‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 385 sur 638 · PES · texte numérisé non relu

PES

cicns Perses et célèbre dans l'érudition par les inscriptions cunéiformes qu'on y a trouvées.

PEnSÊVÉUAM.MENT.— HIST. Ajoutez : \\ XIV s. L'onneur doit laissier à celui Qui pour l'avoir est [ait?] travailliéEtperseveranmentveillié, Bibt. des ch. (873, p. 22.

PERSÉVÉRANT. Ajoutez : || Les Persévérantes, fillos qui se repentent de leurs fautes et se retirent dans une maison cloîtrée, Joum. o/pc. 26 août

(874, p. 6(74, ('• col.

t PERSONNALISME (pèr-so-na-li-sm'), s. m. Attachement à sa propre personne, Joum. offic. 28

mai (872, p. 3554, 2' COl.

PERSONNALITÉ. Ajoutez : || 6" Fig. Existence assimilée à celle d'une personne. La liberté de l'enseignement en France n'aura sa consécration qu'autant que la personnalité sera donnée aux associations, Joum. o/'/ic. (2 moi (872, p. 3(72, 2* col. Je ne crois pas que la Belgique accorde la personnalité civile aux associations, ib. (5 mai (872, p. 3254, 3* col. Il 7" La personnalité des lois, régime qui fait que, dans un pays, certaines lois sont personnelles à une classe d'habitants.

PERSONNELLE.MENT. Ajoutez : Chrétiens, quiconque sent en lui-même que c'est son vice qu'on attaque, doit croire que c'està lui personnellement que s'adresse tout le discours [du prédicateur], Boss. Sermons, Prédication, 2.

PERSPECTIVE. Ajoutez :\\8'' Nom des grandes rues à Saint-Pétersbourg. Les perspectives, c'est ainsi qu'on désigne les grandes rues |de Saint-Pétersbourg], sont nuit et jour sillonnées par une quantité vraiment prodigieuse de drovi'skis, calèches, omnibus, tramways, équipages de luxe...., Joum. offic. 3 sept. (875, p. 749(, 3° col. La chaussée des grandes voies, telles que la perspective Newski, est.... ib. p. 7492, (" col.

PEIISCASION. Ajoutez ; 1| 4° Au plur. Fig. Des persuasions, des impulsions persuasives. J'ai dit des âmes à l'épreuve des persuasions, comme le cardinal Du Perron a dit devant moi : Des âmes qui résistent aux persuasions des sens, aux persuasions de la volupté, Balzac, Lelt. inéd. civ, éd. Tamizey-Larroque.

t PERSl'ASIVEMENT (pèr-su-a-zi-ve-man), adv. D'une manière persuasive.

— lllST. XVI' 9. Ceuxd'espée et les princes mesmes parlent aussy persuasivement en leur langue que Demosthenes et Ciceron faisoient cbascun en la sienne : tesmoin en sont les apologies du feu empereur Charles contre le roy Françoys et de François contre luy, bonivard, Adiis et devis des langues, p. 53.

PERTE. Il 16° Ajoutez : \\ En pure perte, s'est dit d'une troupe auxiliaire qui vit à discrétion et aux dépens de l'habitant. Je viens d'établir dans les Cévennes le quartier d'hiver en pure perte, c'està-dire y causer une grande désolation, boislisle. Correspond, control. gén. (686, p. 88. ijl?" Terme de jeu de billard. Action de se perdre, de mettre sa propre bille dans une blouse.

f PERTINACITÉ. j4jou(ci .-Toutes difficultés sont expugnables à l'assiduité du soin et à la pertinacité du labour, malii. Lexique, éd. L. Lalanne.

t PERTURBER (pèrtur-bé), v. a. Néologisme. Causer de la perturbation. Ces terrains voyageurs (terrains qui se déplacent en glissant, comme cela a lieu quelquefois dans les pays de montagnes] ont beaucoup perturbé la commune, R. tôpffer. Voyages en zigzag.

