UI, V
t CORSE (kor-s'), s. m. Qui est relatif à l'ile de Cor.se. Il Le Corse se dit quelquefois pour l'eniper'cur Napoléon I". Ô Corse à cheveux plats ! que ta France était belle Au grand soleil de messidor I AUG. BARBiKR, lombes, f Idole.
t CORSESQDE (kor-sè-sk'), s. f. Ancienne arme d'hast, dont le fer long et large présente une pointe et deux oreillons.
CORSET. Ajoulei: \\ 4* Corset tuteur, voy. tuteur, n" 3, au Dictionnaire. Frais de pose piquets, etc.; corset avec peinture; prix de l'arbre; main-d'œuvre »t plantation, Journ. offic. 6 juill. (876, p. 4885, 2» col. Il 5° Pendant la révolution, nom vulgaire des assignats, ainsi dits du nom d'un de ceux qui les imprimaient. De quoi t'avises-tu de garder un poète '1 Un corset, chaque jour, est le prix de tes soins, daru, ÉpHre à mon sans-culotte. M. Desmarct tira de son portefeuille une liasse de petits billets de la banque de Prusse; ils étaient grands comme une carte à jouer, et ressemblaient un peu aux corsets de la république, Extr. du Journal du graveur Laie, dans Papiers et corresp. lie la famille impériale, Paris, (87o, p. 305.
— HIST. Ajoute: : xiv s. Ce furent celles [les dames anglaises] qui premièrement admenerenl cest estât en Bretaigne des grans pourlilz et des corses fendus es costez, le Livre du chevalier de la Tour Landry, p. 47.
t CORSIER (kor-sié), s. m. voy. COBCIER au Supplément.
t CORTAIL (kor-lall , Il mouillées), s. m. Nom, dans les Pyrénées, du chalet. La ville de Bagnères.... entretenait au col de Sencours. au pied du cône, un cortail ou chalet à l'usage des pasteurs auxquels elle alTerme ses pâturages.... H. kadau, Uev. des Deux-Mondes, (5 fév. (876, p. 920. — Etvm. Le même que courtil (voy. ce mot).
r.ns
t CORTÉGEAXT (kor-té-jan), *. m. Celui qui fait cortège. Au bout d'une demi-heure, les corlègeanls raviennent, moins le cortège, chateaubr. Kt/m. d'oulre-tombe (éd. de Bruxelles), t. v. Chapelle, ma chambre d'aubenje, description de Waldmûnchen. Il Le Dictionnaire a le verbe cortéger et remarque que ce verbe vieilli pourrait être rajeuni. Chateaubriand avait anticipé sur ce désir.
t COKTOX (kor-ton), s. m. Nom donné, dans la Flandre française, aux valets de ferme, les Primes d'honneur, p. 59, Paris, (874.
— KTYM. Dérivé du bas-lat. cors, cortis, demeure (voy. cour).
t COUYPIIA (ko-ri-fa), s. m. Arbre qui ombrage surtout les côtes du Malabar, et dont les Indiens emploient les feuilles immenses pour faire des tentes et des parapluies, cùrtamiiert. Cours de géographie, Paris, (873, p. 555.
t COSCOSSONS. Ajoutez : — ÊTVM. Ce paraît être une altération de couscoussou, (Defrémcry). Voy. couscous.
— HIST. xvi" s. Force coscossons, et renfort de potages, HAB. I, 37. M. Burgaud Des Marels met en note sur ce mot : « Ce mets que Rabelais mentionne est le couscous, bien connu en France depuis notre conquête de l'Algérie. »
t COSIGNATAIRE (ko-si-gna-tê-r'), s. m. Celui qui a signé avec d'autres un document. Mes cosignataires et moi, nous retirons la demande de scrutin, Journ. ojfic. 29 mars (876, p. 2218, (" col.
t COSINELLE (ko-si-nè-l'), s. f. Terme de mathématique. Nom donné à toutf expression imaginaire, à cause de la transformation des relations imaginaires en équations ordinaires entre des sinus et des cosinus contenant une (arbitraire (mot proposé par M. Clayeux), Acad. des se. Comptes rendus, t. Lvi, p. 790.
t COSIQUE (ko-zi-k'), adj. Ancien terme d'algèbre. Le même que cossique. || Nombres cosiques, les diver.çes puissances d'un nombre.
