‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 268 sur 638 · HAL · texte numérisé non relu

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n. Ajoute: : || I* Ancicnnemcut, être marqué à l'a, être battu. Prions seulement que celte ordonnance ne porte son appel en croupe, que les commissaires l'efTecluenl pour noire profit et pour notre consolation, et ainsi nous aurons la paix chez nous : car, si elle est observée, nous aurons plus de biens et moins de coups; nous sommes le plus souvent marquées à I'h, pour montrer que notre peau est tendre, la Réjouissance des femmes sur la défense des tavernes et cabarets, Paris, 16I3, dans CB. NISARD, Parisianismes, p. (36, qui pense que cette locution provient d'une allusion aux lettres par lesquelles commencent le plus souvent des noms de coups et d'instrui{ients servant à donner des coups : horion, heurt, hoche, hache, etc.

t IIABCUOT (hab-cho, h aspirée), s. m. Le même que bachot (voy. ce mot au Supplément). L'entaille se fait av«c un habcbot, espèce de hache dont le fer est légèrement creusé et dont le manche est coude à droite, G. bagneris, Uan. de sijlrieult. p. 268, Nancy, 1873.

— f.TYM. D'où vient ce b épenthétique ou non?

t U.AB1LIT.\TI0.V. Ajoute:: — HIST. XV s. Lettres de habilitacioii de pouvoir acquérir des biens et possessions ou royaume, Proccs-verbauz du conteil de régence de Charles Vlll. p. 4.

S. HABILITÉ. .4;o«/eï:|| Ouàlité, situation habilitée, c'est-à-dire rendue apte à l'exercice de certains droits. Que les premiers [les électeurs de dé pûtes prennent part à l'élection en vertu d'un droit qui leur est propre, qui dérive de leur seule qualité de Français, habilitée de certaines conditions d'âge et d'identité, Coj. des Trib. 4 août 1876, p 4* col.

U.ABIT. Ajoutei : \\ S* Se disait, dans l'ordre do Fontevrault, du logement des religieux de l'ordre qui servaient de chapelains et de confesseurs, par opposition au monastère, qui se disait de l'éditice occupé par les religieuses.

t UABIT.\T, Ajoutez : H Fig, La législation, elle aussi, a sa géographie, son habitat, comme disent les zoologistes, et ce qui est très-bon en Angleterre peut être très-mauvais en France, o»ïsse babrot, la Liberté, I7 mars 1868.

t HABITCATIOX. Ajoute:: Je ne suis grammairien dominant, comme Castelvetro; je suis gram mairien valet, comme vous diriez un régent de la cinquième et ne puis vous offrir que mes yeux, ma main et mon habituation à l'imprimerie, Balzac, Lettres inéd. n (éd. Tamizey-Larroque).

HABITUÉ. Il 1* Ajoutez ; || Habitué se dit aussi arijectivement de celui qui a des habitudes en un lieu. Un des convives plus habitué que les autres pénétra jusque dans les cuisines, brillât-savarin. Phtjs. du gnût, Méd. IV, It.

I UABOL'S (ha-bou, h aspirée), *. m. Terme de droit musulman. Le habous est une constitution de biens de mainmorte admise endroit musulman, afin de permettre, sous forme de donation pieuse, de laisser la jouissance à des dévolulaires, Gaz. desTrib. 20 fev. <sT3, p. 178, (" col,

t HABOl'SAXT (ha-bou-zan, h aspirée), s. m. Celai qui jouit d'un habous. Attendu qu'il n'est point contesté que les habousants et les dévolulaires du habous étaient et sont malekiles, Gai. des Tribun. 20 fév. 4875, p, (78, t" col.

t HABOCSÉ, ÉE (ha-bou-zé, zée, h aspirée), adj. Constitué par habous, en parlant de propriétés foncières. Attendu.... qu'il n'est point dit qu'à défaut de dévolutaircs institués, les propriétés habousées feront retour à un établissement pieux ou aux villes de Médine et de la .Mecque, Gaz. des Trib. 20 févr. (875, p. «78, «~col.

t IIACIIAGE (ha-cha-j', h aspirée), ». m. Action de hacher. Ilacliage des feuilles [de tabac] puur poudre, Réponses aux questions de l'enquête sur le monopole des tabcics et des poudres, p. 329, Paris, 4874. Si le hachagc exige un matériel spécial..., ii faut reconnaître, d'autre part, que le mais, haché très-rapidement par un hache-paille à fortes dimensions.,., de OASPARl!!, Journ. nffic. 8 janv. 1875 p. 163, 3« col.

t HACHERON (ha-che-ron, h aspirée), t. m. Le même que hachercau. Nous trouvâmes un hache

ron taché de sang. Cour d'assises de la Haute- Garonne, Gaz. des Trib. 6 mars «874, p. 225,

2* col.

