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I t E.MBOUTEILLEMENT (an-bou-tè-lle-man, U mouillées), s. m. Action d'embouteiller, de mettre un liquide en bouteilles. L'observation a fait voir qu'elles [les eaux de Condillac] étaient plus savoureuses six mois après leur cmbouteillement. Notice sur l'eau de Condillac, p. 9.
E.MBRANCIlKME.Vr. Ajoutez : — HIST. XV s. L'embranchement par mer de la rivière de Somme, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. IV, p. 722.
t EMBRASEUR (an-brâ-zeur), ». m. Celui qui embrase, qui met le feu.
— HIST. XVI' s. Noie les yeui, mignonne, embrazeurs do mon ame, u'aub. le Printemps, Paris, (874, p. 43.
t ÉMBRASSOIRES (an-bra-soi-r'), s. f. pi. Sorte de tenailles. On le saisit [le creuset] avec une paire de tenailles, que l'on appelle embrassoires, parce qu'elles le soutiennent sans danger do le rompre, bien qu'il soit en terre, Œuvres de Benvenuto Cellini, trad. L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, ch. XI, ou t. u, p. 3)9.
t E.MBREVADE (an-bre-va-d'), s. f. Sorte de plante léguniincuse. Ile de la Réunion, désignation des cultures : embrevades.... Marine et colonies. Tableaux de population et de culture pour (808, p. 40. Nous avions reçu [en Egypte] de l'ila Maurice une légumincuse alimentaire, l'embrevado, qui , essayée au jardin de Kobbch, puis à la campagne, donne aujourd'hui un légume meilleur que la fève et cinq ou six fois plus productif, Journ.
offic. 2 déc. 1872, p. 7468, 3' COl.
EMBROCHER. — HIST. Ajoutez : \\ XVl' s. Un sien escuyer portant son pennon, de la lance duquel il embrocha un Turc à travers le corps, pa- KADiN, Chron. de Savoye, p. aoi.
t EMBROCIIEUR (an brocheur), s. m. Terme populaire. Celui qui embroche, qui passe son épée au travers du corps des gens. Enlin ces embrocheurs de patriotes, que je regarde comme des roquets qu'on voudrait lancer contre un dogue qui n'en ferait qu'une bouchée, Lett. du, P. Duchêne, 44' lettre, p. 5.
t EMBîiOQUEMENr (an-bro-ke-man), s. m. Ancien terme de manufacture. Action de brocher une étofi'e. Seront les dr;ipicrs et sergers tenus exécuter les présents règlements, tant pour la qualité de lainages, que pour la forme prescrite pour les lisières et embroquements, à peine de dix livres d'amende, StaliUs et règlements des drapiers etsergersde Beauvais, (8 août )670, art. )0.
— HIST. XV' s. Se l'on trouve sain blanc, ou noir suif, ou vieux oingt. ou il y ait embroqueuredont l'un vaille pis que l'autre, icelles denrées seront forfaites, Ordonn. déc. 1487.
— E'IYM. Hn I, et brocher.
t EMBHOUILLKUR. Ajoutez : Tout ne serait-il pas fini depuis longtemps [dans les provinces insurgées de la Turquie], si d'habiles embrouilleurs n'avaient pris plaisir à embrouiller les fils, à multiplier les incidents? valdert, /ici), des Deux-Mondes, I" août (876, p. 702.
t EMBROUSSAILLÉ, ÉE (an-brou-si-llé , liée. Il mouillées), adj. \\l° Embarrassé par des broussailles. Des massifs forestiers [en Algérie] qui , embroussaillés, privés de routes, ofirent au feu une prise..., le Bien public, 4 mars 1875, s» page, 2' col. ]] Fig. Un de ces inextricables romans de Frédéric Soulié, ténébreux, embroussaillé, a. Daudet, Journ. offic. 26 fév. (877, p. (474, 2° col. |] 2° Fait avec des broussailles. La plainte des grands peupliers, qui s'abaissaient l'un vers l'autre, en secouant les nids de pies embroussaillés dans leur faîte, alph. daudet, Fromont jeune et Risler atné, iv, 2.
t EMBRUMER (S'). Ajoutez : L'horizon s'étant de nouveau embrumé, j'ai dû mettre la machine à petite vitesse et faire fonctionner le sifllet. Rapport, Jnurn. offic. (( oct. (873, p. 63U9, (" col. Il 2. Activement. Couvrir d'une brume. ]| Fig. La langue italienne, disait Gioberti, sculpte les objets; la langue française les peint, en les montrant rapprochés, avec des traits délicats et fins, mais nets, polis et distincts; on peut dire quo la langue allemande les ébauche et les embrume en les traçant d'une façon perplexe, comme les lointains des peintures, marc mo.nnieh, Journ. des Débats, 25 janv. (876, 3' page, 4° col.
t EMBRUN. Ajoutez : \\ 2' Nom d'un vent dans les Pyrénées. Malheureusement l'embrun ou le vent de l'avalanche, dont la plus grande partie alla s'engoufl'rer dans le petit lac d'Oncet [au pic du Midij et lo fit déborder, brisa et tordit l'abri mé-
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téorologiquo, Acad. des se. Comptes rend. t. lx.\xii , p. (II.
fEMBRUYER (an-bru-ié), v. a. Mettre les vers à soie sur la bruyère.