I COSMÉTIQUE, ÉE (ko-smé-ti-ké , kée), adj. Néologisme. Qui fait usage de cosmétiques. Un homme entre deux Sges, grisonnant et déplumé, sanglé, cosmétique, le regard trouble, les cils brûlés par les veilles..., alph. daudet, Journ.
Ojjic. 7 fév. (876. p. (095, (" col.
t COS.MOGSOSE (ko-smo-ghnôz'), s. f. Connaissance du monde, des lieux. Ces animaux [les bœufs qui estivent], dit M. Girou de Buzareingues, sont doués de cosmognose : ainsi s'appelle l'instinct qui leur fait reconnaître les lieux et les époques marqués par la nature ou par des déplacements périodiques, F.. MOUTON, Journ. ojjlc. 2t mars (876,
p. 2070, 2'' col.
— ÊTYM. K6f7[jio:, monde, et Yvwut;, connaissance.' t COSMOGONlS'rE (ko-smo-go-ni-st'), s. m. Celui qui s'occupe de l'étude des questions cosmogoniques.
t COSSETTE (ko-sè-f), s. f. Botillon de racines do chicorée. Art. 7.... -("Les quantités de cossettes soumises à la torréfaction...; 2° les quantités de cossettes passées aux moulins, Décret du is janvier (873. il 11 se dit aussi des betteraves. Cossettes de betteraves ou de chicorée , Assembl. nation, projet n° (782, p. 97.
-[ COS.SIN. Ajoutez : || Chaque art a son jargon impropre plus ou moins : Ce qu'on nomme à bon droit le coussin, les clavettes, Se dit vulgairement cossin et chevillettes ; On serait ridicule en disant autrement, lesné, la Reliure, p. 55.
t COSTRE.SSE (ko-strè-s'), s. f. Voy. coiSTBESSE au .Supplément.
COSTl'MK. Ajoutez : || 4° Particulièrement. Un ensemble de toilette. Les femmes ont inventé ce qu'elles nomment proprement le costume, c'est-à-dire un ensemble de toilette combiné d'avance sur une seule couleur, ou jouant sur deux teintes voisines,
en. BLANC, Journ. offlC. 28 oct. (872, p. 67(0,3° col.
— REM. Ajoute: : || 2. J. J. Rousseau l'a employé au sens italien d'usage, coutume : Tout, dans ces délicieux concerts [les chants des scuojc de Venise], concourt à produire une impression qui n'est assurément pas du bon costume, mais dont je doute qu'aucun cœur d'homme soit à l'abri, Confess. vu. Cet italianisme est inusité.
t COSYNDIC (ko-sin-dik) , s. m. Celui qui fait partie d'un syndicat. Attendu.... qu'il avait intérêt à garder un silence prudent sur les agissements de son cosyndic. Gaz. des Trib. 2 déc. (874, p. ((5(, ('• col. Un cosyndic nommé dans le cours d'une faillite doit-il se faire rendre compte de la gestion antérieure du syndic auquel il est adjoint ? ib.p. ((50, 4" col.
cor
t COT (ko), s. m. Cot à queue rouge, cot à queue verte, sortes de cépages, les Primes d'honneur, p. 407, 4(0, Paris, (874.
CÔTE II 9' Fig. Échoué à la côte, qui n'a pas réussi dans ses projels. Un gentilhomme français , vieilli plutôt que vieux, u,sé, dévasté, ruiné, triste épave du monde parisien échouée à la c6te, comme dit l'énergique expression populaire, alph. uaudet, Journ. offic. 3 mai (87.1, p. 3(83, (" col.
— iilST. xu" s. Ajoutez: Uns tertre avanturous.... Qui estoit grans et Ions, plus que je n'en devis; Grans vaus ot et grans costes, parfundes elsoulis, li Homans d'Alexandre, p. 7u.
COTÉ. Ajoute: : {] Terme de turf. Lorsqu'on demande : comment est coté tel cheval"? on veut dire : quelles sont les chances de réussite que ce cheval représente contre le champ ?
Ct'ÎTÉ. Ajoute: : || 16" lermo de fortification. Le colé extérieur d'un polygone fortifié, ligne droite qui réunit deux angles llanqués.
•) CÔTELER (ko-te-lé), V. a. Établir des sortes de côtes dans une roule. Les rations étaient épuisées ou perdues, il fallut employer tous les hommes à coteler les routes, c'est-à-dire à jeter en travers de gros troncs d'arbres pour en faire une sorte de passage solide, Uev. des Deux-.Vondes, )•■■ juin (873, p. 5(7.
