PIC
PIAX. — ETYM. Ajoute: : Pian est un mol de la langue galibi, en usage parmi les Indiens des environs de Rio Janeiro. Le missionnaire proicsiant, Jean de Lery. qui éuit en (557 dans la petite colonie gouvernée par Villegagnon, dit en parlant d'un arbre qu'il assimile au galac : • Et de fait, les sauvages en usent contre une maladie qu'ils nomment pians, laquelle est aussi dangereuse entre eux qu'est la vérole par deçà » (kûulin).
t PL\RDK (pi-ar-d'), s. f. Nom, dans la Vienne, de la pioche, les Primes d'honneur, Paris, <872, p. 238.
PIASTRE. Ajoute: : — REM. D'après l'Annuaire du bureau des longitudes, la piastre turque vaut a^ centimes; la piastre de Tunis, S2 centimes; la piastre d'Égjpte, 25 centimes ; la piastre mexicaine (République Argentine, Bolivie, Guatemala, Pérou), s fr. 35 ; la piastre du Chili, en er, 4 fr. 72, en argent, * fr. 96 ; la piastre des Principautés danubiennes. 99 centimes.
t PU.rLARD, AROE (pi-ô-lar, lar-d"), adj. Qui piaule, qui pleure et crie sans cesse. Un enfant piaulard, delboulle, Closs. de la vallée d'Téres, le Havre, <876, p. 258.
t Pt.4ZAVA (pi-a-za-va) , s. m. Voy. piassava, qui est le même mot, au Dictionnaire. Adjudication en deux lots de la fourniture des balais de piazava nécessaires pour le service des rues de Paris, Arrêté du préfet de la Seine en date du s juin IS74.
t PIBOLE (pi-bo-l'), I. f. Nom, dans l'Aunis, de la musette, Gloss. aunisien, 4870, p. tu.
— ETYM. Dérivé de pipe, piper {voy. plus bas pipet).
t PIBROCH. — ETYM. Ajoute: : Pibroch est un mot écossais, contraction du gaélique piobaireacht, musique de cornemuse, de piobair, joueur de cornemuse, de piob, cornemuse.
t PICAILLOX. Ajoutez : Depuis plusieurs mois, l'Assemblée constituante a ordonné la délivrance des picaillons nécessaires pour porter tous les régiments sur pied de guerre, L. du P. Duchêne, 231 • lettre, p. 6.
t PICARD, ARDE (pi-kar, kar-d'), adj. Qui appartient à la Picardie, ancienne province de France. Nous avons beaucoup de textes en dialecte picard ; aujourd'hui ce dialecte est un patois considérable.
t PICACDE (pi-kô-d'), s. f. Nom, dans l'Aisne, d'un sarment que l'on plie sur le cep et que l'on pique eu terre, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. su.
— ETYM. Piquer.
t PICACT. — ETYM. Ajoutez : M. Emile Burnouf, qui rejette l'étymologie par piçuer, dit qu'on prononce pico, et non pied, et que c'est l'anglais peo-co«k, paon, de pea, pois, et cock, coq, c'est-àdire coq dont les plumes sont marquées de pois. H. Delboulle, Gloss. de la vallée d'ïêres, p. 258, écrit picot, et donne l'étymologie p.ir pea-tock.
t PICHOLIN (pi-kolin), s. m. Espèce d'olivier. Les colons [algériens! ont adopté pour cette production spéciale [olives salées] les plants de picholin et l'olive de Séville, Journ.offi^. (5 nov. (874, 2' col.
— ETVM. Voy. PiCHOLiNE au Dictionnaire.
t PICKPOCKET (pik-po-kèt'), s. m. Nom anglais des voleurs qui fouillent les poches et enlèvent dextroment ce qui s'y trouve. Prenez garde aux pickpockets (avis qui est affiché dans les gares des chemins de fer aux États-Unis), l. siuo.mn, Ret. des Deuz-Uondes, i" déc. 1874, p. 680.