— f.Tiyi. Lat. perturbare. Ce mot a été forgé du latin sous l'influence de perturbation et de perturbateur {voy. ces mots).

t PÉRUVIEN, lENNE (pé-ru-viin, viè-n'), adj. Qui appartient au Pérou, grande contrée de l'Amérique du Sud.

PES.\T. Ajoutez : — HIST. xiv* s. Cousin, tost alons querre tant Palis, buissons, chaume, pe.sas, Théât. franc, au moyen âge, p. 354. Le suppliant se muça cn'un solier en ladite maison et se bouta dedens un taz de pcsaz, du cangb, pesait.

\ PftSE-I.ETTUES (pè-ze-lè-tr'), s. m. Petite balance destinée à peser les lettres. Articles de bureau, encriers, pèse-lettres, Joum. offic. 9 sept. (876, p. 6852, ( " col. || iu pJur. Des pèse-Icttrcs.

t PÈSE - NITRE (pè-ze-ni-tr') , s. m. Aréomètre employé pour mesurer le titre en salpêtre des eaux qui proviennent du lessivage dos matériaux salpêtres.

PESEUR. — HIST. Ajoutez : XIV' s. Trutinator, peseres, escallier, Vocab. lat.-franç. ■J537.

t PESOGNE (pe-zo-gn"), J. m. Nom vulgaire du panaris ou phlegmon du pied des bêtes à corne.

PEU

t PKSSIMIS.UE. Ajoutez : — KF.M. Un alliihue ce mot à Mallct du Pan, taxile delord, Itev. des cours

lut. (872, p. 227.

PESTE. Ajoutez : — REM. Les quatre vers de Mlle de la Vigne, cités au n* 8, d'après Richclet, appartiennent à une pièce qui se trouve dans Mélange curieux contenant les meilleures pièces attribuées à M. de SlÉvremond, t. 1, p. 78, Cologne, (708.

PESTILENTIEL. Ajoutez : — REM. On a dit peslilcntieux dans le xvi'siècle : Œuvre excellente contenant les médecines preservalives «t curatives des maladies pestilentieuses, guill. bunel, (6(3. C'est le latin pestilentiosus.

t PÉTALIN, INE (pé-ta-lin, li-n'), adj. Terme de botanique. Qui appartient aux pétales. Une feuille sépalaire ou pétaline, trécul, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxii, p. 884.

t PÉTARDEMENT (pé-tar-de-man), s. m. Action de pétarder, de faire sauter par la poudre. L'auteur traite en détail les questions du pétardoment des roches, de la démolition des maçonneries, u. de PARVILLE, Joum. OfJiC. 43 août (874, p. B840, (" col.

t PÉTAURI.STE (pé-tô-ri-sf), s. m. Terme d'antiquité grecque. Danseur de corde. Paciaudi envoya un charmant cachet représentant un pétauristc ou sauteur du genre de ceux qui se montrent aujourd'hui sur nos places publiques, en. nisard, Journal offic. 30 janv. (877, p. 72o, 2' col.

— ETVM. Voy. pétauristes au Dictionnaire. PETIT. Ajoutez : || 22° Petites eaux, dans les

raffineries de salpêtre, nom du produit des deux derniers lavages faits à l'eau pure.

t PETIT-BOUC (pe-ti-bouk), s. m. Synonyme de crevette ou chevrette, petit cruslacé (comparez BOUC au Supplément et aussi bouquet, dont l'étymologie est confirmée par petit-bouc). || Au plur. Des petits-boucs.

PÉTRIN. Ajoutez : || 2° Nom, en Belgique, d'une sorte de barquette. Deux sangliers se sont sauvés criblés de coups de hache; sept ont été pris au moyen de pétrins, car l'étang est très-profond et mesure plus d'un mètre de vase, Joum. ofjic. 3 fév. (877, p. 9((, (" col.

