‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 122 sur 638 · COM · texte numérisé non relu

COM

— Etvm. Lat. comessationem, comissationcm, di comissari, se livrer au plaisir de la table, de xûuo:. repas de fête.

COMIQUE. Il 3» Ajoutez ; \\ Le haut comique, voy. HAUT, w 13, à la fin.

COMM.\. Ajoutez : || 4» Papillon de jour, appelé aussi la bande noire, papilio comma ; le comma blanc, papillon de nuit, noctua comma.

C0M.M.4NI)E. Ajoutez : || 5° Ancien synonyme de cheptel de fer. Le cheptel connu, dans les anciens usages de la Bresse, sous la dénomination do commande, et d'après lequel, l'estimation étant faite à l'cxègue, soit à prix réduit, l'excédant du bétail se partageait par moitié entre le bailleur et le preneur. Gai. des Trib. i8oct. 1874, p. 999, l" col. El, subsidiairemcnt, que la convention intervenue est celle que d'anciens usages ont établie en Bresse, sous la dénomination de commande, ib. 2" col.

COMME. Il 1° Comme il faut. Ajoutez : Comme il convient. En de si calmes provinces Saurait-on excuser le crime De ne régner pas comme il faut? MALH. Lexique, Éd. h. Lalanne. Ênée.... ne le porta pas seulement [son père], mais... l'emporta comme il faut, et le mit au nombre de ceux que Rome a depuis adorés, id. ib. Donner comme il faut [donner à quelqu'un qui le mérite], id. l'b.

— REM. Ajoutez : \\ 7. Avec comme si Régnier a mis l'imparfait du subjonctif : Comme si leurs désirs dépendissent de nous, Sat. vi ; Comme si notre jeu fût au roi dépouillé, Sat. xi. [] 8. Comme, signifiant de même que, peut être remplacé par que au second membre de phrase. Comme nous avons déjà dit, et que nous le verrons plus clairement ailleurs, boss. Connaiss. 1, 17.

COMMENCER. Ajoutez :\\S' Se commencer, avoir un commencement. Quand le mot qui suit se commence par une consonne, corn. Lexique, éd. Martv-Lavcaux.

cd.MMENDATAIRE. Ajoutez : — HIST. xvf s. Et si, elle ne vaut pas trois mille livres de revenu, dont il en faut donner beaucoup plus de la moitié pour l'entretien de l'abbé commendataire, bbant. François I".

t COMMICNSALISME (ko-mman-sa-li-sm'), s. m. Terme de zoologie. Condition d'êtres vivants qui habitent et se nourrissent ensemble. Y avait-il là simple cohabitation, simple commensalisme, pour employer le mot appliqué à certaines associations d'animaux, celle par exemple de l'huitre et des petits crustacés déjà connus d'Aristote sous le nom de pinnothères? planchon, Rev. des Deux- Mondes, 15 juillet 1874, p. 459.

— ÉTY'.M. Commensal.

COM.MENTAIRE. — HIST. xvi» S. .Ajoutez : Et en iceulx [souspirs] peult on obtenir plus de grâce, d'intelligence et de congnoissance de Dieu et de SCS sainctes escriptures, que en lisant les commentaires et escriptures des hommes sur icelle?, Epistre exhortatoire aux Epislres, Nouv. Testam. éd. Lefebre d'ÉtapIcs, Paris, 1525.

CO.MMENTATKUR. yljoutez : || 2'' Celui qui explique, qui donne une instruction sur un objet. Nous remarquons au banc des savants étningeis M. Hilgard, commentateur des poids et mesures, undesgéodésistcsles plus éminentsdes États-Unis, H. DE parville, Joum. offic. 26 mai 1872, p. 3522, 2' col. 113» Adj. Titre commentateur, titre d'une pièce qui la commente, en indique le sujet. Pour revenir aux titres commentateurs, que dites-vous de celui-ci de noire ami Cerisantcs...? Balzac, lelt. inédites, ix, éd. Tamizey-Larroque.

CO.MUERÇABLE. iljoufes : || Valeur commorçable, valeur marchande. Les bois trop jeunes pour avoir une valeur actuellement commerçable, seront estimés d'après leur produit présumé à l'âge où ils commenceront à remplir cette condition, Décret du 19 moi 1857, art. 13.

CO.MMERCE. Ajoutez : || Commerce général, .spicial. voy. ces mots.

t'cOMMEUCIALISER (ko-mèr-si-a-li-zé), r. a. Néologisme. Rendre commercial. Le progrès de la richesse et le développement des institutions de crédit ont tendu à commercialiser l'intérêt, même dans le gros des transactions civiles, couR- NOT, Consi'd. sur lamarche des idées, t. ii, p. 3.3n.

t COMMERCIALITÉ (ko-mèr-si-a-li-té), s. f. Il 1° Caractère commercial de valeurs, d'effets Que la commercialité des titres [chèques] falsifiés ne pouvait résulter de la fausse signature d'un commerçant; qu'il fallait encore la preuve que l'acte falsifié se rapportait à un acte do commerce. Gaz. (tes Trib. 4 oct. 1873, p. 054, 4" col. || 2° Situation de commerçant. Sur le moyen tiré de la non-cora-

morcialilé dn défendeur , qui prétendait n';iKiir pas api en qualitù do commerçant, Ga:. des Trib. •2 avril <87l, p. 317, 3' col. Dans aucune de ces causes de gain [d'un chef do claque] on ne surprend la spéculation, c'est-à-dire la commereialilé elle-même, i6. i6 avril 1S71, p. 366, 3' col.

I. COM.MIS, ;)ort. passé. Ajoutes : \\ B' Qui a subi l'iipération du commellage. Un cordage est dit commis au tiers, au quart, selon qu'il est plus court do </•') de (/*! 1"^ 'ps torons qui le composent.

