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G. Ajoutes : || G est la marque des monnaies françaises frappées à Genève, de l'an vi à l'an xiii. Il 2* Dans les éludas de notaire, la cote G se dit des objets insignifiants qu'un clerc s'approprie pendant les inventaires : il classe aux cotes A, B, etc. suivant leur nature les objets de valeur inventoriés, et ceux qu'il prend passent, oomme on dit, à la cote G. C'est un calembour, g four j'ai.
+ G.^B.\Ï (ga-baî), t. m. Nom donné par les Gascons à un patois d'oïl qui se parle dans certaines parties de la Gascogne, tourtoulon et brincuier. Étude sur la limite géographique de la langue d'oc, Paris, (876, p. 25.
GABARE. Ajoutes : Il S" Nom, dans les C6tes-du- Nord, d'une grande barre de bois avec laquelle on «erre le pressoir du cidre.
&ABAHIT. Ajoutez : — RE.M Ce mol n'est pas
seulement un terme de marine ; il s'applique d'une manière générale à toute pièce mince en bois ou en métal découpée ou façonnée suivant un profil qu'on doit reproduire. Ainsi, il y a des gabarits en tOle qui sont employés dans la fabrication des armes. Il y a des gabarits on bois qui servent à construire les gabions. M y a même des gabarits en bois mince, en carton ou en papier qui servent de guides aux dessinateurs pour tracer des courbes.
t GABATTAGE (ga-ba-ta-j'), s. m. Terme de jeux de cartes qui parait signifier action d'abattre les cartes. On a saisi les enjeux, les jetons, les cartes, et l'on a trouvé dans un des recoins de la salle une portée contenant une série de gabattages successifs; on jouait le baccarat, Extr. de la Liberté, dans les Jeux en France, i, p. 21.
— HEM. M. Bérillon, commissaire cliarL'é de la
répression des tripots, ne connaît pas ce mot, et il pense qu'en place il faut lire abatage, qui se dit quand des portées sont préparées et qu'il n'y a plus qu'à les abattre.
t GABBItO (gab-bro), s. m. Terme de minéralogie. Nom italien de l'euphotide, roche composée de feldspath et de diallage, huot, Manuel de géologie, éd. Roret; de labrador et de smaragdite, janneitas les Roches, (874, chez Roibschild.
GABELfi. /l;ou(ei ; — HIST. XV* s. Sur chascun muid de sel gabelle ou non gabelle, mantellier, Glossaire, Paris, 1869, p. 31.
GABELLE. — ETYM. Ajoutes : D'après Dozy, c'est l'étymologlc arabe qui doit prévaloir : à côté de gabella, 1 italien avait aussi caballa et cabella, cité dans Du Cange ; le k initial arabe devient quelquefois g dans les langues romanes; et il est
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bien plus probable que les peuples du Midi ont cmprunlé aux Arabes cette dénomination <iu'aux Germains; en conséquence, il assimile gabelle, gabeita à l'csp. alcabala, alcavala, imp6t, qui est l'arabe al-kabâla, sorte de taxe.
f 2. GABET (ga-bé), s. m. Terme de marine. Pinnule qu'on adapte à certains instruments propres à déterminer en mer la hauteur des astres.
t G.ABECU (ga-beur;, s. m. Celui qui gabe, se moque (vieux mot qu'il n'est pas mauvais de remettre en usage). Paladins invincibles, célébrés par des chantres gabeurs, bhillatsavabin, PhysioL du goât, u.
