‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 191 sur 638 · ENG · texte numérisé non relu

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doute probable. Cependant il faut noter l'anc. prov. ayanda, prise, saisie, et le Uuigucdocien oganfd, atteindre en poursuivant, dont la forme et même le sens sont bien tentants pour en dériver enganter. Du reste l'étymologie d'aganda et d'àgantd est inconnue. Comparez le norm. enganccr, mettre, revêtir : Mon habit est si étroit, que je ne puis l'eng-ancer, belboulle, Gloss. de la valU-e d'Yéres, p. (37.

tEXGARHK. A;ou/ei : Il Nom, dans le Rhône, d'un petit échalas fiché en terre, auquel on attache une branche do la vigne en arrière de la souche, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 381.

t ENGASTRIMVTIIE. Ajoutez: — HIST. xvi» s. Les cngastrimythcs soi di.soicnt estre descendus de l'ajitique race d'Euriclès, et sur ce allcguoicnt le tcsmoingnaige d'Aristophanes en la comédie intitulée les tahons ou mouches guespcs, rab. iv, 58.

ENGER. — HIST. Il XVI' s. Ajoutez : Partout leurs demandes (do révoltés] estoycnt pareilles; dont IcsSuaubcs ostoyent premiers autours, et en avoyent ongé les autres, si.eidan, Ili.il. de lestât de la re liyion et republ. sous Charles V, p. 65, l'erso.

j E.NGLOUTISSEMEXT. Ajoulez : Moi que sans mon aveu l'aveugle destinée Embarqua sur l'étrange et frêle bâtiment. Je ne veux pas non plus, muette et résignée. Subir mon engloutissement, M" ACKERMANN, Poésies, le Cri.

— HIST. xvi" s. Hz usoient de adjutoires ceindans [ccign.int] la navire, craignansque no choussent en ung engloutissement. Actes, xxvii, (7, A'our. Tcslain. éd. Lefebvre d'Élaples, Paris, (525 (cet exemple de (525 6te au mot le titre de nêologi.sme qui lui est donné dans le Dictionnaire).

t ENGLOUTISSKUR. — Hisr. xvi« s. Ajoulez: Le chien engloutisseur [Cerbère], desportes, Rodomont.

t ENGLUEMENT. Ajoulez : \\ i' Liniment employé pour mettre les greffes à l'abri de l'air, de l'humidité et du froid.

— Hisr. Ajoutez : xiv* s. Conglutinatio , engluemens, escallier, Yocab. lat.-franç. 434.

t 3. EXGRAIX (an-grin), s. m. Taba,c qui, ayant déjà subi une première trituration, a besoin d'une deuxième, avant de passer au tamis, Inslr. sur le seriice des manuf. roy. de tabacs, 30 juin (832, art. 2(9.

t EXGRAIXAGE (an-gré-na-j'), S. m. Action d'engrener, do faire mettre du grain pour attirer le gibier. Le sieur J.... lui avait causé un préjudice en tirant une poule faisane dans un sentier d'engraiiiage, et en dérangeant une chasse qui devait avoir lieu le lendemain, Gaz. des Tn'b. 4 mars

(876, p, 2)84" col.

ENGR.\IS. Ajoulez : — SYN. engrais, amendement. L'amendement est l'action physique exercée par une matière solide sur un sol pour le rendre làvorable à la culture. L'engrais est une matière pénétrant en tout ou en partie dans une plante pour contribuer à son développement. L'amendement modifie l'état mécanique du sol, en le rendant plus meuble ou plus tenace; l'engrais est un aliment pour les plantes. Dans le langage pratique on confond souvent les amendements avec les engi-ais minéraux.

ENGRENAGE. Ajoutez : || Engrenage de Lahire, qui sert à transformer un mouvement circulaire continu en un mouvement rectiligne altern.ilif. Il Engrenage d'Huygens, engrenage d'angle, dans lequel le rapport des vitesses des deux arbres est variable. Il Engrenage différentiel, engrenage disposé de manière à donner à un arbre un mouvement qui soit la diflércnce de deux autres. || Engrenage elliptique, celui qui transmet un mouvement de rotation variable à un axe parallèle.

ENGROSSÉ, EE (an-grô-sé, sée), part, passé d'engrosser. Mettre sur la scène des filles engrossées par leurs amants, corn. Lexique, éd. Marly- Laveaux.

ENGROSSER. Ajoutez : —REM. Racine dit engrossir : Phéacie que Neptune engrossit; Apollon l'avait engrossie, I.exique, éd. P. Mesnard. Ce lexique ajoute que Cotgrave et Nicot ne donnent pas d'autre forme que engrossir.

t ENGUEULEMENT. Ajoulez : L'esprit n'avait pas encore fait place à l'engueulement, triste expression , hélas! consacrée, a. belot, ilUe Giraud ma femme, ch. (•'.

t EXGUIGNONXÉ, ÉE (anghi-gno-né, née), adj. Néologisme. Qui a du guignon. Même avec cette conviction paralysante qu'il e.st enguignonno, tout ce qu'il entreprend lui réussit à merveille, alph. DAUDET, Journ, ofHc, c iiepl, («76, p, 7««» >"r.t>\,

ENR

t fiNIP (é-nif), s. m. Étoile £ de la constellation de Pégase.

— El'VM. Arabe, anf, nez, anf ahfnras, le nez du cheval, l'étoile étant en efl'et placée sur la bouche de Pégase, devic, Dict. élyin.

t ÉNI.MB.\S (ê-nin-bi), s. m. Palmier d'Afrique. Les tissus d'écorces sont surtout tirés des feuille^ du palmier : c'est l'énimbas du Gabon, le rafiia ûi Madagascar, qui fournit cette matière précieuse, dans Journ. o;/ic. 9 mai (876, p. 3(64, ('• col.

ENIVRANT. Il VAjnulez : Le commerce, avec les sauvages, des boissons que l'on appelle en ce pays-là [Canada) enivrantes, ne cause point les grands et efi'royables maux sur lesquels M. de Québec fait un cas réservé, Leil. etc. de Colbert, m, 2,

ENIVRER. Ajoutez : || 4° Arbre à enivrer, la coque du Levant, quelques j)/ij/Uan(/ius, bâillon, Dict. de bot. p. 247.

EXJOLIVEUR. Ajoutez : || 2° Marchand enjoliveur, celui qui vend des guirlandes, festons, etc. Tarif des patentes, (858.

t ENJUGERAIE (an-ju-je-rê), s. m. Marbre rose de Grez en-Bouère (Mayenne , connu aussi .sous le nom de sarrancolin de l'Ouest , les Primes d'hmineur, p. 238, Paris, (874.

ENLACEAIEXT. — HIST. Ajoulez : xnf s. Illecebra , enlachemens, chassant, Vocab. lat.-franç. p. (6. Il XIV" s. lUecebra, enlacemens, escallier, Pelil Vocab. lat.-franç. (321.

t ENLKVÉE (an-levée), s. f. Quantité enlevée en une fois. La disette des grains et les enlevées qui s'en font par ordre du roi pour les magasins , les font enchérir jusques à un prix excessif, boislisle, Corresp. contrùl. gén. des finances, p. 350, (694.

f ENLEVEUR. Ajoulez : || En terjnes d'imprimerie, l'ouvrier qui enlève les feuilles et débarrasse les tables, Journ. offic. 22 déc. (872, p. 8024, 2" col.

t ENXEIGÉ, ÉE (an-nè-jé, jée, an prononcé comme dans antérieur], adj. Couvert de neige.

— • HIST. xiii"s. Sonafaire [il] a trop agregié [aggravé], Qui por un fumier enneigié [une fenmic fardée] Et qui por un buisson fleuri Pert paradis et champ flori, Gautier de cûincï, les Miracles dt la sainte Vierge, p. 472 (abbé Poquet). — ETYM. En (, et neige.

ENXEMI. Ajoulez: — RE.M. La Fontaine a dit ennemi à : ... Notre étourdie Aveuglément se va fourrer Chez une autre belette aux oiseaux ennemie, Fabl. II, 5. C'est une bonne tournure, employée aussi par Pascal (voy. ennemi, au n" 9).

ENNUI. — ETYM. Ajoute: : A l'appui de l'étymologie in odio, remarquez qu'on dit en provençal moderne : mé vénes en odi, tu m'ennuies.

EXNUVAXT. Ajoulez : |i 2° Qui cause du tourment, de la gêne. Ayant laissé là les Yariations, trop ennuyantes pour lui [Jurieu], Boss. Avert. repr. de iidol. i.

fiNOXCIATIF, IVE. Ajoutez: || 2° Terme de droit. Qui énonce, expose. Il a développé des conclusions additionnelles énoncialivesde faits propres à établir cette prétention , Gaz. des Trib. 2 mars (875, p, 2(0, (" col.

ENQUÉRIR. Ajoulez : || S° S'enquérir à quelqu'un, demander à quelqu'un. Je m'en suis enquis à M. l'avocat, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.

t ENQUÊTÉ, f-E (an-kè-té, tée), adj. Qui est l'objet d'une enquête. Nos collègues enquêtes sont anxieux de connaître le résultat, en ce qui les concerne [du travail des commissions d'enquête], Journ. offic. 27 mai (876, p. 36(8, 3" col.

t ENRACINATIOX (an-ra-si-na-sion), s. f. Néologisme. Terme d'horticulture. Action de s'enraciner, de prendre racine. L'eau qui séjourne longtemps dans les pots est nuisible à l'enracination, /(er. horticole, (868, (" août, p. 286.

ENRACINÉ. Ajoufei; || 3° Terme de construction. Qui a un enracinement. La jetée enracinée au fort Abd-el-Kader, Journ. offic. (7 juill. (872, p. 4859, 3- col.

t ENRAGEAT (an-raja), s. m. Enrageât noir, sorte de cépage hâtif du Médoc, de Lot-et-Garonne, etc. les Primes d'honneur, p. 600, Paris , (874. Les cépages hâtifs, les chasselas, les merlots, les enrageais sont presque aux trois quarts grillés, .Journ. offic. (9 avr. (876, p. 2so3, 3' col.

t ENRAGÉMKNT(an-ra-jé-man), adv. D'une manière enragée. J'ai choisi cent maximes de M. de la Rochefoucauld, sur lesquelles je fais des remarques pour les bien faire entendre ; je définis cnragémont, peut-être bien , peut-être mal; mais onfin , ifl yeux fixer mes idées, oorbinelli, t«(l.

EiNS

à JSxÂSsy, s/ féy. «679, dans SEv. t. v, p. 5J6, éd. Régnier.

— HIST. XVI* s. Enragccment, Nicoï.

ENRAGER. AjofUez : \\ 5" Enrager après, éprouver une violente pa:islon pour. L'un enrage 'àyris les femmes, l'autre veut toujours avoir lo veulre à table, MALH. Lexique, éd. L. Lalaiine.

t ENR.\GER1K. Ajoutes : Il s'est fait ici une penderie d'un préire sorcier qui avait fait des cnrageries plus que diaboliques, malu. Lexique, éd. L. Lnlanne.

t ENRAMER (an-ra-mé), u. o. Mettre les vers à soie sur la bruyère.

— ËTYM. En I..., et rameau.

t ENRAYAGE (an-rè-ia-j'), s. m. Action d'enrayer. Sabot d'enrayage.

EN'KAYOIR. Ajoutei : || 2' Baguette qu'on introduisait dans le canon de l'arbalète de chasse pour la bander (voy. arbalbte).

t ENRÉGIMENTATION (an-ré ji-man-ta-sion), s. f. Néologisme. Action d'enrégimenter. || Fig. L'auteur des Idées napoléoniennes avait rêvé une vaste enregimentation des classes ouvrières sous la tutelle de l'Étal césarien, molinari, Reo. des Deux- Uondes, (5 sept. 1875, p. 429.

t ENRÉGI.MENTE.MENT (an-ré-ji-man-te-man), »•. m. Néologisme. Action de former en régiment , d'enrégimenter. Ces haines formidables [des peuples contre lui], ou il [Napoléon 1") les a ignorées, ce qui est un misérable aveuglement , ou, s'il ne les a pas ignorées, il n'en a tenu nul compte, comme de forces qui, n'étant pas sujettes à la conscription et à l'enrégimentement, n'étaient dignes d'aucune considération, É. uttré, Fragm. de philos, positive. 1876, p. 360.

t ENREGISTRABLE. Ajoutez : — HIST. XVI' s. Si nne pleine recognoissance acquiert la faveur divine, elle me durera jusqu'au bout; sinon, j'ai tousjour» assez duré pour rendre ma durée remarquable et enregistrable, mont, cité dans Joum.

Offic. (I OCt. (876, p. 7432, 3' col.

t ENREGISTREUR, .\joutez : —HIST. XIV s. Un vallet Perrin, qui estoit clerc d'un enregistreur de i'arcevesque (1333), varin, Arch. adminislr. de la ville de Reims, t. ii, 2' part. p. 662.

t ENRICHISSEUR (an-ri-chi-seur), s. m. Celui qui enrichit.

