‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 327 sur 638 · MAM · texte numérisé non relu

MAM

adj. Néologisme. Qui est en butte à la malchance. Impossible de peindre le désespoir de ce malchanceux aérenaute [dont l'aérostat s'était échappé], le Petit Parisien, (o nov. (876, 3" page.

I MALDËR (mal-dé), s. m. Sorte de mesure pour les grains. Le maldcr d'avoine de Thionville contient vingt-trois boisseaux de Paris, Joum. de Metz, (776, cité par l'/nlerinediaire, n' (0-((, 76,

col. 657.

t MALDODX (mal-doù), s. m. Nom, dans le Jura, d'un cépage noir, les Primes d'hontieur, Paris, (869, p. 284.

t MAL-ÉGAL (ma-lé-gal), s. m. Terme de métallurgie. Inégalité sur une pièce de métal. Enlever à la meule un mal-égal sur un canon de fusil.

t MÂLE.MENT (mâ-le-man), adi'. D'une manière mâle. Je n'ai jamais rien connu en lui qui tint de cette faiblesse, que quelques hommes, d'ailleurs assez mâlemcnt agissants.... H. hulst, dans Mem. inéd. sur l'Aond. de peint, pub. "par Dnssieux, etc. t. 11, p. (27.

t ILALENTENTE (ma-lan-tan-t'), s. f. Désunion, mauvaise intelligence, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, p. 2(6.

— HIST. xiii* s. Dame diex lor envoit tous trois si maie entente. Que de lor faus marchié viengent à droite vente, Berte, v. 2055.

— ETYM. Ual, et entente. Ce mot, usité dans l'ancienne langue et aujourd'hui encore en Normandie, mérite d'être repris.

t MALFIL (mal-fil), s. m. Sac de laine dans lequel on met les ])ains d'acide gras pour les soumettre à la prssse hydraulique. Lorsqu'au bout de cinq à six heures la presse verticale a épuisé son action, les malfiis sont vidés et les pains sont mis dans des sacs en crin appelés étreindelles, et soumis an pr«.ssage à chaud, p. poiré. Notions de chimie, p. 286.

MALICI.|I Sacàmalices,voy. SAC au Supplément.

MALINGRE. Ajoutez : — REM. Malingre se trouve comme nom propre dans le xiii* siècle : Robers Malingres et Maroie se fenme. Charte du Vermandois, ddns Bibl. desch. (874, t. xxxv, p. 466.

MALLE. Ajoute: : — REM. Faut-il écrire des malles-poste ou des malles-postes? Il est certain qu'une malle-poste est une malle de la poste; par conséquent il est bien préférable de mettre poste au singulier : des malles-poste.

MALOTRU. Ajoutez ; — REM. Voici un exemple de la fin du xvn' siècle, où malotru est pris dans son sens étymologique de maie instructus : En la ville nouvelle d'Amsterdam, il y a un amphithéâtre assez malautru, dont la scène est fixe et sur lequel on jouoil des mommeries qui ne sentaient ni sel ni sauge, Snrberiana, éd. de Toulouse, (69(, p (8.

t MALTERIE (mal-te-rie), s. f. Usine où l'oL convertit l'orge en malt.

t MALTHUSIANISME (mal-tu-zi-a-;ni-sm'), s. m. Nom du système de Malthus recommandant de restreindre la procréation des enfants, parce que la production des choses nécessaires à la vie va moins vite que l'accroissement de la population. En dehors du malthusianisme, une autre cause contribue gravement à la diminution du nombre des naissances, léon lefort, JieB. des Deux-Mondes, (5 mars (87ii, p. 366.

MALVEILLANCE. — HIST. Ajoutez : xu* s. Entr'eus n'aveit n'ire n'esmais. Dissension ne mauvoillance, benoît, Chronique, t. u,p. (66, v. 20243.

MALVOISIE. Ajoutes : — REM. Ordinairement les noms do vin sont du masculin: le Champagne, le bourgogne, etc. Malvoisie est du féminin par tnadition ; il était féminin dans le moyen âge, à cause que Malvasia, nom de la ville d'où on le tirait, était féminin.

MAMAN. Ajoutez : — HIST. xvi* s. N'orras tu point un enfant qui t'appelle mam-ma...? de brach. Imitations, 1* 4, reclo.

MAMELLE. — HIST. || XVI' 3. Ajoutez : Afin d'empescher qu'elle fl'armée] n'apportast aucune vexation au peuple de la campagne, duquel vous aviez tousjours un soin merveilleux, disant souvent au roy que le labourage et pasturage estoient les deux mamelles dont la France estoit alimentée, et les vrayes mines et trésors du Pérou, SULLY, (Econ. royales, ch. 82, p. 283.

t MAMELLE, ÉE (ma-mèl-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a des mamelles. Le nombre des différences, soit physiques, soit morales, qui se remarquent entre l'homme et les animaux mamelles, est beaucoup plus grand que la somme de leurs ressemblances, adanson, Cours d'hist. nat. ((772), éd. de Payer, Paris, (S'i.'i, t. i, p. (35.

MAN

Il SabstantiTement. 11 [Linné] admet six classes d'animaux : les animaiix à mamelles ou les mamelles, maminalia... ID. ib p. 28.

MAMELON. — HISr. Ajoute; ; xiv" s. Et que à chacun lot [sorte de pot] et demy lot soit mis en fachen de clou d'estain ungmameillon pour monstrer qu'ils tiennent leur mesure, Rec. des inonum. inédits de l'hist. du tiers étal, t. iv, p. 328.

MAMELUK. — HIST. Ajoutez : xm' s. Si 11 en- ■voia un cheval.... par un sien memeloc, Ilist. occid. des croisades, t. ii, p. tas.

MA.MMOLTU. Ajoute: : — f.TYM. Russe, mdtnaule, tnâmoute et aussi mdmonte.

t MAN.\BLE (ma-na-bl'), adj. Maison raanable se dit en Normandie, chez les notaires et sur lus affiches, d'une maison d'habitation, par opposition à maison à usage de gran,i;(', d'écurie, etc. Propriété manablc, maison manable, H. moisy, Noms de famille normands, p. 3(0.

— ETYM Lat. manere, demeurer, habiter.

t. MANCUE. s. m. Ajoutez : || 9" Fig. Se mettre du côté du manche, se mettre du côté le plus fort.

— ÊTYM. Ajoutez : Toutefois il faut noter que le latin classique manubrium, arec l'accent sur nu, était représenté dans la langue d'oïl par manoir, qui est une dérivation correcte: xii' s. Quant icil Gothes talhievet la spessece des roinces, li fers saillanz fors du manoir cbaît el bruec [au lac], li Dialoge Grégoire lo pape. t876, p. 67.

2. M.\.NC11E. s. /'.Il 3° .4Jou(eî: li Faire la manche. Chantant à la porte des cabarets et faisant la manche, c'est-à-dire quêtant après avoir chanté, PB. AUDEBRAND, V Illustration, 27 janv. (877, p. M. Il 12» Ajoutez : || Au xvii' s. Le bataillon était partagé en trois manches ou sections. [Sous Louis XIV] Le bataillon se disposait sur si.x rangs, partagés en trois manches, les piquiers au centre,... E. de Barthélémy, yourn. offic. 26 mars 1876, p. 2)35, 3» col.

t (. .MANCHEBO.V. Ajoutez : jj 2° Celui qui tient le mancheron de la charrue. Il [Gousset, cardinal archevêque de Reims] avait commencé par être mancheron, travailleur de ferme, Monil. «m'y. du

30 nov. 1867, p. U83, 4'col.

MANCUETTE. Ajoutez : || 11° Nom à Rouen d'un pain en forme de couronne.

1 2. MANCHETTE (man-chè-f), s. /■. Coutelas sans gaine et à poignée de bois que les nègres portent toujours suspendu à une corde en sautoir. Le sang des colons coule à flots sous le couteau, la manchette ou le sabre des nègres, Journ. offic. 7 fév. <877, p. 982, \" page.

— ETYM. C'est probablement une corruption de l'esp. machete, sabre, coutelas.

t JLiNCÔNE (man-kô-n'), s. m. Arbre de l'Afrique tropicale [erythrnphlxum guineense), de la ■ famille des légumineuses, dont l'écorce est employée par diverses peuplades à empoisonner les flèches et à préparer dos liqueurs d'épreuve qui sont administrées aux criminels, Acad. des scienc. Comptes rendus, t. Lxxx, p. 122).

MANDARIN. Ajoutez : || 3° Canard mandarin, canard originaire de Chine, à beau plumage. || 4° Fig. Tuer le mandarin, commettre une mauvaise action, dans l'espérance qu'elle ne sera jamais connue. Cette locution provient de cette phraseci attribuée à J. J. Rousseau par Balzac et Protat, voy. Courrier de Vaugelas, l" oct. (876, p. 66 : S'il suffisait, pour devenir le riche héritier d'un homme qu'on n'aurait jamais vu, dont on n'aurait jamais entendu parler, et qui habiterait le fin fond de la Chine, de pousser un bouton pour le faire mourir, qui de nous ne pousserait ce boulon et ne tuerait le mandarin? Le même Courrier de Vaugelas cito une phrase très-analogue de Chateaubriand : Je m'interroge, je me fais cette question : si tu pouvais, par un seul désir, tuer un homme à la (;hine et hériter de sa fortune en Europe, avec la conviction surnaturelle qu'on n'en saurait jamais rien, consentirais-tu à former ce désir? Génie du christ. <'• pari, vi, 2.

t MANDARINAT. Ajoutez: || Fig. Bonaparte, qui était fait plus que personne pour apprécier les avantages d'un mandarinat suprême dans tout despotisme bien organisé, lanfbev. Ilist. de Napoléon I", III, 74. « Voici qu'un mandarinat vient usurper au nom de l'État l'autorité morale la plus délicate, prétendre à la haute police des âmes ut des intelligences » [paroles de Montaicmbert en )844] : l'organe le plus éloquent du parti catholique vient de nous dire que le monopole universitaire lui apparaissait tantôt comme une douane universitaire et tantôt comme un mandarinat, de PBESSENSÉ, Journ. offic. 9jauv. (873 p. i:ii, :r col.

t MANDATEMENT (man-da-te-man), s. m. Action de mandater, de délivrer un mandat, d'ordonnancer un payement.

