MAI
MAGNOLIER. Ajoutez : — REM. La prononciation est indiquée : magh-no-lié; c'est une faute; il faut l'indiquer ma-gno-lié, à cause du botani.slc ilagnol, dont le nom se prononce ma-gnol, et non magh-nol.
t MAGOG (ma-gogh'), s. m. Nom, dans la Genèse, X, 2, d'un pays. |{ Gog et Magog, voy. oOGau Supplément.
— KTVM. Voy. GOG au Supplément.
t M.VGYAR (ma-ji ar), s. m. Nom ethnique que les Hongrois se donnent à eux-mêmes.
t MAGYARISATION (ma-ji-a-ri-zasion), s. f. Action de donner le caractère magyar. Dans les établissements d'instruction, ils [les Magyars] se livrent à une magyarisation énergique des jeunes .slovaques, GiTiABD DE RiALLE, Rev. d'atuhrop.
t. IV, p. 5(3.
\ MAGZEM. Ajoutez : — KEM. On écrit plus habituellement magzen ou maghzcn. Les maghzens des tribus nomades, ainsi que les tribus du Tell, limitrophes du Maroc et chargées de la police et de la surveillance des frontières, jouissaient autrefois de l'exonération du principal impôt arabe, à titre de rémunération des services politiques ou de guerre que ces indigènes rendaient à notre cause, Jmrn. offic. )0 sept. 1873, p. ssio, 3" col.
— ETYM. L'orthographe exacte est matchzen, signifiant non écurie, mais lieu de dépôt, magasin.
fMAIIEUTRE. Ajoutez : — KEH. Le Dialogue d'entre le mahcustre et le manant a été publié en 1594; il ne fait point partie de la Satire Ménippée.
t MAHOM ou MAUON (roa-on), s. m. Nom que dans le moyen âge on donnait à Mahomet. || Par Mahon, jurement qui était fort en usage. Par Mahon ! c'est grand pitié d'elle, scarr. Virg. iv.
t I. MAUON (ma-ou), s. m. Nom, dans l'Oise, du coquelicot, les Primes d'honneur, Paris, 4 872, p. 64.
t 2. MAHON (ma-on), s. m. Nom, dans le Calvados, de grands pots cylindriqun en grès dans lesquels on expédie le beurre, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. (8.
f. MAIIONNE. Ajoutez : — ÉTYM. Espagn. mahona, de l'arabe ma'on, vase, qui a passé dans le turc, oii il a rei;u le sens de galère.
t MAUOC. Ajoutez : — HEM. On le trouve aussi écrit mahout. Draps dits mahouts pour vêtements des Orientaux, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet, t. m, p. 322.
t MAHRATfE (ma-ra-f), s. m. Langue parlée dans le sud de l'Inde, et dérivée du sanscrit.
MAI. Ajoutez :\\S° Arbre de mai, un millepertuis et un ponax des Antilles, qui lleurissent ordinairement en mai et en juin, baiixon, Dict. de bol. p. 257.
— REM. Un mai s'est dit aussi d'un arbre planté en un tout autre jour que le i" de mai, en un jour quelconque. Le mai qui sera planté [le dernier dimanche d'août] à la porte de la rosière de Suresne y restera jusqu'à la nomination d'une nouvelle rosière, TicjiemeTit pour la rosière de Suresne, dans Bulletin des loif, n° 57, p. 680, an xiii.
— iiIST. Il xvi' s. Ajoutez : S'assuraul bien que pour son beau chanter Vous leur donrcz do quoy le mei planter, j. pelletier du mans, la Savuye (1572), Chambéry, 1866, p. 27o.
t 2. MAÏA (ma-ia), s. f. || l''La 66» planète télescopiquc, découverte en I86t par Tuttle. || 2" Genre de crustacés.
— ETYM. Miia, fille d'Atlas, mère de Mercure.
t MAÏALIS.MK (ma-ia-li-sm'), s. m. Refroidissement qui survient souvent dans le mois de mai. Ce refroidissement [le froid périodique qui vient après les premières chaleurs du printemps] est sensible ici [dans l'Ain] principalement du quinze au vingt-cinq avril et, plus rarement, aux dix premiers jours de mai ; les jardiniers peuvent y compter; les gelées plus tardives qui ont fait donner au phénomène le nom de maialiscqe, fréquentes dans le Nord, sont ici tout à. fait exceptionnelles, Courrier de l'Ain, (5 avril 1876.
— ETYM. Lat. maius, mai.
t MAÏEUTIOL'E (ma-ieu-ti-k'), s. f. Méthode de Sûcrate dans la conversation oij l'enseignement par laquelle il disait accoucher les esprits. La maïeutique ou l'art d'accoucher les esprits, frank, Journ. des sav. févr. 1375, p. 8). || Par extension. Le conseiller qui veut éveiller la pensée du mal dans une âme combattue, évoquera les passions voisines, tournera autour du coeur qu'il veut corrompre, et, comme Socrate, par des interrogations habiles^ faisant naître dans l'âme des autres les