‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 201 sur 638 · EVE · texte numérisé non relu

EVE

une secte progressiste, le Brahma samiij, dont le but est d'européaniser en la réformant la religion hindoue , DELAUNAY, Joum. offic. 9 janv. <877,

p. 208, 3' col.

t EtIRVALE(eu-ri-a-r),s. m. Nom d'un papillon, CARTERON, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 60, HetzcK I86G.

t EURYCEPUALE (eu-ri-sé-fa-l'), adj. Terme d'anthropologie. Qui a le crâne ample.

— Etym. EOpO;, large, et xEça>.r|, tête, t EDRYCÉPHALIE (eu-ri-sé-fa-lie), s. f. Caractère de l'purycéphale.

t EURYDICE (eu-ri-di-s'), s. f. La 75° planète t61eseo|jique, découverte en (862 par M. Peters.

— ËTYM. EJp-jSixT], Eurydice, épouse d'Orphée, t EURYNOME (eu-ri-no-m'), s. f. La 79" planète

télescopique, découverte en iss.l par M. Watson.

— KTYM. ÉùpuvôiiT), fille de l'Océan et de Télhys, ECSTACIIE. — ÉTYM. Ajoutez : Ce qui n'était

qu'une conjecture de ma part {qu' eustache dérive d'un nom propre) est maintenant une certitude. En effet le Courrier de Vaugelas, t" fév. <876,

« Ces couteaux [les jambettes]

joue, et fait en même temps paraître l'étrécissure i l'Australie, blue gum de son nom vulgaire, Journ. | (collection Roret) : •

de l'esprit, de couktin. la Ciiil'le française, p. 138, o/Tic. 3 fév. <873, p. 792, 2' col. L'eucalyptus, notre sont connus dans une certaine partie de la Trance Paris, 161)5. nouvelle acquisition forestière, à bon droit qua-

t ËTREINDELLE (é-trin-dè-l'), s. f. Claie en | lifié par les Anglais de diamant des forets, ib.

osier garnie de grosse toile, serge, sparterie, crin, etc. qu'on place entre les sacs dits malfils dans lesquels on enferme les matières destinées à être soumises à l'action de la presse. C'est surtout dans les fabriques de bougie sléarique qu'on emploie les étreindelles, pour exprimer des gâteaux de stéarine brute l'acide oléique qui s'y trouve incorporé. Fabrique d'étreindelles en coco et en crin pour huileries et stéarineries, à la Briche- Saint-Denis, Alm. Didot-Bottin, 4873,p. 95), 2«col. ETYM. £(reindre.

3* col.

— ËTYil. Ei, bien, et xaWittw, cacher, à cause du limbe calicinal qui reste clos jusqu'après la floraison.

t EUCHAIRlTEou EUKAmiTE(eu-kê-ri-l'), s. f. Terme de minéralogie. Séléniure double de cuivre et d'argent, qui est ductile et gris de plomb.

EUCHARISTIQUE. Ajoutes :\\i' Dans la primitive Église, colombe eucharistique, vase en forme de colombe où l'on mettait en réserve l'eucharistie pour les malades (sans doute parce que la colombe

ÉTRKI.NTE. Ajoutez : || 6" Terme d'exploitation est un des symboles du christianisme). houillère. Amincissement plus ou moins considé- j f EUCHRÔ'fTE (eu-kro-i-f), s. f. Terme de mirable du gîte de charbon. j néralogie. Arséniate de cuivre cristallisé.

t ÉTRKPE (é-trè-p'), s. f. Nom, dans lUe-et- j -f EUDÊMOXISME (eu-dé-mo-ni-sm), s. m. Terme Vilaine, d'une sorte de pioche qui sert à enlever • de philosophie ancienne. Doctrine philosophique les racines. Il le fit coucher à terre et lui appli- ; du bonheur. Intellectualisme et monisme dans qua sur le cou le tranchant d'une étrèpe, en : l'ordre théorique, et aussi, par là même, peut être disant qu'il allait lui couper le cou, Caî. des Trii). : eiidémonisme dans l'ordre pratique; en somme, 19 nov. (875, p. ilH, 3' col. I retour à l'esprit d'antiquité, tels sont les traits do-