MANDILLE. — ETYM 4;ou(er ; Espagn. mandil, de l'arabe mandil, d'après M. Dozy, qui ajoute que le mot arabe lui-même est le bas-grec (lavôr,- ),iov, qui vient du lat. jiiantilc.

t. MANDRIN. — ETY.m. Origine inconnue, est-il dit dans le Dictionnaire; à quoi M. Bugge, Itomania, n' )«, p. (54, oppose l'article suivant : « Dans Paulus, l'abrùvialcur de FestHs(éd. MUller), p. )32, se trouve la glose suivante : mamphur appellalur loro circumvolutum mediocris InngitHdinis ligrtum rotundum, quod circumagunt (abri in operibus tornandis. Selon moi, mamphur est le primitif de mttrtrfnji, lequel est issu d'un prulotype mamfurlnum ou manfurinum. De la nume manière, coussin pour cuïcifinum a remplacé son primitif lat. culci(a. Manfrin, man'rin a régulièrement passé en mandrin ; comparez poudre pour pol're, polv're, et ladin cusdrin, du lat. consobrinus. Le .sens du mot français est essentiellement le même que celui du mot latin. Comparez parmi les nombreuses acceptions de mandrin surtout celles que je citerai ici d'après Littré : 2° Terme de tourneur. Morceaux de bois de différentes formes, entre lesquels on fait tenir les ouvrages délicats qui ne peuvent être tournés entre les pointes. 3° Cylindre de bois sur lequel l'artificier et le canonnier roulent le papier des cartouches. 4* Cylindre de fer sur lequel on contourne une ferrure. 6' Outil qui sert à tourner certaines pièces d'horlogerie. » La conjecture de M. Bugge est tout à fait plausible. Malheureusement, nous n'avons pour m<widrin aucun texte ancien.

t MANDUBI (man-du-bi), s. m. Espèce de vanille du Paraguay, Journ. offic. du 24 déc. )87(, p. b23^, 3" col.

f MANltGER (ma-né je ; le g prend un e devant a et 0 : manégeanl : la syllabe né garde l'accent aigu devant l'c muet : je manège), v. a. Manéger un cheval, l'exercer au manège.

i MANETPE. Ajoutez : ||3° Petit manche, petite poignée qu'on saisit pour faire mouvoir un mécanisme. Tout ce système [du nouveau télescope] est si bien équilibré, rendu si complètement docile, qu'avec le bout du doigt posé sur une manette, nous avons pu faire tourner cette grande aiguille monstre, H. DE PARVILLE, Joutn. OffiC. 24 OCt. 1S75,

p. 8830, ('• col. Il 4° Manette de la manivelle de culasse d'un canon, la partie de la manivelle qu'on saisit pour ouvrir la culasse des canons. || B° Au plur. Les manettes, nom, en Dauphiné, d'une poignée à deux anses, dont on se sert pour enlever les marmites au bec de la crémaillère, quand l'anse de la marmite est trop chaude.

t MANGANÈSE, ÉE (man-ga-nc-zé, zée), adj. En quoi on a fait pénétrer du manganèse. Un barreau d'acier manganèse, Ac.des se. Compt. rendus, t. Lxxxiii, p. 8) 6. La production des fontes manganésées, Journ. offic. 30 mars ts77, p. 2563, 2" col.

t MANGANÉSIKËKE (man-ga-né-zi-fè-r'), adj. Qui contient du manganèse. Les minerais de fer manganésifères, Journ. offic. 30 mars )877, p. 2663, 2' col.

t MANGANIQUE (man-ga-ni-k'), adj. Terme de chimie. Acide manganique, acide dérivé du manganèse, qui s'obtient en calcinant du peroxyde de manganèse avec de la potasse caustique.

). MANGER. Ajoutez : || 22° Le manger (infinitif pris substantivement), l'action de manger. Une libéralité n'est pas sitôt en leurs mains qu'ils n'en attendent une autre, comme si le manger leur faisait venir la faim, mai.ii. Lexique, éd. L. Lalanne. Il En Normandie, le manger, ce qu'on mange. Mou manger m'a fait du mal.

— HIST. Il xir s. Ajoutez : Ciz qui cuidoit valor [valoir] Rolant, Vit son frère maigre et crolant. Bien an cuida maingier lieu quatre, Ocirre lou cuide et abatre, Romania, janv. )877, p. 32.

MANGERIE. Ajoutez .— UEM. Dans les vallées vaudoises on dit mangoance. Ne vivez pas pour la mangeancu.

I . MANGE-TOUT. .ijoules : — HIST. xvi* s. Que tout ce qui est né Vestu d'os et de nerfs soit quelque jour la proye De la mort mange-tout, honsard, Œuvres, éd. de 1623, p. 1184.

.MANGEUR. Ajoutez : || 7° .Mangeur de vipères, nom d'un pitre chez deux célèbres charlatans du Pont-Neuf, l'Orviétan et Bary, du temps de la jeunesse de Molière. Tu [.Molière] briguas chez Bary le quatrième emploi; Bary t'en refusa, tu t'en plaignis à moi ; Et je m'en souviens bien qu'en

MAN

ce temps-là mes frères Ton gaussaient, t'appelant le mangeur de vipères, Élomire.

t MANGOSTAN. Ajoutez : — T.Tm. Malais, mongusta.

». MANGl'E. Ajoutez: — ETYM. Malais, monjjo.

t MANIABILITÉ (mania bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est maniable. Ici [en certains navires cuirassés], on gagne en puissance défensive, on perd en vitesse et en maniabilité, de parville, Journ. des Débats, t6 nov. )876,i''fiat/eeon, 2'page, 5' col.

M.VNIABLE. Ajoutez : || 5* Cheval maniable, che- Tal qui obéit volontiers aux aides.

1 MAMGANTERIE (ma-ni kan te-rie), s. f. Dans certains chapitres, (icole de chant où l'on entretenait des enfants de chœur et oii on leur apprenait à chanter; c'est ce qu'on nomme aujourd'hui maîtrise. Comme il [J. J. Rousseau] n'y avait [au séminaire] pris goût qu'à la musique d'église, sa protectrice [Mme de Warens] le mit en pension chez le directeur de la nianicanterie, nommé Leraaître, e. géhuzez. Mélanges et pensées, 4866, p. (29. Samedi matin, vers quatre heures, un affreux accident est arrivé dans la maison dite de la manicanterie de Saint-Jean, qui s'élève entre la cathédrale, l'atenue et la cour de l'archevêché à Lyon, Journ. des Débats, 6 juill. (876, 2* page, 6' col.

— ÉTY.M.Bas-Iat. manicantaria^ maison des enfants de chœur, du bas-lat. manicare, aller de bon malin, àa mane, matin.

t MANICROT (ma-ni-kro), s. m. Nom donné, dans les hùlels d'invalides, à la classe de mutilés qui ont perdu un membre. Serait-il bien vrai que l'une de ces victimes est un pauvre manicrot invalide?... I,eU. du P. Duchêne, ((8° lettre, p. 3.

t MANIÉUER. Ajoutez : || 3* Absolument. Faire des manières. Autrement c'est maniérer, comme parlent les peintres, que de copier certains compliments vulgaires, qui, souvent n'étant point naturels, et étant aveo cela publics, rendent ceux qui les écrivent ridicules, de courtin, la Civilité française, p. 2(0, Paris, (696.

— REM. On l'a employé au propre, dans le sens de disposer, agencer. Le perruquier fait des ouvrages, tels que des perruques, des boucles; le coitieur ne fait que maniérer les cheveux naturels, leur donner une modification élégante et agréable. Plaidoirie de Bigot de la Boissiére, dans F. CADET, Hist. de Vécon. polit, les Précurseurs,

f MANIÉRISME (ma-nié-ri-sm'), s. m. Caractère maniéré, peu naturel. La femme de nos jours, absente des tableaux, revit dans les historiques lithographies de notre artiste, avec son maniérisme coquet, sa grâce spirituelle, son élégance chiflonnée, sa beauté problématique, th. Gautier, Portraits contemp. Cavarni. Les maniérismes à la mode éloignent presque toujours les artistes des sujets actuels, qu'ils n'acceptent que comme à regret, et le plus souvent pour les travestir, ID. i6. Horace Vernet. C'est alors qu'aux jolies débauches du pinceau, à ces paravents aimables qui sont lo dernier mot du maniérisme, et pour lesquels on affecte aujourd'hui tant de tendresse, vont sucder..., en. iu.k^c, Disc, de réception, Journ. offic.

I" déc. (876, p. 8883, (" col.

f MANIFESTANT (ma-ni-fè-stan), s. m. Celui qui fait une manifestation ou y prend part. Les manifestants étaient au nombre de 7 à aooo, et n'ont provoqué aucun désordre, Monit. univ. \" mars (H7o.

MANIKESTE.MENI'. — HIST. Ajoutez: xii's.F'ar la quelle chose manifestement fut entendut, com voir [vrai] ce fut ke il vit par la nuiternelle vision, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 266.

MANIFESTER. Ajoutez : || 4" V. n. Faire une manifestation politique. Les deux libéraux s'atl.aquent alors à M. du R..., le juge d'instruction, dont la ferme attitude avait plus d'une lois déjoue leurs plans révoluliouiiaires ; on commence à manifester devant.sa maison.... Gaz. des Trib. 20 janv. (876, p. 67, 3° col.

.MANIGANCER. Ajoutez : \\ î° En termes d'atelier, disposer, arranger. J'imagine qu» Van Dyck s'y prenait autrement, qu'il posait ses cavaliers ot ses ladies dans un. fauteuil, qu'il manigançait leurs ajustements, redressait leurs collerettes, BiJHGER, Salons de (86( à (868, t. II, p. 279.

