FRA
Icmcnt sur la couleur du terrain, et qui sont formées d'un mélange de charbon, de terre calcinie et de limon.
t FRACVSSEMEVT (fra-ka-se-man), s. m. Action de fracasser. La prairie ne craint point la jii'lée blanche, ni la coulure, ni le fracassement qui se fait par la grêle, p. du molun, Serm. n' décade (ivii' s.).
t FRACTIONNE.MEST. Ajoute! : || %' Action de briser en petites parties. Il est avantageux pour l'État d'employer la dynamite au fractionnement des pièces hors de service..., H. dbparville, Journ.
oUic. 27 nov. 187», p. 7832, )'• COl.
t FRACTIONNER. Ajoutei : || 2' Briser en petites parties. Expériences exécutées à Brest pour fractionner les bouches à feu en fonte hors de service à l'aide de la dynamite, H. de parville, Journ. offic. 27 nov. (874, p. 7831 , 3' col. Les directions d'artillerie de Rennes et de Brest furent chargées de voir si l'on ne pourrait pas fractionner économiquement ces vieux canons, ID. ib. 27 nov. (874,
p. 7832, (" col.
FRAGILITÉ. — HIST. Âjoules : XII' S. Ensivons [suivons] ses faiz {de Jésus] en tant que noslre fragiliteiz en puet soffrir, li Dialoge Grégoire lo
pape, 1876, p. 286.
t FRAGRANCE (fra-gran-s'), î. f. Latinisme. Bonne odeur. On peut éprouver successivement une seconde et même une troisième sensation, qui vont en s'affaiblissant graduellement, cl qu'on désigne par les mots arrièrc-goùt, parfum ou fragrance, BRiLLAT-SAVABis, Physiol. du Qoilt, lléd. u.
— ÊTYM. Lat. fragrantia, de /ragrans (voy. fraorant).
FRAÎCHEDR. Ajoutes : \\ 7» Qualité de ce qui est récent. 11 me souvient des sages propos que vous me tintes dans la fraîcheur de la blessure qui vous cuisait, BALZ. liv. xi, lett. 4.
PRAIRIE. Ajoutez : || 3* Frairie ou charité, nom, en Normandie, de confréries établies pour rendre les derniers devoirs aux morts, H. moisy. Noms de famille normands, p. (45. || 4" Fig. Bonne aubaine. L'évèque d'Oléron est mort; voilà frairie pour celui qui tire profit de telles collations, GUI PATIN, Lettres, t. ii, p. 377.
2. FRAIS. Ajoutez : \\ 5° Terme de pratique. Exposer les frais, en faire l'avance. Considérant que le document sur lequel les appelants fondent leur demande est un mémoire de frais rédigé dans la langue du pays oii les frais ont été exposés, dûment certifié et légalisé, Gas. des Trib. 2-3 janv.
(875. p. 5, 3' col.
t FRAISAGE (frèza-j'), s. m. Action de fraiser
(voy. FRAISER 3).
(. FRAISE. Ajoutes :\\3' Arbre à fraises, l'arbutus unedo, L., bâillon, Bief, de bofo». p. 247. C'est l'arbousier.
t FRAISEUSE (frè-zeil-z'), s. f. Machine-outil portant un arbre sur lequel on peut monter des outils de formes très-variées, dont la surface est entaillée comme celle de la fraise (voy. fraise 2).
I FRAISIf.RISTE (frè-zié-ri-sf), s. m. Celui qui s'adonne particulièrement à la culture des fraisiers. Je n'ai jamais eu la prétention de réformer les usages de nos fraisiéristes, Revue horticole,
46 juin (875, p. 234.
t FRAISURE (frè-zu-r'), s. /'. || 1° Évideinenl pratiqué à l'aide dune fraise. {] ï° En particulier, dans les armes à percussion, l'évidement qui se trouve à la partie inférieure de la tète du chien et qui embrasse la capsule. || Dans les armes à silex, cavité demi-cylindrique pratiquée dans le bassinet, dans laquelle on plaçait la poudre d'amorce.
