ETE
cités, ceux-ci : Ce lion ayant été contraint, pour quelques r.iisons d'État, de sortir de Libye avec toute sa famille, voit. Lettre 41. Que la raison d'État ne souffrait point qu'on rendit compte à personne des commandements du souverain, perhot d'adlancoubt. Tac. 7. La raison d'Etat se donne de beaux privilèges ; ce qui lui parait utile devient permis; et tout ce qui est nécessaire est honnête en fait de politique, hamilt. Gramm. s. || 12- Omditions d'administration et de service où se trouvent les places do guerre et les villes de garnison. État de paix. État de guerre. L'autorité civile est tenue de se concerter avec l'autorité militaire au sujet de toutes les mesures à prendre en vue de la mise éventuelle en état de guerre. L'état de guerre existe, en temps de guerre, pour les places do première ligne, celles qui sont à moins de cinq journées de l'ennemi; en temps de paix, pour les places de première ligne qui sont ouvertes par suite de travaux. Il État de siège, condition d'une ville, d'un territoire par laquelle les pouvoirs de l'autorité civile passent tout entiers à l'autorité militaire. L'état de siège est déclaté par une loi ou par un décret ; il résulte de l'investissement, d'une attaque, d'une sédition. || 13° Au pi. Les États, dans les îles Normandes, conseil administr.itif, législatif et financierd'uneîle,composédc la justice et des principaux habitants; ondistingue les États deJersey, les Etats de Guernesey, les États d'Aurigny. || États de Jersey, corps composé des baillis, jurés, recteurs des paroisses, connétables des paroisses, et (depuis 1857) d'un ou plusieurs députés de chaque paroisse de l'île. Il S. Guernesey, États de délibération, assemblée ordinaire des États, composée des baillis, jurés, procureur de S. M., recteurs et députés des douzaines; États d'élection, états assemblés pour l'élection des jurés ou du prévôt de S. M. ou pour, certaines affaires spéciales, composés des bailli, jurés, procureur de S. M., recteurs, et de tous les douzeniers et connétables des paroisses. || Étals d'Aurigny, assemblée publique des juge et jurés avec les procureur et contrôle de S. M. et les douzeniers; les membres de la cour seuls y ont voix délibérativc. || H° Etat matrice, état matriciel, état qui sert de matrice, dans les comptes, dans les impositions, etc.
— KEM. Ajoute: : || 2. J. J. Rousseau a dit mettre dans l'état de, au lieu de mettre en état de : Avec le zèle que vous me marquez pour les devoirs attachés à ce lien [la maternité] , c'eût été grand dommage que M. Roguin ne vous eût pas mise dans l'état de les remplir, Lett. à Mme Roguin , 31 mars 1764. Cela est très-incorrect. || 3. Il est dit au numéro 3° que se mettre en état pour signifier qu'une personne décrétée de prise de corps, ou condamnée par contumace, ou ayant des lettres de grâce, se constituait prisonnière afin de se justifier ou de faire entériner la grâce, est un ancien terme de jurisprudence. Le voici employé de nos jours pour un condamné qui veut faire juger son pourvoi en cassation : Abrogation complète de l'art. 421 du Code d'instruction criminelle -qui veut qu'avant de faire juger son poiirvoi en cassation, le condamné se mette en état, c'est-à-dire se constitue prisonnier ou obtienne sa mise en liberté provisoire, Gas. des Trib. 2U juill.i876, p. 707, 3' col. - Un escroc du grand monde avait obtenu, poiir remplacer sa mise en état, sa mise en liberté provisoire, îb. p. 7U8, i"> col.
ÉTAT-SLAJOR. Ajoutes : H 3» Chef d'état-major, voy. MAJOR au Dictionnaire.
t ÉTAVE (é-ta-v'), s. f. Filet pour prendre des truites, autrement appelé araignée, cahtAïON. Premières chasses, Pamllons et oiseaux, p. 85, Helzel. 1866.
I ËTEIGNEUR. — HIST. Ajoutes : XIII' s. Le premier cop [de feu grégeois! que il [les Sarrasins] jetèrent vint entre nos deux chas-chaslelz, et chaï en la place devant nous que l'ost avoit fait pour boucher le fleuve; nos estcigneurs furerl appareillés pour estaindrc; le feu, joinv. p. 136 éd. de Wailly, Paris, 1867.
ÉTEINDRE. Ajoutes : \\ 21» Éteindre un torrent, mettre obstacle à ce que les eaux entraînent, dans leur cours impétueux, de la boue, des graviers et des rochers, slrell, dans Rev. des Deux-Mondes, l"juin 1872, p. 469. Il 22'' S'éteindre soi-même, procurer sa propre extinction. Radaniante : Que la lampe parle. — La lampe : Celles [saletés] qui! [un tyran] a faites de jour me sont inconnues; mais, la nuit, j'ai voulu quelquefois m'éteijidre pour ne les point voir, d'ablancourt, Lucien, le Passage de la barque.
ETO
t -• ÉTELLE (é-lè-n, s. f. Terme usité en Lorr;iine en Bourgogne, en Savoie. Morceau de bois plus gros que le copeau, produit par les charpentiers et les scieurs de long en équarrissant les pièces de bois, etc.