— HIST. xin* s. Dcvoz enrichissieres et fonderes d'abaies, Chron. de St-Denis, v, (7.

t ENROBAGE (an-ro-ba-j'), s. m. || 1» Action d'enrober. H 2' Opération par laquelle on revêt les bougies composées d'acides gras à point de fusion un peu bas, d'une enveloppe très-mince d'acide stéarique à point de fusion plus élevé, Monit. univers. 18 juin 1867, p. 760, 3« col. Il 3° Action d'enduire de gélatine, de sucre, etc. Les divers procédés appliqués à la conservation des viandes, tels que.... l'enrobage à l'aide de la gélatine, du sucre, de la glycérine, le vide, les atmosphères artificielles..., Joum. ofjic. 12 juin <87i, p. 3960, 2' col. L'enrobage par les graisses nécessite des lavages qui détruisent le goût de la viande, t'b. 25 août <876, !>. Ù507. 2« col.

t ENROBER. .Ajoutes : || 2' Café enrobé, café brûlé avec du sucre, qui le renfle et le rend luisant, le caramélise, en un mot.

ENROCKMKNT. .ijoHies : — HIST. XIV* S. Frère, ce dist Guill.iumcs qui parla ba.s.sement, En faigiiant son langaige, corn par esruement..., Ciperis, dans Ilisl. litl. de la France, t. xxvi, p. 23.

t ENRUBANNER. Ajoutez : ... Veulent faire une vraie pagode d'un roi; veulent qu'il soit enchâssé, enrubanné comme un petit saint..., Lett. du P. Duchène, (60- lett. p. (.

t ENSABOrAGE(an-sa-bo-ta-j'),s. m. Synonyme d'ensabolement, avec cette différence qu'ensabotage s'applique plus particulièrement à l'action d'ensaboter, et ensabotemeiit au résultat de cette action. Ainsi on dira : l'ensabotement de ces projectiles est mal fait, parce que l'ensabotage n'a pas été surveillé.

t ENS.\BOTÉ. Ajoutes : Je suis épouvanté de voir des villageois, pieds nus ou ensabotés (ce mot doit bien passer, puisque encapuchonné a passé) qui font la révérence comme s ils avaient appris à danser toute leur vie, bac. Lett. à M. Vitart^ 15 nov. <66). Il 2° Terme d'artillerie. Garni d'un sabot. Des obus ensabotés, andréossy, Instit. Mém. scienc.

t. VII, p. (90.

t ENSABO TEtJR (an-sa-bo-teur) , s. m. Ouvrier qui ensabote des projectiles, Itanuel de l'artificier, Encyclopédie Roret, p. 455.

i ENSA0VAGER (an-sô-va-jé), V. a. Le g prend DICT. DE LA I.ANr.lîE rnAVCM"!:.

EN s

un e devant o et o .- cnsauvageant. || 1" Rendre sauvage. 11 ne faut pas dénaturer le caractère national , il ne faut pas ensauvager les mœurs d'un peuple, DAUNOU, dans ste-beuve, Portraits contemp. art. Daunou. || 2" S'cnsauvager, t'. réfl. Devenir sauvage. La rapidité avec laquelle les mu>urs se sont ensauvagées et les intelligences obscurcies, du v'au VI' siècle [par l'invasion des barbares], mo- NOD, Rev. critique, i " avr. 1 876, n° 1 4, p. 224 . Tout devient jungle [dans l'Inde, en la saison des pluies] ; même les jardins s'ensauvagent et prennent des airs menaçants, le Temps, 27 déc. 1876, 3' page, 3* col.

— HIST. XIII* s. Kar [les païens] raisun plus n'orreient ke tigre ensauvagi. Vie de seint Auban, publ. par Atkinson, Londres, <876, v. 470. Oisel te devurent [dévorent] e lu [loups] ensauvagi, ib.

t ENSCEPTRER (an-sè-ptré) , v. a. Donner le sceptre, faire roi. C'est Dieu qui ensceptro et désceptre les rois, rené de lusinge. Manière de lire l'histoire, xvu' siècle.

— f.TYM.En t, et sceptre. Ensceplrer est le pendant de désceptrer, qui est dans le Dictionnaire.

E.NSEIGNER. Ajoutez: || 6' Enseigner de, avec un infinitif. Vous avez de quoi remercier les dieux de ce que vous enseignez d'être cruel à un qui ne le peut apprendre, malii. Lexique, éd. L. Lalanne. Il Cette construction, plus rare que enseigner à, n'a rien de fautif.

— REM. Enseigner a été dit dans le xvi' siècle pour iniliger la peine de la marque : Sur paine, les femmes d'estre enseignées d'ung peron en visaige à une joinhe [joue], Ordonn. contre les vagabonds, du 5 janvier l.i:)9, dans Rfc. des ordonn. de la principauté de Liège, publié par M. Polain. Enseigner est ici pris au sens de : imprimer un signe; quant au peron ou perron (voy. ce mot au Dict.), c'était la marque de puissance des hûtels de ville.

t ENSEIGNKUR. — HIST. Ajoutez : || xvi' s. 11 estoit plus souvent enseigneur qu'auditeur, bèze, Vie de Calvin, p. (3.

t ENSE.MBLEMENT (an-san-ble-man), adv. Terme vieilli. En même temps, de la même façon. Je veux bien examiner avec vous le cours de ma vie, et considérer ensemblemcnt si mes façons de faire..., LA MOTHE Lïï ywER, Dial. d'Oratius Tubero, t. i, dial. ui.

— HIST. XII' s. Nabal, en hébreu, ço est fol ; e folie est ensemblcment od lui. Rois, 99. || xvi' s. Il avoit dedans la gueulle sept langues, et de toutes sept ensemblcment parloyt languaiges divers, RAB. v, 3( . Et .ninsi confessions ensemblemcnt que..., CALVIN, /ns(it. 24 7. Les alliez de Sparte despeschcrcnt ensemblcment une ambassade à Sparte, AMYor, Lys. <«.

— ÊTYM. Ensemble, et le suffixe ment.

ENSEMENCER. Ajoutez ; — REil. Un trouve quelquefois ensemencer des graines dans. Il prend des spores..., il les ensemence dans du moût.... naturellement, en ensemençant le pénicillium, vous avez ensemencé à côté les spores de levure, pasteur , dans le Compte rendu de h. de pakville, Joum. offic. 18 déc. <«73, p. 7898, )" col. La locution n'est pas correcte. On sème des graines dans un champ ; mais on ensemence le champ avec des graines.

t KNSf.yilE (an-sè-k'), s. f. Terme, dans le département des Landes, par lequel on désigne une certaine maladie des bœufs. Les btiufs et les vaches [dans l'intérieur des Landes] sont pris d'une maladie d'épuisement attribuée à la nature des eaux et que les jaysans désignent sous le nom d'ensèque ou séquaye. Enquête sur les incendies des Landes, p. 2:1, <863.

— ErvM. En <..., et sécher.

t ENSILER (an-si-lé), v. a. Mettre, conserver dans des silos. La pratique de l'ensilage du mais n'a encore dit que son premier mot.... vaut-il mieux ensiler sans hacher menu, ou bien ensiler à l'état brut, en branches? gasparin, Jowrn. u/fic. 8 janv. 1875, p. 163, 3' col. Je me propose, l'an prochain, d'ajouter de l'avoine au mais ensilé, ib. p. (64, i" col.

f ENSII.KUR (an-si-leur), 1. m. Celui qui met et conserve dans des silos. Pour les ensileurs débutants, le mieux c'est de s'en tenir aux silos en terre, gaspabin, ./ourn. ofUc. 8 janv. <876, p. (64, (" col. Au domaine deBurtin, en Sologne, M. Goffart, le célèbre cnsileiir de maïs, le Nouvelliste d'Avranches, (( mars (877.

(■ ENSILOTAGE (an-si-lo-ta-j'), ». m. Synonyme d'ensilage. La rentrée des betteraves est d'ailleurs

ENT

fort avancée, ainsi que leur ensilotago en vue du travail d'hiver..., Extr. du Journ.des fabricants de sucre, dans Journ. offic. 3 uov. (873, p. 6678, 2* col.

— HEM. Cette forme n'est pas correcte. Silo n'a pas de ( ; il faut dire ensilage.

t ENSOLEILLÉ, ÉE (an-so-lè-llé, liée, Il mouillées), adj. Qui reçoit les rayons du soleil. Cheret, le peintre des bois ombreux, des clairières ensoleillées, Tii. GAUTIER, Portr. contemporains, Paris, (874. Ils s'assirent sur la lisière des bois.... la plaine ensoleillée s'étendait à perte de vue, Rev. des Deux- Mondes, (5 sept. (875, p. 369.

— F.TVM. En (..„ et soleil.

t ENSOUTANÊ, EE (an sou-ta-né, née), adj. Couvert d'une soutane. Ah 1 le fin personnage, tonsuré et ensoulané, qui attend sur une banquette de bois le moment d'une audience secrète I buroer, Salons

de (86( à (868, t. II, p. 302.

t E.\SOUTER (an-sou-té), v. a. Mettre dans la soute d'un navire. Le fulmi-coton humide est ensouté dans la cale à eau, Joum. des Dcbals, 26 déc.

t ENSTATITE (an-sta-ti-f), s. f. Terme de minéralogie. Silicate anhydre de magnésie.

f ENSUAIRER (an-su-ê-ré), ». a. Envelopper dans un suaire.

— ETYM. En (, et suaire. Si on avait davantage le sentiment de la langue, on devrait dire suarer et suareuse; car l't de renforcement sur la syllabe accentuée se perd, quand cette syllabe n'est plus accentuée; c'est pourquoi l'on dit, avec raison, militariser de militaire. Les fautes de ce genre deviennent, il est vrai, communes; il faudrait pourtant ;es éviter autant que l'on pourrait.

t ENSUA1RKU8Ë (an-su-é-reû-z'), s. f. Femme qui ei:suaire. Elle s'était faite ensuaireuse, état répugnant, que la nécessité seule décide à accepter et qui consiste à plier les morts, à les ensuairer et à les veiller, de ct;RZON, Une vie de Paysan, dans Bull, de la Société académ. de Poitiers, du 4 juin 1873, p. 99.

t ENTACAGE. Ajoutez : —ETYM. £n (, et le radical tac, qui est dans taquet.

t ENTAGE (an-ta-j'), s. m. Action de forer un bijou de prix, tout en laissant subsister intactes les marques des poinçons, et de remplacer l'or c 11levé par du cuivre ou une autre substance de peu de valeur; c'est une escroquerie, le Temps, 26 oct. (876, 3" page. (" col.

— ETYM. Enter; c'est une sorte d'en(e que l'on pratique.

ENTAILLE. Ajoutes : || 6" Portion d'exploitation d'une forêt. 11 venait, leur disait-il, de ces entailles 011 travaillait d'ordinaire le nommé R.... il reçoit du sieur L. R..., qu'il prétend avoir visité dans son entaille, dans le temps oii éclatait le feu aux Trassillons [département du Loiret], le démenti le plus formel. Gaz. des Trib. 6 sept. (875 p. 858, 3' col.

t ENTALE (an-ta-l'), s. m. || 1* Ancien nom de l'alun de plume. || 2° Nom donné plus tard par Linné à des tubes produits par des animaux vivants et fossiles. Les entales .sont les enveloppes calcaires des ditrupa, aunélides sédentaires.

— ETYM. Bas-lat. entalum, alun; c'est un mot du langage spagirique.

ENTASSEMENT. Ajoutez : — IIIST. xiu' s. Mais il leur fust avenu malement. Quant les secourt quens Guillaume 0 .sa gent ; Lors ot au pont un tel entassement, Nul n'i regarde ne Irere ne parent, Foulque de Candie, p. 27, Reims, (860.

t ENTENANT (ItE) (an-te-nan), loc. prépos. Tout auprès de. Entenant de cette grotte était bilie une espèce de grande salle, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.

— ËTYM. En I, et tenant.

ENTENDRE. Ajoutez : || 15' Entendre haut, locution provinciale signifiant avoir l'oreille dure.

— ETYM. Ajoutez .116. On a dit : à double entendre, pour: à double entente. On a ordonné aux comédiens italiens de retrancher de leurs pièces tous les mots à double entendre qui sont trop libres, DANGEAU. t. Il, p. (01, jaUV. (688.

ENTÉRINEMENT. Ajoutez . — HIST. xvs. L'entérinement et congnoissance d'une remission obtenue par ung nommé Yvonnet du Tertre, d'un murtre par lui commis. Procès-verbaux du conseil de régence de Charles VIII, p. 2(6.

ENTÊI'É. Ajoutez : || 4° Entêté que..., ayant dans la tête que.... La Mère Angélique de Saint-Jean était entêtée qu'elles ne devaient signer en aucune s.. Ile RAC. Lexique, éd. P. Mesnard. Entêtés SUPPL. — 18

ENT

sjstt^matiquemenl que leur ancienneté les dispensait de l'observation des ordonnances et dos règlements. DE MOsTAiGLON. Hist.de VAcad. dt' fieinture [Mém. ailribues à H. TesU-Un), t. i, p. U9.