COMMISSION, /(joiifej ; Il Commission départementale, commission qui est chargée de statuer sur les cas de réforme des militaires, pour infirmités contractées hors des armées ou blessures rerues hors du service.

i COMMISSL'RANT, ANTE(co-mi-su-ran, ran-t'), adj. Terme d'anatomie. Qui procure l'union par commissures. Les libres comniissuranles du corveau.

COMMUN. Ajoutez : — REM. Deniers communs, s'est dit de l'argent appartenant à une commune. Il semble qu'on a pu aussi peu ordonner sur les deniers communs dune ville que sur les deniers appartenant à un particulier, boislisle, Corresp. contrùl. gém'r. I6S9, p. tu.

t CO.M.MU.VARO, ARDE(ko-mu-nar, nar-d'), s. tu. et f. Celui, celle qui aies opinions de la commune de Paris en <87i. (Nom donné par les adversaires.)

t COMMUNACTAIRK (ko-mu-nô-tù-r'), adj. Qui est relatif au communisme. Il s'est fait plus tard.... un travail de réaction contre la tendance communautaire, CORBON, Journ. offic. 8 mars (872, p. 1612, 3° col. Le socialisme communautaire, ID. l6. p. 1643, i" col.

t CO.MMUNEUX (ko-mu-neù), s. m. Partisan de la commune de Paris pendant l'insurrection de 1871, et, par extension, partisan d'un régime oii l'Klat est une association de communes se gouvernant elles-mêmes. (Nom donné par les adversaires.) t COMMUNICAIÎILITÉ. Àjuule: : La quantité des marchandises sujettes à communicabililé [de la peste] est si grande, que la seule dénomination.... Traité des causes, des accidents et de la cure de la peste, 2* part. p. 227, Paris, (744.

t COM.MUNICATEUR. Ajoute: : La voilà déjà [Mme Guyonj, dans son opinion, communicatrice des grâces, Eoss. Relat. sur le quiétisme, ii, 8.

COMMUNICATIF. || 3" Qui communique, qui est joint par des communications. Les cabaretiers ayant des caves chez les bourgeois, les bourgeois chez les cabaretiers, communicatives les unes aux autres. Itèfilement du 9 avril (650.

CO.M.MUNICATION. || S" Ajoutez : Dans les sièges, communications, boyaux de tranchée en zigzag, qui réunissent les parallèles les unes aux autres, et qui avancent sur les capitales des ouvrages attaqués en étant défilés des assaillants.

4.C0M.MUN1ER. Il i'V. a. Ajoutez: || Fig. Ton zèle autant.de fois saura mystiquement D'une invisililu main communier ton âme, corn. Imit. iv, )2U0. Il 4° Se communier, v. réft. Administrer à soi-même le .sacrement de l'eucharistie. Qu'il n'est paspermis an prêtre qui célèbre de se communier soi-même, llist. du concile de Trente, traduct. de le Courai/er, Amst. 1736, t. i, p. 62.î.

2. COMMUNIER. Ajoutez : || 2° Propriétaire en commun. L'eau ne peut exister sans le vase qui la contient; de là celle conclusion que le propriétaire de l'eau est copropriétaire du vase; l'arrêt l'exprime, et, comme conséquence du principe qu'il pose, concède l'action en partage à chacun des communicrs, Gaz. des Trib. 21 juin )8"G, n. 6118, 2° col.

fCO.M.MUTATEUR (ko-mmu-la-teur), s. m. Terme de physique. Appareil qui sort à changer le sens d'un courant électrique.

COMPAGNE. — UIST. Ajoutez : xii° s. La femme cui tu moi donas à compangne, m'en donat [du fruit de l'arbre du paradis], si en manjai, U Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. 3)7.

t COMI'ARABII.ITÉ. Ajoutez : La discussion des observations météorologiques, qui, depuis ces dernières années, prennent un caractère de précision et de comparabilité qu'elles ne présentaient I as autrefois, sainte-claire deville, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxx, p. 7t5.

t COMPARENCE (kon-pa-ran-s'), s. f. Action de comparaître, de se montrer. La cour est à Saint- Germain.... je m'en irai faire huit ou dix jours de coniparence, malh. Lexique, éd. L. Lalonnc.

t COMPASSAGE. Ajoutez : || î'Terme d'artillerie. Action de compassée un canon d'arme à feu.

COMPASSER. Ajoutez : || 5° Terme d'artillerie. Compasser un canon d'arme à feu portative, en vérifier l'épaisseur au moyen d'une espèce do compas à grandes branches.

COMPASSION. Ajoutez : || 2° État do celui qui est à plaindre. Quand vous verrez tous ces cajoleurs qui vous diront qu'il y a bien do la compassion en votre fait, pensez plutôt à ce que vous sentez qu'à ce que vous voyez, malh. Lexique, édit. L. Lalanne.

t COMPATlSS.\.NCE(kon-pa-ti-san-s'), s. /".Néologisme. Caractère, qualité do celui qui est compatissant. La première femme qui m'aperçut, sortit de sa boutique, me donna le bras avec un air decompatissance, etm'aidaà me traîner, chateaud. Mém. d'outre-tombe (édit. de Bruxelles), t. i, Fourgons du prince de Ligne, femmes d» Aamur, etc. Ce que nous aimons dans le livre de Mme d'Haussonville [les Dernières Années de lord ByronJ, c'est catte sympathie chaleureuse, cette compatissance, cette vraie charité dont l'auteur enveloppe, pour ainsi dire, la nature maladive et endolorie de son poète, JOHN LEMOiNNE, Joum. des Débats, n févr. (875. Une vive affection unissait les deux jeunes filles ; la gratitude d'une part, de l'autre la compatissance et l'estime formaient entre elles un lien qui se resserrait chaque jour. Revue Britann. oct. 1875, p. 413.

t COMPATRIOTIQUE (kon-pa-tri 0-ti-k'), adj. Qui appartient à un compatriote, aux compatriotes. Le portrait de P.-J. Proudhon, par G. Courbet, restera Comme un témoignage compatriotiqued'un maitre peintre à un maitre philosophe, blihgeu, Salons de tS6i à «868, t. u, p. 270.