— ETYM. Ane. franc, estreper, arracher les ra- j minants de la métaphysique Icibnitziennc, Revue cioes, du lat. exstirpare (voy. exstirper). Comp. \ critique, 23 sept. t876,p. 202. au Supplément estebpe et exterpe. | — ETY.M. EùôaifjiovKTtio;, de £ii5aC(jiuv, heureux,

ÉTRIER. Il 1* Il Fig. Avoir le pied à l'étrier. ; de tî, bien, et 5!x{nwv, démon. Ajoutes : Je suis charmé, dit-il à mes protecteurs, f EUGÉNÉSIQUE (eu-jé-né-zi-k'), adj. \\ 1° Qui quevousvoussoyezintéresséspourcejeunehomme, ! améliore la race. Croisements eugénésiques. il fera quelque chose : enfin le voilà le pied à l'é- I || 2» Hybridité eugcnésiquo, hybridité oii les deux trier, Marivaux, Pays. parv. t. iv, p. 73, dans . ordres de métis sont chacun indéfiniment féconds POL'GENS. Il T Fig. Plateaux, dans les montagnes, ', entre eux, Rev. d'Anthrop. t. iv, p. 243. considérés comme des étriers pour l'ascension. — êtym. Eu, bien, et YévEoi;, génération. Déjà nous découvrons les premiers étriers des | f EUGÉNIE (eu-jé-nie), s. f. La 45« planète té- Alpes Juliennes.... l'endroit choisi par le Bar- 1 kscopique, découverte en 1857 par M. Goldschmidt

haro pour asseoir sa villa est un des premiers étriers de la montagne, ch. ïriarte, Rev. desDeux- Mondes, t" sept. 1873, p. 186 et (87.

ÉTRILLE. Ajoutes : — K%M. Le nom scientifique de l'étrille, espèce de crabe, est porlunus corrugatus, Penn.

ÉTRILLER. — HIST. Ajoutes : xm' S. Car li redois [rendu, roucin soi lait [laisse] bien estrilhier, P. MEVEB, Rapports, t" part. p. <90.

I ÉTRIPAGE(é-tri-pa-j'), s. m. Nom donné, dans les sardineries, à l'opération par laquelle on vide les sardines.

— ETYM. É.... poures.... préfixe, et tripe.

■f ÉTRIQCEMEN'T (ctri-ke-man), s. m. Action de rendre étriqué. Sa pensé» [d'un peintrel, vouée au bleu, se suffisait à s'exprimer par un moyen limité jusqu'à l'étriquement, E. bekgehat, Jouni. offic. 14 sept. 1875, p. 7880, I" col.

ÉTROIT. AjouUs : || 7* Se mettre à l'étroit, se gêner, en parlant de ressources pécuniaires. Ce que je dais sur toute chose est de ne pas vous laisser mettre à l'étroit pour l'amour de moi, i. J. rolss. Lett. à Du Peyrou, n juin (766.

t ÉrRUSCOLOG0E(é-tru-sko-lo-gh'), s. m. Erudil qui étudie la langue et l'archéologie des Étrusques. L'éminent étruscologue [M. le comte Conestabile], AL. BERTRAND, Afchéologie celtique et gauloise, Paris, (876, p. iot.

■[ ÉTUVAGE (é-tn-va-j'), «. m. Action de soumettre nne substance à la chaleur d'une étuve. Réponses aux questions de l'eruiuéte sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 236, Paris, 1874.