— ETYM. Angl. pickpocket, de (o picfc, prendre (le même que le franc, piçuer), etpocÂcC, poche, qui est le franc, pochette.
t PIC.VITE (pi-kni-t'), I. f. Terme de minéralogie. Substance pierreuse, qui se rencontre en certaines mines d'étain, et qui renferme de l'alumine, du fluor et de la silice.
t PICODOJÎ (pi-ko-don), ». m. Nom d'un fromage estimé qui se fabrique dans la Drôme, les Primes d'honneur, p. 7H, Paris, (874.
t PICOIS. Ajoute: : || 2» Nom, dans le parler normand, du pic, de la pioche, H. moisy, Noms de famille normands, p. 359.
— HisT. Ajoute: : xw s. El ces de Israël vencier.t as Philistiens pur aguiser et adrccicr c le soc, e le picois, e la cuignée, c la houe, Rois, p. 44.
t PICOLE (pi-ko-l'), s. f. Dans la Drime, sorte de pioche qui sert au déchaussage des vignes, dans les terrains à cailloux roulés, les Primes d'honr^eur, p. 706, Paris, (874.
PIE
t PICON (pi-kon), î. m. Laine de rebut qu'on achète chez les fabricants de lainages fins, et qu'on revend aux fabricants de lainages communs, Dict. des contrib. directes, I86i.
t PiCOX.\IER(pi-ko-nié), s. m. Voy. piquonnier au Supplément.
PICORER. AjouKjr ; — REM. On lit dans le Journal officiel : Oui ne sait que le bec des oiseaux diffère de forme, de grosseur, de longueur, selon que l'animal chasse, pêche ou picore? (ooct. (872, p. 6424, 3* col. Picoier parait signifier ici chercher les graines qui servent à la nourriture, mais il ne peut avoir ce sens restreint : et aller à la chasse ou à la pèche, c'est aussi aller à la picorée. 11 faut dire, au sens de chercher des graines,
piCul.T.
(. PICOT. Il A;ou(ei : || ï" Le picot est aussi un outil de bouilleur. On avait fait usage d'outils de bouilleur.... D.... avait reçu à la tête un coup de picot, porté avec une violence telle, qu'il avait percé le crâne sans produire d'éclats, coupant la chair sans la déchirer, Ga:. des Trib. 21 oct. 1874, p. (009, 3* col.
t 2. PICOTE (pi-ko-l'), s. f. Petite étoffe de laine dite aussi gueuse (voy. gueuse 3 au Dictionnaire).
t PICRIQL'É, ÉE (pi-kri-ké, kée), adj. Enduit d'acide picriquc. 11 [E. Curie] se sert de l'acide picrique en solution aqueuse, de pièces de pansement imbibées de celte solution ou mieux encore de ouate picriquée, h. de pahville, Journ.
offic. (0 nov. (876, p. 8)19, 2" col.
t PICTOGRAPHIK (pikto-gra-fie), s. f. Moyen de conserver la mémoire de certains faits à l'aiiJe de linéaments qui sont un dessin, une peinture. Un vieil Indien familier avec la pictographie américaine, DEQUATREFAGES, VEspéce humaine, Paris, 2' éd. p. (55.
— ETVM. Lat. piclus, peint, et ypiiew, écrire, t PICTURAL, ALE (pi-ktu-ral, ra-1'),' adj. Qui se
rapporte à la peinture. La philosophie de ses philosophes d'estaminet [de la bohèmel , la puissance picturale de ses soi-disant peintres d'histoire, PAUL BONNAUD, Revue Brita7ini(iue, sept. (873, p. (20. Nous soupçonnons fortement l'artiste [ Meissonnier ] d'avoir toujours eu une prédilection secrète pour ce genre [les batailles], d'ailleurs si intéressant, de sujels picturaux; e. bergehat. Journal nffic. ' déc. (875, p. (0094, (" col. Si la composition d'un tableau doit, au point de vue pictural, être agencée selon certains principes traditionnels, le sujet lui-même doit être exprimé d'une façon claire et précise, HENRI HoussAYE, Jici'. des Deux-llondes, (5 fév. (876, p. 878. La France a montré beaucoup de génie inventif, peu de facultés vraiment picturales ; la Hollande n'a rien imagine, elle a miraculeusement bien peint, fromemin, ifs Maîtres d'autrefois, p. 206. Il Au plur. masc. Picturaux.