IXTIlOrsiASJIE. Àjoulei : || 8* Au plur. Trans ports poi tiques. Ma dernière saison, oragée de tant d'a/nictions qui ont désolé ma Calliope, ressent aussi mes enthousiasmes grandement refroidis. MAUH. Ltxique, éd. L. Lalajine.

t KXniOCSl.^STE.MKST (au-tou-zi-a-sle-man), adt. Néologisme. D'une manière enthousiaste. Lorsque la vie d'un peuple trouve la plus haute expression et son épanouissement dans une monarchie universellement, culhousiastemenl acceptée, il est temps de parler de la royauté et de ses bienfails, Leures d'AngUlerre, dans le Temps, is déc. <»73.

t E.\TOl>tnUE (an-to dèr-m"), *. m. Terme d'histoire naturelle. Se dit, chez les mollusques, de la peau intérieure. La p.irtie ventrale de renlodormo. H. FOL, Àcad. des te. Comptes rend. t. Lxx.\i, p. 474.

— KTYM. 'E-To;, au dedans, et tisiii, peau.

t E-VTODERMIOrE (an-to-dèr-mi-k'j, adj. Oui a rapport à l'entoderme. Les éléments entudermiques, A. DE SOROINEFF, Acod. des sc. Comptes rend.

l. LXXU, p. «27.

t E.\TOMBEB (an-ton bé), f. a. Néologisme. Mettre dans la tombe. Cette famille [les Chateaubriand], qui avait semé l'or selon sa devise, voyait de sa gentilhommière les riches abbayes qu'elle avait fondées et qui entombaient ses aïeux, cha- TEALBg. Mém. d outre-tombe (éd. de Bruxelles), 1. 1, Siait nubes.... quasi naves, etc.

t E.VTO.V (an-ton), ». m. Dans l'Aunis, morceau rapporté à une douvelle pour remédier à un défaut du bois. L'enton se fixe avec des chevilles ou goujons, Glojs. aunisien, p. (Oi.

— ETYM. Enter, au sens de fixer dans.

E-VrOXXOIR. — ilisr. Ajoutex : xiV s. Deux

mauvais enlonneurs, deux luuuelès à verjus (I32s), ffouv. Rec. des comptes de l'argenterie des rois, par Douét-d'Arcq, p. 87.

t ESTOPÉRIPUÉRIQUE (an-to pé-ri-fé-ri k'), adj. Terme de psychologie employé par Herbert Spencer. Qui a rapport au groupe de sensations causées par la périphérie interne, kibot, Psycltol. anyiaise, p. «94.

— ETVM. 'EvTo;, en dedans, et périphérique.

t ENTORSE, ÉE (an-tor-sé, sée), adj. Terme de tbirurgie. Qui a éprouvé une entorse. Pied entorse .

t E.VrR.\IsOX (an-tré-zon), s. f. Expression usitée parmi les marins pécheurs des côtes de la Méditerranée, et qui s'applique à la période durant laquelle le poisson se rend de la mer dans les étangs salés ou dans les cours d'eau aboutissant à la mer: cette mieratiou a lieu au printemps. Le réservoir à poissons, dit vivier de la Peyrade, ne retoil pas lenlraison, Statiit. des pèches marit. ^874, p. )<3.

— ETYM. Entrer.

t ENTR'APERCEVOIR (an tra-pèr-se-voir), f. a. Apercevoir à peine, fugitivement. Nous avons eu l'occasion, il y a quelques jours, de faire entr apercevoir une rue de Paris fort vilaine et horriblement fréquentée, la rue Sainte - Marguerite , Gaz. des Trib. 10 mars (876, p. 243, 2' col.

t ENTRAVERSER. Ajoutes : || i' Sentraverser, V. rt/l. Se dit d'un navire qui présente son travers. La frégate s'entraverse. devant le monastère, et ses soixante canons raient presque complètement cet édifice, JL'RiEN DE LA GRAVitBB , les Philhellènes, Rec. des Deux-Mondes, (5 oct. (87:), p. 785.

t EXTHE-llMLLEMEST. Ajoutei : || 2' Hiatus, MALU. Leii'Uif, éd. L. Lalannc.

t EXTREB.ilLLLRE (an-tre-bâ-llu-r', K mouillées!. ». {. Etat d'une chose cutrcbâillée. Par l'entrehaillure du rideau, l'on aperfojfSamson que les Philistins entraînent, bOroer , Salons de tnot à (868. 1. 1. p. 210.

t EXTRE-CKNT (an-lre-san), s. m. Droit dft. d'après la coutume de Hainaut , au scigneui- haut justicier sur les mines que l'on fouillait dans l'étendue de sa justice.

— ETVSl. Lat. inter eenlum, entre cent, parce que ce dioit approchait ordinairement, dii centième denier, merli.n, Répert.de jtirispr. Èntrecen'..

t EXTRE-CHÉRIR (SM ( an-tre-ché-rir), V. rifl. Se chérir l'un l'autre. O qu'il fait bon aimer en terre comme l'on aime au ciel, et apprendre à s'entrc-chérir en ce monde, comme nous ferons éternellement en lautic! saint niANtois de sales, /n- Irod. à la fie dérote, m, t».

i ENTKE-CUOQLEML.NT. Ajoutez : |1 %' Choc

ENT

réciproque de sons qui se heurtent. L'entre-choqiiement des tierces et des sixtes sur les notes graves de ces instruments [les bassons) donne l'impression d'un cliquetis d'ossements et de têtes de morts, Journ. o;/ic. 21 déc. 1875, p. I0620, 2* col.

EXTRIi-ClIOQCER. Ajoute: : \\ i' Y. a. Choquer des objets l'un contre l'autre. Guerrier, il [le Germain] ne quitte jamais ses armes, et il les entrechoque lorsqu'une grave ré.solulion est prise, de LAVELEïE, Rer. desUeux-Sond. faoïSt I872,p. 5i6.

f È.Vnît-CLORE. Ajoutez : — HIST. XIV s. Duquel hiistol le suppliant trouva luis entre-cloz, et n'y avoit personne dedans (1394), Leil, de reunssion, dans rouGENs. Archéoloyie franc, t. i, p. t75.

t ENTRE-CO.STIIEDIRE (S') (an-tre-kon-tre-dir'), i". rc(l. Se contredire l'un l'autre. Tandis que les médecins s'entre-contredisent, les malades meurent, gui patin. Lettres, t. ii, p. 273.

t ENTRE-CO.NTREEAIRE(S') (antre kon-tre-fè r'), t'. réfl. Se contrefaire l'un l'autre. [X la récréation dans un couvent de femmes], il fallaitso moquer les unes des autres, s'entre-contrel'aire, et on appelait cela se déniaiser, LA MÈREANGÉLiQUE, dans sainte- BKUVE, Port Royal, t. i, p. 328, 3" édit.

t ENTK'IÎCORCE (aii-lrL--kor-s"), s. m. Terme de forestier. Défaut qui résulte ordinairement de la Soudure de deux bninchos entre elles; il n'a d'autre effet que de diminuer la force de la pièce, par suite de la séparation des fibres du tronc et de la branche, nanolette, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy, (868, p. 203.

E.NTRECOUPÉ. Ajoutez : 1| 3° Terme de forestier. Qui est coupé par des clairières. Le peuplement qui renferme des clairières est dit clairière ou entrecoupé, G. BAONERis, Manuel de syhic. page 5, Nancy, <s73.

t ENfRE-CROISEMEXT. Ajoutez: || 2° Terme de physiologie. Action, état, résultat du croisement de races par unions sexuelles. Si Prichard a eu raison de dire que cet enire-croisement de caractères [cheveux presque laineux avec le teint clair, chez les Abyssins] ne s'observe pas chez les métis de premier sang, broca, Jf«m. d'anihrop.t. ir, p. 637.

t ENTRE CUEILLIR (an-tre-keu-llir, Hmouillées), ï. a. Il 1* Terme de jardinage. Cueillir en plusieurs fois les fruits d'un arbre en tenant compte des degrés difl'érenls de maturité. Entre-cueillir les fruits d'un poirier. Il ne faut pas oublier que les poires d'été et d'automne demandent à être entre-cueillies, c'est-à-dire qu'il faut opérer la cueillette en plusieurs fois à quelques jours d'intervalle ; sans cette précaution, tous les fruits du même arbre arrivent à maturité presque au même jour, Journ. oflxc. to sept. tS75, p. 7735, 3' col.||2° Il Se dit aussi de l'arbre lui-même. Entre-cueillir un poirier.

j ENTRE-DÉFAIRE. Ajoutez : —HIST. xvi" s. On peut dire que l'art et l'expérience de nous entredesfaire, entre-tuer, de ruiner et perdre nostre propre espèce semble venir d'aliénation de sens, charron, Sages.te, i, 53.

f EXTRE-DEVOIU. Ajoutez : — HIST. xvi' s. De moy, je ne cognois non plus Venus sans Cupidon, qu'une maternité sans engeance; ce sont choses qui s'entreprestent et s'entredoibvent leur essence. MONT, m, 285.

i ENTllE-DIKFIÎRER (an-trc-di-fé-ré), v. n. Différer l'un de l'autre.

— HIST. xiv s. Morphée et albaras [sortes de lèpres] s'entrcdiflerent et s'accordent; car ils s'accordent pour ce que.... ilz s'entredifl'crent pour ce que... lanfrano, f° 43, verso.

— F.TYM. Entre, et différer.

t ENTRË-DISPUTER (S')(an-tre di-spu-tc), «. réfl. Se disputer quelque chose l'un à l'autre. Il n'avait pas dix-huit ans, que toutes les filles s'enlreUisputèrent son cœur, diuerot, Bijoux indiscr. u, 20.

ENTRÉE. Ajoute: : || 20° Nom, dans le langage administratif, de petits tableaux indiquant les objets à discuter dans un conseil municipal ou départemental. Il 81* Terme de turf. Entrées, somme versée par le propriétaire qui engage un cheval pour une course. {| il" Terme do comptabilité. Table à double entrée, table dans laquelle une signification est donnée aux colonnes verticales, et une aux colonnes horizontales. La table de Pythagore est une table à double entrée , ainsi nommée parce qu'on y peut entrer dans les deux sens.

— BEM. Joyeuse entrée signifiait aussi, dans I ancienne Flandre, la charte qui assurait les libertés des habitants. X son avènement, le prince était inauguré solennellement dans chaque province en qualité de duc, comte ou seigneur, et s'engageait par serment à observer lui-même et à

ÉNT

maintenir envers et contre tous les privilèges de la nation ; la charte qui consacrait ces obligations et qu'on ne séparait pas du lait de l'avènement était connue sous le nom de joyeuse entrée, de- FACQZ, Jnci'en droil belyitiue, t. i, p. 6. U est constamment question de joyeuse entrée dans les plaintes et représentations des adversaires de Joseph II; et l'on di.sait alors violer la joyeuse entrée ou les joyeuses entrées, comme on dit aujourd'hui violer la constitution, la loi fondamentale. (Note communiquée par .M. Du Bois, avocatàGand.)

t ENTRKFKNl) (an-lrc-fan), s. m. Synonyme de mur de refend. Des bancs de bois, .... formaient tout le mobilier du salon [dans un fort) ; mais la muraille d'entrefend, à travers laquelle une étroite porte à un seul battant donnait accès d.ins la chambre voisine, était ornée d'une façon pittoresque, j. VERNE, te Pays des fourrures, p. 2.

t ENTRE-FILETS (an-tre-fl-lè), s. m. Terme de journal. Nom donné aux lignes des paragraphes que l'on met entre deux filets, pour les séparer de tout le reste et y appeler le regard. || Même au singulier on écrit entre-filets^ parce que les lignes dont il s'agit sont entre deux filets. 11 y a encore [dans un journal do Paris du (" mai «su] un petit entre-filets intitulé : Modes, Journ. offic.

6 avr. (876, p. 2477, i" col.

t ENTRE-FL'IR (S') (an-tre-fuir) , v. réfl. Se fuir l'un l'autre. Les choses du monde sont enfilées d'une sorte qu'en s'entre-fuyant elles se suivent, MAUi. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ENTKE-GLOSER (S) (an-tre-glô-zé), v. réfl. Se gloser, s'interpréter l'un l'autre.

— HIST. xvi" s. Il y a plus affaire à interpréter les interprétations qu'à interpréter les choses, et plus de livres sur les livresque sur aullresubject; nous ne faisons que nous cntre-gloser, mont, iv, 237.

t ENl'R'ÉGORGEMENT (an-tré-gor-ge-m.an), s. îii. Action de s'entr'égorger. Toute la population de l'Espagne et de la presqu'île des Balkans n'aurait pas suffi à l'efirayanle consommation d'hommes à laquelle se sont livrées les dépêches contradictoires des gouvernements belligérants ; nous avons d'abord été émus, comme tout le monde, de ces carnages sans cesse renouvelés ; mais à la longue, pourquoi ne pas l'avouer'? nous nous sommes bla ses sur cet entr'égorgcment universel, Journ. dcj Débats, 30 août (876, )" page, 2' col.

t ENTRE-UEl'RTEMENT (an-trc-beui-te-man), s. m. Action de s'cniro-beurter.