MANIOC. Ajoutez : — ETYM. Portug. mandioca.

t MANIOTTE (ma-nt-o-l'), s. f. Action de pétrir avec force et longtemps comme une pâle de pain

MAN

Ui (■cbantillons de beurre, préalablement amollis par un court séjour dans l'eau tiède, afin d'obtenir par le mélange un seul et même type de beurre.

— ETYM. Manier.

t 3. MAyXK (ma-n^, s. f. Terme des viticulteurs bordelais. La grappe de la vigne avant la floraison. La manne est née et s'esl développée dans de mauvaises conditions, et les trente jours magnifiques de septembre n'ont pu compenser snfiisamment, pour obtenir des vins complets de maturation, le défaut de soleil pendant les mois de juillet et août, Eitr. du Journal cinicoifj dans Journ. oflif. té oct. «872, p. 6518, 3* col.

."iUVVKOCI.VÉ, ftE. Ajmtle; : || Kigurc manncquinéc. tii-'ure faite en paille et en terre. Dans les fêtes galantes de Versailles , il a extrêmement contribué à décorer les lieux destinés à ces divertissements, en y faisant avec beaucoup de diligence et de justesse des mannequins ou figures manncquinées dont la masse intérieure est delà paille, et la partie extérieure de terre,de pUtre ou de carton broyé avec de la colle, ce qui est ordinairemeut accompagné d'une draperie et du symbole de la figure, ofiLiET de st-georges, dans Mém. inédits sur l'Acad. de peinture, publiés par Dussieui. etc. t. i. p. -177.

t aiANOECVRAXT, .ANTE (ma-neu-vran, vran-t"), adj. Terme de marine. Qui obéit aux manœuvres, en parlant d'un navire. L'avantage restera toujours au navire le plus manœuvrant et le mieux manœuvré. Rer. des /)euj-J/ond. «"déc.<867,p. 705.

i. MANœCVBE. Ajoute; : \\ 10' Terme de fortification. Manœuvres d'eaux, mouvements et chasses qu'on peut produire à l'aide des eaux dans les fossés d'un ouvrage de fortification. || 11° Terme d'artillerie. Manœuvres de force, ensemble des opérations nécessaires pour le mouvement des pièces et du matériel.

t .MASOECATtERIE (ma-neu-vrerie), s. f. Nom donné dans la Puisaye, pays du déparlement de l'Tonne, à une babitalion isolée composée dune maison et d'un petit jardin destinés à un individu nommé manœuvre qui travaille à la culture des fermes disséminées dans la Puisaye.

— F.TYM. Jfanœucrer.

MANQUES. Ajnutei : \\ Sî' Se manquer à soimême, commettre une faute contre soi-même, perler atteinte à sa propre dignité. Ce discours la mettait [l'Académie] dans la fâcheuse extrémité on de déplaire à son chef, ou de se manquer capilalemonl et se dégrader sans retour, de montai- G1.0N, IHsi. de FAcad. de peinture (Jtfem. attribués à H. Testetin), t. ii, p. to.

t MAXS. Ajoute: : — REM. Ce mot est usité ailleurs qu'en Normandie. On l'écrit plus souvent man. sans s.

MANTEAU. Ajoutez : || 16* En tonnes de théâtre, rôle où l'acteur porte un manteau. Il [Régnier] avait, comme artiste, une science de composition, une autorité de manières qui, jointes à une excellente diction, faisaient de son jeu, dans les rôles proprement appelés les manteaux, un sujet d'étude des plus attrayants et des plus utiles, Rev. Britann. 7 sept. )S75, p. 68. ||17' La partie extérieure d'un pain de savon. Le savon Sainte- Marie a son manteau dans toute son épaisseur, le Nourelliste. Journal de l'arrondissement d'Avranches, 27 fév. 4»76 (c'est-à-dire l'intérieur, le noyau a mêmes qualités, nuances et marbrures que l'extérieur). || 18* Manteau d'armes, pièce d'acier qui, pour les tournois, se vissait an plastron et s'appuyait sur l'épaule gauche.

I MAVTKION (man-té-ion), s. m. Terme d'anliqnilé grecque. Lieu oii se rendait un oracle. Le Didymion n'est pas un temple ordinaire, un édifice élevé pour abriter la statue d'un dieu; c'est un manteion, c'est un oracle, p. delaunay, Journ. offic. 3 janv. 1877, p. 31, 3* col.

— ETYM. MïvTstov, oracle et lieu oii l'on rend des oracles, de ai-/Tt;, devin.

t MANTELIXE (man-te-li-n'), s. f. || 1* Sorte de robe ou de manteau. Car, je vous prie, qu'est-ce de vendre son âme avec Judas pour trente pièces d'argent, avec Achaz pour une mantcline et un lini;ot d or, avec Aehab pour la vigne de Naboth? D. de siPERviLLE, Serm. t. ni {Sur le prix de rdme), t7H. I! En Normandie, manteau de femme.

+ MANUBAI.ISTE. Ajoutez : — REM. La manubalistc lançait les traits par la détente d'un arc en acier qui avait d'abord été tendu en arrière à l'aide d'une corde enroulée sur un treuil.

MANUEL. Ajoutez : || S* Le manuel, ce qui se fait

avec la main. Le manuel upératoirc, la ni.iniére dont la main agit dans une opération.

t MANl'FAirrt'RABLE (ma-nu-fa-ktu-ra-bl'), adj. Qui peut être manufacturé. Matières premières manufacturables ; produits manufacturés, Congr. intem. de statistique, »• session, t- parité, *• sect. p. 38.

I MANCSCBIPTION (ma-nn-skri-psion), s. f. Action d'écrire à la main. Le procédé de l'écrilure ou manuscription, luys, Études sur la physiol. et la palhol. ccrébr. p. (68.

— ETYM. Lat. manus, main, et scriplinnem, écriture.

t MANUTENTEUR (ma-nu-tan-teur), s. m. Celui qui maintient. Je dis, messieurs [les juges], que vous êtes les manutcnteurs de la religion, desvignes, dans le Barreau de Bordeaux, p. 4 63, par CHALVOT, Bordeaux, 1855.

— ETYM. Voy. MANUTENTION.

|MANl'TE\riO.\NEU. /Ijoiifei : || 8" En général,

mettre en état de servir. Sur le réseau de l'Est, à la seule gare de Paris, il faudrait (pour le chauffage des wagons] manutentionner dans une seule journée 6uoo chaufferettes, H. de parville, Journ.

offic. 19 nov. 1876, p. 8456, 2° Col.

1 MANX (manks'), s. m. Terme de philologie. Nom de l'un des idiomes néo-celtiques, parlé dans l'ile de Man.

t MAPPE. Ajoutez .-La cour [de Chambéry], at- Icndu que B.... est prévenu d'avoir contrevenu à l'art, 219 du Code forestier en faisant pâturer sur une forêt située sous partie du n° 2741 de la mappe de Taninges, Gaz. des Trib. 8 fév. «877, p. «30, 2* col,

MAPPEMONDE. Ajoutez: — REM. L'exemple cité à l'historique, xni* siècle, appartient à l'Image du monde : Li ij [chapitre] : la mapemonde et oii elle commence ; si est d'Aise la grant.... ms. Baluze 875, Reg. 7991' Li ymage du monde.

MAOCETTE. Ajoutez : j| 3° L'esquisse en petit dhine décoration théâtrale, moïnet, l'Envers du théâtre, Paris, «875, p. tu.

— REM. On a dit aussi maque, qui est l'italien micchia, et dont maquette est le diminutif En « 640, il [Cl. Vignon] fit pour M, de Valençay, évéque de Chartres, sept petits tableaux, en façon de maque, pour servir de dessins à de grands tableaux exécutés par M, Senelle, guillet de saint-georges, dans Mém. inéd. sur l'Acad. de peint, publiés par Dussieux, etc. t, i, p, 274.

t MAQI'1LL.\GE, jl;oM(ei : || Il se dit aussi hors du théâtre. Comment dis-tu qu'elles appellent cela, tes.... amies? — Le maquillage, ma bonne tante... 0. DHOz, if., Mme et Bébé, Bal d'ambassade.

t MAQUILLER. Ajoutez:— HiST. xiu' s. [Il] Vit sa barbe sanglenle et le vis masquilliés [c'est une variante de vermeiUiés], Ch. d'Ant.i. n, p, 279,

t MAQUILLEUSE. Ajoutez : Les annonces de Mme R..., la fameuse maquilleuse, qui « restaure à tout jamais la beauté, » sont de simples réclames, Rev. Brit. fév. «873, p. 377.

t MARABOUT. — ÉTYM. Ajoutes : Espagn. morabito, ermite.

t JLVRABOUTIQUE (ma-ra-bou-ti-k'), adj. Qui appartient aux marabouts, religieux musulmans. La nommée Aziza-bent-Mohamed, fcmjne d'origine maraboutique. Gaz. des Trib. s-c mars «877, p, 224, 4' col.

MARACHE (ma-ra-ch'), s. f. Nom, dans l'Aunis, de la baudroie, poisson de l'ordre des acanthoplérygiens, Cfoss. ounisien, la Rochelle, «870,

f MAR.\GON (ma-ra-gon), s. m. Le même que raarayon (voy. ci-des.sous).

f MARANE. Ajoutez : |{ On dit aussi roaran. Peuple hérétique et maran, la font. Virelai sur les Hollandais.

■[ MAR.-VSQUE (ma-ra-sk'), s. f. Espèce de cerise acide avec laquelle on fait le Marasquin. Eau de fleur d'oranger, de rose, de marasque, essences fines, extraits concentrés pour liqueurs, Alm. Didnt-Bottin, «871-1872, p. 889, 2' col.

— ETYM. Ital marasca, griotte, sorte de cerise acide.

