GES
de la maison, saintb-belve, Port-iioyal, t. n,
p. 457 S» éd.
t GEOTKYPES (jé-0-tri-p') et non GÉOTRCPES, s. m. pi. Coléoptères de la famille des lamellicoraes ; ils ont les goùls du bousier, s'attachent aux bouses de Tache desséchées qu'ils rencontrent dans les prairies, et creusent la terre en dessous.
— ETYM. r^, terre, et TpOitetv, percer. GERBE. U 4' 4}cnitei: \\ Particulièrement, gerbe,
jet dont l'âme est fort étroite. || 6' Dans les marais salants, petit tas de sable obtenu par l'opération du battage. Enqutle tur les tels, t. ii, p. 6U9.
GERBËE. Ajoute: : || 8* 11 se dit de ce qui peut se mettre en forme de gerbe de blé. Des gcrbécs de sarments, mouillbfebt, Acad. des se. Compla rendus, t. ii.\iiu, p. 72».
f GEKBO. Ajoutei: — ÊTYM. C'est l'arabe yerbo', gerboise.
GEKBOISE. Ajoute: : — ËTYM. Esp. gerbasia, de l'arabe yerbo', DEvic, Dict. étym.
GliRÇVRE. Ajoute: : || 1' Terme d'artillerie. Fente produite à la surface extérieure d'une bouche à feu en bronze, par suite d'une forte pression intérieure.
t GERÇUKÉ, EE (jèr-su-ré, rée), adj. Terme forestier. Se dit des arbres qui sont affectés de gerçures. Orme diffus.... grand arbre à écorce d'abord lisse, puis écaillcuse, caduque, d'un brun jaunâtre, enfin gerçurée, H. fuckb, Uan. de bot. foresl. p. Î45, Nancy, 4873.
t GF.RD.\ (jiT-às.), s. f. La 4 22' planète télescopique. découverte en 4872 par M Peters.
G£BER. Ajoute: : || %' Terme de droit. Se gérer créancier, se porter créancier. Cette nullité, la dame veuve D.... ne l'invoque point ni contre sen mari.... ni contre la succession paternelle dont elle pourrait se gérer créancière de ce chef. Cas. des Trib. 2t avr. 4875, p. 399, 4" col.
GERFAUT. — HIST. || xvi* s. Ajoute: ; Ung gerfault [crochet à l'usage desbaliseurs] pour prendre les boTS en l'eau, mantellieb. Glossaire, Paris, 4 869, p. 25.
t GEBLK (jèr-1'), s. f. En Savoie et dans la Suisse romande, sorte d'ustensile de bois oîi l'on foule les raisins dans la vigne même, pour les verser ensuite dans les cuves; on dit aussi gearle, les Primes d'honneur, p. 65u, Paris, 4 874. ■
— ETYSI. Lat.giTuliu, porteur, gerula, porteuse, d'après M. A. Godet, de Neuchâtel, qui fait remarquer que c'est ainsi que meruîo a donné merle.
t GERMANISANT (jèr-ma-ni-zan), s. m. Celui qui s'occupe de l'histoire des langues germaniques, Rev. crit. 3 juillet 4875, n' 27, p. 9. || On le dit aussi de celui qui sait l'allemand.
I GERMAXIS.iTION (jèr-ma-ni-za-sion), s. f. Action de germaniser, de rendre allemand. Je n'ai aucune appréhension au sujet de la prétendue germanisation des États-Unis, le Temps, 4 6 oct. 4876, ï* page, 3* col.
tGER.ME-MEVr (jèr-me-man), s. m. Terme technique. Nom des jeunes sangsues au sortir de la coque, ÉBRABD, Monngr.des sangsues, 4857, p. 56.
t GERMOX. — Ajoute: : REM. D'après le Glossaire aunisien, p. 4 11, le germon est non pas, comme le dit le Dictionnaire, d'après Legoarant, un nom du dauphin commun, mais une variclt de thon propre à l'Océan, thynnus alalonga, Cuv.
t GERXOTTE (jèr-no-l'j, s. f. Vov. tf.rbe-soix.
■j- GÊROSTERIE Qé-ron-te-rie), "t. f. Caractère de péronte. 11 est vraiment d'une géronterie sans pareille, decodbchakp, Souv. delà marq. de Créquy, u, «.
4 . GESTE. Ajoute: : || 3* Au plur. Faux semblants, prétentions ridicules. Sa mère, en haussant les épaules, prétendait que tout cela [une attaque de nerfs de Mme Bovary] c'était des gestes, G. FLAUBERT, Mme Bovary, n, 3S7.
— ETYM. Cet emploi parait être particulier à la Normandie. Du moins on y dit gu«s!eî ou ges'es en ce sens : Iiame, les vilaines gestes qu'a fait F'raient tonmair ;e cidre dans l'émet, Kém. guern. p. 76. Voy. H. HOiSY, Noms de famille normands, p. 481, qui en rapproche l'anglais ;>J(, plaisanterie. Mais, sans not/T que le mot anglais lui-môme, qui n'a îrfiint de racine germanique, peut être la reproduction du mot normand, geste en ce sens est, évidemment , une spécialisation du sens de gestes, mouvements de la personne. C'est grimaces, dans le sens de faire des minauderies, des embarras. On dit en Normandie un gestier, une gesticre, celai, celle qui fait des gestes.