ÉTDVE. — ETYM. Ajoutes : L'origine germanique da ce mot est généralement admise il rc-

EDPHOME. Ajoutes : — HISr. xvi° s. Une euphonie, c'est à dire ung son plaisant à l'oreille, RAMUS, dans livet, Gramm. franc.

t EUPIIORBIER (eu-for-bié), s. m. Arbre de la famiile des cuphorbiacées. Dans le fond des vallées dansrindc],la végétation est tout à fait tropicale; d'énormes euphorbiers y dressent leurs candélabres au milieu d'un chaos d'arbres ut d'arbustes à grandes feuilles chargées de lianes, le Temps, 3) déc. 4 876. 3' page, 1" col.

t EUPLÈRE (eu-plè-r'), s. m. Carnivore particulier à la faune de Madagascar, gervais, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxxxu, p. 963.

t ECPOUES (cu-po-d'), s. m. pi. Famille de coléoptères, à laquelle appartiennent les criocères.

— ËTVM. Eu, bien, et tioûç, pied, t EURITE (eu-ri-l'). s. f. Terme de minéralogie.

Feldspath compacte, nommé aussi pétrosilex.

t EUROPE (eu-ro-p'), s. f. La 25" planète télescopique, découverte en <858 par M. Goldsebmidt. Il Nom d'un des satellites de Jupiter découvert par Galilée.

— ETYM. Eùpiiim, Europe, fille de Phénix et mère de Minos.

t EUROPÉANISER (eu-ro-pé-a-nizé), v. a. Donner le caractère européen. Ceux [les établissenK'nls d'instruction] où on veut les européaniser [les jeunes Indous], Joum. offic. 29 janv. <872, p. f.so, t" col. On ne peut se dissimuler que les fondateurs et les instigateurs de ces muschâ'ara [conférences dans l'Inde] voudraient européaniser peu à peu la littérature moderne de l'indoustan, GARCiN DE TASSY, la Langue et la littérature in

sous le nom i'Eustache Dubois; c'est le nom d'un coutelier de Saint-Étiennc qui avait acquis une grande célébrité dans cette fabrication. »

I ÉVA (é-va), s. /'.La (64" planète télescopique, découverte en (876 par M. Paul Henry.

•l" ÉVACUATEUR (é-va-ku-a-teur), s. m. Système de vannes procurant l'évacuation des eaux, quand on en a besoin. Quand on a parcouru la plateforme du barrage dans toute la longueur et monté sur l'un des massifs qui supportent les mécanismes des évacuateurs établis au niveau de l'arête supérieure du parapet, Joum. offic. <" juill. (876, p. 4747, I" col.

fÉVAGINATION (é-va-ji-na-sion) , s. f. Sortie d'une gaine. Les glandes salivaires sont des évaginations de la paroi de l'œsophage, H. fol, Acad. des se. Comptes rend. t. ixxxi, p. 624'.

— ÉTYM. É..., préfixe, et latin vagina, gaine.

i ÉVALUATKUR (é-va-lu-a-teur), s. m. Ce qui sert à évaluer. La monnaie fiduciaire appelée forcément à jouer avec la monnaie métallique le rôle d'évaluateur commun de tout ce qui s'échange, WOLOWSKI, Rev. des Deux-Mondes, 1 5 août

ÉVALUER. Ajoutes : — HIST. xvr s. Le denier romain, lequel Budée estime du poids d'une drachme, qui est, à raison de huict en l'once, évalué à trois sols six deniers tournoys, fr. gab- RAULT, Recueil des principaux advis du compte par escus, 1B78, feuille cjjj (il n'y a point de pagination).

t ÉVANESCENCE (é-va-nè-ssan-s'), s: f. Terme didactique. Qualité de ce qui est évanescent, de ce qui s'évanouit, s'efface.

— ETYM. Voy. ÉVANESCENT.