t COMPÉNÉTRATION (kon-pé-né-tra-sion), s. f. l'énélralion mutuelle. La compénétration de deux substances. La compénétration de l'àmc et du corps.

i CO.MPENSATIF, IVE (kon-pan-sa-tif, ti-v'), adj. Qui compense, qui a le caractère de la compensalion.En faut-il conclure que les vers renfermant des e muets à la fin des mots, par suite de la suppression de l'c muet, deviennent faux ''non, parce que la prononciation répare la perte d'une syllabe par des allongements ou des silences compensatifs, darmesteter, Rev. critique, 3 juin 1876, p. 374.

t COMPENSATIONNISTE (kon-pan-sa-sio-ni-sf), s. m. Celui qui est partisan des compensations en matière de droits de douane. Dans ces débats [sur les traités de commerce], les uns s'appellent protectionnistes, les autres libre-échangistes; on a même parlé de compensationnistes. Compte rendu analytique de la séance du 22 janvier )87o au Corps Uigislatif, Discours de if. Tlners.

t COMPEXSATIVE.MENT (kon-paii-sa-li-ve-man), adv: D'une manière qui compense. M. le minisire des finances dit dans cette même note à laquelle j'ai déjà fait allusion,... que c'était la maxime favorite de Napoléon I" : Que, toutes les fois qu'il était nécessaire de créer une dépense nouvelle, il fallait compensativement réduire une dépense ancienne, BUFFET, au Corps législatif, Uonit. univ.

7 juillet (868, p. 880, 4" col.

COMPÉRAGE. Ajoutez : || 3' Dans l'Aunis, fête à l'occasion d'un baptême, Gloss. aunisicn. (870, p. 90.

CO.MPÉTEMMENT. — ÉTYM. Ajoutez : Rabelais a dit competentemenl : S'ils [chapons, poulets] ne sont competentemenl cuits, Garg. i, 39.

CO.MPÉTENT. Ajoutez : \\ i' Substantivement. Les compétents, le troisième ordre des caléchumènes, le plus avancé.

COMPILER. — Hisr. xiV s. Ajoutez: Jou Nicholes.... ai compilet clie livret, Uisl. litlér. de la France, t. xxv, p. 62.

CO.MPLÉTIF. yljoufcî .-Il 2'' Qui complète (dans le langage général). Rien déplus périlleux qu'une loi de niveau inilexible qui renverserait cet édifice d'activités complétives les unes des autres et harmonisées entre elles, E. carOj Rev. des Deux- Mondes, ("nov. (875, p. 21.

COMPLICE. Ajoutez .-IIS-Klg. et en bonne part. Le sentiment de la justice est le complice ordinaire et nécessaire du sentiment de la charité, v. LF.FRANC, Joum. offic. 23 mai (872, p. 3488, 4™ col.

COMPLIMENT. Ajoutez : \\ 6° Compliment de roi, compliment qui, comme les jeux de prince, ne plaît qu'à celui qui le fait (locution aujourd'hui hors d'usage). Ne m'obligez pas à faire à ses appas Un compliment de roi qui ne lai plairait pas, corn. Lexique, édit. Marty-Laveaux.

r.oM

COMPLOT. — IIIST. xif S. Ajoutez : Ambedui li glouton estoicnt d'un comploit; En la fin tuent Daire pour çou qu'il maneçoit; L'uns lefiertd'un coutiel, li autresd'un espoit, le Roman d'Alexandre,

t COMPLOTEUR. .IjoiKc:: Ce n'est pas le compte des comploteurs, qui, ayant une réputation d'honnête homme à détruire.... j. j. nouss. Lett. d Hume, (0 juillet (766.

t COMl'OIDS. Ajoutez : Les anciennes désignations et dénombrements faits par les propriétaires desdites terres, en roulleaux, ou enregistrées dans les vieux cadastres et compoids des hôtels de ville, dans lesquels lesdits droits seigneuriaux se trouvent spécifiés. Édit. février (657.

t COMPORTE (kon-por-f), s. f Espèce de cuveau, quelquefois de la contenance d'une demi-barrique, servant, dans le Midi, au transport de la vendange qui se fait ailleurs dans des hottes; les poignées sont formées ordinairement des branches mêmes du bois employé; les comportes sont cerclées de fer. Le Gers charriait des arbres, des bois de lit, des comportes, des barriques et divers meubles, Journ. ojftc. 27 juin (876, p. 4676, 2* col. Apre» quoi, je recouvris complètement de terre le corps [d'un homme assassiné], et je mis une comporte d'eau sur cette terre, Gaz. des Trib. 29 juill. (876, p. 740, 3" col.

— ÊTY.M. Voy. COMPORTER à l'historique et à l'ctymologie.

CO.MPOSANT. Il 2°Terme de mécanique. On aura une meilleure définition en mettant ceci : Forces composantes, se dit de plusieurs forces qui agissent simultanément sur un même point, et qui peuvent être remplacées par une force unique nommée résultante. ]| A'. /■. Une composante, chacune des forces, des accélérations, dans lesquelles une force, une accélération résultantes peuvent être décomposées. || Mouvements composants, se dit du mouvement relatif d'un corps par rapport à des axes mobiles et du mouvement de ces axes par rapport à des points de repère fixes ou mobiles. Il Vitesses composantes, vitesses des mouvements composants. || 3° Dans le langage général, une action, une infiuence qui entre dans la composition d'un résultat. Â cota de ces composantes [latitude, altilude, direction générale des vents] immuables du climat, il existe plusieurs composantes .secondaires qui peuvent modifier très-sensiblement la résultante, Journ. offic. (5 août (872, p. 5511, 2" col.

(. COMPOSÉ. yljoi(/(;i:||4'' S'est dit, en anciens termes d'impols, des individus qui avaient uno com]josition, un abonnement pour certains droits. Us [les fermiers des aides] donnaient à chaque marchand composé la permission de sortir uno mine de sel sans payer aucun droit d'issue, boislisle. Corresp. des contriil. génér. (686, p. 62.