— ETYM. Fraise 2.
t FRAMBOISEMENT (fran-boi-ze-man), s. m.
Terme d'anatomie. Disposition de tissus en framboises, c'est-à-dire en saillies mamelonnées. Aiiisi s'expliquent, d'après M. Owen, le framboisemcnt de l'oeuf et sa transformation totale en une masse de cellules germinatives, a. de quatrefages, Rev. des Deux- Mondes, (" juillet (856, p. 62.
2. FRANC. Ajoutez ; — UEM. Le franc, unité fondamentale du système monétaire décimal, correspond à un alliage de 4 grammes 5 décigrammcs d'argent et 5 décigrammes de cuivre, ou de 29» milligrammes d'or et 32 milligrammes de cuivre. Le franc, pièce d'argent n'est, comme les pièces divisionnaires .Qo la pièce de 5 francs, composé que de 4 grammes (75 milligrammes d'argent al liés à 825 milligrammes do cuivre; titre de 83 millièmes.
FRANCHIR. ]] 4* Terme de marine. Ajoutez Il On dit aussi, activement, franchir les pompes,
FKA
au lieu do les afi'ranchir. Dans l'après-midi, le temps s'améliore de plus en plus, on franchit les pompes, on sauve les débris du bout-dehors du grand foc, Rapport du capitaine Veiltel, dans Jouni. oific. (I mai (873. p. 3ii4i>, (" col.
— ETY.M. Ajoutez : X l'appui du passage, dans franchir, du sens moral au sens physique. M. l'h. Roget, de Genève, dit que, en latin, liherare a subi la même extension, et que, venant de liber, il a pris le sens de franchir, traverser, dans Frontin, dans Pétrone et dans Hygin, Fabl. xxv, 7.
t FR.XNCHISSABLE. Ajoutez : L'approvisionnement de charbon assure [à un vaisseau de guerre] une distance franchissable de 340u milles, de parville, Journ. des Débats, (6 nov. (876, Feuilleton, 2' page, (" col.
t FRANCHISSEMENT. Ajoutez : \\ i' Terme de fortification. Gradins de franchissement, gradins pratiqués dans un épaulemout pour permettre aux troupes qui sont derrière de le franchir facilement afin de se porter en avant.
FRANCISER. || 3" Se franciser. Ajoutez : Genève.... On te voit.... Travailler jour et nuit au faste et vanité. Et faire tout ton Dieu des modes de la France.... Mais, te francisant tant, même ju.squ'au saint lieu. As-tu point peur qu'un jour, par ordre du vrai Dieu, Pour mieux te franciser 1,1 France ne t'étrille? de la chana, (608, dans la Conspiration de Compesières, Genève, (87o, p. 05.
FRANCISQUE. — REM. Ajoutez : La hache de guerre des Francs ne présente qu'un tranchant (et non deux, comme l'ont dit quelques auteurs trompés par bipennis, employé abusivement quelquefois pour désigner la francisque) ; le Franc la lançait contre le bouclier de son ennemi, ou s'en servait en la conservant à la main.
t FR.\NC-S.\URE (fran-so-r'), î. m. Voy. saure au Supplément.
FRANGE. Ajoutez :\\i' Terme de physique. Lignes alternativement brillantes et obscures qui se manifestent dans le phénomène des interférences. Il 5° Frange ou noctuelle frange, sorte de papillon, iwclua fimbria ou, plus particulièrement, triphscna fimbria. \\ 6° Arbre à franges, le chionanthus virginiana, L., bâillon, Dict. de bot. p. 247.
— HIST. xii° .■!. Ajoutez : Uns noirs enfe/.ons [petit enfant] lo traoit [un moine] fois par lafringe de son vestiment, li Dialoge Grégoire lo papt, (876, p. 66. Il XV' s. Le mestier de franges et rubans, Bibl. des ch. (874, t. xxxv, p. 519.
t FRANGlBLE. — HIST. xvf s. Ajoutez : Afin que les «pistyles ou architraves ne soient frangibles et en danger de rompre, ph. delorme. Architecture, t. II, p. 223.
t FRANKLINITE (fran-kli-ni-f), s. f. Terme de minéralogi». Minéral contenant du fer, du zinc et du manganèse.
