ET II
s'est étouffé petit à petit, gui patin. Lettres, t. 11,
— REM. Étouffer, verbe neutre, se conjugue d'ordinaire avec l'auxiliaire avoir. Cependant J. J. Rousseau s'est .servi de l'auxiliaire être : X l'égard de Mme d'Épiuay, je lui ai envoyé vos lettres et les miennes; je serais étouffé de douleur .sans cette communication, j. j. rouss. Lett. à Diderot,id.in. i7bT. J'aurais étouflé conviendrait seul
t ÉTOCFFEUR. Ajoutez : Ces génies [dans le musée assyrien] étouffeurs de lions sculptés en rond* bosse, Journ. o//ic. (7 sept. (876, p. 7023, 3° col.
ÉTOUPILLON. Ajoutez : — REM. Au xvu» s. étoupillon a été dit pour bourre de canon. 11 m'en montre un [coup de canon] entre les autres qui avait été tiré de si près que l'étoupillon avait mis le feu au bordage, Corrcsp. deColbert, t. m, p. 3iî {Voy. deSeignelay en Angleterre).
t ÉTOUPIN. Ajoutez : .... et que tous lesgardeii> feux, cuillères, tirc-bnurres, refouloirs, écouvillon.'etestoupins soient prêts et en état de servir, 6'or resp. de Colbert, t. m, 2, p. 3(3 {Voy. deSeignelay en .Angleterre).
ÉTOURDIR. Ajoutez : \\ 8° S'étourdir, perdre le sentiment, la .sensibilité. Quand le mal est aux nerfs, aux jointures, c'est là qu'il nous traite cruellement ; mais ce sont parties qui s'étourdissent bientôt, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t ÉTOCTEAU. Ajoutez : || 2° Dans les baïonnettes à douille, un étouteau fixé sur la douille sert à limiter le mouvement de la virole.
2. ÉTRANGER. Ajoutez : — REM. J'ai regretté que ce verbe, sauf pour l'usage technique dans la cha.sse, ait vieilli; je constate que, même de notre temps, il n'est pas tout à fait hors d'emploi : vous connaissez le mot des couturiers : Madame, cette robe vous étrange. — Dès qu'un vêtement m'étrange, il n'est pas fait pour moi, m"''degasi'arin, Voyages, t. iv, à Florence, 2° édit. Paris, 1866. Ce mot signifie ici donner un caractère étranger. II faut encourager les efforts contre la désuétude des mots dignes d'être conservés. Comment, en effet, remplacerait-on étranger dans cette phr.-ise do Malherbe : Une petite somme étrange celui qui l'emprunte; une grande le rend ennemi, Lexi([ue, éd. Lalanne.
fÉl'RANGLANT. ^j'outCJ : || Qui serre comme le nœud passé autour de la gorge. Toutes vos dépenses sont nécessaires, pressantes, étranglantes, et toujours sur peine de la vie ou de l'honneur, sÉv. à Mme de Grignan, 9 juillet <690, dans Lett. inéd. éd. Capmas, 1. 11, p. 422.
t ÉTRANGLE (é-tran-gl'), s. f. Nom, dans l'Aunis, d'une sorte d'huitre d'un goût très-àcrc; c'est une anomie, Gloss. aunisien, p. 104.
•f ÉTRANGLEUR (é-tran-gleur), s. m. |) 1» Celui qui étrangle. || 2° Nom d'une secte religieuse russe, dont les adhérents croient qu'on n'entra au paradis qu'après une mort violente, Journ. des Débats. (5 déc. (876,2'' p. 6' col.
(. ÊTRE. Ajoutez : || 20» Être, avoir été, à l'infinitif, pris substantivement. Le seoir est aussi naturel que l'être debout ou le marcher, malu. Lexique, éd. L. Lalanne. Ce qui est plus assuré, c'est l'avoir été, ID. ib.