COMPOSITEUR. — HIST. Ajoutez : xiv» s. 1 le [la] fin que il soit dit et sentencié par vous, seigneur arbitre et amiavle compositeur.... Ribl. des cliarles, (876, 3* et 4" livraison, p. 220, (3iu.

COMPRENDRE. Ajoutez : || 7° Comprendre quelqu'un, entrer dans ses pensées et dans ses sentiments. Au nom de Dieu, monsieur, aid«z-moi de vos lumières, vous l'avez connu [M. de Lamoignon qui venait de mourir] et vous l'avez compris, BLSSY RABUTiN, Lettre au P. Rapin, (2 déc. (077, citée par M. Régnier, sÉv. t. v, p. 405.118° Se comprendre, avoir l'intelligence de soi-même. Vaincue, elle [notre âme] ne peut se rendre. Et ne saurait ni se comprendre. Ni consentir à s'ignorer, LAMOTTE, Odes, l'Homme. \\ 9° Se comprendre, comprendre exactement ce que l'on veut dire et ce que l'on dit.

— Hisr. xu' s. Ajoutez: [comprendre au sens de saisir par la pensée, intclUgcre] La pense [pensée] ki.... soi travailhet, anz ke [avant que] de alcune chose en [do Dieu] puist compcnre. Job, p. 473.

COMPRE.SSION. Ajoutez : \\ i° Terme de mineur. Globe de compression, synonyme de fourneau surchargé.

COMPROMETTRE. Ajoutez : — REH. Compromettre de, neulralement, s'est dit au même sens que nous disons compromettre activement. 11 me serait honteux qu'il [mon nom] y passât [à la postérité] avec cette tache, et qu'on pllt à jamais me reprocher d'avoir compromis de ma réputation, CORN. Lexique, édit. Marty-Laveaux.

t COMPROTECTEUR (kon-pro-tè-ktcur), s. m. (;elui qui exerce la comprotection. Si on ne pouvait gagner ce point que le pape proposât tous les

CON

bénéfices de France. Ion se pourrait reldchcr à ce que M. le cardinal Bichi les proposai comme coniprotecteur, quand il serait à Rome, le pape les proposant cependant, ricbeued, Lettres, etc. t. vi, p. 62 (leas).

t COMPROTECTIOX(kon-pro-tè-ksion),î. f. Protection exercée de concert par plusieurs. Le principal point est celui de la protection dont ou ne permet pas à M. le cardinal Antoine de faire la fonction; sur quoi, tout le procédé que l'on a tenu, depuis que la comprotection lui fut donnée, ne peut être que très-sensible à Sa Majesté, ricuëueu, Lettres, etc. t. vi, p. 63 (1638).

+ COMPROVI.NCIAL. Ajoute: : Nous avons des vies de saint Basien et de saint Gaudcnce, comprovinciaui et contemporains do saint Âmbroise, Boss. Dif. Iradit. comm. u, 20.

t COMPTAGK. Ajoutez : || 2' En général, action de compter. Le sens de la tonalité n'est pour le physicien, comme le flair et la dégustation pourie chimiste, qu'uu réactif susceptible, à la rigueur, d'être remplacé par des appareils ingénieux de mesure et de comptage, coirnot, ilatérialisme, ritalisme. rationalisme, Paris, )»75, p. 49. WS" En termes d'imprimerie , l'ofiération par laquelle l'imprimerie s'assure du nombre imprimé de chaque feuille d'un ouvrage avant la remise de celte feuille à l'assembleur.

COMPTANT. Ajoute: : || 4' Â roctroi de Paris, le petit comptant, recelte qui . ne dépassant pas un franc, n'exige pas l'emploi du timbre d'acquit; grand comptant, recette qui dépasse un franc. Tout article, faut-il le dire? est muni d'un numéro d'ordre, qu'il soit au petit complant ou au grand comptant, siaxime du camp , Rev. des Deux-Mondes,

f'fév. <87*, p. 623.

— REM. Jjou(e; : Il i. Avoir de l'esprit argent comptant ; Marivaux parait être le premier qui ait introduit cette forme dans le français. 11 [Panard] n'avait de l'esprit que quand il écrivait, il ne l'avait point en argent comptant, comme disait M. de Marivaux, collk, Joum. t. m, p. <97. Avoir de l'esprit argent comptant, est une forme imitée du latin : ingenium eum in nwnerato habere, a dit Quintiliên d'un avocat qui parlait facilement sans préparation, Inst.oral. vi, 3, n° lu.

COMPTE. Ajoute: : — REM. J. J. Rousseau a dit : Tourner à compte, pour : être avantageux. Ils aimeront mieux me faire une rente viagère, ce qui, vu mon âge et l'état de ma santé, leur doit probablement tourner plus à compte, Lettre à du Peijrou, )3 déc. <764.

CO.MPTÉ. Ajoutes : — REM. On pourrait croire que à pas comptés veut dire simplement à pas dont on fait compte un à un. Ce n'est pas la vraie interprétation ; il y a quelque chose de plus, et ri pas comptés veut dire à pas que l'on paye, dont nn tient compte. Cela se voit par cet exemple : .S'il faut instruire quarante procès l'année, aller chercher les témoins dans des lieux éloignés, prendre les coupables, les mener aux juges de la compétence, les ramener pour les juger définitivement, et que tout cela se pa.sse à pas comptés fen payant pour les allées et venues], le chapitre de dépense sera gros (7 mars <684), bûislisle. Corresp. contrùl. gén. des finances, p. t5.