— ETYM. Lat, pictura, peinture.
t PICUL (pi-kul), s. m. Mesure cochinchir.oise qui vaut 62 kil. 500.
(. PIE, Il 3' Croquer la pie, manger et boire. On doit de soi-même penser; Gallans, allons croquer la pie, Rec. de farces, etc.... P. L. Jacob, Paris, (859, p. 30(. Il 7° Terme militaire. Nid de pie, voy. nid, n- 7.
2. PIE. — HIST. XII' s. Ajoute:: Dolz et pix ert as cilaains, BENOIT, Roman de Troie, v. 6359 ; Juste ert, et pie, et dreituriere, Et simple dame et almouiere, ID. ib. v. 5497.
t PIÉÇARD (pié-sar), s. m. Dans la tapisserie, ouvrier qui travaille à la pièce, l'Opinion nationale. 28 déc, (875, 2' page, 3* col.
PIÈCE. Il 4* Ajoute: : |{ Haute pièce, pièce métallique qui, pour les joutes, se vissait au plastron et au nasal do l'armel.
t PifiCIER (pié-sié), s. m. Synonyme de ferronnier, l'Opinion nationale, 30 mai (876, 3' page, 3- col.
PIED. |l 8' Ajoute: : || Faire le pied, reconnaître la bête par la trace que son pied a laissée. Dès qu'un animal est signalé, on attend une pluie pour faire ce qu'en termes de chasse on nomme le pied, et le lendemain l'attaque a lieu en plein jour, Journ. offtc. du 21 fév. (874, p. (427, ('• col. Il as- Dans le travail do la dentellière, gros fil auquel la dentelle est suspendue; c'est comme un abrégé do l'engrelure, CH. blanc, Y Art dans la parure, p. 280, Il 39* tenir pied, suivre sans perdre de terrain, La production [du tabac] ne marche pas aussi rapidement que la consommation ; elle a peine à lui tenir pied, Journ. offic. 22 déc. (872, p. 80(0,
PIE
2* col. Il 40' Populairement, marcheràpied de bas, marcher sur ses bas, sans souliers. Mme Perrin : J'ai vu les chaussettes trouvées chez moi ; il y avait de la boue sous les chaussettes, comme si on avait marché à pied de bas, toi, des Trib. (4 mars (873, p, 250, ("col. Il 41* Fig. Perdre les pieds, piétiner d'impatience, brûler de partir, souhaiter ardemment une chose. Laisse-le s'en aller, tu ne vois pas qu'il perd les pieds? Elle désire tant se marier qu'elle en perd les pieds, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yires, p. 258. C'est une vieille locution : XVI' s. Et d'adventure il y avoit un cure en la ville, qui estùit tant amoureux de cette belle painctresse, qu'il en perdoit les pies, Nicolas de Troyes, p. 88.
t PIEU-liLED (pié-bleu), s. m. Conscrit porlaut encore les guêtres bleues du paysan, lauchey. ||.lu plur. Des pieds-bleus,
t PIED-D'ÉTAPE (pié-dé-la-p'), s. m. Nom d'une enclume qui sert aux cloutiers, l'Opinion nationale, 30 mai (876, 3* page, 4' col.