U.\CHIS. .4jou(ej ,• Il î' Fig. et par plaisanterie. Action de mettre en pièces par la critique une œuvre liltérairc. Si le docteur Heinsiusest assez téméraire pour y répondre [à une lettre critique de Saumaisel, quel bon plat sera ce hachis de sa tragédie [Herodes infanticida] que nous promet M. de Saumaise I balz.vc, Lett. inïd.xix, éd. Tamizey-Larroque.

t UACHOT (ha-cho, h aspirée), s. m. Petite hache avec laquelle, dans les Landes, on fait une ouverture aux pins pour en extraire la résine. Il faut que la saignée soit faite avec un bachot, parfaitement aiguisé, Enquête sur les incendies des Landes, f. 405.

U.\CHCRE. Ajoutez : \\ l' Dans le massage, sorte de percussion linéaire exécutée avec les doigts s'enlrc-choquanl brusquement en frappant la partie malade.

t HADOCK. Ajoutez : — ÊTYM. Angl. haddock, églefin-

t HAGUE (ha-gh', h aspirée), s. f. Palissade, Que ledit Lefort sera tenu de faire des piliers, bagues et bourrages [dans sa carrière] ; sinon, qu'ils seront faits à ses frais {Ord. de police, 22 sept.

— ÉTYM. Bas-lat. haga (voy. haie). Le norm. dit haguetles, petites branches, delboulle, Gloss. de la vallée cTYères, le Havre, 4 876, p, 179.

t HAlDlNGÉniTE (hé-din-jé-ri-f), s. f. Terme de minéralogie. Sulfure double d'antimoine et de fer,

HAIE. Ajoutez : |1 7° Terme de turf. Un des obstacles usités dans les courses d'obstacles.

t H.\ÏK (ha-ik, h aspirée), s. m. Nom, dans l'Orient, d'un vêtement très-léger dont on s'enveldppe et par-dessus lequel on s'habille; c'est une pii-ce d'étoffe non taillée. On en fait [du poil de chameau] la corde qui sert à fixer le haïk autour de la tète, Journ. o;/ic. 4 2 mai 4 874, p, 322u, 4" col. Tous [des gens de Fez, au Maroc] vêtus de blanc de la tète aux pieds, comme un cortège de prêtres : visages austères, barbes noires, haïks de soie, villetard, Journ, ofUc. I" fév, 4877, p, 789, 3- col, || On le trouve aussi écrit heyque. Les présents qu'Abd- Allah offrit à Louis XIV de la part de Mouley- Ismaël.... consistaient en une selle brodée, une peau de tigre, huit heyques, cinq peaux de lion, et quatre douzaines de peaux de maroquin rouge, Mercure, fév. 4 699.

t HAJE. Ajoutez : — ETYM. Arabe, hayya, serpent, DEvic, bict. ctym.

t HALBRE.NER. Ajoutez :\\3' Donner aux canards de basse-cour un caractère de halbran, en les produisant par des couvées libres au bord des étangs voisins des fermes; les canards ainsi obtenus ont la chair plus délicate et sont moins sujets aux maladies des basses-cours.

t HALE (ha-r, h aspirée), s. m. Cordage seri vant à haler, Journ. offic. 4 4 avril 4 872, p. 2545,

4" col.

t UALEFA(a-le-fa), s, m. C'est sous cette forme qu'on trouve dans les écrits du commencement de ce siècle le mot orthographié alfa depuis quelques années (voy. alfa au Supplément).

UALKNER. — HIST. Ajoutez : \\ xii' s. Si com il [un guerrier blessé à mort) pot parler à peine. Car il sent la mort et l'aleine, A Achille mis à raison, benoît de sainte-more. Roman de Troie,

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