— HIST. xiv s. Complosum, entrehurtemcnt, E5CALHER, Vocnb. lalin-franç. 404.

t ENTREJETER (antre jeté), v. a. Jeter de l'un à l'autre.

— HIST. xvi's.IIss'entrejetterent force œillades, AMVOT, .Sylla, 72.

f ENTREM.\IL (an-tre-mal', l mouillée), s. m. Au plur. Enlremaux. Le même que l'e'ntremaiUade (voy. ce mot au Dictionnaire), Stalistiquedes pêches maritimes, 4874, p. m.

t ENTRE- MANGERIK. Ajoutez: — UEM. On trouve aussi entre-mangcment. La 'loi de nature que la société ait le mieux conservée, c'est l'entre mangement : seulement elle en a adouci les formes, E. cÉiiuzEZ, ilélanges et pciisées, mee, p. 374.

I ENTRE-PARLEUR (an-tre-par-leur), s. in. S'est dit pour personnage en langage dramatique. En tête d'une tragédie de Boisrobert, la vraie Didon ou la Didon chaste, imprimée en 1643, chez Toussaint Quinet, on lit : Entre- parleurs, Hyarbas, roi de Gétulie, etc.

t ENTRE-PICOTER (S') (an-tre-pi-ko-té), t>. réfl. Se picoter réciproquement, se harceler l'un l'autre.

— HIST. xvr s. Là-dessus vous estant misa vous entrepicotter, cliascun essayant de mettre en avant ce qu'il estimoil le plus valoir en soy et le moins en autruy, sullv, J/e«i. t. i, ch. 2.

f ENTRE PORTER (S'). Ajoutez : || 2° Se porter, se pousser l'un l'autre à. Il leur est néces,saire de s'allier les uns aux autres par une sainte et sacrée amitié ; car par le moyen d'icellc ils s'animent, ils s'aident, ils s'entrc-portent au bien, ST François de sales, Introd. à la vie dévote, m, (9.

t ENTREPOS.\GE (an-tre-pô-za-j'), s. m. Action d'entre]ioser. de mettre en entrepôt. L'acte du parlement de )8U3 n'autorisait l'entreposage que des produits les plus importants des Indes occidentales, dans les docks de ce nom.... Journ. offic.

7 sept. 1876, p. 7640, t" COl.

t ENTRE-POUSSÉ, ÉE (an-tre-pou-sé, sée), part. passé d'enlre-pousser. Déjà ses flots entre-poussés Roulent cent monceaux empressés De perles ondoyantes, RAC. Lexique, éd. P. Mesnurd.

ENT

t ENTRK-PRETER. Ajoutez : — HIST. xvi' s. Telz excrcltes [armées] sont désormais dons rroiproquM que s'entredonnent et s'eiitreprcslciil noz particuliers citoyens à nos despcns, amyùt, ('a(on d'Vtiqiie. «I.

ENTHER.||7» A}nulfi:\]]e nVntre pas 14 dedans, ce sont des raisons, des considérations qui ne me touchent pas.

t ENTRE-BAIL (an-tre-r^l), j. m. Espace entre les rails d'un chemin de fer. Toute l'étendue des passages à niveau sera pavée; et le pavaf;e sera entretenu tant dans chaque enirerail que dans la xone de un mètre de largeur formant accotement extérieur au rail , /Wcrcl 13 juin (874, Bull, des lois. XII* série, n' 231, p. 567.

t ENTRE-RÉG.\I.EU (S) (antre-réga-lé), r.rc/I. Se régaler l'un l'autre. Comme, dans do semldables rencontres, les grands priiices s'entre-régalcnt.... les Aventures de M. d'.issoucy, t. i, p. i59, 2 vol. Paris, )a77.

t ENTRE REI'UOCIIER (S') (antre-re-pro ché), ». o. Se reprocher l'un à l'autre certaines cliuses.

— HiST. xvr s. Que, pour telie séparation d'amitié, convienne après manifester et s'entroreprocher (es choses scerettes qu'on s'est au paravant communiquées, cela, à mon advis, ne se fait poiLt qu'entre personnes misérables et déplorées, Arrest meiixnrable du parlement de Tholnse, contenant une histoire prodigieuse d'un supposé marj/, Paris, 15"!, p. n.

t ESTRE-SQI.ER (an-tre-so-lé), v. a. Terme de Mlinicnt. Pratiquer des entre-sols dans les étages hauts de plafond.

j KNTRE-SUITE {an-tre-sui-t'),î. f. Qualité de ce qui s'cntrc-suit. Afin que le tout fût plus utils et agréable, je l'ai revu, et y ai mis quelque sorte d'entre-suile, ajoutant plusieurs avis et enseignements propres à mon intention, st François dr SiiES, /nlroducd'on d la vie dévote, Préface, )Ml. L'ordre et l'entresuite des choses, mal». Lexique, éd. L. Lalanne.

t EXTKE SUPPORTER (S') (an-lre su-por-té), V, réfl. Se donner un support mutuel. C'est ainsi que le spirituel et le temporel s'entrc-supporlent et s'cntr'aident mutuellement, F. gakasse, Uém. publiés par Ch. Nisard, Paiis, t86i, p. 271.

ENTUErOlSE. Ajoutez : Entretoiscs, sommiers, colonnes, soliveaux, cor.n. /f tus. m, 4. || 2° Dans les locomotives, virole de bronze placée entre la balance et le levier de la soupape ; cUo met lo mécanicien dans l'impossibililé d'obtenir un suri^rolt de pression au delà du timbre fixé par les ingénieurs du contrôle.

— Hisr. xiv s. Au cherpenlier pour rupperillicr l'ozelerie, et mettre entreloises (lïsii), varin. Archives adminisir. de la ville de Reims, t. u, 2' part.

t ENTR'ÉTODKFFB (S") (an tré-tou-fc), v. réfl. S^étouller l'un l'autre, être étouffés l'un par l'autre. Le jour est proche où les livres, à force do foisonner et de pulluler, s'enlr'étoulTeroiit les uns les autres, Journ. offic. l" sept. ik75, p. 743u , a» col.

t ENTRK-TRAVE (an-tre-tra-v'), s. f. Ensemble des poutrelles qui s'appuient sur les poutres maitresses. L'entrepreneur des démolitions a fait enlever avec le plus grand soin ce plafond et le plancher placé au-dessus, et l'on a alors reconnu que l'enlre-trave tout entière, c'est-à-dire les poutrelles qui s'appuient sur les poutres maltresses, était formée d'autant de morceaux de bois pareils.... Journ. oljic. 4 sept. (876, p. 7629, (" col.

t ENTRE-TROMPER. Ajoutez : — HIST. XVI» s. Pendant que ces autres forçats, pour toute consolation, s'amuseront de s'entrelroniper do bayes, et donner la mocque l'un à l'autre, PAsauiER, Pourparlerde la loy.

t ESTHE-VESDRE (S'). Ajoutez :\\%' Se vendre une chose l'un à l'autre.

— Hlsr. xvi° s. Là les causeurs les causes s'entre-vendent, cl. marot, Œuvr. t. i, p. auj.

tENTRK-VEMR (antre-ve-nir) , f. n. Ancien synonyme d'intervenir. La félicité lui est domestique jau sage]; il ne se peut faire que quelquefois il n'entrcvicnne quelque chose; mais ce n'est qu'une égralignure, malu. Lexique, éd. L. Lalanne.

ENTRE^■OIH. Ajoufcj ; Il S- Entrevoir, suivi d'un infinitif comme avec voir. Que me veulent ces deux ombres Qu'à travers le faux jour de ces demeures sombres J'entrevois s'avancer vers moi , corn. Psyché, y, (.IlEmploi excellent; car il exprime une nuance significative qu'on n'aarait pas avec le simple voir.

ENTR'OEIL. i4;ou(M .• — REM On trouve en-

ENV

core ce mot dans Caseneuve (1694) et dans Ménage avec la remarque qu'il n'e.st plus en usage. Il n'y a pas de raison pour ne pas le reprendre; car il est utile et bon.

— Misr. xir s. Sorcius [sourcil] bien fais et large entruel. Percerai le Gallois, v. 3uil.

t EN'ITIOPIK (an-tropie), s. f. Terme de thermodynamique. Quantité dont la valeur dépend, pour chaque corps, de l'état actuel de ce corps, et qui reste constante lorsque le corps pas.se par une série de transformations pendant lesquelles il ne reçoit ni ne perd de chaleur; elle représente la valeur de l'intégrale du rapport de l'accroissement infiniment petit de la qnantité de chaleur communiquée à un corps, à la température absolue de ce corps; celle expression est toujours inlégrable.

— ÊTYM. 'Evrponi», retour, do èv, en, et Tpéitu, tourner.

ENTURK. Ajoutez : \\ S" Terme de charpente. Assemblage par lequel on réunit deux pièces de bois bout à bout : enture par quartier, à mi-bois ; enture à queue d'aronde. || 6° Petite pièce de bois par laquelle un armurier remplace une partie gâtée dans le bois d'une arme portative.

t EWAGON.MîR (an-va-go-né), V- a- Mettre en vagons. La gare de Pantin, grâce à son quai disposé pour l'embarquement des bestiaux, offre des commodités particulières pour envagonner l'artillerie, Paris-Journal, 19 juill. )S70.

t ENVASER. Il S'envaser.... Ajoutez : || S'envaser, se cacher dans la vase, en parlant de certains animaux. Les indigènes croient que ce poisson [le holti, fleuve Orange, Afrique] s'envase à la manière des tortues, et qu'il attend ainsi que les excavations du sol dans lesquelles il te tient pendant la sécheresse soient inondées de nouveau, gervais, Acad. des se. Comptes rendus, t. i\m, p. (o54.

ENVKLOPPE. Ajoutez: \\ 6' En géométrie, enveloppe, lieu géométrique des points de rencontre, ou des courbes d'inter.section, d'une série de courbes ou de surfaces infiniment voisines se suivant d'après une loi déterminée; ces courbes ou ces surfaces sont dites les enveloppées. L'epveloppe est tangente à toutes les enveloppées.

t ENVELOPPEMENT. Ajoutez : — HI5T. XlV S. /ntoiucruni,envelopemens, ESCALUER, Vocal). latinfranc. (523.

E.NVELOPPER. |] 7' Y. n. Ajoutez : \\ On dit aussi, en termes de cjiasse, activement : envelopper un défaut.

t ENVELOPPEUR. || Fig. Ajoutez : Il est vrai qu'il [La Fontaine] en a fait quelques-uns [contes] où il y a des endroits un peu trop gaillards ; et, quelque admirable envfloppeur qu'il soit, j'avoue que ces endroits-là sont trop marqués, FURETiiiRE, i''aciums, t. 11, p. (95 [Lettre de liussy-Habutin à Furetière, 4 mai (6S6).

ENVEUGUER. Ajoutez : Us enverguent les voiles et les hissent au haut de ces grands mâts après qu'elles sont cousues, afin de voir si elles sont bien taillées et si elles jouent bien au vent, Corresp. de Colbert, t. m, 2, p. 342 (loy. de Scignelay en Angleterre).

t ENVEKRAGK(an-vè-ra-j'), s. m. Il 1° Terme de vsrrerie. Action d'enverrer, c'est-à-dire de mettre dans un vase neuf une petite quantité de verre en fusion, pour enlever la crasse ou la poussière du vase. Il 1' Portion de cristal qui reste dans les creusets. Une portion [du cristal fonduj reste adhérente aux creusets, dont elle constitue ce qu'on appelle l'enverrage, Enquête, Traité de connu, avec l'Angkt. t. vi, p. 6&9. [Pertes par] enverrage et rupture de creusets, battiturcs de cannes, fiel, écrcmaisons, tirage, bris et déchet de groisils, t'i.p 687.

ENVI. — ETYSl. /Ijou.e. ueptjytnti. invit, invitation, défi, envidar, cnvir.r, renvier, prouve que c'est le lat. invitare qui est le radical (voy. renvi, renvier). Ce rapprochement avec lo provençal écarte l'étymologie de Génin,qui voyait dans e>nii une extension du sens d« la locution d l'envi. Quant à l'argument tiré de l'exemple d'Amyot en faveur de à l'envi: ure cnri/ entre elles, s'expliquani par une métaphore tirée du terme de jeu, il n'est pas un obstacle à recevoir l'étymologie Indiquée par le provençal.

t ENVIUER. Ajoutez : Quand le lin est filé, les jeunes filles l'envident en échevettes do 274 mitres, DE coLLEviLLE, Joum. dcs Economistes, Sév.

t ENVIDEDR (an-videur), s. m. Ouvrier qui envide, qui tourne le fil autour du fuseau. Un envideur surveillant, Joum. o/;ic. (B avril (876, p. 2786, ■i' col.

EPA

ENVIRON. — f.TYM. Ajouter : On dit dans la Maine : »'( est environ faire telle chose, c'est-à-dire • il y est occupé. Aves-vous dîné? Non, je suis environ.

