HUG
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phants. On croit que du haut de ces pavillons ou howdabs, perchés sur le dos des éléphants, le chasseur est plus en sûreté; c'est une erreur Joum. offie. 22 nov. (87B, p. 9667, 2" col. Ils entrèrent sous un howdah tout tendu de draperies brodées d'or, en face duquel on avait placé une longue file d'éléphants agenouillés, t'b. 26 nov. (875,
p. 6969, 2' col.
t HUA\ACO (u-a-na-ko), s. m. Animal d'Amérique, voisin du lama, Joum. offlc. 23 nov. (87(,
t IIUCIIIÎE (hu-chée, h aspirée), s. f. Action de bûcher, d'appeler en criant. Les huchées et les trépignements redoublaient, chateaub. ilém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. i, Revenu du roi en Bretagne, etc.
t HUCUE.M (hu-chèm', h aspirée), s. m. Terme d'ichthyologie. Nom d'un poisson, salmo hucho, variété de salmonidés, propre aux eaux de la Bavière, Joum. Ojjic. 29 oct. (873, p. 6608, 3° Col.
t HUÉJLAL (u-é-mal), s. m. Animal du Chili. En zoologie, l'animal le plus curieux qui soit exposé est le huémal, dont l'espèce est éteinte et qui ligure sur les armoiries du Chili avec le condor, Journal offxc. 25 juin (876, p. 4526, 2' col.
HDGDENOT. — ÊTYM. Ajoutez : L'origine de ce mot est assez controversée et controversable pour que j'inscrive ici une communication de M. le docteur Morin, de Genève : « Huguenot vient d'un vieux mot suisse qu'on trouve en légende d'une danse macabre publiée à Sion en (505, et qui est en caractères gothiques, en allemand et eu français : iMort de la ungnote. Cette danse macabre a été reproduite par Curmer comme illustration de yimilalion de J. Christ, et il a écrit : Mort de la uguenote. Le radical est gnott ou gnoss, qui veut dire allié, uni. Bien avant Luther, Zwingle et Calvin, il y avait des gens qui rompaient leurs vœux, se séparaient de leurs frères, et on les appelait ungnot, de un privatif. Le sens est donc désuni, séparé, mot qui a été appliqué plus tard à ceux qui sortirent de l'Eglise romaine. ■ D'un autre côté, M. Eugène Ritter, professeur à l'université de Genève, qui soutient énergiquement l'étymologie eidgenoss, m'envoie quelques documents fort intéressants. (° Dans les Chroniques de Genève, écrites avant (66(, parlant des événements de l'an 16(8 (m, 24), Bonivarddit : • Et alloient criantles enfants : vivent les cigucnolz, voulans dire les eydgennss , qui signifie en allemant les ligués ou alliez, duquel nom s'appellent les Suisses en gênerai ; car eyd signifie serment, et genoss participant; pour quoi ces deulxmotz joinctz, à sçavoir eydgenoss, signifient les ligués ou ensemble assermentez. Ceulx qui tenoient le parti des princes à ceste cause par moquerie les appeloient les eidgucnolz. » 2° Dans le Levain du Calvinisme, par sœur Jeanne de Junie (Genève, (865, i, 7), on lit : . L'an (635, au mois de septembre, se rassemblèrent les gentilshommes.... ils pillèrent et emportèrent tout ce qu'ils peurent trouver appartenant à ceux de Genève, que l'on appeloit enguenot (c'est un mot allemand), c'est-à-dire en françois bon allié. » .'i" Cette forme enguenot se rencontre encore dans la DiSploralion de la cité de Genefve sur le faict des hérétiques qui l'ont tiranniquemenl opprimée. Cette pièce, publiée par M. de Montaiglon, Recueil de poésies françaises des xv* et xvi* siècles, t. iv, p. 94-(02, n'est pas datée ; mais elle doit être postérieure de peu de temps à l'expulsion des .sœurs de Sainte-Claire en ir>35; car, en énumérant les chefs du mouvement à Genève, Farel, Froment, Viret, elle ne nomme pas Calvin, qui n'arriva à Genève qu'en (536. Genève parle : • Estre soloye cité délicieuse; Les anguenots m'ont fait scdicieuse.... Mieux me seroit si je estoie soubz France, Ou obéisse à mon naturel prince; Je n'eusse pas fourvoyé, ne prins ce Chemin oblique, devenant anguenotte. De deshonneur perpétuelle note; Las I je ne fusse par ces maudits livrée X hérésie, ains de mal délivrée. • 4" Pasquicr, Rech. de la Fr. vit, 62, dit : « Or nous est le mot huguenot très-familier.... et toutefois peu de personnes se .sont avisez dont il a pris son origine, et en parle mesmemcnt un chacun diversement(suit l'énumération de plusieurs hypothèses); et les derniers qui ont voyagé es pays estranges estiment que c'est un mot emprunté du souysse quasi comme hens quenaux, qui signifie en ce pays là gens séditieux; bref, chacun en devise à .son appétit; et neantmoins, pour en dire ce que j'en pense sans aucune flaterie, mocqueric ou maltalent, je croy qu'il n'y a celuy de nous qui ne rccognoisse fran-
