DEB
bois. Voilà denc douze traverses dont le débosquuge coule 8 francs, ii'nqit^fciur les incendies des LandeSjj). 69, (873. Ces calculs sont toujours établis sur un trajet de (5 kilomètres que la paire de mules fera dans sa journée, à charge dans le sens du débosquage et à vide au retour, ib. p. "o.
— ÊTYM. Dé.... prélixe, et bosc, ancienne forme de bois (voy. bois et bosquet).
t DÉBOUCUOIR. Ajoutez : || 2» Sorte de biton de bois terminé en pointe, qui sert à dégager le soc do la charrue quand il est recouvert do terre. L'accusé aurait reçu sur le bras droit un coup de débouchoir, Cas. des Trib. (cour d'assises du Loiret), (" nov. (874, p. (U48, (" col. || 3" Nom, en général, de tout instrument qui sert à déboucher. Débouchoir pour déboucher les évents des fusées de projectiles.
t DÉBOUCHCRK (dé-bou-«hu-r'), s. f. Noyau de forme cylindrique expulsé par un trou percé en une plaque, dans l'opération du poinçonnage.
2. DÉBOUILLI. AjotUe: : Et afin de connaître si le noir est par trop engallé et surchargé de galle, limaille de fer, ou moullée de taillandier, le (lébouilli s'en fera dans de l'eau claire avee du savon,... et après avoir bouilli un bouillon, si elle a été surchargée, elle deviendra rougeilre. Règlement sur les manufactures , août (669, teinturiers en soie, laine et fil, art. 82.
DÉBOL'ILLIH. Ajoutez : Les soies qui seront saisies comme prétendues do fausse teinture, seront débouillies par les gardes ou jurés teinturiers en présence de.... Règlement sur les manufactures, août (669, teinturiers en soie, laine et fil, art. si. Les draps ou serges qui seront soupçonnés de fausses teintures seront débouillis suivant l'article 37, Instruction aux jurés drapiers, août (660.
t UISBODILLISSAGE. Ajoutez : Les hommes sont employés au peignage et au tissage des toiles à voiles dans tous les travaux exigeant de la fatigue, tels que la préparation des fils, le débouillissage, le crémage, etc. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. si.
t DÉBOULER (dé-bou-lé), u. n. Terme populaire. Fuir précipitamment et, pour ainsi dire , en roulant. (Le magistrat de Worms] assure avoir notifié à M. Condé et compagnie de débouler grand train sans trompettes, le l'ère Duchène , 272° lettre, p. 5. ]( Familièrement. Elle a déboulé, elle vient d'accoucher.
t DÉBOUURAGE. Ajoutes : \\ 2° Opération par laquelle le moilt destiné à devenir vin de Champagne, sortant du pressoir et reçu dans des pipes de 5 i 6 hectolitres, laisse tomber un dépôt d'enveloppes du grain, pépins, débris de rafle, parcelles ligneuses, terre, etc.
DÉBOURRÉ. Ajoutez : \\ Terme de maquignon. Cheval débourré, cheval qui a perdu l'embonpoint factice qu'en lui avait donné pour le vendre. Au bout de quelque temps, les fraudes se découvrent, l'embonpoint factice s'affaisse, les côtes reparaissent, et la bête est ce qu'on appelle débourrée, le Siècle, feuilleton, 22 mai (867.
DÉBOURRER. Ajoutez : \\i' Fi^. Se débourrer le cœur, donner issue aux sentiments qui nous pressent. On a impérieusement besoin de sfogarsi, comme disent les Italiens ; on veut se débourrer le cœur, disons-nous avec moins d'élégance, sans doule, mais avec autant d'énergie, E. J. delécluze, Romans, etc. p. 665, ( vol. Charpentier, (845, Syligaitha. |( 5° V. n. Sortir de la bourre, en parlant des bourgeons et particulièrement de ceux de la vigne. Les travaux delà vigne sont bien en retard; car la plante débourre largement .sous l'influence des chauds rayons du soleil, et les façons qui restent à lui donner sont de nature à compromettre une foule de ses précieux bourgeons, le ilédocain, dans Journ. des Débats, (2 avril (876, 2» page, 6" col.
DEBOUT. Ajoutes : |] 9° Sape debout, voy. sape. (1 10° S. m. Terme d'ancienne coutume, en Bretagne. Debouts à éteinte de chandelle, vente qui se faisait à l'aide de bougie ou à extinction de feu.
DÉBOUTÉ. .Ajoutez : \\ 2° S. m. Terme de pratique. Rejet d'une demande au fond. Le débouté d'opposition est le jugement ou l'arrêt qui rejette une opposition à une décision rendue par défaut. |(Un débouté, un plaideur dont la demande est rejetée.
DÉBRAILLER. — f.TYM. Ajoutes : Braiel, ceinture qu'on mettait au-dessus des braies, est le brachile ou bracile de nu cange.
t DÉBRAYAGE. Ajoutez: \\ Autre forme de désembrayage.
DEC
t DÉBRAYER (dé-brè-ii), i>. a. Autre forme do désenibraver.
t DÉBRICOLER (dé-bri-ko-Ié), v. a. Ôter la bricole, DEI.110ULI.E, Gloss. de la vallée d'I'crcs, p. 102.
t DÉHUOCUAGE. Ajoutez : \\ 2° Action d'enlever la couverture d'un livre broché. § (" débrochage, § 2° collationnement. Manuel du relieur, p. 43 et 44, Roret, (827.
tDÉBROCUER.jljoiKcï; Il Défaire un livre broché. Un morceau de papier qu'on a arraché de la couverture d'une brochure en la débrochanl pour la relier, Manuel du relieur, p. (28, Roret, (827.
t DÉBROUILLARD (dé-brou-llar, Il mouillées), s. m. Celui qui facilement se débrouille, se liro d'embarras. Il |le voyageur français] se résigne aux mauvais gîtes, aux mauvais repas ; il se tire aisément des mauvais pas, et il est, comme l'on dit on l'argot des ateliers, débrouillard, en. bigot, Journ. ofl'ic. 8 déc. (876, p. 9(33, 2° col.
t DÉBROUSSAILLEMENT (dé-brou-sd-lle-man, Il mouillées), s. m. Arrachage des morts-bois. La dépense moyenne à laquelle donne lieu le débroussaillement d'un hectare, varie entre 80 et (0(1 francs, H. faré. Enquêtes sur les incendies des forêts, p. 18.
t DÉBROUSSAILLER (dé-brou-sâ-Ué, Il mouillées), V. a. Arracher les morts-bois, les broussailles. Les chénes-liéges malades se rencontrent surtout dans les terrains les plus fertiles et les mieux débroussaillés, H. faré. Enquête sur les incendies des forêts, p. 36. || Fig. En professeur habile et expérimenté qui connaît le fort et le faible des débutants [dans l'étude derarabeJ,M. Cherbonnéau s'es{ fait un devoir de leur aplanir la route ; il l'a débroussaillée, pour ainsi dire, et débarrassée do ses épines, Journ. offic. (8 mars (876, p. (909, 3° col.
