COU
vieillard s'était réveille, el, sautant de son lit, l'avail s;iisi par le corps; il s'était alors emparé d'un v;ise dit couet, et d'une main en avait assené deux coups sur la tète de M.... pendant que de l'autre il lui comprimait la gorge, Cas. des Trib. t5 août
1874, p. 78(1. 4* col.
t COUG.VADK (koH-gna-d"), s. f. Nom, dans la Haute-Saone, d'une confiture ou marmelade qu'on a faite, à l'aide d'une cuisson lente, avec les merises débarrassées de leurs noyaux, les Primes d'honneur. Paris, t872, p. 214.
COULAGE. Il 3* Ajoutes : || Terme d'artillerie. Coulage plein, action de couler une bouche à feu massive, en se réservant de la forer ensuite. Coulage & noyau : on place dans le moule un noyau qui occupe la capacité de l'âme, et ne laisse de vide à remplir que celui qui correspond à la forme de la bouche à feu. Coulage à siphon, analogue au coulage à noyau, avec cette ditiérence que l'on fait arriver le métal en fusion par le bas du moule au lieu de le faire arriver par le haut.
t COOLAUD, AR1>E (koii-lar, lard'), adj. Ceps coulards. ceps de vigne sujets à la coulure.
t COILAUD (kou-lo), s. m. Nom, dans le Rouprgue, d'un poisson propre à cette contrée, dit aussi poisson du pauvre, parce que la chair en est peu estimée ; c'est un chondroslome.
f COULE. Ajoutes : — HEM. La coule est le nom du strict habit monacal, par opposition au froc, ce dernier genre étant considéré comme trop relâché, STE-UEUVE, Port-Royal, t. v, p. 242, 3' édit. La coule de Saint-Bernard.
t COULKMENT. || 1° Ajoutes : Ce ne sont point gouttes qui tombent l'une après l'autre; le coulement est perpétuel, malh. Lexique, éi]. L. Lalanne.
COULER. Il 12° Ajoutes : || Couler bas d'eau, se dit d'un navire qui coule bas par l'effet d'une voie d'eau. On écrit du Tréport : ... quelques minutes
après, le navire eu perdition coulait bas d'eau
il se trouvait dans cette situation critique depuis la veille au soir, à neuf heures, par suite d'une voie d'eau résultant de.... Journ. oflic. 21 nov. t874,p.7733,3'col. || 15° || Fig. Coulcr unequestion à fond.... Ajoutes ; J'ai été interrompu dans la séance que j'ai eue avec lui, et je n'ai pas coulé à fond les accessoires et le principal, dont nous avons parlé, Corresp. du gén. Klinglin. Paris, pluviôse an VI. t. I, p. 223.
COULEUR. Ajoutes: || 14° Ternie de turf. Les couleurs, couleur de l'ensemble du coslume porlé par le jockey d'une écurie. Chaque écurie de course a ses couleurs particulières. {| 15' Terme de mine. La couleur, la teinte des résidus de lavage qui indique qu'un minerai contient de l'or. Ces essais, opérés grossièrement dans une calebasse, donnèrent la couleur, c'est-à-dire que le résidu des lavages contenait quelques parcelles d'or, Journ. olfic. 28 fév. t875, p. t532, 2' col.
I 2. COULEUR (kou-leur), s. m. Ouvrier, dans une fabrique de sucre de betterave, qui fait couler le jus produit par les décanteurs, les Primes d'honneur, p. <23, Paris, <874.
COULEVRI.VE. Ajoutes en tète de l'article : || Coulevrine à main, la plus ancienne des armes à feu portatives, commencement du xv° siècle, .se composant d'un canon relié à un fût; un homme la porte et la met en joue, et un autre met le leu à l'aide d'une mèche. || Coulevrine emmanchée , nom donné d'abord (I43u) aux armes à feu portatives, iiENRARD, .tîiivoies de l'Acad. d'arch. de Belgique, 2° série, t. I, p. t35.
— REM. La coulevrine, espèce de canon, lançait un projectile de te à 20 livres; elle disparaît en 1732 à la réorganisation de Vallière. Il y a eu des coulevrines extraordinaires : coulevrine d'Elirenbreitslein, dont leboufet pesait 14) livres. On donnait à la coulevrine de grandes longueurs d'âme, afin de remédier à la lenteur do combuslion de la poudre.
t COULINE (kouli-n'), s. f. Nom, en Normandie, de torches de paille qu'on enflamme et avec lesquelles on échaude rapidement les arbres fruitiers pour les débarrasser des insectes et des lichens, i'Auranc/iin, 23 mars (868.
COULISSE. 114° .4iou(ei; La bourse est une galerie longue et étroite : on y arrive par une seule porte placée à une extrémité ; une barrière de fer à hauteur d'appui sépare les agents de change du public répandu dans la galerie ; à la vérité, depuis la porte d'entrée jusqu'à la barrière, on cnlrelienl une avenue que les gardes appellent coulisse, K(/-f fine» financières, (780, p. 65. || 8° Terme de bâtiment. Coulisse, étui carré en bois oui, oartanl di'
faîle de l'édifice, va porteries déblais jusqu'en bas. Il 9" Coulisse de Stepbenson, organe des loeoniolives qui sert à faire varier la détente ou à renverser la marche {.Stephenson , ingénieur anglais),
t COULMELLEJkoul mè 1'), s. ^. Nom d'un champignon, dans la Haute-.Manie. Cette coulmelle qui ouvre son parasol, a. theukiet, llev. des Dcux- Slondes, (B avril (876, p. 722.