PÉTRIR. Ajoutez: || 6' Fig. Pétrifie cœur, former les dispositions morales, les volontés dune personne. Le cœur de l'abbé [do Coulanges] est pour vous comme si je l'avais pétri de mes propres mains, sÉv. Lelt. à shne de Grignan, (8 mai (67(, dans Lett. inédites, éd. Capmas, t. i, p. (25. |1 11 avait paru douteux que Mme de Sévigné se fût servie de cette locution ; mais le nouveau manuscrit lève tous les doutes.

t PÉTR0(;RAPIIIE. yljoufez; Nous assistons en ce moment à la naissance d'une science nouvelle qui, s'annonçant d'abord sous le nom de pétrograjihio comme une annexe de la minéralogie, est destinée dans un «venir peu éloigné à prendre le pas sur sa devancière, velaih, Journ. offic. 23 déc.

(873, p. 9664, 2° col.

t PÉTROGRAPIIIQCEMENT (pé-tro-gia-fi-keman), adj. Ijonfcirmément à la pétrographie, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxvi, p. 69.

t PÉTROLER (pé-tro-lé), v. a. Incendier par le pétrole.

- — REM. On a dit aussi pétroliser. Pendant qu'on brûlait les Tuileries, les Finances, l'Hôtel-de- Ville, personne n'a songé à pétroliser l'Institut! le National, (4 sept. t87(.

t PÉTROLECR, EUSE (pé-tro-Ieur, leû-z'), s. m. et f. Celui, celle qui incendie par le pétrole.

PETl'N. — HIST. xvr s. Ajoutez : N'avons-nous pas découvert les rivages De l'autre monde et les veluz sauvages. Dont s'est connu ce haut feuillu petun, A tant de maux utile et opportun? j. pelletier du MANS, laSavoye ((572), p. 298, Chambéry,

PEU. — REM. Ajoutez : ||S. X la phrase de Corneille, rapportée au n' 3 : Pour en venir à bout c'est trop peu que de vous, ajoutez cet exemple semblable de Régnier, Dialogue: Il croit que c'est pour moi trop peu que d'un supplice.

PEUR, ^joufci : Il 7° Familièrement. Une peur bleue, une peur très-forte, qui rend bleu.

— HEM. Ajoutez : Il 3. Après avoir peur, Régnier a mis le verbe subordonné au futur : J'ai peur que tout à fait je deviendrai rimeur, Sat. ii. Cela :o trouve aussi dans Balzac : J'ai peur qu'il .sera blâmé, quelque raison qu'il puisse alléguer en cotte rencontre, et que le blâme s'étendra sur tous messieurs les faiseurs de livres, Lett, inédites, \a (éd. Tamizey-Larroque). J'ai peur qu'on trompera

PHE

M. Saumaise, LeU. irudiles, lx. Cela n'est plus usité, mais n'a rien qui contredise la grammaire, si ce n'est la suppression de ne. Il est vrai que cette négation est une imitation du latin timeo ne, et qu'elle n'a pas du tout le sens négatif en français.

t PKZADK (pe-za-d"), s. f. Sons l'ancienne monarchie, impôt, dit aussi commun de la paix, établi au in' siècle pour indemniser les gens do la campagne, pillés par les bandes mercenaires qui dévastaient le pays; il fut payé pendant longtemps d'une manièie régulière, tomba en désuétude au ivi* siècle, et fut restauré en (667 par les fermiers génêraui, Reo. crit. to mars <877, p. 169.

t P1IAL.4R0PE (fa-la-ro-p'), ». m. Genre d'oiseaux de l'ordre des échassiers.