FUAPI'E. Ajoutez i\\ 3° Action de frapper des monnaies. Uije vaste association de fuux-monnayeurs, pourvus de tout le nécessaire pour la fusion et la frappe des monnaies, Monil. univ. 9 sept. (868, p. (271, 4» col.
t FRAPPE-DEVANT (fra-pe-de-van), s. m. Outil de forgeron. L'aliéné respecte l'outil avec lequel il exerce son métier, que ce soit une hache, un frappe-devant ou une faux, maxime du camp, Rev. des Deux-llondes, (" nov. (872, p. 47.
FKAPPEH.— HIST. yijoule: : xiii* s. SeRainouars nés (ne les] vet del fust fraper. Ne mangera di pein à son disner, Aliscamps, v. 3858, éd. Gués sard.
FRAPPEUR. Ajoutez : || 4* Frappeur de gaze, celui qui donne l'apprêt à la gaze, et y fait des dessins à jour au moyen d'un emporte-pièce, Tarif des patentes, (868.
t FRAS (frâ), s. m. Terme de boucherie. Région, dite aussi hampe, grasset, les aillères, la lampe, qui s'étend de la partie postérieure et latérale du ventre vers l'extrémité inférieure et antérieure de la cuisse.
t FRASIER (fra-zié), s. m. Synonyme de fraisil, qui est bien plus souvent employé.
— Etym. Frasiar 3. le môme radiilil que fraisil. t FRASSINELLE (fra-ssi-nè-1'). s. f. Sorte de
pierre dont on se sert pour donner le fil à certains outils et pour polir l'émail. Ces pierres, que l'on nomme fra.ssinelles, s'emploient avec un peu de ponce pulvérisée, et on polit avec leurs pointes les nus des figurines, Œuvres de Benvenuto Cellini, Trad. L. Léclanché, Traité de l'orfèvrerie, ch. v, ou t. Il, p. 286.
— ETYM. Ital. frassinella.
t FRATERNE (fra-tèr-n'), s. f. Semonce. Arpa-
VWE
lor^
jolet est ici, à qui j'ai fait la petit» exhorUdion. Praslin y est aussi pour lui donner une fraterne ; mais tout aboutira en belles paroles de part et d'autre, Richelieu, Lettres, etc. t. vi, p. (66 ((638). Mot ancien et présentement inusité.
— ETY.M. Fraterne est un adjectif pris substantivement : semonce, exhortation fraterne.
t FKATKRNISATION. ^jouleï .- Les barbarismes indiquent la barbarie des mœurs et la perversion des .sentiments ; lorsqu'on parle de modérantismc, c'est qu'on ne connaît plus la modération; et, lorsqu'on invente le mot de fraternisation, la fraternité est bien loin, e. oéruzez, Hélanges et pensées,
t FHATERXITAIRE (fra-tèr-ni-tê-r'), adj. Qui a rapport à la fraternité. Passons par-dessus les modernes axiomes fraternitaires découverts i)ar messieurs les socialistes, fr. bastiat, Œuv. comj-l. Paris, (873, t. II, p. 45.
FRATERNITÉ. — HIST. Ajoutez : xii« s. Car n'a nule ordre en tôt le mont Où ait mainz de fraternité [que l'ordre de Clairvaux], guiot de provins, Bible, V. (2((. Il xiii'S. Ajoutez : Ainz fustes maintenant sorpris de la doçor et de la fraternité qui doit eslre entre ceux qui en sont compaignon, Galaad, de Gauthier Map (ms. de la Bibl. de Bourgogne, n" 9472, f- 2(), cité dans Pcrccval le Gallois, t. VI, p. XLi, éd. Potvin.