COUP. Il 10° Ajoutes : || Terme d'exploitation houillère. Coup d'eau, accident que cause la rencontre fortuite, dans les travaux de mines, d'une source ou bain d'eau auquel on donne issue. La section a entendu le rapport de M. llabets, ingénieur, sur les moyens de prévenir les explosions et les coups d'eau dans les mines, Journ. offic. 22 nov. (876, p. 8528, 2' col. Une meilleure organi.sation des travaux de sondage dans les mines où il existe des travaux antérieurs prémunira les mineurs contre les coups d'eau, ib. 3° col. Il Coup de feu, nom d'un des actes d'un feu d'artifice. Ce coup de fou (c'est le terme technique) était accompagné de douze pyramides, de chacune desquelles jaillissait un bouquet de chandelles romaines, Monit. univ. I6 el I7 août (867, p. ((I6, 3° col. Il 18° Aux exemples de à coup, ajoutez celui-ci : Tel fut le coup de foudre qui tomba sur Mme la duchesse, si à coup au premier voyage de ses filles à Marly, st-simon, t. vui, p. 285, éd. Chéruel. || 25° Donner un coup de lèlégraphe , expédier une dépêche télégraphique. Maintenant , si la chambre insiste pour qu'on recule la révision des chevaux, un coup de télégraphe sera donné ce soir, et demain la revue sera ajournée, Journ. olHc. 30 mars (876, p. 2293, 2° col. 1| 26° Les trois coups, les trois coups que l'on frappe dans une salle de spectacle pour annoncer que la pièce ou qu'un acte va commencer. Dans R.icine Eurybate, Ergaste dans Molière , De la location il porte le fardeau, Et frappe les trois coups au lever du rideau, c. delav. Coméd. 1, 5. ||27° Familièrement. Être aux cent coups, être fort embarrassé. Il 28° X coup près, ancienne locution qui signifie
à peu de chose près, peu s'en faut. Parmentier
m'assura qu'il disposeraità coup près de Brigalier, conseiller de la cour des aides , capitaine de sonquartier et très-puissant dans le peuple, betz , Mém. t. I, p. (65, éd. Feillet. Je vous demande e.xcuse , monsieur, dit Sancho; mais comment voulez-vous que je trouve à coup près la maison de notre maîtresse? Don Quichotte, trad. par Filleau' Saint-Martin, t. m, ch. ix, de l'édit. de(678, p, 134 et (35. Harcourt manque à coup près d'entrer au conseil, st-simon, t. vu, p. 98, éd. Chéruel.
t COUPAGE. Ajoui.es : \\ 2° Action de couper, de rogner les feuilles de tabac. On procède ensuite à l'écabochage ou au coupage des tabacs exoliques el des tabacs indigènes qui n'auraient pas reçu cette main-d'œuvre au magasin, Journ. o//io. 29 nov. (875, p. 9800, 2° col. || 3° Nom donné, dans le département de la Mayenne, aux vesces, jarosses, maïs, etc. fauchés en vert , les Primes d'honneur, p. 228, Paris, (874. Le meilleur moyen de les administrer [les touraillons, germes d'escourgeon malle] consiste à les mêler avec la pulpe, la drèche, le coupage, le son ou tout autre aliment analogue, reïnal, Mém. d'agric. etc. (87o- 7(, p. (27. ||4° "Terme des halles. Action de diviser un chargement de marée. Considérant que celte pratique [la répartition d'un seul chargement de marée en plusieurs voitures afin de multiplier abusivement les tours de vente], connue sous le nom de coupage, s'élant généralisée, a donné naissance à des inconvénients graves.... Ordonn. de police, 23 fév. (867.
t COUPANGES (kou-pan-j'), S. f. pi. Céréales ou autres grains semés en vert, pour servir de fourrage, Oloss. awaisien, p. 92,
— ETVM. Couper.
t COUP DE POING (kou-dc-poin), s. m. || 1° Sorte de poignée de fer qu'on tient à main fermée , les doigts passés dans des anneaux, el qui est armée de grosses pointes (voy. coup, n° (). Les conjurés décidèrent qu'ils ne porteraient ni revolvers, ni poignards, afin de ne se point mettre dans leur tort par l'usage d'armes meurtrières; les gourdins et les coups de poing, à l'usage de la police, lurent adoptés d'un commun accord, Rev. Britan. sept. (874, p. (8t. Il 2° Pistolet de poche.
