‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 265 sur 638 · GUE · texte numérisé non relu

GUE

avait le triste rôle de tenir à la main un flambeau, pendant que les autres tournaient autour de lui en s'embrassant. Il va sans dire qu'on s'arrangeait toujours de manière que cet emploi ne fût pas dévolu aux jolies finîmes. Quand l'usage des petits meubles destinés à porter un flambeau s'introduisit dans les appartements, on les appela guéridons en souvenir du pauvre patient dont c'était l'oflice à la danse. Cela est si vrai qu'on donne le même nom aux candélabres qui ne servent que dans les grands appartements, dans les palais, et qui, soutenus par des gaines ou par des groupes d'enfants, sont destinés à porter des girandoles et des arbres de lumières. » Malheureusement, M. Fouruier ne cite aucun texte à l'appui. Toutefois on conçoit qu'un nom devenu populaire par un roman et par un ballet ait été attribué à un meuble. X ce point, en remontant, on demandera d'oii vient guéridon, qui primitivement est nom propre. Dans les Folastres amours de Guéridon et Hobincite, Guéridon est un Provençal, de Mar.seille. Cela donne quelque crédit à l'opinion de Richelet, qui dit que guéridon est un mot apporté d'Afrique par les Provençaux.

t GUÉRISSEUR. Ajo\Ue: : — HIST.xvr s. Ayant tel sort qu'il faut que le blesseur Luy mesme soit de ce mal guérisseur, j. marot, Poés. p.'282.

t GUÉTI.VE (ghé-ti-n"), s. f. Nom donné, en Normandie, aux pommes qui tombent par suite de la piqûre des insectes, les Primes d'honneur, p. 20, Paris, (874.

t GUETTE-CUE.MIN (ghè-te-che-min), s. m. Synonyme provincial de voleur de grand chemin. Tu es pire qu'un guette-chemin, parce que, d'un guette-chemin , nous nous serions défiées de lui en le voyant arriver; je te renie, retire-toi!... {Al]'aire dans la Gironde), le Figaro, 23 juin (875. Gl'ETTEl!. Ajuule: : ]\ 3° Se guetter, prendre garde, se méfier. Ils se trouveront accablés d'un côté d'oii ils ne se guettent pas, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t.Tiy\. Ajoute: -• D'Arbois de Jubainville {Revue celtique, t. n, p. 127) dit que guetter provient non du vieux haut-allem. vahtan, mais du substantif franc vacta, que nous ont conservé plusieurs textes carlovingiens.

GUEULARD. Ajoute: : \\ 6° 11 se dit de l'ouverture des égouts sur la voie publique. Un des énormes tuyaux qui distribuent l'eau du Rhône dans le centre de la ville [Lyon] a fait explosion..., et l'immense jet qui s'en échappait ne pouvant s'échapper par les gueulards des égouts.... le Bien public, t" oct. (875, 3" page, 2" col.

GUEULE. Ajoute: : || 9° On dit la gueule et non la bouche du cerf, yalville, Sur la vénerie du cerf, (788.

GUEULÉE. Ajoutes : || 2° Cris violents, grossiers. Ces sauts, mornifles et gambades, Beuglements, gueulée, embrassades, les Porcherons, ch. m, p. 145, (773. dans CH. NiSARD, Pari.sioni'smes, p. (34. t GUEULETON. — ETYM. Ajoute: : Gueuleton se trouve dans un texte languçdocienr du xviii' siècle : Lucia daou Pas-d'estrèch, Bétriz daou Pas dé Ferre, Que per un gutetnun se fay pas manda quèrre, roudil, de Montpellier, dans Rev. des langues romanes, juillet (870, p. 256.

(. GUEUSK. Ajoute: : — REM. La forme triangulaire n'est pas caractéristique des gueuses de fonte. Elles peuvent avoir de tout autres formes. t 4. GUEUSE (gheiVz'), s. f. Sorte de dentelle La bisette, la gueuse, la mignonnette, la campant formaient primitivement des dentelles en fil de lin pur plus ou moins fin, Journ. o//ic. 7 janv. (87c, p. (72, 2° col.

GUEUX. Ajoute: ; \\ 10» Sorte de chaufferette. On a retrouvé une de ces chaufferettes eu terre rouge dite gueux, et l'on suppose que la pauvre vieille s'était endormie dans son fauteuil ayant sous les pieds ce gueux qui a mis le feu à ses vêtements, le Droit, (0 nov. (871.

— HIST. xV s. Ajoute: : S'ele est fine [une dame], soyez songneux Que de ses fins tours vous gardez; Car souvent les plus rouges gueux [les compagnons les plus roués] Y sont surprins, bien l'entendez, Chansons du xv siècle, publiées par G. Paris, p. i'39. || xvr s. Ajoute: : Une gueue qui avoit servi les confrères de hurlep ]un mauvais lieu]. Œuvres facétieuses de Noël Vu Fail, Paris,

(874, t. Il, p. 282.

— ETV.M, Ajoutes : M. G. Paris, dans la note qui accompagne le passage cité ci-dessus des Chansons du xV siècle, dit que guntx,iu sens de cuisinier, cité dans l'histerique comme d'Olivier de

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