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t EVnO-AnTf!niTE (an-do ar-té-ri-f), s. f. Terme de médecine. Inllammation de la membrane interne des artères.
— ETYM. 'EvSov, en dedans, et artérite.
t EXDOCRÂNE (an-do-krà-n'), .s-, m. Terme d'anthropologie. Surlai'O interne de la cavité crânienne, Rev. d'anthrop. t. v, p. 620.
— ETYM. 'EvJov, en dedans, et crâne.
t ENDOCTOUEK (an-do-kto ré), v. a. Faire docteur. Il [Molière] sortit du collège âne comme devant; Hais son père ayant su que, nioyeimant fi.'iance. Dans Orléans un âne obtenait sa licence, Il y mena le sien, c'est-àdire ce fieux Que vous voyez ici, ce rogue audacieux; Il l'endoctora donc moyennant sa pécune, boulanger de ciialussay, le Ùirorce comique, dans Elomire [Molière] hypochondre [ti-lu].
t ENDODl'.KME (an-do-dér-m'), s. m. Couche interne muqueuse, chez les polypiers, les hydres d'eau, etc. ; elle est séparée de l'ectoderme par le mésoderme.
— ETVM. 'EvSov, dedans, et 5£f|j.a, derme. ENDO.tl.MAGEK. — HlSl. xiv s. Le lion et l'ors
Qui acorient à grans cors Por ses bestes prendre et manger Et por son cors endommager, macé, Bible en vers, f" 57, •>.' col.
t ENnOl'ARASlTE (an-do-pa-ra-zi-f), s. m. Parasite habitant l'intérieur du corps où il vit.
— ETYM. 'EvSov, en dedans, el parasite.
t EM)ORMEMETr (an-dor-me-man), *. m. Action d'endormir, de s'endormir. C'étaient de longs repas où ces bourgeois riches s'attardaient avec des lenteurs, des lassitudes, des endormements de paysans, alph. Daudet, Fromonl jeune et Risler aine, 1, 6.
— ETYM. }!ndormir. C'est un néologisme peu agréable et peu utile; car on a assoupissement.
t E.NDORMLSSK.ME.VT (an-dor-nii-se-man), s. m. Assoupissement. Voire lettre m'a fait plaisir, parce qu'elle m'a réveillé d'un endormissement où j'étais, et m'a donné sujet de faire travailler ma mémoire, MALii. Lexique, éd. L. Lalanne.
— ETYM. Endormir. Mot qui, bien que de Malherbe, ne vaut pas mieux que endormement.
f E\DOS. Ajoutez: — KE.M. Dans l'usage, endos et endossement paraissent synonymes. Du moins les voici employés l'un pour l'autre dans le même arrêt : Endossement en blanc : aux termes de l';.!ticle38 du Code de commerce, l'endossement irrégulier ne vaut que comme procuration ;... malgré l'irrégularité de l'endos,... Arrêt de la Cour d'appel de Bordeaux, 2" ch. 4 4 mai 4 872, dans Gaz. des Trib. 31 oct. 4872, p. 4068, 2' col.
t ENDOSCOPE (an-do-sko-p'), s. m. Instrument à l'aide duquel, faisant arriver et concentrant la lumière sur des parties inaccessibles à l'œil nu, on examine l'intérieur de l'urèthre et de la vessie.
— ETYM. "Evô'jv, en dedans, et axontiv, examiner.
t ENDOSSAGE (an-dAsa-j'), s. m. Terme de relieur. Synonyme d'endossure. L'endossage, c'està-dire la mise dans les cartons et la jjrriiaiation du dos, est une allaire de main. Librairie Moryand et Fatout, Bulletin mensuel, n'6, mai 4876, p. 3uo.
ENDOSSEUR. Ajoutez : || 2° Terme de relieur. Ouvrier qui fait l'endossage. C'est l'endosseur qui donne au volume son caractère et la véritable physionomie qu'il doit conserver sous le maroquin, Librairie Uorgand et Fatout, Bulletin mensuel, n° 5, mai 4 876, p. 300.
t ENDOTHERiWIQUE (an-do-tèr-mi-k'), adj.