MARÂTRE — HIST. XII" S. La ticre esloit maraslK à lui et à sagent; Quar recouvrer n'i puccnt ne soile [seigle] ne forment, URamans d'Alixandre, p. 91.

MARAUD. — ÊTYM. AUX diverses conjectures qui sont rapportées dans l'article, M. Buggo, Romania, W fo, p l.'>5, ajoute la sienne. Suivant lui, maraull (c'est la forme la plus ancienne) demande une forme antérieure maraldus (comme

MAR

chaud de caldus), laquelle provient, par dissimi' lation, de malaldus ; mal se trouve plusieurs fois en français sous la forme mar. M, Bugge remarqueque l'élymologio qu'il donne convient très-bien à la notion de mornurf ; l'ancien marault signifiait pauvre gueux; le ladin mororfi et. dans le dialecte de Côme maro signifient maladif, et les langues romanes emploient pour exprimer maladif plusieurs mots qui se rattachent au lat. malus. À cette discussion dcM. Bugge on peut ajouter que, dans le langat;' (le Menton, inaroul (pour malaul) signifie malade (/!omo;ii"n, juilleloct. «875, p. 493). C'est un trait de plus à ajouter à ceux qui indiquent une parenté entre maraud et niaJode et que j'ai notés dans le Dictionnaire.

MARAUDER. || V. a. Ajoutez :0n commence par voler une épingle, on maraude une salade, un œuf, une poule; on est sur une pente glissante, gén. LOYSEL, Journ. offic. 4 mars «875, p, «eno, 2° col,

t MARAVON (ma-ra-ion), s, m. Colon partiaire cultivant les marais salants, Enquête sur les sels, «868, t. I, p, 610,

— ÉTYM, Marais.

*. MARBRE, Ajoutez : || 13° Dans plusieurs provinces, un marbre, une bille avec laquelle jouent les enfants, à cause que les billes sont souvent en marbre. Jouer aux marbres. || 14° Bloc d'acier parfaitement uni sur lequel les serruriers et les forgerons dressent les surfaces planes de certains objets.

MARBRER. Ajoutez : — HIST. xiv° s, xvii aulnes de fin mabré lonc de Broissclle [Bruxelles] tout taint en graine, pour robe de la vetUc de Noël pour nous. Mandements de Charles V, «376, Paris,

« . MARC. Ajoute: : \\ 6° Unité de monnaie allemande, valant i fr. 23. La pièce d'argent de « maro vaut, au pair, « fr. 1 1.

— ÊTYM. Ajoutez : D'après les Édits, etc. sur les monnaies, t. vi, f" I6u (Archives des finances), marc vient de l'allem. Mark, marche, frontière, parce que, les foires se tenant souvent sur les frontières, les marchands donnèrent à ce poids, fort usité dans les transactions, le nom de poids de mark ou de frontière,

MARCASSIN, — ÉTYM, Ajoutez : M. Roulin conjecture que ce mol vient du flamand mclkzivyn, le porc qui telle, le flamand ayant melkkalf, le veau qui telle, l'islandais melkegriis, le porc qui tette, formes qui prouvent que melk a été employé.

MARCASSITE. Ajoutez : || 3° Clous d'acier, à pointes de marcassile, qui servent à orner les bijoux, les bracelets, les épingles. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. l, u, p. 139. Fiibriquezvous la marcassile? — Oui; mais marcassile est une ancienne dénomination ; aujourd'hui nous appelons cela les pointes d'acier, ib. p. «36.

t MARCHANDOT (mar-chan-do), s. m. Diminutif méprisant de marchand. Un nombre infini de ' personnes vivent encore à Marseille, qui ont vu arriver le père et l'oncle de C...., et là, petits marchandots, avec les balles de cannelle, poivre..., commencer leur trafic, malh. Lexique, édit. de L. Lalanne.

2. .MARCHE. Ajoutez : [| 19° Marche 1 Commandement militaire d'exécution pour : en marche.

«, MARCHÉ, Ajoutes : || 13° En Picardie, marché de terre, ou, simplement, marché, le lot do terres que chaque fermier tient d'un propriétaire. Il Droit de marché, usage dans la Picardie en vertu duquel les fermiers détiennent à perpétuité et héréditairement les biens qu'ils ont pris à ferme. Le droit de marché, que les propriétaires ne reconnaissent pas, ne s'en maintient pas moins dans le Sanlerre [Somme], Journ. des Débats, 8 août 1876, 3° page, 6° col. Le droit de marché est un singulier usage, établi dans cette partie de la Picardie qu'on nomme le Sanlerre.., en vertu de cet usage,,,, les fermiers prétendent détenir à perpétuité et transmettre à leurs héritiers les biens qu'ils ont une fois reçus à loyer, artù. man- GiN, Journ. offic. «o août «876, p, 6162, «•' col,

MARCHER, Il 2° Ajoutes : || Ne pas se laisser marcher sur le pied, n'être pas endurant, || 27° ^', m. Le marcher, l'action de marcher. Le seoir est aussi naturel que l'êlro debout ou le marcher, MALH. Uxique, éd. L, Lalanne.

— REM. Ajnutei : \\ t. Bien que le sens primitif do marcher, comme on peut le voir à l'historique et à l'étymologie, soit fouler, presser, cependant on le trouve avec son sens actuel dans le courant du xiir siècle : En grant martire esloit ses cors, Et jambe et pié avoil porri; Qui lui donast tout

MAR

Montorri Ne tout l'avoir d"une graiU terre, Ne marchast il deux pas à terre, gautier be coincy, Jm miracles de la sainte Vierge, page (»t, éd. abbo Poquet.

t MARCHEÏTE. Ajoute: : |1 *• Petit tapis sur lequel on met le pied. Marchelte de salon, en queues de renard.

M.\RCHECR. Il B* Ajoutez : || Marcheuse s'est dit aussi des proxénètes. Cette femme était une de ces intrigantes qui jouent la dévotion.... et qui surprennent la coniiance des mères et des filles, pour les amener au désordre ; c'était l'usage qu'Hudson faisait de celle-ci; c'était sa marcheuse, DIDEROT, Jacques le fataliste, Paris, mil, p. 29e. Il 7" Le même que marcheux. Les fonctions du marcheur, notamment, consistent à fouler aux pieds dans une fosse la terre à brique déjà divisée par le casseur; puis.... Gai. des Trib. «mars <876, p. 227, 2* col.

t MAUCITE (mar-si te), s. f. Prés à marciles, ou, simplement, marcites, prairies arrosées avec les eaux d'égout, ruisselant sur des ondulations artificielles, comme dans le Milanais. Application des eaux d'égout aux prés à marcites, mille, Annales des Punis et Chaussées, <867, sept. oct. p. 218. Le terrain s'y prêtait [à l'absorption des matières suspendues dans les eaux d'égout], puisqu'il était ondulé et graveleux ; on loua cent hectares de prairies, on les aménagea en marcites, ID. ib. p. 2)9. C'est un spectacle saisissant de voir, en février, les plaines milanaises couvertes de neige alors que, par exception, les marcites, protégées par une légère nappe d'eau courante.... commencent à donner leur première coupe verte.... Journ. offic. 28 déc. <874, p. 8625, 3» col.

— ÊTYM. Ital. marcire, pourrir, se putréfier, du lat. marcere, se flétrir.

t MARÊA.NT (ma-ré-an), s. m. Dans l'Aunis, homme qui va à la marée, qui va pécher ou ramasser des coquillages à mer basse, Closs. aunisien, p. t-22.

MAKfiCUAL. Ajouter :\\iO' Num vulgaire du taupin, insecte (voy. taupin, n" 3).

IIAKÉCHALERIE. Ajoute:: : — IIIST. xvi» s. La mareschalerie de Laureus Rusé, translatée du latin en françois, Paris, 1533, in-fol.

MARËE. Ajoutez : jj 4° Terme de pèche. Au jour se fait le travail inverse, et les lignes [dites palangres) sont relevées en commençant par le bout du large; cette double opération s'appelle une marée, Rev. des Deux-Mondes, t" nov. )S74, p. Uù.

t MARÈGUE (ma-rè-gh'), s. f. Gros tissu de laine de diverses natures, servant à confectionner un manteau pour les charretiers, dit limousine. La marègue se fabrique dans difiérentes localités, à Hasparren (Basses-Pyrénées), à Clermont, à Lo- ' dève, etc.

tSIAItKMME. Ajoutez : || 2» Il se dit aussi d'étangs comblés. Quant aux maremmes ou parties comblées des anciens étangs, ce sont des terrains malsains, oaspahjn, Cours d'ayricuU. 3« éd. t. i,

t .MAUKSQUÉ (ma-ré-sk'), adj. Terrain maresque, terre à marais. Pas-de-Calais : M. L.... évalue l'augmentation de 28 à 45 fr. pour les terres ordinaires; quant aux terrains maresques, ils ont monté de <oà 4 2 fr. la mesure, du.mont, Projet de loi sur les sucres inditjènes, sess. (831;, n" 3U2, Documents, 2" part, ou t. vm, p. <697.

— ÉTYM. Harais.

t MARGARINE. Ajoutez :\\2' Beurre artificiel, c'est-à-dire préparation qui se fait avec la graisse de boeuf et qui sert comme beurre. Ce matin, un violent incendie s'est déclaré rue de Pantin, n° 30, à Aubervilllers, dans les ateliers de fabrication de la margarine, Joum. offre, ii mars 4878, p. nte, 3" col.

fMAROKAGE (mar-ja-j'), s. m. Action de marger, de couper le bord des feuilles, Réponses aux questions de l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 329, Paris, <874.

t MARGIN (mar-jin), «. m. Espèce de petite fouine que l'on trouve souvent nichée dans les meules et les paillons, jaubert, Gloss. du centre, Supplément, (869.

MARGINAL. Ajoutez : [\3' Substantivement. Ce qui est mis en marge, manchette. Ce manuscrit [dun ouvrage de Bunivard].... corrigé, annoté, pourvu de marginaux, Notice sur Ronivard, dans bonivard, Chr. de Gen. t. i, p. lvii.

