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prince de Conti] Celte tin s'écarte un peu dans le roman; mais en vérité il n'y en eut jamais de si joli, SÉV. 27 déc. 1679.
— tTYM. Ajoute: : tSi physionomie du verbe écarter est changée par la rencontre de textes historiques qu'il faut d'abord citer : xui' s. Li Bédouins et li Sarasins qui aloient espians entour l'ost, quant il trouvoienl qui avoient escarté l'ost, il leur couroient sus, et li nostrcs à eus, Lettre de Jean Pierre Sarrasin, p. 262. X escorter il faut, bien que le sens ne soit pas très-clair, joindre sans dout» escard : xu' s. Par force et par vif cstoveir U'estot à mun uncle aler; Nul autre escard n'i sai Irover, besoIt, t'/ir. de Aorm. v. 928). Quoi qu'il en soit d'«cord, escorter reste, et il est du xui* siècle. Cela change toute l'économie de l'article écarter. Dans l'historique, tel qs'il se comportait lors de la rédaction du Dictionnaire, il n'y a pas d'exemple plus ancien que ceux du XVI' siècle. Force fut de se laisser guider par l'italien scartare, et de ne voir dans écarter que l'écart aux cartes. Mais, maintenant qu'il y a un exemple da xiu' siècle, c'est-à-dire antérieur à l'introduction des cartes, il faut renoncer à une étymologi* exclusive. L'article écarter soumis à une révision, se décompose en deux verbes tout à fait distincts : l'un vient de carte (ital. scartare, angl. In discard) et comprend tout ce qui est relatif au jeu de cartes; l'autre vient de quart (ital. sr/uartare, mettra en pièces), et comprend tous les sens qui n'appartiennent pas à carte. Escorter (l'orthographe esquarter se trouve aussi) veut dire mettre au ^uart, (fuart pris au sens que quartier a quelquefois {à quartier, à part). Escorter l'ost, dans J. P. Sarrasin, c'est mettre l'ost au quart, à quartier, comme éloigner la ville (pour : s'éloigner de la ville), c'est la mettre au loin.
t ÉCARTEUR. Ajoutez : || 2* Adjectivement. Leviers écarteurs, deux tiges qui longent les deux bords de la gouttière du spéculum et que l'on peut développer à volonté.
t ÊCARVER. — ETYM. Ajoute: : Espagn. escarba, jonction de deux pièces de bois. ■ L'origine de ce mot est germanique. M. Scheler le rattache justement à l'angl. to scarf, assembler en écharpe des pièces de bois; allem. scharben; suéd. skarfva. Vf ou le b est un élément secondaire du radical. Cet élément n'est pas entré dans l'isl. storo, oiieres reciproce coaplare (bugge, ilomanio, juilletoctobre <875, p. 367). •
t ÉCAUSSIXE (é-kô-si-n"), ». f. Sorte de pierre à construire. Articles divers Écaussines et autres pierres de construction, y compris les pierres d'ardoises : brutes, taillées ou sciées, sculptées ou polies, Tarif A annexé au Traité de comm. arec l'Italie, du il janv. <863, ratifications du <9 janvier 1864, décret du 20.
t ECBOLADE lèk-bo-la-d'), s. f. Terme grec signifiant détritus, scorie. Elle [la chambre grecque] a terminé la discussion relative aux ecbolades des mines du Laurium, et a décidé que ces ecbolades appartieidraient désormais aux concessionnaires des mines, Journ. offic. 12 janv. 4877, p. 278, 3' col.
— KTY.fl. 'Ex6o)à;, chose de rebut, de êxëàX- )î;v, rejeter, de êx, hors, et pi).),eiv, jeter.
I fXERVELER (é'-sèr-ve-lé. L'{ se double devant e muet}, 0. a. Fatiguer l'esprit, ca-ïser la tête. M. de Mirabeau [l'ami des hommes] dit sans doute de belles choses; mais, quant à moi, il m'écervelle, L. iiE LOMÉNiE, la Cointesse de Hnchefnrt et ses amis.
— ETYM. Voy. ÉCERVELÉ.
fiCHAFAUD. — HIST. Ajoutez: xa' S. En plosors leus ol fortercsces, Bucns eschaiphals, bones bretesches, benoît. Roman de Troie, v. 3003.
ÉCHAILLO.V (écha-llon. Il mouillées), s. m. Pierre, roche fine de l'Jsère, de trois couleurs, blanche, on jaune, on rosée, recevant le poli comme le marbre.
— ETYM. Echaillon, localité oit l'on extrait cette f iorre.
t ÉCHALASSAGE (é-cha-la-sa-j' ), ». m. Synonyme d'érhalassement action d'échalasscr. Le Journn! d'ariricuUure pratique indique un nouveau DKide d'échalassage de vignes qui aurait été employé avec succès, Journ. offic. 2« mai 1874,
ÉCUALOTE. — HIST. H xvi» s. Ajoute: : Le cent de porées ou d'oignons, d'archeloy, mantelliek, Glossaire, p. 6 (il donne aussi eschaleine).
t fiCHA.MPLL'RE (é-chan-plu-r'), s. /'.Nom donné, en Bourgogne, à une maladie de la vigne qui empêche les bourgeons de se former, par l'effet des
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grands froids, dans les sols humides, les Primes d'honntXkr, p. 273, Paris, (H74.
