‹ Dictionnaire de la langue française. Supplément. Ce supplément est suivi d'un dictionnaire étymologique de tous les mots d'origine orientaleChapitre 389 sur 638 · PIR · texte numérisé non relu

PIR

auquel s'ad»pt;iit la vrille saisie.... déclarent les avoir vus plu^ieuis fois boire du vin pris à des pièces piquées, Gai.disTrib. 2» oct. (876, p. )U57, <" col. Il 6' Bois de piquage, tout bois que l'on pique en terre, c'est-à-dire gaules ou baguettes qui servent de tuteurs pouf les plantes ou de points de repère pour niveler ou lotir un terrain et que l'on expédie en longs fagots ou fascines. Autrefois, dans le roulage, les fûts étaient piacés i chaque eïlrémitc, sur des fascines de paille ou tur des bois de piquage et liéssulidemeut avec des prolonges, Joum. ojjic. 29 juin lb"4, p. 4448, 3* col.

t PIQUE-FED (pi-ke-feu), s. m. Instrument qui sert à attiser le feu d'une chaudière, d'un poêle, d'un foyer quelconque.

t PIQDE-NOTES (pi-ke-no-f) , s. m. Sorte de grand crochet pointu, qu'on file par un clou près d'un comptoir, d'un bureau et qui sert à enliler des notes sur feuilles volantes, Àlman. Uidol-Dut-

tin, (870, p. 689, 4' col.

t PIQCEPOULS (pi-ke-poul), S. m. pi. Nom de vins faits avec le cépage dit piquepoul ou piquepouille. Ce dernier cours est le prix normal des bons vins de Cers; do bons piquepouls se sont traités, dans les environs de Pinet (arr. de Béziers, Hérault), de «47 à (50 francs les 7 bectoliires, Joum. offic. « nov. <87), p. 4329, 2' col.

PIQUER. Il U9' Ajoutez : Il Se piquer, s'altérer, se dit aussi en parlant de l'huile. Au bout d'une année, l'huile d'olive de Dalmatie se pique, suivant l'expression populaire, tL n'est plus mangeable, Journ. o(^. 3 fév. <873, p. 791, 2' col. ||3i' Locution populaire. Piquer un cliien, dormir dans la journée sans être couché. || Ou attribue cette métaphore avec vraisemblance aux mendiants aveugles assis avec leur chien devant eux, qui auraient soin de tenir dirigée \ ers l'animal la pointe de leur bâton, afin que, s'ils viennent à s'endormir et dès lors à se pencher en avant, la pointe pique le chien, qui, en remuant, les réveille.

4. PIQUET. Ajoutez : \\ 6' Nom, dans le Pas de- Calais, d'un instrtimcnt, dit atisoi sape, qui sert à couper le blé, les Primes d'honneur, Paris, 1869,

2. PIQUET. Ajoulei : [{ i' Un piquet, une partie, un cent de piquet. Le temps ne permettait pas de sepromener; Mangogul n'osait proposerun piquet, DIDEROT, Bijoux indiscrets, I, 3.

t I. PIQUETAGE (pi-ke-ta-j'), s. m. Action de planter des piquets. Le 24, à six heures du soir, l'artillerie de l'ennemi et 200 voitures chargées du matériel nécessaire à l'établissement des batteries arrivaient à Danizy; depuis deux jours, le piquetage était fait et les emplacements marqués, E. Li.\issE, Hec. des Deux-}lond. ("sept. f87i, p.6i.

t 2. PIQUETAGE (pike-ta-j'), s. m. Action de couper le blé avec le piquet ou sape (se dit dans le Pas-de-Calais). M. d'Havrincourt fait toujours piqueter les céréales versées ; le travail du piquetage est plus parfait, mais bien plus lent et plus coûteux que le fauchage, les Primes d'honneur, Paris, 4 869, p. 84.

i PIQUETEE. Tracer une ligne avec des piquets. \\ Ajoutez : Les projets de travaux de défense.... ont été piquetés et tracés sur le terrain..., Joum. offic. 2» mars <»74, p. 2375, 3' col.

t 2. PIQUETER (pi-ke-té), V. a. Couper le blé avec l'instrument dit piquet ou sape (dans le Pasde-Calais), les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 81.

PIQUEUR. Il 14* Piqueur ou sapeur, ouvrier qui manie la sape, sorte de faux à moissonner, Journ. offic. (5 sept. <872, p. 6U22, c col. || 15" En un sens fort libre, celui qui a commerce avec une femme. Il n'y a si chétive ni si souillon qui se contente d'une couple de piqueurs, malh. Lexique, éd. L. Lalanne (c'est une traduction du latin de Sénèque : unmn aduUerorum par).

t PIQCOSXIEU (pi-ko-nié), s. m. Celui qui achète aux fabricants de draps et d'autres lainages fins des laines de rebut qu'il revend à des fabricants d'étoffes communes. Tarif des patentes, (858.

PIRATE. — HIST. Ajoutes: IV' S. Plusieurs des subjectz du roy se font pirates, et se mcclcnt en armes pour faire la guerre sur la mer à tousceulx qui [sic] rencontrent, soient amys ou enncmys du roy, Procés-verbaua du Conseil de régence de Charles VIII, p. 78.

PIROGUE. — ÉTYM. Espagn. piragua, et non piroga. Le P. Raymond Brelun écrit piraugue dans son Dictionnaire français-caiaibe ; c'est de là sans doute que nousavons fait notre mot piroyue:Oa lit dans Garcilassu de la Vega : Ils f les Péruvien.sJ

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