2. COUPE. Ajoute; : \\ 7° Terme de turf. Prix décerné dans les courses anglaises.
COUPÉ. Ajoutes :\\i<i' Spectacle coupé, spectacle oii l'on joue des parties de différentes pièces.
cou
t CODPE-BALLOT (kou-pc-ba-lo), s. m. Sorte dp couteau anglais. Est-ce qu'il n'y a pas en Augk'terre un couteau qu'on appelle coupe-ballul"?... C'est un couteau fermant qui a toujours existé probablement en Angleterre.... Enquête, Traité de comm. avecV Anglel.i. i, p. 716. Couteau, coupe-ballot, manches cerf, ivoire, écaille, etc. «I;. t. i, p.-i8.
t COUPE-CHOUX. ^j'oiKei; — RE>I. Kichclieu appelait Mazarin son frcro coupe-choux. Vous saurez par M. de Sevigni que, si nous n'eussions envoyé la montre d'ici, l'armée d'Italie était perdue; al cela je vous dirai que la présence du cardinal de Richelieu et de son frère coupechou (.vif) Mazarin n'ont pas été inutiles, iuchelieu, Lett. etc.
1612, t. vu, p. H9.
— HIST. XIV' S. Jehan Cope-cho, boucher, bour- QiELOT, Vn scrutin ou xiv siècle, dans Mém. lie la Soc. nationale des antiquaires de France, t. xxi,
t a. COUPELLE (kou-pèl'), s. f. Terme provincial. Tète d'un arbre. La coupelle et les racines sont souvent abandonnées aux ouvriers chargés de débiter du bois de travail. Désignation des urines à vendre ; sur les deux petits champs du Rosier, une coupelle de chéue, un chêne et un châtaignier, Àvranchin, 28 sept. )H73.
— KTYM. Forme féminine de coupeau I.
t COUPKMENT. Ajoutez : || 2° Il se dit aussi de toute action de couper. La bande d'ardoises, fouillée par les exploitations, ou reconnue par des coupenients perpendiculaires à la direction des veines, BLAViER, Presse scientif. <86*, t. i, p. <<5.|| 3° Action de couper un chemin, un pont. Il faut continuer tous les travaux nécessaires, tant par abatis de bois, lignes nécessaires en certains lieux que coupcment de chemins, ruheueu, Lettres, etc. t. VI, p. S»t (1638).
t. COUPEROSE. — ÉTYM. Ajoutez : Diefenbach {Glossarium latino-germanicum medix et infunx alalis) rapporte trois formes germaniques, foperof/i", /;i(;)//èrrai(c/t, copperrait, etl'anc.angl. coporouse. Diez, au mot copparosa, le dérive de cupri rosa. Néanmoins le mot reste obscur ; car, sans parler des formes germaniques citées par Diefenbach, on ne voit pas jusqu'à présent comment rosa aurait été appliqué à une substance qui n'est ni rouge ni rose.
COUPEUR. Ajoutez : || T En termes d'imprimerie, celui qui coupe les feuilles, Journ. ojjic. 22 déc. 1872, p. 8024, 2" col. || 8° Terme d'exploitation houillère. Coupeur de mur, synonyme de bosseyeur (voy. ce mot).
t COUPLAGK. Ajoutez : || 11 se dit aussi de deux trains de bois accouplés. Pour chaque train de <8 coupons.... pour chaque couplage balé par chevaux de .la Roche à Sens, Décret 28 mai <873, art. )".
COUPLÉ. Il Termede turf.Chevaux coupléscontre le champ, se dit de deux ou trois chevaux que le parieur oppose au champ, et vice versa,, afin d'égaliser les chances.
COUPOLE. Ajoutez : \\ i' Petite tasse servant aux dégustateurs de vins. [A Bercy] On ne voit que des gens armés d'un poinçon et d'une tasse d'argent; ils font un trou à la pièce, reçoivent le vin dans leur coupole, le hument en piiiçarjt les lèvres ... Journ. o//ic. 9 nov. 1S76, p. oi42, ("col. Il 3° Coupole tournante, sorte de tourelle dont on arme les vaisseaux cuirassés. Nous avons déjà parlé des coupoles tournantes des monilors américains....TIew des Deux Mondes, i"déc. <867, p. 7<2.
COUPON. Ajoutez :\i S" Terme forestier. Partie d'une coupe de bois. Commune de Saulnot : réserve, vingt hectares treize ares, à exploiter en deux coupons égaux, l'un pour l'exercice (87), l'autre pour l'exercice isTi, Décret du (2 sept. <87i, Bullet. des Lois, n' T2, p. (42. Décret du (3 avril (875, autori.sant des coupes extraordinaires dans les bois communaux de la Meuse : ... commune d'Ancerville, quart en réserve (coupon n" r>), 4 hectares 37 arcs, Bullet. 793, p. 749, partie supplémentaire.
COUPURE. yl;o!j(eï; Il 6» Rognure. Les matières provenant de la fabrication des cigares ou du tabac à fumer, cotes, coupures et débris.... Jnurn. ojfic. 29 nov. (875, p. 98U0, 2' col. Les coupures sont expédiées directement des magasins oii elles sont produites sur les deux manufactures de Nancy et de Lille dans lesquelles se trouve concentrée 1: fabrication des tabacs de zone, ib. (" col.
COUR. Ajoutez : || 11» En termes do théâtre cour et jardin, la droite et la gauche, en souveiil
du théâtre de Versailles qui se trouvait entre cour et jardin.
