FUS
à la Congrève, fusée composée d'une baguette directrice, d'une cartouche qui contient la poudre et d'un chapiteau incendiaire ou éclairant, ou d'un obus ohlong ou d'une bombe; elles sont désignées par le diamètre dt la cartouche en centimètres et par la nature de leur service. || Fusée d'amorce, artifice employé autrefois pour communiquer le feu à la chargé des bouches à feu. || Fusée fusante de projectiles creux, tube en bois ou en métal, chargé d'une composition fusante, qu'on fixe sur les projectiles creux, bombes, obus, grenades, pour en déterminer l'éclatement au moment voulu. Il Fusée percutante, fusée disposée de manière à s'enflammer par le choc du projectile sur le but. Il 14* Fusée de maïs, la râpe, la partie de la tige des épis qui soutient les graines. M. Cuffin-Lefebvre pense avec raison que, dans le Nord, on ne doit pas semer du mais pour graine, car la fusée aurait bien de la peine à mûrir.... d'un cûté, la formation de la fusée et du grain use le sol, Jnum. offic. <- novemb. t873, p. 7un, 3» col. ||i6° Fusée d'épée, partie de l'épée qui est engagée dans la poignée et s'y fixe. On remarque [dit M. Penguilly L'Haridon] la petitesse de la fusée, caractère général de la plus grande partie des épées de bronze, ce qui indique qu'elles étaient fabriquées pour une race d'hommes dont les mains étaient très-petites, comme on le voit chez les Orientaux, Joum. oIJic. 2» nov. <873, p. 7155, 3' col.
FUSER. Il ^'Ajoutez : || Fuser se dit aussi des substances autres que les sels. Leurs tiges desséchées |du tabac, du grand soleil, de la pariétaire] fusent, quand on y met le feu, comme si on les eût fortement imprégnées de salpêtre. Instruction sur la fabrication du salpêtre, (820, p. 20.
FUSIL. Il 3° Ajoutez ; jj Fusil se chargeant par la culasse, fusil dans lequel la culasse présente une partie mobile dont le jeu permet de mettre immédiatement la cartouche en place, sans avoir à l'introduire par la bouche. Il y en a un trèsgrand nombre de systèmes : le fusil ou l'amusette du maréchal de Saxe, le fusil de Chaumette, le fusil de Montalemberl, etc. || Fusil à aiguille, voy. AIGUILLE au Supplément. || Fusil de rempart, arme portative de gros calibre, destinée à être tirée en prenant appui sur la plongée des ouvrages de fortification; elle se charge par la culasse. Le fusil de rempart rayé a reçu aussi le nom de grosse carabine. || Fusil double, fusil portant deux canons brasés ensemble. || Fusil brisé, fusil composé de deux parties qui se réunissent au tonnerre en se vissant l'une dans l'autre; on les dévisse pour charger. || Fusil tournant, voy. tournant. Il fusil revolver, fusil présentant une disposition analogue à celle des revolvers. || Fusil à magasin, voy. MAGASIN. Il Fusil à percussion, voy. percussion. Il Fusil à silex, fusil qui parut pour la première fois dans l'armée française en (670; on y met le feu à l'aide d'une platine dite à la miquelet (voy. miquelet). || Fusil-pendule, voy. pendule. Il Pierre à fusil, voy. pierre, n" 4. || 5° Par plaisanterie et fig. Fusil de toile, un filet pour la chasse, et aussi tout ce qui sert à prendre, à recevoir.
FI' y
Wsace. U ne fallait pas embellir sa triste chaumière pour ne i)as se voir réduit quoique jour i aller à la chasse au pain avec un fusil de toile, Leit. du P. Duchéne, tsf lettre, p. 3.
FUSILIER. Ajoutes : — UE.M. Au xvif siècle. Ménage et Riclielet prétendaient que l'usage condamnait fusilier et imposait fusclier.
t FUSILLEMENT (fu-zi-lle-man. Il mouillées), s. m. Action de fusiller. Si la désobéissance [de la part de la population envahie dans la guerre de t87o] était de nature à compromettre la sécurité de l'ennemi, il n'y avait qu'une peine, le fusillement ; ce mot nouveau u été créé par les envahisseurs pour les besoins quotidiens de leur conversation avec les vaincus, Rev. des Deui-Uondes, t" sept. 187), p. 51.
t FUSTANELLE (fu-sta-nè 1'), S. f. Sorte de jaquette qui l'ait partie du costume des Grecs modernes.
— ËTY.M. Ce mot est dérivé du bas-lat. fuslana, qui est notre mot futaine.
t FUSTERIE (fu-ste-rie), s. f. Métier du fustier (il T a à Genève une place de la Fusterie).
FUSTKT. Ajoutes: — HIST. XIV s. Ajoutez : L'en ne pourra mettre seul fiustel, glaioleure, balocie, ne noirde chaudière ((340), varin, Archives administr. de ta ville de Reims, t. ii, 2' part. p. 845.
t FUSTIBALE (fu-sti-ba-l'), s. m. Terme d'antiquité. Machine de guerre servant à lancer des pierres.
— ÊTYM. Lat. /'usd'IialMs.de/'itsd's, bâton, et pâ)),w, lancer, parce que le mécanisme consistait en un bâton long de quatre pieds, auquel étaitattachée par le milieu une fronde de cuir.
t FUSTIER (fu-stié), s. m. Nom donné dans plusieurs provinces aux charpentiers, et spécialement aux charpentiers en bateaux, ou constructeurs de bateaux.
— ETYM. FiJ(, écrit autrefois fust.
t FUSTIGEUR (fu-sti-jeur), s. m. Celui qui fustige. Nos enfants, sous ces fustigeurs sempiternels et fanatiques, sont élevés en esclaves, Lett, du P. Duchéne, 67' lettre, p. 3.
t FUTILEMENT (fu-ti-le-man), adv. D'une manière futile. Tout continua d'abord comme par le ' passé [dans un couvent assez mal réglé), très-futilement et assez innocemment, Sainte-Beuve, l'nrl- Royal, t. I, p. 8», 3" éd.
FUTUR. Ajoutez : || 6° À futur, dans le temps futur, à l'avenir. Ce que je conteste, c'est le droit de supprimer, à futur, des associations qui ne seraient pas établies en fraude, Joum. offic. 9 mars (872, p. (670, 3' col.
f FUVE (fu-v'), s. /. Nom suisse de l'épicéa ; on dit aussi fie , bboillard , Jtei'. des Deux-Mondes, (5 avr. (876, p. 9(5.
— f.TYM. Voy. FIE au Supplément.
t FUVELLE (fu-vè-l'), s. f. Nom suisse d'une forêt de fuves ou épicéas, broillard, Rev. des Deux- Mondes, (5 avr. («76, p. 9(5.
FUYANT. Il 1" Ajoutes cet exem'ple de Bossuet : Si le pasteur ne trouvait sa brebis fuyante, Ser~ mons, Ferv. de la pénit. (.
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