‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 185 sur 638 · ELO · texte numérisé non relu

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neur de la liberté; elles se célébraient en mémoire de la victoire remportée sur les troupes de Xercès dans les plaines de Platées.

— ETYM. Ta 'EXEuOipiBjde È/EÙ^Epo;, libre.

t ÉLEVAGE. Ajoutez : || 2* L'élevage des vins, l'ensemble des diflérents soins que l'on prend pour amener les vins, par le progrès de l'âge, à leur plus grande qualité.

ÉLÉVATEUR. Ajoutez : \\ 2- Nom donné, on Amérique, à des engins qui montent le grain dans les greniers, et, par suite, aux greniers eux-mêmes. Les grains.... sont reçus dans d'immenses édifices en briques rouges, dont l'un peut contenir jusqu'à 600 000 hectolitres de blé, et s'emplir ou se vider en trois ou quatre jours.... on les appelle, dans la langue du pays, des elevators, parce que le grain y est reçu, élevé, vanné, nettoyé dans des montecharge ou élévateurs mus par la vapeur, l. Simonin, IteKue des Deux-Mondes, (•' nov. (87(,

ÉLÉVATION. Ajoutez : \\ 11" Genre de composition littéraire inspiré par le mouvement d'élévation vers Dieu. Les Élévations sur les mystères, de Bossuet.

Ajoutez : — REM. On trouve élévation dans le sens d'action d'élever des animaux. Une littérature nombreuse dans huiuellc on compte plusieurs journaux, le Monde ailé, feuille pour l'élévation des oiseaux, Joum. offic. (2 déc. (872, p. 7728, (" col. Cet emploi d'élévation est barbare ; il faut dire élevage.

t ÉLÉVATOIRE. Ajoutez : \[2' Adj. Qui sert à élever, à porter en haut. La cinquième partie [du Traité de mécanique générale de M. Resal] a pour titre : Des moteurs animés; de l'eau et du vent comme moteurs; des machines hydrauliques et élévatoires, h. de parville, Journ. offic. 8 juin (876,

p. 3068, 2' col.

— HIST. Ajoutez : XIV* S. Ces instruments [pour les plaies de tète] sont le touret, le lenticulaire, l'elevatoire. H. de mondeville, f° 55.

t ÉLI.MiyATEl'R. Ajoutez :\\ Terme de médecine. Qui élimine, qui chasse hors du sein des par ties vivantes. Inflammation éliminatrice.

t ÉLLMI.VATOIUE (é-li-mi-na-toi-r'), adj. Qui élimine. Après cet examen éliminatoire, qui écarte plus do la moitié des demandes, il ne reste que celles qui sont dignes de fixer l'attention, Joum. offic. 3 mars (875, p. (599, 2° col.

ÉLIMINER. Ajoutez : || 4» Terme de médecine. Chasser hors du sein des parties vivantes. Éliminer un poison, une eschare, un séquestre.

ÉLIRE. Ajoutez : || 4° S'élire, v. réfl. Être élu. Nous n'avons qu'un doyen ; c'est celui qui s'élit tous les deux ans, le premier samedi après la Toussaint, GUI PATIN, Lett. t. II, p. 565.

ÉLITE. Ajoutez : — KEit. Dans l'armée, les compagnies d'élite, grenadiers et voltigeurs des bataillons d'infanterie, ont été supprimées.

ÉLIXIR. — ETYM. Ajoutez : D'après Fleischer, suivi par Defrémery, le mot arabe vient du mot grec Çiiooî, proprement médicament sec, mais dont la signification a pris ensuite une plus grande extension.

ELLIPSOÏDE. Il 1° Terme de géométrie, ijoufci: Surface du deuxième degré dont toutes les sections planes sont des ellipses ou des cercles; l'ellipsoïde le plus général a trois axes inégaux. || Ellipsoïde de révolution, surface engendrée par la révolution d'une demi-ellipse autour d'un de ses axes: Tel lipsoîde de révolution a deux axes égaux; la sphère est un ellipsoïde dont les trois axes sont égaux. Il Solide terminé à la surface d'un ellipsoïde.