— REM. Il 5. Vous n'étiez pas encore quand.... se dit pour signifier : Vous n'étiez pas encore no quand.... (voy. au Dictionnaire être l,au num. 2). Il J. J. Rousseau a étendu celte locution au présent arec emploi affirmatif. L'envie et la haine sont maintenant contre moi à leur comble ; elles diminueront.... alors, si je suis encore, vous me servirez et l'on vous écoutera, Lett. à Moultou, 22 juin 1762. Cela est moins conforme à l'usage, mais se comprend et est correct.
— ETYM. Ajoutez : L'imparfait j'estois est dit provenir du latin stabam; c'est une erreur qu'il faut corriger, d'après ce qui est dit dans Vllisl. de la langue franc, t. u, p. 20) : « J'estois, tu estais, il estait a été tiré, sans contestation aucune, de stabam, stabas, stabat ; en effet la dérivation est correcte, et Une serait possible d'élever aucun doute, .sans le dialecte normand, qui offre, si je puis user do ce terme, un réactif plus délicat et qui fait apparaître le véritable élément. Le verbe sfarc est de la première conjugaison; par conséquent, son imparfait, que l'on suppose être devenu celui du verbe être, confondu, il est vrai, dans les autres dialectes sous une forme commune, s'en dégagerait dans le dialecte normand, et ferait je cstoe, tu estaes, il estol. Or il n'en est rien, et cet imparfait du "«rbe être y est toujours je es-
ÈTU
EÏ'R
leie tuâmes, il esteit, désinences caractérisli- j monte au baslat. sdi/a qui csl dans la loi des Alleques des autres conjugaisons et ici, en particu- mands. Mais M. Bugge (flomani'a, juill.ocl. t8"ô, lier de la troisitme. Je esleie ou je estoie, suivant ' p. 8*5) la conteste, disant que slufa, stuba n"a en les dialectes, est imparfait régulier de l'infinitif i germanique aucune racine. .X la vérité, Grimm, ttre verbe de la troisième conjugaison et dérivé j Deuiscbe gramm. i, 466, a identifié slufa avec le d'utî bas-lalin «lere, qui prévalut dans les Gaules, ! norrois î(o, place, station, anglo-sax. stùw; mais au lieu de essfre (pour le changement de ss en Jl | cela est impossible au point de vue de la phonécomp. Tanc. franc, lislre, de lessere, dit pour (exere). tique. Selon M. Bugge, estuver provient d'un latin
vulgaire extufnre, dont le primitif est le grec ço;, vapeur. De la sorte c'est du roman que es(uver, ejluiîe auraient passé dans le germanique. J'ajoute que, s'il en est ainsi, esluter csl le nume mot i\\\éiou(feT (voy. ce mot à l'élymologie), et que le radical tupare existe dans le sub.stantif français touffeur, exhalaison (voy. ce mot).
ÉTl'VKR. Ajoutes : || 5" S'étuver, prendre un bain de vapeur, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t KU.... EV.... Préfixe qui signifie bien et qui
Le verbe stare a son représentant qui fait à l'in tinitif ester et à l'imparfait, dans les autres dialectes, je estâtes, tu estoies, il estait, mais dans le normand;'» estoe, (u estoes, il eslot, aussi distinct ici, par la forme que par le sens, de l'imparfait du verbe substantif. »
2. ÊTRE. Ajoutes : — REM. J. J. Rousseau a dit : encore en être, pour : encore existant. Si ces lettres sent encore en ftre, et qu'un jour elles soient vues, on connaîtra comment j'ai aimé, Con- , fest. is. Si jamais, retournant dans ces beaux lieux est le grec eu.
[théris], j'y retrouvais mon cher noyerencore en f EUCALYPTUS (eu-ka-li-ptus'), s. m. Nom d'un être, je l'arroserais de mes pleurs, id. i6. ï. grand et bel arbre de l'Australie, qui a, dit-on,
•t ÉTRÊCISSl'RE. .4>ou(« : Cela [les démonstra- ! la propriété d'assainir les terrains (famille des . „ ,
tiens de joie' choque la personne avec qui on | mjrlacées). L'citcoii/pd/s g/obuius, l'arbre géant de I p. 449^ cite ce passage du Manuel du coutelier