HUR
t HCMANISME (u-ma-ni-sm'), s. m. || 1* La culture des belles-lettres, des humanités [humaniores litterx). Dq ivi* au itiu* siècle, elle [Raguse] vit fleurir dans ses murs toute une école de poètes élégants qui développèrent leur génie sous la double influence de l'humanisme et de la renaissance italienne, LOUis léger, Rev. historique, t. u, p. 229. L'époque Ixvi' siècle] s'acheminait, par découragement, vers la culture intellectuelle et l'humanisme ; et la résidence des seigneurs d'Esté s'ouvrit la première à ce mouvement, H. blaze de BLHï, Rev. des Peux-Uondes, tb mars <8T7, p. 273. Il 2* Théorie philosophique qui rattache .es développements historiques de l'humanité à .'humanité elle-même, Revue critique, 5 sept. •ISTi, p. 4 56.
t Hr.MA.MTAIRERIE. Ajoulex : || 2* Fausse humanité, humanité exagérée et afl'ectée. Que certains esprits imbus d'une humanitairerie excessive se laissent dire que la misère seule est cause qu'il y a des prostituées et des voleurs, cela peut se comprendre à la grande rigueur, Gaz. des Irib. 28 oct.
t HCMBl'G (heum-beugh', h aspirée), s. m. Charlatanisme avec fracas par annonces, par entreprises, etc. ; c'est un mot anglais qui commence à pénétrer chez nous. Sellers est la personnification du humbug; il vit d'expédients, th. bentzon, Rev. des Deux-Uondes, (5 mars 4 875, p. 326.
4 . HCMECR. — HIST. Ajoutes : || xil" S. En la secunde nuit après Qu'il out eissi esté confès, Li es força si sa dolors Oue toz li sancs e les humors Li espandirent par le cors, benoît. Chronique, t. ii, p. 384, V. 26438. || xiv S. Por ces quatre [fleuvesj de lor rousées Sont maintes terres arousées, Et por lor ymor se déportent, Tant que moût grant valor en portent, m.iCÉ, Traduction de la Bible, f° 2, verso, 2' col. (On remarquera ymor; Macé était duBerry, et dans le Berry on dit encore himeur).
t HCMECX, ECSE (u-mcù, meù-z'), adj. Qui a le caractère de l'humus. Le sol se trouve alors [par les enfouissements verts, ou fumure verte] pour\-u de matières humeusesqui favorisent la diffusion des principes nutritifs, joum. o//ic. 4 2 août
4 872, p. 5500, 2' COl.
I HrMrDIFiC.\TIOîr (u-mi-di-fi-ka-sion), s. f. Action d'humidifier. Ventilation mécanique dite par entraînement, chauffage, humidification et refroidissement de l'air, application industrielle, Àlm. Didol-Boltin, 4875, p. 4465, 4* col.
HUMIDITE. — HIST. xvi* s. Ajoutez: Ah! la fable a menty, les amoureuses flammes N'échauffèrent jamais ta froide humidité [de toi, lune ou Diane], despohtes, Diverses amours, contre une nuict trop claire.
nCMILIER. Il 3» Ajoutez : || S'humilier d'une chose, en ressentir de l'humilité. Croyez-moi, le trop ou le trop peu que vous dites ne vous nuira pas devant Dieu, si vous vous en humiliez, st-cy- BAN, à Singlin, dans ste-beute, Port-Royal, t. i, p. 458, 3« éd.
t HUMOUR. Ajoutez : — REM. On rencontre quelquefois ce mot au féminin : Ces extraits divers sont le résultat des lectures de Mme Dorval ; mais leur choix indique une fantaisie et une humour que rien ne peut rendre, th. gadtier. Portraits contemporains, ilmt Porval. Rien n'empêche en effet de donner à ce mot anglais qui vient du français, son genre originel.
t HUXETTE (hu-nè-f, h aspirée), ». f. Terme de carrosserie. Le panneau de derrière d'une voiture. Art. 4.... Le numéro, qui devra être entièrement conforme an modèle adopté par nous, sera peint en chiffres arabes sur le panneau de derrière, dit de hunette, et sur les deux panneaux du siège du cocher de toutes les voitures de place, Ordonn. de police, 3 4 mai 4 866.
f HUVNEBEDDEN (bu-ne-bèd-dèn', h aspirée) , s. m. pi. Terme de préhistoire. Nom hollandais de tumulus recouvrant des espèces de monuments mégalithiques, Rev. anthrop. t. iv, p. 23.
— ÊTYM. Hunnen, Huns, géants, et bedden, lits. C'(-5t l'analogue de l'allem. Ilunengrab , nom de T nnments de même genre (de //unen, Huns, . .ints KXGrab. (tombeau).