ELLIPTIOTEMENT. jl;ou(fr ; — REM. Dans tous les dérivés d'ellipse, la signification grammaticale a été placée la première, excepté dans elliptiquement; elle doit être la première ici aussi.

t ÉLODITES, s. f. plur. Fausse orthographe pour hélodites (voy. ce mot au Supplément).

t ÉLOIIIM (é-lo-im'), s. m. Nom donné à Dieu dans les premiers chaiitrcs de la Genèse, que la critique croit les plus anciens, tandis que dans les autres Dieu est irppelé Jéhovali; Elohim est un mot au pluriel signifiant les Dieux ou Dieu. Le singulier est éloha (voy. élohiste au Diction-

EMB

t ÉLOI (é-loi), ». m. Nom d'un saint, en latin Eli- O'us, qui fut un orfèvre célèbre et le trésorier de Uagobcrt ; il mourut en 663. || Populairement, froid comme le marteau de saint Eloi, se dit d'un homme calme, que rien n'émeut, delboulle, Gloss. (te Invallée d'ïéret,p. (32.

ÉLOQUEMMENT. Ajoutez. — HIST. xvi- s. Là, attendants, recitoient clerement et eloquentcmeni quclcques sentences retenues de la leçon, hab. Garg. i, 23.

t ELTACH (èl-tach), s. f. Gomme d'eltach ou

cltach, sorte de résine, Tarif des douanes, (87o

note (85. '

t ELVAN (èl-van), s. m. Terme de minéralogie

Sorte de roche porphyrique.

ÉLYTRE. Ajoutez : — REM. Latreille est, sinon le premier, du moins un des premiers qui aient employé le mot étytre; il le fait féminin : Élytres i,u très-courtes ou très-étroites et pointues au bout, Consid. gén. sur l'ordre naturel des crustacés, des arachnides et des insectes, p. (49, Paris, (8(0. Les entomologistes ont suivi son exemple Mais les lexicographes font ce mot du masculin; ils ont raison, vu l'étymologie.

t ÉM.\ (é-ma), s. f. Autruche d'Amérique, j. goordault, nev. des Deux-Mondes, ("mai (875, p. 87. t ÉMAILLAGE (é-ma-lla-j'. Il mouillées), s. m. Action d'émailler; travail d'émaux. La gravure en pierres fines, l'émaillage et la ciselure se rencontrent, se marient et se. prêtent de mutuels eflcts dans l'ensemble de ce curieux ouvrage [un buste de M. Soldi], o. Lacroix, Joum. offic. (5 nov. (87.3, p. 69(>0, 2° col.

t É.MAILLERIE. Ajoutez : L'art de l'émaillerie est ancien en France : depuis le moyen âge, la ville ilc Limoges a été renommée pour ses émaux sur métaux...; au xvi° siècle, les maitres de Limoges poussèrent l'émaillerie jusqu'à la perfection, j. di MESNIL, Hist. des amateurs français, t. )i, p. (98. ÉMAILLEUR. Ajoutez : || 2° Celui qui travailU les tubes et les tiges de verre.

t ÉMANDRO.NAGE (é-man-dro-na-j'j, s, f. Dam le Puy-de-Dôme, l'ébourgeonnage de la vigne, le. Primes d'honneur, p. 455, Paris, (874.

t ÉMASCCLATEUR (é-ma-sku-la-teur), s. m. Synonyme scientifique de châtreur. La très-grande majorité des animaux mâles des steppes sont des bcenfs, et conséquemment chacun, individuellement, a passé par les mains de l'émasculaleur, BOULEY, Jcad. dessc. Compt. rend.t. lxxiv, p. ((57.

— ETYM. 'Voy. ÉMASCULER.