ENVIRONNER. Ajoutez : || 4* Environner quelqu'un, s'emparer de quelqu'un. Je fus surpris de viiir Mme la Dauphine, avec qui je n'avais aucune privance, m'environner, me rcncoigner en riant avec cinq ou six dames de sa cour, st-sim. t. ix, p. 274, éd. Chéruel.||6' Faire le tour. On voulait lui bailler autant de terre qu'en labourant il en pourrait environner en un jour, maui. Lexique, éd. L. Lalanne.

t EXVISAGEMENT. Ajouffi : Il y eut des personnes à qui leur durelé et l'envisagenient de leurs espérances firent dire qu'il (Louis XIII] était trop long à mourir. M"' de motteville, Ift'm. ('■ partie, p. 44.

E.NVOJ. Ajoutes : — REM. J. J. Rousseau a dit d'envoi de, au sens de envoyé par ; J'ai reçu, monsieur, avec la lettre dont vous m'avez honoré le 16 du mois dernier, celle que vous avez eu la bonté de me faire parvenir d'envoi de M. de T..., Letl. à M. de Saint- Germain, (9 avril 1770. Cette forme est peu française.

— HlST. XII* s. Eissi ert père à totes gens, Eissi chascun an une feiz î'aiseit ses dons et ses enveiz, BENOIT, Chronique, t. m, p. 385, v. 42»34.

-] ENVOLÉE (an-vo-lée), s. f Néologisme. Action de s'envoler plusieurs ensemble. Une prose où des vers entiers prennent leur envolée tout à coup, ALPH. DAUDET, Journ. offic. 14 juin 1875, p. 4282,

t ENVOLEMENT (an-vo-leman), s. m. Néologisme. Action de s'envoler. Surpris par ce brusque passage de l'obscurité du panier à la lumière du jour, ils [les pigeons] restent indécis pendant quelques secondes; puis, tout à coup, c'est un envolement immense, unanime, Journ. offxc. 23 ocl. 1874, p. 7(64, 1" col.

ENVOLER. Ajoutez : — REM. Au commencement du xvii* s. ou pouvait encore séparer de voler la particule en. La justice et la paix au ciel s'en sont volées, régnieb, Ép. l. Et même , Malherbe ne voulait pas qu'on dit ; S'est envolé, mais : S'en est envolé, ifiiijue, éd. L. Lalanne.

t ENVOLUMÉ , ÉE (an-vo-lu-mé, méc), adj. Ancien terme de marine, qui se disait, par opposition à frégate, d'un vaisseau ayant de grandes œuvres mortes. Un vaisseau qui a moins d'œuvres mortes et qui présente plus de voile au vent en est beaucoup plus vite, outre que, quand il est cnvolumé, il est beaucoup plus pesant, et cette pesanteur le retarde considérablement, Corresp. de Colbert, m, 2, p. 327.

t ENVOYAGE (an-vo-ia-j"), s. m. Terme d'exploitation houillère. Synonyme d'accrochage. On écrit de Piéton au Journal de Charleroi: ... U y avait 36 mètres de corde entremêlée sur la cuve et sur la cage; le sauvetage était des plus difficiles, car la cage était arrêtée entre deux envoyages, Joum. ojfic. (8 mai 1873, p. 3175, 3* col.

KNN'OVER. — l^EM. Ajoutez :Wi. Despréaux a été avec Gourville voir Monsieur le Prince; Monsieur le Prince lui envoya voir son armée, sÉv. 2 nov. 1673. Celle forme est évidemment incorrecte; il faut l'envoya voir.

t fiOLlDE (6-o-li-d')', s. f. Sorte de mollusque. I y a pourtant des mollusques sans coquille, par exemple les doris et les éolides, délicieuses créatures du monde de la mer; la doris et l'éolide, pendant la période embryonnaire, ont une coquille, E. BLANCHARD, /ici), des i>eMJ-Jlfon.des, i*''aoùt

t ÉOPHVTON (é-o-fi-ton), s. m. Terme de paléontologie. Plante qu'on trouve dans le terrain cambrien, le plus ancien de tous, Rev. hortic. 10 fév-

— KTYM. 'Eu;, aurore, et eutèv, plante.

t EOSINK (é-o-zi-n'), s. /". Substance colorée Introduite par M. E. Fischer dans l'élude des tissus organiques pour colorer les préparations microsccpiques, Acad. des se. Comptes rendus, t.ixxxui,

t t.VWlA.XCV.. Ajoutez .-H î" Action de débarrasser le drap de toutes les matières végétales, sans que la matière animale perde aucune de ses qualités essentielles; il est synonyme d'épincetage. La diminution dans les poids et les déchets qui ne sont propres qu'à rcfundro, résultant du tréfilage, des recuits, du décap.'ige et de l'épaillage, sont évalués en moyenne à (2 p. loo, Enquôlc, Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 5i2. yue le bre-

un

EPA

Tet est valable, parce qu'il est pris pour l'obtention d'un nouveau résulul industriel, l'épaillage chimique des tissus en piùces.... Gaz. des Trib. 8« mars I875, p. 2S", *" col.

t ÊP AILLER. Ajoutes :\\i' l'urger le drap de toutes matières végétales.

t ÉPALEMK.VT. Ajoutes : — REM. L'emploi du mot épaiement en langage administratif est bien antérieuràla loi belge citée dans l'article. Les lois et règlements donnant aux préposés le droit de vérification, les instructions de la régie ont déterminé le mode d'épalement à employer; l'épalemeut d'une chaudière ou alambic a pour objet d'en mesurer la capacité ; on pourrait le faire de trois manicrts. par l'empotement , par le dépotement et par le jaugeage, Xanuel des poids et mesures. Paris, <si3. p. 519.

— iiisr. ivi* s. Suivant l'espallement qui en a «sté aujourd'hui à la gauge de ce pays, iVour. Coiut. gen. t. t, p. 310, col. (.

t ÊPALER. Ajoutes : — HIST. iiu's. Duboestel faire espaeler au moelin (1262), pougens, ..Irf/ifV)!. frane. t. i, p. «78. ||tiT* s Et auront le droit.... d'espaaler et de justifier lesditcs mesures, touti sfois et quantes li cas s'i offerrcmt ((3U), id. ib.

— ETYM. D'après la forme du mot telle que la donne l'historique, il semble venir du lat. e, hors, elpatelia, sorte de vase (voy. palette, n" 3) : jauger en transvasant.

t ÉPANCHOIR. Ajoutes : Lorsqu'il [le bassin de Saint-FerréolJ est plein, ses eaux s'épanchent en cascades ; mais, dans les temps de sécheresse, ces épanchoirs n'en versent plus, et alors c'est du fond du réservoir qu'on les tire, marmontel, Mém. vu. La Compagnie (du canal de Briare] a multiplié les épanchoirs et déversoirs, les ports de chargement et de déchargement, grangez, Voi'ei navigables de la Vrance. «855, p. us.

tÉPARCHIE. Ajoutes :\\ l' Ancienne division territoriale qui s'est conservée en certaines contrées jusqu'à nos jours. L'éparchie correspond en Russie au diocèse, et en Grèce à l'arrondissement.

tP.ARGS.Wr. Ajoutes : jj J* S. m. Celui qui épargne, fait des économies. Il est permis d'espérer que, dans dix ans, plus d'un million de livrets [de caisse d'épargne scolaire] ainsi distribués auront pu recruter à l'armée des épargnants un million d'ouvriers adultes, Joum. des Débals, 44 nov. 4876, 2* page, c col.

t ÈPARS (é-par), s. m. Pièce de bois transversale qui sert à maintenir l'écarlement de deux antres pièces pins longues. Dans les charrettes, les chariots, les camions, les tombereaux, les brouettes, les épars supportent les planches du fond, en même temps qu'ils maintiennent les brancards, les limons on les bras. Dans une chèvre, les épars maintiennent l'écartement des hanches. Dans les civières, les épars maintiennent l'écartement des bras.

— ETYM. Le même que eipor.

t ÊPARSER (é-par-sé), v. a. Rendre épars. Cette prande blonde.... renverse sa tête arrière pour éparser sa chevelure sur ses reins cambrés,... bCbgeb, Salons de t86l à 4868, t. ji, p. 53».

— HlST. im* s. Il se misent au fuir sans plus attendre, et s'esparsent li uns çà et li autres là, H. de vale^qennes, ti.

— ETYM. L'ancienne forme régulière est esparàre, du lat. spargere (voy. épars )). Esparsent àe l'historique est non le présent, mais le prétérit A'espardre , sparserunt. Acceptera-l-on le néologisme «parier, pui.^qu'il n'est pas possible de faire rentrer espardre dans l'usage?

t ÉP.\RriR. Ajoutez : — HlST. iiv s. Lesquels compaignons se misirent et cspartirent en pluseurs lieux, pour danser et csbattre en laditte feste (1387), POUGENS, Atchéol. fronç. t. i, p. 179.

t ÉPATEMEXT. Ajoutes: || 8* Filaments en forme de patte. Les spores germent en émettant des filaments qui, dès qu'ils rencontrent les globules verts des protococcns, s'y fixent à la manière de tout parasite végétal au moyen de suçoirs ou d'épatemenls spéciaux , B. DE parville, Joum. offic. ï3 mars (872, p. 2066, 3" col.

ÊPACLARD. — ETYM. Ajoutes : On a dit que c'était une corruption de poisson au lard; M. Roulin pense que c'est epnis-lard. spissum iardum, parce qu'on peut détacher ce lard, comme celui de la baleine, pour en faire de l'huile.

ÉPAULE. Ajoute: : \\ !• Terme de tisserand, en Belgique. Synonyme de canette, c'est à-dire petit tuyau de bois ou de roseau qu'on charge de fil pour faire la trame d'une étolTc. En Belgique, il n'y a pas d'ouvriers en ateliers; tout le travail se

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fait dans les chaumières ; le mari tisse la toile ; la femme fait ce qu'on appelle les épaules, les canettes; elle bobine le fil. Enquête, Traité decomm. avec t'Angiet. t. v, p. 322.

— KEM. 1. Outre : pousser le temps à l'épaule, qui csl dans le Dictionnaire, on dit aussi -.pousser le temps par l'épaule, avec l'épaule. Klle [la reine i^lisabeth d'Angleterre] pousi.sait le temps avec l'épaule, la PISE, llisl. des princes de la maison de ^'assau, IV* part. p. 426. tcrivez-moi souvent; vos lettres me donnent courage, et m'aident à pousser le temps par l'épaule, comme on dit dans ce pays-ci, RAC. Lett. 26, à Yitart. || 2. Cette locution a aussi le sens de : hâter dans son impatience la marche du temps. Voici un temps, ma chère enfant, où je n'entends plus rien : quand il me déplaît, comme à présent, et que j'en désire un meilleur, et que je l'espère, je le pousse à l'épaule comme tous; et puis, quand je pense à ce que je pousse, et à ce qu'il m'en coûte quand il passe, et sur quoi cela roule, et où cela me pousse moi-même, je n'en puis plus, et je n'ose plus rien pousser, sÉv. 2H mars 1689. Il Dansle même sens que Mme de Sévigné, Beaumarchais a dit pousser de l'épaule : ■ Souvent aux pièces qui m'attachent le plus, je me surprends à pousser de J'épaule, à dire tout bas avec humeur : Eh ! va donc, musique ; pourquoi toujours répéter? n'es-tu pas a.ssez lente?» Lettre sur la critique du Barbier de Sévilk.

ÉPAULÉE. Ajoutez : || 4° Charge qu'on porte sur l'épaule. Il est revenu du bois avec une bonne épaulée, DELBOOLLE, Gloss. de la vallée d'Têres,

ÉPAULER. — HlST. xin* s. Ajoutes : Et s'il i a aucun qui cheval ait tués Qu'il n'ait sur quoi monter, ou cheval espaulés, Brun de la Montaigne, v. 2644, éd. P. Meyer, Paris, 4875.

t ÉPAULETIER. Ajoutes : || 11 se dit aussi d'officiers qui veulent trop militariser le régime d'une institution.

ÉPAULU. Ajoutes : — HlST. xii' s. Aïax fu gros et quarrez De piz, de braz et de costez : Molt par iert biaz et espalluz, BENOIT, Rom. de Troie, v.itet.

