DEB
bes a un sens équivalent à : de ce que, vu que, etc. Mais il est bien entendu qu'il en est de même avec les locutions composées qui remplacent un verbe. J'ai bonne opinion de lui de vous aimer, sÉv. 3 juillet (675. C'est-à-dire : de ce qu'il vous aime. Il 20. De , précédé de celui ou celle remplaçant un substantif, a quelquefois le sens de : qui consiste à. Cette conduite va bien plus à.... que celle de suivre.... fén. te», spirit. cx.\xvi. De tous mes châteaux en Espagne , il ne me reste que celui de chercher une occupation, J. ]. BOUSS. Confess. m. |121. J. J. Rousseau a dit : Il y a quelque chose de dur et d'injuste de compter pour rien ce que j'ai fait, letl. à M. U. D. P. (a juin. (764. On dit plus ordinairement : à compter. Mais de compfer est bon aussi. || 22. Régnier a dit : On a prétention.... Me rendre.... Le ventre creux, Ép. m. De coup ou de poison il est permis changer, ID. Ép. II. La suppression de de est un archaïsme, qui est tombé en désuétude. || 23. On sait que, dans l'ancienne langue, le complément du comparatif se rendait non par que, mais par de. En voici un exemple dans un texte latin du ix'siè' cle : Accentus est anima verborum sive vox syllabœ, quas in sermone plus sonat de ceteris syllabis, Revue critique, 8 février (873, p. 87. || 24. Voy. pour l'emploi de de comme particule nobiliaire, le
mot NOBILIAIRE.
tDEBAB (de-bab'), s. m. Nom arabe du taon. D'après les Arabes, c'est la piqûre de la mouche que nous nommons taon, et qu'ils appellent debab, qui occasionne toutes les maladies mortelles du dromadaire, CARBUCCIA, du Dromadaire, Paris, (863, p. 84. Il Le temps du debab, locution couramment employée dans les récits algériens, le temps de la chaleur pendant lequel le taon pique avec le plus d'acharnement.
DÉBAGOULER. — HIST. xvi" s. Ajoutez ; Dieu sçait corne [un prédicant] se desbagoloit contre ce paouure prebstre, bonivard, Advis et devis, p. (14.
t DÉBALLE (dé-ba-l'), s. f. Terme de forestier. Nom donné à deux planches irrégulières, qu'on enlève à la scie sur une pièce de bois après un équarrissage grossier, et qui sont d'une épaisseur assez forte pour emporter une bonne partie d'aubier sur leurs bords en laissant à la pièce deux belles faces planes , nanquettc, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 71.
DÉBALLER. j4joute3 : || Fig. Déballer sa marchandise, montrer ce qu'on peut, ce qu'on sait, ce dont on est capable. Je m'en irai sans avoir déballé ma marchandise, JI/o( du marquis de Lassay (né en (662, mort en (738), à propos de Vinulililé où on l'avait laissé.
f DÉBALLEUR (dé-ba-lcur), s. m. Marchand de passage qui fait des déballages de mai-chandises dans les villes qu'il parcourt. Le nommé G.... ancien marchand déballeur.... Gaz. des l'rib.
(3 sept. (875, p 883, 4° col.
f DÉBARAQUEMEXT (dé-ba-ra-ke-man), s. m.
Action d'ôter les planches qui entourent provisoirement un objet, une statue, etc. Le débaraquement du piédestal achevé, le Temps, ( 9 mars (873, 4" col.
t DÉBARQUAGE (dé-bar-ka-j') , s. m. Action de débarquer, de tirer d'une barque. Nous brillons du charbon de Charleroi; il nous coûte : (3 l'r. 6U la tonne sur bateau à Charleroi; (4 fr. pour le transport et droit d'entrée ; BO cent, de dcbarquage.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. (7(.
t DÉBARREUR (dé-ba-reur) , s. m. Débarreur d'étoffes, celui qui, opérant à la main, fait disparaitrc avec un pinceau les défauts de teinture existant dans les étoffes, Journ. offic. 8 janv. 1874, p. 200, 3" col.
t UÉBASTlLLEMENT(dé-ba-sti-lle-man, Il mouillées), s. m. Sortie, mise hors de la Bastille, d'une prison. Il retomba dans les mêmes filets après son débasp;illement à l'époque de vendémiaire, badœuk. Pièces, II, 27.
t DÉB.\TTEMENT (dé-ba-te-man) , s. m. Action de se débattre. Le débatlement d'une âme perpfcxe et travaillée, malii. Lexique, éd. L. Lalanne.
DÉBAUCUE. Ajoutez : || 6» Au propre, action de se déranger du travail. L'horloge, se vantant qu'elle était admirable. Disait : on ne voit rien qui me soit comparable.... Je marche sans débauche, afin d'apprendre aux gens Ce qu'ils ont d'heures, de moments, Pour employer à leur affaire, la font. Œuvres inédites, Paul Lacroix, édit. de (863, p. (7.