FRAUDEUR. Ajoutez : — HIST. xiV s. Se les maistrcs du mestier trouvent drap ou pièce en une laine mauvaise ou fraudeuse.... (( 34o), VARiN,jlrc/i. administr. de la ville de Reims , t. u , 2' part.
t FRAXINIFOLIÉ, P.E (fra-ksi-ni-fo-li é, éo), adj. Terme de botanique. Qui est à feuille de frêne.
— ETYM. Lat. ffaiinus, frêne, et folium, feuille, t FRÉGATAIRE. Ajoutez : — ETYM. liai, frega-
tario, de frcgata, frégate. Le frégataire était un homme de peine de la côte barbaresque qui conduisait, dans des barques, à bord des navires les marchandises que la Compagnie française exportail.
FRÉGATE. — ETYM. Ajoutez : Feu M. le docteur Roulin ne pense pas que la frégate oiseau {pelecanus aquilus, L.) soit le même que la frégate navire. A cet égard, du Tertre est plus réservé que Buffon : ■■ L'oyseau que les habitants des Indes nomment frégate (je crois à cause de la vitesse de son vol) n'a pas le corps plus gros qu'une poule (p. 301). • Le P. Raymond Breton, dans le Dictionnaire caraïbe-français, le nomme, il est vrai, frégate, mais, dans le Dictionnaire français-caraïbe, fregade. La frégate est mentionnée par (Colomb dans son premier voyage eu Amérique, oii il la nomme rabo forcado, queue fourchue, dénomination qui lui convient fort bien. Dans un pa.ssage il la nomme seulement forcado, ce qui rappelle la fregade du P. Raymond Breton. Par ces raisons M. Roulin est porté à penser que fregade, frégate est une altération de forcado.
t FREIA (fré-ia), s. f. || 1° Terme de la mythologie Scandinave. Déesse de l'amour et du mariage, fille de Niord ou de Fiorgun, et fille d'Odin. ||0n écrit aussi Freya. || 2* La 76' planète télescopique, découverte en (862 par M. Darrest.
— ETYM. Goth. frijnn, aimer ;suéd. fria, aimer; allem. freien, rechereher en mariage.
t FREINTE (frin-t), s. f. || l' Terme de filature do coton. Déchet qui se produit dans toutes les opérations nécessaires pour la transformation du coton en fil. Pour faire i5 6ou paquets de 9U7 gr., il faut 22 640 kil. de coton de Géorgie longue soie; la freinte, ou déchet, pendant toutes les opérations de la fabrication, est estimée à 37 (/2 p. (no, Fnquête. Traité de cnmm. avec VAnglet. t. iv, p. 2U(. Ili" Fuite et perte du sucre en cours de transport.
— HIST. XIII' s. Li escuiers oï la freinte [le bruit, lo fracas), Ren. v. 25911.
— ETYM. L'anc. verbe freindre, briser, rompre, du lat. frangere.
t FREI.ATATION (fre-la-ta-sion), s. f. Action de frelater. La frelatation des drogues est la seule science dont les marchands se piquent; les drogues les plus chères sont les plus maltraitées, gilibert, de l Anarchie médicale, Neuchàtel, (772.
t FRfiNATEUR, TRICE (fré-na-teur, tri-.s'), adj. Terme de physiologie. Qui met un frein à l'action de certains organes. Les nerfs modérateurs ou frénalcurs du cœur et des glandes, vulpian, le Progrès médical, (0 avr. (875, p. (85, 2" col.
FRËRE. Ajoutez .-HIS" En Normandie, membre d'une finirie ou charité, c'est-à-dire d'une confrérie établie pour rendre les derniers devoirs aux
FRI
QiûrU, H. uoiSY, iVoias de famille normands, f. *>4.
— HIST. lliui* S. Ajoulex : Si les frères [testicules] el malade cnfreidissent, Jfs. 503, Bibl. de Montpellier.
\ FRÉROSAILLE (fré-ro-nâ-ll', ii mouillées), s. f. terme de dénigremen: forgé par Voltaire pour désigner ceux qui soutenaient Kréron contre lui. Je ne puis pas répondre que la fréronaille ne me calomnie quelquefois, mais je vous réponds bien que j'aurai toujours un bouclier contre ses armes, VOLT. Un. à d'Argenlal, 17 janv. <"66.