COURAGE. — KF.M. J. J. Rousseau a dit : Kaire bon courage, pour : garder bon courage. Cependant je fais bon courage autant que je lepuis,j. j. Bouss. Lell.àJUme n'arcns, (737, Correspondance, t. xvui, p. 39, do l'édil. Mussay-Pathay, (824. C'est un italianisme : far coraggio.
COURANT. — SYN. LE COURANT DE LA JOURNÉE, DE LA SEMAINE, DE l'aNNÉE. LE COURS DE LA JOURNÉE,
DE LA SEMAINE, DE l'année. 11 n'cst pas loul à fait indiiïércnl de dire, en cet emploi, le courant ou le cours. D'abord cours est d'un style plus relevé que courant. Puis on dira : il est survenu de grands événements dans le cours de cette année, et non dans le courant. Le courant se rapporte plus à l'espace de temps considéré comme s'écoulant ; et le cours à l'espace de temps considéré comme un tout.
t 2. COURBE (kour-b'), s. f. Ustensile à l'aide duquel le porteur d'eau porte ses deux seaux. Qu'on pense au nombre de voyages que ces pauvres diables sont obligés de faire à travers les escaliers obscurs ou glissants, en soutenant à l'aide de la courbe deux seaux pleins en équilibre sur leur épaule, et l'on ne trouvera pas que leur gain soit excessif, maxime du camp, Hcv. des Deux- Mondes, (5 mai (873, p. 306.
t COURBEMENT. Ajoutez : Si le pli, courbement et remuement du corps, la tète touchant quelquefois la plante des pieds'.... sont un bon signe de possession? llist. des Diables de Loudun, p. 247, Amsterdam, (737.
t COURCE. Ajoutez ; — f.TYM. Court (voy. couRson).
f COURCIN (koui-sin), s. m. Bois courcin^ bilche au-dessous de (",(37 de longueur, etqui, considérée comme bois de rebut, est proscrite du commerce, Mém. de la Soc. centr. d'Agric. (873, p. 254.
— REM- Courein est le même que courson 1. COUREUR. Il 4° Ajoutez : || Fig. Il n'y a point de
douleur qui n'ait des intervalles; car elles ont toutes quelque progrès, comme coureurs qui nous avertissent que nous allons avoir le gros sur les bras, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
COURIR. /IjoHfcï •• Il 33° Se courir, «. réfl. En ternies de turf, se dit du prix disputé dans une course. Le prix du Jockey-club se court à Chantilly sur une piste de 2400 mètres.
COURONNE. Ajoutez : || 24' Sorte d'anneau formé avec un cordage dont les brins sont passés alternativement en dedans et en dehors d'une boucle. 11 26° Nom d'un pain, dit aussi percé, en forme de couronne. Il 26° Couronne d'or, monnaie de Suède valant ( franc 39 centimes, Journ.ofjic.a janv. 1877, p. (24, (" col.
— REM. L'ouvrage à couronne est un ouvrage avancé formé de deux branches réunies par deux fronts bastionnés. La double couronne est un ouvrage avancé formé de deux branches réunies par trois fronts bastionnés.
t COURROIR (kou-roir), s. m. Canal d'alimentation des tables salantes venant déboucher dans les aiguilles, Enquête sur 1rs sels, (86», t. Il, p. 509
COURS. Ajoutez: — «EM. J. J. Rousseau écrit couper cours au lieu de couper court, qui est la véritable orthographe. Un avis très-important et propre à couper cours au mal qu'on aura pu prévenir, J. J. Rouss. Lett. au prince de Wirtcmhcrg, (0 nov. (763. Ce n'est pas couper le cours, c'est couper court, c'est-à-dire couper très-court.
■f COURSABLE. Ajoutez : — HIST. XIV s. Mais seur toute ricnz me plaisoit X csgardcr une manière Que g'i vi coursable et planiere. Que tuit 11 grant seigneur faisoicnt. Dits de Watriquet, p. 345.
f COURSIE (kour-sie), s. f. S'est dit pour coursier, passage qui est entre les bancs des forçats surune galère, RETZ, t.iv, p. 239, édit. Charpentier.
t COURSIÈRE. Ajoutez : \i 2' Terme de fondeur. Nom donné à une rigole destinée à conduire le métal fondu dans le moule.
COURT. 1113° En termes de marin, temps court, temps qui ne permet pas de voir au loin.
— HIST. yljou(ej : |lxiv' s. Il faudra qu'avec moy veigniez Pour les mener [des prisonniers| jusqu'à la court, Et que nous les tenions de court Et près de nous. Théâtre français au moyen âge,
COÙRTLSAN. Ajoutez : \\ 4' Usité à la cour. Fallare, employé par Desportes, mot peu courtisan, MALH. Lej-ique, éd. L. Lalanne.
t C0UUTISÀM;S(JUE. Ajoxiicz : — HIST. XVI" s.
COt]
Deux dialogues du nouveau langage françois italianizé.... de quelques courtisanismes modernes et de quelques singularitez couilisanesques, ii. est. Paris, (579.
\ COURTISANISME (kour-ti-za-ni-sm'), s. m Façon de parler propre aux courtisans.
