PAL
t 2. PAI. (pal), s. m. Mot hùllandais qui signifie pilier, et qui, à Java, désigne une mesure itinéraire d'un kilomètre, Bousquet, Rev. des Dnix- Monifi, 15 janv. 1877, p. 321.
PALAN. Ajoutes : ||4* Terme de commerce maritime. Livraison sous palan, livraison à bord d'un antre navire. L'acheteur.... avait stipulé que la livraison lui serait faite sous palan, c'cst-à dire à bord d'un autre bâtiment : dès l'instant, en efl'et, que la marchandise se déuicliait du palan, elle devenait la propriété de l'acheteur..., Goi. d« Trib.
30 juil. IS73, p. 729, 2* COl.
— REM. Le palan est une réunion de plusieurs poulies sur une même chape, montées sur un même axe autour duquel elles peuvent tourner indépendamment les unes des autres; dans les moufles, les poulies sont montées sur dos a.\es différents.
t PALANCRK ou PALAXGRE. Ajoutei : — IlEM. On dit aussi palangrofe. L'n havre-sac renfermait des palangrotles pour la pèche. Extrait du KoureUiste de ilarseillt. dans In Liberté, 18 oct. 1868.
t PALANQLKR. Ajoutez :l\2' Terme de fortification. Entourer d'un simple rempart de terre avec un fossé et des palissades de troncs de chêne que le canon seul peut ouvrir. Après Widdin vient iasqn'à Nicopoli une série de j etites places palanquécs, Journ. des Déb.t déc. «876, ("p. b'coI.
PALASTRE. — HlST. Ajoxiteî : || xvf s. De challan neuf [sorte de bateau], à savoir, les pallaslres qui sont cousues au dedans, UANTELLiEn. Glnssaire, Paris, 1869, p. «8.
PALATAL. Ajoutez : || 2* Quia rapport au palais, au goût. L'alcool est le monarque des liquides, et porte au plus haut degré re.\altation p.ilatale, BRILLAT-SAVARIN, Physiol. du goût, ilédit. ix. Nos exigences palatales, Joxirn. ojjic. m juill.
«877, p. 5305, 2' col.
t PALENQUfiEV, ENNE (pa-lan-ké-in, è-n'), adj. Qui appartient à Palenqué. ville eu ruine dans l'Amérique du Sud. || Écriture palcnquéenne, écriture employée avant l'arrivée des Espagnols, Journ. ofjic. 26 avr. «875, p. 30U5, 2' col.
I PAl.ÉOCRYSTIQCE (pa-lé-o-kri-sti-k'), aij. Oui est glacé d ancienne date. La route qu'il avait à parcourir avait été reconnue au printemps, et on savait qu'en quittant la terre il n'avancerait plus qu'à pas comptés sur la glace paléocrysiique, Rev. Brifan. mars «877, p. Bi. Dans un avenir lointain, quand le temps aura retourné encore une fois son sablier, balayant la glace paléocrystique et l'engloutissant dans les abîmes qui recèlent déjà les débris des anciennes périodes glaciaires, ib. p. «5. Au 70' degré de latitude nord, Collinson <;k vit forcé de retourner à l'est, le long du bord «le l'infranchissable barrière qui arrêta Nares en isTf.. et à laquelle cet officier a donné le nom de glace paléocrystique, ib. p. «6.
— f.TiM. na).3i6:, ancien, et le thème /puirt qui est dans x';0tt7)).o:, glace.
t PALfiOKTHNOLOGlE (pa-lé-0-è-tno-lo-jie), j. f. Connai-ssance des antiquités préhistoriques des peuples.
— KTYM. ria'aio;, ancien, et ethnologie. tPALÉOETH\OI.OGI.STK(pa-lé-o-é-tnolo-ji-st'),
t m. Celui qui succupc de puléoethnologie.
I PALfiOGfiOfiRAPIIIE pa-lé-0-jé-o-gra-fie), f. f. Géographie des périodes gcolotriques.