ÉPAVE. — ETVM. Ajoutez : La similitude de son entre ^pai'e et Pore avait suffi pour donner lieu à une pratique superstitieuse que Guy Coquille expose ainsi : Ce mot a donné occasion à auscuns chrestiens de facile créance de s'adresser par prière à saint Antoine de Padoue de l'ordre de Saint-François pour recouvrer les choses égarées, parce que en ancien langage italien on appelle Pava ce qu'aujourd'hui on appelle Padoûa, en laquelle ville repose et est grandement veneré le corps de saint Antoine dit de Padoue ou de Pade, que d'ancienneté on appelloit saint Antoine de Pave, Instr. au droit français, p. 44, éd. 4666 de ses œuvres

ÉPÉE. Ajoutes: — REM. Voici le nom et la définition de différentes sortes d'épées. || L'épée des monuments grecs affecte la forme d'une feuille de sauge; elle a deux tranchants; la pointe en est aiguë. Il L'épée romaine a une lame courte et droite; elle est à deux tranchants; la pointe en est à deux biseaux, dont l'angle est plus ou moins ouvert. Il Grande épée d'armes, arme des xu' et xui' siècles; lame lourde, sans évidement. || Ëpée fourrée ou à deux mains, grande et lourde épée, à deux tranchants, agissant surtout de taille, à longue poignée pour être maniée à deux mains. ]| Épée bâtarde, épée dont la lame était large et plus courte que celle de l'épée ordinaire des hommes d'armes. || Épées jumelles, épées symétriques, disposées de manière à pouvoir être placées deux à la fois dans le même fourreau. || L'épée moderne est une arme aiguë et longue, caractérisée par la forme symétrique de la lame ; elle n'a pas de dos comme en ont les armes d'estoc et de taille ; elle n'a pas de tranchant, ou en a deux ou trois.

t ÉPEXnVTK (épan dit'), s. m. Terme d'antiquité chrétienne. Vêlement usité surtout chez les moines.

— ETYM. 'EitevSÛTTic, vêtement de dessus, de ênevîOw, vêtir par dessus, de titi, sur, et iiô\jiii, vêtir, de èv, en, et ôOto, entrer.

ÉPERDU.MENT. Ajoutes ; || 2» Crier éperdument, crier de toutes ses forces. L'on n'entendait presque rien à l'intérieur de la salle, à moins que l'orateur ne crlAt éperdument, Monit. univ. 4 3 nov.

4868, p. 4474, 5* col.

ÉPEROX. Ajoutes : || 13* La veine de l'éperon, veine qui est voisine du lieu où l'éperon pique d'ordinaire. Le barbe avait probablement été malade; car plusieurs épingles entourées d'un nuud

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de crin, et fixées, soit au cou de Scham, soit sur le trajet de la veine de l'éperon (les Anglais la saignent quelquefois), témoignaient que le barbe avait dù perdre beaucoup de sang, E. sue, C"dolphin jtrobion, ch. vi. || Dicton normand : 11 faut le saigner à la veine de l'éperon, se dit en parlant do quelqu'un qu'on soupçonne de faire le malade. |1 14" Terme de chirurgie. Éperon, saillie résultant, dans l'anus contre nature, de ladossement des deux portions de l'intestin accolées l'une à l'autre derrière l'ouverture fistuleuse. Mémoire sur les anus contre nature dépourvus d'éperons,

TELPEAO, Paris, 4 836.

t ÉPEUILLAGE (é-peu-lla-j'. Il mouillées), s. m. Terme de fabricant de drap. Synonyme d'épaillage (voy. épaillage , n° 2, au Supplément). Un procédé chimique d'épeuillage des draps.... la description jointe à un brevet d'invention pour l'épeuillage chimique du drap en pièces. Cas. des Trib. 47 avril 4874, p. 369, 2' col.

— ETYM. É..., pour es..., préfixe, et l'anc. franc, peut, brin, paille, du lat. pilus, poil.

t ÉPHÊBIE (é-fé-bie), s. f. Terme d'antiquité grecque. École oii les jeunes gens recevaient l'éducation. L'ouvrage de M. Albert Dumont intitulé: Essai sur l'éphébie attique; recueil formé pour la première fois de toutes les inscriptions relatives à cette école de la jeunesse athénienne, F, delau- NAY, Joum.OfJic. 46 nov. 487B, p. 9376, 3« col,

— ETYM. *E?T,êia, de êsriêo; (voy. éphlbe).

t ÉPHÉBIQUK (é-fé-bi-k'), adj. Terme d'antiquité grecque. Qui a rapport à l'éphébie. Le recueil d'inscriptions éphébiques formé par M. "Wescher, BENAN, Saint-Paul, vu.

ÉPI. Ajoutez :\\9° Couronnement de métal, de plomb, de faïence , de terre cuite ; c'était une pointe plus ou moins ornée qui surmontait les extrémités de la ligne supérieure d'un toit.

t ÉPIANGIOTIQUE (é-pi-an-ji-0-ti-k'), adj. Terme de botanique. Corps épiangiotiques, nom donné à cette partie des rayons médullaires qui ne se dissout pas dans l'acide sulfurique concentré, par opposition au reste de ces rayons qui s'y dissout à la façon de la cellulose, fbemï, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxiv, p. 4 16.

— ETYM. 'Etii, sur, et àyi'.Xov , vaisseau.

t ÉPI.\TIO\. Ajoutez : L'épiation des seigles se fait régulièrement, la paille est forte et haute, Journ. oflic, 27 avril 4874, p, 2968, 4" col,

t ÉP1B.\TE (é-pi-ba-f), s. m. Nom, à Athènes, des .soldats qui faisaient le service à bord des navires de guerre.

— ETYM. 'Eiti6iTT,:, de èmêiîvio, entrer dans, monter sur, de Éni, sur, et pciivui, aller.

ÉPICE. Ajoutes : \\ 4° .\rbrc aux quatre épices, le ravansara aromatica, Sonner, BAiLLOM,.flic/. de botan. p. 248.

ÉPICI:R. Il 2° Ajoutes : Lorsqu'il s'agit de juger de leurs contestations, ils les épicent à leur caprice et d'une manière toute exorbitante, j4)Te< du Conseil, 5 déc. 4749.

I ÉPICIIORIAL, ALE (é-pi-ko-ri-al, a-l'), adj. Terme danatomie. Qui a rapport à l'épichorion. Membrane épichoriale.

t ÉPinÉMlOLOGIOUE(é-pi-dé-mio-lo-ji-k'), adj. Quia rapporta l'épidémiologie, aux épidémies. Un mémoire de cet homme de l'art (le chirurgien major Colvill, Anglais], lequel n'est pas moins intéressant au point de vue topographique qu'au point de vue de la maladie objet de sa visite [la peste], a été récemment communiqué à la Société épidcmiologique de Londres, Joum. offic. 4 8 juin 4876, p, 4293, 2' COl,

t ÉPIDER.tlÉ. Ajoutez : || 2»Terme de beaux-arts. Se dit d'un tableau qui s'écaille. Ce qui a dû vraisoniblablement égarer le jugement des savants administrateurs préposés à la classification des tableaux du Musée, c'est que certaines parties (la tète de l'ange, par exemple) ont été très-épiderniécs, llpinion nation. 3 août 4875. 2» page, 6' col

ÉPÎEU. Ajoutez ; Il 2" Au moyen âge, arme à hampe, dont le fer large et épais avait la forme d'une feuille de sauge; la douille portait une barre de fer transversale, nommée la croix, qui lui était réunie par une chaînette.

t 2. ÉPIGOXE. Ajoutez : || 2' Fig. Ceux qui forment la seconde génération dans un parti, dans une opinion, etc. 11 faut se garder de confondre Tocqueville avec les doctrinaires et surtout avec les épigones du doctrinarisme . les conservateurs de notre temps, scuerer, le Temps. 4 7 août 4876, 3" page, 4' col.

ÉPIGRAMME. 114° Ajoutez : François 1" était à

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table, quand on lui présenta une épigramrac qui lui plut fort, et, eu mangeant, il disait sans cessu : Ali I la konne épiyranimel Un bon gentilhomme qui ouït cela dit après au maître d'hùtel : Esl-ce quelque viande nouvelle? Hc I je vous en prie, laites nous en goûter, tallemant des beaux, ilist. t. VI, p. f*», éd. (835. Celte historiette est empruntée à BOucHET, Serées, m, 35.

f ÉPILOGAGE (é-pi-lu-ga-j), s. m. Néologisme. Action d'épiloguer, de chercher à redire. La discussion, la délimitation, l'épluchage et l'épilogage sont devenus, surtout en ce temps-ci, de véritables maladies, o. sand, Hist. de ma vie, b' part, ch. V.

ÉPILOGUE. vl;ou(ei: Il 2" Esprit d'épilogue, disposition à épiloguer, à trouver à redire. Ce qui K est point changé, c'est la défiance de la gauche, son opposition sy.stématiquo, son esprit d'épilogue • t de chicane, le l'euple français , ta avril (87o. Il Cet emploi fort douteux d'épilogue a pourtant une raison dans le verbe épiloguer.

ÉPILOGUER. Ajoute; : || 4° Récapituler, remémorer(emploi inusité). J'avais des Phyllisà latéte; J'épiais les occasions; J 'épiloguais mes passions, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t ÉPILOIR (é-pi-loir), s. m. Petit instrument servant à épiler: on en trouve parmi les objets préhistoriques, le Temps, 25 août l«7l, 3- page, <"cul.

t ÉPIMÈLÈTE (ép-i-mé-Iè-f), s. m. Nom, sous les Plolémées, en Egypte, d'intendants des finances.

— ETYM. 'Eiti(jie)riTTi;, celui qui a soin de, qui surveille, de èiti, sur, et neXÉoiioi, prendre soin.

f 2. ÉPL\.\GE (é-pi-na-j'),s. m. Épines qu'on lie autour d'un jeune arbre pour le protéger dans sa première croissance.

ÉPIXARD. Ajoulez : || 3" Êpinard de muraille, un des noms vul^-aires de la pariétaire, guy, l'Algérie 1876, p. (01. 114° Un des uoms do l'épinoche, poisson.

— ETYM. Ajoute: : M. Devic, Dict. élym., donne à épinard une tout autre origine que éyine. Suivant lui, le mot est arabe-persan, isfinddj , isfanâdj , aspanùkh ; toutes les langues' romanes n'ont pu s'entendre, le mot n'existant pas en latin, pour dénommer l'cpinard d'après un de ses caractères qui n'a rien de frappant, à savoir deux ou quatre petites pointes tpiiieuses placées à la surface du calice; mais il feur a été facile de s'entendre pour donner à celte plante des noms dérivés de celui qu'elle porte en son pays natal; car cette plante, jadis inconnue en liurope. croit spontanément en Perse. L'argumentation de M. Uevic paraît certaine; et il n'est guère possible de tirer le portugais espinafre de espinha, épine. Mais il est visible aussi que , dès que ce mot s'est iutrqduit en français, la lan!;ue l'a aussitôt confondu avec les dérivés d'espine; témoin espinar, qui est le nom du hérisson dans le Uenard.

Ép;NE. Ajoutez : Il 8° Terme de savonnerie. Robinet situé à la partie inférieure de la cuve, p. poiBÉ, Notions de chimie, p. 291, Paris, («69.

t ÉPLNGLAGK (é-pin-gla-j'), s. m. || 1° Actiun d'enlever avec une épingle. Les vendeurs font aisément disparaître les grains de ladrerie au moyen de ce qu'ils appellent l'épinglage ou le raclage, Journ. offic. t" nov. (876 , p. 7834, )'• col. || 2" Dans l'industrie des appareils à gaz , action d'épingler, c'est-à-dire de nettoyer avec une épingle les petits trous par oii sort le gaz qu'on allume, lorsque ces trous sont bouchés par l'espèce de suie que le gaz produit à la longue.

ÉPLNGLE. — HIST. xvi« s. Ajoutez : Le crieur est tenu avant la feste de monseigneur saint Jacques, d'aller par la ville, avec sa clochette et veslu de son corset, crier la confrérie ; item, doit àchasque pèlerin et pèlerine quatre épingles pour attacher les quatre cornets des mantelets des hommes et les chapeaux de fleurs des femmes, Règlement de la paroisse de Saint-Jacques de l'Hôpital de Paris, dans Courrier de Vaugelas , t" janv.

ÉPINGLK, ÉE. Ajoute: : \\ 2- Fig. Terme d'atelier. Tiré à l'épingle. Son pinceau [de Willems] est plus mince que celui de M. Alfred Stevons, et même un peu épingle, bùrger, Salons de (sm o

(868, t. II, p. 38(.

P.PLNGLIER. Ajoutez : || Épinglier-grillageur, celui qui fait toute espèce de grillage de fil de fer ou de laiton. Tarif des patentes, (858.

t ÉPIXGMNE (é-pingli-n'), s. f. Étoffe de laine formant des cotes d'une lisière à l'autre, dans le

EPO

genre des velours épingles. X Roubaix, fabricant de popelines, épinglines,chatnes-soie ut fantaisies, Alm. Didvt llollin, (875, p. 2703, 4' col.

t ÉPIPÉRIPHERIQUE (é-pi-pé-ri-fé-ri-k') adj. Terme de psychologie employé par Herbert Spencer. Se dit du groupe do sensations causées par la périphérie externe, riboï, l'sychol. anglaise, p. CJt.

— ETYM. 'ETti, sur^ et périphérique.

ÉPISCOPAL. Ajoutez : — HIST. xvi° s. Ung sça-

vant docteur en théologie, son confesseur [de Charles V1I1|, qui avoit nom Jehan de R»ly, constitué en dignité episcopale (coopérai la traduction en langue vulgaire de la Bible, qui fut faite sous ce prince), Épistre exhurtaloire aux Epistres, NouD. Testam. éd. Lefebvre d'Etaples, Paris, (525.

t ÉPISCOPISANT (é-pi-sko-pi-zan), adj. m. Abbé épiscopisanl, abbé aspirant à l'épiscopat, furetièhe.

t ÉPlSiïMK. .ijoxttez : \\ i° Terme d'archéologie grecque. Signe distinctif. Le bras gauche couvert d'un bouclier qui a pour épisème un grand astre, DE wiTTE, Journ. offic. 2( mars (876, p. (975, (■■• col.

