ajoutez : \\ 2° Oui appartient au chlore. Le mélange de peroxyde de manganèse et d'acide sulfurique ne peut donner lieu au développement de vapeurs chloreuses, Journ. o//ic.

9 iév. (874. p. ((23, 3° col.

t CHLORITEUX, EUSE (klo-ri-teû, teù-z'), adj. Oui appartient aux chlorites, qui contient des ehlorites. X Konsberg, il (l'argent] existe à l'état métallique, au milieu de schistes micacés, chloriteux, quartzcux, qui sont superposés, Journ. ofjic. 4 déc. (874, p. 7489, 3" col.

t CULOROIODURE ( klo-ro-i-o-du-r' ) , s. m. Terme de chimie. Substance composée de chlore et d'iode. M. Daubrée présente des échantillons d'un nouveau minéral formé do l'association des quatre corps suivants : le chlore , l'iode, l'argent et le mercure; le chloroiodure d'argent et de mercure n'avait pas encore été rencontré, H. de PARVILLE, Journ. offic. (8 août (876, p. 6464, 2" col.

t CHLOROMÉTRIQUE (klo-ro-mé-tri-k') , adj. Qui a rapport à la chlorométrie. Les recherches chlorométriques, Journ. offic. 23 déc. (875 ,

p. (0 668, 3' col.

t CHLOROPHYLLIEN, lENNE (klo-ro-fi-liin , liè-n'), adj. Qui a rapport à la chlorophylle. Amidon chlorophyllien, cl. Bernard, Acad. des se. Comptes rendus , t. Lxxxi,p. (234. C'est dans le parenchyme [du limodorum abortivuin] que, contrairement à ce que l'on savait, M. Chatin a découvert les globules chlorophylliens, H. de partille, Journ. offic. (7 déc. (874, p. 8367, 2» col.

— REM. Comme chlorophylle est d'origine grecque , il vaudrait mieux dire chlorophyllique. La finale l'en est latine.

t CHLOROPHYLLIFÈRE{klo-ro-fil-li-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui contient de la chlorophylle. Plantes chlorophyllifères.

t CHLORURATION (kio-ru-ra-sion), s. f. Ternie de chimie. || 1° Ouaniité de chlorure dans un liquide. Vingt-quatre essais faits pendant la Ira versée du canal de Suez ont permis de tracei sur une autre partie de la carte la courbe de la chloruration, Journ. offic. 23 déc. (875, p. (0 6«s, (" col. Il 2° Action de transformer eu chlorure. Dans le four de Buckner-, la chloruration suit le grillage du minerai, l. Simonin, Rev. des Deux Mondes, (5 nov. (875, p. 302.

CHOC. Ajoutez : || Armes de choc, armes de main qui agissent par leur masse et leur vitesse.

f CIIOGOUN (cho-goun'), s. m. Nom japonais du prince que les Européens nommaient taicoun. Le chogoun, que nous appelons généralement le taikoivi, résidait dans la citadelle.... depuis que le chogoun est devenu un simple daimio, en l'an IS6S, le mikado s'est installé dans la partie méridionale de la citadelle.... c'est en (593 que Jycsasou, le premier chogoun de la dynastie de Tokou Gawa, choisit ïédo pour sa capitale , Journ. offic. (0 janv. (876, p. 230, 2* col. Il On écrit plus souvent siogoun.

t (. CHOIN(choin), s. m. Nom vulgaire du genre schœnus, famille des cypéracées.

— ETYM. Lat. sr/io?»us , du grec oyoîvo;, jonc. t 2. CHOIN (choin), s. m. Nom, dans le Lyonnais,

d'une sorte de pierre de nature calcaire.

CHOIR. — KEM. Ajoutez : || 2. On trouve chct au lieu de choit : Mme de Mazarin chet en pauvreté, d'akgenson, Mém. in-s, ( 86o, t. ii, p. 393. || 3. L'exemple oii Boiisuet a employé le prétérit chut est ainsi conçu : Cet insolent [le démon), qui avait osé attenter sur le trône de son créateur, frappé d'un coup de foudre, chut du ciel en terre, plein de rage et de désespoir, (" sermon. Démons, 2.

i CHOISEL (choi-zèl), s, m. Terme ancien. Se

r.HO

dil d'un moulin qui est mù par un cours d'eau à réservoir.