— HIST. XVI' s. Voy. ci-dessus courtisanesque.
t COUSCOUS. — F.TYM. Ajoutez : Couscoussou se rencontre deux fois dans les Lettres du renégat Thomas d'Arcos : Je n'ai pu vous «nvoycr du ciiscuso, lett. du (5 mars (633, à M. Aycard, p. 30, DEKiiÉMERY. On trouvo aussi couscoussi : On m'apporta d'excellent (.'ouscoussi, LARGEAU, ("1)01/. p. 44.
COUSINER. Ajoutes : — IIIST. xu' s. u'eis Thelamon de Salamine O les filz Prianz s'acosino, benoît DE sTEMor.E, lloman de Troie, v. (8375.
COUSSIN. Ajoutez : \\ 6° Coussin ou carreau, nom, suivant les pays, du métier de la deiilello à fuseaux, lequel est une boite carrée, garnie et rembourrée extérieurement, cii. blanc, V.rl dans la parure, p. 29U. |1 7° Sel de coussin, nom, dans la Scine-Infirieure, du sel qui provientde morues péchécs à Terre-Neuve, et qui est employé coninio engrais; on le nomme ainsi parce qu'il a servi de coussin aux lits de morues , Primes d'honneur,
t COUSSOU (kou-sou), s. m. Grand pàtur.nge inculte en Provence consacré à la nourriture des troupeaux. Les coussous, campas et autres terris incultes, cappeau , De la Comp. des Aliiiiics , (8(7, p. 3(4.
fCOUSTANGE (kou-tan-j'), s. f. Voy. coûïanoe au Supplément.
t COUSTIÈRE (kou-stiê-r'), s. f. Nom, dans les lîouches-duRhône, des intervalles qui, dans la Camargue, séparent les marais des pâturages, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 493.
— ETYM. Dérivé du lat. Costa, côte.
t COUSTIL (kou-slil), s. m. Couslilà croix, épéo analogue à l'épée de passot (voy. passot).
— ETYM. Le même que coutille 2.
t COUSSOTTE (kou-so-f) , s. f. Voy. cassotte au Su]iplément.
COUSU. Ajoutez : || 6' Terme militaire. Se dit de soldats qui, en quelque péril que ce soit, ne so disjoignentpas ni ne rompentleurs rangs. En (809.... le maréchal Macdonald.... vous avertit que vos soldats ne sont plus cousus ensemble.... oui, messieurs, cousus ensemble ; c'est le mot, duc d'aumale, Journ. offic. 29 mai (872, p. 3578, 3» col.
t COÛTANGE (kou-tan-j'), s. f. Mot visilli. Coût, dépense. C'est chose contraire à la nature de mépriser les commodités qui sont de peu de coùtangp, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne (écrit coustange).
f COUTARD (kou-tar), s. m. Sorte de colimaço» de Provence. Paris irait au-devant d'une cherté excessive, comme celle de l'huître, en faisant venir de la Provence le coutard, variété de colimaçon qui mérite d'ôlrc connue en deçà du département des Bouches-du-Rhone, Rev. Brilann. nov.
t COUTE (kou-f) OU COUTET (kou-tè) , s. m. Dans le Puy-de-Dôme, courson taillé à trois yeux, les Primes d'honneur, p. 434, Paris, 1874.
— ETYM. C'est l'anc. français coûte, qui s'est dit pour coude (voy. couue).
COUTEAU. Ajoutez : \\ 13° Couteau à pied, sorte d'iiistrumonl du sellier. Les couteaux à pied pour sellier, et tous les gros instruments tranchants fabriqués dans lesateliers de taillanderie..., Ton/ (ie,s- douanes, (869, p. (39. ||14° Couteau de brèche, engin qui était analogue au vougc, employé particulièrement dans les sièges, pendant le moyen âge.
— ETYM. Ajoutes : Le latin culier so rattache au zeiid licret, couper; sanscr. kartari, couteau, rac. krt, couper.
COUTELAS. — HIST. Ajoutez : XIW s. Balle mol çà ton coutelait. Et mon talon trencier me lait, PHILIPPE MousKES, Chronique, V. 20(89.
f 2. COUTELET (kou-le-lè), s. m. Petit couteau. On écrit de Barr au Journal d'Alsace : .... une hachette en pierre, un poignard aiguisé, une belle urne en verre bleu et enlin un coulelet, l'instrument du sacrifice, qu'on avait cassé poui- indiquer qu'il ne devait plus servir, Journ. offic. 7 oct. (874,
p. 6893, 3° col.
— ETYM. Dimin. de l'ancien franc. cMutel (voy. coi.teau).
COUTIL. — HIST. Ajoutez .-jlxvi" s. Comme s'il eust vendu autant de drogues en gros, que les l'cjuli de Haguse ou les Pihicrs do couetils, (Eu-
CKA
rr« laciflieuies de fioil du fail. Paris, Is/*,!. ii, p. 179. Dans le li.iul Maine on dit encore coclil, et Robert Eslicnne donne la forme coili, qui se retrouve dans le pciois normand, ttev. eritique, 20 mars is7j. p. tt>8.