— EiYM. llT'">to;, ancien, et gém/rapliie.
t PALÉOGÏ^OGllAPlIli.H'E (pa-lé o-jé-o-gra-fi-k'), adj. 0"i 1 rapport à la paléogéographie. Line carte paléogéograpliique, martins, Rev. des Deux-Mondes, «•=> juin. IH72. p. 473.
t PALf.OLITIIlolK (pa-lé-o-Ii-ti-k'), adj. Qni se rapporte à l'cpnque de la pierre ancienne ou non polie. Âge paléolithique. Sge des inslrnmenls de pierre antérieur aux derniers firands rhanpements subis par le globe. Les mines [dn camp de Cissbury] .sont de l'âge néolithique, quoique quelques-uns des instruments pré.sentent des forme» qui se rapprochent de celles de l'époque paléolithique, Journ. olJie. 4 janv. «87«, p. 74, 3' col.
— F.TYM. n7)ï'.or, ancien, et /'fto;, pierre.
t PALfiO>'ISCrS(pa-lé-o-ni-skus'), s. m. Pois.son fossile des bassins houillers continentaux.
t PALROSAfRK (pa-U-osô-r'), s. m. Genre de rep tilcs fossiles. C'est le reptile le plus ancien connu.
— ÊrVM. ll»)a-4:, ancien, et ciOo», lézard. PALERON. — HISr. Ajoutez : xni* s. Ilomn-
platn, paleron, 1. nR oarlandr, § 4.
t PALf.S. Ajoutez :\\2' La 4B-' planète télcscopiqne, découverte en ««57 par M. Goldschmidt.
t PALESTINIEN. lENNE (pa-lè-sli-niin. niè-n"),
ndj. Oui appartient !i la Palestine. M. Ganneau a trouve à Jalla deux monuments inleressanis pour l'épigraphie palestinienne, si pauvre, comme on sait, Journ. offic. «5 sept. «874, p. 6542, 2» col.
t 2. PALET (pa-lè), s. m. Se dit, en Normandie, sur la céto, des pieux que les pécheurs enfoncent dans les grèves pour fixer leurs tilcts.
— f.TY.M. Diminutif de pal, petit pieu. «. PALETTE. Ajoutes .'H 18° Familièrement.
Palettes, les dents incisives, qui, larges et plates. ont la forme d'une petite pelle. || 19» Instrument en fer. en forme de petite pelle, qui sert aux forgerons pour ramener le charbon et le disposer sur la forge. || Instrument en bois, également en forme de petite pelle, qui sert, dans les poudrières, à ramener la poudre.
t HAL-FER (pal-fèr), s. in. Pal en fer. Pour l'emploi de ces insecticides, il faut creuser des trous au pal-fer, Troo. de la Commis, départ, contre le phylloxéra, Perpignan, 1874, p. «07.
t PALliîRE. Ajoutez : \\ i' Adj. f. Porte palière, porte qui ouvre sur un palier. L'incendie.... n'est devenu possible que par cette double circonstance dos papiers accumulés sur le plancher et de la porte palière ouverte. Journ. o//ic. 3 mai IS77, p. 3231, «" col.
PALINOD. Ajoutez : En rhétorique, à treize ans, il [Kontenelle] composa, pour le prix des palinods de Rouen, une pièce en vers latins, qui, sans avoir obtenu de couronne, fut pourtant jugée digne de l'impression, trublet, SIém. sur Fonlenelti'. p. 275.
«. P.\LLAI>HJM. Ajoulcs: — IIIST. XII" s. Cornent li traitor ovrercnt. Qui la traison porparlerent, Que il furent, corn orent non, Quienblalo palladion.... ECNOiT, Roman de Troie, v. 639. Por le temple quorl violez, Dont li pallades ert enblez, id. ib. V. 25.-.f.i.
— UEM. Devant ce mot qui n'existait pas en français, l'ancien trouvère du xii" siècle a hésité. Une première fois il lui a laissé la forme latine, palladion; une seconde fois, plus hardi, il a soumis le mot à la règle de l'accentuation, et il a mis pallade.
t PALLIÈRE (pa-liè-r'), s. f. Nom, au Havre, d'un engin de péihe. Statistique des pèches maritimes, «871, p. 27.