— HIST. XIV" s. Et y aun^ petit molin à choisel (1380), VAHIN, j4rchii'« admin. de la ville de Reims, t. lU, p. MV.

— ETYM. Origine inconnue. Du Cange, au mot molcnilinum, dunno, dans des textes du xiv* siècle, mntendin um choisrulliim. molendina chostella, molinellum qiwd volvitur ad coisellum.

CHOISIR. Il Proverbe. Ajoutez .-On dit aussi : Qui choisit a le pis.

t CHOISISSABLE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Et quelle contraricti^ pcult cstre plus grande que celle-cy, quant aux choses choisissables ou rcfusablcs?AMYOT, Plut. (Huvr. mor. t. xx, p. 287. Tout ce qui est bon est choisissabic, cholièhes, Contes, ♦• après-disnée, t. n, ^ <36, recto.

t CUOISISSEUR (choi-zi-seur), s. m. Celui qui choisit, élit. La plupart des choisisseurs, abbk de STPiERRR, Nouv. plan de gouv. p. l4o, 2' édit. Rotterdam, 1738.

CHOIX. Ajoutes •• || 5° X choix, en ayant le choix. J'aurais fait mon bonheur d'avoir pour maîtresse Mlle (le Graiïcnried; mais, à clioix, je crois que je l'aurais mieux aimée pour confidente, J. J. bouss. Confess. iv.

CHOLÉRA-MORBCS. Ajoutes : || 8" Choléra des i olailles, maladie meurtrière, caractérisée par d'abondantes déjections, qui sévit parfois sur les basses-cours.

t CHO.M ou CHON (chon), s. m. Nom donné aux planches que l'on relire immédiatement après les dosseaux, et dont les côtés sont encore llachcux ou en bi.seau; les chons ont un» largeur moyenne de six à sept pouces, nanquette , Exploit, débit et estim. des b'/rs, Nancy, (868, p. »3.

CHÔMAGE. — HIST. Ajoutes : xiV s. Condempnons Copin Corderoide.... pour ce qu'il s'est parti du service de Michcict senz achever son service.... et oultrc prinz le serment dudit Michelet, ou serment duquel il s'est rapporté pour toutes preuves sur sa demande de m sapmaines de service pour les chômages que lui a fait le dit Copin pendant le temps qu'il le devoit servir.... pour xxiu blans la sepmaine, lequel a affirmé xv jours dcsdis chômages, BihI. des ch. (874, xxxv, p. 5)3.

t CHOMEUR (chô-meur), s. m. Ouvrier qui chôme. Quand un chômeur [dans la clouterie] se présente dans un atelier, on lui fait le bien, c'està-dire qu'il trouve à boire et à manger, l'Opinion nationale, 30 mai <876, 3° page, 4' col.

t CDON (chon), s. m. Voy. chom au Supplément.

t CHOPE (cho-p'), adj. Trop mûr, blet, en parlant des fruits, dans l'Aunis, Gloss. aunisien, 1870,

t CHOPÉE (cho-pée) , adj. f. f Monnaie chopéc, monnaie altérée, par défaut de poids. Il existe un grand abus en Chine, surtout sur la monnaie chopée, c'est-à-dire martelée à coups do poinçons, d'oîj il manque souvent jusqu'à un quart do poids, Extr. des Annales du comm. extér. dans Jour», offic.

* « OCt. ) 87 ( , p. 4U08 , 3* col.

CUOPISE. Ajoutez : || i' An jeu de piquet, n'avoir ni tierce ni chopine, n'avoir rien qui compte. Il Cette ancienne locution, qu'on entend quelquefois dire en province, était un jeu de mots justifié, quand au lieu de quatrième on disait quarte; la tierce et la quarte étaient des mesures qui amenaient facilement la chopine.

— HIST. Il xiV s. Ajoutez : La chopine de Pari.';, ce est ainsi comme trois voirres moiens plains, ».

DE MONDEVILLE, f 45.