•tCO.MPTi:-GOUrrES (kon-lc-gou-l'), s. m. Nom, en pharmacie, d'un instrument destiné à doser les gouttes médicamenUuses, de manière qu'elles pèsent toutes un poids uniforme do cinq centigrammes

t COMPTEREAU (kon-te-rô), s. m. Nom d'une pièce de comiitabilité fournie par quelques agents des administrations financières. Si le ciel en mon choix eût mis ma dastinée. Je n'irais point courir de bureaux en bureaux, Vérifiant journaux, bordereaux, complcrcaux, L. bac. Lettre àJ. B. Rousseau, 29 nov. f73(, Œuvr. édit. <808. Il est également nécessaire qu'ils [les inspecteurs] rédigent deux comptereaux pour le timbre, l'un d'après les restants en nature portés au comptereau du précédent trimestre, l'autre.... Circulaire du 26 prairial an vu. Complereau des recettes et dépenses opérées pendant l'exercice )8, tant sur les consignatimis que sur les avances provisoires pour frais judiciaires et autres. Cire. des contr. indir. <8 déc. I8I9, n'44. Les comptereaux des amendes, des consignations, des avances à régulnriser..., qui font partie intégrante du compte, seront, comme par le passé, produits en double expédition, Cire, de la compt. publ. du Il juin. 1871, n" 971.

I CO.VAQ (konak'), s. m. Sorle d'embarcation du

CON

Bosphore. Les femmes, les agas, les effendis et les pachas retournent dans les conaqs.... Journ. oijic. 8 janv. IS76, p. 208, 2* col.

t CO.VASSIÈRE. Ajoute: : — llEM. C'est un synonyme grossier de femelots; un matelot n'oserait pas prononcer ce mot devant un officier.

t CONC.-VSS.\GE (kon-ka-sa-j'), s. m. Action de concasser. Séparation des fourrages, ensilage, conoassage, coupage, École forestière. Programme,

IS76, p. 104.

CONCÉDER. — HIST. Ajoutez : xv' s. X Dieu doncquBs duquel tout bien procède. Humble à genoux de bon cœur je suplie, Qu'à moy pécheur de sa grâce il concède Que mon œuvre soit par lui accomplie, Jean joret, le Jardrin salutaire, p. no.

CONCEPT. Ajoute: : — REM. 11 s'est dit en parlant d'œuvres d'art; aujourd'hui on dirait conception. Il [Le Brun] en avait disposé les parties auxiliaires et accessoires avec tant d'art.... que chacune semblait ajouter à l'unité et à l'harmonie du tout ensemble de ce merveilleux concept, de MONTAiGLON, Ilisl. de l'Acud. de peinture (Mém. attribués à H. Teslelin), t. u, p. 33

•f CONCEPTIONNEL, ELLE (kon-sè-psio-nèl, nc- 1'), adj. Qui a rapport aux conceptions, aux idées, aux créations de l'esprit. On a dit que les hérésies n'étaient que des nuances conceplionnelles d'un mémo fait ou d'une même idée.

t 2. CONCERTANT. ANTE (kon-,>.èr-tan, tan-t'), adj. Qui concerte, combine. Une tète théologique coordonnante et concertante, ste-beuve, Port- Royal, t. IV. p. 435, 3' éd.

1 CONCESSIBLE (kon-sè-ssi-bl') , adj. Qui peut être concédé, accordé. La contenance des terrains miniers exploitables par galeries et concessibles est plus grande qu'on ne l'avait cru d'abord, tandis que, au contraire, les terrains miniers exploitables à ciel ouvert et non concessibles sont d'une étendue moindre, Extr. du Monil. belge, dans Journ. offic. 3t oct. 1873, p. 6638, l"col.

t CONCEVABILITÉ (kon-se-va-bi-li-té), s. f. Néologisme. Qualité de ce qui est concevable. Pour les anciennes philosophies, l'univers est un tout infini oii l'intelligence humaine se promène san truuble et s.ius terreur, donnant aux principe qu'elle suppose une égale infinité, n'y laissant aucune place oii elle n'introduise sa raison, le droit de coucevabilité et celui d'inconcevabililé.... É. LiTTRÉ, Auguste Comte et Sluart SIM, p. 48,

CONCEVOIR. Ajoute: : || 8" Se concevoir, avoir la conception, l'intelligence de soi-même. Sans cesse il [l'esprit] s'efforce, il s'anime. Pour sonder ce profond abîme. Il épuise tout son pouvoir ; C'est vainement qu'il s'inquiète ; 11 sent qu'une force secrèlc Lui défend de se concevoir, lamotte. Odes, l'Homme.

— EiVM. Ajoute: . La forme fictive concepulus se trouve réalisée dans le roumain conceput au masculin, coiiceputa au féminin, de concepere.

t CONCILIABILITÉ (con-si-li-a-bi-li-té), s. f. Qualité de celui qui est apte à concilier. Un contemporain et un ami de Turgot a écrit avec justesse que ce ministre était tombé par défaut de conciliabilité, Journ. olJic. 20 janv. 1877, p. 432, l"^col.

t CONCILIAIRE. /Ijoulei ; L'aversion que saint Grégoire de Nazianze avait conçue contre touiu assemblée conciliaire, lllém. de Trévoux, <725, t. i,

t CONCION (kon-si-on), s. f. Terme vieilli. Discours en public. 11 [Pasquier] voudrait bien que les sermons s'appelassent le prêche ; car ce mot lui revient mieux que celui de sermon ou de concion, GARASSE, Recli. des recherch. p. 722, dans la- CURNE, au mot prêche.

— HIST. xvi" s. La concion que fit Gargantua es vaincus, bas. Garg. 50.

— ETYM. Lat. concionem, proprement assemblée convoquée, puis discours dans celte assemblée, de cum, avec, et cicre, appeler.

CONCITOYENNETE. Ajoute! : || 2' Qualité de concitoyen. La conciloyenneté [entre les provinces de ce qui est aujourd'hui les Étals-Unis] s'arrêtait pratiquement aux limites des provinces; chacune d'elles, pour faire cause commune avec ses voisines, n'en conservait pas moins la disposition exclusive de ses ressources finanrièies et de SCS contingents, masseras, Journ. ojfic. 27 juin 1870, p. 4583, 2« Col.

TCONCOMlTAMMENT(kon-ko-mi-la-man), odii.