ÉPISODE. Ajoutes : \\ i° Terme de l'art dramatique ancien. Partie de la tragédie qui est entre deux chants du chœur. Le prologue est ce qui se récite avant le premier chant du clurur; l'épisode, ce qui se récite entre les chants du chœur; et l'exode, ce qui se récite après le dernier chant du chœur, cou.N. Disc, du poème drainât.

f ÉPISTATE (é-pi-sta-f), s. m. Épistate des bourgs, nom, sous les Ptolémées, en Egypte, d'espèces de juges de paix.

— ÉI'YM. 'EnioiàxTi;, préposé, de 6çiaTa[iat (voy.

ÉI'ISTASE).

t ÉPISTILBITE (é-pi-slil-bit-f), s. f. Terme de minéralogie. Silicate double de chaux et d'alumine cristallisée.

t ÉPISTRATÉGE (é-pistra-tè-j"), s. m. Nom donné, sous les Ptolémées, aux gouverneurs géuéraux de l'Egypte supérieure.

— ETYM. 'ETiKjtfaTïiYoc, général en sous-ordre, de tu!, à, et nTpairiYo; (voy. stratège).

t ÉPITAPIIIER (é-pita-fié), s. 7n. Collection d'épitaphes. Les inscriptions conservées dans les épilapliiers de Paris, Annuaire, BuUelin de la Socicle de l'histoire de t'rance, année 1874, p. (ou. (Article de M. A. de Boislisie sur Colbert.)

I ÉPITE. Ajoutez : — ETYM. C'est peut-être l'angl. spil, broche.

KPITIIALAME. Ajoutez : — REM. Selon Vaugelas, p. 37 de l'édil. in-4», (704, ce mol ost dos deux genres, mais plutôt masculin que féminin. Aujourd'hui, il est toujours masculin.

ÉPiTRE. 114° Ajoutez : || Épilre farcie, s'est dit autrefois des couplets satiriques qui se chantaient dans les fêtes de l'Âne, des Fous, etc. C'était une imitation burlesque des épitresqui se disent à la messe.

ÉPLORÉ. Ajoutez : — UEM. Épleuré est mieux dit qu'éploré, quoique tous deux soient bons, vauoel. Hemarqups, édit. in(2, (600, p. 583. Aujourd'hui, on ne dit queiploré.

t ÉPLOREMKNT (é-plo-re man), s. m. Action de se mettre en pleurs; état de celui ijui est éploré. Malgré les roucoulements, les éplorcmenis d'Adoua et de sa sœur, a. dauuet, Journ. offic. (6 novemb. (S74, p. 7658, 2' col.

ÊPLUCUE.MKNT. Ajoutez : — HIST. xvi" s. 11 vaut mieux descendre à l'examen et espluilicment de ce qui reste; ce que nous allons, Dieu aidant, pratiquer au traicté suivant, maudon, Trois livres des charmes, sorcelages ou enclianleinenle, (583, p. 409.

ÉPONGE. Ajoutez : || 7° Éponge liturgique, éponge dont, chez les Grecs, le diacre se sert pour purifier le disque ou la patène, et faire tomber dans le calice ce qui pouvait y être resté du pain sacré.

ÉPONGER. Ajoutez i — HIST. XIII" S. Confessez s'est sans nul délai ; Et si s'espunge et si s'espuie, Que conscience a note et pure, gautier de coi.NCif, les Miracles de la sainte Vierge, p. 6oo {abbé PoqueO.

t ÉPONTAGE (é-pon-ta-j'), s. m. Action do débarrasser un végétal des pontes d'insectes nuisibles. L'épontage ramène la pyrale à son état normal; les pontes étaient, tout simplement, écrasées entre Icsdoigts.... l'épontage devra être appliqué quelques jours après la naissance du papillon. PELI.ET, dans Trav. de la comm. dtp. contre le phylloxéra, Perpignan, (874, p. 89 et 90. Je conseille l'échaudage. pratiqué lorsque la vigne dort, comme complément de l'épontage, id. iO. p. 9(.

EPS

L'épontage, préconisé par M. V. Audonin, on 1K37, et par M. Vautrin de Lamottc, en (857, id. ih. p. su. Il n'y aurait qu'à aider à la multiplication de la petite chalcide pour ajouter un moyen puissant contre le phylloxéra à ceux de la sulfuration et de l'épontage, ib. j>. (52.

— ETYM. É..., pour es.... préfixe, et ponte.

t ÉPONTEK (é-pon-lé;. D. a. Pratiquer l'époii-

t ÉPONTEUR (é-pon-teur), ,ç. m. Celui qui pratique l'épontage. Celles-là [feuilles] renferment la chrysalide de la pyrale ; elles doivent être coupées, placées dans le sac queTéponteur devra [lorlersur lui, et brûlées, pellet, Trav.de la comm. dé pari, contre le phylloxéra. Perpignan, (874, p. (U7.

t ÉPONTILLE. — ETYM. Ajoutez : H y a une origine bien plus probable que celle qui est donnée au Dictionnaire; c'est l'ital. puntello, élai (comparez espnnion, de l'ital. spontone, pontone).

t ÉPONYMIE (é-po-ni-mie), s. f. Fonction de l'éponyme ; durée de cette fonction.

— ETYM. 'ICTca)vU(iia, de èmivono;, éponyme.

t ÉPONYMiyUK (é-po-ni-mi-k'), adj. Qui appartient à l'éponymie. Pontificat annuel et éponymique.

t ÉPOQUE, ÉE (é-po-ké, kée), adj. Terme de droit. Dont l'époque, dont la date est donnée. Les autres faits, négligemment époques, semblent se rapporter à la fin de (869 et' au commencement de (870, Gaz. des Trib. 27 juill. (873, p. 722, »° col.

— IlEM. Epoque est un pur néologisme et bien peu utile, puisqu'on a daté.

t ÉPOULAHDAGE. Ajoutez : Au furet à mesure que les tabacs en feuilles exotiques sont mis en œuvre dans l'atelier de l'époulardage, Instruction du 3t) juin (832, sur le service des manufact. de tabacs, art. 48.

ÉPOUSÉ. Ajoutez : || 3° Être épousés, se marier, en parlant des deux conjoints. Il y a douze ou quinze jours qu'ils se sont épousés, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ÉPOUSSÉI'EMENT (6-pou-sè-te-man), s. m. Synonyme d'époussetage. Un simple époussètement suffit quelquefois à les troubler [les colorisl(<s|,

E. BERGERAT, JOUm. OffxC. 9 janV. (877, p. 206,

ÉPOUSSEITE. — HIST. Ajoutez : xiv° s. Couvrotures, ventrières, espoHsotcs pour chevaux, Compt. de Valenciennes (comm. par M. Caffiaux).

ÉPOUVANTABLE. Ajoutez : — HEM. Épouvantable signifie capable de causer une épouvante. Par conséquent on ne doit pas dire : Une Irayour épouvantable. À la vérité, épouvantable se dit, par exagération, de ce qui est excessif, monstrueux, mais c'est toujours d'objets qui peuvent causer l'épouvante.

Él'OUVANTAIL. Ajoutez : — REM. Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne, a dit épouvanlaux au pluriel, comme travaux de travail.

— HIST. Ajoutez : XII' s. Quant li espoentous doit oisiaus csmaier, H Romans d'Alixandre,

ÉPHEUVE. /l joules : Il 10° Liqueur d'épreuve, nom donné à des préparations toxiques que les nègres de l'Afrique tropicale emploient pour connaître si un accusé est coupable ; s'il résiste à l'empoisonnement, il est absous. L'écorce do niancône fournit une de ces liqueurs d'épreuve. || Arbre d'épreuve, au Gabon (Afrique), la fève de Calabar, physostigma venenosum, haillon, Dict. de bot. p. 247. Il 11° Terme de turf. Une des manches de la course on parties liées.

— UEM. 1. On a dit : à toutes épreuves. Avec un esprit sublime, une doctrine universelle, une probité à toutes épreuves, LA BRUY. viii. ||2. En photographie, l'épreuve négative est proprement la première image dans laquelle toutes les positions sont inverses de la réalité.

ÉPUOUVETTE. /Ijoufej; || Éprouvette à ressort, appareil employé pour éprouver les poudres de chasse; c'est une sorte de peson, sur lune des branches duquel est monté un petit mortier, dans lequel on introduit environ un gramme de poudre.

t ÉPROUVEUR (éprou-veur), «. m. Ccini qui est chargé rie faire l'éprouve des armes à feu. L'éprouveur verso la charge de plomb mesurée avec une chargettc, ou introduit la balle, Décret du (9 juin (865, portant règlement sur l'épreuve drs armes à feu portatives, section iv, art. 22.

t EPSOMITE (è-pso-mi-f), s. /'. Sulfate de magnésie qui se rencontre en veines ou en cllloresccnces, et aussi en dissolution dans certaines eaux minérales.

EQU

ÉPCISABI.E. Ajoute: .Et la colère en moi n'est pas plus épui'^able Que le flot dans la mer immense et que le sable Dans l'orageux désert remué par les vents, V. hlgo, la Libération du territoire.

ÉPUlSKWliNT. Ajoute: : \\ 6* Terme de chimie. Triiiier une substance jusqu'à épuisement, lasoumeitre à dillùrenls traitements, jusqu'à ce qu'elle ne contienne plus rien du principe qu'on veut en extraire.

— HIST. xiv's. Épuisemens d'iaue (1347), tarin. Archiv.adminii. delà riUe de Reinu, t. u.S'part. p. tiat.

t ÉPClSFA"n(é-pui-zour),«. m. Celui qui épuise.

— msT. iiv b. ïix journées do (ossiers et despuscurs (1317), VAWN, Àrch. admin. de Reinu, i. u, »• part. p. (1.18.

t ÉPCLAIRK (é-pulè-r'), adj. Qui a rapport aux repas, à la table. L'oflicc du roi do Pologne et les mets nationaux lorrains, fragments d'une éliule sur les mœurs épulaircs de la Lorraine, par Jules Kenauil. Nancy, IS<S.

— ÉTYH- Lat. epularis. de epuix, aliments, mets. + ÊPUR.\TKl"B (é-pu-raleurl, s. m. Partie dos

machines à papier continu destinée à l'épuration de la pâte.

fÉOCASIMlTÉ. Ajoute: :La constance, équanimité, persévérance, sont égales entre elles, .«alh. Lexique, éd. L. Lalanne.

ÉOl'ARRISSKUn. Ajmilex : || 2T.elui qui équarrit le bois. Équarrisscur de bois. Tarif des palcnlet. «858.

t ÉOCASILLKMEXT (é-ka-ii-llç man, Il mouillées). I. m. Terme de boucherie. État du bnuf qui s'équasillo. Le bœuf tombant sur lui-mcnie, l'équasillement n'est plus à craindre.... Journ. offic. ai mai 1873, p. 323». t" col.

t ÉOrASILLER (S') (é-ka-zi-Ué, Il mouillées), V. réfl. Terme de boucherie. Se dit du boeuf dont les muscles et tendons se déchirent, quand il tombe sous le coup du marteau. Il arrive très-souvent que le bœuf, violemment étourdi, tombe les jambes de derrière écartées, et alors, suivant l'expression consacrée dans la boucherie, il s'équiisille. c'est-à-dire que les tendon» et les muscles se déchirent par la violence de la chute et causent dans l'intérieur des cuisses degravcsdésordrcs qui font que la viande est moins bonne, Jour», oflic. ai mai i«73, p. ;ujo, a' col.

ÉTYM. Quasi i. Le quasi est un morceau de

la cuisse.

ÉOCATRCR. Ajoutez : \\ i' Kqualeur d'un aérostat, le cercle qui en marque le milieu. De la partie supéricurcde la soupape jusqu'à léquateur, un filet soutient par dos cordes nombreuses une nacelle en forme de barque, Journ. offic. 2'3 janv.

1877. p. 6SS. 2' col.

t f-ODATORIALEMEÎfT (c-koua-to-ri-a-le-raan), adv. D'une manière équatoriale, c'est-à-dire perpendiculairement à la ligne qui joint les pôles. On nomme diamagnétiques les corps qui se placent équatorialemont.

ÉOl'ESTRE. Ajoutez : l| 4° Biens équestres, en Prusse, biens qui appartiennent aux chevaliers, aux nobles, Joiirn. offic 16 nov. (87a, p. 7045, I" col. |] 6* Propre à la cavalerie. L'état de ruine de la population équestre, bocher. Rapport à fAnembl. nation, n" <9)o, p. 3). La création et le perfectionnement des races équestres, IP. tb. p. 43.

t EQtrlUÉS (é-kuidé), j. m. pi. Nom donné à l'en.semble des animaux de la famille du cheval.

tÉ0t'inOMOYr)E (c-kui-domo i d), ». m. Figure polygonale, dérivée de la pyramide. La célèbre coupole de Brunelloschi, qui couronne le dôme de Florence, est un équidomoîde, Journ. ofjxc. 4 sept.