CHOQUER. Ajoutez : || «• Se choquer de, être offensé par. Notre vanité aura beau se choquer des souvenirs, gratter l«s fleurs de lis.... chateaubriand, Mém. d'nuire-lombe, t. X, p. 16, is.'iii.

CUORÉGE. Ajoutez : || Par extension. On dirait ces paroles écrites d'hier, tant elles vont à l'adresse de certains choréges d'aujourd'hui, qui .se flattent de remplacer au théâtre la poésie et la musique par le vestiaire, cii. lévéque, Science du beau, t. u, p. 42n, Paris, (86 1.

CHOSE. Il 9° Quelque chose, une chose de quelque valeur. Quoi ! lOrsque vous voyez périr votre patrie, Pour quelque chose, Esther, vous comptez votre vie ? HAC.£s(h.ii, I. Tavernicr.... interrogé par Louis XIV pourquoi il avait choisi une terre en Suisse, ré pondit : Sire, j'ai été bien aise d'avoir quclqui' chose qui ne fût qu'à moi, volt. Lett. Monerif, 27 m»rs 4757. Il Quelque cho.se, une chose indéterminée. Les Français ont, dans leur caractère et trop souvent dans leur gouvernement, quelque

chose qui ne leur permet pas de former do grandes associations heureuses, volt. Pol. et lég. Fragm. sur l'Inde, 20.

— HEM. X côté de : dire bien des choses, on emploie aussi dans le langage familier : tout plein de choses. Quo te dit-elle alors? — Eh ! mais tout plein de choses, collim d'iiarlev. Artistes, i, (.

t CHOSEÏTE. Ajoutez : J'ai ajouté beaucoup de petites chosette-s, selon les désirs que plusieurs dignes juges m'ont témoigné d'en avoir, et toujours regardant les gens qui vivent en la presse du monde, sawt François de sales, Introd. d la vie déeote.

t CUOTr (chof), s. m. Nom do vastes dépressions du sol en Algérie, qui renfermant dos lacs salés. ... Dans la région des chotts.... les stations de l'Aurès ont permis de relier lechott Mel Hliirà la mer, Journ. offic. n juill. 1873, p. 47»o, 2» col. La Société de géographie.... a pensé.... que l'exploration des lacs intermittents ou chotts n'aboutit pas à la création d'une mer saharienne, ib. 22 janv. (874, p. 68U, i™ col. On sait que les dépôts d'atterrissement auxquels on doit attribuer une date récente ne contiennent pas de coquilles réellement marines, mais contiennent des coquilles du genre de celles qui habitent encore actuellement les chotts africains, E. J. la Mer saharienne, dans Philos, posit. juillet-août (875, p. 84. || On trouve aussi quelquefois l'orthographe chottc, au féminin. Une exploration qui a pour but do reconnaître le bassin de la chotte au sud de l'Algérie et de la Tunisie, Journ. nj^c. 22 déc. 1874, p. 8493, 2° col.

— ETYM. Arabe, chatt, bord, rive d'un fleuve. CHOU. Ajoutez : — REM. 1. Keuille de chou se

dit quelquefois pour chose sans valeur, .sans efficacité. Des traités qui, d'après les principes de la constitution, sont une feuille de chou, le Père Diichéne, lettre 297, p. 7. || 2. Bète comme un chou.... Cette locution viendrait-elle, par plaisanterie, de ce que le chou a une tète et ne pense pas?

t 2. CHOUAN (chou-an), s. m. Nom pharmaceutique des .sommités do l'anabasis tamariseifnlia, L. ; ellss étaient employées à la préparation du carmin.

t CHOUANIS.ME (chou-a-ni-sm'), s. m. L'ensemble des chouans. Le chouanisme dissimule, babœuf. Pièces, II, 42.

t CHOUANNERIE. Ajoutez : ...31 mail'.nouveau dont il plaît à la chouannerie seule de créer le projet, BABŒUF, Pièces, p. 43.

t CHOU-CHOU (chou-chou), s. m. Nom vulgaire du séchion dit aussi chayote.

CHOUCROUTE. Ajoutez : — REM. Le chou avec lequel on fait la choucroute est non pas haché, mais coupé régulièrement au rabot.