MAKGINEK. — ËTYM. Ajoutez : Au xvi' s. marginer s'est dit pour diriger un bateau vers le rivage. Quant à la margination et le branslage, ny

MAR

les voitures ne marchans ne seront tenus branslcr ne margincr audit péage de Jevardel, mantellier, Gloss. Paris, (869, p. 42.

t MARGON (mar-gon), s. m. Nom, dans le Rhône, de terrains formés par le délitcmcnt des schistes, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 37«. Lyonnais : les grès et les côtes calcaires sont très-favorables à la vigne ; il en est de mémo des margons ou schistes décomposés, heuzé, la France agricole, carte n" r>.

t MARGOSA (mar-go-za), s. m. Sorte de bois. Le bois margosa, deux autres espèces de cèdres cl deux sortes de bois rouge de Burmah remplacent avantageusement l'acajou [dans les Indes], Journ.

Ojpc. 7 oct. tK76, p. «639, 2" Col.

t MARGOTIN. — ÊTY.M. Ajoutez : En comparant les mariolets, ancien nom de petits fagots (voy. MARIONNETTE à l'étymologie), ainsi dits par comparaison à une mariole ou petite poupée, il est plus vraisemblable de tirer margotin de Margot, nom aussi do poupée, que de ))iarco((e.

t MARGOCILLISÏE (mar-gou-lli-sf. Il mouillées), s. m. Terme de mépris forgé par Voltaire pour désigner la queue des jansénistes. Ces mafgouillistes, dérivés des jansénistes, lesquels sont engendrés des augustinisles, ont-ils produit Pierre Damions"? volt. Lelt. à d'Alembert, 22 fév. t757.

— ÊTYM. Jfargouilh's.

MARGUERITE. Ajoutez :\\T Les Marguerites, filles qui se repentent de leurs fautes et se retirent dans une maison cloîtrée, Journ. offic. 20 août

(874, p. 6174, I" col.

+ MARGUlLLËItE (mar-ghi-llè-r', Il mouillées), s. f. La femme d'un marguillier Et madame la marguillère avec ses grands falbalas, desaugiers, les Voisins de liiiage.

MARIABLE. — HIST. Ajoutez : xu' s. Une meschine jà mariable filhe d'un provost, li Dialoye Grégoire lo pape, 1876, p. tô3.

MARIAGE. Ajoutez : || 18° Mariage de garnison, liaison qu'un militaire en garnison contracte avec une femme et qui n'a pas d'autre durée que celle du séjour dans la garnison. 11 était bien possible que sir Richard eût fait en France ce qu'on appelle un mariage de garnison, g. sand. Ma sœur Jeanne, dans Reo. des Deux-Bondes, <5janv. t874, p. 245.

t MARIERAIT (ma-ri-brè), s. m. Nom normand du rouge-gorge, uelboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, le Havre, t876, p. 219.

IVIARIEUR. — HIST. Ajoutez : XIII' S. Bone aventure ait mariero Qui si bien nous y maria, GAUTIER DE COINCY, les Miraclcs de la sainte Vierge, p. 731, éd. abbé Poquet.

t MARINETTE. — tl YM. Que marin soit l'étymologie de marinette, il y a lieu d'en douter, puisque marinetle est douteux. Le passage do Guiol de Provins où marinetle se trouve est ainsi dans la citation de Roquefort : Par vertu de la marinetle Une pierre laide et noirelte Oii le fer volontiers se joint ; Et si regarde le droit point, Puisque l'eguille l'a touchée. Mais il est diflérent dans la Rible même, p. r,u [des Guiot von Provins bis jezl lekannte Dichtuiigen, herausgegeben von Joh. Friedr. Wolfart und San-Martc, Halle, tS6l); le mot de marinette no s'y trouve pas; en place on y lit manière : Un art font qui mentir ne puct Par la vertu de la manière : Une pierre laide et brunierc, Oii li fers volontiers se joint, Ont; si csgardcnt le droit point. Puis c'une aguille i ont touchié (lisez louchie). Entre marinetle ei manière, la vraie leçon est fort incertaine. Barbazan dans l'Ordéne de chevalerie (in-12, (769, à Lausanne) se prononce entièrement contre la marinette ; il cite le texte do la Hible de Guiot, avec la manière, qu'il explique par la manœuvre. Feu M. Roulin conjecturait maniete ou manele pour magnete, du lat. magnes, aimant; cette conjecture a beaucoup pour soi. La suite du morceau ne permet pas de douter qu'il s'agisse de la boussole. L'aiguille a touché la pierre : Et en un feslu l'ont couchié (lisez couchie)' En l'eve le mêlent sanz plus. Et li foslus la lient desus; Puis se lornela pointe toute Contre l'estoilo [polaire], si sans doute Que jà nus hom n'en doutera. Ne jà por rien ne fausera Quant la mers est obscure cl brune. C'en no voit estoile ne lune. Dont font à l'aguille alumer; Puis n'ont il garde d'esgarer ; Contre l'estoile va la pointe ; Por ce sont li marinier coiule De la droite voie tenir.

t MARINGOTK (ma-rin-go-f), s. {. Petite voilure, ordinairement suspendue, garnie de barreaux sur les côtés, et à deux fins, les bancs étant mobiles.

MARINGOUIN. Ajoutez : || 3« Ver mariiigouin ,

MAR

le mémo que le ver macaque (voy. macaque, n- 2.)

MARINIER. Ajoutez :\\i' Arche marinière, arche d'un pont par où passent les bateaux. Au passage des ponts dont les arches marinières n'étaient pas assez larges, E. grangez, Foies navigables de France, p. G27.

t MARIXISTE (ma-rini-st'), s. m. Néologisme. Peintre de marine. Les peintres d'animaux peuvent, comme les marinisies, se rattacher à la catégorie des paysagistes, uOuger, Salons de 1861 à

t MARIOLXTRE (ma-ri-o-lâ-tr'), adj. Terme do dénigrement. Qui a un culte idolâlrique pour Mario. L'écho répond : Lourdes, à ceux qui disent Génézareth; et le catéchisme marioiatrc remplace les paraboles do la montagne, le National, 3 sept. is7ii, 2" page, ("col.

t MARlOLÂTRIE(ma-ri-o-là-trie), s. f. Culte exagéré de la 'Vierge Marie.

— ÊTYM. Marie, et latrie.

t MARION (ma-ri-on), s. f. Un des noms vulgaires de la gesse tubéreuse, lathyrus tuberosus, L.

t MARKAB. Ajoutez : — ÉTYM. Arabe, markab, monture.

t MARLIN (mar-lin), s. m. Le même que merlin 3, sorte de cordage (voy. ce mot au Dictionnaire). Le réseau [du ballon transatlantique) qui a une largeur de 2(2 mailles, est fait de corde goudronnée à trois cordons, connue sous le uom de marliu, Journ. offic. (3 sept. i873, p. 5864, 2° col.

t 2. MAULY (mar-li), s. m. Le môme que marli (voy. ce mot au Dictionnaire). On a dû, dans la même fabrique, produire une certaine quantité de ces assiettes; car, si le sujet reste dans toutes le même, le marly varie dans plusieurs quant aux couleurs de son modeste ornement, Journ. o//ic. 29 sept. 1877, p. C88, 2° col. Le marly, divisé en quatre compartiments par de doubles lignes perpendiculaires à un médaillon prenant tout le fond, est décoré par des branches de fleurs, t'b. 2" col.

MARMITE. Ajoutez : — HIST. XVI" E. X Antoine Martin, l'un des fauconniers du roy, pour sa dépense pour huit jours durant que la marmite fut renversée. Notes extraites des comptes de Jeanne d'Alhret et de ses enfants, dans Reo. d'Aquitaine, mai 1867, p. 548.

t 2. MARMITE (mar-mi-V), s. f. X l'île de la Réunion, nom de Malgaches qui sont embarqués pour soigner les bœufs que les navires importent dans l'ile; ce sont des bouviers maritimes, des demi-matelots, Jou)"/!.. o/yic. (" sept. (870, p. (5(2,

f MARMITÉE(mar-mi-tée), s. m. Ce qui est contenu dans une marmite, delboulle, Gloss. de la vallée d'Ycres, le Havre, (876, p. 220.

t MARMITONNER (mar-mi-lo-né), v. a. Terme de mépris forgé par Michelet. Traiter en marmiton qui fait une sale cuisine. Nulle maladie, nulle gangrène, nul ulcère pestilentiel ne pouvait se comparer à cette cour de Mayeuce; nous en parlons aujourd'hui savamment, ayant le détail de la sale mission où ce digne archevêque niarmitonna rAllemaguo pour l'élection do Charles- Quint, MiciiKLET, la Réforme, p. 4(.

t MARMORÈNE (iuar-mo-rè-n') ou MARMOD- Lt;\E (mar-mou-lè-n'), s. f. Nom de la baudroie, sur les côtes du département de la Manche.

(. MARMOTTE. Ajoutez : || 5" Marmotte de voyage, sorte de malle formée d'une première caisse ouverte par en haut, el d'une seconde renversée et servant à la première de couvercle mobile, do façon à pouvoir doubler au besoin la capacité de la malle; les deux parties sont maintenues par une courroie cadenassée.

f MAR.'VIOU (mar-mou), s. m. Nom donné, dans l'Aunis, aux méduses, Gloss. aunisien, la Rochelle, (870, p. (22.

— liTYM. Probablement pour mal mou, désagréablenii'iit mou.