ÉVANGÉLIQUE. — HIST. Jjoulez : xV s. Par les arbres de ce vergier j'entends En gênerai tous les bons katoliques De l'église sainete, qui en tous temps Sont vertueux, fleuriz de fleurs coliques. Et qui gardent les lois evangeliques, Ainsi qu'ils ont en baptcsme promis, j. joret, le Jardrin salutaire, p. t24.

tÉVANGÊLISATEUR (é-van-jé-li-za-teur), s. m. Celui qui prêche l'Évangile parmi les populations non chrétiennes. Innocent 111 , quand il avertissait les premiers évangélisateurs de la Prusse.... Rev. Bnlann. janv. 1877, p. 84.

t ÊVANGÉHSATION. Ajoutes ; || L'évangélisa tion de..., l'Évangile prêché à.... L'évangélisatio des Slaves pannoniens par SS. Cyrille et Méthode, Rev. critique, 27 mars 1875, p. 199.

t ÉVANIDE (é-va-ni-d'), adj. Terme de paléographie. Qui est presque eff'acé. Le palimpseste ambrosien est dans le plus triste état; il est mutilé, d'une écriture souvent évanide, egger, Journ. des sar. janvier 1877, p. 47.

— ETYM. Lat. cfanidus, qui se dissipe (voy. évavouir).

•f ÉVAPOROMÈTRE (é-va-po-ro-mè-tr' ), s. m. Terme de météorologie. Instrument employé pour mesurer la tranche d'eau évaporée chaque jour. Marche de l'évaporomètre au sulfure de carbone, comparée à celle de l'évaporomètre à eau, par c. DECHARME, Angors {Acad. des se. Comptes rend.

t. LXXXI, p. 908).

t ÉVEILLEUR. Ajoutes : — HIST. xvi» s. Et l'eveilleur du rustique séjour Jà par son chant avoit

doiislaiii'i'scn i87s,p.2u.Ilexistedansrhindouisme I predict le jour, j. du Bellay, viii, 3, recto.

EVl

t ÉVENTAILLÉ, ÉE(é-van-ta-llé,llée, il mouillées), adj. Disposé ea évantail. |1 Corset éventaillé, corset où des brides arrêtent les coulisses des baleines; ces brides sont disposées en éventail, Juura. offic. il mars 1872, p. (920, 3* col.

ÉVENTER. A}OuUz:\\ 12" S'éventer, se purifier à l'air. On avait peur que, lui étant mort une fille de la petite vérole, il n'apportai le mal au Louvre ; aussi il s'en est allé, ou s'éventer, ou digérer sa douleur, malii. Lexique, éd. L. Lalanne.

t ÉVEXTIO.V (c-van-sion), s. (. Engin qui sert au lapidaire à fixer le bâlon à cimenlage ; des lapidaires, par corruption, disent invention.

t ÉVE.NTIO.NXER (é-van-iiio-né), ». o. Monter et descendre l'évention pour arriver à poser sur la facette que l'on veut atteindre, chriten, Arljlu, lapidaire, p. 479.

ÊVÊQUE. Il Proverbes. Ajoutez :\\ m Nous étions tout je ne sais quoi, tout évoque d'Avranches, comme dit un vieux proverbe normand. L'n de nos lecteurs a eu l'obligeance de nous en donner l'explication : Un des derniers évoques d'Avrancbes se nommait M. de Malfootu; or, suivant la chronique, le Normand, peu respectueux, avait modifié à la façon anglaise la prononciation de ce nom et en usait à tout propos. Mais les ouailles de M. de italfootu étaient tenues à plus d'égards ; et, quand elles se sentaient mal en train, indisposées, peu contentes de leur sort, elles croyaient faire preuve d'euphémisme, en disant : je suis tout évêque d'Avranches, » te Temps, t2 janv. <876, 3° page, 1" col. Cette origine , comme presque toutes les origines anecdotiques, est fausse. Vérification faite dans le Dictionnaire historique de Lalanne, nul évùque d'Avranches n'a porté ce nom ridicule. 11 ne doit donc plus être question d'une telle explication. Il parait qu'on avait inventé cette expression pour le docte Huet, évèque d'Avranches, à qui la préoccupation de ses études donnait un air étrange et ahuri; explication quo Sainte-Beuve {Causeries du lundi, t. ii, p. 186, éd. de (850) met, on peut dire, hors de doute.

t ÉVIAS (é-vi-as'), s. m. Nom d'un papillon, cah- 1ER0N, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 6), Hetzel, (866.

t ÊVIDEMENT. Ajoute: : || Rainure longitudinale pratiquée sur la lame d'une arme blanche, pour l'alléger en nuisant le moins possible à sa solidité.