PIÉDESTAL. —REil. Ajoute: : || 2. On a dit aussi piédestail : Virole posée sur lepiédestail, /iuedaiio, p. 58.
t PIEDSENTE (pié-san-f), s.f Sentier pour les piétons. Qu'il n'y ait que les gens de pied qui puissent passer par l'ancienne piedsente, Edil, d Lille, (715, dans ii. caffiaux. Essai sur te régime éconoiiii'iue du Hainaut, p. 4(7.
PIÈGE, — HIST. Ajoutez : xu' s. Or [il] me quide prendre à la piège, BENOix, le Roman de Troie, v. (7922.
t PIÉGER (pié-jé; le g prend un e devant a et 0: piégeais, piégeons; l'accent aigu devient accent grave devant un c muet, excepte au futur : je piégerai), v. a. Prendre au piège. [John Barr] a renouvelé les exploits du fameux Peels, qui passa une fois six mois en Islande pour piéger des gerfauts, le Soir, (8 déc. (875.
t PIENNE. — ETVM. Ajoute: : Ce mot a été rapporté à penne 2; mais uu arrêt du Conseil du 7 août (7(8 concernant les serges porte :« Le feu roi.,,, ayant autorisé, par ses lettres patentes du mois de mars 1669, des statuts pour les manufactures des villages de Tricot et de Piennes en Picardie.... » Serait-ce des manufuClures de ce village de Piennes que les piennes du tissage viendraient?
t PIÉRIDE (pi-é-ri-d'), s. m. Nom d'un papillon, lépidoptères diurnes, carteron. Premières chasses. Papillons et oiseaux, p. 51. Hetzel, (866. Dans un genre très-nombreux de lépidoptères, le blanc domine; ce sont les piérides ou les papillons de chou, comme chacun les désigne, E. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, (" août (874, p. 698.
— ETVM. C'est le nom des Piérides, Muses, appliqué au papillon.
t PIÉRIDES (pié-ri-d'), s. f. plur. Un des noms des Muses.
— ETYM. Uuçiiciii, les Muses, «linsi dites de la Piérie, contrée située au nord de la Thessulie, sur la cote macédonienne, et considérée comme siège des Muses.
PIliKKE. Il 4' Ajoutez : \\ Pierre d'évêque, l'améthyste. On sait que cette pierre précieuse [l'améthyste] est un quartz hyalin coloré par de l'oxyde de manganèse et offrant toutes les nuances du violet; on l'appelle vulgairement pierre d'évêque, parce qu'elle sert à orner les bagues des prélats, Journ. offic. (( avril (876, p. 2621, 2' col.
t PIERRISTE (piè-ri-st), s. m. Ouvrier qui taille et perce les pierres fines dont les horlogers se servent pour faire les montres.
PIERROT. A;ou(ej : || 6. Être gai comme Pierrot, être d'humeur joyeuse. || xvi" s. Et ainsi print congé, gay comme Pierot, bonav. desperiers, cité dans uelboulle, Closs. de la vallée d' Yères, p. 259. Il M, Delboulle pense que, dans cette locution, pierrot représente le moineau, qui est un oiseau vif et alerte; cela s'appuie sur la locution gai comme pinson; cependant, chez Bonaventure des Periers, Pierot a un grand p et parait se rapporter au nom propre.
PIËTER II 6'.ijoutez:\\ Se piéter,seËxct, s'assurer sur ses pieds. Quand l'actrice, comme une statue qui se piète sur son socle, a redressé sa haute taille,.,, TH. GAUTIER, Journ. offic. t'euillelon, 25
juill, (870.