— f.TVM. Dé..., préfixe, et broussailles.
t DÊBROUSSAILLEUR (débrou-sâ-lleur, U mouillées), s. m. Ouvrier qui débroussaille. Après avoir été utilisés comme gardes débroussailleurs, ils exerçaient dans la saison sèche une surveillance effective, faré. Enquête sur les incendies des forêts, p. 7(.
t DÉCADENT, ENTE (dé-ka-dan, dan-t'), adj. Néologisme par latinisme individuel.;Qui est en décadence. Entre un peuple décadent et, paraît-il, épuisé, qui enfante encore de tels ouvrages, et des nations toutes neuves , E. bergehat, Journ. offic.
25 août (874, p. 6(58, 2° col.
ETYM. Voy. DÉCADENCE.
DÉCAISSÉ. Ajoutez : \\ 2° Tiré de la caisse d'une entreprise financière. Nous voyons une attribution d'intérêt fixe de 3 p. (00 sur le capital nominal, et un intérêt beaucoup plus élevé sur le montant des sommes décaissées par le public, Consultation d'avocats, citée dans la Liberté, (3 mars (870.
t DÉCAISSEMENT (dé-kè-se-man), s. m. Action de décaisser.
t DÉCALCOîUANIE (dé-kal-ko-raa-nie ), s. f. Modo, manie de décalquer. Telle fut au xviii" siècle la mode du parfilage et des découpures, qui s'est reproduite de nos jours sous le nom de décalcomanie.... Journ. offic. s janv. (876, p. 206, 3" col.
t DÉCANILLER. — ÉTYM. Ajoutes : M. Petil- Icau suggère une autre étymologie. Il pense bien que décaniller est une forme de décheniller, mais que ce décheniller renferme non pas clienille, mais chenil, de sorte que décaniller serait faire sortir du chenil. 11 remarque que l'anglais, qui de chenil a fait Jsennel, a unkennel pour dire faire sortir du chenil.
t DÉCANONISER. Ajoutes : — HIST. xvi" s. Le troisième exemple est des miracles d'un moine qui fut quasi aussitost decanonizéque canonizé en la ville de Venise, H. estienne, Apol. d'Ilérod. t. II, c. 39.
t DÉCANTEUR (dé-kan-tour), s. m. Appareil propre à opérer ia décantation.
t DÉCAI'ITALISATIO.N (dé-ka-pi ta-li-zï-sion), s. f. Action de décapitaliser. Vous pouvez en être certains, la décapitalisation de Paris, c'est évidemment une diminution du pays, Journ. offtc. 8 sept. (87(, p. 3294, ('° col.
f DÉCAPITA LISER (dé-ka-pi-ta-Ii-zé), v. a. Ùlor à une ville, la qualité de capitale. Nous ne vouloi>* point, comme on nous le reproche par une expression, permettez-moi de le dire, barbare, nous ne voulons point décapiter la France en décapitîilisant Paris, Journ. offic. 8 sept. (87(, p. 3294, ("col.
DÉCAPITÉ. Ajoutes : || 4° S. m. Chez les escamoteurs, le décapité parlant, tête qui est censé*
DEC
conpt'c et qui rcpood aux questions des spectateurs.
t UÉC\nni RATEUR, TRICE (dc-kar bu rateur, tri-s'), adj. Oui produit la décarburation. Arrêter les courants décarburaleurs d'air, de vapeur, ou. pour nilcui dire, d'oxygène, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxu, p. 88.
t DfiC.KRUlN.ALISKR. Ajoute: : On croit qu'il [.Mazarinj ne fait cela que par la peur qu'il a d'ftrc décardinalisé du pape et même excommuniù, GUI PATIS, Lettres, X. n, p. 385.
t DÉCASEMENT (de-kaze-man), s. m. Action d'ôter des cases. En (868, le nombre d'accostages s'éleva à <6, on passa )0 heures sur la roche pour percer *o trous et s'occuper du décasement, la dépense fut de 2) ouu francs, le Moniteur de la flotte, 7 sept. 1873, p. 285, 2' col. (il s'agit d'une construction sur un rocher isole en mer).
t DÉCXSER. Ajoutes : — HIST. xiii* s. Mors set moût tûst fol acoisier; Mors a moût tost de son arcier Descasée l'ame dolente. Miserere du reclus,
t nÉCASOCER (dé-ka-ské). f. a. Enlever le casque de quelqu'un, volt.
t UÉCAVAILLOXXER (dc-ka-va-llo-né, J( mouillées). F. a. Déchausser la vigne, se dit dans la Vienne, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 304.
t DÉCEMBRISADE (dé-san-bri-za-d'), s. f. Mot formé à l'imitation de septembrisade et qui se dit de la tuerie qui eut lieu à Paris, lors du coup d'État de décembre (851. Je n'entends pas et je ne veux j)as entendre ces interruptions de mauvais goût qui nous entraîneraient à parler, après les soptembrisades , des déccmbrisades , lal'Ssedat, Journ. offie. 7 juin (876, f. 3909, c col.
t DÉCE-MDIL'RNE (dé-sèm'-di-ur-n'), ad;'. Qui revient, se produit tous les dix jours. Les perturbations périodiques et décemdiurnes de la température sont liées à l'apparition périodique de matières cosmiques dans le milieu interplanétaire, CH. SAINTE-CLAIRE DEViLLE, Acad. des sc. Comptes rend. t. Lixii, p. "((.
— ETYM. Lat. decem, -dix , et diurnus, quotidien (voy. jour).