— ÊTYM. Le même que l'ancien asicle (voy. attelle).
t ÊTENTIER (c-tau-tié), adj. m. 0»i pioche à lïtente. Une trentaine de canots élentiers de Dieppe ont inauguré, dans la nuit d'avant hier, la pèche du hareng le long de nos côtes, SInnit. univ. 6 oct. 1868, p. U54, 5" col.
ETER.VEL.— ETYM. jljou(«l:yB(ernaiis se trouve comme nom propre dans une inscription chrétienne du IV* siècle, leblant, Inscr. chrét. de la Gaule, Préface, p. .xxxiii.
t ÉTERMSATIO.\(é-tèr-ni-za-sion),s./'. |1 f Action d'éterniser, de faire durer perpétuellement. Ah ! VOUS recelez en vous une épouvantable semence de maladies.... et nous vous laisserons tranquillement la répandre ! vous irez en liberté à la légale reproduction, à la paisible élcruisation de toute cette misère 1 la Phil. pos. janv.-fcv. 1876, p. 73. 11.2° Action de prolonger sans fin. La jurisprudence algérienne avait à se plaindre de l'éternisation de ce chaos, Gaz. des Irib. 26 mars (876, p. 209, 3* col.
Eternité. Ajoutes .• || 8° L'immortalité, une gloire immortelle. J'en tirerai de la gloire [d'un livre de Chapelain] et non pas vous, qui êtes un vrai moqueur de me mander si souvent que vous me devrez votre éternité, et que je vous donne ce que je pense plutôt recevoir de vous, balzac, Lett. inrililes, Lxxxiii (éd. Tamizey-Larroque). L'éternité que promet La montagne au double sommet, MALii. Lexique, éd. L. Lalanne. Tout ce qu'à tes vertus il reste à désirer. C'est que les beaux esprits les veuillent honorer, El qu'en l'éternité la Muse les imprime, id. 16.
f f.TÊTAGE (é-tè-ta-j') s. m. Synonyme d'étélement. La pratique de l'étètage [des arbres fruitiers), en vue du rajeunissement des vieilles plantalions, est assez répandue [dans le Wurtemberg], Journ. nlJic. 15 mars 1876, p. )820, 2" col.
t ÈTEULIÈRE (é-teu-liè-r'), s. f. Nom, dans le département des Ardennes, du chaume, les Primes d'honneur, p. 174, Paris, (874.
— fiTYM. Èleule I.
t ËTUALËNE (é-ta-lè-n') , s. m. Terme de chimie. Carbure d'hydrogène, analogue au gaz oléifiant, qui dérive de l'éthal.
t ÊTUALIQUE (é-ta-li-k'), adj. Terme de chimie. Acide éthalique, dit aussi acide palmitique, acide qui se rencontre à l'état libre dans l'huile de palme exposée à l'air.
P/rUER. Ajoutez : — HEM. L'élher, en tant ([ue fluide subtil et universel, est mentionné dès (75.3. Le fluide le plus subtil qu'ait produit la nature, cel\ii qui se trouve répandu partout, et que l'on nomme éther , beausobre. Disscriaf. p/iitos. p. 3.
t ÉTHIOPIEN (é-ti-o-piin), s. m. Langue parlée par les habitants de l'Ethiopie, et appartenant au groupe sémitique.
ETHNIQUE. Il !• Ajoutez : || En un sens défavorable. Si vous en faites une terrible réprimande à Rocolet [son imprimeur], je ferai quelque chose de pis, et il ne me sera plus qu'ethnique cl publicain, tant j'ai sujet de me plaindre de .ses conlinuelles bévues et de son insupportable négligence, BALZAC, Lett. inédites, xii (éd. Tamizey- Larroque).
t ETHNOLOGIQCEME.NT (é-lno-lo-ji-ke-man), adv. Au point de vue ethnologique. Géologiquement et ethnologiquemenl parlant, cette contrée [le Nouveau-Mexique] est intéressante, Jour», offic. m déc. )874, p 84)3, 2' col.
t ÉTUVLAMINE ou ÉTHYLAM.MINE (é-ti-lanii-n'), s. f. Terme de chimie. Nom d'un gaz contenant ( équivalent d'alcool et 1 équivalent d'ammoniaque.
t ÉTHYLÉNE (é-ti-lè-n'), s. m.' Terme de chimie. Un des noms du gaz oléifiant.
t ÉTIQUETAGE (é-ti-ke-ta-j'), s. m. Action d'étiqueter. M. Girard-Col, dont les produits pour l'étiquetage des plantes sont aujourd'hui bi< n connus et justement appréciés en horticulture, Reçue horticole, 16 août (876, p. 304.
ÉTOFFE. Ajoutez : || 7° Au plur. Dans l'exploitation du bois de flottage, les étoffes, l'ensemble des perches, rouettes, chantiers, etc. nécessaires )>cjur former les trains, Mémoires de la Société centrale d'Agriculture, (873, p. 264.
