‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 320 sur 638 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

le loupe qui estoit ou métal qui fu fondus (<358], la Cloche des ouvriers (communiqué par M. Cafiauxj.

1 2. LOOPECR (lou-peur), s. m. Nom, à Paris, des ouvriers qui vont dans toutes les forêts d'Europe et mi^me de toutes les parties du monde tliercher des loupes pour l'ébénisterie (voy. au Dictionnaire LOUPE, n° 2).

t LOCP-LOl'P (lou-lou), s. m. Autre orthojîraphe de loulou (voy. ce mot au Supplément). [I Kig. Si enfin tous les roquets, tous les loups-loups de l'aristocratie s'avisent d'avoir la funeste audace de lui pincer l'oreille, i. du P. Duchéne, 'iâi* lettre, p. 2.

LOURD. Ajoute:: :\\8' Il se dit des tissus qui offrent de la pesanteur, par opposition aux tissus légers. On compare nos tulles lourds aux tulles légers de France, Enquête, Traité de comiii. aeec l'Anglet. t. v, p. 662. Blondes lourdes, ib. p. or.s. Il 9' Terme do turf. La piste est lourde, quand le sol est très pileux par suite des pluies.

LOUKUE.ME.xr. — HIST. xiv s. Ajoutez : Quant le duc ouyt ces nouvelles, s'il fut triste ce ne fait pas à demander; car plus lourdement ne lui povoit il mescheoir, 3. le bel. Les vrayes chroniques, t. II, p. 90.

tLO0SSE.^U, LOUSSrC, LOCSSET, I.OSSE. Ajoute: : — F.TYM. Il est possible que ce mot de marine soit le même que louche 2 (voy. à ce mot les formes anciennes et les formes des patois).

t LOOTIKR (lou-tié) ou LOWVETIER (lou-ve-tié), s. m. Espèce de sorcier qui, suivant la superstition populaire, a des intelligences avec le loup, et dont le loup, pour reconnaître ses bons olliccs, respecte le troupeau et la basse-cour, elgène kolland. Faune populaire, )877, p. ai.

LOUTRE. Ajoute: :\\3' Race loutre, race anglaise de moutons (voy. ancon au Supplément).

t LOUVAGE (lou-va-j'), s. m. Synonyme de louvetage (voy. ce mot au Dictionnaire). Battage, égratteronnage, louvage. Enquête, Traité de comm. avec l'Angleterre, t. m, p. 248.

t LOUVRTEUR (lou-ve-teur), s. m. Ouvrier qui opère le louvage ou iouvetage, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 460.

t 2. LU (lu), s. m. Nom, sur les cites du Calvados, du poisson nommé lieu en Bretagne (voy. LIEU 2).

— F.TYM. La forme Ju, à côté de lieu, fait penser que ces deux mots pourraient venir du lat. luscius, en anc. franc, (us, sorte de poisson.

t 2. LUBLV (lu-bin), .t. m. Dans la Normandie, nom que la superstition populaire donne à des formes de loups, cherchant à entrer dans les cimetières, EVG.HOLLj^SD, Faune populaire, p. <59.

t LUBINE (lu-bi-n'), s. f. Nom, à Nantes et sur les côtes de la Loire-Inférieure, d'un poisson trèsestimé, qui a quelque ressemblance de forme avec la truite saumonée; le même que loubine, qui est ■iM Dictionnaire.

t LUBRIF.VCTION (lu-bri-fa-ksion), s. f. Syno nyme de lubrilication.

t LDCERNAIRE. Ajout'Z : || S" Genre de la famille des actinies. Anatomie et histologie do la luceruaire (lucernaria ocloradiata), a. bk kokût- NEFF, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 827. Il Le Dictionnaire de Bescherelle fait lucemaire du masculin.