COTERIE. Ajoute: : || 3° Société d'ouvriers, espèce de compagnonnage.
t COTIDAL, ALE (ko-ti-dal, da-l'), adj. Courbes cotidales, courbes qui passent par tous les points oii la marée a lieu à la même heure.
— BrVM. Co..., et angl. tide, marée, t CÔTIL (ko-ti), s. m. Nom, en Normandie, d'un
penchant de colline, d'une petite colline. À bailler à fin d'héritage la propriété appelée les Mouriers, en la paroisse Saint-Jean, avec «nviron (00 vergées de terre, dont 60 labourables, 8 en prairies et le reste en côtil, Chr. de Jersey , r> sept. (808, Annonces.
— ÊTVM. Bas-lat. costiilum , de cusia, côte (comp. coteau).
COTILLON. Il 1° .ijnute: : Pourquoi, lui dis-je fù l'archevêque de Paris, Noailles] , ne manquentelles de rien [les religieuses de Port-Royal]? Parce que des personnes comme moi vendent leur , cotillon plutôt que de les laisser manquer de ' quelque chose, Mlle de Joncoux , dans ste-beuve, Pnrt-Hoyal, t. VI, p. 279, 3" éd.
t 2. COTILLON (ko-ti-llon, Il mouillées), s. m. Petit sabot (Haute-Marne). Les dernières billes sont réservées pour les cotillons, c'est-à-dire pour les sabots des petits enfants, a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes, (" oct. (874, p. 577.
t COTI.V (kûtin) , s. m. En patois normand de Guernesey, la logette d'un veau. || Proverbe. Il no faut pas faire le cotin avant que le veau soit né [i n'faut pas faire le cotin d'vant que l'viau soit nai], métivier, Dict. franco-norm. p. (43.
— ËTYM. La même que pour cottage (voy. ce mot) : anc. franc, collin, cabane.
t COTISABLE (ko-ti-za-bl'), adj. Qui peut être soumis à une cotisation. Ceux qui viendraient s'établir dans les villes franches [de la taille] étant cotisables, pendant dix années, à la taille, BoiLisLB, Corresp. contrit, géndr. (087, p. 94.
COTO.V. Ajoute: : \] 5° Coton soluble, synonyme de coton-poudre ou pyroxyle. Lettre commune des douanes, 20 déc. (876, n" 334. || 6" Coton de verre, verre étiré en fils si ténus qu'ils ressemblent ài de la soie ou à du coton, Journ. olfic. (O janv. (877,
t COTONISER (SE) (ko-to-ni-zé), V. réfl. Néologisme. Devenir semblable à du coton , devenir mou, sans ressort. Ob ! le xix* siècle! plus il avance en âge, plus il se cotonise et s'affadit, ste- BEUVE, Nouv. Lundis, xi. Orthographe française.
t COTONNAGE (kû-to-na-j') , s. m. Vice de la soie grége qui fait qu'elle se cotonne, dans l'opération du décreusement.
t COTONNETTE. Ajoutez : M. E. Baroche : On fait aussi beaucoup de cotonnettes à Rouen. — M. Henry-Gillet : Oui, et c'est même à Rouen que cette industrie a pris naissance; on dit colonnettes ou rouenneries. Enquête, Traité de comm. avec l'.inglet. t. iv, p. 257.
COTO.NNEUX. Il 2" || Fig. Il se dit aussi des œuvres d'art. L'amoureux Stéphane est bien encore un peu cotonneux, mais ce défaut d<: l'amant est destiné à mieux faire valoir le mari,
ALPU. DAUDET, Joum. offlC. 3 mai (876, p. .il 84,
2' col. )J Adverbialcm^int et fig. Cela est plat, jau-
9'f COU
Délire, d"une teinte éauU- cl monolono ; et piiiil cotonneux : ce mot n'a [.oul-i-lri- i us encore été dit, mais il rend bien, diber. Œuvr. compl. i»i>, t. n, p. 470.
COTRKT. il 1* Ajoute;: Cotrcts do taillis, colrels fail3 avec du bois taillis; cotrets de quartiers, cotrets faits de rondins refendus, J. savary. Pic». univ. du commerce. |l *• Ajoutes : |l Sous le colret, sous les coups de bAton. Nous verrons ce soir, si je le tiens. Danser sous le cotrct sa noblesse et ses biens, corn. Illia. ii, o.