MARMOUSET. — f.TYlw. X la fin. Ajoutez : Dans Fierabras, un .'îarrasin se nomme Marmucet : xiir s. Quant tant ot Floripas à nos barons parlé. Son canberlenc apele, Marmucet de Goré, v. 2(3(. Marmucet parait être le même que Marmouset. Au reste marmouset latinisé se trouve dans un texte latin du xiii" siècle. Multi sunt scolares similes marmosetis qu'i semper magistro suo legcnti assistunt.... tamen quia cor et attentionem ad doctrinam magistri nequaquam apponunt, ideo, licet in scolis diu fuerint,nihil sciunt, Deocuto jnora/i, ouvrage attribué à Pierre de la Sepieyra, mss. lau

MAR

Bibl. nat. n* 33S4 , f> S8 , verso. Karmosrii ce sont de petites figures sculptées auxquelles l'auteur compare les élèves qui n'entendent rien.

t MARXETTK (mar-nè-f), s. f. Nom, dans le Pas-de-Calais, des terres calcaires de consistance moyenne. Us Primes d'honneurj Paris <869, p. 6*.

— ETYM. Diminutif de marne.

t MARNOIS (mar-nol),». m. Le même que marnais (voy. ce mot au Dictionnaire). Les besognes, raarnois, lavandières et chalands d'une superficie de 200 mètres et d'une capacité de 300 tonnes et au-dessus, auront, à charge complète, deu.\ mariniers au moins à bord,... Ord. de police, lOmai <86s, canal Sainl-Martin.

t MAROXIER (ma-ro-nié), ». m. Nom, au monastère du mont Saint-Bernard, des frères lais, qui servent aussi de guides. De l'hospice du Orand-Saint'Bernard : M"* de la Cour est au Bourg- Sainl-Pierre, d'oii nos maroniers arrivent en cet instant , ayant pu par bonheur l'empêcher de s'engager plus avant.... les pères y sont allus, car nos maroniers étaient rendus, iôpffer, le Presbytère, Lettre cuvi.

— ETYM. Bas-lat. Marones, bandits des Alpes, nom appliqué à des gens connaissant bien les chemins de ces montagnes.

t 2. MAROQCrX (ma-ro-kin), s. m. Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage noir, Us Primes d'honneur, Paris, i»69. p. 31».

t s. MAROQl'lNER (ma-ro-ki-né), ti. n. Terme de l'armée d'Afrique. Faire la guerre éparpillée, en poursuivant les tribus qui sortent du Maroc et s'y réfugient.

MAROTTE. AjouUî :\\Z' Nom diminutif de Marie, que le peuple donnait à Rouen aux jeunes filles, avant qu'elles fussent entrées dans l'adolescence, tougabd, Une page d'hiit. locale, p. ii.

— ETYM. AjouUl : Dans la haute Bretagne, marotu signifie un bâton avec un gros bout.

t MAROUFLAGE (ma-rou-fla-j'), s. m. Terme de peinture. Action de maroufler. Convaincu que leur valeur [des peintures à fresque, dans la galerie dorée, à la Banque], ainsi que leur style, disparnltraient à cuups de reprises trop nombreuses et infailliblement mal raccordées aux rares portions conservées, il [M. Questel] fit décider leur copie à l'huile et le marouflage de celle-ci sur la voûte réédifiée en briques creuses, G. berger, Joum. des Débals, 27 janv. )87«, 3' page, 3' col.

t MAROrAGE ;mar-ka-j'), s. m. Action d'appliquer une marque. Le marquage des efl'ets. Le marquage des chevaux. On sait que tous les ans, à cette époque de l'année, l'adiainistration des forêts fait procéder au marquage des arbres qui doivent composer la coupe de l'année suivante, Joum. des Débats, (5 oct. (876, 2' page, 3" col.

tMARQUANDlSEimar-kan-di-z'),!./". Nomdonné, dans les Vosges, aux douves pour feuillettes, afin de les distinguer de celles qui sont destinées à construire des pièces, nanqdette, Expl. débit et eslim. des bois, Nancy, (868, p. 94.

— ETYM. C'est une autre prononciation de marchandise.

MARQtnE. Il Acier à une, deux ou trois marques, voy. ACIER au Supplément.

MARQUÉ. Ajoutez :\\n' Marqué, sur qui la vieillesse a mis .sa marque. Il m'apprit qu'on avait d'abord pensé à moi pour le rôle, mais qu'on me trouve trop marqué.... trop marqué!... il y a de quoi l'être en effet avec des déceptions pareilles dans sa vie, alpb. dauoet, Joum. offic. lu sept. (87«, p. 5002, 3' col. Être jeune, tout est là; moi, je suis vieux, je suis m.irqué, m. ib. 5oo3, ('• col. il Cet emploi provient des maquignons, qui jugent de l'âge d'un cheval par les marques des dents.

MARQUER. AjoutextWil' Marquer les aiguilles, percer, à l'aide d'un poinçon sur lequel on frappe. Us aiguilles palmées.

MARQUEUR, .l/oiircï ; || <• Celui qui dans un tir marque les coups. Tout le monde sait qu'il peut arriver à un maladroit d'estropier un marqueur imprudent, victor cherbuliez, Rev. des Deuxifondef. >i sept. 1878, p. 27).

MARQUISE. Ajoutez : || 6* Dans les chemins de fer, vitrage au-dessus du quai d'embarquement.

— REM. L'ombrelle dite marquise est une ombrelle à manche articulé de manière à être soit plié, soit fermé et fixé à un angle quelconque, ce qui permet de varier l'inclinaison de l'ombrelle, sans changer la position du manche.

tMARRANE.— HIST. xvi' s. AjouUz : Viens voir .. .nos villes... de leurs mains furieuses Arracher de leurs tours tes fleurs victorieuses, Et au lieu

-MAR

du beau lis, sans honte et sans honneur, Arborer lâchement la marrane couleur (la couleur des Espagnols], Discours tvr l'estat de la France, à Chartres, (59(.

t M.\RRANIS.ME! (ma-rra-ni-sm'), s. m. Caractère, manière de penser du marrane.

— HIST. xvr s. Nous ne devons pas croire que les Espagnols soient meilleurs chrestiens ou meilleurs catholiques que nous; le marranisme, qui participe de la loi de .Mahomet et de celle des juifs, est plus fréquent en Espagne que l'hcresie en France, GUY coquille, Dialogue des misères de la France, t. ii, p. 2S9, éd. des oeuvres de (666.

t MARRO.NAGE (maro-na-j'), s. m. Bois de marronagc (on dit aussi bois de marnage), bois à bltir auxquels les usagers ont droit dans certaines forêts, NANQUETTE, Exploit, débit et estim. des bois, Nancy,

t MAUROXIER (ma-ro-nié), s. m. Le même que maronier (voy. ce mot au Supplément). Ils furent rejoints par deux religieux, précédés du marronier ou domestique du couvent, et d'un gros chien, qui, lidéles à la règle du monastère, venaient à la rencontre des voyageurs, Joura. de Genève, dans /nu ni. nfjic. 28 sept. (874, p. 7844, ("col.

MARRONNIER. Ajoutez : \\ 3' Marchand de marrons. Une vieille boutique de bric-à-brac joignait l'échoppe du marronnier, carteron, Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. (7, Hetzel,

t MARRUBLER (ma-ru-blé), V. a. Terme du Calvados et de la haute Normandie. Abîmer, maltraiter, en parlant des personnes ou des choses. Vous êtes un coquin, lui avait-il dit; c'est vous qui l'avez tuée ; il n'y avait pas d'eau dans la mare de Bunel 1 elle ne se serait pas noyée,' si vous ne l'aviez pas marrublée, Gaz. des Trib. 9-(0 août (875, p. 767,

2° col.

MARS. Ajoutez : || Proverbe. Taille tôt, taille tard. Rien ne vaut la taille de mars, vieux dicton rural, dans le Bien, public, 3 août (875, 2' page,

t XL\RS.VCI.E (mar-sô-l'), s. m. Le même que marsault. Ils [les chevreuils] vivent, comme les cerfs, de coudrier, de marsaule, adanson, Œuvres d'hisloire. nal. ((772), éd. Payer, Paris, (845, p. 256.

t MARSE (mar-s'), s. m. Nom, dans l'antiquité, de gens qui pratiquaient les enchantements et surtout charmaient les serpents. Les psylles et les marses qui se familiarisent avec les serpents, VOLT. Dicl. phil. Enchantement.

— ÊTYM. Lat. Marsi, nom d'un peuple latin.

t MAKSEDC (mar-scuk), s. m. Le même que marsage (voy. ce mot au Dictionnaire). Il lui est défendu de semer le blé connu dans le pays [comté de Nice] sous le nom de marseuc, blé qui n'est, en réalité, que de l'avoine de printemps, L. GUIOT, Mém. .Soc. cent, d'.igric. (874, p. 246.

— ETYM. Bas-lat. ïnarcesco, marcescha; vieux franc, marcesche ou marsois, dérivé du mois de mars.

t MARSCPIALlTÉ(mar-su-pi-a-li-té), s.f. Terme d'histoire naturelle. État des animaux qui sont marsupiaux. Le caractère de la marsupialité, inconnu aujourd'hui dans l'ancien continent, oii il ne se montre que chez certaines espèces de l'époque tertiaire, broca, Bull, de la soc. d'anthr. t. III (2* série), p. (»o.

t MARSUPIUM (mar-su-pi-om'), s. m. Terme d'ornithologie. Membrane vasculaire, dite aussi ]>pigne, située dans l'humeur vitrée, ut qui, fixée sur le nerf optique, s'étend depuis le point oii ce nerf pénètre dans l'œil jusqu'à une distance variable, Ac. des se. Compt. rendus, t. Lxxtx, p. ((r>4.

— ETYM. Lat. marsupium, bourse.

MARTEAU. Ajoutez : || 15° Passer sous le marteau, être vendu aux enchères. Les quantités |de laines coloniales] qui ont passé sous le marteau [au marché de Londres] s'élèvent à.... Joum. offic.

(6 déc. (872, p. 7833, 2' COl.