M,CIFEIt. — HIST. xiu* s. Ajoutez : Dieus veut que li homs si le serve, Qu'en bien servant le liu deserve Imérilc) Que Lucifer perdi jadis, Arch. des missions scietdif. 2* série, t. m, p. 297.

t LL'CILIE (lu-ci-lie), s. f. Genre do mouches. Il Lucilie hominivore, lucilia hominivorax. mouche de la Guyane qui, déposant ses larves dans les fosses nasales de l'homme^, causa la mort par le développement qu'y prennent ces larves.

t LUCILLVE (lu si-lin'), s. f. L'huile de pétrole vendue dans le commerce pour l'éclairage.

— ETYM. Lat. (ucere, luire.

t f. LfClNE. Ajoutez : || 2" La U6" planète télescopique, découverte en ) 875 par M. Borrelly.

t LUC1\0CTE (lu-si-no-kf), adj. Terme de botanique. Plantes lucinoctes, plantes équinoxiales dont les lleurs s'ouvrent le soir et se ferment le matin.

— ETYM. Lat. lux, Ituis, lumière, et nox, nuit.

t LDCULE (lu-cu-l'), s. f. Terme d'astronomie. Nom donné à des points brillants, allongés, qu'on voit sur toute la surface du soleil.

— ETYM. Dimin. du lat. lux, lucis, lumière (voy. luire).

t Ll'ISA.NCE (lui-zan-s'), s. f. Néologisme. Qualité DICT. un LA LANGUE FRAM;A1SE.

de ce qui luit. Dans un sonnet plein de ^Tdce, le prisonnier [le Ta.ssel supplie une cluittc de lui prêter la luisance de ses yeux pour remplacer la lumière dont on l'a privé, ciiaïeaubk. Mém. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), t. vi, le Tasse.i

LU.MACIIELI.E. Ajoutez: — REM. La prononciation est lu-ma-kè-l', et non lu-ma-chè-l', chriten. Art du lapidaire, p. 257.

t LUME.V (lu-mèn), s. f. La Ht' planète téle- .scopique, découverte tn (875 par M. P. Henry.

— F.TVM. Lat. Jumen, lumière.

LUMIÈRE. — REM. Ajoutez : 1] 2. Dans le x\-;i° siècle, on faisait une distinction entre lumière au sens de chandelle, bougie, lampe allumée et (lambeau. Les lumières mêmes ne peuvent pas résister à l'humide fraîcheur qui y domine; et on ne peut y aller qu'avec dos flambeaux, SIém. de G. Marinier, dans Lett. etc. de Colbert, t. v, p. 677.

H'MIGNOV.— ËTYM.j1;ou!c: : M. Cornu {Romajiia,iuill.-oct. (875, p. 460) conteste que lumignon vienne de Imnen, s'appuyant sur ce que la forme la plus ancienne est limignon, lemignon. « Il est, dit-il, d'après le génie de la langue française et en considération du sens premier, mèche, plus rationnel d'admettre le passage de limignon ou lemignon à lumignon que l'inverse ; comparez les formes femier = fumier (fimus), premier z= prumier [primus], femelle = fumelle, chalemel = chalumeau, alemelle =: alumelle. Je cherche donc un type latin justifiant le thème lim (d'où (fin) ou Hum (car j'ai rencontré aussi la forme liumignon, Livre des métiers, dialogues français-flamand':). Or je le trouve dans le bas-latin licmus ou licmen, signifiant mèche, d'où s'expliquent correctement à la fois les formes dérivées limignon, lemignon et liumignon (comp. leg'la, tiule). La forme moderne peut avoir été déterminée, sans parler de i'inlluence du mot (umcTt, la mèche étant destinée à être allumée, soit par la tendance déjà indiquée à transformer t ou e atone devant m en u, soit par un intermédiaire iuimignon qui se rapporterait à liumignon comme tuile à tiule. » M. Cornu noto que le bas-lat. (icmus, licmen représente le lai. ellychnium, du grec éXWy.viov, de èv, en, dans, et XOyvoc, lampe.

f LUMINARISTE (lu-mi-na-ri-sf), s. m. Peintre qui répand la lumière dans ses tableaux. Les naturalistes néerlandais du xvii" siècle et les puissants luminaristes anglais du xviii" ont en lui [Diaz] un rival et peut-être un maître, E. bergerat, Journ. offic. o janv. (877, p. 206, 2' col.

t LOMINEUSEiMENT. Ajoutez :\\%' Terme de peinture. En pleine lumière. Tout cela est peint lumineusement, avec une grande finesse de pinceau, e. bergerat, Journ. offic. 15 fév. 1876, p. (230, :r col.