ÉVIDEMMEYT. — ÉTYM. AjotUez : On trouve eiidenlemenl : xiv" s. Aussi fut la trahison tanlost aprez evidcntement ouverte, J. le bel, Vrayes Chroniques, t. i, p. )9(. || xvi" s. Vous me semblez evidcntement eirer, RAB. PoTif. m, (4. Cette forme est venue en usage quand on a donné aux adjectifs en enl un féminin en ente, et non, comme faisait l'ancienne langue, en ent.

fiVlDEXCE. Ajoutez : — REM. On a dit à l'évidence, d'une façon adverbiale pour signifier évidemment. L'événement dont nous parlons montre à l'évidence que c'est.... le National, 26 déc. (872. Cette locution ne parait pas bonne. On dit bien : à la satisfaction de tous, à mon grand étonncment, etc. Mais à l'évidence ne peut pas se dire absolument, pas plus que à l'éloquence, etc.

ÉVIDENT. — mST. Ajoutez : xiv s. Tiex [telles] et si evidcns nécessités.... ((34.5), varin, Archives administr. de la ville de Reims, t. ii, 2' part. p. 963. Pour le très grant prouffit, seurlé, defîense et évident utilité de tout le royaume ((359), id. ti>. t. m, p. (60.

É VIDER. — HIST. Ajoutez : || xifs. La sale est de gens eswydie |vidée] , Perceval le Gallois , 2oo(7.

t ÉVINCE.ME\T (é-vin-se-man), s. m. Néologisme. Action d'évincer. L'évincemcnt de tous ceux qui ne peuvent pas se parer de ce titre de constitutionnels, le National, -26 déc. (875, ("page, 3' col.

ÉVITABLE. Ajoutez : || EviUble à, qui doit être évité par. Il est des contrées évitables au sage , HALH. Lexique, éd. L Lalanne.

ÉVITER. Ajoutez : || 6" S'éviter, se dit quelquefois pour éviter, neutre, en termes de marine. Pour s'orienter dans l'axe de la grande écluse, il faut que ces steamers s'évitent à l'aide d'une garde montante frappée sur le quai , en face de la tente des transatlantiques allemands, Journ. offic. î( déc. (873, p. 7991, 2» col. Le Colorado, qui était entré le premier, élait resté mouillé sur son ancre, sur laquelle il s'évitait pour entrer au bassin, lorsque VAssomplion arriva à son tour, l'b. <9 déc. <873, p. 7926, 3' col.

— REM. AjouUz : Il est dit à la fin de la Remarque que la locution vicieuse : éviter quelque

EXA

chose à quelqu'un, parait avoir pris naissance au commencement du xviu' siècle. En voici des exemples plus anciens : S'il avait vu qu'elle eiit eu quelque aversion pour lui, il se serait évité la honte d'un refus si solennel, furetière, Roman bourg. ( . Je voudrais vous pouvoir éviter cet embarras (( 693), BoiSLiSLE, Corresp. contrôl. génér. p. 345.

t ÊVOCATEUR , ' TR [CE (é-vo-ka-tour , tris) , adj. Oui a la propriété d'évoquer, de rappeler. Celte aptitude [des cellules cérébrales) à conserver en dépôt les impressions extérieures peut.... se perdre à la longue et ne se révéler de nouveau que sous l'influence évocatrice de la prenuire impression, Luvs, Recherches sur le système nerveux ccrèbro-spinal, p. 27o.

— ETY.M. Lat. evocalorem, de evocare, évoquer.

ÉVOCATION. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Les autres qui autresfois ont esté appelez, et à qui li baillis avoit fait assigner jour à hui, sur m' évocation (1348), vARiN, Archives administr. de la ville de Reims, t. Il, 2" part. p. ((82. JlxV s. En matières d'évocation ou autrement. Procès-verbaux du conseil de régencede Charles Vlll.f. m.

t ÉVOLAGISTE (é-vo-la-ji-sf), s. m. Celui qui jouit d'un évolage.