— REM. Au sens de valeur et qualités des pcr-
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sonnes et des choses, J. J. Rousseau a employé étoffe au pluriel : Comme si, commençant cette étude [celle de l'histoire grecque et romaine] vous y eussiez cherché d'autres êtres que le; hommes, et que ce ne fût pas assez d'y en trouver de meilleurs dans leurs étoffes que ne sont nos contemporains, Lett. à Deleyre, 3 juin (764.
t ÉTOFFEMENT{é-to-fe-man),s. m. Néologisme. Terme de beaux-arts. Action d'étoffer, de donner de l'ampleur aux draperies. Les draperies nous ont paru admirables dans leur étoffement opulent oii le corps vit et s'atteste, E. bergerat, Journ. ojfic.
(( juin. (876, p. 530, (" col.
ÉTOFFER. Ajoutez : || Se disait en parlant des étoffes figurées sur les statues. Ils s'occupaient à dorer et à étoffer les images sculptées do la Vierge et des saints; c'était une pratique de ce temps qui consistait à couvrir les draperies ou vêtements de ces images de feuilles d'or ou d'argent, à glacer ce fond de diverses couleurs transparentes, et à les damasquiner pour imiter la broderie ou le brocart, de montaiglon, Ilist. de l'Acad. de peinture {Wém. attribués d H. Testelin), t. i, p. 5.
t ÉTOFFEUR (éto-feur), s. m. S'est dit des ouvriers qui étoflaient les images sculptées de la \'ierge et des saints, de montaiglon, hist. de VAcad. de peinture {Mém. attribués à H. Testelin), 1. 1, p. 7.
ÉTOILE. Ajoutez : — REM. Dans la locution loijer, coucher à la belle étoile, il ne faut pas croire que le sens soit : coucher aux rayons des belles étoiles, ou du moins la locution a commencé par : coucher à une auberge dont l'enseigne est la belle étoile. Cela résulte de la phrase citée à l'historique : Estoient logez à l'enseigne de l'estoile |en plein air). On comprend très-bien la fa(;on de cette plaisanterie : c'est un jeu de mots entre une prétendue enseigne d'auberge portant des étoiles, et les étoiles du ciel sous lesquelles couche celui qui n'a pas de logis.
ÉTOILE. Ajoutez : || 7° Terme de fortification. Fort étoile, ouvrage fermé, dont le tracé se compose de saillants et do rentrants, disposés do manière à donner des feux sur les capitales et dans les fossés.
— REM. L'expression de chambre étoilée est d'ordinaire expliquée ainsi par les dictionnaires historiques : la haute cour de justice des lords siégeait dans une salle sur les murs de laquelle on avait peint des étoiles. Mais un écrivain contemporain, Greene, dans son Histoire du peuple anglais, dit à cette occasion : « Au temps de Guillaume le Conquérant, c'est-à-dire vers (070, les Juifs, qui étaient hors de la protection des lois et ne pouvaient demander du secours qu'au roi lui-même, eurent la permission de déposer leurs cédules de sûreté dans une chambre du palais royal à Westminster, laquelle reçut le nom de star charnier, du nom hébreu des cédules, starrs. » Sur quoi, M.Berthoud,quinie transmet ce renseignement, remarque: «Il setrouve en effet que cette dérivation, au moins quant au mot slar ou plutôt shtar, est exacte, le mot étant fort usité de nos jours encore chez les Juifs et se trouvant déjà au dire des hébraisants dans les anciens targunis. Ils appellent ainsi toute stipulation par écrit, contrats, cédules, etc. ; la racine est shtar, écrire, qui existe aussi dans l'arabe. » Le mot hébreu slarr ou shtar a été confondu avec le mot anglais star, étoile, d'où chambre étoilée.
t ÉTOILEMENT. Ajoutez : \\ 2' Disposition en étoile. Comme les sources de lumière très-restreintes faussent les mesures, soit par la diffraction, soit par scintillation, soit par des déformations de l'image, soit par l'étoilement qui se produit dans l'œil, matthiessen. Delà dispers. de l'œil, dans Suppl. à la Bibl. univ. de Genève, t. v, p. 22 (.
ÉTOILER. — lilST. Ajoutez: \\ xu" S. Une porprc noire, estelée D'or.... Perceval le Gallois, v. 299(.
ÉTONNE.MENT. Ajoutez : — REM. L'étonnement d'une chose, l'étonnement que cause une chose. Dans le pays, tout le monde est d'un étonnement sans égal de cette belle expédition, 1. s. bouss. Lettre A Moultou, 7 fév. (766.
ÉTONNER. Ajoutez : — REM. Étonner a été employé impersonnellement. Ahl voilà.... il vous étonne que j'aie pu découvrir cela? c'est toute une hi.stoire, .... Rerue des Veux-Mondes, i" avril (872, p. 671). Il vous étonne, c'est-à-dire vous vous étonnez. Cet emploi est peu usité; mais il n'a rien d'incorrect; il est même élégant; comparez :il vous ennuie que....
ÉTOUFFER. Ajoutez : || l'S'étouffer, être étouffé, supprimé, no pas suivre son cours. Enfin le procès