FI.E
glet. t. VI, p. 560 (voy. dépontilleh au SufiKment).
FLEUB. Ajoutes : || Î7" Fleurs coupûcs, llcurs qui se vendent en bouquets. Il se vend pour plusieurs millions par an de tlcui-s coupées, comme on appelle l'article en termes du métier.... il y a généralement beaucoup de déchet sur la fleur coupée; mais le bénéfice rachète la perte, Journ. offic. 31 mai 1875.
t FLEUR.\GE. /l;ou(fï . || 3' Fleurage de pommes de terre, farine de pommes de terre. Kulsilication de poivre, par addition de fleuratje de pommes de terre, )5 jours de prison, 50 fr. d'amende, confiscation du poivre. Gaz. des Trib. 24 mars («76, p. 295, 4* col. 114" Action de saupoudrer avec de la farine de seigle. La farine de .seigle introduite dans Paris sert surtout à la fabrication du pain d'épices et au (leurage, c'est-à-dire à un saupoudrage des panetons où l'on met la pâte en forme; cette opération a pour but de prévenir l'adhérence de la pâle, Journ. of^c. ) ) mai <874, p. 32 lo, (■•col.
FLEUR.\ISOy. Ajoute! : — PEM. Sainte-Beuve, Tableau de la pnés. franc, au xvi' siècle, cite ce passage d'une lettre d'un compatriote de Malherbe, Mosaut de Bricux : • Entre autres mots, Malherbe en avait fait un qui était ses plus chères délices, qu'il avait perpétuellement en la bouche, ainsi que M. Grentemesnil me l'a dit, et qui, en effet, est doux à l'oreille et ne se présente pas mal. Ce fils de sa dilcction, ce favori, c'est le mot de fleuraison, par lequel il voulait qu'on désignât le temps qu'on voit fleurir les arbres, de même que par celui de moisson l'on désigne le temps qu'on voit mûrir les blés. ■ Ainsi fleuraison, qui n'a aucun historique, est de la création de Malherbe.
t FLEUR DE-MAI (fleur-de-mè), s. f. En Normandie, petite pomme blanche à couteau; elle est précoce, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères ,
FLEURER.— ÊTYM. Ajoutes : Il est dit que fleitrer est une autre forme de flairer. Il est certain que le changement de ai en eu est difficile. Aussi M. Ascûli, leitschr. fur vergl. Sprachforsch. t. XVII, p. 3IH, rattache fleurer à l'anc. franc, flareur, qui est devenu en anglais flavour. Mais, à son tour, quelle est l'origine de (laveur? On ne peut y voir qu'un dérivé d'un lat. fictif fragrorem (de fragrare), qui a donné (laeur , fleur, d'où fleurer (voy. flairer).
FLEURETTE. Ajoutes: || 4° En Mormandie, crème excellente qu'on recueille lorsqne le lait a séjourné douze heures dans la jatte, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yères, p. )56.
— ETVM. Ajoutez : Beaumarchais donne une tout autre étymologie : La petite sait bien que, dans l'original, le mot ^eureffe signifiait une jolie petite monnaie, et que compter fleurettes aux femtoes était leur bailler de l'or; ce qui a tant plu 'a ce sexe pompant , qu'il a voulu que le mot entrai, au figuré, dans le galant dictionnaire, Mém. t. m, p. «4 (éd. de la .Société des amis des lettres, Paris, 1830). Il y avait en effet une petite monnaie nommée fleurete ou florete (voy. florette au .Supplément); mais cette étymologie amusante et fantastique n'est appuyée sur aucun texte. Celle-ci paraît de meilleur aloi : • On nomme flouretas, fleurettes, de petits compliments d'amour dont les fleurs sont à la fois le prétexte et les termes de comparaison. L'usage en «st très-ancien dans notre Midi. Baluze, dans .son Histoire d'Auvergne (p. 222, preuves), en cite un sxemple remarquable de l'an (484, » Revue des langues romanes, t. iv, p. 461.
t FLEUR-FEUILLE (fleur-feu-ll". Il mouillées), s. f. Un des noms vulgaires de l'hormin, salvia horminum, L.
FLEURIR. Aj3ntes : || 6* Terme de tanneur. S'emploie en parlant du tan, pour désigner, à la surface du tan, des fructifications d'un champignon, l'.rtlialium septicum, du groupe des myxomycètes, Annale.? des sciences naturelles. Botanique, (S.i», t. XI, p. (.04.
t FLEXIOXNEL, ELLE (flè-ksio-nèl, nè-l'), adj. ferme de grammaire. Qui a rapport aux flexions. Les éléments flexionnels, Hém. de la Société de linguistique de Paris, 1. 11, p. 359. || Qui a des flexions, qui est caractérisé par des flexions. Les langues flcxionnellcs forment la troisième partie de la grande division des langues en monosyllabiques, agglutinantes et flexionnelles. Les théories de Max MuUer sur le processus des langues, d'abord mono- DICT. UE LA LANGUE PRANC.SBE.