— ETYM. «fraXapo;, brillant, et itoûc, pied.

t PUALÈ.\E. Ajoute: : — REM. M.Eugène Rambert, poète de la Suisse contemporaine, a suivi Victor Hugo et a fait phoUène masculin : Des papillons nés dans la plaine Le plus léger fut un phalène, X l'oeil de feu IPoésies, «874, p. <8o). Puis, prenant l'offensive, il me reproche de ne pas accepter le masculin : Victor Hugo dit le phalène, Musset aussi : Et c'est l'instinct de l'âme humaine Qui parle ainsi. Au papillon qui se présente En épousenr, Voit-on la rose complaisante Dire : ma sœur I (ib. p. <»8)? — Je laisse les poètes s'arranger avec le genre de phalène. Un lexicographe ne peut que constater l'usage, auquel Mme Ackermann a été 6dèle : Si par un soir d'été la phalène imprudente Voit dans l'obscurité luire une lampe ardente, Poésies philosoph. p. ♦4.

t PHAXAR (fa-nar). s. m. Nom d'un quartier de Constantinople. Le Phare du Bosphore [journal turc], organe du Pbanar, Joum. offre. (6 janv.

— ETYM. Ce mot s'écrit aussi Fanar (voy. fa- NiRlOTB au Dictionnaire).

t PHA>TASMASIK (fan-ta-sma-zie), s. f. Néologisme. Apparence fantastique, visionnaire. Pourquoi de soi-disant théologiens voudraient-ils faire du plus pur de notre conscience une phantasmasie de mystères? proudhon, Confessions d'un révolulioniiaire (Libr. intern. in-) 2, (868), p. )3.

ETYM. *ivTO(Jii», fantôme (voy. fantôme).

Il vaudrait mieui écrire fanlasmasie (voy. fantasmatique).

t PHANTASMATIQUE (fan-ta-sma-ti-k'), adj.

Voy. fantassiatiqde au Dictionnaire et au Supplément.

t PHARAMIXEOX, El'SE (fa-ra-mi-neù, neù-z'), adj. Étonnant, merveilleux (mot qui parait avoir été en usage à la cour de Louis XV, et qui n'est usité aujourd'hui qu'en certaines contrées). Aussitôt qu'ils [les convulsionnaires de Sainl-Médard] le voyaient arriver [le chevalier de Folard] dans leur cimetière ou dans leur galetas, les cris pharamineux, les bonds, les sauts de carpe et les contorsions y centuplaient d'ardeur et d'activité frénétique, DECOCRCHAMP, Souv. dc la marquise de Créquy, n, h .

— ETYM. Orijine inconnue.

\ PH.\RYXGOSCOPE (fa-rin-go-sko-p'), s. m. Voy. LABïSGOScoPE au Dictionnaire.

t PH.\SCOGALE (fa-sko-ga-l), s. m. Genre de mammifères de l'ordre des marsupiaux.

— ETYM. Phasco, pour çiîxuXov, bourse, et yaXfi, belette.

t PBASMA (fa-sma), (. m. Genre d'insectes de l'ordre des orthoptères.

— ETYM. «friuiJia, vision, à cause de la bizarrerie de la forme de ces insectes, dont la plupart sont privés d'ailes.

t 2. PIIÉBÉ, t. m. — ETYM. ÀjouUi : Ce mot vieilli, que La Fontaine a employé, j'avais cru pouvoir l'appuyer et l'expliquer par Phabe domine, qui se trouve dans une phrase de Bouchet citée à l'historique. Mais M. Petillcau m'apprend qu'on ne peut y appuyer aucune explication, attendu que la leçon est fausse, sans doute par erreur typographique, et qu'il faut lire fab<e, domine. £n Touraine (Bouchet était Tourangeau], quand on lire les Rois, le maître de la maison, après avoir divisé, comme partout, le gâteau en autant de parts qu'il y a de personnes, fait mettre un enfant sous la table; l'enfant dit : fabx, domine (des fèves, monsieur). Le maître de la maison, qui a une tranche de gâteau à la main, dit : pour qui? l'enfant répond: pour telle personne. Au reste le partage du gâteau des Rois ne diffère en Touraine „c ce qu'il e>t ailleurs que par cct^o adjunctiou

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