ÉVOLUTION. Il 2' Ajoutez cet exemple : J'en ai trouvé [du mot évolution] l'origine inattendue et comme l'annonce prophétique au chap. isi' do Tristram Shandy ; ce mol naquit d'un hasard, un jour que le père de Shandy était parliculièrement en veine d'éloquence : « Les royaumes et les nations, disait-il, n'ont-ils pas leurs périodes et ne viennent-ils pas eux-momes à décliner, quand les principes et les pouvoirs qui au commencement les formèrent ont achevé leur évolution ? — ■ Krère Shandy, s'écria mon oncle Tobie, quittant sa pipe, évolution, qu'est-ce ce mot? — Révolution, j'ai voulu dire, reprit mon père, parle ciel ! j'ai voulu dire révolution ; évolution n'a pas de sens. — lia plus de sens que vous ne croyez, repartit mon on de Tobie.... » Cette fois encore l'oncle Tobie eut raison contre son frère ; il avait deviné le mot magique et l'idée maîtresse de la philosophie de ses compatriotes au siècle suivant, caro, le Progrès social, Rev. des Deux-Mondes, (5 oct. (873, p. 76). Il 6° Synonyme de transformisme (voy. ce mot). Valeur et concordance des preuves sur lesquelles repose la théorie de l'évolution en histoire naturelle, par M. CH. martins.

+ ÉVOLCTIONNAIRE. Ajoutez : || 2» Qui a rapport à la doctrine de l'évolution ou transformisme. Il S. m. Celui qui est partisan de cette doctrine. M. Janet montre que Leibniz et autres jusqu'à Hegel étaient des évolutionnaires, précisément parce qu'ils admettaient la cause finale, Journ. des Débats, (2 avril (876, 3* page, 6' col.

t ÉVOLOTIONNISTE (é-vo-Iu-sio-ni-sf), adj. Qui appartient à l'évolution ou transformisme. Grâce aux doctrines évolulionnistes, il est clair que l'embryon seul pouvait fournir ces caractères [généraux des grandes divisions].... CH. martins, Rev. des Deux-Mondes, ts fév. (876, p. 766. || S. m. Partisan du système de l'évolution , synonyme de transformiste (voy. ce mot).

EX. Ajoutez : — SYN. EX, ANCIEN. Ces deux mots indiquent la cessation d'une fonction, d'un titre. Ex est nn latinisme qui n'était guère en usage que dans les communautés {Dict. de Trévoux). Puis il passa dans le langage commun : ex-commis, ex-laquais furent les premiers employés ; c'est à Mézeray qu'on doit ex-laquais. Aujourd'hui, cet ex s'étend à tout, et l'on dit l'ex-cour, l'ex-rue de l'Ouest. Mais quand faut-il employer ex ou ancien? Le Courrier de Vaugelas, (5 janv. (872, pense que la particule ex, grâce à son rôle révolutionnaire, doit surtout être mise dans les cas oii il s'agit de quelque mutation ou rapide ou violente, ou peu heureuse ; et que dans les autres cas ancien est préférable.

t EXACERBÉ, ÉE (è-gza-sèr-bé, bée), adj. Latinisme et néologisme. Qui a le caractère de l'acerbilé. Quant aux acteurs, M. Deschamps, chargé du rôle de Parisiane, nous a paru un peu froid, un peu mou pour la prose fiévreuse et exai-crbéc de l'auteur des Filles de marbre [M. Al. Dumas fils], AL. DAUDET, Journ. offic. 23nov (874,p.777(, 2"col.

— ËTY.M. Lat. exacerbatus (voy. exacerbation).

EXACTEUR. — HIST. || xvi" s. Ajoutez : Si le tyran est par trop cxacleur ou cruel.... BODIN, /It'/Jijblique, IV, t .

t EX-iEQUO (è-gzé-ko), loc. adv. En mémo rang. Ces deux élèves sont ex-a;quo.

— ÉTYM. Lat. ex, par, et aquus, égal.

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