LUMINEUX. Ajoutes : Il 2° Qui paraît jeter de la lumière. Ceux qui ont écrit ou inventé la guerre de Troie ont dépeint la beauté d'Hélène si éclatante et si lumineuse que..., m"* de scudéry, p. (93, par Rathcry et Boutron, Paris, (873.

t LI'MINIKftKE (lu-mi-ni-fè-r'), adj. Qui porte la lumière. L'éther luminifère.

— fTYM. Lat. lumen, lumière, et ferre, porter, t LUMP (lomp'), s. m. Voy. lompe.

(. LUNAIRE, jljoulci: || Dans la grammaire arabe, lettres lunaires, voy. solai.he.

t LUNATISME (lu-na-ti-sm'), s. m. Terme de vétérinaire. Nom de l'ophthalmie périodique, maladie qui attaque le cheval.

t LUNCHER (lon-ché), v. n. Faire un lunch. Il faut, au sortir du stade |d'Êphèse], remonter dans l'odieux wagon, après avoir lunché, avec du pale aie, chez un juif anglais, de vogué, llev. des Deux- Mondes, (5 janv. (875, p. 332. Il On dit aussi luncheonner. Mon cher Dickens, nous sommes enchantés do votre retour.... venez luncheonner demain à une heure, et amenez votre brave ami Furster, d'obsay, Rev. des Deux-Mondes, 4" mars

— ETYM. Angl. lunch ou luncheon, collation, second déjeuner, du gallois llwnc.

t LUNDISTE (lun-ili-st'), s. m. Celui qui, tous les lundis, fait un article dans un journal quotidien. Nous autres lundistes, comme on dit dans le jargon du jour, qui savons ces chefs d'œuvre par cœur, et qui en avons parlé jusqu'à extinction de phrases, nous sommes bien forcés de chercher pâture ailleurs, th. gautier. Feuillet, du Monit. univers, du 21 oct. (807, p. (326, (''col.

t- LUNP,. Ajoutez : \\ 4° Terme de forestier. Bois luné, bois affecté de lunure, nanquette, Expl. débit et estim. des bois, Nancy, («6», p. 102.

Il'X

t LUNEMENT (lu-ne-man), s. m. Fils grossiers fabriqués avec des étoupes blanchies et dont on fait des mèches pour lampions, cierges, chandelles, etc. Tarif des douanes. (869, p. (44.

LUNEfTE. Ajoutez : || IS" Au billard, donner une paire de lunettes, c'est-à-dire livrer deux billes tellement rapprochées que l'adversaire ne peut manquer de caramboler. || 1$° La lunette de la guillotine, le trou par lequel )jasse la tête du condamné. Il 17° Terme d'artillerie. Anneau d'acier qui sert à vérifier le calibre des projectiles; on a deux lunettes pour chaque calibre, la grande et la petite, qui ditlèrent d'une quantité égale à la limite du la tolérance accordée.

t LUNISTICE (lu-ni-sti-s), s. m. Terme d'astronomie. Point où la lune est parvenue à sa plus grande déclinaison, soit boréale, soit australe, ainsi dit par comparaison au solstice, parce qu'alors cet astre demeure presque stationnaire et semble s'arrêter dans son mouvement vers le nord ou vers le sud. Le jour du lunistice boréal ou supérieur est le jour du mois lunaire où la lune paraît le plus longtemps sur l'horizon dans l'hémisphère boréal; le contraire a lieu dans l'hémisphère austral. Le jour du lunistice austral ou inférieur est le jour du mois lunaire où la lune paraît le moins longtemps sur l'horizon dans l'hémisphère boréal ; le contraire a lieu dans l'hémisphère austral (voy. équilune). (3 dèc. 1870, belle aurore (boréale), lunistice, H. DK parville, Jour». offic. (7 mars (872, p. (9io 3« col.