Terme de chimie. Des combinaisons endotiiermiques sont celles qui se forment avec absorption de chaleur ; cette chaleur devient libre au moment de la décomposition des corps.
— ETYM. 'EvSov, en dedans, et 6ep|Aàc, chaud.
t ENDOCILLETTKR (an-dou-Uc-té, Il mouillées), «. o. Revêtir d'une douillette. Il V. réfl. b'endouilletter, se revêtir d'une douillette. Le thermomètre monte à des degrés aussi invraisemblables qu'humiliants pour les classiques, qui, sur la loi de vieux préjugés, se croient condamnés às'eiidouilletter de fourrures, de ciierville, le Temps, 4 7 janvier 4 877, 3° page, 3* col.
t ENDROGUER (S') (an-dro-ghé), v. réfl. Néologisme. Se gâter le corps, l'esprit par des ^ drogues, par de mauvaises chos«s. La classe d'amateurs qui admirent la mauvaise peinture «l s'endroguent de Mieris, de Donner.... bOhgeb. Salons de 4861 <; 4868, t. I, p. 2)'>-
t ENDURANCE. Ajoutez : —REM. J'ai dit à propos de ce mot si français de forme qu'il méritait de passer dans la langue littéraire. Postérieure-
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ment à mon conseil, mais non sans doute par mon conseil, car rien de plus naturel que de former avec endurant, endurance, j'«n trouve des exemples. Ils (les Prussiens] ont mis du sang dans toutes leurs races d'artillerie [chevaux], et ont obtenu, de la sorte, la rapidité et l'endurance que le sang seul peut donner, Joum. offic. 23 mars 4872, p. 2054, 4" col. 11 (lévêque de Paderborn] avait reçu une lettre de Pie IX, qui la comparait à Jésus-Christ pour son endurance et ses soull'rances, le Temps, 20 aolil 4«7ô.
t ENDYALITE (an-di-a-li-f), s. f. Terme de minéralogie. Minéral complexe rosé.
ÉNERGIE. Ajoutez : || 4» Terme de physique mathématique. Energie dynamique, élément indestructible dans sa valeur numérique, mais capable de transmutations qui le font apparaître sous ses trois formes, travail, demi-force et calorie, IIATON, Cours de mécanique de L'École des mines.
— REM. Energie, au sens de force d'âme, ne vint en usage que dans le cours du xmii' siècle. C'est à cet emploi que se rapportent ces réflexions de Mme du Déliant : Vous me demandez si je connais le mot énergie? Assurément, je le connais, cl je peux même tixer l'époque de sa naissance : c'est depuis qu'on a des convulsions en entendant la musique, m"" du deffant. Lettres, dans le Temps, 28 oct. 4863. Je me souviens que l'abbé [Barthélémy] me tourna en ridicule une fois que, par hasard, je prononçai ce mot énergie ; eh bien I qu'il sache qu'aujourd'hui il est devenu à la mode, et qu'on n'écrit plus rien qu'on ne le place, ID. Lett. à la duchesse de Choiseul, en 4 779.
ÉNERGU.MiîNE. Ajoutez : — REM. Du temps de Mme de Sévigné, énergumène était un mot peu répandu dans l'usage. Je connais le mot d'énergumène, pour l'avoir lu en bon lieu; c'est dans le Nouveau Testament : quand notre Seigneur fait sortir les démons de ces possédés, on les appelle énergumènes, à Urne de Grignan, 9 juill. (6i)0, dan» l£tt. inédites, éd. Capmas, 1. 11, p. 426.
ÉNERVÉ. .i4;ou(eï ; Il L'histoire adonné le nom d'Énervés de Jumiéges aux deux fils de Clovis 11, qui eurent les tendons des bras et des jambos coupés et furent abandonnés dans un bateau sur la Seine. Ils furent recueillis par les moines de Jumiéges.