«f.CEMMEXT. Ajoute-: : || 3° Agréablement, avec pr;lce. Mais vous avez Dracon, le joueur de llùte : nul autre de son métier n'enfle plus décemment ses joues en soufflant dans le hautbois ou le flageolet, LA DRUï. iii. C'est un latinisme : junctaeque nymphis Gratise décentes, hor. Od. i, 4.
DÉCENCE. Ajoutes : \\ Au pluriel : Elles [les mœurs] exigent des décences et pardonnent des vices, Di'CLOS, Uoeurs, 4.
1 DECENTRAGE (dé-san-tra-j'), s. m. Action de décentrer un instrument d'optique, synonyme de déccntration, CH. robin. Traité du microscope, Paris, (S76, p. 55.
t DÉcilAXOlXISER (dé-cha-noi-ni-zé), t). a. Faire sortir de l'ordre des chanoinesses. Heureux celui dont la tendresse.... nous la déchanoinisera! decourchamp, Souv. de la marq. de Créquy, u, 6.
DÉCHARGE. Ajoutes : || 12° Terme de contributions directes. Action do rcliicr à un contribuable une imposition, quand il a été imposé pour un bien qu'il n'a pas. || 13" Terme de turf. Allégement, en faveur d'un cheval, d'une partie du poids exigé des autres chevaux.
t DÉCHARMER (dé-char-mé), v. a. Faire cesser un charme, le charme.
— HIST. ivi* s. ...Jouyssancc Qui vous deust dccharmer de la feinte apparance De ces ombres d'honneur qui vous vont décevant, despobtes, Divenes amours, Sonnet v.
— ÊtVM. Dé.... préfixe, et charmer.
t DÉCHATOXNER (dé-cha-toné), i'. a. Terme de vétérinaire. Détacher, en introduisant la main dans l'utérus des femelles des ruminants domestiques, le placenta des cotylédons ou chatons , quand il tarde à sortir.
1 DÈCHE (dt-ch'), s. f. Terme populaire. Misère. Tomber dans la dèchc, privât d'anglemont. Article sur Lalnue.
DÉCHET. 11 1" Ajoutes : || Fig. Sans elle [la retraite), vous ne trouverez jamais que du déchet en votre âme, du désordre dans votre conscience, et du trouble dans votre cœur, Boss. Sermons, 3* eihort. pour une visite.
— HIST. Ajoutes : iiii* s. Il [les orfèvres] dient; tant pesant reçui ; Vccz en ci autant; quites sui ; Paiez la peine et le dechict, le Dit des mesliers, dans TARBÉ, Portes de Champagne, p. 5r,.
t DÉCHETEUX, EIJSE (dé-che-teû, teù-z'), adj.
DEC
Oui offre du déchet, en parlant des fils de soie qu'on dévide.
t DÉC1IEVILI.ER. — HIST. Ajoutes : Xlll" S. ...Liquel estai tiennent et dolent tenir asditcs maisons à mortaises et à chevilles; et que celé Kose avoit un des estaus ostet, disjoint et deschevilliet do l'une des dites maisons (1280), vahin, Archives admin. de la ville de Heims, t. i, 2" partie, p. lutl.
DÉCHIOl'ETER. — HIST. Ajoutez : xiii" s. J ceaus dou chastel enquis a Com faites armes cil porloient Oui à lui combatrc dévoient; Et on li dist d'un cscu noir X un eschikelé sautoir De blanc et de gueules portoit Cil qui dou chastel sire cstoit, adexes, Cleomades, publié par van Hasselt, V. «874.
DÉCHIRE. Ajoutes : |[ 7° Fig. Conceptions déchirées, idées sans suite , décousues. Je laisserais cela pour les orateurs et vous laisserais voir mes conceptions ni trop bien en point, ni trop déchirées, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
tDÉCHIREUR. Ajoutes : || Déchireur do chiffons et vieilles étoffes de laine par procédés mécaniques. Tarif des patentes, (858.
t DÉCHRISTIANISATION (dé-kri-sti a-ni-za-sion), s. f. Action de déchristianiser. Sous le nom de cléricalisme, c'est le christianisme qu'ils attaquent, c'est à l'Église qu'ils en veulent, c'est la religion qu'ils outragent, c'est la déchristianisation de la France qu'ils poursuivent, dupanloup , OÉ» oJloiis-nous? Paris, (876, p. 33.
— REM. Le mot parait être de Michelet : la déchristianisation des races latines. Mais j'ignore où est le passage.
t DÉCHRISTIANISER. Ajoutes : On ne saurait nier que la franc-maçonnerie, le positivisme et le radicalisme font en ce moment les derniers efforts pour déchristianiser la France, dupanloup, Où allons-nous ? Paris, (876, p. 34.
t DÊCIATINE (dé-si-a-ti-n'), s. f. Mesure agraire russe, correspondant à 5I2( ou 682( mètres carrés, suivant les localités.
— ËTY.M. Russe, deciat, dix, parce que, primitivement, elle était partagée en dix parties égales.
DÉCIDER. Ajoutes : — REM. J. J. Rousseau l'a dit pour : attester, constater décidément. Je vous remercie, monsieur, de votre dernier^ pièce et du plaisir que m'a fait sa lecture : elle décide le talent qu'annonçait la première. Lettre à Chamfort, 6 octobre (764. Cela i.'est pas bon.
t DÉCIMALITÉ (dé-si-ma-li-té), s. f. Caractère décimal. Ce système [le système métrique] a une qualité essentielle que personne ne conteste, dont tout le monde reconnaît les avantages ; c'est la décimalité, c'est la facilité qu'il présente de diviser et de multiplier par (0 toutes les mesures 5 l'infini, bonnet, Rev. des Deux-Mondes^ décembre (869, p, 643. Le maintien de la décimalité dans le poids [de la monnaie d'or], Journ. des Déb. (3 sept. (873, -2' p. 4'-- cûl.
(.DÉCIME. Ajoutes :\\ 3' Décime de guerre, imp6t établi par une loi de l'an xu pour faire face aux frais de guerre, et que depuis lors tous les budgets ont maintenue.
2. DÉCI.ME. Ajoutes : || Adj. Dans le titrage des métaux précieux, liqueur décime, solution de sel marin, dont il faut un litre pour précipiter un ijramme d'argent, et liqueur décime d'argent, so- 1 lion de sel marin qui renferme un gramme d'arf.'ent dans un litre, /''onderi'e des métaux précieux, (Juinquandon (ils, Paris, (872, p. 35.
t DÉCIRER, ^joulei : Au logis il fut retiré. Débotté, frotté, déciré, Voy. de Bachaumont et La Chapelle, p. 7, La Haye, (714.