— CTYM. Ajoult: ; Savary, dans son Pic», de commerce, dit que cette espèce do bois a été ainsi nommé», parce qu'il en a été envoyé en premier lieu de la forêt de rillen-Colterets.
i. COTTE. Ajoute; : — REU. 11 ne faut pas confondre la cotte d'armes et la coite de mailles, confusiun qui se trouve dans l'article. La colle d'armes était une tunique de peau renforcée par des banJ. s de cuir, des anneaux ou des chaînes métalliques cousues sur l'éloffe. La colle de mailles était une armure défensive faite en forme de cbcmise et composée d'anneaux ou de mailles de fer engagées les unes dans les autres (la colle de mailles n'était pas connue des Romains; elle est tout au plus un peu antérieure aux croisades). Par conséquent, en parlant des Romains, on dira cotte d'armes ; et on réservera la cotte de mailles pour les chevaliers du moyen âge.
cor. Ajoute; : Il 6* Dans r.\unis, casser le cou à un fût, le faire tourner sur lui-même, de manière que chaque fond occupe la plac» de celui qui lui est opposé, Gioss. aunisien, p. 31.
COl".*RU. Il !• Ajoutez : Couard est proprement celui qui tremble au moindre bruit qu'il oit, et appréhende toute chose sans occasion, Malu. le Traité des bienfaits de Sénique, iv, 26.
t COCBLE-SOIFFIÈRK (kouble-soi-fiè-r') , s. m. Le coublesoiflière est un filet sans tramait au moyen duquel on barre ou on enveloppe une portion de rivière, et que l'on tire à terre en le traînant; il ne séjourne pas plus ou moins de temps dans l'eau ; il se manœuvre par coups alternativement jetés tantôt dans une partie de la rivière, tantôt dans une autre ; les mailles sont de 1 1 millimètres seulement.
COrCUE. — HIST. Ajoutes : \\ xiv' S. [Au sens de lit do terre ou de pierre.] Les gemmes qui lor nessance ont Es couches dom el tretes sont, macé, Bible en vers, f (4i, l" col. t-erso.
t. COUCHER. Ajoutes : ',\ 15" Fig. Se coucher auprès, .se passer de {métaphore tirée du chien qui se Couche auprès de la nourriture qu'il dédaigne). Il IdHacqueville] fera valoir vos raisons à M. de Ponipone, et, après cela, s'ils ne sont contents, vous leur permettrez de se coucher auprès, sÉv. 2» déc. t675.
— REM. Il 1. Ajoutes .-h. Racine dit dans ses Remarqui'S que il y serait couché est une faute d'impression ; mais rien ne justifie cette allégation.
■j COL'CHL'RE. Ajoute; : 1| t' Nom donné, dans la Vienne, aux provins de la vigne, les Primes d'honnenr. Paris, (872, p. 304.
COCCOIJ. Ajoute; :\\ 9' En Normandie, bran de coucou, espèce de gomme que distillent certains arbres, delbodlle, G1o«. de la vallée d'Yéres, p. S6.
t COU-COUPÉ ( kou-kûu-pé ) , s. m. Voy. cou, n* 4. Viennent ensuite d'autres oiseaux : le cardinal de l'Amérique du Sud ; le cou-coupé, ainsi nommé à cause d'une ligne de plumes rouges qu'il porte autour du cou. Journ. offic. t» ftvr. <873, p. 1211, I" col.
COUDE. Ajoute; : || 4* Fig. Mettre l'oreille sous le coude à quelciu'un, le rassurer. Vous me mandez que les bravades de votre partie vous font douter que vous n'ayez quelque arrêt à votre préjudice ; c'est peut-être afin que je vous mette l'oreille sous le coude, «alh. Lexique, éd. L. Lalanne. Il i;ette locution, aujourd'hui inusitée, représente un homme couché de façon que le coude appuie sur l'oreille.
•J. COUDRE. — ETVM. Ajoutes : Bas-lat. eum aco et filo coiis, cousu avec aiguille et fil, Ms. lat. d'Oribase, Suppl. latin, vu' siècle.
T I. COUET (kou-è),». m. Voy.CLY au Suppl.
t 2. COUET (kou-è) , t. m. Nom donné, dans Maine-cl-Loirc, à un rameau de vigne, dit aussi vinée, courbé en arc de cercle et attaché au cep au moyen d'un lien d'osier, les Primes d'Iionneur, Paris, (872, p. tti.
t 3. COUET (kouè), t. m. Nom d'une sorte de Tase, dans le département du Nord. Tout à coup le