I COrTON. — ETYM. Couton est probablement pour ci'iion. coston. dérivé de eôle d'une plume.
t COL'rKILLO.N(kou-tri-llon, U mouillées), t. m. ?"rle de bateau sur le canal du Midi.
COUTURIER. Ajoutez : || 3* Ln couturier, un tailleur pour dames.
t COl'VADE (kou-va-d'), ». {.\\i' Action de couver. || %' Fig. La couvade se dit encore, dans quelques parties de la France, de la coutume bizarre en vertu de laquelle, quand une femme est accouchée, le mari se met au lit, prend l'enfant, et reçoit les compliments de ses voisins. Du pays basque, dans les P)rénces espagnoles, cette absurde coutume semble s'être propagée jusqu'en France, où elle a reçu le nom de faire la couvade, MAX mCller, Essais sut la mythologie comparée, trad. par G. Perrot, p. 3i5, Paris, <873.
t COL'VE (kou-v'j, s. f. Nom, en Dauphiné, de la poule qui couve. || Dans les vallées vaudoises, on dit une clousse. à cause du cri qui est alors particulier auï poules et qui est dit clousser, autre forme de glousser.
CODVKNT. — REM. Ajoutez : La Bruyère, qui aimait l'archaïsme, ditcoiu'e»U .- Quelques femmes g:ilantes donnent aux convenls cl à leurs amants, LA ïiK\. des Femmes. [\o\. convent au .Supplém.)
t COL'VRE.VU (kou-vrô), s. m. Nom, dans la Loire, d'un poisson, dit aussi convreau , alosa finta. Cuvier.
COfVRECR. .4;ou(e: : i| 2* Couvreur de table, celui qui met la table, dans une grande maison. Puis Tenaient six couvreurs de table, un contrôleur, un ehef de café, l'Olfice du roi de Pologne et l'j mets nationaux lorrains, p. 6, Nancy, <875.
COUVRIR. JjoiKei: Il 18" Semer. C'uel grain veux-tu répandre dans ces lieux? Le manant dit : Monseigneur, pour le mieux, Je crois qu'il faut les rouvrir de tousello. Car c'est un grain qui vient fort aisément, la font. Papcfig.
t COUZE (kou-z'j . s. f. Nom générique des cours d'eau dans le l'uy-de-Dome, J. verne, Gèogr. de la France, p. 396.
t COV.ARIANT (ko va-ri-an), s. m. Terme de maihématique. Fonction des coefficients et des variables d'une forme telle que, si on effectue dans la forme une substitution linéaire, la nouvelle fonction semblable des coefficients et des variables de la transformée soit égale à la fonction primitive multipliée par une puissance du module de la transformation.
t CRACOVIE. .4;ou(c;; : || Il a ses lettres de Cracovie, c'est un homme qui débile des bourdes. M. I^man Martin, Courrier de Vaugelas , 15 déc. 1876, p. («6, rattache celte locution à ce que raconte M. Francisque Michel, Dict. d'Argot, p. ia:i, d'une hôtellerie de Moncrabeau, Lot-et-Garonne, nommée l'Uotel de Cracovie, dont le mailre délivrait, moyennant quelques sous, des brevets de hibicur que les mauvais plaisants envoyaient, par la poste, aux menteurs de leur connaissance.
— ETÏM. M. Éman Martin pense que le nom de la ville polonaise a été choisi par jeu de mois avec craque, hâblerie, craquer, bâbler.
CRAIE. — ETYM. ijoulei : D'après M. Roulin, crëla signifie proprement la terre passée au sas, de ccrniTf, cribler, la crëla, comme l'a montré M. A. Brungniart, désignant non la craie, mais une argile smectiquc, mêlée départies siliceuses, que l'on criblait pour certains usages.
t CRAILLE.ME\T. — HIST. xvi' s. Ajoute: : La (liant des rossignols se fera entendre parmy l'impi.rlun craillemcnt des corbeau,\, lu bahtas, Œuv. <CH, Adverlissement.
CRALVDRE. AjoxUez : || 6' Conjecturer, juger, en craignant. La voie que vous avez prise et que vous craignez n'ilrc pas la meilleure, ne le sera pas toujours sans doute, 1. J. holss. Letl. à Vahhé U. 8 février l77o. || V Se craindre, être craint, en parlant de choses. Qu'il (Charles -Quint] était instruit de tout ce qui se disait et se craignait, et qn il ne négligerait rien pour avoir partout des gens qui lui donnassent avis de tout, Hist. du concile de Trente, Irad. de le Courayer, t. i, p. 670.
— REM. 1. Ajoutez : Cependant Corneille a dit craindre à : Si du sang d'une fille il craint à se rougir, Thénd. Mais Corneille a corrigé plus t;ird craindre à en : craindre de.
Cn.*.i:;Ti-: JjouIcj .-ll s* On trou\c un excnn.le
de crainte que, dans Mme de Sévigué. Toutes les bonnes tètes la voudraient, celte suspension, crainte que vous ne soyez trompés, 4 nov. 1673. t CRAMAIL(kra-mall,l( mouillées), s. m. Terme provincial. Crémaillère, en Normandie. Le saisi se jeta sur M. S..., cherchant à le mordre ou à l'étrangler, car il voulait le l'cndre ;u craniail suivant son expression . (.'a;, des Trilt. 7 nov. 1875, p. )07S, 3' col.