D'une manière concomitante. L'article a été publié récemment et pour ainsi dire concomilum-

«;oN

ment avec un numéro de journal, Journ. ojfic. 7 mars (874, p. 1778, I" col.

CONCOMITANT. Ajoute: ; — REM. On dit concomitant de. Les circonstances concomitanles de l'accomplissement d'un phénomène.

t CONCORDATAIRE. Ajoute: : || 2» Qui a rajpport au concordat de I sol. 11 y a un corps de doctrines qui s'appelle les lois concordataires, Journ. offic. 26 nov. 1876, p. 8701, 3« col. X part les dimanches et les quatre félcs concordataires et quelques autres felcs qui ont été ajoutées, mais sur lesquelles on obtient facilement un induit du .saint-père, toutes les autres messes sont rétribuées, ib. 28 nov. 1876, p. 8752, I" col.

CONCORDER. Ajoute:: || 3° Dans les faillites, entrer en concordat. V..., qui était lui-même un ancien contre-maîlre de la maison L.... et qui, après avoir été réduit à concorder avec ses créanciers , n'avait pas hésité à prendre sa part des dépouilles de la veuve de son patron.... Ga:. des Trib. I" mars 1876, p. 200, 2° col.

t CONCORDIA (kon-kor-dia), s. f. La 58« planète télescopique, découverte en I86U par M. Luther.

t CONCRAIRE (kon-krê-r'), V. a. Terme de grammaire et de logique. Donner le caractère concret, par opposition à abstraire. L'opération de concraire nous sert à nous former l'idée des êtres qui existent, et celle d'abstraire à composer des groupes d'idées dont le modèle n'existe pas dans la nature et qui néanmoins nous sont très-commodes pour faire de nouvelles comparaisons et apercevoir de nouveaux rapports entre les résultats do rapports que nous connaissons déjà, destutt de tracy. Idéologie, p. 86, éd. de 1817. Remarquez que ces deux opérations opposées, concraire et abstraire, se trouvent toujours réunies, et sont nécessaires toutes les deux dans la formation de toute idée composée quelconque, id. ib. p. 89.

— REM. Mot très-mal fait, pour lequel il vaut beaucoup mieux dire concréter (voy. ci-dessous CONCRÉTER, et la remarque sur concréter a.VL Dictionnaire). Concraire n'a de bon que sa finale qui rappelle abstraire.

t CONCRÉEU (SE) (kon-kré-é), v. rcfl. Se former, être formé. En Inde il se trouve du miel, soit qu'il vienne de la rosée, soit qu'il se coneréu d'une humeur douce, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

— ETYM. Lat. concreare, former, produire, da cum, avec, et creare, créer.

t 2. CONCRET (kon-krè), s. m. Terme anglais. Espèce de béton. Les murs.... ont deux pieds d'épaisseur et sont formés de concret dont les éléments sont : une partie de ciment de Louisvillc et trois parties de sable, de ceudre et des meilleur') résidus extraits des débris de l'incendie, traduit du Tribun de Chicago, dans Journ. offic. 23 juin 1872, p. 4241, 2' col. D'immenses blocs du concret [de la jetée du port de Jersey] du poids de plusieurs tonnes ont été déplacés et jetés épars çà et là sur le quai, Extr. du Pall Mail Ga:elte, dans Journ. offic. 12 déc. is74, p. 8229, i" col.

— ETY.M. Angl. concrète, béton, concrétion, con cret: c'est notre mot concret, adj.

t CONCRÉTER. Ajoutes : \\ V. a. En termes do philosophie, donner un sens concret, un caraclèro concret. Qu'ils soient simples ou cultivés, les hommes sont plus ou moins réalistes; ils ont un besoin continuel do tout concréter, clavel, la Philosophie positive, janvier-février 1872, p. 93.

t CONCUBIN. Ajoute: : — REM. Concubin, au masculin, est dit appartenir à l'ancien langage de jurisprudence. En voici un exemple dans la jurisprudence contemporaine : Elle est chillbnniêre ; elle avait vécu jusqu'à ces derniers temps avec un concubin qui l'a abandonnée. Gaz. des Trib. e décembre 1874, p. H70, 1™ col.

CONCUBINAIRE. Ajoutez :\\2° Adj. Qui a rapport au concubinage. Tous les jurisconsultes opinent pour la nullité des billets dils concubinaires, Ga:. des Trib. 14 juillet 1870.

— ETYM. Ajoutez : Du Cango à concubinarius. CONCURRENCE. Ajoute: .-lie" Il s'est dit pour

rencontre d'idées , d'expressions. Que si l'on remarque des concurrences dans mes vers, qu'on ne les prenne pas pour des larcins, cokn. Clit. Préface.

t CONCURRENCER (kon-ku-rran-sé), V. a. Le c prend une cédille devant a et 0 .je concurrençais, nous concurn^nçons. Néologisme. Combattre par la concurrence. Alors.... voire navigation augmentera, cl vous pourrez concurrencer les marines

r.oN

r^',uZ':& de li'sèancedu 5 /..r.er .S70. ^CONCCKRKNTIEL, ELLE (kon-ku-rran-si-cl, è î) arfj oui fait concurrence. 11 ex.s.e rcel e- ^ii't des compagnies concuvrent.eiles pou es Ugûès à concéder, Jour... offic. 46 juin 4s-2, n 4036, 3* col.

•^■fCOXCURRER (kon-kur-ré), v. n. .^onf»"!-- (•eue maxime est nouvllo et assez severe, et o ne ai pas toujours gardée; mais j estime quele scr beaucoup à fonder une véritable unité dacion par la liaison de toutes celles qui concurrent dans le poème, corn. Vise, du poème dram. Je soûl aUerlis qu'on l'observit invariablement [a ré" e qui veut que le premier acte contienne le fondement de toutes les actions], quand on fait «oiicurrer deux actions diflérenlcs, ii). «0.