ENFAÎTER. Ajoutez : || 2» Mettre des objets dans une mesure, de manière qu'ils en dépassent un ]jcu le bord.
ENFANT. Ajoutez : |] 19" Enfant de la balle, voy. balle 4, n" 4.
— nEM. Ploetz, auteur d'une grammaire française populaire en Allemagne, prétend que, au féminin, enfant ne se dit qu'au singulier, et qu'au pluriel ce mot est masculin, même quand il s'agit d'une fille. Mais, s'il est correct de dire : Rose est une jolie enfant, Marguerite est une jolie enfant, il le sera aussi de dire ; Rose et Marguerite sont de jolies enfants.
t ENFANTELETTE (an-fan-te-lè-t'), s. f. Petit enfant du sexe féminin. Ce sont de pareils lions sans mâchoires, de pareilles lionnes sans ongles, de pareilles enfantelettes letant ou fiançant, que doivent suivre des hommes faits dans cette heure d'incrédulité 1 chateaubr. l^ém. d'oulre-totnbe , (éd. de Bruxelles), t. VI, Conclusion [suite], imj/oïiti: des fortunes, etc.
— ErYM. Féminin de l'anc. franc, enfantelet, diminutif de eft/'«n(. Enfantelet se trouve dans les poésies de ia prétendue Clolilde Surville : Ô cher enfantelet, vrai pourlrait de ton père.
ENFAN'IILLAGE. — ÉïYM. Ajoutez : On trouve fantillage. Vus teneit à sage home, ne mie en fantilage, JORDAN fantosme. Chronique, v. 368, dans benoît, Chronique de Normandie, l. v, p. 545. Du moins, c'est de la sorte qu'il faut probablement lire le vers qui est imprimé ainsi : Il vus teneit à .sages hum, ne niic d'i^iifantil âge.
ENFANTIN. — REM. Ajoutez : xii° s. Si lo sonons [le prononçons) [le nom de Dieu] cornent que soit, solunc la manière de jioslrc humaniteit barbotant et eiicombreit d'enfantine floibeteit [^3\b\e!ise], li Dialoge Grégoire lo pape, 4876, p. 340. Il xiv° s. La premere hore dou matin S»nefie aage enfentin, mack. Bible en vers, f" 444, 2" col.
i KNFASCIÉ, ÉE (an-fa-ssi-é, ée), adj. Terme de botanique. AHeclé de fasciation. Bon nombre de racines avaient été attaquées par le phylloxéra; leur aspect brunâtre, leur épiiUrme crevassi, cnfascié,cédantà la moindre pression des doigts, no pouvait laisser de doute, Joum. offic. 4 7 août 4 873, p. 5432, 4" col.
t ENFÊRONNKR (anfé-ro-né), c. o. Tcnne normand. Passer un fil de fer dans le nez des porcs pour les empêcher île fouiller la terre avec leur groin, DELBOCLLE, Gloa. de la vallée d'Yères, p. «37.
ETYM. En t , et féron, mot normand qui signifie fil de fer.
f ENFlEVRKMENT (an-fiè-^re-man), s. m. Action d'enliévrer ; éwt de celui qni est enfiévré. L'ne maison dont le maître, danslcnfièvrcmenlde SOS liainej patriotiques.... cherville, le Temps, 3» oct. IS7 î, 3* page, i' col.
t ENFILK-AIGLMLLKS (an-fi-lé-gni-U', U mouillées), s. m. Instrument servant à enfiler une aiguille, Alm. Didol-Boltin, )87)-)8-2, p. (129, 1" col.
