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pensées qu'il avait lui même, ainsi le conseiller perfide, par une sorte de maïeutique morale, accouchera l'âme prête au crime et lui fera cularncr les résolutions qui d'abord lui répugnaient le plus, P. JANET, Rev. des DeuxUondes, I5 sept. «875,
— ETYM. MauvTixi), l'art des accouchements, de HHEoeiv, accoucher, en parlant de la sage-lemme, de HïCa, petite mère, nourrice, sage-lemme. 11 vaudrait mieux écrire mécutique, l'ai grec se rendant par a: en latin et par é en français.
t MAIGLE (mè-gl'), s. m. Nom donné, dans le Calvados, au petit lait, les Primes d'honneur, Paris, 1N70, p. 62.
— EtYM. Le même que mêgue (voy. ce mot au Dictiiirinairc).
i.MAIGUE. 4;'ou(eï ; Il 16° Terme de filatuie. Filer en maigre ou filer à sec, filer sans addilion d'huilo. Nous achetons la laine en masse, nous la dégraissons, nous la peignons et filons en maigre, Enquête, Traité de coi/im. oi'cc l'Anglet t m p. 476. '
t MAIGRICHON, O.NNE (mè-gri-chon, cho-n'), orfj. Terme populaire. Oui est un peu maigre. Voici la petite Mme A..., qui est jeune, svelte, maigrichonne, chétive, Gaz. des Trib. «8 cet. <874
p. KMIO, 4* col.
tMAILLAGE(ma-lla-j', «mouillées), s. m. Action de frapper avec le mail le chanvre ou le lin. Au maillage succède l'écangage ou leillage, qui a pour objet de séparer la clienevoltc des brins de filasse, p. ciiAULNES, Journ. ojlic. )( août inT.i,
p. 6355, 2' col.
— EtYM. if aiJ.
I. MAILLE. Ajo«(ei : Il t3° Terme forestier. Un chêne est débité sur maille, lorsqu'on dirige la scie dans le sens du rayon; contre maille, si l'outil est perpendiculaire à ce même rayon.
3. MAILLE. Ajoutez : jj 5° Maille blanche, nom vulgaire de la monnaie de huit deniers tournois frappée par Philippe VI et par Jean II. || Maille tierce, nom vulgaire de la pièce de quatre deniers tournois sous Philippe le Bol.
t4. MAILLE (mâ-lle, H mouillées), s. f. Nom, dans la Haute-Saône, d'une sorte de pioche pointue qu'on emploie dans les sols pierreux, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 211.
t I. MAILLR. Ajoute: :\\ 6° Terre maillée, nom d'une terre argileuse, en Champagne. Ch-^mpagne: les terres maillées sont très-argileuses, ueuzé, la France agric. carte n° 5.
t .t. MAILLER. Ajoutez : [En Angleterre] on maille fortement les toiles pendant un grand nombre d'heures, au moyen d'un appareil particulier appelé beetles; le glacé que la toile acquiert par cette opération ne convient pas en Franco, où l'on veut sentir le grain perlé de la toile. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. v, p. 3oi.
MAILLET. Ajoutez : — REM. Le maillet, masse d'armes, dont la masse a la fcurme cylindrique, était encore employé en 16(6.
tMAILLEUSE (ma-Ueù-z", Il mouillées), s. f. Terme de bonneterie. Celle qui fuit des mailles. L'ouvrière la plus habile faità la main [par minute], au maximum, de «6« à 200 mailles le
métier circulaire à mailleuses.... 66750, Journ.
OlJic. 7 sept. 1875, p. (73, 2' COl.
t MAILLOTEUSE (ma-llû-teû-z", U mouillées), s. f. Faiseuse de maillots de théâtre. Ce sont les époux J. ; ils étaient employés au Théâtre-Lyrique, au moment du vol, la femme comme mailloteuse, le mari comme hommo do peine, Gaz. aes Trib. 9-(o avril (877, p. 344, 3« col.
MAILLUHE. Ajoutez : || 2° Terme de forestier. Tache dans le bois; elle est plus foncée ou plus claire que le bois, nanquette. Exploit, dcbit et est. des bois, Nancy, (868, p. (65. || Nom donné aux taches que forment les rayons médullaires du cnéno, quand, en le sciant, on dirige la scie dans le sons du rayon.
t MAIAION. Ajoutez ■■ — ÉTYM. Persan, maïmoân, nom de ce singe, devic, Dict. étym.