PIÉTOX, Ajoute: : || 4° S. f. Piétonne, la sauterelle née depuis peu et qui est sans ailes. Les sauterelles se sont abattues sur tous nos centres de culture, et, dans quelques semaines, nous aurons peut-être à lutter contre leur progéniture : les piétonnes, dont tout le monde connaît la voracité, de prizt-
BiiEH gouverneur de la Nouvelle-Calédonie, Juurn. ortie' ("juill. <»'<!, P- *"■>», ^' col-
PlEO. Ajoutes : Il 3° Nom donné par les marins du Havre au nillereau du Irois-niils-barque.
f PIÉZO.MÈTKE. .4;ou(Cï ; || Appareil qui sert à mesurer la pression de l'eau dans les tuyaux de conduite. || Piézomèlre difl'éreutiel , celui qui sert à mesurer la différence do pression en deux points.
t 2. PIGEOX.MKU, lÈRE (pi-jo-nié, niè-r'), adj. Qui a rapport aux pigeons. Le but de cette feuille est de détendre les intérêts des sociétés pigeonnières, de propager en France le pigeon voyageur..., Hev. lirilnnn. mars ih7g, n" 3, p. 263.
t PIGKU. Ajoutez : || 2° Populairement. Battre, employé à peu près comme toiser ; les ouvriers nomment pige la toise dont ils se servent.
PIGNOCUER. Ajoutez : \\ S" Dans le langage des peintres et des critiques, pigiiocher est peindre minutieusement, en revenant souvent à petits coups de brosse ou do pinceau sur des parties déjà f-iiioc at on Inç fini«<!.iiit à l'fixcès. d'une manière
faites et en les finissant à l'excès, d'une manière lisse, mesquine et monotone.
ETYM. Ajoutez : En Touraine, picocher un
raisin, le manger grain à grain. Picocher pourrait se rattacher à picoter, et pignocher, être une forme de picocher.
t PIG.VOCHEUK (pi-gno-cheur), s. m. Peintre qui pignoche. En paysage, les maîtres français entraînent tout, sauf quelques retardataires à la suite de Calamo et quelques pignoclicurs des bords du Kbin, BÙRGER, Salons de )86l à (868, t. II, p. 238.
t PIGOCILLE. Ajoutez : || 2' Nom, en Vendée, d'une perche servant à pousser les bateaux. On reconduisit le blesse dans son lit, et, sur le lieu du crime, on ramassa une pigouille longue de'i'",20, appartenant à M.... et avec laquelle il dit avoir été frappé, GaJ. des Trib. 7 févr. t877, p. <26, 3' col.
t PIL.VGE. Ajoutez: \\ 2° Action de piler les pommes, pour faire le cidre, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïères, p. 259.
t PII-ATE. Ajoute: : || Parler comme la servante à Pilate, parler beaucoup, par allusion à la servante qui, dans la cour du souverain sacrificateur, demanda avec insistance à Pierre s'il n'était pas avec Jésus do Nazareth.
2. PILE. Ajoutez : || 4° Huile de pile, buile mise dans les réservoirs appelés piles. Les huiles lampantessetraitent[àMarscille] à 69 francs de la pile, Journ. offic. (6 déc. <872, p. 7832, 3" col. Les lampantes de pile valent 57 francs; les lampantes de fabrique, 55 francs 50, i6. 19 mai (873, p. 3107, (" col. PILER. Ajoutez : il 3° En Normandie, écraser les pommes au moyen d'un pilon ou d'un grugeoir. Voici le temps do piler, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres. le Havre, (876, p. 259.
t PILKT. Ajoutez : Consommation en ) 853 : Gibier vendu sur le marché de la Vallée : canards sauvages, 30,000, — 24,090 kil.; pilets, 2u 95u, — 6,237 kil.; râles, ), 367, — 342 kil. A. uussON,ks Consiimmations de Paris, p. 246.
t PILLEITE (pi-Ué-f, U mouillées), s. f. Nom donné, dans l'Ain, aux poulettes de 00 à < 05 jours, ies Primas d'honneur, Paris, t87u, p. 374.