— ETYM. Fn I, et bruyère.
t EMBRYONMÎ. Ajoutez : \\ Il se dit aussi des œufs des animaux où l'embryon a commsncé à se former. Fournir à l'administration prussienne d'Huningue des millions d'oul's embryonnés, qui de li sont expédiés dans les divers pays d'Europe,
Journ. offic. 28 oct. <873, p. 6639, 3« col. LCS
grands personnages de ce pays.... en épuisent rapidement la provision [des œufs du salmo fontinalis] dès qu'ils sont suffisamment embryonnés, et les font éclore dans les laboratoires placés sur les rivières dont ils ont la protection et la surveillance, ib. p. 7I8(, ('•• col.
t f:.>IÉRALIjlNE (é-mé-ral-di-n'), s. f. Nom d'une sorte de bleu.
— ETYM. Èmeraude.
ÉMERAUDE. Ajoutez :\\i' Espèce d'oiseau de paradis. C'est [la Nouvelle-Guinée] la résidence favorite de toutes les plus belles variétés d'oiseaux de paradis : l'émeraude, dont deux plumes se détachent de la queue pour s'enrouler en volutes harmonieuses, le magnifique.... Jour». o//ii;. (4 mai (876. 3' col.
ÉMERI. Ajoutez : — REM. On le trouve écrit aussi émeril dans la table du Cours de minéralogie de Rendant, Paris, 1858, et dans la table de l'yU'demémoire d'ar(i((erie de Gassendi, Paris, iki», 3° col.
— HIST. Ajoutez :xv° s. Ne porront lesdits wainiers fourbir ne prendre à fourbir à l'emmery espées ne aullre biston, Rec. des m.onum. inédits de l'Iiist. du tiers état, t. iv, p. 318.
t É.METrEUR (é-mè-teur), s. m. Celui qui émet, qui met en circulation. L'Etat émetteur de monnaie de papier, dupont wuite, dans le Correspondant, 25 sept. (866, p. 184. C'est l'émetteur, c'est le publiciste déjà condamné deux fois pour dilïamation. Gaz. des Trib. (4 mars (873, p. 26u, 3° col.
t ÉMEULER. Ajoutez: || 2° Polir à la meule.' On fait à Solingcn des sabres pour la cavalerie, ayant une garde en fer, à une branche, la lame en étoffe polie, ordinaire, avec fourreau en fer émeulé. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. u, p. 52. Il En ce sens, il vaudrait mieux dire émoudre qui est le terme technique et usuel.
É.MEUTE. Ajoutez : — IlEM. On aura de l'émeute une définition plus précise, en disant : Trouble qui se forme dans la rue, commence par un rassemblement, et n'a d'abord ni chef, ni dessein concerté.
— HIST. xiv' S. Mais puet estre qu'il se doubtoit de l'esmuete qui estoit des bonnes gens du plat pais contre les nobles (1362), varjn. Archives administr. de la ville de Reims, t. m, p. 216. En li promettant que jamais telle esmuete ne seroit faite contre li [rarchevèquc do Reims], ID. ib.
t ÉMEUTER (é-meu-lé), v. a. Mettre en émeute. La caserne de la Courtille est toujours émeutéo, BADŒUF, Pièces, i, 37. Il Fig. On s'explique do sa. peine avec des amis, on en fait part à des parents, on émeute toute une famille, bouhdal. Inslr. paix avec le prochain, Exhort. t. ii, p. 3S9.
t ÉMEUTIR. Ajoutez: || 2° Il s'est dit pour se décharger d'une excrétion en général. Après avoir trois fois craché, Emeuti et deux fois mouché. Suite de la révélation, Paris, (649, dans eu. ni- SKWO,Parisianismes,p. (3( (Lo texte porte fautivement Et mcuti ; voy. à l'historique ua exemple tout semblable de Cl. Marot).
ÉMIGRANT. Ajoutez : || 3° U s'est dit pour émigrctte, sorte do jeu (voy. émighette au Dictionnaire). Comme des enfants qui s'amuseraient aujourd'hui àjoucr à la guerre avec lo fusil, et qui demain joueraient bêtement aux émigrants, Lett. du P. Duchêne, 234" lettre, p. 2.
— REM. Ëmigrant vint en usage dans lo courant du xviii' siècle, et parut alors un néologisme singulier ( voy. dans le Dictionnaire la Remarque 2, à émigber). Vous ressouvenez-vous d'un jour où le mot émigrant me surprit si fort? vous prîtes la peine de me l'expliquer, et c'est une connaissance que je vous dois. M"' du defpant, Lettres, d'^ns le journal le Temps, 2a oct. (868.
Ë.UIURÉ. Il 1' Ajouli:z : || Se dit des espèces d'animaux qui ont été cha.ssés d'une contrée par les modifications survenues dans le climat, par opposilion à ceux qui ont disparu, ne trouvant plus nulle part les conditions nécessaires à leur existence. Parmi les animaux qui vivaient sur notre sol au commencement de l'époque quaternaire,...
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