1873. p. 5730, 3' col.

t ÉOCILIBRATION (é-ki-li-bra-sion), t. f. Mise, maintien en équilibre. || Particulièrement. Mainlien en équilibre du corps de l'homme. Ce sont 'les expériences de M. Flourcns sur les canaux '«emi-circulaires qui ont fait connaître les troubles de l'équilibration, vulpian, le Progrès médical, e mai I87«. p. 316.

fQUIUBRE. Ajoute: : || «• Terme de physique moléculaire. Équilibre chlmiquo, l'état relatif drs molécules chimiques des corps. Il y a là 'dans la formation et la décomposition doséthers) toute une statiqne relative aux équilibres chimiques, ber- THOlET, laS^inthHe chimique, p. iTi, Paris, 1876.

1 ÉoriLPNF, (é-ki-lu-n'), ». m. Terme d'astronomie. Moment où la lune traverse l'équaleur, soit eji passant de la déclinaison boréale à la déclinai- 5nn australe, soit en passant de la déclinaison ansirale à la déclinaison boréale, ainsi dit par com-

EQU

paraison à l'équinoxe du soleil. Le jour de l'équilune, la lune, sur toute la surface de la terre, demeure à peu près douze heures sur l'horizon et douze heures sous l'horizon. Entre deux équiluucs consécutifs se trouve toujours un lunistice, et entre deux lunistices consécutifs se trouve toujours un équilune ( voy. lunistice au Supplément), t^lcs phénomènes coïncident avec nos points astronomiques critiques, tels que apogée, périgée lunaire, lunistice, équilune, coïncidence de déclinaison lunaire et solaire, H. de parville. Jour», oflic. 17 mars I87a, p. loiu, 3' col.

— ETYM. Lat. xquus, égal, et lima, lune. fÉoriN. Ajoute: :\\i' Kquine, au féminin, se dit quelquefois pour chevaline (qui vaut mieux). Y at il présentement en France une population équine capable do répondre à l'appel qui lui serait fuit, le jour de la guerre"? bocheb. Rapport, n» luiu, à l'Assemblée nationale, p. 7.

ËOIIINOXE. Ajoute: : — HtST. xiir S. Car U livres fait mention 0" '1 iort li equinoction Qwi est à l'issue d'iver, OAurii;H de coincï, les itiracles de In saitite Vierge, p. l7o, publics par l'abbé Poqucl.

ÉQl'lPAGE. Ajoute: : || 10* Terme d'astronomie. Sorte d'oculaire. Les astronomes no font point usage de cet oculaire, qu'on appelle équipage terrestre ; ils ne se servent que de l'équipage céleste, qui renverse les objets, et n'est composé que d'un oculaire a un ou quelquefois à doux verres, parce que le simple verre, quand il est d'un court loyer, rend les objets un peu courbes, delambhe, Abrégé il'aslr. p. Il), dans pougens,

t f.OlIlPE. Ajoute: : — HIST. XV s. Fut frappée (la qumtaine, dans une joute nauliquo] sans séjour par quatre equippcE, c'est assavoir..., mantellier. Glossaire. Paris, 1860, p. 28.

ÊQl'IPK.MKNT. ]|3° En administration militaire, le petit équipement, le linge et les chaussures. A coté de ses habits, lé soldat reçoit ce qu'on appelle le petit équipement, c'cst-à-dirc les elVcts de linge et chaussure, Journ. offic. lit dcc. 1873, p. îaio, ■1' col.

ÉOL'IPKR. Ajoute: : \\ 6° Équiper une machine, un appareil mécanique, les garnir de tous les amcs nécessaires, cl les mettre en état de fonctionner. Equiper une chèvre, équiper une chèvre à deux brins.

t f:(,>Ull*llCR (é-ki-pié), s. m. Homme d'équipe, Gaz. des Xnb. ss sept. ih7o. Le sieur Charles S..., cordonnier, est tombé accidentellement dans une bouche dégoût qu'un équipier venait d'ouvrir en enlevant la plaque, ib. :ii mai 1H73, p. 517, S'cûl. ÉQUIPOLI.KNCK. Ajoute: : \\ 3° Terme de mathématique. Méthode des équipollences, méthode dans laquelle on considère les droites tracées sur un plan dans des directions quelconques; puis, les représentant par des notations qui impliquent à la fois la grandeur et la direction, et cherchant à exprimer les relations géométriques qui lient entre elles les diverses parties dos ligures planes, on arrive à établir un calcul dont les règles sont les mêmes que celles du calcul algébrique ordinaire, Eipisition de la méthode des équipollences, par G. Bellavitis, traduit de l'italien par Laisant, capitaine du génie.

t ÉQUISÉTIOUK (é-kui-sé-ti-k'j, adj. Terme de chimie. Acide cquisctique, acide naturel identique à l'acide maléique.

ETYM. Lat. equisetum, nom botanique de la

prèle.

t ÉOUITER (é-kui-té), v. a. Néologi.sme. Chevaucher. 11 ne lui en coûtait pas de parler le patois, d'équiter pour la montre des chevaux nus, do manger au cabaret, G. sand, Rev. des Deui-ilondes, 15 mars I87B.

— RRM. Ce latinisme , sollicité sans doute par équitation, est inutile ; car on a clievauclier. En tout cas, équiter, contenant equus , comme chevaucher contient cheval, ne convenait pas ici. Le mot propre était monter;

— RTYM. Lat. eijuilore (voy. équitation).

t ÉQUIVALKMMKNT. Ajoute: : Ces cinbs en plein air eussent facilement et équivalemment suppléé le Panthéon, Babeuf, Pièces, ii, ir.ii.

— REM. La citation de Bossuet, au Dictionnaire, se comprendra mieux donnée intégralement. Se soumettre aux Pères do Bâle, c'était, au fond, et, comme on parle, équivalemment recevoir le concile de Constance, Bos». Projet de riiunion, Réftexirms sur Holanut, 2* part. ch. V, 3.

ÉOl^IVALKNT. ytjoulPî : || 4» i l'équivalent , d'une manière équivalente. La masse des protits

ÉRI

et des salaires de nos usines, que les admissions libres [d'objets importés] alimentent, est de beaucoup supérieure aux pertes qu'elles peuvent faire subir à quelques producteurs que la force des choses combat bien plus dangereusement encore que la liberté de l'admi.ssion à l'équivalent, p. Boi- TEAU, Journ. des Dcbats, 2 mai 1878, 3' page, 5" col.

t ÉRAIGNIE (é-rc-gnie), j. f. Nom vulgaire, en Normandie, de la nigelle, DELBCtULUE, Closs. de la vallée d'Yéres, p, I4U.

ÉRAILI.EH. — Ilisr. Ajoutez .-xiii' s. [Le diable] Mautalentis, chaus et boulans, Erraaillicz et reboulans. Kdirs et cornus, lais et coucz |niuni d une queue), GAUTIER de coinCy, lei Miracles dt lasainle Vierge, p. 113 (l'abbé Poquel).

— ETYM. Ajoutez : M. Boucherie, Rev. des langues romanes, oct. t873, p. 542, développant la conjecture de M. Scheler, le tire de exradiculare, formé de radere, comme fodiculare, lequel a donné fouiller, est formé de fodere. À cette conjecture, on est en droit d'opposer, l'exemplo nouvellement trouvé et cité ci-dessus, où éraillcr est écrit er~ raailler, en quatre syllabes. C'est le plus ancien texte qu'on ait pour ce mot. Mais peut-être l'autorité de Gautier de Coincy n'cst-elle pas assez grande pour écarter une clymologie qui, rendant compte de ce mot composé, est tré.s-plausible. En tout cas, on remarquera que éraitler et rnilicrsont un même mot, et que létymologie radicuiore convient aussi à ce dernier.

f ÉRALLOIR (é-ra-loir), s. m. Nom, dans l'Yonne, d'un bâton armé de quatre ou cinq fourchons, qui sert à fouler les raisins dans un tonneau, les Primes d'honneur, Paris, t87:i, p. 325.

t EU ANE {é-ra-n'), s. m. Terme d'antiquité. Nom d'associations religieuses chez les Grecs, qui Unirent par no plus se distinguer des thiases, kou- CAUT , Des associations religieuses chez les Grecs, p. 2.

— KTYM. 'Epavo;.

t ÉRANIEN, EN.VE (é-ra-niin, niè-n'), adj. Synonyme d'iranien (voy. ce mot au Dictionnaire); on le préfère présentement. Le nom d'éranien, de languïs éraniennes est incontestablement plus correct que celui d'iranien , de langues iraniennes qu'emploient un grand nombre d'auteurs, a. hove- LACQUE, Linguistique, p. 2)8, Paris, 4876.

t ÉRANISTE (é-ra-ni-sf), J. m. Membre d'un érane. Les éranistès du Pirée, J'OL'Gart, Des associations religieuses chez les Grecs, p. 104.

— ÉTYM. 'Epaviirtiriç.

t ÉR.VTO. Ajoute: : || 2° La 62' planète télescopique, découverte en («6o par MM. Fœrster et Lesser.

f EUBIUM(èr-bi-om'), ». m. Métal découvert avec lo terliinm, dans ryttria, par M. Mosandcr.

ÉUÉ.MITlyl'E. Ajoute: . — IlISt'. xvrs. [Célestinl ne voulant laisser pour la dignité papale sa façon de vivre heremitique, pabadin, Chroii. de Saroge, p. 2r,2.

t ERGERON (èr-je-ron), ». m. Nom, en Belgique, d'un limon jaunâtre, sableux et calcaire qiii recouvre lo dépôt caillouteux, lleo. anthropol. t. ii, p. loi).

t KRGOTERIE. Ajoutez: — HIST. xvi- s. Ny plus ny moins que nos bons et premiers pères pussent convaincre les nouvelles crgotories de ceux qui sous une vaine fiance de lenrs esprits nous voudrnient faire accroire le contraire, est. pasquier, Heclierrhe. lï . In.

t EROOriSTE (èr-go-li-sf), s. m. Celui qui a riiabitudo, la manie d'ergoter.

— IMST. XV!' s. Cicoro disoit que, quand il vivroit la vie de doux hommes, il ne préndroil pas le loisir d'estudier les poètes lyriques; et je trouve CCS ergotistos [en philosophie] plus tri.stement encoros Inutiles, mont, i, 17».

t ÉHICÉ (é-ri-sé), S. m. Nom d'un cépage, dans le département de la Meurtlie, les Primes d'h'inneur, Paris, 1872, p. 114.

I ËRICIITHON (é-ri-kton), s. m. Nom donné par quelques autours à la constellation du Cocher.

— ÊTVM. Lat. Eriehthnnius, roi d'Athènes, changé, d'après lo poome de Gcrmanicus , en une constellation nommée aussi Auriga, Cocher.

t IvRIGONE (é-ri-go-n') , s. f. La 163' planète télérospiquo, découverte en 1876 par .M.Perrotin.

— ElYM. 'HpiT^^lî fille d'Icare.

t Ruinée (é-ri-née) ou F.RINOSE (é-ri-nô-z'), s. f. Nom d'un cryptogame qui httaqtie ki vigne. 11 |iarlc du coiipc-bourgoon, signalé par Ridel en 1753. du ver de vigne ou teigne de la grappe, de

l'érinée ou érinose, cryptogame étudié depuis par M. Dunol, Journ. o//ic. 23 oct. (874, p. 7165, ^' col.

t ÉKINITE(é-ri-iii-t'J, s. f. Terme de minéralogie. Arséniate de cuivre cristallisé.

i ÉRISTALK (é-ri-sta-1'), s. m. Genre d'insecles diptères. La vase noire y est peuplée des larves blancbcs de l'érisiale. gluant, appelées couimunénient vers à queue de rat, qui all'ectionnpiit les njares putrides, h. badau, Rev. des Deux-}Iondes, ("juin (874, p. 718.

t EUMAII.1.É. Ajoute: ; — REM. Ermaillé ou rrmaiUi signilie proprement vacher, et est le Diénic que ormaïUc (voy. ce ni<]t au Suppléniont).

KUMINETTE. Ajoute::— RK.M. L'eriiiinelto est un instrument de charpentier qui a, du marteau, la tête plate et grosse, et, do la hache, la lame large et coupante; seulement cette lauic n'est pas dans le plan du manche de l'instrument, mais daos un plan perpendiculaire à celui du manche.

EKMITE. Ajoutez : \\ 3° Nom d'un papillon, papilio briseis, cabteron. Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 60, Hetzel, 4866.

t ÉRODER. — HIST.xvi' s. Ajoutez : Il tomba en un crachement do sang par une dcfluxion crodcnte et pour s'estre trop eflorcé, bèze, Vie de Cnhin. p. 137.

ERRATIQUE. — IIIST. || xvi" S. Ajoulei : X faire mal yist son entendement. Peu de cervelle et moins de jugement La font [une dame] superbe, erratique, inconstante, desportes. Diverses amours,

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