PILLEUR. Ajoutez : Que pouvait avoir de semblable l'ennemi juré des méchants [Hercule].... avec un misérable [Alexandre] nourri dès son enfance aux voleries, pilleur de peuples, autant ruineux à ses amis qu'à, ses ennemis? malu. Lexique, éd. L. Lalannc.
t PILOt;ARPIME (pi-lo-kar-pi-n'), s. f. Termo de chimie. Sorte d'alcaloïde végétal. M. Hardy s'est proposé d'isoler, s'il était possible, le principe actif de la plante [le jaborandil ; l'étude chimique qu'il a ainsi entreprise l'a conduit à isoler des feuilles un alcaloïde particulier auquel il a donné le nom de pilûcarpincdu nom du genre pi'iocarpus, auquel elle appartient, Journ. o/Jic. 3i déc. )875, p. <u989, 2" col.
PILO.V. Ajou(ci .•117° Nom, sur la Seine, d'un instrument dit aussi boulon, oui sert à remuer le fond de la rivière avant de j recéder à la pC-che du goujon, DE CUERVILLE, le Temps, 5 juill. (877. 4* page, 3» col.
t 2. PlLO.N (pi-Ion), s. m. Dans l'exploitation du bois de flottage, pile à claire-voie formée avec les bûches sur les deux rives du port de flottage, Mémoires de la Société centrale d'a'jric. 1873, p. 261. — RTYM. A-agmentatif de pile I.
t PILONNIEK (pi-lo-nié), s. m. Mécanicien qui, dans une usine, fait marcher le pilon. Le 14 février Uk.T. DE LA LA.MiUli tKA.M;Al.i:.
l»IN
IN7U, M. M..., ouviier fra])peur dans l'usine t:ail et C, venant mettre uno pièce en fer sous le pilon, prévint le pilonnier qu'il allait la poser, l'invitant une mettre son pilon en marche que quand il le préviendrait, Gaz. des Trib. 11 juin (873, p. 56), 2" col.
PILORL — HIST. Ajoutez : jj xvi° s. Quail [quai] de pierre do taille, garny de boucles et pillory, sur le port de Nantes, pour servir à. monter les bateaux, MANTELUEH, Glossaire, Paris, 1869, p. 30.
I. P1L(>T.\GE. Ajoutez : || 2' Construction sur pilotis. Le pilotage et les travaux qui en dérivent. Enquête, Traité de comm. avec l'Anyleterre, t. iv, p. 747.
PILOTE. Ajoutez ; || 8° Drap pilote, sorte do gros drap. Il On dit pilote tout court en ce sens. C'est dans ces trois villes [Batley, Morley, Deivsbury] que sont, eu grand nombre, les fabrique da draps mélangés, d'étofles satinées ou moutonnées, do draps fourrurû, de pilotes, de cheviols, de couvertures pour fantaisie eti de draps pour l'armée, Journ. offic. (5 avril 1876, p. 2725, 3° col.
4 . PILOTER. Ajoutez : \\ 3" Construire sur pilotis. En Belgique, nous sommes obligés de piloter nos filatures, et c'est un travail fort coiieux, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 747.
— MIS r. Ajoutez : || xvi' s. Tout cela est fondé et pillolisc en i'Escriture, et mesme en l'exemple do noslre .Seigneur Jbsus Christ, marnix de sainte- ALUEGONDE, dcs Différends de la religion, t. m, p. 212, éd. Quinet, IS57.
t PIJIÉLITE (pi-mé-li t'), s. f. Terme de minéralogie. Silicate double d'alumine et de nickel, qui se présente en m;isses compactes, d'un vert émeraude.
tPlMPERNEAU{pin-pèr-n6),.s.m.Sorted'anguille qui no remonte pas les rivières, et séjourne toujours à leur embouchure, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi p. (60.