CHOUETTE. Ajoutez : || 6° Sorte de coiffure au xvii" siicle. Vous avez donc eu peur de ces pauvres petites diablesses de chouettes noires.... elles font la beauté.... de la coiffure, sÉv. 2 fév. (68i).

— HIST. Ajoutez : XIV* s. Aus eaux [yeux] de la cuete nuit Li jors, «t si voit clier par nuit, macé. Bible en vers, S" 33, 2" col.

t CBOULER (chou-lé), V. a. Terme normand qui signifi» pousser, remuer, choquer, delboulle , (•loss.de la vallée d'Yères, p. 78. L'équipage poussait d»s clameurs dé.sespérées ; car, à chaque instant, le bateau, choulé le long des forts, pouvait se briser et s'engloutir, Journ. offic. (9 fév. (874, p. (365,2* col.

— ÉTYM. Ce verbe est intéressant, parce qu'il se rattache à l'anc. français choule, boule de bois au jeu de mail (voy. du cange, chola et choleart).

CHOYER. — ÉTYM. Ajoutez : Un de mes corre^pondants, M.Pelillsau, me fait remarquer que l'anglais to sue, même à titre d* rapprochement, ne doit pas figurer auprès da choyer; to sue est le français suivre, anc. français sieut, il suit, suent, suivent, etc. Cela est péreinptoire ; mais, cette erreur écartée, les conjectures restent ouvertes pour l'origine de choyer. M. L. Havct, /{omom'o, t. m, p. 330, pense que choyer n'a rien de commun avec chuer, chnucr et l'ital. soiare. Le rapprochant du gucrilcsiais couayer, ménager, économiser, épargner : couayer le feu, prendre garde au danger du feu. il le dérive d'une forme caucat, il choie, pour cavicat, dérivé de cavere, prendre garde, comme pendicare de pendere. Sa raison est quo la diph- Ihongue oi ne peut venir que d'un au (ou encore () et u). Au contraire, d'après M. Bugge, Homania, n° (0, p. (48, l'origine de ce mot est germanique : goth. sûthjôn, chatouiller ; dans l'ital. soiare, le lit germanique a été traité comme le d du lat. aaudium. gaudia, dans l'ital. [yioia. Quant à la

cww

mutation de l's en ch, il l'explique par des exemples : chucre et sucre, chiffler et siffler. Quant ù mon opinion, elle incline plus du côté deM.Buggo que de M. L. Havet. M. Havct est obligé do séparer l'ital. soiare du français choyer; et cela paraît bien difficile. Or soiorc ne s'accommode quo de la dérivation allemande.

CHRÉTIE.vrÉ. Ajoutez : || 2* Communauté chrétienne, en un pays qui n'est pas chrétien. Les chrétientés do Sze-Chuen ont résisté à tous les efforts des lettrés et du gouvernement de la Chine, I. DE FLAIX, Journ. o/jic. 4 OCt. (875, p. «493, 2* col. Les missions-chrétientés, id. t'Ii. p. 8494, t* col. Les chrétientés sont établies dans toutes les provinces de l'empire; elles forment de petits centres dans lesquels on trouve une église, une chapelle, quelquefois une mission, un séminaire, des écoles et un hospice, in. ib.

— REM. L'ancienne locution : Dieu bénisse la chrétienté, répond assez bien à: sauf votre respect, d'aujourd'hui. En voici un exemple de (649 : N'en criy haro su ly [le chancelier Séguier] ; fallu qui so cachi. Dieu béni la chrétianté, reverance, dans le privé, et que tous lé soigneux du rouay lo vinssien requéri tou breneux, Agréable conférence de deux paysans, p. 6, dans cii. nisard, Parisianismes, (876, p. 88.

CHRIST. Ajoutez : — REM. Jé-zu Krisl' est une mauvaise prononciation très-usitée chez les protestants français à cause de leurs relations fréquentes avec les Anglais et les Allemands. Mais on ne peut dire d'une manière générale que cette prononciation .soit celle des ministres protestants, comme si elle était consacrée chez eux par l'usage (FÉLIX BOVET).