!!! MYM Lat. concrr^re. Cesl le mtoe que

roncnurir, qui est seul usité ='"J°"'f^^";:^,l,„l,e ^

CONDAMNABLE. Ajoutez : — UEM. Mamerue a

écrU condemnable : Il est des choses reprehen-

sibîès qui ne sont pas condemnables , Lexu,ue

'^icONDAMNATECll (kon-da-na-tcur), ï. m. Celui qui condamne. Ces innûceiUesctrcspecUbk. c éatures [les époux Montbailli, condamnes au bùcher par le tribunal dArras] avaient été accusées de pa?r"cide, et jugées sur des allégations qui au- ?aien paru' ridicules aux condamnateurs mêmes îles Calas, volt. Comm. liUt. sur les Œuv. de ^'"ltU'^Jll^''condemnatorem, de condemnare,

condamner. Malberbe

C0NDAMN.\T10N. .ljo«(« : - I^^M. Ma lierbc a écril condemnation : U condemnation do la malice universelle du monde,. langue, éd. L. La

'"TmsT. XV.- s. Ajoutez : En vérité, en vérité i,. vous dis que qui oit ma parolle et croit à celuvqu maVoyé,il a.vie éternelle et ne v-ient ^, „t en condemnation, Evang ^•^'°» f<""'/^«"'i!' ■H, Nouv. Testam. éd. Lefebre dElaples Pa. s ,:,'.5 11 [l-evesque] ne soit point novice, afin que ;,r èlevlition d'orgueil ne cbeie en la condemnation du diable, I Tim. ni, 6.

CONDENSATION. Ajoutez .Ml On a étendu la signincation de ce mot aux moditications physiques Dui ne comportent, proprement, m idée de denqui neeuiipu i j r A„„j„«coiif.n He lachaleur.

duite de Grenoble, ancienne locution qui sii;niliait mauvais accueil, mauvais traitement. Si v.ms aviez été l'autre jour au Marché des Innocents, vous auriez pu jouer votre petit rûle dans la conduite de Grenoble qu'on a laite à M. labbe [leiravl, Rev. Britan. sept. 1872, p. <32.

tCONDURANGO (kon-du-ran-go), S. m. Plante de la famille des asclépiadées.Le condurango croit dans la province de Lova [la patrie du quinquina), ontiVl Equateur et le Pérou ; depuis des années r-corce en est employée, sous forme de déçoc ion

• col II faut rcconnailie d':iprès tout ce qui pre. c.'de qu'en faisant confiance à la pièce incriminée cl en délivrant les marchandises au sieur M.., la compagnie n'a commis aucune faute lourde.... ib. 25 janv. «876, p. 78, 2- col. 11 y a lieu à pnori de présumer que B.... a fait confiance à B.... |de ses valeurs] et traité sous la garantie de la charge [de cet agent de change].... (Jugement du Trib. civ. de la Seine du I2 janv. <872), Gaz. des Trib. i" oct. (873, p. 9*1, 2* col.

. , ,„ ,^„, ,„rme ne accoiuoni + CONFIDENTER (kon-fi-dan-té), ». n. Être en

l.,eorce en est empl^'^e ^ "^^-J^^^^y^d'aùties col.fide (inusité). Ve cardinal [de Reims] con.iou de pilules, «""1 e e riiumaiisn derniers déniait de très-près avec lui , marquis de miba-

n,aladies ; mais ^'^^.^'^"^^^"^^t remède entre beau, dans l. de lomén.e, La comtesse ,1e ItocUefort lemps qu'on la appliq."/'» eo"^« f^-T n. 4660, et ses amis (la lettre du marquis do Mirabeau est

le cancer, Journ. oflic. 27 nov. (871, p.

'-IrrvM. Condurango, remède du condor, dans la lan^'ue du l'érou. i, ..,■,. «,,nt

CONFECTION. H 3» Ajoutez en "«^"'f''" ..;./''"' toujours des confections de la première u >l"<'>Je 3u bonnets, des Jupons tricotés, des chemise , des camisoles, Honit. «niB. 4 avril 4868, p. 47», 5^ col. Elle (l'induslrie des chMes] a ^ jutt- conire l'introduction toujours en progrès des confec

et ses amis (la lettre du marquis du Mirabeau est de I7.-.8). ^ . , . ■

CONFIER. Il 4° Ajoutez : 1] Se confier de. Je n ;ii rien de plus nécessaire que la lecture premièrement pour ne me confier trop de ma suffisance, secondement.... MALH. Leiique, éd. L. Lalanne. Voyez combien j'espère de vous, ou plutôt combien je m'en confie, id. tb. Sous l'appui du Très-Haut quiconque se retire, Et de tout se confie en lui, cobn. Lexiaue éd. Marty-Laveaux. Je me fie enfin et me

ire l'introduction toujours en progrès des coniec- l^^h , • ^ destinée, sÉv. 27 avril (680 lions dans le costume des fommes,Em> te, TrajU co^^e^,;^",^;, ^.^^„ ^.„„,,. . nas-lat. confectas de comm. avec VAnglet t m, P' ;='^^-^llf,/,^"ei- m oieo, dans un texte du v.= siècle, voy. Uev. cnt

PuK--i«""^-'-^"^"^'»'^^"''^''^"'"'"

rer pour la vente. Nous employons des femmes et des enLls pour raccommoder et confectionner le tulle c'est-i dire pour l'apprêter, le plier, de façon qu'Usoit prèfà être mis en vente is-i,u.(.,

con^r'f ês?un; réunion de souverain^s^^ou ^^de

+ CONFISCATEDR (kon-fi-ska-teur) , s. m. Lclui qui confisque. Franchement, puisqu'elle a des attentions pour le confiscateur [Napoléon 111], M- LÉON DUVAL, Gai. des Trib. 9 déc. (876, p. ( 192, 2* col. ...

t CONFISERIE. Ajoutez : ]\ 2» Usine ou 1 on prépare les sardines pour les confire et conserver.

