‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 264 sur 638 · GUE · texte numérisé non relu

GUE

Joum. o/pc. 21 mars 1875, p. 2166, 2* col.||Gryphée arquée, espèce de gryphée très-commune en France, et qui est caractéristique du lias.

— Erv.xi. Pçuito;, crochu, à cause de la valve inférieure de la coquille à sommet recourbé en crochet.

t GC.\CO. Ajoute::— ÉTV.M. La Revue Britannique, fév. 1874, p. 603, donne de ce nom une origine bien douteuse, mais qu'il faut pourtant rapporter. • La découverte du yuaco serait due à un oiseau de proie voisin des faucons.... cet oiseau, lorsqu'il chasse, répète un cri monotone qui a quelque analogie avec l'articulation : guaco, guaro. Les Indiens, suivant leur habitude, lui en ont donné le nom, qu'il a transmis à l'herbe dont il leur a enseigné les vertus. »

t GCANf!, NÉK (goua-né, née), adj. Engraissé de guano. Champs guanés.

t GUAXIER, ÈRE (goua-nié, niè-r'), adj. Qui a rapport au gnano. Les îles guanières, Journ. offic. (6 avril 1877, p. 2905, 2* col.

t Gl'.ANO. Ajoute: : || Guano de viande. Le guano de viande est un produit fabriqué avec des déchets de viandes d'animaux sochés et moulus auxquels on ajoute du chlorure de potassium et du phosphate de soude, Journ. o/Jic. 30 oct. (875, p. 8921, 2* col.

— fiïM. Gun/io, ou plutôt Auano, mot péruvien qui signifie fiente d'oiseaux de mer, garcilasso DELA VEGA, llist. des Yncas, t. u, p. lus.

Gl'fiABLE. — HlST. Ajoute: : || xii* s. Ne celé eve n'est pas gaable Ne senz navie trespas.sable, BENOiT, Chronique, t. ii, p. (35, v. (9308.

GUËBRE. Ajoute: : || Le guèbre, la langue parlée par les descendants des sectateurs du zovoastrisme.

t GUELDRE (ghel-dr'), s. m. Appât que l'on fait en Bretagne avec de petites chevrettes pilées ou la chair de quelques poissons cuits.

t GUELTE (ghél-f), s. f. Nom donné aux tantièmes en sus des appointements accordés aux commis sur le produit de leurs ventes dans les magasins de nouveautés.

— ETYM. AU. Geld, argent, mot probablement introduit par les ouvriers allemands.

t GUEXlLLOl'X(ghe-ni-lloù,/( mouillées), s. m. Nom donné, dans la Vienne, au baudet, dit aussi bourrailloux, à longues oreilles et longs poils, qui est employé à la procréation de mules et mulets, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 302. Son corps est ordinairement couvert de longs poils laineux et brunâtres qui l'ont fait appeler guenilloux, bourrayoux, heuzé, la France agricole, carte n" 34.

— ETYM. Autre forme de guenilleux , à cause de l'apparence de ces animaux.

t GL'fCPlX, IXE (ghê-pin, pi-n'), adj Qui a le caractère, la méchanceté de la guêpe. X ce trait de liberté guépine, M. Colbert prit feu et dit avec émotion : Comme vous parlez, mon ami! Mi'm. hisl. etc. par Amelotde La Houssaye, t. Il, p. (oi, cité dans Lettres, etc. de Colbert, t. vu, p. lv.

GUERIDON. — ETYM. Ajoute: : M. J. Depoin, dans le Courrier de i'augelas, t" juin (876, p. (, a réuni des renseignements qui avancent notablement l'histoire rie ce mot. D'abord il rapporte une note de M. de Monmerqué au sujet de deux facéties du temps de la régence de Mario de Médieis : • La première est intitulée : Les folasires et joyeuses amours de Guéridon et Hobinette, Paris, (6l4,in-8. La seconde a pour titre : ftallet des Argonautes, oit est représenté Guelindon dans une caisse, comme venant de Provence, et Hobinette dans une gaine, comme estant de Chastellerault. Ce jeudi vingttroisième jour de janvier au Louvre. Paris, (6(4, in-8. Ce ballet est indiqué dans l'ouvrage du duc de la Vallière, (760, in-8, p. 49 (dans tallemant DES KÉAL'X, t. III, p. (40, éd. Garnier). • Guelindon est une autre forme de guéridon. Ainsi, dans le commencement du xvii' siècle, guéridon était un nom propre, le personnage d'une nouvelle et même d'un ballet. De là guéridon devint le non d'une sorte de vaudeville; c'est ce que nous ap prend le même Tallemam dans ce p.issa)^ eiti par M. J. Depoin : • 11 dit qu'un homme de sa connaissance avait nlis toute la Bible en vaudevilles qu'on appela guéridons, et il en sait quelques ver qu'il a bien la mine d'avoir faits. » Maintenant un chaînon nous manque pour passer de guéridon vaudeville à guéridon meuble. M. Ed. Kournior [le Voleur, 25 juin (875, cité par M. Eman .Martin, Courrier de I'augelas, c nov. (875, p. (ou) dit que • guéridoTi est un personnage de ballet qui

Page 1