MARTELEUR. Ajoutes : — HIST. xui' s. Tubalcain, qui fust martellour et fevre en totes overegnes de arreme [cuivre] et de fer, pougens, Archéologie franc, t. ii, p. n.

t (. MARTIN. — HIST. Ajoutez: XIII" s. Puisli a dit : Dans vicis, anvers moi entendez. Que je vos ai mult bien quenu et avisé ; De tout autre martin vous convenra parler, gui de bouhgogne, v. (402 (locution à ajouter à celles oii le nom propre Martin figure proverbialement).

t 2. .MAUriXE (mar-ti-n'), s. f. Nom populaire de la femelle du lapin domestique.

a MARTINET. Ajoutez : || 6° Nom, dans l'Aunis,

d'un appareil consistant en une vis en bois, dont les tonneliers se servent pour rapprocher les douellc» d'une futaille au moyen d'une corde, Gloss. aunisien, la Rochelle, (870, p. 123.

MAR IINGALE. Ajoutez : \\ !• Terme de la pêche du hareng. Petitcordage, dit quelquefoisbassouin, de (6 millimètres environ de diamètre, servant à fixer le quart à poche sur le halin (ou haussière) sur lequel .sont attachés les filets.

t MARTYROLOGIQUE (mar-ti-ro-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à l'histoire des martyrs chrétiens. La critique martyrologique.

t MARXOUAGE (mar-ksou-a-j'), s. m. Nom, dans la Meurthe, des jardins maraîchers, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. ((7.

— ETYM. Forme de marécage, au sens de terrain maraîcher.

t MASLOC (ma-slok), s. m. Nom, dans nos recueils de drogues, du bang (voy. ce mot au Dictionnaire et au Supplément).

— ETYM. Ital. masloco, de l'arabe maslaq, devic, Dict. étym.

2. MASQUE. Ajoutez : || 17» Terme de guerre. Masse couvrante derrière laquelle sont abrités des travailleurs, ou disposée en certains points d'un ouvrage de fortification pour boucher une trouée, pour abriter un passage. || 18° Pointe d'une digue. Lors de la révolution, les ouvrages [de deux digues] furent absolument abandonnés : si on avait pu prévoir cette circonstance, on aurait donné aux masques la solidité convenable pour résister aux événements, bremontier, Rech. sur le moui). des ondes, p. 99.

f MASSAC (ma-ssak), s. m. Autre' nom du masloc (voy. ce mot au Supplément).

MASS.\CRE. — HIST. xm's. Ajoutez: Out grant peiir, quant oy dire La desverie et le martire, La cruauté et le maçacre Qu'il avoit fait du bon dyacre, GAUTIER DE coiNCY, Us MiracUs de la sainte Vierge, p. (26, éd. abbé Poquet .

MASSACREUR. — HIST. Ajoutez : xiv° s. Et par cote roijorentens Les sains martirs qui en lor tens Voudrent les mascecriers atendre, Et puis leur vermeil sanc espendre. kâcè, Bibleen vers, f°()7, (" col.

t MASSART. Ajoutez: — ETYM. 11 est possible, probable même, que ce mot ne soit qu'une autre forme de massier et ait la même origine.

( . MASSE. Il 7° Ajoutez : Être bien dans la masse, peindre dans la masse, s'attacher aux masses, à l'ensemble du tableau. Le paysage a de la grandeur, et tout est bien dans la masse, suivant un terme d'atelier, burger. Salons de I86( ù (868, t. II, p. (41. M. de Knyf est plus sobre : comme les maîtres paysagistes de l'école française, il peint dans la masse, et il donne l'impression de l'ensemble, id. ib. p. 5(0. ||17° Nom donné, dans la manufacture des tabacs, à des meules de tabac qui a passé par le hachoir; ces meules contiennent chacune en moyenne 40 ou 50 mille kilogrammes, et sont construites pour que la fermentation s'y établisse. || 18° Terme de lapidaire. Bloc do verre de toute couleur, plus ou moins pesant et volumineux, composé spécialement par des moyens chimiques pour la fabrication, la production de la pierre fausse, CHRITEN, Art du lapidaire, -p. 417. || 19° Dans les contributions directes, plans par masses, plans conligus, oîi les cultures et autres natures de sol sont données en bloc, sans distinction des parcelles.

(. MASSÉ. yI;ou(eî ; ||3° Plan massé, se dit par opposition à plan parcellaire et est synonyme de plan par masse (voy. cette locution au Supplément). Il sera nécessaire d'y joindre (aux demandes de fondations pénitentiaires] les plans massés des immeubles proposés pour être convertis en colonies pénitentiaires, Joum. ofjic. 6 sept. (874, p. 6397, C" col. Il 4° Terme de fortification. Se dit des ouvrages dont la masse est construite. Les remparts étaient massés, ainsi que les glacis ; il ne restait plus qu'à recouvrir de terre végétale la surfyce des remblais et des parapets.... le grand caralier était entièrement massé.... quant au fort de Saint- Privât, il était seulement massé et ne possédait pasd'abris.Cai.rfej Trib.9 oct. (873. p. 97(, I" col.

t MASSELOTTE. Ajoutez : \\ i' Petite masse de métal, soudée sur le canon d'une arme à feu portative à percussion, et dans laquelle est pratiqué le logement de la cheminée.

3. MASSEFTE (ma-sè-t'), s.f. Sorte de marteau Massette à casser les pierres. Enquête, Traité de comm. avec l'AniilH, t. i, p. 737.

— ETYM. Diminutif de masse 2

t MASSIAU. Voy. masseau au Dii liiuiiaire. Lo

MAT

massiau est lo résultat de la fonte sortant du fuur à puddler; c'est uue loupe qu'on appelle bloom en Augletcrre ; on le cingle sous le marteau, d'où il sort en bloc informe..., Enquête, Trailii de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 90. Les massiaux ont généralement disparu du commerce..., le massiau est originaire de Champagne, où il existait beaucoup de petites usines dans lesquelles la fonte aflinée au charbon de bois donnait une loupe qui était forgée en massiau tel que le définit la douane, et vendue à d'autres forges qui procédaient à son laminage, 16. p. 62.

+ 2. M.\SS1C0T (ma-si-ko), s. m. Machine à rogfter le papier; c'est un grand couteau mù par une manivelle, avec volant. Le massicot de la Banque de France est mû par la vapeur. Le nom est tellement en usage que les ouvriers en ont tiré le substantif massicoteur et le verbe massicoter.

— ÊTYM. Massicot, nom de l'inventeur.

MASSIF. Ajoutez : || 9' Terme de géologie. Ensemble de montagnes formant une masse. Le massif du Mont-Blanc. Les massifs montagneu.x taillés dans les terrains néozoïques, J. François, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 4246.

t MASSILIA (ma-ssi-li-a), s. /'. La 20" planète télescopiquc, découverte en (852 par M. do Gasparis.

— ÉTYM. ilassUia, nom latin de la ville de Marseille.

MASSIVEMENT. Ajoutez : — HIST. xif s. lluec fu comencie l'ucvre [le tombeau d'Alexandre] masicement, U Romans d'Alixandre, p. 546.

MASTIC. Ajoutez : || 6' Arbre au mastic, l'amijris elemifera, bâillon, Dicl. de botan. p. 257.

1 JL\STUOgiIK.T (ma-stro-kè), s. m. Dans le langage populaire de Paris, marchand de vin.

— ETV.M. Maalroquet vient du mot mi-slroc ou ma-slroc, qui, dans la langue [l'argùl] dont Nicolas Racot de Grandval nous a laissé le premier vocabulaire, en 1775, à la suite do son poêmo du Vice puni, signifiait dcmi-setier ; le maslroqiiel c'est l'homme du demi-seticr, e. de la bédollikbe, dans le journal le National, 4 nov. <874, 2» page, 6' col.

MASCRE. /ljoii(eï ; || 3° Nom, en Normandie, de l'enclos, ou verger, ou herbage planté d'arbres fruitiers, dans lequel sont situés les bâtiments de la ferme, les Primes d'honneur, Paris, ts69, p. 9. Dans les masures de Bretagne et de Normandie, dans les vergers picards et les clos ardennois, la récolte des pommes a été aussi abondante..., Journ. offic. IH OCl. <875, p. 8733, 4" col. •

2. SUT. Ajoutes .-117° Dans la dentelle, le mat, morceau sur lequel l'aiguille ou le fuseau sont revenus plusieurs fois pour les épaissir, les broder, ca. BLANC, l'Art dans la parure, p. 27a. ||8° Préparation dont le nitre est la base, Tarif des douanes, <869, p. 164.

t MATASIETTE (ma-ta-ziè-f), s. f. Voy. mataziETTE au .Supplément.

t MATA^;SI.NAI)E. Ajoute: : || i' Fig. Folàtrerie, action folâtre, richelet.

t MATASSl.NER (ma-ta-si-né), V. n. Danser la danse des matassins, faire des gestes de matassin, de bouffon. || Matassiner des mains, gesticuler avec les mains comme un bouffon.

— HIST. xvi* s. Matassiner des mains, to move the fingers like a juijler, cotgrave.

MATASSINS. — ETYM. Ajoutes : Espagn. 7(iotachin; ital. »na((ucino, de l'arabe mo(nu)«f/rf/!7iin, personnes masquées , pluriel de motawnddjili , masqué, d'après M. Dozy. Au contraire, M. Roulin le tire de l'ital. matto, fou, le matassin, en Espagne, étant vêtu comme arlequin et ayant une batte.

t MATAZIETTE (ma-ta-ziè-f), s. f. Variété de dynamite où la nitroglycérine est en proportion faible et bien unie aux substances siliceuses et au protoxydc de fer destinés à la neutraliser. Que cette caisse renfermait une matière explosible, désignée par l'expéditeur sous le nom de mataziette-tripoli. Cas. des Trib. M fév. t876, p. t62, 2«col. Que cette poudre dite matazielle, destinée à ses travaux d'entrepreneur, provient de la fabrication du sieur B..., ib. 3* col.