ENFILER. Il 9* Ajoute: : || S'enfiler, s'engager à tort dans quelque entreprise. Que '»> prend-il à Ribol de s'enfiler dans les sujets sacrés? bCbger, Salons de I86i li 1868, t. u p. (91. |1 10* Enlilcr, faire suivre, rattacher, composer de choses oui se suivent. Use trouvera toujours quelque origine de l'origine, qui nous enfilera de .«orle les uns aux autres que jamais il ne s'y trouvera de fin, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. La suite de nos cupidités est comme celle des causes, de qui les stoïciens tiennent que les destins sont enfilés, ID. ib. || l'. rr/I. 11 ne peut ni prévoir les choses futures, ni se ramentevoir les passées, et partant il n'en peut savoir les conséquences ; or c'est de cela que s'enfile l'ordre et l'cntresuite des choses, :d. ib.
t E-NFILl'RE. Il ï" .ijoute; : Le destin n'est qu'une enfilurcde causes accrochées l'une à l'autre, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
EXFIV. Ajoute: : — REM. On dit : finir enfiji. Et, pour finir enfin par un trait de satire, Un sot trouve toujours un plus sot qui l'admire, eoil. Art p. I. Elle finit enfin sa narration, et je commençai la mienne, lesage, Gil Blas, x, 2. C'est un pléonasme qui n'est guère à imiter.
t EXFLEl'Rl, lE (an-fieu-ri, rie), adj. Garni de fleurs. Un verger, une forêt d'arbres tout enfieuris de blanc et de rose, bùbgeb. Salons de H86) à (868. I. p. 2SU. Au coin d'un pré, à l'ombre d'un buisson tout enfleuri, ou près d'une touffe de dictâmes, ID. ib. u, p. 30.
E-NFONÇCRE. Ajoutez : \H' Pièces qui composent le fond d'une futaille. Enfonçures , longueur, 0",596 {22 ponces), Annuaire des Baux et Forets. (873. p. 24.
t E>TnUR\E.MEyT. || 1" Ajoutez : [{ Fig. M.d'Estrades n'a point de temps à perdre ; car à peine arrivera-t-il à temps pour solliciter que M. le prince d'Orange soit à la campagne [en campagne; au temps qu'il l'a promis; ce qui est de telle importance que de là dépend le bon enfournement de notre campagne, bichelieu, Lettres, etc. t. vi,
t ENFr>L\GE (an-fu-ma-j'), s. m. Action d'enfumer. L'ébouillanlage par le procédé Raclet, l'enfumage ave» des appareils tels que celui de M. Victor Jo.seph , devront être essayés [ contre le phylloxéra], bareal, VOpin. nationale, 29 mars (876, feuilleton, 1" page, s- col. '
t EXFUNES 1ER (an-fu-nè-slé), V. a. Rendre fnncste. Quelques personnes profèrent des paroles indiscrètes cl violentes ; un domestique les répète, il les amplifie, il les enfuneste encore, commo disent les Italiens, volt. Dict. phil. Ana, anecdotes.
— ETYM. Km, et funester [voj. ce motau Dictionnaire). Les Italiens ont funeslare ; mais, malgré le dire de Voltaire, ils ne paraissent pas avoir le verbe infunestare. Le mot, d'ailleurs, est très bon.
t EXfCtaGE (an-fû-U-j'), ». m. Action de mettre le vin dans des fûts.
— F.TYM. J?n ),et^ilt.
E.NGAGER. Ajoutez : || 20'Termc de turf. Prendre inscription pour faire participer aune course publique un cheval dont on est propriétaire. || îf Neutralement, en termes de marine, être couché sur le flanc par une forte rafale, en parlant d'un navire (c'est à peu près le même sens que le s'engager du n" (8). A peine cette manœuvre est-elle achevée, qu'une rafale épouvantable du S.-S.-O. tombe à bord; VHoogly se couche et engage, l'inclinaison est énorme :... le navire se redresse un peu, mais reste toujours engagé, la mer arrivant jusqu'au milieu du pont, Journ. offic. ti mai (873, p. 3048, 3* col.
î FNGANTER. — ÉTYM. Ajoutez : J'ai indiqué çant comms radical i'enganter. Cela reste sans