PINACLE. '— itlST. XVI' s. Ajoutez : Adoncques le diable le transporta en la saiucte cité, et le mist sur le pinacle du temple, Matlh. ix, 5, Nouv. Test. éd. Lefebvre d'Étaples, Paris, 1525.
f PINATELLE (pi-ua-tè-l'), s. f. Un des noms des lieux plantés en pins. Les Alpes conservent encore quelques gros pins, qui deviennent de jour en jour plus rares dans les espinasscs et les pinatelles de la Provence, du Dauphiné et de la Savoie, h. BROiLLiARD, Rcv. dct Dcux-Moudes, \" avril 1877,
p. 66li.
t PINAU (pi-nô), s. m. || 1° Nom vulgaire des divers bolets vénéneux en France. |1 2° Nom vulgaire donné à divers palmiers à la Guyane.
PINCER. — msT. Ajoutez : xii* s. Tant m'a amors piiicié et mors ! benoît de sainte-mobe. Roman de Troie, v. ISO62.
l'INCETTE. Ajoutez :',\6' Terme de carrosserie. Ressort à pincettes, ressort muni d'un dispositif en forme de pincettes de cheminée; ce dispositif, en cédant et en se redressant comme font les pincettes, adoucit le mouvement.
f PISCIIARD, AUDE (pin-char, char-d'), adj. Dans le parler normand, gris de fer; se dit unii|uement de la robe des chevaux, H. moisy. Noms de famille normands, p. 356. Pendant la nuit de samedi à dimanche, on a volé au Ham une jument hors d'âge, sous poil pinchard pâle, le Bonliomme jiocmand, 2 juill. 1870, Annoncei.'
f PINCOFFINE (pin-ko-fi-n'), s. f. Nom angl.iis de l'alizarine (voy. ce mot).
f PINÉE (pi-née), s. f. Un des noms des lieux plantés en pins. Dans une même pinée formée de sylvestre [pin sylvestre] en bas et de suffin en haut, CH.BHOILLIARD, Rev. des Deux-Jlondes, 1" avril 1877, p. 607.
t PI.NERAIE (pi-ne-rê) , s. m. Lieu planté de pins. Les lièges et les châtaigniers étant en général nettoyés, on devrait se borner à opérer dans les pineraies, Enquête sur les incendies des forcis, p. 85. Pure de toute autre essence [que le pin sylvestre], la pineraie du nord étonne par son aspect particulier, ch. broiluard, Rev. des Deuxilondes, 1" avril 1877, p. 664. Nos pineraies couvrent une surface qui dépasse quatre millions d'hectares, m. tb. p. 677.
f;ïVM. Pin. Le mot est mal fait; car il suppose un pinier, qui n'existe pas; il faudrait dire pinaie.
t PINGER (pin-jé), ». a. Dans l'Aunis, remplir d'eau, en parlant d'un marais salant, Gloss. aunisien, 1870, p. I30.
t PlNGOIJINlivRE (pin-goui-niè-r'), s. (. Lieu où se rassemblent les pingouins. Vers la fin de uuvciB-
PIQ
bro, il se lit une seconde ponte, mais les œufs étaient fort petits et les couveuses souvent dérangées à cause de l'agitation extrême qui se faisait dans les pingouinières, Journ. ojfic. t> mai
t PINGRERIE (pin-grc-rie), s. f. Termo populaire. Caractère du pingre, acte do pingre. Àni( s cupides, qui accusez de jiingrorie le vieux père L.... parce qu'il n'a pas doiiné d'étrenncs, Gaz. des Trib. 30 janv. IK76, p. 102, 4» col.
PINTADE. Ajoutez : jj 3" Nom d'un serpent do l'Inde, du genre des orvets.
— UEM.l. Au mot pintade, le Grand dictionnaire des sciences naturelles (1826-1826) dit qu'il ne Cml pas confondre pintade ou pintado, (jui est un lics noms du pétrel damier, lequel est un pahni]" de [procellaria capcnsis, Linné), avec la peintade, qui est un galliiiacé du genre numida. \\ 2. Pintade dérivant do l'csp. pintado, l'orthographe peintade ne peut être reçue.