HURE. — ETYM. Ajoutes : M. Buggc {Aomania, juillet-octobre 4875, p. 364) commence par démontrer que hure a eu le sens de pileus, bonnet . • Li Vie de saint Thomas nous donne de hure un des plus anciens exemples connus : la "lurc abati, "Il 11 si^iiific selon Diez et Littré la partie cheveitio de la tête. Mais un sens différent est démontré, commo II- dit M. Mâtzner, Altengl. Sprachproben,
HYD
p. 4 85, par un pa.ssage correspondant d'une vie latine de saint Thomas : pileum dejecit. Un manuscrit (xiu* siècle) du traité lexicographique de Jean de Garlande glose pillea par hures, pilleola par hurez {Jahrb. f. rom. Ii'f. VI, 294). Dans l'ancien anglais hure signifie également chapeau, bonnet : Galerus (episcopi) qui hura dicitur, Vit.r abbnium S. .ilbani, d.ans dd cange; Pileus est ornamcntum capitis s;icerdotis vel graduati, anglicc o hure or a f>!/((y.>». » Cela établi (et la démonstration est complète), M. Bugge identifie hure avec le norois /iiî/a, bonnet ou casquette, mot employé surtout en parlant d'un bonnet de poil ou de peau. Uûfa est aussi indiqué comme coifl'urc des prêtres; l'allem. Hauhe, qui correspond à htifa, se dit également du bonnet de l'évêque, du prêtre. Vf an norois hûfa est syncopée dans le danois hue, island. mod. hûa. En français aussi, Vf s'est syncopée, d'où hue et, par l'intercalation d'une r, hure. M. Bugge, pour appuyer cette intercalation, cite mire, de mie, médecin, remire, de remedium, navire, de navie. Ces exemples d'intcrcalation d'une r ne paraissent pas tout à fait assurés, et par conséquent du doute reste sur hure pour hue. Mais la conjecture de M. Buiîge demeure très-plausible. Le vieux franc, avait )iut'P(, /iiu'CKe, bonnet, chapeau; celuilà vient certainement de htifa; la présence de ce mot avec le i' aide-t-elle l'opinion de M. Bugye en montrant que hûfa a bien réellement pénétré dans le domaine français, ou la combat-elle en y faisant voir la conservation de Vf sous la forme de v? M. Bugge remarque qnehure signifie souvent chevelure, surtout chevelure hérissée. Le mot Scandinave présente le même changement de sens : dans un dialecte norvégien, hârhuva, littéralement bonnet de poil, signifie chevelure, surtout chevelure épaisse, hérissée. En français, la notion : tête hérissée (tète du sanglier, du loup) s'est développée de la notion : chevelure hérissée.
t HURTIER (liur-tié, h aspirée), s. m. Terme d'ancien droit liégeois relatif à l'exploitation houillère. Propriétaire du sol qu'on exploite, et aussi maître du fonds sur lequel on verse les eaux au jour, et auquel on paye le même cens qu'à l'arenier
t HUSSmSME (hu-ssi-ti-sm', h aspirée) , s. m. Doctrine, parti de Jean Huss. Theobaldus, qui, au jugement de Balbinus, a été fort bien informé des affaires du hussitisme, lenfant, Hist. du concile de Constance, p. 4 77.
HUTTEAU (hu-tô, h aspirée), s. m. Petite hutte pour le chasseur. Cette amorce perfide [des canards en bois] est souvent compliquée d'un appeleur, et les hutteaux d'affût s'échelonnent sur le rivage, th. bentzon, Rev. des Deux-Mondes, 4 5 mai
— ETYM. Dérivé de hutte.
t HUZVARESCH (huz-va-rèch', h aspirée), s. m. Synonyme de pehlvi ou langue aryenne parlée en Perse sous la dynastie des Sassanides, max mûlleh, la Science du langage, trad. par Harris et Perret, 2« éd. p. 266.
HYACINTHE. — HIST. XVI' s. Ajoutez : Et ainsi [je] veis les chevaulx en vision; et ceulx qui estoient assis sur eulx, avoient des haulbergeons de feu et de hiacinte et de souffre, Apoc. ix, 4 7, iVou». Test. éd. Lefebvre d'Etaples, Paris, 4 525.
t HVALITE. Ajoutes :\\2' Sorte de verre noir obtenu en mêlant à la composition du verre blanc des scories de forge pulvérisées, du poussier de charbon, ou bien, comme on le pratique en Bohême, du soufre en nature; il est absolument opaque et susceptible de recevoir beaucoup d'éclat par la perfection du poli, CH. blan'C, le Temps, 46 août 4876, 3' page, 4' col.
t HVBOX (i-bon), s. m. Nom d'un cépage de la Savoie, dit aussi polofrais, qui monte jusqu'au sommet des arbres, les Primes d'honneur, p. 650, Paris, 4874.
HYBRIDE. Il 3° Ajoutez : Quoiqu'on toutes les langues il y ait beaucoup de mots hybrides qu'ils appellent, ou métis, vaugel. Rem. t. ii, p. 823, dans