EMBALLER. Ajoutez : 114° Populairement, mettre en prison. Le prévenu l'a accostée , se disant, agent des mœurs; il lui a demandé (o fr., sous peine, si elle refusait, de la faire emballer. Gaz. des Trib. 27 fév. (873, p. (27, 3« col. Il 5° r. réfl. On dit d'un cheval qui prend le mors aux dents, qu'il s'emballe. || Fig. et populairement. S'emballer, se laisser entraîner à quelque bévue, et aussi s'emporter, ou même se passionner vivement poui quelque chose.

EMBALLEUR. Ajoutez : || S» Préposé emballeur, agent des douanes préposé aux emballages, qu'il ne fait pas, mais dont il surveille l'exécution par les employés du commerce. || 4'' Adj. Dn cheval emballeur, nn cheval qui s'emballe volontiers.

t EMBARQl'ANT, ANTE (an-bar-kan , kan-t'), adj. Se dit de ceh'i, ou de celle qui est embarquée à bord d'un navire, à titre quelconque. Mathiot (Philippe-Célestin), coq embarquant, pension de 600 fr., Décret du 25 avril (874, turt. supplément.

EMBARQUER. || 1° Ajoutez : || Embarquer se dit non-seulement du navire dans lequel les vagues entrent, mais aussi de la vague qui entre dans le navire. L'eau embarquait dans les plus grands navires et venait presque sur la promenade, Extr. du Phare de la Loire, dans Journ. offic. du (3 janv.

(877, p. 318. (" col.

t E.MBARRASSE.MEXT. Ajoutez : Sans icelui [l'exercice de la retraite spirituelle], le repos n'est qu'oiiiiveté, et le travail qu'cmbarrassement, saint FRANÇOIS DE SALES, Inirod. ù la vie dévole, u, (3.

t EMBARRIQUER (an-ba-ri-ké), v. a. Mettre en barrique. On met tremper des quartiers de viande, de vingt-quatre à trente-six heures, dans une solution renfermant, pour (un parties, 8 de biborate de soude, 2 d'acide borique, 3 de salpêtre et ( de sel ; on embarriquc en ajoutant un peu de ce liquide, H. DE PARVILLE, Joum. dcs Débats, (( nov. (875, 2^" page, 6^' col.

t EMBASTILLER. || I' Ajoutez : La représentation nationale, que vous avez avilie, tronquée, embastillée, guillotinée, babœuf. Pièces, i, (22.

t EMBAUCHE (an-bo-ch'), s. f. Terme rural. Prairie propre à engraisser le bétail (ce parait être une faute pour embouche; voy. ce mot au Dictionnaire). Pourvu qu'on y sache préparer des mares oii l'eau séjourne, on y peut amener bien-

tôt la prairie à l'étut d'embauché, belgband, l'Èconom. franc, dans Journ. offic., n fév. ih75, p. H33, t" col. Les tjras pâturages du Nivernais, qui reposent sur l'argile, servent à engraisser des bœufs, sous lo nom de prés d'embauché, ib. p. H 32, 3' col.

E.MBELLin. Ajoutez : \\ 6° Terme de féodalité. Kmbcllir sa terre, voy. paroissb.

— msr. Ajoutez : XII' s. 11 (les anges] sont enbelit de tote bcaltcit, H Dialoge Grégoire lo pape, 1876. p. 290.

E.MBELLISSANT. Ajoutes : II est beau et embellissant, il est éclatant et éblouissant, Boss. Élév. sur myst. m, 7.

E.MBERLUCOQL'ER. — REM. Ajoutei : \\ 2. Enfin une troisième variante de ce mol est emberlicoquer. Son discours emberlicoqua beaucoup de gens, JOSEPH DE MAiSTRE, dans ste beuve. Portraits littiiraires, t. ii, Joseph de ilaistre. \\ 3. Le passage de Chateaubriand cité dans la Rem. et emprunté au Dictionnaire de Poitevin se trouve dans les Méin. d'outre-tombe {éd. de Bruxelles), t. i, Berlin, l'ulsdam, Frédéric.