DÉCISION. — HIST. Ajoutes : xrv* s. Attendu que à nous ou à nostre court de parlement, et non à autre, appartient la congnoissancc, décision, iiitcrpretacion ou declaracion de nos Chartres et privilèges. Mandements de Charles V, (377, Paris,
DÉ(XAM.\TEUR. Ajoutes :[\i' Au fém. Déclaraatrice, celle qui déclame, qui sait déclamer. Comme chanteuse et comme déclamatrice, l'éducation de Mlle E. parait presque entièrement terminée, e. gal'tieb, Journ. offic. 7 nov. (876, p. 8006, 3« col.
t DÉCI.AMATIF, IVE (dé-kla-ma-tif, ti-v'), adj. Oui se rapporte à la déclamation, à la récitation. Dans le second acte de VObéron.... les formes déclamatives plutùt que mélodiques de l'opéra moderne sont absolument trouvées, les accents, comme ' n dit aujourd'hui, ont remplacé le motif, e. Gautier, Juurn. vffic. (3 juin (876 p. 4(34, 2« col.
DEC
DÉCt.AMATOir.K. ||2" .ijnulc: : Le ministre en cet endroit sur mon esprit déclamatoire (expression de Juricu].... Boss. 6' averl. ui.Wi- S. m. Le déclamatoire, morceau écrit en style déclamaloiro. Je ferai un feu de joie, lorsque Diderot sera nommé [à l'Académie française], et je l'allumerai avec le réquisitoire de Joly de Fleury et le déclamatoire de Lefranc de Pompignan, volt. Le», d d'Alembcrt, 9 juill. I760.
1- DÉCLAMATIJIREMEXT (dé-kla-ma-toi-re-man), adv. Néologisme. D'une façon déclamatoire. Fidèle, du moins dans la pratique, aux principes qu'il étalait un peu déclamatoirenicnt, Baculard d'Arnaud .se montrait doux aux faibles et secouralilo aux débutants, M. de lescure, Journ. oflic. (7
juin (N7ô, p. 4375, 2" col.
t DÉCLARABLE. Ajoute: : Les mutations par décès n'y sont pas [en Corse] déclarables obligatoirement dans un délai déterminé, Juurn. des Débats, 25 sept. (876, 2° page, 2° col.
t DÉCLASSIFIER(dé-Ula-si-li-é), u. a. || 1" Néologisme. Défaire une classification. || 2° V. rejl. Se déclassifier, sortir de.s classifications. Non content d'épurer jusqu'au raffinement son esUiélique et sa pratique, l'art se déclassifie et s'universalise; il franchit des limites arbitraires [à propos des peintures de sculpteurs], e. bergebat, Journ. o/|ic.
9 juin (876, p. 4005, S'COl.
t DÉCLENCHEMENT. Ajoutes ; ]| 2» Tout dispositif qui. par .sa position, arrête ou laisse sc produire le mouvement d'une machine. 113° Action de le mettre dans la position qui permet à la macbine do marcher.
t DÉCLE.VCIIER. Ajoutes : Tous les kilomètres, le train [de la poste atmosphérique] déclenchera lui-mèmeun butoirqui ouvrira unecmmunication entre la conduite et un réservoir sous pression, II. DE parville, Journ. ojjic. 3 juin (875, p. 3960, 2' col. Ajoutes : Il 2° Opérer le déclenchement.
— REM. On le trouve écrit déclancher ; mais c'est une erreur, puisqu'il vient de clenche. En basse Normandie, il se dit populairement pour : parler. 11 est resté là une heure sans déclencher [sans deserrer les dents].
t DFCLÉRICALISER (dé-kié-ri-ka-li-zé), v. a. ôter le caractère clérical , la tendance cléricale. ■ 11 (le duc de B....] suppliait tous les publicistes qu'il avait l'occasion de voir, de décléricaiiscr le gouvernement du maréchal devant l'opinion de l'Europe, Journ. de Genève, 23 sept. (873.
f DÉCLIC. Ajoutes : — HIST. xiv's. Pour un déclicbement refaire à espringale (1347), varin. Archives administratives de la ville de Reims , t. ii, 2° part. p. ((39.
DÉCLINER. Ajoutes : — REM. La Grammaire des grammaires dit que l'Académie prononça le 3 juin 1679 : « La règle est faite; on ne déclinera plus les participes présents. » Autrefois, oii l'on assimilait la langue française à la langue latine, on parlait de déclinaisons pour les substantifs et les adjectifs. Aujourd'hui l'on ne dit plus décliner, en parlant des mots français que l'on. met au pluriel; et l'on exprimerait la persé'e de l'Académie ainsi : on n'accordera plus les participes présents.
t DÉCLIQUETIS (dé-k.i-ke-ti), s. m. ynonyme de déclic. On peut adapter aux métiers un décliquetis qui débraye le métier par le fait même de la rupture du fil, Enquête, Traité de comm. avec l'Anql. t. III, p. 717.
DÉCLOUER. — HIST. Ajoutes : xW s. Il a [il y a] un fevre chi devant Qui le descloera [un cheval encloué] si bien Qu'il ne s'en sentira de rien, Perceval le Gallois, v. 4(496.
t DÉCOCONNAGE (dé-ko-ko-na-j'j, s. m. Action de décoconner, de détacher des bruyères le cocon. Montée, coconnière, décoconnage, traitement des cocons, Progr. de l'École d'agric. de Montpellier, Journ. olJic. 6 mai (874, p. 3(24, 2° col.
t DÉCOINCER. Ajoutes : j] 2° Retirer les coins qui maintiennent un objet.
t DÉCOLLETAGE. Ajoutes : |( 2» Néologisme. Action de couper un vêtement de manière qu'il dégage le cou, de se décolleter. Le modèle est en pied, vêtu selon la mode de I8iu, d'une robe de velours noir courte de jupe , la ceinture placée très-bas, et le corsage échancré en pointe, selon le décolletage dit à l'américaine, le Figaro, 9 juin (876. Rappelez-vous les caprices de ces sculpteurs italiens qui habillent d'un fin tissu de beaux corps antiques, et dites-moi si ces formes à demi voilées ne luttent pas en hypocrisie provocatrice avec les décolletages les plus franchement professés, te Temps, lu janv. (877, 2« page, 6» col.