CONFITURE. Ajoutez : || Kig. Nous mangeons du sucre et des confitures quand nous nous ramentevons nos amis qui f , POJ-t^''\b|en M-^u •

con^rts esTune réunion de souverains ou de fl"^;°"l^'"l Lala.l Homme à conii.urcs,

eui^'plénipotentiaires, dans un '-u clio.si q m Wj> f '^ ];J^,^ ,, ,,';.,„,,« des forces de

est d'ordinaire un ^rrain neut.e On peut c lei nom q ^^^ ^^^^ ^^^^^ le cour bon, et, dans

lescongrèsdeTroppauetdeLa>bach,en4 8-0 e se^^^^^ ^^ fûmes jamais hommes à

(82(; le congrès de Vérone, en <»-f,'^/^°;'°;\e 1 eonfitures, corn, h^xique, éd. Marty-Laveaux. de Paris, qui termina la guerre de Crimée pai le <="'"' Ajoutez : || 4° Le conllit d une malataité du zo avril .856. X '^différence du congre. <:0™-/^?„"„, Jl„aie. Veux-tu savoir qu, la conférence a neu entre esm.nisl.es et l s amdie,^^q^^ ^^ ^^^^.^ ^^ ^^^^^ ^^,,^.,., „,,„

rr;.^^é;;i;^s:^c.u.isoit^soin^our

^asnécessarre; l'ambassadeur ordinaire suffit. Les îus rema quibles de ces conférences ont ete

. , ,1''"' LTnnrtresde (83(-39sur lesatlai.-cs bel-

■omportenl, proprement, ni idée de den- -'f ^f^^ ^i ont été tenues à Vienne en .853 site, ni idée de masse. Condensation de lachaleur, !^«^'',g\VJourprévenir laguerre ent.e la Russie et

''VcOnSÉcSE (kon-dan-seû-z-), s. f. Machine '^^^urqui^- j. Néologisme. Celui qu

Condenser, Joum. oflic. 2. fév. .8,6. p. ^'M ,.i LTcSnL siU-e^que obje-t ^^^ ^ùu-rch^s;^ sont-contraires l'un n'auire, se

''CO^OESCENOANCE. - H.ST. /i»"- • x.. S. ture o« de scie.ice. P.e^ mettes, pas u.i .^ ^ ^„ ^,,.,, „,,,. ,,„,„., .d. L. La

n..Mit il soi por lo condescendement des plu- les lèvres u . ^.^,1 j^nne. , .. v: .: ...^ , t

Eo 'àz defoilnes [extérieures choses] espart /ourn^o^-du^^o u^^^^^^^^^ ^ ^>

[diMerse], H Dialoge de Grcgo.re 'oP^P^./^-"' ^ ' , raneienne république ^e Venise à un d.gni-

fit mon père au conflit de cette maladie? malii. Lexique, éd. L. Lalanne.

CONFLCER. Ajoutez : La Paglia ne tarde pas d confluer avec le Tihre, qui porte à Rome ses eaux jaunies, s.mon.n, VEtmrie et les Étrusques, v .

t CONFONDANT, ANTE (kon-fon-dan, d..n-t), ad] Oui confond, fouble profondément. Huiniha- Uon confondante, ste-beuve, Port-Hoyal, X. n,

n 236, 3° éd. , .. „

CONFORMER. Ajoutez :\\S' Se conformer, et.e conioVm.. Les jugements des hommes qui en, am

■'coNDrnONNfi. ^joulei : Il 5- Terme de com merce.se dit de la qualité, de l'état d'un objet. Ces rapports diffèrent, suivant que la soie est plus ou moins conditionnée, P. g.raudeau, la Banque rendue facile, in-f, Paris, .769, p. 468.

CONDOCLÔIR. Ajoutez : - REM. Se condouloir csfdU ne "employer qu'à l'infinitif. Ponrtani M Louis Ratisbonne, dans sa traduction de Dante, réemployé au futur : Bien plus, en regardant u feco,.douleras, Purg. xxx, lia eu ■aiso- ' fo" autant que possible rendre à ces verbes mutilés l-usa-e de leurs membres. Mais comment conjuguer ce ve°rbe? L'imparfait est assuré; c'est je me condoulais Le futur l'est moins; si l'on remonte à l'ancienne conjugaison, on voit (ju'il est : jeme doulrai ou me dourrai. Par conséquent la forme moderne pourra être -.je me doulerai,je me con-

''"+ CONDUClBILlTfi (kon-dusi-bi-li té),s. f. Terme de physique. Synonyme de conductibilité, dans F0LHIER, Théorie de la clialeur.

CONDUITE. Ajoutez : \\ 9" Manière dont se comportent des instruments, des machines. Sur la conduite des chronomètres, rouvaux, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxii, p. 679. |] 10° Conduite de, avec un verbe à l'infinilif, pour conduite qui consiste à Cette conduite va bien plus à.... que celle u.. suivre ... >én. '''"■ spirit. cxxxvi. ]l»i" Con-

,u^^^'^;s.;^c;i;;;;de;ûnée dans une ég.^ à supporter les châsses. Au moyen 4ge, on plaça t rvéquemment la confession derrière le ina tre-aulel,

.,.1. ïmchemenlà une confession religieuse. Un /.irnît rniifcssionulismc.

CONmNCE. Ajoutez : Il 4» Au pUr. Pourvu que

noTn'ayons que Mme de Guitaut pour te.no.,. de

, os confiances, sÉv. Lett. à Guitaut, 2 nov. . 6 / . . Il

°l impossible' de rien ajouter aux honnêtetés aux

fn i^nces et aux extrêmes cons.dérat.onsd M. de

Lavardin pour moi, id. 2* sept. .675 ]|B Avoi

co, fianc/que, com'pter que. J - co.ifiance que

cela n'arrivera pas. J. i. Kouss. Lett. a d lurnois,

o6avriM768 j] 6» Avoir confiance de soi-meine,

se fier en soil-méme. 11 n'y a qu'un petit nombre

de courtisans qui, par grandeur ou par une co^-

fi-ince qu'ils ont d'eux-mêmes.... la bri-u m "•

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