4. PALME (pal-m'),s. f. Synonyme de paume de la main. El de ses maigres mains les deux palmes dressées, lamart. Chute d'un ange, T vision.
— REM. Paume est la prononciation française de palme {palma). On doit regarder pofme comme un latinisme proiiosé par Lamartine, pour mettre une forme plus relevée à côté de paume, qui ne se dit guère sans ajouter de la main.
f PALMER (pal-mèr), s. m. Nom, dans les ateliers, d'un instrument de précision servant à déterminer l'épaisseur d'une lame, d'une feuille de métal, etc.
t PALOTER (pa-lo-té), v. n. Creuser à l'aide du louchet les tranchées qui .réparent les planches de colza, à l'effet ue rechausser les pieds des plantes, les Primes d'honneur, y. 'fi, Paris, «S74.
— Ety.m. Pâlot «.
t PALOURDE. Ajoutez : || 2° Nom, dans Maine-et- Loire, d'une espèce de citrouille, («Primes d'honneur. Paris, «872, p. «SB.
P.VLPITER. Ajoutez : — HIST. xu' s. Quant cil mfismes dragons qui apparuit lo voloil devoreir, dunkes comenzat tremblanz et palpianz à crieir par grandes voies, disanz : coreiz, coreiz, car iciz dragons mo vuet devoreir, li Dialoge Grégoire lopape, «876, p. 92.
: PALl'DINE (pa-lu-di-n'), s. f. Genre de coquilles univalves. Au milieu de débris de roseaux et de diverses plantes aquatiques abondent les coquilles de limnées et dcpaludines, E. Blanchard, /[.T. d'sDriir Mondes, I" oct. 1874, p. 607.
PÂ.'MEK. Ajoutez :\\i° Se pimer, se dit de la luzerne qu'on lai.-ise quelque temps coupée sur le terrain. Vous fauchez la luzerne et, après l'avoir laissée se pâmer pendant 24 heures, vous l'apportez dans la fosse, en ayant soin de la fouler, e. GABNOT, /l iiraTic/iin, «5 oct. «876.
t I. PA.MPA. Ajoutez: — ETVSI. Les pampas sont ainsi dites d'une herbe haute et dure appelée paja brava ou pampa, qui y abonde, E. daibeaux, Itev. des Deux-Mondes, «5 juill. «875, p. :i!)3. D'un autre cAté, M. Maspero, J/e'm. de la Snr. de linguistique,n, 5«, indique le quichuapainpi, plaine.
PA.Ml'IILET. —F.TYM. A la conjecture palmefeuillet, M. Gaston Paris, Rev. critique. 2fi si'pl. «874, p. 197. en oppose une autre : il sipnale qnp.
dans la seconde nmitié du xiu* siècle, rnmjtette est cité par Dirk van Asenede dans sa traduction néerlandaise de Flore et Rlanchefor (v. 333); or Pam/7e/(c est le nom ''ulgair. de Pamphilus, espèce de comédie en vers latins du xii' siècle; appuyé là dessus, il dit ; » Je suis porté à croire que de cette forme dirainutive dérive lo mot anglais pamphlet, dont l'origine a tant exercé les érudits. Ce serait une preuve de plus de la grande popularité de notre poème au xv sii'cle. » Dans la manière de voir de M. G. Paris, le nom vulgaire de la comédie latine, très-connue alors à cause d'un rôle remaniuable de vieille entremetteuse, serait devenu le nom commun des fenilles volantes satiriques. Ce pamfletle du xm' sièile est certainement une trouvaille; et le rapprochement est fort ingénieux. Pour qu'il devînt certain, il faudrait quelques intermédiaires avant les textes de «5Hi, les plus anciens que l'on connaisse jusqu'à présent pour l'emploi de ce mot.