DEC
DÉCOLLETER. Ajoutez : \\ Terme de monnayag». Décolleter un coin, en dégager la partie supérieure de manière à lui donner les dimensions exactement exigées.
f DÊCOLLEUR. Ajoutez: — REM. Un écrivain définit autrement le décolleur : Dès qu'il [le poisson] arrive à bord, les trancheurs enlèvent la tète, les dccolleurs l'ai'éte médiane.... licv. des Deux- Uondes, r'nov. (874, p. H6.
t DÉCOMBINAISON (dé-kon-bi-nè-zon), s. f. Terme de chimie. Action par laquelle des particules sortent de leur combinaison.
t DÉCOMBLKMENT (dékonble-man), s. m. Action da décombler, doter ce qui comble. Loi relative au décomblement du chenal du port d'Ostende, Décret du 29 floréal on -T, dans IluUel. des lois, n» lo:!, p. 3:13.
DÉCOMBRKR. Ajoute: : Quand toutes les cheminées avec les entre-sols seront dans la rivière, il l;aidra bien d'autres travaux pour décombrer le lit de la Seine, mf.rcieb, cité par maxime du camp, Hcv. des Deitx-ilondes, )"nov. 1S67, t. lxxu, p. 16».
DÉCOMBRKS. || Fig. Ajoutez: L'esprit des temps passés, errant sur leurs décombres, Jette au gouffre éternel tes anges mutilés, a. de musset, ItnHa.
t DÉCOMMETTAGE(dé-ko-mè-ta-i'), s. m. Terme de corderie. Action de décommettre. Le décommottage des torons.
t DÉCOMPOTER (dé-kon-po-té) , V. a. En Normandie, changer le mode des semences et le temps des engrais pour la terre, delboui.i.e. Gloxs. de la vallée d'Yéres, p. iu3.
— ÊTYM. Dé..., préfixe, et compo.5(.
t DÉCOMPRESSION (dé-konpré-sion), s. f. Action de décomprimer. || Dans les travaux à air comprimé et ailleurs, nom donné à la diminution do la compression, à la rentrée dans l'air libre. Il a pu se produire ici le phénomène étudié par M. Bert sous le nom de décompression.... il nous semble probable que Sivel et Crocé-Spinelli seront morts des suites d'une décompression trop brusque, H. DE PARviLLE, Joum. offic. 22 avril <875,
p. 2918, 2' col.
I DÉCOMPRLMER (dé-kon-pri-mé), v. a. Dans les travaux à air comprimé, opérer la décompression. Il Se décomprimer, V. réfl. Éprouver une décompression, sortir de l'air comprimé.
DÉCOMPTER. — HIST. Ajoute: : xiv« s. Se il se sont chargé et rendu en receptes aucunes debtes dont ils n'aient esté payé, ce l«ur sera descompté de ce qu'ilz devront par fin de leurs comptes (t 333), VABIN, Archives administrât, de la ville de llcims, l. II, 2- part. p. 706.
t DÊCOXERT. Ajoutez : 11 [ce malheur] adonné lieu à un grand déconcert entre toutes les personnes qui composaient cotte flotte et devaient concourir à l'avantage de ce grand établissement, Lettres de Colberl, m, 2, p. 439.
i DÉCONCERTEMENT. || 1° Ajoutez : Depuis qu'on a juré la perte de Port-Royal, il n'y a plus que déconcerlement dans nos conseils, que lâcheté dans nos généraux.... Piécejansénistc, dansSAiNTE- UEUVE, Port-Royal, t. vi, p. 205, 3» édit. || 2° Ajoutez : M. de Staal chagrin du désagrément de ma réception ; moi tout étonnée de me trouver mariée ; le déconcerlement se répandit dans la maison, STAAL, Mém. t. m, p. <78.
DÉCONFIT. Ajoutez : || 4" Terme de droit. Oui est en déconfiture. La taxe.... ne saurait être exigée de cette société après sa déconfiture.... cette dette n'est pas davantage exigible de la société déconfite et judiciairement mise en état de liquidation, Gaz. des Trib. i"-2 fév. (875, p. (u5, 2" col.
DÉCONFORTER. || l'Ajoutez : Le bruit de cette nouvelle, qu'on faisait courre, déconforta la Fronde à un point qui n'était pas imaginable, llém. du P. Berthod. p. 685.
t DÉCONSOLÉ. — HIST.xvr s. Ajoutez : Etmon ame déconsolée Se nourrit en l'obscurité, despoh- TES. Diane, 11, 28.
t' DÉCONTENANCE. Ajoutez : Un obstacle, ou même un écueil certain de la civilité, est la décontenance, s'il m'est permis d'employer ce terme, eu le déconcert de la personne ou de l'intérieur h l'égard de l'extérieur, a. courtin, la Civilité /'ronçaise, p. 249, Paris, 1695.
DÉCOR. Ajoutes: — UEM. Il a d'abord été écrit décore. Mot que n'ont point encore adopté les lexicographes, bien qu'il soit d'un usage fort commun et d'une grande utilité, ce semble, pour signifier l'espèce d'ornements plus ou moins fraginiCT. DE LA LANGUE FU.\N<:AISE.
DEC
les, et le goure do peinture et do sculpture plus ou moins grossières, mais à l'effet, qu'on applique aux édifices éphémères et postiches destinés aux fêtes et aux cérémonies publiques, ou dans les lieux de réunions populaires où l'on veut, à peu de frais, éblouir les yeux, boulard, Dietionn. des arts du dessin. Décore, (826.
t DÉCORATIF. Ajoutez : \\ Musique décorative , musique purement orchestrale qui se fait entendre, sans chant, dans certaines situations du drame musical, pour ajouter accessoirement à limprcssion de la musique et du décor (Gounod).
DÉCORATION. — KK^T. Ajoutez : XV s. Pour la fortification, décoration et bonne police d'icelle (ville de Paris], Ordonn. du 12 août M05, dans Ordonn. des rois de France, t. ix, p. 7U3.
t DÉCORATIVEMENT (dé-ko-ra-ti-ve-man), adv. D'une façon décorative. Ces figures [des danseuses d'Hcrculanum], traitées décoratlvement, ne posent pas à terre, H. houssaïe, Rev. des Deux-Mondes,
t" sept. (874, p. 89.