FRESAIE. — ETïM. .Ijouleï : En gascon, cet oiseau est nommé bresago, ce qui appuie l'étymologic pr.rsaga. Dans l'Aunis , au.x jeux de canes, le neuf de pique est surnommé la {resaie, parce qu'il est supposé porter malheur, Gloss. aunisien, p. 109.
KRESOrE. Ajoutez : Mais la fresque est pressante , et veut sans complaisance Qu'un peintre s'accommode à son impatience, La traite à sa manière, et, d'un travail soudain, Saisisse le moment qu'elle donne à sa main; La sévère rigueur de ce moment qui passe .\ux erreurs d'un pinceau ue fait aucune grâce ; Avec elle il n'est point de retour à tenter; Et tout, au premier coup, se doit exécuter, mouèbe, le VoWe-0'rdcc.
FRCT. Il 5' Ajoulex : Fret, c'est précisément sur mer ce qu'on appelle voiture ou port des marchandises sur terre ; sur le ponant on dit fret, et sur la mer Méditerranée nolis, P. giraudeau, la Banque rendue facile, Paris, <769, p. n.
t FRBTE (fré-f), S. f. Il l' Nom, dans la Suisse française, du faîtage d'une maison, proprement de la panne ou poutre horizontale la plus élevée d'une toiture, qui reçoit l'extrémité supérieure des chevrons el est recouverte de zinc ou de tuiles rondes. Il t' Se dit aussi du faite d'un arbre, d'une montagne. En suivant la frète de la montagne, de sals- SURE. cité dans uumbert. Glossaire. 113° Se dit enfin de la maison elle-même. Quarante frètes, tant habitations domestiques que granges et raccards, avaient disparu avec tout ce qu'elles contenaient (dans un incendie, à Saxon, village du Valais], Petit Jfonilcur, 1 mai (873.
— ETYM. On dit le fraile, masculin, dans l'Évèché de Bile. Il est possible que la frète ou le fraile soit le mtmc mot que faite avec l'intercalation d'nne r(vov. paIte).
FRÉTÉ. Ajoute: : Il 3- Embarqué, en parlant de marchandises. Le quai dominait le bateau de 8 à to pieds, et la planche du débarcadère formait une pente inclinée au moyen de laquelle des montagnes de marchandises de toute nature devaient être frétées IB. BENTZON, ilei". des Deux-Mondes, < 5 août <873. p. 987.
) . FRKTTE. Ajoutez : — BEM. Dans l'artillerie, les fretles sont non pas des spires, mais des cercles.
t FREVA (fré-ia), s. f. Voy. ci-dessus fbeia.
t FRÉZOXSAGE (fré-zo-na-j'), s. m. Épaillage des draps à l'aide d'un procédé chimique inventé par M. Frczon, Gaz. des Irib. 24 juin <875, p. our,, )'• col.
FRL\SD. Ajoutez .113' Friand de la lame, qui aime à se battre en duel ; c'est un terme de raffinés. Il était ce qu'on appelle friand de la lame, l'Événement. 26 mars )S77.
FRICASSEE. Ajoute: : || 6- Fricassée ou friture, nom que l'on donne quelquefois aux sardineries.
t FRICATIF, IVE (fri-ka-tif, ti-v'), adj. Qui exerce un frottement. Les grammairiens ont appelé consonnes continues ou fricatives celles dont le son peut être prolongé par une sorte de frottement de l'air sortant de la bouche ; s, », ;, ch, m, n, r, 1, sont des consonnes fricatives.
— ETYM. Lat. fricare, frotter.