«.PAN Ajoutez :\\S° Pan de roue, dispositif employé pour franchir les obstacles qui arrêtent les roues d'une voiture; on fixe un cordage à un rais près d'une jante, on entoure le cercle de la roue avec ce cord.ige et on tire. || 9° Terme de boucherie. Le cuissot avec le rognon et le carré. Veau, \" qualité, de « fr. 6S à « fr. 84; a° qualité, de « fr. «8 à « fr. 66; 3' qualité, de o fr. 8« à I fr. «6; pan, cuissot, de l à 2 fr. [lekil.]. Jour».
0\^C. «4 sept. «874, p. 8284, 3- COl.
t PANABASE (pa-na-ba-z'), s. f. Terme de minéralogie. Minéral, dit aussi cuivre gris, à composition chimique très-variable, qui renferme principalement de l'antimoine, du cuivre et du soufre.
PANjVCHK. Ajoutez . Il 11° Terme de turf. Faire panache, se dit d'un cavalier qui tombe en passant par-dessus la tête de son cheval.
PANACHÉ. Ajoutez || 3° Fig. Mêlé, mélangé. Le salon est quelque peu.... panaché; on y coudoie toute sorte de gens et jusqu'à des membres de la pairie, e. d. forgues, Feuillet, de l'Indvpcnd. belge, 29 sept. «86.S. Devant le public de Bade, panaché de grands-ducs et d'ambassadeurs, la comédie de Beaumarchais n'est pas écoutée peut-être sans une secrète inquiétude , a. villemot, Fexiilleton du Temps, 30 août «868.
t PANAMA. Ajoutez: — REM. La ville de Panama est bien le port par oii s'expédient ces chapeaux ; mais ce n'est pas le lieu où ils se fabriquent, lisse font dans les régions supérieures di' l'Equateur avec le nacouma, sorte de liane.
PANARIt. — Ajoutez : ETYM. L'origine étant inconnue, M. Bugge, Romania, n° «o, p. 156, dit : « Le mot est probablement dérivé d'un adjectif, de même que vieillard, l'ancien français blanchard. Je rattache ponard au latin pondus, qui sigiiifie curius, incumus, esp. pando, légèrement courbé vers le milieu. Ponord pour panrinrd: comparez prenons pour prendons , vieux français espanir représentant le latin expandere, vieux français responenl pour respondenl. » C'est une conjecture qui restera telle tant que panard sera aussi dénué de tout document.
f P.\NASSliRIE (pa-na-se-rie), s. f. Nom commercial de tous les petits pains. 11 [le Parisien] aime à manger ces petits pains d'une infinité de grosseurs et de formes, qu'en langage ccmmercial on appelle la panasseric, Jou'-n. o;;ic'. Il mai «87i, p. 32)0, «" col. Pain de fantaisie et panasserie, a. husson, les Consommations de Paris, p. 9s.
— EIYM. Pain, avec la finale péjorative asse.
t PANCRAIS(iian-krê) ou PANCRATIKR (pankra-tié), s. m. Genre de plantes de la famille des narcissées, où l'on distingue le panerais maritime, dit aussi scille blanche.
— ETYM. Pancralium, de nâi, tout, et /.piTo;, force, par allusion à de prétendues propriétés médicales universelles ; il a donné aussi pansacre (vny. ce mot ci-dessous).
t I . PANnOllE. Ajoutez : || 2» La 55° planète lélescopique, découverte en I858 par M. .Searle.
t PANfiGYRIE (pa-né-ji-rie), s. f. Terme d'antiquité. Réunion de tout le peuple pour célébrer une solennité.
— ETYM. llav^Y^P'vdeTtâ;, tout, et âyjpu, iY°f«j assemblée.
t PANÉGYUISIÎ, fiE (pa-né-ji-ri-zé, zée), adj. Qui est l'objet d'un panégyrique. Comme votre panégyrisé est .sans comparaison plus brave et meilleur que Stilicon, je ne doute pas que votre l'anégyrique ne vaille plus que tous ceux de Claudian, BALZAC, Leit. inédiles, cxxi, éd. Tamizey- I.arr..c|ue.