CHRISTIANISME. Ajoutez : || 3* La chrétienté, l'ensemble des nations chrétiennes. Je ne songe point à vous parler de la levée du siégo de Bude; cette petite nouvelle dans l'Europe et dans le christianisme ne vaut pas la peine d'en parler, sÉv.

26 nov. (684.

t CHRISTOLOGIQUE (kri-sto-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la christologie. La question christologique, c'est-à-dire la manière dont la pensée contemporaine essaye de justifier la combinaison de l'humanité et de la divinité en la personne de Jésus-Christ après le rejet du dogme orthodoxe des deux natures, Maurice veknes, Revue philosophique, juillet (876, p. 93.

t CHRO.MATEUR (kro-ma-teur) , s. m. Ouvrier travaillant dans les fabriques oit l'on emploie les chromâtes.

t CHROMATISER (kro-ma-ti-zé), t). o. Donner une teinte irisée. || Se chromatiser, v. réfl. Prendre une teinte irisée.

t2. CHROMATISER (krc-ma-ti-zé), V. a. Terme do musique. Rendre chromatique. Chromatiser une gamme.

t CHROMATOPHORK ( kro-ma-to-fo-r'), adj.

Terme d'analomie. Qui porte la couleur, la coloration. La dilatation des canaux chromatophores, H. DE FARVILLE, Joum. oflic. 26 nOV. (875, p. 9664,

2* col. Il On dit aussi chromophore (voy. ce mot).

t CHROMATOSCOPIE (kro-ma-to-sko-pie), s. f. La vision, la vue des couleurs. La cbromatoscopie rétinienne.

— lïTVM. Xpc7)|j.ot, couleur, et oxoueîv, voir.

t CHROMA'ntOPE (kro-ma-tro-p'), s. m. Tuukniquet, sorte de totun r-iyonné de diverses couleurs qui ne produisent que la scn.sation d'une surface blanche quand il est en mouvement. On terminera par quelques jeux d'optique , chromalrope , etc. Salles du progrès. Direct, l'abbé Moigno, séance du (5 oct. (872.

— ETYM. Xpiôiia, couleur, et zçinu), tourner.

t CIIROMIFÈRE'(kro-mi-fè-r'),odj. Qui contient du chrome, Jowr;i. offic. (4 août (876, p. 62(2, 2" col.

— ETYM. Chrome, et lat. ferre, porter.

t CUBOMO (kro-mo), s. m. Abréviation do chromolithographie. Actuellement, sur la plupart de nos produits céraniii|ucs, à l'aide d'impressions et do procédés de chromo, on arrive à supprimer les décorateurs, tolain, Joum. offfic. 5 mars (872, p. (67(, 2* col. Les chi'omos et autres gravures sont envoyés d'Allemagne à Philadelphie par cinquante établissements, Journ. offic. 26 avr. (876, p. 2947, 3* col. Un volumo illUBlré de quatorze chromos, fihmin didot, Cattilogue de 1877.

— ETYM. Chromo est unc.ahréviation de chromolithographie, cnmmo kilo l'est de kilogramme. Cette abréviation est adoptée. Par souvenir du mot primitif, quelques-uns font c/iromo du féminin :

T8 CIIU

Que ces chromos soient portées devant la clambre des imprimeurs. Mais la finale ne permet guère ce genre, que l'usage ne paraît pas a^oir accepté.

t CHROMO-HTUOCR.\PHli (kro^mo-li-to-gra-D, ». m. Celui qui pratique la chromo -lithographie. Imprimeur chromo-lithographe, Gai. <Ut Trib. <" déc. I87B. p. I22II. c col.

t CUROMO-LITUOGRAPHIE. .^oute; .- Un spécimen de gravure en couleurs (chromo-lithographie), d'après un système nouvellement adopté par le dépôt de la guerre, Journ. ogU. 8 mai

<8T3. p. 2999, l" col.

i CIIROMO-LITIIOGRAPUIQUE. Ajoutez .On a entrepris depuis peu des caries chromo-lithographiques, Journ. nffic. s mai 1873, p. 2998, 3' col.

t CIIROMOSPUÈRE (kro-mo-s(è-r'), s. f. Nom donné par M. Lockycar à l'atmosphère hydrogénée du soleil, qui est la couche la plus externe de la photosphère; ainsi dite parce que le spectre de celle atmosphère ne se compose que de quelques raies colorées.