E.MBLÉE. — lilST. xu* S. Ajoute! : Ne viuc [je ne veux] mie faire en emblée (à la dérobée , en secret] Nostre batalle, ains le [la] veront Tuit cil ki veoir le [la] verront, Perceval le Gallois,

E.MBLÈ.HE. Ajoute!: — REM. Ce mot est employé au féminin par Mme Cornuel dans la seule lettre d'elle qu'on ait conservée : 11 fait des devises.... lesquelles mon ignorance ne conçut que pour emblèmes très chélives, tallemant des réaux, t. v, p. 1 39, éd. Paris.

t I. EMBLER. — ETYM. Ajoutez : Servius distingue involare, se jeter sur. de involare, embler, et dérive celui-ci de in, en, et vola, la paume de la main. Cette distinction , qui n'est peut-être pas bien sûre, doit pourtant être notée et tenue en grande considération comme opinion des étymologistcs latins.

t EMBUQUE. Ajoutez: — ETYM. Arabe, amiet/j, qui est le persan amleh, venant du sanscrit âiida, tamarin, venant lui-même de amla, acide.

+ E.MBOBINER. Ajoutez : || 2' Au propre, enrouler autour d'une bobine, former en bobine. Si on embobine cet acier à la façon d'un électro-aimant ordinaire, de manière à lui communiquer lo maximum de puissance..., u. de pabville, Journ. ojjic. 16 nov. 1876, p. 8320, 2' col. Lorsqu'elle |la soie] revient de la teinture, elle est de nouveau embobinée pour servir soit à des organsins, soit à des trames, Journ. offic. 2) nov. J876, p. 8485, )■• col.

t E.>IBOÎTAGE (an-boi-ta-j'), s. m. Mise en boite. Triage, emboîtage, empaquetage [des plumes métalliques], Journ. ojfic. 18 août f»75, p. 6925, 1" col. Adjudication de 3 75) 530 boites avec accessoires, pour l'emboitage des poudres de chasse en

1875, ib. 20 sept. 1874, p. 6628, 2» col.

EMBOÎTER. Ajoutez : \\ 4* Terme de relieur. Emboiler un livre, mettre dans sa reliure primitive un livre qui en est ôté. Qu'à la vérité le défendeur prétend avoir acheté un livre non emboîté et qui devait lui être livré avec le texte et la reliure primitifs, Journ. offtc. 20 avril 1876, p. 2821, 3' col.

t E.MBOLIQUE (an-bo-li-k'), adj. Terme de médecine. Qui a le caractère de l'embolie. Lésions emboliques.

EMUORDL'ltEK. Ajoutez : Les linéaments à l'encre de Chine; les traits d'or embordurant les rinceaux, eu. BLA.NC, Journ. OfflC. 27 OCt. 1873, p. 6573, 2" col.

EMBOURBER. — HiST. Ajoutez : xm° s. Clers qui en tel borbier s'enborbe. Ou puis d'enfer en l'orde borbe Plungiez et emborbez sera, Chronique des ducs de Normandie, Appendice m, t. m,

t EMBOURGEOISER (an-bour-joi-zé),u.(i. || l»Donner le caractère bourgeois, vulgaire. Embourgeoiser le drame biblique [Judith et Ilolophcrne, du peintre Delaroche] , en essayant de le renouveler et de l'habiller en costume moderne, planche, Salon de (83), tableau de Delaroche. \\ 2» V. réft. S'embourgeoiser, prendre un caractère bourgeois, vulgaire. Mme GeofTrin devait hériter de cette sollicitude [de Mme de Toncin, pour les habitués de son salon] en la prosaisant; et avec elle la littérature devait s'embourgeoiser tout à fait, de lescure, Journ. nffir. 2S oct. 1873, p. 8894, 3" col.

t EMBOUTEILLAGE (an-bou-tè-lla-j', Il mouillées), s. m. L'action d'embouteiller, de mettre en bouteille.

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