— REM. On écrit aussi mata.siette. Le Journal de Genève rapporte que des explosions d'une vaste fabrique de matasiette ont' eu lieu sur la frontière du canton et de la France, Journ. des Débals, 26 nov. (876, 3' page, 2» col.

f MATE. — HIST. Il ivi- s. Ajoutez : Dix ou DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

MAT

donze enfants de la mate des plus fins et meilleurs coupeurs de bourse et tireurs de laine, bhant. t. iv, p. 224, éd. Monmerqué.

t 2. MATÉ. Ajoutez : — ÊTYM. L'herbe du Paraguay a été nommée maté, de mate, nom d'une petite courge sauvage qui sert de récipient à la décoction, DAiREAUX, Bel), des Deux-Mondes, 15 juil.

Ih75, p. 397 et p. 409.

t3. .MATÉ, ÉE (maté, tée), port, pnssrf de mater. Il 1° Rendu mat. || 2' Tassé, foulé. On coule dans le vide qui reste entre les deux tuyaux du plomb, lequel est ensuite maté avec soin, legru, cité par Ed. Morin, Jfem. d'agriculture, etc. t87o-7(, p. 235.

MATELAS. — HIST. Ajoutez : || xiV s. Quatre pieccsetdcmicde cendaulx larges, vermaulx, pour faire un martras pour nous.... pour cinq aines de ceiidaiLcn graine pour l'orillierdu dit martras, Mandements de Charles V, 1377, Paris, <874,

M.ATELASSÉ. Ajoutez :\\2' S. m. Étoffe façonnée do soie ou de laine. Matelassé uni.... matelassé pure laine, armures et matelassés noirs, Journ. oljic. 2 dec. (876, p. 8943.

M.ATELOT. — ETYM. M. Buggc, Romania, n" (0, p. 166, au lieu du holl. maat, compagnon, propose le norois môtunautr, matunautr, compagnon de table, lequel est synon. du holl. maat, et qui se dit le plus souvent de l'équipage d'un navire ; le personnel de bord se formait en plusieurs môlunetjti ou compagnies do table. Et il ajoute : ■" Selon moi, il faut supposer une forme antérieure matenot." Cette supposition est vérifiée; car au bas do la page, M. G. Paris met cette note : « Au mo- « ment même où je reçois de l'imprimerie les 1 épreuves do cet article, je trouve la forme ma- « thenot employée régulièrement pour matelot 1 dans un des mss. de la Passion d'Arnoul Gresban « que j'imprime avec M. Raynaud. « Mathenol met hors do doute l'étymologio proposée par .M. Bugge.

t MATÉOLOGIE (ma-téo-lo-jie), s. f. Discours, propos dépourvus de raison. Si la théologie prélondait mettre des semences d'ivraie entre ces deux puissances [la spirituelle et la temporelle], ce ne serait plus une vraie théologie, mais une pure matéologie, fr. garasse, Mémoires publiés par Ch. Nisard, Paris, t86(, p. 267.

— ETYM. Matoic.),OYia, vains propos, de (làrato;, vain, inutile, et >.6yo!, discours.

t M.ATÉRLALISATION (ma-té-ri-a-li-za-sion), s. (. Néologisme. Action de matérialiser, de rendre matériel. Ce que l'honorable M. de Pressensé propose d'atteindre, ce n'est pas le lien intellectuel, moral, insaisissable, c'est la matérialisation de l'affiliation, c'est l'assistance, laprésence aux réunions.... Journal officiel, (4 mars (S72, p. (806, 2« col. Toute plus-value, sous quelque forme qu'elle se cristallise, intérêt, rente, profit, n'est [d'après le socialisme allemand] que la matérialisation d'une certaine durée de travail non payé, E. de laveleye, Rev. des Deux-Mondes, i" sept. 1876, p. (42.

MATÉRIAUX. — UEM. On commence, faute de singulier, à l'employer barbareraent : Ce n'est guère surtout que depuis vingt ou trente ans que le fer est employé comme matériaux de construction proprement dit, en. garnier, Monit. univ. du

(0 août (867, p. (093, (" col.

MATÉRIEL. Ajoutez : || S. m. ]1 se dit aussi au pluriel. Des matériels de fêtes. D'importants matériels de forges.

t MATUÉMATISME (ma-té-ma-ti-sm'), s. m.

Doctrine d'après laquelle tout s'opère conformément à des lois mathématiques. Le mathématisme de la nature, mangin, Journ. ofjic. (8 août (872,

p. 5738, 3' col.

t M.VrHCRIN. Ajoutez : || 3° Nom que les marins, par plaisanterie, donnent aux navires en bois. Est-ce que vous voudriez rétablir ces vieux mathurins, comme nous les appelons, pour remplacer les bateaux à vapeur? am"' saisset, Journ. offic.

26 janV. (872, p. 59H, I" COl.

t MATIN.VLEMENT. Ajoutez : Colline, Schaunard, Marcel et Rodolphe se rendaient en cho'ur chez Barbemuche. qui parut étonné de les voir si matinalement, mûhger, Se. de la vie de bohème, cb. XH.

t MATON. Ajoutez : || 3° Petit peloton de fibres qui se forme sur les machines dans la pâte à papier.

t MATRAQUE (ma-tra-k'), s f. || 1" Mût espagnol usité en Algérie qui signifie bâton, trique. Après avoir failli périr sous les matraques des ehame-

liers qui lui servaient deguides..., a. méhay, Opi' nion nation., 9 nov. (867. || i' Nom espagnol de la férule scolaire. Un alphabet, une écriloire et une matraque ou férule percée de trous... elles [les punitions dans les écoles des Philippines] se réduisent â quelques coups de matraque dans la main ouverte, edm. FL\ticin>T, Rev. des DeuxMond. (5 avril (877, p. 907.

— ETYM. Esp. matraca, de l'arabe mitraqah, marteau.

t M.VrRASSER. Ajoute: : Si Son Altesse Royale laissait.... matrasser le parlement, comme l'on lo matrasserait peut-être le lendemain au matin, RETZ, Œuvres, éd. Feilletet Gourdault, t. iv, p. 4(o (les anciennes éditions portaient maltraiter, maltraiterait).

t (. M.\TRICIDE. Ajou(eï : — HIST. xvf s. Nous confessons qu'en nostro ville jadis y a eu un parricide et en Argosun matricide; mais quant à nous, nous avons chassé et banny de noz pais ceux qui ont commis tell»s malhcurelez, amyot, Plut. Œuv. mor. t. XV, p. 345.

t M.VrRICIEL, ELLE (ma-trisi-èl, è-l'), adj. Terme de contributions directes. Qui se rapports aux registres originaux, aux matrices. Le relevé des éléments des cotisations individuelles, fait sur les matrices, ou, en d'autres termes, les évaluations matricielles, ne sauraient servir immédiatement de base pour le répartement de l'impôt, chahdon, Notice sur les contrib. directes de la France en 1853. Les loeaux d'une valeur matricielle inférieure à 400 fr. sont affranchis de toute cotisation, Journ. oljic. 5 déc. (874, page 800(, 2» col. jj Loyer matriciel, celui qui sert do base à la fixation des cotes en matière de contributions directes.

MATRIMONIAL. Ajoutez : \\ Tribunaux matrimoniaux, tribunaux chargés, dans la Suisse prolestante, do prononcer sur les cas do divorce, Journ. offic. juin (876, p. 4640.

t MATRIMONLALITÉ (ma-tri-mo-ni-a-li-té), s. f. État matrimonial. Le camp rural permit d'éviter d'attirer les habitants des campagnes vers les villes, où ils tendent de plus en plus à se fixer dans des conditions anthropologiques fâcheuses de matrimonialité et de natalité, Dict. de médecine, (4° éd. art. hygiène.

MATRONE. — HIST. || xiv s. Ajoutez : Tout maintenant et sans delay, Par Dieu qui siet lassus ou thronne [ciel], Alez me qucrre la mathronne [sage-femme] De ceste ville. Miracles de Nostre Dame par personnages, publiés par G. Paris et A. Robert, 1. 1, p. 92.

t MATRO.NEUM (ma-tro-né-om'), s. m. Terme d'antiquité chrétienne. Lieu réservé aux matrones dans les basiliques anciennes.

— ETYM. Lat. malrona, matrone.

( . MATTE. Ajoutez || 2° Synonyme, dans quelques localités, de moyette. Un autre moyen employé dans le département de l'Ain, c'est la mise [du maïs] en moyeltes ou mattcs, sortes de ruchers ou de meules qui restent dans le champ, DE gasparin, Journ. offic. a janv. (876, p. (63, 3' col.

t 3. MATTE (ma-f), s. f. Nom donné, dans la Gironde, aux terres d'alluvion, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. 416.

MATURATION. Ajoutez : ll 3» Action dematurer le tabac (voy. maturer au Supplément). Cette opération [le battage] aère les feuilles en séparant celles qui étaient collées ensemble ; elle les dispose ainsi au travail ultérieur do la maturation, Réponses oux questions de l'enquête sur le monopole des tabacs et des poudres, p. 2(6, Paris, (874.

t MATURÉMENT (ma-tu-ré-man), adv. Néologisme. D'une manière mûre, rélléchie. La question posée doit être vidée maturément dans un sens ou dans un autre, Journ. offic. 23 mars (870, p. 5(0, 3' col.

t MATDRER (ma-tu-ré), V. a. Soumettre les tabacs reçus dans les magasins à un traitement qui les prépare aux différents emplois. Les manutentions dans les magasins ont pour but de faire disparaître l'excédant d'eau, d'uniformiser l'aspect des feuilles et de les maturer, tout en leur maintenant la résistance nécessaire pour leur emploi ultérieur dans les manufaclures, Réponses aux questions de l'enquête sur le rnonopole des tabacs et des poudres, p. 2(5, Paris, (874. Les tabacs verts sont matures à part, ib.

— ETYM. Lat. maturare, de maturus (voy. aCn]. MATUTIN.\L. Ajoutez : || En Alsace, don matu-

linal, don que fait le mari à sa femme (excepté si SUPPL. — 29

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