— KTVM. Xcûiia, couleur, et sphère.

t CUROilOSPUÉRIQl'E (kro-mo-sfé-ri-k"), adj. Qui a rapport à la chromosphère. L'hydrogène chromosphérique, fave, Acad. des se. Comptes rend.

t. LXÏVI, p. 305.

t CIIROMO-TYPOGR.\PHIE (kro-mo-ti-po-gralic", s. f. Tvinii;raiihie en couleurs, Catalogue »(izel, «877. ■

— ETYM. X--û).i3, couleur, et typographie.

t CURO.NOGRAPUE. ^joule; . || 4' Terme de physique. App:ireil qui enregistre le temps. Le pendule était installé dans une armoire vitrée, devant le balancier du chronograplie électrique, qui inscrivait ses propres oscillations sur une bande de papier, cazin, Acad. des se. Comptes rend. t. i.xvvii, p. (249. Dans l'Inde, le colonel Tennant dirigera l'expédition principale, possédant un l'iiolohéliographe,... un instrument des passages, un chronographe et des pendules, Journ. ojpc. ti mai 1874, jf. 3219, 3' col.

f CURYS.\LIDA1RK (kri-za-li-dè-r'), odj. Terme d'histoire naturelle. Oui a rapport aux chrysalides. Téguments chrysolidaires.

t CUR YSA Ll l)ER (SE). Ajoute: : S'il [le ver à soie] a pu se chrysalider et se transformer en papillon, PASTEUR, Acad. des se. Comptes rend. t. lxiii, p. (27.

t CHRYSAXILIXE (kri-za-ni-li-n'), s. f. Sorte de couleur orange. Â ces couleurs on peut ajouter la couleur orange, chrysaniline, etc. Sém. d'Agrie. etc. (870-71, p. 338.

— ETYM. Xpu7o:, or, et aniline.

tCHRYSARGVRK (kri-zar-ji-r'}, s. m. Taxe

établie par l'empereur Constantin sur le commerce et l'industrie; elle fut abolie par l'empereur Anastase.

— ErYM. Xpu(jàfY''pov, de /fjooç, or, et ôpyopov, argent.

t CURYSIDE. .ijoules : || 2' La noctuelle chryside, ou verl doré, noclud chrysitis.

t CIIRYSOGÈXE (kri-zo-jè-n), ad;'. Néologisme. No dans l'or, dans la richesse. Une aristocratie chrysogène est prête à paraître avec l'amour des distinctions et la passion des titres, chatbaub. ilém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. i. Dangers pour les États-Unis.

— ETYM. XpuuoyévT); , de xpuso; , or, et Tfev:?;;, engendre.

CHUCHOTER. — HIST. Ajoutez : xiV s. D» quoy fut ce que vous ries Entre vous deux et chuchetiés"? Hiracles de h'ostre Dame par personnages, 1. 1, p. 64.

; Clin.\TE.MK.VT (chuin-le-man), s. m. Son, i;ii.ilité d'une consonne chuintante. || Fig. Les métiirssaBS nombre y ont des cliquetis, des sifflements, des chuintements sans fin, de colleville, Journ. des Économistes, févr. (873, p. 277.

I CUCRRUS (chu-rus'), s. m. Préparation qui se fait avec l'exsudation résineuse du chanvre indien, J'iurn. offic. 5 janv. (873, p. 08, ('• col.

CHUT. Ajoute! : || 2' Substantivement. Au bruit de la claque on opposa des chut répétés.

CHUTE. .AjoiUei .1115' L'angle de chute" d'un projectile est l'angle que la tangente à la trajectoire forme au point de chute avec le plan horizontal. || 6* Terme d'ébénislerie. .Motif sculpté ou de cuivre qui se trouve en haut d'un pilaslrs, d'un montant ou d'un pied de mculili» ou de siège, plus communément dans les styles Louis XV ou Louis XVI. Il Les lits à chute sont spécialement des lits modems* de palL^sandrc avec montants ou pilastres à pans coupés, dont les pans coupés de l:i façade sont orn>-^ 'I un r.i.iir «.ulpté

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