FRICHE. Ajoute: : || 3° Une friche, un cmplnroment oii se tiennent les foires, oii se font les fêtes des saints patrons d'une localité, etc. Mais Gautier, s'ennuyant de se voir inutile. Dit qu'il voulait montrer comme il était habile, Si tOt qu'il aurait su les agréables lieux Oîi les comédiens font admirer leurs jeux ; Alors, sans différer, il courut sur les friches Pour voir en toutes paru s'il verrait des affiches, l'Entrée de Gautier Garguille en l'autre monde, poème .satirique, )635, réimprimé dans Chansom de Gautier Garguille, Paris, <8.'.8, p. 235. Le Ii juillet, fête de sainte Claire, à Chltcauncuf (Eure-et-Loir), il a passé une partie de la journée sur la friche, Ga*. de* Trib. 3( déc. )S75, p. )2«3, 1" col.
t FRIGGA (fri-ga), ». f. || 1" Terme de la mythologie Scandinave. La déesse de la terre. || S* La
FRI
77» planète télescopique, découverte en l»62 par M. Petcrs.
t FRIGORIQDE (fri-go-ri-k'), adj. Terme didactique. Qui se rapporte au froid, qui concerne la froidure, le frisson. !| Substantivement, il s'est dit, dans l'ancienne physique, d'un fluide imjioiidérable qu'on croyait être la cause de laproJucliou du froid.
t FRIGOUSSE (fri-gou-s'), s. f. Terme populaire. Bun repas, bonne chère. Faire la frigousse.
— ETYM. Dérivé irrégulier do frire.
FRILEUX, EUSE. Ajoutez :\\S. f. Frileuse, sorte
de coiffure de femme, en laine, en tricot, pour l'hiver. Chaussons de Strasbourg, de laine et de feutre bas chaussettes, lainages, tricots, frileuses, capelines, tours de cou, fourrures, boas et manchettes..., Je ^ouuelitslc d'Ai-ranches, 30 janv. 1870.
— lllST. Ajoute: : xii° s. Qu'à tous esgarés iert castiaus et closteùre,Et àtrestous fruileus buisons et couverture, le Roman d'Alexandre, p. 642.
f 2. FRILLER (fri-Ué, Il mouillées), v. a. Geler légèrement; se dit en Bourgogne. Une gelée tardive a frillé la vigne.
FRLUE. — ETYM. Ajoutes : M. Bugge, Romania, n° to, p. 148, propose pour étymologie do frime, anciennement frume, le latin forma au sens de visage; frume et forme seraient des doublets. Il est certain que l'on trouve dans Du Gange forma avec l'acception de visage, et que frimousse, qui vient de frime, a bien ce sens. Mais, plus tard, des scrupules de phonétique ont changé l'opinion de M. Bugge, et, présentement, il rattache frime au lombard frignare, pleurer, pleurnicher, faire la grimace, se moquer.; Come, frigna, pleurnicheuse. Ces mots sont, selon Diez, d'origine germanique; ils tiennent à l'allem. /îfimcn (pour /îan/ijare), faire la grimace , et de plus près au suéd. flina, faire la grimace, se tordre la bouche en riant, pleurnicher; uorv. flina ; patois danois, /iinejpatois angl. to frine. Frime est donc pour frine, comme venimeux pour venineux, charme de carpinus, étamer de étain , l'anc. Jatimt'f r pour tafmicr, etc. Le piémontais/Ima, colère, rage, est problablement identique au franc. frime ; également, peut-être frenna dans le patois de la Suisse romande, fare la frenna, se démener, s'impatienter. Dans la forme française vieillie frume, u est dû à l'influence de la labiale {Romania. juill.-OCt. (876, p. 356).
t FRIMOUSSE. — ÊTYM. Ajoutez : M. Bugge, qui avait pensé que frime vient de forma (voy. frime au Supplément), a tiré frimousse du lat. formosa {Romania, n° )0, p. U8); mais, depuis, comme il est revenu sur son opinion, formosa tombe avec forma. Il faut remarquer que frimousse ne parait pas ancien dans la langue; les deux formes notées dans Cotgrave, phlym.ouse, phryllelimouse, indiqueraient plutôt un mot de fantaisie suggéré peut-être par l'ancien français mouse, museau qu'un dérivé de frime.