— F.TY.M. Lat. luna, lune, et stitium, qui se trouve dans les composés, de stare, s'arrêter.

t LUNO (lu-no), s. m. Céréale de la Guinée, qui fournit un pain excellent, nourriture ordinaire de la plupart des indigènes, cohtambebt. Cours de géographie, (U'éd. (873, p. 622.

t LUNURE (lu-nu-r'J, s. f. Terme de forestier. Défaut du bois, dit aussi lune, qui apparaît sur a tranche du bois sous la forme d'un cercle ou quelquefois d'un arc de cercle, formé de plusieurs couches annuelles de couleur plus foncée ou plus claire que celle du bois environnant, nanquette, Expl. débit et estim. dubois, Nancy, (868, p. (94.

■f LUPEUX (lu-peù), s. )ii. Être fantastique, surnaturel, à tête de loup et à voix humaine, qui attire les voyageurs dans les fondrières, jalibert, Gloss. du Centre.

— ETYM. Lat. lupus, loup.

+ LURETTE (lu-rè-t'i, s. f. Terme familier et de fantaisie qui ne se dit que dans cette locution : il y a belle lurette, il y a longtemps. Il y a belle lurette qu'ils sont brouillés.

— ErVM. Corruption de belle heurette (voy. iieurette au Supplément).

t LUSTRERIE (lu-stre-rie), s. f. Fabrique de lustres. On admirera l'éclairage nouveau au gaz avec de magnifiques candélabres et lustrerie do la mLiison C... frères, Monil. univ. 22 mai (868, p. 732, 3° col. Troisième classe : cette classe comprenant les crislaux de lustrerie, avec les pendeloques, les octogones et les plaquettes à moulure cldVjWto. Enquête, Traité decomm. avec l'Anglet. t. VI, p. .-.SI.

t LUSTREUR. Ajoutez : — IIEM. On a dit autrefois lustrateur. La somme de cent cinquante livres seize sols huit deniers payée à Antonnio et Pietrouche, lustrateurs, pour leur payement de toutes les journées qu'ils ont travaillé à lustrer et polir. Lettre de Charles Errard (( 683), dans Rev. des documents historiques, par Et. Charavay, 3* année, 11° 33 déc. 187'., p. (29.

l- LUTP.CE (lu-tè-s'), s. f. La 21' planète télescopique, découverte en (852 par M. Goldschmidt.

— ETYM. Luielia, nom latin do Paris.

LUTIN. — HIST. Ajoutez : XII" s. Ne grantser-

penz volanz, hisdous, Noituns [lutins] ne monstres perillous, benoît, Roman de Troie, v. 14679.

LUTI'EU. Ajoutez : — HEM. Au commencement du xvn° siècle, on disait encore iut'lcr, qui est ua archaïsme. De çà, de là luitait mainte troupe rangée, RÉGNIER, Ép. I.

t LUXUEUSE.MENT(lu-ksu-eù-ze-man),odB. Néologisme. D'une manière luxueuse. Nous avons devant les yeux (au Capitole, à Washington] une salle rectangulaire de médiocre grandeur, luxueusement ornée de tentures de soie jaune, avec trois rangs concentriques de bureaux et de fauteuils en acajou, de molinari, Journ. des Débats, io août (876, 3' page, f>' col.

t LUXULIANE. Ajoutez : |1 On trouve aussi luxulianite. On en pourrait faire (du marbre-onyx de Tékali] des sarcophages infiniment plus beaux 3LPFL. — ^8

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