— ÊTYM. Ajiiulez : Sainlonge, bauclie, une tâche : Un tel a commencé une hanche de tant de mètres, de sorte que débaucher est bien faire cesser
une lauche, une tâche, un travail; cl enilmuchi'r, commencer une tâche.
t DÉBAVER (dé-ba-vé), ». a. Enlever dos cocons les réseaux diffus de folle soie dont ils sont entourés et qui les tenaient suspendus aux bruyères.
t UÉB.WURE (dé-ba-vu-r'), s. f. Le produit de l'action ne débaver. Les débavures des frisons.
DÉBILE. Ajoutez : || Par extension. Dessin débile, dessin qui manque do vigueur. Celui qui l'a fait [un tableau] ne colore pas mal ; le dessin en est fort débile, ieUre de ilignard, dans Revue des documents historiques, 3' année, n° 25, avril (875, p. 2.
DÉBILITER. Ajoutes : || 2" Fig. Crois-tu qu'aimant Daphnis, le titre de son père Débilite ma force, ou rompe ma colère "? cohn. Suiv. iv, ( o. Il [Tibère] crut véritablement que ce deuil ralentirait l'ardeur des soldats, et qt'un souvenir si funeste leur débiliterait le courage, perrot d'ablancoukt, Tacite, Annales, I, 62.
t DÉBIRENTIER (dé-bi-ran-tié), î. m. Celui qui a une rente à son débit. L'encaissement de divers capitaux remboursés par des débirentiers, t'ai. des Trib. 21 sept. (870.
DÉBIT. Ajoutes : — REM. Au xvil* siècle, on disait débite au féminin : 11 y a en ce pays [Besançon] une si grande abondance de blé, que ce qui valait l'année dernière 6 livres .■■> sols, ne vaut à présent que 22 sols, parce qu'il n'y a point de débile, BoisLiSLE, Corresp. con(r<5J. gén. des finances,
p. :i'JO, (693.
t DEBITE (dé-bi-f), s. f. Terme d'administration des finances. Vente des papiers timbrés. Si quelque bureau présentait une débite excédant celle des trimestres précédents, Circulaire, (7 messidor, an 111. Les papiers sujets au timbre et destinés à la dcbite, Décret du 7 avril (8S3,art. (.
■2. DÉBITEUR. 111° ^joKtci .-Il Rester débiteur à quelqu'un. 11 faut ou que je tire de ma poche ces cent louis pour vous les rendre, ou que je vous en reste débiteur, i. J. Houss. Lettre à Du Peijrou, 29 avril (7C8.
— iilST. Ajoutes : xu* S. Bons estoie , de gré sui chauz; frans estoie, de mon gré sui faiz datres de mort, bonnardot. Texte lorrain, à^ns Romania, t. v. p. 29) {datre est au nominatif, très-correctement formé du lat. debitor, accent sur de).
T DEBITIS (dé-bi-tis'). Terme de droit ancien. Lettres de debitis, lettres de chancellerie, usitées dans certaines provinces, notamment en Franche- Comté, qui donnaient force exécutoire à des actes qui, bien que authentiques, n'emportaient pas exécution forcée (dalloz).
DÉBOIRE. Ajoutez : || 3° Opération par laquelle on vide les viviers, au bord de la mer ; on lève la vanne à marée descendante, h. bout, Rcv. brilannique. avril l«75. p. 428.
t DJËBOÎTAGE (dé-boi-ta-j'), s. m. Terme de relieur. Action de retirer un livre de la reliure, Journ. offic. 2o avril (876, p. 2824, 3° col.
t DÉBONDANT, ANTE (dé-bon-dan, dan-t'), adj. De qui débonde, coule en abondance ceci ou cela. Il était tout débondant d'histoires réjouissantes et de bouffonnefies,... MM. DE concourt, Germinie Lacerleux, ch. xlix.
DÉBO.>'.\.\IRErÉ. Ajoutes : Ma mémoire remplira tûu.i les jours de ma vie de la grandeur de votre débonnaireté [ûDieu], si doucement exercée en mon endroit, ST François de sales, Introduction à la vie dévote, i, <o.
t DÉBORDANT, ANTE (dé-bor-dan, dan-t'), adj. Qui déborde, qui passe les limites. 11 se peut que le prince Nicolas (du Monténégro) et le prince Milan [de la .Serbie] soient impuissants à contenir l'ardeur débordante de l»urs sujets, et que ces deux États prennent part à la lutte, demolinahi, Jowrn. des Débats, i3 juin (876, ("page, 6' col. Si son érudition [de .Martin Despois, avocat à Bordeaux, en )60o] est trop débordante et polyglotte, beinholu UEZEiMERis, Note Complémentaire sur Martin Despois, p. (48.
t DÉBORDÉ.MENT. Ajoutes : — HIST. xvi" s. Si bien qu'on disoit qu'il lui avoit appris à jurer aussi débordement qu'il faisoit, brant. Cap. fr. t. IV. p. 6.
DÉBORDER. Ajoutes : \\ il' Écarter du bord les bois de flottage qui s'y sont arrêtés. On déborde, à l'aide des mêmes instruments [crocs], les derniers bois restés le long du ruisseau, en commençant par le haut, SIém. de la Soc. centr. d'Atjric.
t DÉBOSQUAGE (dé-bo-ska-j'), s. m. Sortie du