+ GKST1CCI.AIRE (jè-sti-kn-lé-r'), aâj. Oui a rapport aux gestes. 11 est narlé, dans les anciens
GIC
auteurs, d'une éloquence gesticuiaire et de solécismes en fait de gestes, vigneul-mabtille, Uél. d'hist. et de iitter. p. 400.
t GESTIONNAIRE (jè-sti-o-nt-r'), adj. || !• Terme d'administration. Qui a rapport à une gestion. Utilité do constituer un conseil d'administration gestionnaire. Projet sur Vadmin. de l'armée, Joum. offic. 44 août 4874, p. 6767, 2' col. || S' S. m. Celui qui est chargé d'une gestion. On ne peut pas être gestionnaire et contrôleur de sa gestion, Journ.
offic. 7 nOV. 4876, p. 7082, 4" Col.
t GECCHE (jeu-ch"), s. m. Nom, dans le Jura, d'un oépage blanc et d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, 4 869, p. 284.
f CiEYSKR. Ajoutez ; — ETYM. Islandais, 'geysa ou giosa, être en fureur, sortir impétueusement.
t GKYSÉRITE (ghey-sé-ri-f), i. f. Terme de minéralogie. Espèce d'opale.
I GHASEL (ga-zèl), s. m. Sorte do poésie arabe dont le nom a été souvent employé par les poètes de l'école romantique. C'est une petite pièce de vers amoureux. || On le trouve aussi écrit gazel. Doucement bercés aux rhythmes Inoubliables des gazels, H. BLAZE nE ddey, Rev. des Deux-Xondes, 4 5
juillet 4874, p. 249.
— ETYM. Arabe, ghaial.
t GHETTO (ghè-tto), s. m. Nom, dans certaines villes de l'Italie, du quartier où les Juifs étaient obligés de résider.
— ETYM. Hébr. rabbinique,, ghet, lettre de divorce, divorce. Diet. ital. de Bullura : ghetto, libello di ripudio; quartiere dove abitano gli Ebrei.
j GUEZ (ghèz'), s. m. Nom de la langue parlée en Abyssinie. Le ghez ou idiome abyssin est un reste vivant de l'antique langue de l'Yémen, fb. LENORMANT, âfan. d'/iij(. anc. VII, les Arabes, p. 219.
t GIULDE (ghil-d'), s. f. Nom, dans le moyen âge, d'associations, de confréries. || Compagnie urbaine et homme qui en faisadt partie; infanterie, fantassin.
— HlST. xii* s. Ses baruns [Rou] apela, sis [si les] fist tuz arestcr : Detries nus vei [sic], ne sai quels genz haster; Ne sai se par bataille nus volent deslurbcr; Nostre gelde e nos humes faites avant aler, wace, i(ou, v. 77o. Prist de ses chevaliers mil e set cenz e vint mille de gelde. Rois, p. 4 47. Car chevaliers et citaains,Comunes. geudes et vilains M'i unt fait tele envaïe, benoît, Chron. de Norm. t. I, p. 535 , V. 43445. || xm' S. Touz tel qui ont leur gilde et à ycelle appartiennent, nu cange, gilda. Il xrv° s. Et ne puet nuls ne nulle faire boulengherie, s'il n'est en le [Ia| gheude; et ne puet nuls entrer en le [la] gheude pour faire le mestier, s'il n'a esté variez, id. ghilda.
— ÊTYM. Pruvonç. gelda; ital. geldra, racaille; du bas-lat. gilda, ghilda, du germanique : anglosax. gild, confrérie.
t GIAOUR. — ETYM. Ajoutes : D'après M. Devlc, Dict. étym., le giaour turc représente le persan ghebr, guèbre (voy. ce mot au Dictionnaire).
■f- GIBBAR. Ajoutes : — ETYM. D'après Rondelet (1564), gidbar vient de gibber, bosse dorsale, Ce piscibus. XVI, 4 2.
GIBELET. — ÉTYM. Ajoutes : M. Bugge, Romania, III, p. 449, tire gibelet (avec toutes les formes analogues en différentes langues) de rimbrat ou vibrât qui se trouve dans un glossaire du xi° siècle avec le sens de percer. Aucune difficulté phonétique ne s'oppose à cette dérivation. Quant à rimbrat ou vibrât, M. Bugge y voit le représctant du latin eibrare, dont le sens vibrer, branler, tourner, a passé à forer.
GIBERNE — Etym. Ajoutes : On a dans l'ancienne langue gibe ou gibbe, ballot d'étoffes : Pour balle ou fardeau cordé de drap, de chanvre.... cl pour gibbe.... mantellieb. Glossaire, Paris, 4868, p. 36. D'un autre cété, en confirmation de l'origine arabe, on cite djebira, petit sac que 'l'on porte au c6té, de la racine djib, porter. Malheureusement, on n'a point d'historique pour expliquer d'oii provient dans ce mot la finale erne.
GIBIER. — HIST. XIII' s. Ajoutez : Esperviers [ils] portent et faucons, Ostoirs, tercets, esmerillons; Car ils vivolent de jeblers; Quant il les vit, moult en fu liés, Li biaus desconneus, v. 3006, Il xv s. Ajoute: : Puisque nous volons nestoyer Le pays de ces Anglois ci, Et que les voyons en gibier, Pourquoy demoront il ainsi? Wyst. du siège d'Orléans, p. 764.
t GICLER (ji-klé), r. n. Terme populaire. Rejaillir eu éclaboussant. Un maçon prenant de la chaux dans sa truelle et la faisant rejaillir de tous eûtes en l'appliquant sur le mur, la chaux a