DÉCORDER. — HIST. xvi° S. Ajoutez : Pourra faire desballer et descorder lasdites balles oupacquès, MANTELLIER, Gloss. Paris, <S6D, p. 25.
fDÉCORTICAGE (dé-kor-ti-ka-j'), s. m. Synonyme de décortication. Les expériences du décorticage [sur la vigne, pour la destruction du phylloxéra], Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. (086.
DÉCORUM. Ajoutez: — REM. Le Poussin a employé ce mot dans le sens de décoration. Puis viannent l'ornement, le décorum , la beauté, la grâce , la vivacité, le costume, la vraisemblance et le jugement partout, Lett. du Poussin, 7 mars (665, dans j. DUMESNIL, Ilist. drs amat. ital. p. 542.
t DÉCO.STUMER (SE) (dé-ko-stu-mé), V. réfl. Quitter un costume. Deux masques, deux artistes, en rentrant du bal dans leur modeste logis, se sont mis à faire de la musique, sans prendre le temps de se décostumer, bOrger, Salunsde (86( à I868, t. i, p. 387.
DÉCOUCHER. Ajoutes : || 4* S. m. Le découcher, la nuit passée hors de chez soi. || Frais de découcher, allocation que certaines administrations payent à leurs agents, employés ou ouvriers, lorsqu'ils sont obligés de découcher pour les besoins do leur service.
DÉCOULER. — REM. Ajoutez : || 2. Racine l'a employé au sens d'être issu. Un sang digne des rois dont il est découlé, rac. Théb. m, i. Critiqué, avec raison, par L. Racine.
t DÉCOUPE (dé-kou-p'), s. /'.Terme de forestier. Action de couper le bois pour les usages auxquels on l'emploie. Découpe et dressage des bois de corde , nanquette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 22. La découpe des fortes pièces, ib. p. 23. Autrefois [dans le comté de Nice] on employait trois systèmes principaux de vidange : (° le petit flottage pour les billots; 2° la découpe sur place et le transport à dos de mulet pour les planches et chevrons; 3* le traînage et le grand flottage pour les poutres, L. guiot, Mém. Soc. centr. d'Agr. (874, p. (73. Découpe et dressage de la charbonnette, École forestière, Programme, (876, p. (4.
t DÉCOURONNER. Ajoutez : — MIST. xin" s. Theoderis fut remandés, K'il orent congeé de France, Et descouronné par viltance, ph. mouskes, Chronique, v. (613.
DÉCOUVERT. Il 1° Ajoutes : || Planche découverte, gravure dans laquelle on a été leurs vêtements aux personnages. Et parmi ces planches, il y en a huit découvertes, ce qui veut dire qu'on a déshabillé les personnages ou tout au moins singulièrement écourté les costumes, cléhv. Gaz. des Trib. 16 mai (875, p. 47(,4"col. || 6° Ajoutez : Il Ternie d'assurances. Le découvert, la partie non assurée d'une chose.
t DÉCOUVREUR. — REM. Ajoutez : \\ 3. On se trouve à l'entrée de la Terre promise ; et ce sont précisément ceux qui ne voulaiaut pas d'abord y pénétrer qui en deviennent pour ainsi dire les observateurs st les découvreurs. — Un membre à droite. Les découvreurs! c'est un mot nouveau! — M. Gambetla. Les inventeurs, si vous voulez, Joum. offic. 28 févr. (873, p. (442, ('• col. On peut Voir à l'historique que découvreur n'est point un mot nouveau. Employé par Voltaire, on lo trouve dans des textes du xvi° et du xV siècle.
DÉCOUVRIR. Ajoutez : || IS" Neutralemsnt. On dit que l'acier découvre, lorsque, dans la trempe, il se débarrasse de la. pellicule noirâtre dont il
DED
s'enveloppe quand on le fait rougir entre les charbons.
t DÉCRAVONNAGE (dé-krô-io-na-j'), s m. Action d'ôler ce qui encrasse. Cet appareil |fumivorc Thierry] permet, dans un moment d'urgsnce, do marcher avec une grille très-encrasséé, «t il ranime vivement les feux après lo décrayonnage, Journ. offic. 3 mars (873, p. (502,3' col.
— ÊTVM. Cl'.... préfixe, et crayoji,au sens do marne mêlée d'argile et de sable (voy. crayon, n» 7).
t DÉCRÉMAGE (dé-kré-ma-j'), s. m. Opération qu'on fait subir à la soie. Lo savon jaune suif d'or, à résine et huile de palme, base de soude, em. ployé dans le dégraissage du linge de couleur des artisans, et dans le décrémage de la soie en bottes, Enriuéte, Traité de comin. avec VAnglet. t. vi,
t DÉCRÉPI, lE (dé-kré-pi, pie), part, passé de décrépir. Qui est privé de son crépissage. Plus, une maison dont les murs sont en partie décrépis, Affiches de ventes judiciaires, (802.
t DÉCRÉPIR (dé-kré-pir), v. a. Enlever le crépissage. Au besoin, MM. les architectes-voycrs feront décrépir les murs lézardés. Ordonnance de police, (857.
t DÉCRÉPISSAGE (dé-kré-pi-sa-j'), s. m. Action de décrépir; état do ce qui est décrépi. Le décrépissage des murs pourra alors être exigé, Ordonn. de police, (867.
DÉCRÉPITUDE. Ajoutez : — REM. Ce mot .semblait étrange à Balzac : Si, pour entendre une langue, il en fallait apprendre doux, et que l'anxiété, la décrépitude et les irritaments du désespoir me fussent des paroles familières, Lett. du 25 fév. (624. 11 est cependant bien antérieur à l'époque de Balzac.
DÉCRET. Ajoutez : \\ 6° Dans les universités du moyen âge, la faculté de décret, lafaf-ultédu droit canonique, HAURÉAU, Journ. des Débats, ("juin (876, 3' page, 3* col.
fDÊCREUSER ou DÉCRUER. Ajoutes : Tous les maîtres teinturiers en soie seront tenus de bien et dUement faire cuire et décreuser toutes sortes de soies.... avec bon savon blanc. Règlement sur les manufact. août (669, Teinturiers en soie, laine et fil, art. 5. C'est donc par le moyen des sels alcalis qu'on parvient à débarrasser la soie de son vernis ; ce qui s'appelle la décreuser ou décruor; le décreusement ou décrûmentde la soie, qu'on nomme aussi la cuite, se fait en général par de l'eau chaude chargée d'une ceitaine quantité de savon, Dict. des arts et métiers, Xmst. (767, Teinturier.