GABION. Ajoutes: — REM. Le gabion n'est pas toujours un panier ; c'est souvent un cylindre en clayonnage.
t GABLE (ga-bl'), s. m. Nom, en Normandie, du pignon ou partie des murs qui s'élève en triangle et sur laquelle porte l'extrémité de la couverture. .M. Victor Petit a dessiné le gable donnant sur la cour; on y voit la grande porte charretière et la petite porte, DE caumont, Descriplion de ia grange de Perriéres, xif siècle, dans Statistique vionumentaie de l'arrondissement de Falaise, p. (59. Gable, terme de charpenterie appliqué à la maçonnerie; le gable est originairement la réunion, à leur sommet, de deux pièces de bois inclinées, viqllet-le- Duc, Dictionnaire raisonrié de l'arcliiteclure française, Gable. Les yeux s'étaient habitués à voir ces gables do bois surmontant les formerets des voûtes, interrompant les lignes horizontales des corniches et bahuts; lorsqu'on les enlevait, souvent les couronnements des édifices achevés devaient paraître froids et pauvres ; les architectes eurent donc l'idée de substituera ces constructions provisoires, dont l'effet était agréable, des gables en pierre; c'est ce que Pierre de Montereau fit à la Sainte-Chapelle de Paris dès <245, ID. ib.
— REM. M. Viollet-le-Duc, drins son Dictionnaire, écrit gable; on ne voit pas pourquoi.
— ETYM. bas-lat. gabulum ; angl. gable, de l'allem. Giebel, faite, sommet.
t 1. GÂCUE. — ETYM. Ajoutes : Les mariniers "de la Loire disent encore aujourd'hui gâche pour rame, et gâcher pour ramer.
2. GÂCHE. — ETYM. Ajoutes : Il y avait en Picardie une forme particulière glache : xv* s. Oue nul ne porra faire serrure à pêne et à glache, qu'elle n'ait pertuis et rouet, ilcc. des monum. inédits de Vkist. du tiers état, t. iv, p. 309. Cette forme, qui n'éclaircit pas l'élymologie de gâche, mérite pourtant d'être notée. M. Devic, Dict. étym., rapproche gâche de l'espagn. alguasa, penture, gond, que M. Dozy avait identifié avec l'arabe arrasza, gond, gâche. Cette étymologie d'un mol d'ailleurs isolé est très-vraisemblable.
t GACHE.NET (ga-che-nè), s. m. Jeune gars, dans la Haute-Marne. Tu n'auras que ce que tu mérites, mongachcnet; oîi demeures-tu? A. theu- RiET, Rev. des Deux-Uimdes, (5 avr. <876, p. 727.
— ETYM. Ce semble une autre forme de garçonnet.
t GACHETTE (ga-chè-f), s. f. Fillette, dans le parler de la Haute-Marne. Voilà une gâchette troussée comme un moine qui va au cresson, a. THEUHiET, Rc». des Deux-Mond. ("oct. <874, p. 655.
— ETYM. Voy. GACHENET.
GAGE. Ajoutes : \\ 4° Garanti par un gage. Rechercher si les emprunteurs sont en situation de remplir les engagt;menls qu'ils vont prendre envers le public, c'est-à-dire si leur emprunt est réellement gagé, Journ. o/Jic. <8 juin («76, p. 4278, (" col.
GAGER. Ajoutez : \\ i" Servir de gage à, garantir. Voilà les ressources de la ville de Paris, ces ressources gagent l'emprunt, elles donnent toute sécurité aux prêteurs, Journ. ojpc. 21 juin (876, p. 4:i(ifi, 2« col.
GAGNAGE. Ajoutez : || 2» Nom du prélèvement, en Picardie, de la (0° botte, en Artois de la ((•, auquel ont droit les moi-ssonneurs, après avoir coupé et lié les céréales, véret, Agrorujmie pratique, Amiens, (875, p. r, i7.
t GAGNE (ga-gn'), s. f. Action de gagner. {| X la gagne, en gagnant et économisant le gain. Dans les villes telles que Calais, Lille, Saint-Quentin et Lyon particulièrement, les métiers sont la propriété des ouvriers, qui, ordinairement, les ont achetés à la gagne, c'est-à-dire en s'aoquittaiil à mesure du travail, Enquête, Traité de comm. avec VAnglel. t. v, p. 78t.
GÀGNE-DEMER. || i' Terme d'ancienne administration. Ajoutes : II est défendu à tous gagne- I