— ETY.M. Voy. cnÉMAiLLÈRE: bas-lat. cramaculus crammalf. cremale.
t CR.\MIGXO\ (kra-mi-gnon), s. m.. Nom, en Belgique, de certaines chansons populaires. Jusqu'à présent tout s'était borné à des charivaris, cramignons et cavalcades, à l'arrivée dans la commune des pasteurs protestants cherchant à faire des [irosélytes, Extrait de VIndépcndance belge , dans (.'aï. des Trib. 24 sept. 4873, p. 919, 2' col. Mardi soir, vers six heures, une troupe joyeuse de jeunes filles, parées de leurs plus belles toilettes, quittaient Argenteau en dansant et chaulant des cramignons populaires. Extrait de l'Indépendance belge, dans Jour». o/pc. 4 ocl. <874,p. 6844, (■■'■■ col.
CRAMPON. Ajoutez : || 10' Fig. " et populairement. C'est un crampon, se dit d'un homme, d'une femme dont on ne peut se défaire, de celui qui se maintient malgré loul dans une position usurpée, d'un importun assommant, etc.
— HisT. Ajoutez : Il XIV" s. Crampons de fier que on fery en pluiseurs marcscauchies [écuries] et granges, caffiaux, Aballisde maisons, p. 49.
l.'CKJiy. Ajoutez :\iT Cran de mire, entaille pratiquée sur les bouches à feu pour déterminer la ligne de mire ou de visée. || 8° Terme d'exploitation houillère. Crevasse par où se perdent les eaux. Il Par extension, dérangement, cassure ou mouvement de la couche ; en ce sens, on dit aussi crain, qui pourtant indique des rejetlements de couches moins considérables.
t 3. CR.\X (kran), s. m Terme de la pèche du hareng. Ln lot de (20 harengs. Le rendement [de la pèche du hareng sur les côtes d'Ecosse] en est évalué à 714 256 crans, Journ. o//ic. au oct. (873,
p. 6622, s» col.
CR.\NERIE. Ajoutez : Il veut qu'on vous chasse au-delà du Rhin, applaudissez à cette crànerie ; c'est, à mon avis , le coup décisif, klingun. Corresp. Paris, pluv. an vi, 1, 37.
t CRAXNOGE (kra-no-j'), s. m. Nom irlandais des antiques habitations lacustres, E. goubebt, dans CHENU, ies Trois règnes de io na(. 1875, p. 458.
t CUAPAUDÉ, ÉE(kra-pô-dé, dée), adj. Ridé comme une peau de crapaud. Un cercle eslcrapaudé quand l'écorce en est ridée, Gloss. aunisien, p. 02.
î CRAPACDEAU(kra-po-do), s. m. Au xv siècle, bouche à feu se chargeant par la culasse, de petite dimension, se tirant de plein fouet.
CRAPAUIHÈRE. Ajoutez: j| 3° Demeure entourée de fossés. S'ils entreprenaient de la conduire malgré elle à la crapaudière de son vieux oncle, le- TOi'RNEUR. Trad. de Clarisse Harlowc, lett. 4 03.
CIIAPAUDINE. Il 3- Ajoutez . La délinition générale de la crapaudine est : Petite boite de fer ou de cuivre dans laquelle tourne un axe de cuivre ou de fer, qui ne la traverse pas entièrement.
CRAPOUSSIN. Ajoutez : Il insulte encore les électeurs du déparlement de la Nièvre, lui, petit crajioussin, neveu d'un barbier de village, en disant qu'ils ont choisi le curé de Vandeuvre, fils d'un savetier, Letl. du P. Ducliéne , 55" lettre, p. 7.
t t. CRAQUE. — ETYM. Ajoutez: M. de Crac est connu aussi en Allemagne, témoin ces vers : Ich bcfolge stels die Lehre Des beruhmleu Hcrnn von Krak , Weil ich beide slets verehre Schone Mâdchen undTabak(jesuis toujours la doctrine du célèbre il. de Krak, honorant les jolies filles et le tabac). L'anglais a aussi crake, vanterie; mais les dictionnaires le donnent comme venu du français.
I CRAQUELÉ (kra-ke-lé), s. m. Porcelaine qui a reçu un émail fendillé. Les verres et cristaux ornés de décors non prévus dans les catégories qui précèdent, tels que peintures, gravures à sujets, dessins eu craquelé, dorures. Enquête, Traité de commerce avec l'AnglH. t. vi, p. 573.
t CRAQUELER. Ajoutez : — ETYM. Craqueler vient très-probablement de craquer; pourtant le suftixo el n'appartient guère qu'aux verbes qui proviennent d'un substantif en ,el : comme marteler de martel, etc.
t CRAQUELOTliïRE. Ajoutez: || Il y a aussi des craqucloiiers. La fraude qu'exerceraient des sa- Uurs qui sont en même temps craqucloiiers, de- LAiiAis. Koi.liiil. sur récurage, Dieppe, 187:', p. Cl.