(. DÉCROIRK. Ajoutez : Bien souvent un témoin, pour se parjurer trop manifestement, a fait dccroire les dépositions véritables de tous ses compagnons , MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
t DÉCROÛrAGE (dé-krou-ta-j'), s. m. Opérali 'ii pratiquée sur le diamant brut, et qui fait parlle du brutage.
DÉCRUER. Ajoutez : Lo fil sera décrue ou lessivé avec bonne cendre, Réglem. sur les manufac. €ioùt (669, Teinturiers en soie, laine et fil, article 68.
t DfXRUEUU (dé-kru-eur), s. m. Celui qui blanchit en partie le fil écru de chanvre, lin, etc. Tarif des patentes, (858.
t DÉÇU. Ajoutez : — REM. La locution au déçu est mal placée à déçu ; ce n'est pas le participe passé do décevoir; c'est celui du verbe savoir, et elle doit être écrite desçu, comme on écrivait anciennement (voy. DESÇU au Supplément). L'orthographe au déçu se trouvait aussi; et c'est co qui a induit en erreur,
t DÉCUIRASSÉ, ÉE (dé-kui-ra-sé, sée), part, passé. Dégarni de cuirasse. La carène, décuirassée à l'avant et à l'arrière, est protégée par une profondeur d'eau do 2 mèlros 26 conlimêtres, de parville, Joum. des Débals, (6 nov. (876, feuilleton, 2" page, ('" col.
t DÉCUIRASSEMENT (dé-kui-ra-se-man), s. m. Action d'ûtoi la cuirasse à un navire. Quand il n'y aura plus dt bâtiments cuira.ssés qu'en Angleterre, je voterai le dccuirassement ; jusque-là, attendons, E. JUHiEN DE LA GRAViibRE, Rev. des Deux- Mondes, (" sept. (874, p. (26.
t DÉCULOTTER. Ajoutez : || En Normandie, un homme déculotte, un homme qui, pour éviter la poursuite de ses créanciers, se sépare de biens d'avec sa femme, qui dès lors porte, comme on dit, les culottes, ueleoulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. ("4.
DÉDAIGNEUSEMENT. Ajoutez : — HlST. XIV S. SUPPL. — l'i
DKF
El l'autre luy respont tout dedeignousemont, Rev. critique, 5' année, ï' sem. p. 3SS.
DÉDAIGNEUX. ^;cm(« : || 6» Qui mérite, qui excite le d' dain. C'est chose contraire à la nature de se nourrir de viandes sales, grossières et dédaigneuses, MALU. Unique, éd. L. Lalanae. Inusité en ce sens.
DEDANS. Il %' AjouUs .-Je n'entre pas là dedans, j* n'y prends point part, je ne m'y intéresse pas (ïoy. Lik).
DÈUIRE. Âjoutei : || Proverbes. 11 vaut mieux se dédire que se détruire, il vaut mieux renoncer à une mauvaise opération, reconnaître une faute, que d'y persévérer et de s'y perdre. || Un bon Picard ne se dédit pas, il se ravise.
t DÉDITE {dé-di-t'), s. f. Renonciation à quelque engagement. L'État peut redevenir propriétaire de cette exploitation [monopole des allumettes chimiques] à l'époque de la dédite quinquennale, Journ. oUic. 29 juillet <S75, p. col», 2" col.
— ETYM. Autre forme de dédît. Dedicte est dans Montaigne, m, S6i.
t DÉUOREL'R (dé-do-reur), s. m. Celui qui enlève la dorure. Jurés titulaires : M.... didoreur, rue de la Roquette, Gax. desTrib. iî juin
1875. p. 565, 2* col.
t bÉDOl'BL.\BLE (dé-dou-bla-bl'), adj Qui peut être dédoublé. Acide racémique dédoublable en acides tartriques droit et gauche, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxvi, p. 287.
DÉDOCBLER. Ajoute: : || 6* Couper d'eau des vins préalablement vincs. On vine les vins, et, quand ils sont rendus dans les grandes villes, on les dédouble, Journ. offic. 2 août <872, p. 53 lo, 2' col. Il 7* Terme de lapidaire. Couper la pierre sur champ, dans la partie la plus faible, absolument comme si on voulait dédoubler une pièce de monnaie pour en avoir la face et la pUe séparément, CHRiTES, Art du lapidaire, p. 479.
DÉESSE — HIST. Ajoutez: xu* s. Gie se très bien que la déesse M'aidera, gie n'en dot rien, benoît HE SAi.vTE-MOBE, Roman de Troie, v. 3902. Puis dit : Paris, à moi entent ; Treis déesses vienent à tei, l'or lo jugement, d'un otrei, iD. ib. v. 3860.
T DÉFAÇO.V.VER. Ajoute: : \\ Activement, déformer, défigurer. Ainsi défaçonnée par trois intermédiaires, l'inscription était indéchifTrable ;... EENAN, Rev. des Deux-Mondes, ts uov. <875, p. 254.
DÉFAILLIR. Ajoutez : — REM. On placera à côté des exemples du futur cette phrase de Bossnet : Pierre, j'ai prié pour toi, ta foi ne défaudra pas, Jfed. sur l'Év. la Cène, 70' jour.
DÉFAIRE. Il i' Ajoutez : \\ Diminuer la bonne mine, la bonne apparence du visage. Celles [manières de se coifler] qui défont toutes les autres femmes la parent, et celles qui ne conviennent jamais à une même tête sont également bien sur la sienne. Lettre sur Urne la duchesse de Mazarin, dans Uélange curieux des meilleures pièces attribuées d M. de St-Évremond, t. i, p. 247, Cologne, 4708. Il 17* Y. n. Se détacher. Attacée-le dun nœud qui jamais ne défait, corn. Lexique, éd. Marty- Laveaux (emploi qui n'est plus usité).
DÉFALOLER. — HIST. XIV s. Ajoutez : De laquelle somme fault deffalquer xxx livres par an pour la fondacion d'une messe perpétuelle (<384), TAKiN, Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 684. Il XV s. Maistre Nicolle Ballue.... dciïalqué du roole de la dite chambre [des comptes] et mis hors d'icelle sans cause, Procès-verbaux du conseil de régence de Charles VIII. p. (54.