MAIN. Il U" A pleines mains. Ajoutez: || \ pleine main, au singulier, d'une façon qui remplit la main; se dit surtout d'une étoile pour en indiquer le bon tissage, la solidité. Une rube courte en reps noir à pleine main, cherbuliez, Rev. des Veux- Mondes, I" ûct. (871, p. 509. Il 68° Armes do main, armes destinées à agir directement; elles comprennent les armes do clioc, les armes tranchantes et les armes aiguës. || Main gauche, dague employée dans les duels, au xvi' siècle, pour parer les coups d'épéc; elle présente, au talon, un logement
MAT
IMDur le pouce. ||S9* Traiter à main ferme, traiter avec des gens qui se mettent directement à l'œuvre. M. Orban déclare qu'il maintient son amendement, tendant à ce que l'adjudication ne soit de règle pour les anciennes concessions que lorsque le gouvernement n'arra pu s'entendre avec le conc«-«sionnaire pour traiter à main ferme (sénat belge), Joum. offic. ti mars )87«, p. 4»3(, «"col. Il 70* Arbre à la main, le chiranihodendron platanoida, du Mexique, bâillon, Dict. de bol. p. 2&7.
t MÀI.NBOCR. Ajoutez : |; 2' S. f. Autorité du mainbour. La mainbour était la protsrtion légale due par certaines personnes à certaine» autres personnes, par exemple par le roi aux veuves et aux orphelins, E. boltàsic, Des origines du régime féodal, Paris, 4»75, p. <8.
t MAI.VE. Ajoute! : || %' En Normandie, mesure de pommes contenant huit boisseaux; la petite maine n'a que six boisseaux, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, <876, p. 2i4. (maine dans le Dictionnaire n'est pas à son rang alphabétique; par erreur, il est placé après uainxorte.)
t MAINE, ÉE (mé-né, née), adj. Mot employé par plusieurs coutumes pour signifier puîné, cadet, cadette, herun. Répert. de jurisp. au mot mainé.
— Etym. C'est l'anc. frani;. maitisné, de mains ou mnin-t, moins, et né.
t MAl.VETÉ (mè-ne-té), ». f. Ancien terme de jurisprudence. Quditéde maine, de puîné. On entend par droit de maineté un avantage qui appartient au plus jeune des enfants dans les successions de son père et de sa mère ; on n'a aucune idée de ce droit dans les coutumes de l'intérieur de la France ; il n'est guère connu que dans le chef-lieu de Valenciennes, le Cambrésis, les chàtellenies de Lille et de Cassel et quelques parties de l'Allemagne, mesun, Répert. de jurisp. au mot maineté.
— ETYM. Jfain*.
t MACS'TENA.VCB. Ajoutes : || 2' Action de maintenir une propriété territoriale en bon état. La maintenance de ces terres n'est pas chère (Dauphiné). Il 3* Nom donné aux associations littéraires formées entre félibres. L'allocution de M. Frédéric Mistral à la réunion annuelle des félibres de la maintenance du Languedoc, ia République du tlidi, <" avril 4877, 2' page, 2" col.
t MA1>TE>'EL'R. Ajoutez : — HIST. xu« s. N'avon mie de Rou nostre mainteneur, wace, Rou, t. i, y. »80, éd. Andresen. || xjii* s. Mais li plus Diex est mesaidieres Et niaiuleniere et conseillères, POUGEss, Archéol. franc, t. n, p. 3.
HAIS. Ajoutez : || 15' Mais que, ancienne conjonction qui est aujourd'hui hors d'usage, et qui signifiait dès que. Vous pouvez penser comme il fera, mais qu'il soit [des qu'il sera] doyen des cardinaux, ualb. Lexique, éd. L. Lalanne. L'affection avec laquelle j'embrasserai votre affaire, mais que je sache [dès que je saurai' ce que c'est, vous témoignera ID. if>. Cette conjonction est encore
très-usitée dans les campagnes normandes.
MAÏS. Ajoutez : \H' Mais dent de cheval, voy. DENT au Supplément. || 6* Maïs noir, le dekkelé, Toy. ce mot au Supplément.
MAISON. Il 12' Ajoutez : || Les Petites-Maisons avaient été ainsi nommées, parce que ce furent en effet de petites maisons bâties sur l'emplacement de la maladrerie de Saint-Germain des Prés à Paris, et où l'on plaçait les aliénés.
t MAISON.MÈRE (mè-zo-niè-r), adj. f. La société maisonnière de Mulhouse, société qui procure aux ouvriers des maisons, des logements à bon marché.
t MAISONNEE (mé-zo-né), v. n. Bâtir une maison.
— HIST. xvi* s. Les bourgeois de la ville de Bouillon sont accouslnmez d'aller sur les forests d'entre Bouillon et Sedan couper les bois pour maisonner. Ordonnance de <6.i», dans polajn, Rec. des ordonnances du ducM de Bouillon, Bruxelles
MAITRE. Ajoutez : || 23' Petils-maltres. || Voici l'explication que M"* de Motteville donne de cette dénomination. Quand il |le prince de Condé] venait chez la reine, il remplissait sa chambre des personnes du royaume les plus qualifiées; ses favoris, qui étaient la plupart des jeunes seigneurs qui l'avaient suivi dans l'armée, et participant à sa grandeur comme ils avaient eu part à la gloire qu'il y avait acquise, avaient été appelés les pclitsmaltres parce qu'ils étaient à celui qui le paraisfait être de tous les autres, Mém. p. < H . || 24" Maître, dans les lies Normandes, celui dont un autre est le mandataire, le représentant, l'avocat. Serment prêté par trois avoi;.ts reçus par la cour