ÉCUANCRKR. — ETYM. Ajoutes : L'étymologie par es et char\cre devient douteuse en présenr de cet exemple-ci : xii' s. La kule [il] out sus les dras ; cel ordre volt celer; Mes de pans et de maunches l'aveit fet ecrancer, Thomas le martyr, p. 23, édit. Hippeau. Ecrancer a évidemment le sens de échancrer. Quant à la forme (comp. «Jcroncher au Dictionnaire), on n'est plusdisposé à y voir une simple métathèsede l'r, déterminée par chancre; l'étymologie estautre(voy.ÉCRANCHER au Supplément).
t ÉCHANGISTE. Ajoutes : || ï- S. m. et f. Celui, celle qui contracte un échange.
ECHANTILLON. Ajoutez .US- Planche de chêne constituant un des types adoptés dans le commerce de bois de Paris et dans la région qui alimente les chantiers de la capitale. L'échantillon a u'°,-jr. de largeur, et o'°,o4 d'épaisseur, nanquette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, I8S8, p. 74.
ÉCHAPPER. — REM. Ajoutez ; || 5. L'emploi d'échapper à l'actif est dans le Dictionnaire de l'Académie et dans plusieurs bons auteurs. J'ai échappé la mort à telle et telle rencontre ; c'est mal parler : j'ai échappé la mort; j'ai évité ce péril, mais non pas la mort, Boss. Fragment sur la brièveté de la vie. Ceux qui s'étaient appuyés sur des conseils accommodants et sur des condescendances flatteuses, qui pensaient avoir échappé la honte, ID. Sermons, Jugetnent dernier, 2. Nul n'échappera cette honte, ID. ib. \l 11 ne faut pas laisser tomber cet emploi en désuétude.
ÉCHARDONNTîR. Ajoutez : \] i° Faire passer par une machine munie de chardons la laine ou le drap. Le drap doit être encore laine, c'est-à-dire étendu dans toute sa longueur, échardoiiné au moyen d'une machine , cylindre tournant, dont la surface est formée de cadres garnis de chardons.... Journ. offic. 24 fév. (870, p. (370, 3' col. La laine doit être lavée, séchée, échardonnée, cardée ou peignée avant d'être transformée en matière textile, ib. p. 1371, i" col.
ÉCHARPE. Ajoutez : \\ il° Moufle ou réunion de plusieurs poulies sur une même chape, ces poulies ayant le même axe, à la différence du palan, où elles ont des axes différents.
— REM. En termes d'artillerie, tirer, battre, prendre d'écharpc, en écharpe, c'est tirer sur la face d'un ouvrage, sur une ligne de troupes, suivant une direction très-rapprochée de celle de la face, du front de la troupe. Une batterie d'écharpe, en écharpe, est celle qui est placée de manière à tirer d'écharpe.
fÊCHACDE.MENT. Ajoute: : || 2° État d'un œillet qui, ayant longtemps donné du sel, cesse de pouvoir en produire, Enq.sur les sels, 4 868, 1. 1, p. 609.
ÉCHAUDOIR. Ajoutez : || 3» Ancien nom, à Paris, d'un lieu oii l'on cuisait leg abatis, Journ.
offic. 3 déc. 4 876, p. 8976, 4" col.
ÉCHAUFFEMF.N r. — HIST. Ajoute: : xu" s. Quant el tens de la juvente par aegre batailhe lassevent [lassoient] li eschalfement de la char, H Dialoge Grégoire lo pape, 4876, p. 47.
t ÉCHAUPRE (é-chô-pr'), s. m. Nom, dans le canton de Neuchâtel (Suisse), du ciseau de maçon.
— ÊTYM. Lai. scalpere , d'après M. A. Godet, de Neuchâtel (voy. scalper).
t ÉCIIÉE. Ajoutez : Le produit annuel d'un établissement de 4000 broches et de 8 assortiments peut être évalué à 225 oou échées de 22000 mètres pour un assortiment, et à 400 échées de 22000 mètres par broche, soit environ 4 800 000 échées de 22000 mètres, Enquête, Traité de comm. avecl'Anglet. t. m, p. 218, Nos broches produisent, par jour, quatre échées de sept cents mètres, soit deux mille huit centsmètres, l'b. t. m, p. 692. || Dans la filature de la soie, l'échée est la 40* partie de l'écheveau.
ÉCHELETTE. Ajmttez : || 1' Compte par échelette, compte dans lequel les à-compte sont imputés sur les intérêts avant de l'être sur le capital.
4. ÉCHELLE. Ajoute: :\\H' Fig. et populairement. Monter à l'échelle, s'emporter vivement et pour peu de chose.
— REM. La locution proverbiale : après lui il faut tirer l'échelle, a été modifiée de manière à prendre un sens plus général et à signifier ; considérer comme fini. C'est la prétention de tous les gouvernements de vouloir, comme on dit vulgairement, tirer l'échelle, et d'écrire à tout propos le mot fin, eo. texier, le Siècle, 27 mars 4870. Il ne faut pas toujours tout recommencer: marchons