■t DÉFACTE (dé-fô-f), j. f. Terme de féodalité. Défaute de droit, action de différer, dans la cour d'un seigneur, un jugement pour un motif quelconque.
t DÉFÉCATECR (dé-fé-ka-teur), t. m. Appareil propre à opérer la défécation ou dépuration.
— ETYM. Voy. DÉFÉCATION.
t DÉFECTIBILITÉ. Ajoutez : — HIST. xvf s. Mais procedoit du deffault ou de la deiïeclibililé qui estoit un franc arbitre de Semey, Jlist. de la Toitm d'or, t. ii, (* «78. verso.
DÉFECTIF. — Hisr. Ajoutez : [j IV S. Que si la mccirificature Se trouvoit defective ou non, gwl- LOCUE, la Prophecie du roy Charles Vltl, p, 2, Paris, (869.
DfiFECTLOSITÉ. — H\ST. Ajoutez : XV s. Vices ou dLfTcclueusilezqui pourroienlestrc intervenues, Pt'Kè'i-verbaux du conseil de régence de Char- Us nu, p. (3».
DÉFENDRE. — REM. Ajoutez : Il 4. On a du dire tl'aburd : en son corps défendant. Cette forme se
DEP
trouve dans le Portrait de Mme Cornue, par Mme de Vincuil, ancienne édit. des Œuv. de Mlle deMuutpensier, t. viii, p. 257.
DÉFENDS. Ajoutez : — REM. On le trouve au singulier. En (808, le sieur Sauge possédait, dans la commune d'Allauch (Bouches-du-Rh6ne), un domaine d'origine nationale, qui confrontait, du levant, au défend de la commune ; mais les limites n'étaient pas certaines, lebon, Arr. du Conseil d'État, (839, p. 358, affaire Cogordan.
DÉFENDU. Ajoutez :||3' Démenti, combattu. Mme d'Heudicourt est partie avec un désespoir inconcevable, ayant perdu toutes ses amies, cunvaiucue de tout ce que Mme Scarion avait toujours défendu, et de toutes les trahisons du monde, siiv. 9 fév. (671.
+ DÉFENESTRATION. Ajoutez : \\ 11 se dit aussi de l'acte de Ziska jetant en t4t9 le bourgmestre et les sénateurs de Prague par la fenêtre. Ce fut le commencement de la guerre des hussites.
DÉFENSE. Il 3° Ajoutez : || Terme de fortification. Ligue de défense d'un front baslionné, ligne qui joint l'angle saillant d'un bastion à l'angle de flanc du bastion opposé.
DÉFENSIF. Ajoutez:— REM. J. J. Rousseau a dit : défensif pour. Comment pouvais-je supprimer un écrit défensif pour mon honneur, pour celui de mes compatriotes ? Lellre à du Peijrou, s août
DÉFERLER. Ajoutez : || 4° Substantivement, le déferler, le mouvement des vagues qui déferlent. Elle contempla le déferler monotone des vagues brisant sur le rivage, viCT. cherbuliez, Rev. des Deux-Mondes, (5 janvier (875, p. 267.
t DÉFERVESCENCE (dé-fèr-vè-sau-s'), s. f. Diminution de la chaleur fébrile. Elle [la chaleur] se maintient [dans les fièvres éruplivesj à un maximum (qui atteint 42 degrés (/2 dans la scarlatine) jusqu'à ce que l'éruption soit complète, puis elle entre en défervescence, variable avec les phases de l'éruption, qui finit soit par une desquamation (scarlatine), soit par une suppuration (variole), PAPILLON, Rev. des Deux-Mondes, (5 janv.
(872, t. XCVLI, p. 44t.
— Ktym. Lat. defervescere, cesser de bouillir ; de de, indiquant cessation, et fervere, être chaud.
t DÉFEUILLER. Ajoutez : \\ 2° F. n. Perdre ses feuilles, en parlant d'un végétéJ. C'est [le reby] un cépage très-vigoureux, fertile , qu'on doit planter à bonne exposition ; il défeuille tardivement et végète encore quand toutes les autres variétés ont déjà perdu leurs feuilles, Bet'ue horticole, (6 sept.
t DÉFEDTREUR (dé-feu-treur), s. m. Terme de filature. Engin qui défait le feutrage. Pour la filature, je me sers des métiers mule-jenny, avec le système de préparations généralement adopté sous les noms de défeulreur, réunions et bobinoirs.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 606.
t DÉFIBRAGE (dé-fi-bra-j'), s. m. I| i- Action de défibrer. Le défibrage de la canne [à sucre], en atteignant les parties les plus dures qui en forment l'enveloppe , désorganise les cellules considérées comme contenant les jus les plus concentrés et qui sont ceux qui échappent le plus facilement à la fabrication actuelle, mignon et rouart, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxiii, p. 32. ||2° Défibrage du bois, opération qui permet d'employer le bois à la fabrication du papier. F. G. Heller, ancien ouvrier tisseur, est l'inventeur du défibrage du bois.
t DÉFIBRER (dé-fi-bré), v. a. \\ 1° Ôter les fibres d'une substance , Acad. des se. Comptes rendus, t. LXXXIII, p. 532. Il 2° Défibrer le bois, en séparer les fibres pour la fabrication du papier.
t DÉFIBRKCR (dé-fi-breur), s. m. Engin propre à 6ter les fibres d'une substance. Nous avons pensé que le défibreur imaginé par MM. Labrousse frères pour la fabrication du papier avec la paille pouvait, convenablement modifié et agrandi, défibrer la canne à sucre, mignon et rolart, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxiu, p. 582. || 2° Ouvrier qui défibre le bois.
DÉFIER. — REM. Ajoutez : || 2. Corneille a supprimé le pronom personnel dans cette phrase : Annibal, qu'elle vient de lui sacrifier. L'engage eu sa querelle et m'en fait défier, Nicom. i, ( . J. J. Rousseau aussi : Malgré ma prévention pour le talent des autres, qui m'a toujours fait délier des miens, Confess. vu. Cette tournure est correclc, mais peu usitée; on dit plutôt : m'a fait me défier. || 3. Le même a dit : Tous les plaisirs ont beau être pour