PINTE. Ajoutez : || 4° Bans le canton de Vaud, nom des petits cabarets de village.
t PIOCUON. Ajoutez : || 2« l'iochon-racle, sorte de pioche avec laquelle on racle en mémo temps. X ce moment la porte s'ouvrit, et un homme armé d'un instrument d'agriculture, dit piochon-racle, sortit en courant et se précipita sur P..., Gaz. des Trib. 26-27 fév. 1877, p. 200, 2" col. (Cour d'assises du Rhéne).
t PIOLET. Ajc^tcz : Le guide passa lo premier [sur une crête glacée] en posant les pieds en biais et en écartant les pointes; il me lendit son piolet et je le suivis, Journ. ofjic. 14 sept. 1873, p. 6882, 1" col.
f 2. PION. ]| 2° Ajoutez : Narayanassamy, né en 1700, à Karikal (Inde), (retraité comme] pion de police à Karikal, Décret impérial du 27 nov, 1868. f PIOTTEU (pio-lé), v. ». Faire entendre un cri, en parlant d'une couvée de petits oiseaux. « La bégayante couvée » piotle incessamment, et leurs cris, leurs mouvements perpétuels et aveugles montrent que leur pensée n'est encore qu'une dépendance do leur estomac, u. taine, La fontaine, 2" partie, 11, 4.
t PIOTU, UE (pio-tu, tue), adj. Terme de la Suisse française. Qui a des pieds. La gent piotue des coqucmars et des chaudrons. M""" de oasparin, ISande du Jura, 111, Chez les Allemands, citez nous, Paris, 1866.
— ETYM. Piote, pied, dans la Suisse romande ; ital. piota, plante du pied. Ce paraît être un diminutif de l'ancien français poe, provenç. pauta, catal. pota, que l'on rattache au néeriand. pool, allem. Pfote, patte.
I PIPA (pi-pa), s. m. Genre de reptiles batraciens de la famille des anoures. Le pipa de Surinam. Parmi les batraciens, il [M. Lévêque] montre le pipa mâle chargeant sur le dos de la femelle les o'.ufs qu'elle vient de pondre, a. man- GiN, Journ. offic. 10 oct. 1872, p. 6425, l'" col.
t PIPABLE (pi-pa-bl'), adj. Facile à piper, à tromper.
— illST. XVI» s. Au cas que cette piperie [faiblesse pour les enfants] m'eschappe à vcoir, au moins no m'eschappe il pas à veoir que je suis très-pipable, mont, u, 81.
-j- PIPET. Ajoutez : || 2° En Normandie, sifflet fait avec un chalumeau de blé et dont le son rappelle celui de la cornemuse, delboulle, Gloss. de la vallée d'ïêres, le Havre, 1876, p. 26u. || Pipet au sens de sifflet se trouve dans Aucassin et Nicoklle, du xiii» siècle.
— ETVM. Piper, au sens de siffler, •t- PIPON (pi-pon), s. m. Sorte de futaille. On a
coté ainsi les divers lots disponibles [de suifs], en provenance de la Plata, soit 230 pipes et pipons..., Journ nffïc. 12 fév. 1872, p. 1037, 3» col.
— ÉTYM Dérivé de pipe.
t PIQUAGE. \\i° Ajoutez : Dans l'origine, lo piquage d'once était un termo d'argot qu'on employait pour désigner le vol quo le tisseur en chambre commettait sur les fils, laines ou soies qui lui étaient confiés;... aujourd'hui on appelle ainsi tout abus de confiance fait par un ouvrier, par un employé, par un garçon de magasin au préjudice de son ]iatron, maxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, i!:> ia.n\. 1873, p. 333. 115° Piquage de filts, sorte de vol qui s'exerce sur les fùls en les perçant avec un foret et tirant une certaino quantité du liquide qu'ils contiennent. Pii|uage do fùls par des hommes d'équipe dan.s une gare de chemin de fer : vol de vin : ...on y trouva en'citivcment une pièce percée d'un trou
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