t CUAQUEXELLE (kra-ke-nè-1'), s. f. Nom, dans les Côtes-du-Nord, d'un petit crabe bon à manger, dont les pattes sont plates (la petite étrille, portunus corntgcttus, Penn.).
t CRAQUEROLLE (kra-kc-ro-1'), s. f. Fleur de la rli^'itale que les enfants gonflent d'air pour la faire < raquer (Normandie), DELUOULLE,CJosj. de la vallée d ïéres. p. 92.
t CRASILLES (kra-zi-U', (( mouillées), s. f. pi. ■ferme normand. Débris de coquillages. X Genêts [localité près d'Avranches], les crasilles de coques se vendent le demi-prix des coques vivantes : elles sont achetées pour faire pondre les poules, .liranchin, )3 ocl. (872.
CRASSANE. — ETYM. Ajoutez : Il parait probable que l'Académie a tort et que le mot juste est cresane. Le premier qui en parle est Merlel, i'.thrégé des fruits, éd. de )69o; il l'appelle, p. 22, bergamote cresane. Dom Gentil, le Jardinier solitaire, éd. de (723, la nomme bergamo/e de Cresane, ce qui est encore mieux. L'on peut ainsi la supposer simplement originaire de Cresane, village de la Nièvre. La Quintinye, Instruct. pour les jardins fruitiers, éd. de <739, la nomme simplement crnsane. Crassane est moderne et vient de la fausse étymologie. Ces renseignements sont tirés de Leroy, Dict. de pomologie, au mot cresane.
t CRASSAT (kra-sa), s. m. Nom donné, sur les bords du bassin d'Arcachon, à de vastes mamelons couverts de végétations sous-marines et découvrant à marée basse, dans lesquels on élève les huîtres. Organisés sur des points où il existait déjà des huitrcs, mais en très-petit nombre, comme à Crostorbe et Grand-Cès, ou sur des crassats entièrement ruinés, comme à Lahillon, les parcs impériaux ont commencé à produire en 1862, Journ. o//ic. 12 mai 1869, p. 7ou, 5° col. Les parcs d'Arcachon sont établis sur des territoires émergents appelés crassats, qui découvrent à chaque marée ; une herbe fine recouvre ces crassats et leur donne l'aspect de prairies maritimes, ib. 19 avr. 1875, p. 2823, 2» col.
CRASSE. Il 1° Ajoutez : || Fig. C'est ainsi que les anciens ont quelquefois donné au Fils de Dieu et au Saint-Esprit le nom de ministre du Père, et non pas pour leur attribuerune opération inégale; car cela est de la crasse du langage humain, boss. B' arerl. 37.
|CR.4SSIER(kra-sié), s. m. Lieu, dans une usine métallurgique, où l'on dépose les déchets du minerai.
t CRASSITUDE (kra-ssi-tu-d') , s. f. Latinisme. Épaisseur. La crassitude des paupières, halii. Lexique, éd. L. Lalanne.
• — ETY.M.Lat. crassifudmem, épaisseur.
f CRATTE (kra-t'), s. f. Nom. dans le pays romand, d'une corbeille qui «ert de cueilloir.
— ETYM. Lai. craies, claie.
CRAVACHE. Ajoutez : Il Terme de turf. Être à la cravache, être à distance de cravache. Au dernier tournant, Gladius et Revigny apparaissaient de front; au puits, Uladius était à la cra vache, Journ. o//ic. 3o mai 1872, p. 356i, 1" col.
CR.WAX. Ajoutez : — ÉTYM. liai, crot'oiia. Origine inconnue.
f CRAV.4TER. Ajoutez : [1 Absolument. Servir de cravate. Rien de tel pour bien cravater qu'un tissu do foulard souple et léger, Style de prospectus, décembre 1875.
t CRAVËRE (krè-iè-r'), s. f. Nom, en Champagne, des lieux où l'on exploite la craie, ies Primes d'Iionneur, Paris, 1869, p. 235.
CR.WON. Ajoutez : — UEM. J. J. Rousseau, Coiifcss. vm, a dit : • Je lui lus la prosopopée de Fabius écrite en crayon sous un chêne. » On dit plulot aujourd'hui : au crayon.
t CUÉ.VT1F, IVE (kré-a-tif, ti-v'), adj. Qui a la vertu de créer. .Si les chemins de fer étaient, comme on l'a dit si souvent, doués d'une force impérieusement créative de trafic, P. boiteau, Juurn. des Débats, 19 janv. 1877, 1" page, 5' col.
— ÉTYM. Lat. crcnre, créer.
t CRÉBILLOXNAGE (kré-bi-llo-na-j', Il mouillées), s. m. Manière de composer et d'écrire de Crébillon fils. Monsieur [le comte de Provence] n'a jamais rien écrit qui vaille cette lettre; et je vais la faire copier ])our vous donner une idée de la manière de ces dames cl de ce que nous aiipelioiis le crébillonagc amarivaudé, uecourchamp, Souvenirs de la marquise de Créquij, m, 3.
t CRÉDIRENTIER (kré-di-ran-lie), s. m. Celui uni a dis rentes à son crédit