chement que la première fois que ce mot commença d'estro cogneu par toute la France, ce fut après la faction d'Amboisc de l'an (659.... je voua puis dire que huict ou neuf ans auparavant l'entreprise d'Amboise je les avois ainsi ouy appclkt par quelques miens amis tourengcaux. • 6» Enfin, il est à noter que le mot hitguenot se rencontre dans une lettre du cardinal de Lorraine du (ojuin lt>cu, manuscrite (Bibl. nat. anc. fonds, n° 8655, f° 89J. Appuyé sur ces textes, M. Eugène Ritlef combat mes objections contre l'élymologie par eidgenoss : a) Confédérés s'applique mal à une secte religieuse : Les travaux de M. Amédée Roget sur l'Histoire de Genève ont établi un fait que les contemporains avaient déjà reconnu, c'est que la réforme a été introduite à Genève par l'inHuence do Berne ; or les Genevois parti-sans de l'alliance bernoise s'appelaient eidgenots; dans les vers cités plus haut, anguenot a encore le sens de partisan de l'indépendance de Genève à l'égard de la Savoie, de partisan de l'alliance de Berne ; mais il y est tout près de signifier hérétique; ce senties anguenots, est-il dit expressément, qui ont livré Genève à l'hérésie, b) Ce nom ne constituerait pas un terme d'injure : Bonivard dit que le terme eydguenot s'employait pa-r moquerie, c) La forme anguenot ou enguenot employée par la Depluraiion et par Jeanne de Junie (eomp. les hens quenaulx de Pasquicr) montre la lluctuation commençante de la première syllabe ; une fois que le mot fut entré en France, il est naturel que les Français, qui ne connais.saient ni le parti genevois des eidgenots, ni le mot allemand qui lui avait donné son nom, aient assimilé ce mot à d'autres qui leur étaient familiers, et l'aient ainsi confondu avec quelqu'un des noms propres Z/ugucncaii ou //ujucnnt. En définitive, M. Eugène Ritter pense que l'origine est dans eidgenos, mais assimilé à un nom propre connu. Son argumentation est plausible, mais certaine, non; la certitude ne s'acciuerrait que si l'on .savait où huguenot a d'abord été usité : si sur les frontières suisses ou parmi des gens en relation avec les Suisses, la provenance par eidgcnos est confirmée ; si dans le centre de la France, c'est la provenance par Huguenot. Du reste, ou l'assimilation, ou la dénomination d'après le nom propre ét.-iit d'autant plus facile que ce nom propre se retrouve dans plusieurs endroits ; ainsi, sur la côte du département de la Manche, à côté des îles Chausey, il y a des écueils nommés les Uuguenauts.
HUILE. Ajoutez : || 16° Huiles lourdes, dites aussi huiles minérales, le naphte et le pétrole. Le meilleur coaltar, à ce point de vue, sera celui qui renferme le :phis d'hydrocarbures compris entre les huiles dites très-lourdes et les principes trop volatils.... jusqu'ici on s'est assez peu servi des huiles lourdes de houille.... h. de pabville, Joum. offic. 29 oct. (874, p. 7263, 3" col. || 17° Huilc des mines, huile de Nobel, nom de la nitroglycérine (Nobel est un ingénieur suédois qui a trouvé moyen de la faire détoner), Journ. ofjic. (9 oct. (873,
p. 6446, ('• col.
f HUILERIE. Ajoutez :\\ 3' 'Lo commerce des huiles. L'huilerie a pris 2500 barriques sésames Calcutta noirs à livrer aoilt, à 62 fr. les (on k., Joum. offie. du 24 juil. (87(, p. 2206, 2° col.
t HUILEUSE (ui-lcû-z'), s. (. Machine à faire l'huile, Journ. offie. 24 fév. (876, p. (37(, 3» col.
t HUIK. Ajoutez : — EïVM. Ce paraît être une autre forme de huer. Huer s'est dit, en eflTet, du cri de certains oiseaux : xiri" s. Les Ions [elle] ouit huiler, et li huans [chat-huantj hua, Berte, xxv.
t HOÎTRf:E (ui-trée). adj. f. Garnie de .son écaille, en parlant d'une huître. Dans le xyiii" siècle à Paris, on vendait deux sortes d'huîtres : en écailles et huîtrées, ou sans écailles, delamahe, Traité de la police, dans le Correspondant, 22 mars
t HUÎTRIER, liîRE (ui-tri-é, tri-è-r'), aaj. (lui se rapporte aux huîtres. Établissements huîtriers, Statistique des pêches maritimes, (874, p. 85. L'industrie huîtrière, ib. La riches.çe des gisements huîtriers, Jnurn. offie. 20 avril (875, p. 2894, 2° c.
fHULLA. ^l;ou(ei:— ETYM. Arabe, /lafiai, épouser une femme répudiée.
t IIU.MAGE (hu-ma-j'j h aspirée), s. m. Action de humer, et, en particulier, action d'inhaler, c'està-dire d'absorber des gaz ou des vapeurs par les membranes muqueuses.
HU.MAIN. — HIST. Ajoutez :\\xrr' s. Humains, bien vous doit souffire Oue estes tant de Dieu ame Qu'est mort pour vous à martirc, Théâtre franr dumoyen Age, Paris, (839, p. 3r.o.